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Les mémoires d'un Borukan


Jeu 27 Juil 2017 - 5:18

Les mémoires d'un Borukan - partie 1

Citation :
Ce RP Flashback solo, en plusieurs temps, relatera divers moments importants et exploits de la vie d’Akimoto – de l’enfance à aujourd’hui – en particulier les évènements mettant en lumière sa relation avec son mentor Borukan Kyokai et un certain Borukan Ryûko.



Hiver de l’an 201 – Demeure d’Akimoto Borukan – Iwa

La nuit était noire et froide, et la fièvre envenimait la montagne. Allongé dans son lit, alors qu’une délicate neige tombait dehors, le Borukan était pris de délires. Les derniers jours avaient été éprouvants, même pour un homme tel que lui. D’abord, la mission dans les montagnes avec le jeune Seitamaro Chôkoku qui l’avait bien amoché, la rencontre lors de cette même mission avec le déserteur et exilé de son clan Ryûko Borukan, l’attaque sur le village, sa folie berserk, … Tout d’un coup, après cette journée épuisante, Akimoto s’était effondré une fois rentré chez lui et il avait dû être trainé de force jusqu’à son lit. À ces côtés, son fils lui tenait la main. « Qu’est-ce qui se passe avec lui? Des blessures trop graves ? Je pensais qu’il avait vu un médecin déjà. » dit-il au jeune Eisei-nin qui tentait de faire diminuer la fièvre du rouquin. « Hum…C’est étrange. Ces blessures ont été guéries oui. Un contrecoup de son étrange folie peut-être? Je ne saurais trop dire…Ce qui est certain, ce sont des maux mentaux qui l’affligent, pas physiques. »

Les paupières lourdes, Akimoto était perdu dans son esprit. Il n’avait aucunement conscience de ce qui se passait à ses côtés, ni la présence de son fils, ni le médecin qui tentait de l’aider. Dans la pénombre de son esprit, le rouquin ne pouvait voir que de petits flashs – qui étaient en réalité les lueurs dansantes des lanternes de sa chambre. Chaque nouveau souvenir semblait l’agiter un peu plus.

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Été de l’an 158 – Domaine Borukan – Mont Hachiman

Quelque part dans les grandes montagnes du nord, sur l’un des plateaux du Mont Hachiman, le plus grand volcan du Pays de la Terre. Deux jeunes garçons sur un terrain d’entrainement du temple. Un homme plus âgé à leur côté, sa main placée à l’horizontale, perpendiculaire à son corps entre les deux gamins. Il la relève d’un seul coup vers les cieux. « Hajime! »

Aussitôt, les deux jeunes garçons se lancèrent l’un sur l’autre, avec une férocité presque animale. Kunai à la main, ils paraient et attaquaient à tour de rôle, avec une telle vigueur, une telle rage. On aurait peine à croire qu’ils étaient simplement à l’exercice. Soudainement, le plus petit deux ne parvient pas à parer à temps le coup de son adversaire, le kunai de son ennemi glissa alors contre sa lame sans qu’il ne puisse parvenir de l’arrêter. La pointe de l’arme vient effleurer sa joue et couper une mèche un peu trop longue de ses cheveux rouges. « Ryûko-kun! Un point » Aussitôt, les deux gamins se remirent en place et l’exercice recommença. « Hajime! » répéta alors l’homme âgé. Avec la même férocité, les deux rouquins se jetèrent de nouveau l’un sur l’autre. Les coups étaient encore plus rapides que la première fois. Visiblement, ils avaient appris à lire les mouvements de l’autre, les mêmes trucs ne fonctionneraient pas deux fois. Le plus petit réussit à éviter l’attaque de son adversaire – Ryûko – alors que ce dernier tenta la même ruse que la première fois, mais alors qu’il s’élançait pour contre-attaquer, Ryûko avait pu lire dans son jeu de jambes en en profita pour le piquer dans les côtes avec son arme. « Ryûko-kun! Deux points! » Une nouvelle fois, les garçons se remirent en position et la dance recommença. Si le plus petit des deux garçons était en position de désavantage jusqu’à présent, l’aube de la défaite semblait l’avoir revigoré. Ryûko semblait toujours pris dans les mêmes mécaniques, les mêmes mouvements, mais rusé comme il était, le petit voyait clair dans ce jeu. « Akimoto-kun! Un point! » Et la danse macabre reprit de plus belle. Les deux gamins sautaient, coupaient, criaient, frappaient. Sans arrêt, sans ralentissement. Jusqu’à ce que l’un des deux porte le premier coup. « Akimoto-kun! Deux points! » Puis tout recommençait. Visiblement, Ryûko n’appréciait guère ce retournement de situation. Lors de la dernière ronde, ses mouvements étaient plus éclectiques, moins fluides, plus prévisibles. En à peine quelques secondes, c’était terminé. Le plus petit des deux – Akimoto – esquiva d’un pas latérale une attaque de son adversaire, le laissant passer derrière lui, et d’un seul retournement, il lui lacéra le dos de son kunai déjà sanglant. « Akimoto-kun! Trois points! »

Akimoto aida Ryûko à se relever et ils se mirent tous deux en position devant l’homme qui était visiblement leur sensei. Haletants et sanglotants, les deux jeunes garçons aux cheveux écarlates se tenaient bien droits malgré leurs blessures, regardant droit devant eux, le visage crispé de douleur. « Hmmm bien, bien. Vous faites des progrès. » L’homme âgé tourna son regard sévère vers le plus grand des deux. « Ryûko-kun, tu sous-estimes trop ton adversaire. Alors que tu étais en position avantageuse, tu as baissé ta garde et perdu le combat. » ajouta-t-il. Il se tourna ensuite vers le plus petit en souriant. « Encore une fois bravo Akimoto-kun. Tu fais preuve d’un savoir-faire étonnant pour ton âge. Ta fougue et ton ingéniosité sont remarquables. À l’image de ton père. » L’homme s’arrêta de parler un instant, puis fit signe aux deux rouquins de ramasser leur affaire. « C’est tout pour aujourd’hui. Allez balayer le temple puis vous pourrez rentrer chez vous. Revenez demain à la même heure. » Ryûko et Akimoto s’exécutèrent aussitôt, malgré leur corps fatigué et endolori. Ils savaient que trop bien qu’ils ne devaient pas défier les ordres de Maître Kyokai.


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He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Sam 29 Juil 2017 - 2:33

Les mémoires d'un Borukan - partie 2


Automne de l’an 168 – Vallée du lendemain – Pays de la Terre, frontière avec Ame no Kuni.

La pluie s’abattait sur la région depuis plusieurs semaines. C’était infernal.

Un petit groupe d’hommes avaient trouvé refuge dans une caverne à flanc de montagne. Installés autour du feu, ils tentaient tant bien que mal de se réchauffer. À la lueur des flammes, on pouvait remarquer un signe plutôt distinctif chez eux ; ils portaient tous à leur bras une bandelette de tissu écarlate avec un symbole noir brodé, une sorte de pyramide scindée en deux. Il s’agissait de la marque du clan Borukan. Que faisait-il là, en cette contrée aussi désolée de leur pays? La guerre bien évidemment. Depuis les temps anciens que les manipulateurs de la lave faisaient la guerre, cela n’avait donc rien d’étonnant. Leur histoire était constituée d’escarmouche – contre tout le monde bien franchement. Une fois, c’était le Daimyo qui les suppliait de l’aider à se débarrasser des brigands qui dérangeaient le commerce, une autre c’était pour assouvir sa soif de conquête. Un autre tantôt, comme cette nuit-là, c’était uniquement une histoire de rivalité entre clans, une guéguerre de barbares.

Le clan Borukan était en litige avec le clan Suishō, et cela durait depuis plusieurs décennies. C’était à se demander si les deux familles se rappelaient encore de la raison qui les avait poussées à se battre. Les Borukan étaient de fiers guerriers qui manipulaient la lave, originaires du Pays de la Terre. Les Suishō étaient de féroces combattants qui manipulaient le cristal, originaires du Pays de la Pluie. Deux clans aussi batailleurs vivant à proximité l’un de l’autre étaient destinés à s’affronter régulièrement. Certains disent qu’il s’agirait d’une histoire de mariage manqué, qu’une princesse Suishō promise à un seigneur Borukan aurait trouvé la mort de la main de ce dernier. D’autres pensent que ça aurait à voir avec la nature opposée de leur pouvoir, le diamant étant la seule matière ne brulant pas sous la chaleur de la lave. Ou peut-être est-ce un peu des deux…Ou un simple concours de qui a la plus grosse. On ne le saura jamais.

Mais cette guerre interminable touchait à sa fin. C’est en cette après-midi orageux que les choses allaient se régler, une bonne fois pour toutes. Les Suishō étaient un clan semi-nomade, ils ne restaient jamais au même endroit plus de quelques mois. Il avait donc toujours été difficile pour les manipulateurs de lave de les traquer. Cependant, cette fois-ci, ils avaient commis une grave erreur… S’il était impossible pour les Borukan d’atteindre leur ennemi de toujours lorsqu’ils se terraient au fin fond de leur pays sans déclencher une guerre entre deux nations, aujourd’hui c’était différent. Selon les informations reçues par leurs espions, les Suishō allaient couper à travers la Vallée du lendemain, un immense canyon à cheval entre Ame et Tsuchi, pour aller s’établir plus à l’est. Quelques jours plus tôt, le chef du clan Borukan avait dépêché un bataillon d’une centaine de guerriers, dirigé par ses deux élèves Akimoto et Ryûko, pour prendre en charge l’attaque.

Les Borukan s’étaient dispersés au travers du réseau de caverne et de tunnel qui trouait le canyon de tous les côtés. Ils attendaient le feu vert des éclaireurs pour pouvoir passer à l’acte. Akimoto se tenait prêt. Alors que ses hommes se réchauffaient autour du feu, il était adossé sur la froide paroi rocheuse à l’entrée de la grotte et guettait l’horizon orageux. L’heure était venue, celle de faire ses preuves et prouver à son mentor qu’il avait eu raison de lui faire confiance. Si Akimoto, malgré son jeune âge, était un guerrier expérimenté, c’était la toute première fois qu’il prenait le commandement. Cette opération était la sienne. Avec l’aide de son ami Ryûko, il avait mis en place un plan d’attaque, une stratégie qui permettrait d’anéantir une bonne fois pour toutes leur ennemi de toujours. Soudainement, trois éclairs simultanés fendirent le ciel et s’écrasèrent au fond de la vallée. Au loin, la silhouette d’une longue caravane se dessinait. C’était le signal, les Suishō approchaient. « C’est notre heure, tout le monde en position. » dit-il en se retournant vers les autres rouquins derrière lui. Le plan était assez simple. Profitant du prétexte de la pluie incessante, ils avaient préparé le terrain pendant des semaines pour ne laisser aucune chance à leur ennemi. Des éboulements de pierre et de boue avaient été causés tout au long du canyon, non seulement pour forcer le clan Suishō à progresser jusqu’à l’endroit précis de l’embuscade, mais également pour nuire à ses mouvements, pour forcer son fractionnement en plusieurs petits groupes succincts. Trois équipes d’une quinzaine de Borukan étaient en position dans les hauteurs de la vallée. Lorsque la caravane passa à l’endroit convenu, ils firent déferler à l’unisson d’immenses torrents de lave sur eux. Le contingent, déjà fractionné à cause du terrain accidenté, se retrouva alors divisé en de nombreux petits groupes – prisonnier entre la lave, la boue et les rochers.

C’était maintenant à Akimoto et ses hommes de passer à l’action. Tandis que les soldats en hauteur s’efforçaient de maintenir la coulée de lave en place, le reste du bataillon allait charger. Profitant de la confusion qui régnait maintenant chez l’ennemi, des dizaines et des dizaines de Borukan émergèrent des cavernes et des alcôves creusées de part et d’autre du canyon. Alors qu’Akimoto dirigeait les hommes du flanc nord de la vallée, Ryûko menait ceux du flanc sud. Simultanément, ils lancèrent leurs hommes dans la mêlée. D’un signe de main, l’adolescent dirigea la moitié de ses hommes vers le groupe du milieu, tandis que lui et les autres chargèrent le groupe de tête. Les Suishō ne vinrent rien du tout venir. Une fois dans l’action, tout le monde devint une cible – hommes, femmes, enfants, vieillards, tout le monde y passait. Les directives de Kyokai étaient claires ; aucune retenue, aucune pitié. Le jeune Borukan, d’un grand souffle suivi d’un crachat, fit gerber de la lave dans toutes les directions. Il para une attaque de son poing couvert de lave et, d’un même mouvement presque continu, trancha la gorge d’un autre adversaire de son kunai.

La bataille – ou plutôt le massacre – fut extrêmement brève. Quelques heures à peine après le lancement de l’assaut, Akimoto s’arrêta, haletant, le visage dégoulinant d’eau et de sang. C’était la première fois qu’il vivait une telle rage. Comme s’il venait tout juste de se réveiller d’un rêve, il réalisa soudainement le carnage qui venait de se produire. La transe combattive des Borukan s’était emparée de lui. Pourtant effrayé par la vision qui s’offrait à lui – des montagnes de corps à perte de vue – Akimoto ne regrettait rien. Il avait accompli son devoir et, ainsi, venait d’asseoir la domination de son clan pour des décennies à venir. Les autres clans y penseraient à deux fois avant de leur marcher sur les pieds.


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