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Aurevoir, et merci [Iwa]

Hyûga Toph
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Mar 18 Juin 2019 - 11:17
Le soleil était haut dans le ciel. La température était agréable. C'était un temps parfait pour laisser courir les enfants dans les rues, pour faire ses courses au marché ou encore faire un peu de jardinage.

Pourtant, le silence était presque complet à Iwa.

Et pour bonne raison. Aujourd'hui était honoré la mémoire des shinobis qui avaient laissé derrière eux veuves, orphelins, des parents et des amis, et surtout : un village endeuillé. La cérémonie se tenait non loin de l'Oeil du Cyclone - l'endroit même où le Tsuchikage avait protégé son village, littéralement à son corps défendant. De lui, il ne restait rien sinon ce stigmate qui meutrissait le sol. Une cicatrice qui défigurait la continuité topologique et qui serait gardé en l'état, par respect pour sa mémoire.

Si Toph avait participée à l'élaboration de cette évènement, la Seigneurie avait rapidement proposé son aide. Il s'agissait de ne pas laisser tomber ces morts dans une amnésie sociale. Une gigantesque stèle de marbre fut dressée. On fournit quelques noms de graveurs à la Conseillère, pendant que des officiers de la garde du Daimyo s'affairaient à faire une liste complète des victimes. Finalement, Toph préféra inscrire elle-même les noms à même la roche. Chaque nom qu'elle y inscrivit avec soin et une calligraphie appliquée était comme un poids supplémentaire qui s'ajoutait sur ses épaules. Chaque nom était une âme en plus, sacrifiée pour que toutes les autres en vie puissent le rester.

Une liste sur laquelle Toph eut la tristesse de voir un nom de famille qu'elle connaissait. Chiwa. Sans doute le père d'Aimi, avec qui elle avait eu une discussion à peine deux jours avant. La genin avait été un réconfort moral en ces temps troubles. Elle aurait bien pris le temps de lui en parler. De lui remonter le moral.

Néanmoins, la réalité pragmatique était la suivante. Toph manquait de temps, et ne voulait pas le faire avec un clone. Cela aurait tout dénaturé. Elle le ferait elle-même. Après. Pour le moment, elle attendait que le flux de personne s'arrête.

Presque tout le village était rassemblée devant ses portes. Toph était sur une tribune construite la veille par un charpentier efficace. A ses côtés, des représentants de clans, mais également de la Seigneurie. En bas de la tribune, des shinobis pour assurer l'ordre et la sécurité de tous présent. Toph avait l'air misérable de près, mais de loin elle faisait presque illusion. Elle avait une dernière épreuve devant elle.

La Hyûga avait préparé un discours maladroit. Sa mère l'avait relu et proposé plusieurs améliorations. Elle s'éclaircit la gorge.

Nous sommes réunis en ce jour pour un dernier aurevoir. Un aurevoir à des héros. Des femmes. Des hommes. Des enfants. Tous victimes d'une tragédie. Une attaque a été menée sur notre village et si votre bravoure à tous à permis de repousser avec aise ces envahisseurs, je ne peux me résoudre à appeler cela une victoire car chaque Iwajin tombé est une perte et une défaite. Toph se rappelait du conseil d'Etana. Elle ne devait pas s'en vouloir. Ne pas culpabiliser. Ce n'était pas facile, car l'idée et le sentiment était là, dans sa tête même si elle ne le formula pas à l'oral. Et c'est d'autant plus odieux, que certains de ses envahisseurs étaient contrôlés mentalement par un lieutenant de l'Homme au Chapeau, Mamushi. Son crime est ainsi double, car tous ces attaquants n'étaient pas volontaire pour autant. La Justice différenciera ceux qui méritent châtiment, et ceux qui ont déjà suffisamment soufferts.

Petit silence. Reprendre son souffle. Il était important que tous les prisonniers ne soient pas l'objet d'une haine. Certains le méritaient. D'autres non. Elle repris.

Parmi ces pertes tragiques, trois sont particulières. C'est au centre du cratère que notre Yondaime Tsuchikage à expiré son dernière souffle. Bakuhatsu Kyoshiro n'est pas entré dans la nuit en se laissant faire. Il avait la rage au ventre, la rage contre le destin, la rage contre cette lumière vacillante. Non, notre chef est parti dans une gigantesque explosion qui nous rendrait fiers si notre coeur n'en était pas meurtri. Toph pris une petite seconde de pause. Une inspiration profonde. Un contrôle de soi. A cette mort, je me dois d'en ajouter deux, qui se sont produite dans une contrée lointaine lors d'une mission diplomatique. Etsuko et Shin. Ils étaient là en diplomates, et se sont retrouvés sur un champs de bataille. Ce n'était pas prévu, et tout indique qu'ils se sont défendus avec bravoure.

Les risques du métiers. Malheureusement.

Pour Bakuhatsu Kyoshiro, yondaime;
Pour Naarie Etsuko, Jonin et membre du Conseil;
Pour Shin, simple genin qui était voué à un brillant avenir;
Pour tous ces shinobis et tous ces civils dont la liste est gravée sur cette pierre,
J'aimerais nous laisser le temps de nous receuillir en silence pendant quelques minutes.


Le silence fut complet. Apaisant. Les pensées de Toph vagabondaient entre la perte de son mentor, la perte de son ami, la perte du père d'Aimi. C'était plus simple, désormais. Elle avait du recul sur la situation. Elle était meurtrie, mais avait accepté la douleur et pouvait aller de l'avant. Elle ferait de son mieux pour aider à mener Iwa sur le droit chemin et continuer l'oeuvre de Kyoshiro. Cette conviction était plus profondément ancrée que même son envie de justice envers Tetsu. Qui que soit la personne qui allait prendre le lead d'Iwa, Toph l'aiderait et ferait de son mieux.

Cette promesse était intérieure.

Elle leva enfin la tête et s'inclina en direction de la stèle, puis en direction de l'oeil du Cyclone avant de terminer par ses propres mots.

Aurevoir, et merci.

Toph descendit de la tribune, les yeux brillants, la gorge sèche et les deux poings serrés. Elle se tint à côté de la grande stèle où figuraient tous ces noms. Ce n'était pas son obligation d'assister aux derniers aurevoirs, aux cris, aux larmes que les iwajins donneraient suite à son discours. Déjà, des gens venaient dans sa direction. La procession et la veillée commençait.

Non, ce n'était pas une obligation.

C'était son devoir.

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Chiwa Aimi
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Mar 18 Juin 2019 - 16:00


Aurevoir, et merci.




Aujourd’hui était un jour, particulier, pour tous les habitants de cette cité endeuillée, les civils, parents et enfants, les plus anciens, les shinobis, les médecins, tous étaient touchés en plein cœur. La Chiwa s’était forcée à avaler quelque chose, tandis qu’elle s’était vêtue d’une robe sombre, lui arrivant au niveau des genoux, tradition oblige. Ses cheveux étaient restés lâchés, laissant apercevoir leur puissance colorisée, ses brindilles rousses rendant hommage à sa génitrice. Aimi était fatiguée, elle ne dormait pas beaucoup depuis ces derniers jours, mais il fallait qu’elle reprenne du poil de la bête, ce n’était pas son genre de rester à rien faire et se morfondre. Même la kunoichi ne comprenait pas ce qui lui arrivait, c’était peut-être une dure période à passer.

Musashi était là aussi et s’était aussi préparé pour l’occasion, il était toujours aussi beau, n’importe son accoutrement. Le silence régnait dans la pièce, une absence d’un quelconque bruit qui était mérité, chacun réfléchissant à cette journée bien triste. Une boule au ventre habitait la rubiconde, en pensant à son père. Elle souhaitait que son corps soit ramené à sa bourgade native, pour reposer aux côtés de sa mère, la doucereuse ne devrait donc pas tarder à le faire, si c’était bien sûr, possible. Un long soupir sortit de sa bouche, cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu ses camarades et les autres habitants, cela faisait monter la pression en elle, ce stress qui était présent pour une raison inconnue. Mais il était temps de se rendre aux portes du village, où tout le monde était convié, pour partager ce moment ensemble.

Les rues du village de la Roche étaient silencieuses, on pouvait voir ses habitants, mais c’était un jour de silence. La Chiwa tenait la main de son bien-aimé, c’était un peu le pilier qui lui permettait d’avancer à travers les habitations et les boutiques, dont certaines étaient en cours de reconstruction. Arrivés aux portes un peu en avance, il y avait déjà beaucoup de monde, mais les deux amoureux purent se faire une place dans la foulée, pour avoir une vue sur ce qui s’offrait à eux : une grande stèle de marbre, où était incrusté magnifiquement le nom des défunts. Derrière, les corps des défunts enterrés. D’ici, on ne pouvait pas tout voir, mais ils auraient la chance d’y passer après. Devant l’entrée, une estrade où étaient positionnées cette chère Toph et des têtes qu’elle connaissait moins, faisant sûrement partie des clans du village. Il semblerait que ce fût la petite pupille pâle qui ferait un discours pour tous.


« Nous sommes réunis en ce jour pour un dernier aurevoir. Un aurevoir à des héros. Des femmes. Des hommes. Des enfants. Toutes victimes d'une tragédie. Une attaque a été menée sur notre village et si votre bravoure à tous a permis de repousser avec aise ces envahisseurs, je ne peux me résoudre à appeler cela une victoire, car chaque Iwajin tombé est une perte et une défaite. » Ses doigts se resserrèrent sur ceux du Han, qu’elle ne lâchait pas, ses yeux volcaniques menaçaient déjà de s’humidifier, en repensant aux lourdes pertes, et surtout à son père. « Et c'est d'autant plus odieux, que certains de ses envahisseurs étaient contrôlés mentalement par un lieutenant de l'Homme au Chapeau, Mamushi. Son crime est ainsi double, car tous ces attaquants n'étaient pas volontaires pour autant. La Justice différenciera ceux qui méritent un châtiment, et ceux qui ont déjà suffisamment soufferts. » Et qu’elle justice… Les monstres méritaient la pire des sentences, mais ce n’était pas le moment de faire preuve de colère. « Parmi ces pertes tragiques, trois sont particulières. C'est au centre du cratère que notre Yondaime Tsuchikage a expiré son dernier souffle. Bakuhatsu Kyoshiro n'est pas entré dans la nuit en se laissant faire. Il avait la rage au ventre, la rage contre le destin, la rage contre cette lumière vacillante. Non, notre chef est parti dans une gigantesque explosion qui nous rendrait fiers si notre cœur n'en était pas meurtri. À cette mort, je me dois d'en ajouter deux, qui se sont produites dans une contrée lointaine lors d'une mission diplomatique. Etsuko et Shin. Ils étaient là en diplomates, et se sont retrouvés sur un champ de bataille. Ce n'était pas prévu, et tout indique qu'ils se sont défendus avec bravoure. »

En effet, chacun s’était battu avec toute la hargne qu’ils avaient, il n’y avait pas de doute là-dessus. Aimi repensa aux deux shinobis qu’elle avait préparés pour la cérémonie, leurs corps blessés et couverts de blessures, elle espérait qu’ils étaient en paix et qu’ils ne souffraient plus, de là-haut. Et puis le Yondaime, Toph en disait beaucoup de bien et étant donné qu'elle n'avait pas eu l'occasion de le rencontrer, elle lui faisait confiance, la Roche avait perdu son pilier, il sera difficile de s'en remettre. Pourtant, il fallait.

« Pour Bakuhatsu Kyoshiro, yondaime; Pour Naarie Etsuko, Jonin et membre du Conseil; Pour Shin, simple genin qui était voué à un brillant avenir; » Les lèvres de l’Eisei Nin tremblèrent « Pour tous ces shinobis et tous ces civils dont la liste est gravée sur cette pierre.
J'aimerais nous laisser le temps de nous recueillir en silence pendant quelques minutes.
»

Son visage se leva vers le ciel plus bleu que jamais, tandis que l’eau salée coulait sur ses joues, silencieusement, elle ne se cachait pas, ne dissimulait pas sa peine, sa tristesse et sa douleur. Les pertes étaient lourdes et dans le cœur de la kunoichi qui venait de perdre le dernier membre de la famille Chiwa, c’était simplement dévastateur. La longue minute de silence terminée, chacun bougea, faisant vivre la foule précédemment immobile. Aimi, qui avait lâché la main de son compagnon, souhaitant le laisser faire ce qu’il souhaitait, se dirigea vers la stèle comme beaucoup, se recueillant avec le plus humble des respects. La rubiconde, s’inclina respectueusement avant de poser ses iris écarlate sur la belle calligraphie. Un nom se détacha de tous, irrémédiablement : le sien, suivi de son prénom. Cet homme, celui qui était si fort, si gentil, si fier, si drôle, il allait tellement lui manquer. La rousse était touchée de voir son nom ici, il le méritait, comme tous, par son dévouement pour la cité. D’un revers de la main, elle essuya le restant de larmes, reprenant une certaine contenance, avant de se rapprocher de Toph qui recevait les paroles de chacun. À son tour, la jeune femme se positionna devant elle, lui offrant un triste sourire. Ses deux mains se posèrent sur les siennes, alors qu’elle lui envoyait un message plein de compassion et de reconnaissance.

« Toph-san… Je vous présente mes condoléances. » Parce qu’elle aussi, avait beaucoup perdu « Votre discours était magnifique. Et… Merci pour tout, pour la stèle et pour… son nom.. M..merci Toph-san. »

Il était difficile de se retenir de pleurer tout en parlant, mais la force de la volonté fonctionnait, même si sa tête devait être pathétique. Après leur échange, elle laissa la petite Amazone tranquille, n’ayant pas fini de recevoir tout le monde. Ensuite, la jeune femme retourna près de la stèle, non sans gêner les gens, alors que ses pupilles sanguines fixaient le nom de celui qu’elle pleurait.

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Merci Adit pour la signa <3

Spoiler:
 



Dernière édition par Chiwa Aimi le Mer 19 Juin 2019 - 11:39, édité 2 fois
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Ashikaga Gabushi
Ashikaga Gabushi

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Mar 18 Juin 2019 - 20:30
La silhouette de couleur verte se tenait à l'écart de l'évènement, rodant non loin de la foule pour observer et écouter ce qui pouvait l'être de ce moment de deuil. L'archère ne souhaitait pas réellement se mêler à cette foule attristée, ne voulant peut-être pas affronter la mort d'autrui avec autant de courage qu'elle avait pu le faire pour sa propre mort.
L'Ashikaga respectait grandement ce que faisait la princesse Hyûga pour le village, elle ne désapprouvait pas le rassemblement, bien au contraire. Mais elle devait faire son propre chemin dans ces funestes jours et le contact de la masse d'Iwajin endeuillés ne ferait que prolonger un processus qu'elle essayait tant bien que mal de faire rapidement. Son respect pour Toph était d'autant plus grand, vu qu'elle s'infligeait la direction de la cérémonie en plus des blessures que la guerre avait provoqué.

Gabushi fut longtemps protégée de ces choses-là, ce qui l'avait rendu fragile à son arrivée au village. Toph faisait preuve de plus de force d'esprit à ce moment précis que Gabushi pendant ses dix-huit premières années. C'était même effrayant d'imaginer le poids qu'avait la jeune fille sur les épaules, il ne restait qu'elle et le Borukan au conseil.
Etsuko, Shin et Kyoshiro avaient tous les trois guidés la frêle archère pour qu'elle en arrive là. Ces morts étaient inestimables pour l'Amazone, tous à leurs manières.

Etsuko fut la première personne à lui tendre la main, la première personne à lui apprendre réellement la voie de kunoichi. Elle avait bien lu les bouquins et passé le test de genin, mais ce n'est qu'avec les conseils de la meilleure fleuriste du village que Gabushi avait réussi à contrôler le don du vent qu'elle traînait comme un poids depuis des années. Savoir qu'un pilier aussi important du village avait disparu et qu'une personne aussi proche de l'archère pouvait succomber était effrayant.

Ses yeux se promenaient sur la stèle qui était bien trop grande à côté de la princesse aux yeux pâles. La fille du vent ne devait certainement pas être si triste de la mort de ces soldats du village. Ils avaient accompli leurs devoirs comme elle devait le faire au moment opportun, mais elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver ce regret, ce sentiment de gachis et ce goût acide de la colère. Elle se recentrerait et focaliserait son attention sur les choses importantes. Mais ce jour était justement là pour ça.

Shin était un camarade qui plusieurs fois lui avait montré la voie, que ce soit à la prison de Wasure ou ses échanges au kenjutsu. Il avait toujours été là et impliqué dans le village. Gabushi ne le connaissait peut-être pas vraiment vu qu'il était quelqu'un d'assez secret. Mais le peu qu'il avait accepté de lui montrer était des qualité qu'elle appréciait.

La silhouette vêtue d'un kimono vert s'approcha lentement de ses camarades. Peut-être trouverait-elle quelque chose dans l'immensité des iwajins présents pour progresser ? La solitude l'avait déjà poussé à l'erreur la première fois qu'elle fut confrontée au deuil. Peut-être qu'une voie différente et plus humble était juste devant elle sans qu'elle ne s'en apercevait ?
C'était la philosophie de Tenzin, qu'elle ne comprenait qu'à moitié. Étant une personne très terre-à-terre malgré ses facultés, elle avait tendance à battre en retraite quand les choses allaient mal. Et si pour une fois, elle allait délibérément vers ses camarades ? Son pas était plus décidé, sa posture se fit plus sûre.

Kyôshyro était peut-être la personne avec qui la jeune fille avait passé le moins de temps parmi les trois personnages. Mais c'était peut-être aussi la plus importante. L'Amazone s'était forgé son propre courage, elle s'était forgé sa propre volonté dans les heures de tourmente. Mais tout n'était que fer rouge jusqu'au moment où elle s'était entretenu avec le Yondaime. Il lui avait redonné confiance, il avait apaisé de part ses paroles sages et justes le cœur enflammé de la petite fille qui n'était pas préparé à voir ce qu'elle avait vu. C'était son combat et ses succès pour être devenue la samourai qu'elle était aujourd'hui. Mais c'est bien le Yondaime qui lui avait fait prendre conscience.

Elle n'osait pas s'approcher, restant à distance pour observer et écouter les discussions qui l'entouraient. Des personnes avaient le cœur à parler, d'autre non. L'Ashikaga faisait parti de la dernière catégorie et était avare de mot pour l'instant, trop de choses terribles avaient déjà été prononcé.

Une seule phrase venait à son esprit, en regardant le monument qui s'élevait au milieu des vestiges du champ de bataille.


- C’est le fait d’accomplir de grandes choses avec quelque chose de simple qui peut être grandiose. Dit-elle dans un murmure.

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Konran Tenzin
Konran TenzinEn ligne

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Mer 19 Juin 2019 - 0:05
Les choses s'étaient depuis un moment calmées, mais aujourd'hui était un jour triste pour le village d'Iwagakure. Triste, mais essentiel, même si j'aurais souhaité qu'on en ait pas à arriver là. Mais si mon coeur pleurait la perte d'un leader, d'une senseï et d'un camarade, il félicitait aussi l'initiative de rendre hommage à tous ces héros qui avaient défendu notre village et qui y avaient laissé la vie. Tous ces héros, car c'étaient ce qu'ils étaient tous. Pour l'occasion funeste, j'avais revêtu une veste et un bas aux couleurs sombres et ternes de la tristesse, surmontant un haut vert émeraude symbolisant l'espoir que je voulais transmettre pour le futur. Un vert qui avait aussi été la couleur des yeux de la Naari. Le coeur aussi lourd que mes pas, pour une fois, je me laissai guider aux remparts du village. Cependant, avant de m'y rendre, je décidai de passer chez le fleuriste et de prendre des fleurs. Je pris deux bouquets de fleurs. Le premier étant pourvu de roses rouges, de muguet et de tulipes blanches. Le second bouquet était uniquement constitué de roses aussi blanches que la chevelure de notre Yondaime et de Shin.

Après cela, je me mis en route pour l'Oeil du Cyclone, ce monument qui resterait à jamais gravé dans le coeur des Iwajins comme étant la marque de la volonté de la Roche. La combattivité et le désir de protéger de notre Ombre. Je restai cependant en retrait du groupes rassemblé. J'avais un air absent, mon visage se promenant vers les gens de tout âge qui se trouvaient présents. Toph était celle qui dirigeait la cérémonie, et elle avait pour l'occasion gravé une stèle avec les noms de ceux qui étaient tombés. J'étais trop loin pour en discerner les noms, mais cela ne saurait tarder. Tout au long du discours de la jeune Conseillère, je gardai les yeux rivés vers le sol, laissant ma tristesse se noyer dans la roche qui m'entourait. Une fois qu'elle eut fini, je me levai. C'était à mon tour de payer hommage à nos camarades.

Pour Shin que j'avais peu connu, mais qui m'avait laissé entrevoir son coeur fragile guidé par l'amour...

Pour Etsuko, qui m'avait accompagné et guidé, conseillé et rassuré. Pour la femme qui m'avait permis de rester fort et qui avait promeut à m'améliorer...

Pour notre Yondaime qui avait su, en de simples mots, apaisé mon coeur des ténèbres qui l'avaient menacé. Qui m'avait accordé sa confiance et qui m'avait considéré...

Pour tous ceux qui avaient laissé des êtres chers derrière eux, mais qui en avaient défendus bien d'autres...

Je me transformai en une grande et douce brise qui se faufila entre les villageois, et sous la stèle je déposai le bouquet des belles fleures aux multiples couleurs surmonté d'un mot sur une fine plaque en or qui disait "Pour tous ceux qui jamais ne sauront quitter nos coeurs". Suite à cela, je me positionnai au centre de l'Oeil toujours sous forme élémentaire, et je me changeai en une grande bourrasque aux vents tourbillonnants mais tout aussi doux qui vinrent éparpiller les roses blanches sur l'étendue de l'Oeil. Lorsque je quittai les lieux sous forme de brise, ceux qui demeuraient sur places purent voir une seconde plaque se dénotant du sol avec les mots : "Pour l'Ombre qui a su nous porter vers la Lumière". Je repris ensuite forme humaine près de Toph, me tenant à côté d'elle pour lui glisser quelques mots.

-Merci pour ces mots...Et n'oublie pas que tu as des amis sur qui tu peux te reposer. Ne porte pas tout sur tes épaules, glissais-je doucement à la Hyûga.

Car je me doutais qu'organiser cette cérémonie avait dû lui coûter. Cela se voyait sur ses traits tirés. J'aurais certainement pu l'aider, et d'ailleurs je désirais le faire. Soulager ce fardeau qui semblait tant lui peser. Je déposai brièvement une main sur son épaule, puis une autre sur celle de la Chiwa qui était non loin en passant. Et ensuite mes pas me menèrent à l'écart, près de Gabushi qui se tenait un peu en retrait. Je ne lui dis rien, hochant simplement de la tête alors que je me postais non loin d'elle. Assez près pour qu'elle sente ma présence, et assez loin pour ne pas empiéter sur son espace vitale. Et je restai là sans un mot.


Merci et aurevoir....

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Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mer 19 Juin 2019 - 14:31
C’était fini. Du moins, tout ce qu’il était possible d’entreprendre dans l’immédiat, afin de refaire d’Iwa une cité où la vie pouvait suivre un cours aussi normal que possible, était achevé. Cette fin, illusoire, marquait en réalité le prélude d’une nouvelle ère aux inconnues si nombreuses qu’elle pouvait donner le vertige, et bien que nombreux étaient ceux qui en étaient conscients, les esprits préféraient se tourner vers l’instant, présent et actuel. Car en ce jour, c’était le recueillement qui était de mise.

La dernière fois qu’une cérémonie avait été organisée pour rendre hommage aux morts et aux disparus, Yanosa avait nécessairement été absent. A peu de chose près, il aurait en fait pu faire partie des victimes de la bataille précédente, quelques années plus tôt, et se trouvait lors des commémorations dans son lit d’hôpital, dans le coma. Et aujourd’hui, songea-t-il, il avait cette « chance » de pouvoir rester parmi ceux qui continuaient de vivre, fermement ancré dans le monde des vivants. A titre personnel, l’Oterashi en tirait une satisfaction palpable : avoir remporté son affrontement, avoir défendu avec succès la cité, en plus d’avoir découvert ses facultés enfouies, tout cela lui laissait augurer d’un avenir bien plus radieux qu’il ne lui apparaissait auparavant. Et pourtant, autours de lui, bien des choses suscitaient également sa colère, et réveillaient en lui la froideur du prédateur. Et en un sens, cette cérémonie à laquelle il se fit quelque peu violence pour participer, en faisait partie.

Sans un mot, sans adresser la parole à qui que ce soit, même à celles et ceux autours de lui qu’il reconnaissait avec plus ou moins de familiarité, le guerrier aux cheveux rouges se rendit aux portes, au milieu de la foule, et y prit place pour observer l’estrade et la grande stèle derrière elle. Lorsqu’il vit cette Toph monter sur l’estrade en question, il fut en un sens rassuré : cette rencontre du peuple d’Iwa avec ses morts ne tournerait pas en récupération politico-nationaliste avec la Hyûga pour la mener. En son for intérieur, les énergies accumulées de toutes les sources possibles et imaginables par l’Oterashi tourbillonnaient sans cesse, contenues par sa volonté. Inutile de les laisser s’échapper, encore moins dans un moment comme celui-là, mais ruminer leur usage futur l’aidait à garder une forme de lucidité. Il regarda Toph dans les yeux, au loin, tout en écoutant le discours qui suivit avec déférence. Une succession de faits dont lui avait connaissance, mais pas nécessairement le tout Iwa. Il se replongea tour à tour dans chacun des moments évoqués et fit silence avec l’assemblée, la mâchoire serrée.

Il porta son regard un peu partout autours de lui, observant les mines fermées qui se recueillaient. Il n’avait d’empathie pour aucun d’entre eux, songea-t-il, mais restait fermement convaincu de l’impérieuse nécessité de leur apporter la justice qu’ils attendaient tous. Ils étaient Iwa, tout comme lui l’était aussi. Une assimilation qui les rendait rien de moins que des extensions de son propre corps, et pour lesquels il ne pouvait donc pas ressentir la moindre réelle émotion. Peut-être était-ce cruel de sa part, sans doute déplacé, assurément cela leur aliénait leur identité propre, mais ils n’avaient de toute façon pas à savoir ce qui se tramait dans son esprit. Rien ne pourrait plus l’arrêter dans sa quête, et ils en seraient à la fois le carburant et la finalité. Au loin, il aperçut des têtes connues se rassembler autours de la Hyûga, qui était descendue de l’estrade. Aimi, qui avait perdu son père. Tenzin, également. Yanosa n’était pas doué pour tout ça, et n’avait aucune envie de s’inclure dans cette démarche encore davantage. Aussi nécessaire qu’était cette cérémonie pour la cité et sa population dans son ensemble, il débordait déjà largement assez d’énergies émotionnelles pour ne pas avoir à en rajouter au forceps.

Il fit donc demi-tour, toujours sans rien dire. Il aperçut alors Gabushi, qui s’était placée plus loin encore de l’estrade que lui. Il croisa son regard, lui communiquant sans le vouloir l’espace d’un instant toute l’obscurité qui habitait son âme. Sans doute comprenait-elle aussi, malgré sa mesure. Sans doute comprendraient-ils tous, un jour.
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Hyûga Tsuyoshi
Hyûga Tsuyoshi

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Jeu 20 Juin 2019 - 1:25
Le jour J était arrivé. Le jour de l’enterrement, un jour de deuil. Le Hyûga avait redouté ce moment intérieurement, tout comme il avait hâte quelque part que ce moment arrive. Dans son esprit, il savait bien que tout ceci ne serait que commémoration. Il s’agissait en réalité de poser un acte symbolique en mémoire de ceux qui étaient partis, ceux qui étaient morts. Le Hyûga avait eu l’occasion de réfléchir à tout ce qui s’était passé et entre autres, à la disparition de la Naari. Qu’était-ce la mort au final ? Probablement l’arrêt. Etsuko était partie et la vie poursuivait son chemin en son absence, presque comme si sa disparition n’avait guère impacté. Des mots, des pensées dures et pourtant qui reflétaient une certaine réalité. Il en était de même pour le Kage, qui, lui, avait pris le temps de laisser à Iwa une marque indélébile comme pour marquer son passage sur ces terres… Une marque que seul le temps ou les éléments effaceraient car probablement que personne au village ne comblerait le trou béant que l’on appelait désormais l’œil du cyclone ? Quant à Shin… Qui se souvenait encore de lui ? Tsuyoshi entendait encore moins parler de ce dernier que des deux autres. Tout ceci n’est que vanité. Cela semblait dur mais tel était le lot de chacun des mortels.

En période de deuil ou d’enterrement, les pensées du Hyûga sont généralement orientées vers la mort. Sa propre mort ou alors ceux de personnes lui étant chers. Pendant quelques temps, parfois des instants, il se souvient alors de ce qui est important et de ce vers quoi le bonhomme devrait se tourner quasi exclusivement. La mort de la Naari lui avait donné à réfléchir. Il avait eu beaucoup de temps pour cela. Au final le Hyûga n’était parvenu qu’à une seule conclusion. Sa senseï, la seule qu’il avait eu à Iwa était forte et pourtant cela n’avait pas suffi à l’empêcher de mourir. Une raison suffisante à elle seule pour indiquer la voie au Chuunin. Il se devait de dépasser, en termes de puissance, sa senseï. Il se devait de devenir fort, bien plus fort qu’elle, bien plus puissant qu’elle ne l’avait jamais été. Alors seulement il pourrait se donner une chance de demeurer dans le monde des vivants et de ne jamais être oublié.

Une stèle avait été érigée en mémoire de tous ceux qui étaient tombés sur le champ de bataille pendant l’attaque qu’avait subi Iwa. Ce n’était ni la première, ni la dernière stèle qui le serait en mémoire de morts. Il y en avait eut d’autres, et il y en aurait encore. Cependant, quoi qu’il en soit, voir son nom gravé sur cette stèle était comme un gage de la reconnaissance d’iwa, comme un dernier hommage qui signifiait qu’Iwa n’oublierait pas. Et pourtant… Le nom de bien des shinobis tombés le serait et cela bien assez vite. Comme cela avait été le cas pour d’autres noms griffonnés sur d’autres stèles.

Tsuyoshi avait assisté à la cérémonie. Toph, sa cousine, du haut de son mètre cinquante et vieille d’à peine 15 ans prononçait le discours funèbre. Elle était un exemple patent de la voie qu’il fallait suivre. Elle le montrait allègrement chaque jour. Qu’est-ce qui avait bien pu l’amener là où elle était désormais malgré son jeune âge ? Rien d’autre sinon la puissance. Une puissance si affermie que nul n’en doutait. Une Toph ne pouvait être oublié car elle persiste, elle survit, elle vit.

Un hochement de tête à l’égard de sa cousine, lorsque cette dernière le vit, Tsuyoshi s’était approché de la stèle. Il y avait vu le nom de la Naari. C’est tout ce qui lui importait. Il avait fait son devoir de shinobi : assister à cette cérémonie. Quittant les lieux, il croisa son coéquipier de la team 25 : Konran Tenzin. Un nouveau hochement de tête lorsque leurs regards se croisèrent. Puis il s’en alla.
Il marcha quelques temps avant de finir par trouver ce qui lui importait le plus en cette journée. Une tombe fraîche ornée de fleurs des plus belles : la tombe de Naari Etsuko. C’est là qu’il souhaitait se recueillir en mémoire de Etsuko-senseï. Elle lui avait montré la voie et continuait de le faire même dans la mort. Il deviendrait puissant. Pour elle.

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Nihito Meho
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Sam 22 Juin 2019 - 20:29
Cela faisait longtemps que Mého n'avait pas enfilé autre chose que son habituel veste ninja. Le vêtement brun reposait lascivement sur sa couche, tandis que le Génin encore mal à l'aise essayait tant bien que mal de trouver ses marques dans l'ample kimono de cérémonie noir qu'il avait revêtu. Le vêtement bien trop léger sur ses épaules étaient en réalité lourd de significations, de responsabilités … . En effet aujourd'hui, sous un chaleureux soleil, le village s'apprêtait à rendre hommage à tout ceux qui étaient tombés sous les coups des agresseurs, tous ceux qui avaient donné leurs forces, leurs vies afin de protéger le village de la roche. Parmi, tous ces grands noms du village serait tristement cité celui de Bakuhatsu Kyoshiro le Yondaime qui avait héroïquement perdu la vie en défendant ce à quoi il avait décidé de dédier sa vie. Cet acte avait laissé une stigmate indélébile sur le sol du village, l'immense œil du cyclone qui bordait maintenant la ville.

C'était là-bas que le rendez-vous avait été donné. Mého, accompagné de sa petite famille, prit la route dans le plus grand des silences. La petite Miha, encore trop jeune pour comprendre toute l'ampleur de l'évènement, avait instinctivement senti que l'heure n'était pas aux habituelles discussions et chamailleries qu'elle affectionnait temps. Elle marchait avec calme au côté de leur père, observant de son œil vif les habitants qui prenaient comme eux la route vers le lieu de la cérémonie. Les yeux du Genin eux étaient totalement perdus dans le vide, il s'était encore une fois perdu dans le fil de ses pensées chose qui lui arrivait régulièrement depuis l'attaque.

Il était heureux de ne pas avoir à déplorer de perte au sein de sa famille déjà peu nombreuse, le dépucelage de son premier combat en situation réelle avait eu le mérite de totalement changer son rapport face à la mort. Le monde dans lequel il avait choisi d'évoluer était un monde injuste et son nom aurait très bien pu se trouver parmi ceux qui était inscrit, ou encore celui de son père, de sa mère, celui de Miha. Son cœur se serra alors qu'il imaginait le nom de sa petite sœur gravé dans la roche symbole éternel d'un vide qui ne serait jamais comblé … . Une colère sourde gronda au fond de lui, une colère qu'il étouffait maintenant depuis plusieurs jours tel un fauve tentant vainement de contenir ses instincts de prédateur. L'attaque qui avait été mené par le village avait été orchestré par d'étranges forces et beaucoup dans le village appelaient à la vengeance … .

Après quelques minutes de marche, ils rejoignirent donc la foule rassemblée auprès de l'immense cratère. Mého se faufila pour se rendre au premier rang laissant soin à sa famille de se positionner à l'endroit où elle se sentirait le mieux. Il croisa quelques visages connus, mais ne les rejoignit pas l'heure n'étant pas à la direction. Après quelques efforts, il trouva enfin une place parmi les premiers rangs lui permettant ainsi de contempler l'immense stèle érigée au centre du cratère. Mého distingua au loin la jeune Hyuga qu'il avait déjà croisé quelques jours auparavant, il était impressionnant de voir cette jeune fille, cette jeune femme, prendre la parole devant cette immense foule et exprimer d'une voix forte et claire les sentiments de tout un village. Il écouta respectueusement les mots de la kunoichi et comme pour beaucoup son cœur se serra au fil des mots qui défilaient.

Lorsqu'elle eut finit ce fut un silence d'une intensité sans pareille qui tomba sur l'œil du cyclone. Alors que le genin fixait le commémoratif d'un œil maussade, son attention fut accaparée par une étrange brise qui vint déposer avec délicatesse quelques fleurs au pied de la stèle. Le vent frais s'intensifia ensuite en un petit tourbillon qui éparpilla avec soin les multiples roses déposées là tout en révélant une nouvelle plaque posée au sol. *Tenzin-san … *

Le ninja qui avait accompagné Mého au cours de la bataille réapparut en silence au côté de la kunoichi. Le genin concentra alors son attention sur le monument adressant ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées. Une main lourde et chaude se posa quelques temps plus tard sur son épaule et sans même avoir besoin de se retourner il comprit qu'elle était celle de son père qui l'avait rejoint. Il leva donc les yeux au ciel comme dans un ultime aurevoir aux disparus et prononça dans un murmure inaudible, un ultime remerciement à tous ces héros tombés. Il se retourna ensuite et fixa son père d'un oeil triste


- Rentrons !

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Hayai Taishi
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Dim 23 Juin 2019 - 6:06
Comme la ligne silencieuse de l’horizon.

Les yeux verts de Taishi s’attardèrent sur la stèle, la tombe fleurie et toutes les autres. Il ne possédait pas de kimono de cérémonie comme bien d’autres, mais avait retourné l’envers de son manteau d’un noir de geai, comme à l’époque lorsqu’il agissait comme Tengu. C’était le mieux qu’il puisse faire, mais quelle importance quand l’Hayai n’était qu’un autre étranger, ultimement. À ses côtés, Glouba le dindon chasseur de prime était presque une statue immobile, son coloré plumage ramenant un peu de vie dans son duo improbable avec l’Éclair Vert.

Il était loin de l’estrade et des autres, et c’était sans doute préférable pour tout le monde. Beaucoup ici vivaient leurs premières pertes, ou du moins, une première plongée dans la réalité du monde. Pour Taishi, ce n’était qu’une autre fois. Ça n’empêchait pas la souffrance, mais à force de la côtoyer, on finit peut-être par mieux la cerner.

Pour tous les différents d’opinions qu’il puisse avoir avec Hyûga Toph, il n’enviait pas sa tâche, même s’il n’en cernait pas le parfum comme les autres. Taishi était trop d’un pied dans chaque monde. Il en avait trop vu. Et l’Hayai ne pleurait pas la mort de personne aujourd’hui, mais plutôt pour qui, et pourquoi. Peu de gens dans cette foule auraient su faire la différence.

Mais Taishi ne fit qu’écouter le discours, dans un silence des plus complets. Curieusement, ce fut Glouba qui le rompu, quelques moments après la fin de la minute de silence. Le dindon avait ébouriffé ses plumes, un signe de respect pour un membre de son espèce. La plus grande gloire d’un dindon défunt était de voir son héritier dans une gloire encore plus imposante…

« Ça te manque ? »

« … hum ? »


Le dindon reporta sa vision casquée vers la stèle, avant de poser doucement son majestueux postérieur sur le sol, appuyé contre le mur, pattes allongées vers l’avant. L’Hayai le considéra un instant avant de s’asseoir à son tour. Le dindon lui jeta un regard avant de fouiller sous son aile pour ressortir une petite guitare japonaise. L’Hayai resta immobile et muet un moment avant de poser les doigts dans la paume de son autre main, faisant briller un petit sceau qui fit apparaître une autre guitare dans celle-ci. Il posa les doigts contre les cordes, croisant son regard avec le dindon, qui répondit enfin.

« D’y croire. »

Taishi l’observa, puis déposa son regard vert vers l’estrade, où Aimi et Toph semblaient se tenir les mains en guise de réconfort. Pas loin, Konran Tenzin. D’autres visages familliers. Il baissa les yeux, songeant que Sanadare n’avait jamais eu de funérailles. Ni Eikô.

Ou Meian.
Ou Momo.
Ou Daiki - Les deux.
Ou Asami.
Et tous les autres.

Il reporta ses yeux vers le dindon, mais ceux-ci étaient brumeux.

« Oui. »

Ils jouèrent.


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Mar 9 Juil 2019 - 21:12

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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S’annonçait un jour particulier, où tous les habitants de la cité allaient – enfin – pouvoir dire aurevoir à leurs morts. Une journée durant laquelle ils allaient tous être réunies au même endroit et où ils pourraient tous ensemble pleurer et remercier une dernière fois leurs morts.

N’ayant quasiment pas dormi de la nuit, Musashi abandonna très tôt son lit, commençant par une méditation matinale, comme il avait pour coutume de le faire. Il semblait quelque peu angoissé et habité par d’autres émotions qu’il n’avait pas l’habitude de ressentir. Enfin, lorsqu’il ressentit la présence d’Aimi derrière lui, il se leva, la salua comme il se devait avant de se préparer pour la commémoration des défunts.

Après un certain temps, les deux Genins furent fin prêts, quittant ainsi leur appartement pour se diriger vers « l’œil du cyclone », là où aura lieu la cérémonie qui sera à priori diriger par Toph. Main dans la main, les deux amoureux arpentèrent les rues désertes et silencieuses de la cité jusqu’à atteindre leur destination. Une immense foule se tenait en face d’une grande stèle de marbre, où étaient magnifiquement gravés les noms de tous les défunts et martyrs. Derrière la stèle se trouvait logiquement les tombes des défunts, où chacun était libre d’aller se recueillir, s’il en avait envie.

Mais avant il fallait d’abord écouter le discours funèbre de la jeune Hyûga, qui, malgré son très jeune âge, avait eu le courage et la force nécessaire pour se présenter devant cette immense foule, pouvant impressionner bien des personnes. Tous l’écoutaient avec la plus grande attention ; la génie des Hyûga su parfaitement trouver les mots qu’il fallait, Musashi ne pouvait évidemment qu’être admiratif devant cette scène emplie d’émotions. Tout comme lui, Aimi avait été touché par ce discours, c’était du moins ce qu’il en conclut en voyant ses doigts resserrer les siens. Il tourna légèrement la tête vers elle, puis renforça l’emprise de ses doigts sur les siens, avant de se retourner vers la reine des amazones. Elle aussi elle avait beaucoup perdu, mais elle continuait malgré tout d’avancer, la tête haute, malgré le lourd fardeau qui semblait peser sur elle.

Enfin, Musashi et Aimi se séparèrent après les quelques minutes de silence. Aimi alla vers Toph et la stèle, tandis que le Genin chercha la personne qui avait gravés les noms des défunts. Durant sa recherche il avait pu apercevoir des nombreuses têtes qu’il connaissait de près ou de loin, mais il n’avait pas le temps d’y aller vers eux, pas avant d’avoir accompli ce qu’il avait en tête. Après un certain temps, il tomba sur un des nombreux gardes qui surveillaient les lieux.

« Excusez-moi, où est-ce que je pourrais trouver la personne qui a gravé les noms des défunts sur la stèle ? Il manque des noms et j’aimerai qu’on rectifie cela au plus vite. » Fit-il, poliment.

« Je suis désolé, je ne sais pas où est-ce que tu pourrais le trouver, je ne sais même pas s’il est encore ici. Après tu sais, tu ne peux pas ajouter des noms comme ça, il y a tout une procédure à suivre. » Rétorqua -t-il.

L’épéiste le remercia pour sa réponse et s’inclina pour le saluer avant de s’en aller. Il se dirigea alors vers la stèle en question, réfléchissant en chemin à comment ajouter les noms qui manquaient, sans enfreindre les règles. Il ne pouvait se permettre de les rajouter avec un simple kunaï, car cela reviendrait à dégrader d’une certaine façon la pierre... Enfin, une fois suffisamment proche de la pierre, il se plaça en face et l’observa attentivement pendant un certain temps. Puis, il réalisa une série de mudra, matérialisant ainsi deux magnifiques fleures de cristal sur lesquelles étaient gravées les noms de « Eikô » et de « Sanadare ». Il fit une petite prière, puis s'éloigna de la zone.



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« Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »


Dernière édition par Han Musashi le Sam 13 Juil 2019 - 22:49, édité 1 fois
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Hyûga Toph
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Sam 13 Juil 2019 - 22:35
Aimi, la tristesse apparente à tous, vint la voir. Ainsi, c'était bien son père dont il était question. C'était les aléas de la vie qu'on ne pouvait dompter.

Toutes mes condoléances, Aimi-san. Mes pensées t'accompagnent. Prends le temps qu'il te faudra. Iwa t'attendra.

Toph lui serra les mains avant de la laisser partir. Elle ne doutait pas qu'Iwa ne devrait pas attendre longtemps. Aimi avait la Volonté de la Roche avec elle. Une capacité à tout subir, tout endurer, et rester debout. Toph aperçut rapidement Gabushi, en retrait - elle ne fixa pas son regard sur elle, préférant lui laisser sa discrétion. Elle était désormais Amazone, et reconnue de tout Tsuchijin. Une telle renommée ne serait guère facile à supporter pour son caractère. Inutile de lui apporter davantage de souci. Ce fut un autre assimilateur futon qui attira son attention. Tenzin avait utilisé ses dons pour passer outre les personnes présentes, la foule et déposa directement des fleurs avant de s'approcher de Toph et de partager quelques mots.

Simplement du soutien.

C'était apprécié, évidemment. Mais Toph ne pouvait pas le lui montrer.


Merci Tenzin... mais ne te soucier pas trop de moi, prépare toi à notre prochain duel.

Elle lui fit un petit sourire timide, mais ses yeux reflétaient des flammes. Oui, Tenzin resterait son rival avant tout. Il ne serait jamais une épaule sur laquelle elle se poserait. Non, il serait à jamais dans un autre rôle - celui du seul iwajin qui la faisait autant vibrer en combat et qui la stimulait à atteindre des sommets. Et le prochain sommet serait difficile à atteindre.

Elle repris sa veillé. Son réconfort. D'un oeil distrait, elle aperçu Taishi et son invocation dindon un peu en retrait. Qui jouait de la guitare, une mélodie simple adaptée à la situation. Comme quoi, il était capable de se retenir de draguer quand la circonstance le demandait. Il remontait dans l'estime de la Hyûga.

Toph passa un long moment a échanger des mots, à rassurer, à consoler. Les mots justes ne lui venaient que très peu au bon moment. Mais elle fit de son mieux. Elle jeta des coups d'oeil de temps en temps pour s'assurer que personne ne vienne troubler la cérémonie et la veillée - quelqu'un essaya même de graver des noms supplémentaires sur la stèle ! Et des noms de personnes qui n'étaient pas décédées dans cet assaut - comble de l'absurde. Heureusement, elle ne dut pas intervenir.

Et lorsque les allées venues commencèrent à se faire plus rare, elle se retira.

Elle reviendrait, bien entendu.

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