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Éphémère illusion — ft. Rekishi Fûka

Aditya
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Mer 19 Juin 2019 - 16:14
Éphémère illusion

ft. Rekishi Fûka


Été 203, Complexe shinobi, village de Kiri.


Depuis de longues minutes, une silhouette silencieuse trônait assise sur l’un des renforts de bois de l’académie, les brins d’or s’élevant à ses côtés trahissant pleinement son identité. Les yeux clos par l'accalmie, Aditya laissait ses pensées se perdre au rythme des ondulations de l'eau des bassins à proximité, habités de manière fugaces par ces êtres marins. L’ascèse se trouvait à nouveau emplit de ce sentiment paix d'esprit, une chose que seule la méditation pouvait lui apporter après s'être tant de fois dérobé à cet exercice. Les poumons gorgés de l'air estival qui émanait de ces lieux, les joues revigorées par la fraîcheur qui en émanait, il pouvait sentir son corps s'échapper à tout tracas, à toute pression, tandis que les éclats de voix provenant des terrains se faisaient plus sourds, plus lointains. Et tandis que sa conscience sombrait profondément dans un recueillement salutaire, le blond embrassait ces instants de repos, pourtant si rares.

Mais ce fut sans compter ce cri frustré qui retentit au sein du bâtiment, laissant un sursaut s'emparer de lui.

Forcé ainsi à l'éveil, il ne put retenir l'agacement d'imprégner ses traits. De nouvelles paroles lui parvenait par échos saccadés, chacune espacées de quelques secondes propres à la réflexion. Vraisemblablement, l'heure n'était pas au calme ni à la placidité. Sa paume rencontra les fines lames sylvestres parcourant la marche du bâtiment traditionnel, et bien vite, Aditya retrouva le doux contact de la nature sous ses pieds. Ses pas le guidèrent avec parcimonie à l'intérieur de l'édifice, à la recherche de cette âme qui semblait troubler son repos avec tant de ferveur. Au fur et à mesure que l’écho de ses mouvements se répétait dans le corridor principal, de nouveaux bruits lui parvinrent, comme si quelque chose, ou quelqu’un s’entraînait à quelque chose que ce soit ; et visiblement, c’était un échec cuisant. Guidé par ces complaintes, il finit néanmoins par en retrouver la source : dans l’une des salles de classe laissées à l’abandon en ces heures de libertés, une jeune femme, peut-être plus jeune que lui de quelques années, était tout entière affairée à l'élaboration d'une technique. Ou tout du moins, c'était ce qui lui paraissait au premier coup d’œil. La main apposée sur son avant-bras, elle semblait provoquer des décharges dans son propre systèmes avec une maladresse légendaire, si l'on en croyait l'onde diffuse et bleutée qui s'échappait de sa paume. L'ascèse revêtit une expression déconfite à cette simple vue. Bon sang ne me dites pas que c'est ce que je crois...

Assez décontenancé par les actions de la demoiselle, il décida tout de même de s’avancer en sa direction et de dérober sa silhouette aux rayons solaires. Sa voix, tintée de cette sempiternelle indifférence, s’éleva dans un silence ponctué de lamentations.

« Besoin d’aide ? »

Question rhétorique, puisqu’évidement, elle ne semblait avoir aucune once d’idée de ce qu’elle était en train de faire. Après tout… peut-être pourrait-il lui donner un coup de main, après s’être mainte fois essayé au rôle de mentor par le passé.




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Rekishi Fûka
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Jeu 20 Juin 2019 - 2:11

Éphémère illusion.


Le complexe shinobi. Une des plus belles réussites de Kiri après tout ce que le village a vécu. Fûka salue la propreté des lieux, le courage de ceux qui ont aidé à ce que ce projet se réalise. Ils ont désormais un endroit pour apprendre, qui soit semblable à une véritable académie. Si, habituellement, la blonde se serait tranquillement installée à l’extérieur pour le dessiner sous tous les angles, elle a aujourd’hui décidé d’abandonner les crayons et le papier pour s’adonner à autre chose … De beaucoup moins drôle.

Ses pas ont foulé le sol jusqu’ici pour une raison claire, nette et précise, à laquelle elle ne peut se dérober : il faut s’entraîner. Devenir meilleure. La première étape de cet exercice est d’améliorer sa maîtrise du Genjutsu. La blonde sait déjà comment déclencher une illusion, comment la propager et comment lui donner des effets spécifiques ; un bon départ, en somme. Néanmoins, ses connaissances se heurtent à un mur dès qu’il faut trouver une méthode pour s’extirper de ces illusions. C’est bien beau, de vouloir plonger quelqu’un dedans, mais s’il y a une contre-attaque, que fait Fûka ? Elle danse et attend que ça passe ? Non, non, non. Le monde ninja ne permet pas ce genre de bêtises. On peut être gentil et amusant dans Kiri – et encore, parfois ça se passe pas bien du tout – mais une fois en dehors, quand la guerre surviendra … Oh mais. La guerre vient directement de Kiri, c’est encore pire !

Fûka se concentre davantage, requinquée par cette sourde terreur qui l’assaille. Le principe du Kai est simple, elle l’a lu partout : il suffit de déverser une quantité de chakra dans le flux d’énergie qui est déjà perturbé. Ainsi, la perturbation initiale disparaîtra et libérera la victime du Genjutsu. Ça a l’air si simple, dit comme ça, mais c’est tellement plus compliqué, en réalité. Là, la Genin a beau être rouge de tentatives, rien ne va. Elle se blesse, se rate, s’énerve. C’est nul, nul, nul.

Le problème, avec la colère, c’est que quand on y succombe, on a beau essayer de faire n’importe quoi avec, rien ne va. Rien ne s’améliore jamais. La colère est un fléau à elle seule. Il ne faut jamais la laisser gagner du terrain, parce qu’on finit par … crier. Crier fort. Crier rageusement, à en avoir envie de tout foutre en l’air, tout abandonner pour repartir dessiner.

Oui mais elle ne peut pas abandonner. Elle ne le peut plus. Fûka se l’est promis. Elle inspire profondément et recommence. Ça ne fonctionne pas plus.

Les pas derrière elle la surprennent : trop concentrée, la blonde n’a pas fait attention à son environnement. La voix dans son dos lui cause un sursaut. Elle se retourne vivement, perturbée. Qu’est-ce que ? Que fait-il ? Que veut-il ? Que ? L’aider ? L’information fait le trajet jusqu’à son cerveau, suivie par les traits magnifiques de l’homme qui lui fait face. Ses cheveux blonds sont une merveille à eux seuls. Longs, soyeux, doux, ils lui donnent un air de Dieu d’une mythologie lointaine. Fûka reste un instant à le contempler. Chaque détail en lui est d’une grâce inégalable. Il est une beauté intouchable, parfaite, qu’on ne touche jamais de peur de la briser.

« Wow. »

La Genin ne bouge pas, absorbée par la longue contemplation de l’être qui vient de se montrer. Le plus intéressant, dans tout ça, c’est qu’il accepte de l’aider. Il se propose, plutôt. C’est encore mieux. Encore plus perturbant, certes, mais elle se sent plus honorée que jamais. Fûka déglutit, avant de revenir à elle.

« Oh, oui, excusez-moi. Un peu d’aide ne pourra pas me faire de mal … Ce serait très gentil de votre part, vraiment. »

Les traits fins de l’inconnu se gravent dans sa mémoire, glissés directement dans la catégorie : « à dessiner de toute urgence ». Elle se concentre pour ne pas complètement divaguer.

« Je m’appelle Fûka. Désolée si j’ai fait beaucoup de bruit. J’ai du mal à me montrer patiente quand je n’arrive pas à faire quelque chose qui a l’air aussi simple. »

Des excuses et une moue presque dépitée. Elle se désespère. Cet homme aurait peut-être préféré rester au calme, loin de cette étrange demoiselle incapable de réaliser un Kai. Enfin, il aurait pu ne rien faire et la laisser à son entraînement futile, mais il a choisi d’être là … Ouaip, autant l’admettre, hein, y a vraiment quelque chose de divin chez cet homme. C’est vraiment déroutant.

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Aditya
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Mer 26 Juin 2019 - 7:21
Pendant un long moment, Aditya demeura face à la demoiselle sans élever sa voix dans le flot de ses paroles. Désormais garant de toute son attention, ses pas arpentèrent le sol de cette salle avec une certaine curiosité devant cet air effarouché qu'elle arborait ; surprise, gêne, fascination se succédaient sur les traits de son visage, des émotions dont il ne pouvait que deviner l'origine.

L’ascèse s’avança de nouveau vers elle, laissant des brins d’or s’élever autour de sa silhouette à chacun de ses mouvements, tandis que son regard arpentait chacun des objets qui trônait au sein de cette pièce, et ce jusqu’à ce qu’il ne soit qu’à quelques pas de l’inconnue ; outre l’évidente abondance de matériels écoliers, un carnet de dessins trônait en maître ainsi ouvert sur quelques croquis rapides, presque passagers. Ses prunelles azurées revinrent affiner sur les traits de sa vis-à-vis lorsqu’elle lui susurra son nom d’une voix empreinte de l’ombre du dépit. Et alors qu'il s’adossait calmement contre l’un des pupitres, ses bras se croisèrent sur son torse, laissant les rayons solaires filtrer entre leurs deux silhouettes.

« Aditya. Enchanté, Fûka. »

Son ton se voulait apaisant. Chaleureux, peut-être. S’il avait tout d’abord été irrité d’être ainsi dérangé dans son exercice de méditation, la demoiselle semblait visiblement assez gênée par la situation pour prouver sa bonne foi ; quel intérêt y avait-il à lui faire des remontrances, si elle demeurait sous le joug de l’échec ? S'il se fiait à son minois, elle ne devait pas bien être plus âgée que Junko ; des joues arrondies par la candeur de l'enfance, des cheveux longs semblables aux siens, bien que leur éclat soit plus timide, réservé. En tirant ainsi sur le blanc, ils lui conféraient un aspect hors du temps, unique. Quant à ses iris, il lui semblait les avoir vu les observer lors de l'affrontement général qui s'était tenu au Grand Dojo, quelques jours plus tôt ; était-ce une coïncidence ?

« Tu ne devrais pas t’en faire pour ça. », glissa-t-il en désignant son bras du menton. « Nous avons chacun notre rythme pour apprendre, l’essentiel est que tu parviennes à un résultat qui te conviens. »

Son regard perçant s'attarda sur la demoiselle quelques secondes, détaillant les quelques indices laissés à sa portée quant à l'objet de ses frustrations.

« Si je ne me trompe pas… tu essayais de faire un Kai, n’est-ce pas ? »

C’était tout du moins la première impression qu’il avait eu en entrant dans cette salle ; quel autre art pourrait-il consister à s’infliger de tels électrochocs de chakra ? Ce faisant, il était évident qu'elle avait une technique des plus mauvaises pour y parvenir, si bien qu'à terme, elle risquait d'endommager ses tenketsus ; leur infliger une telle pression de manière récurrente était bien loin d'être conseillé, et représentait l'un des problèmes majeurs d'un entraînement trop poussé. Le blond délaissa un fin soupir avant qu'il n'échange de nouveau une œillade avec la jeune femme, dont l'éclat de ses mèches lui rappelaient ceux d'une enfant lunaire.

« Pourrais-tu me montrer comment tu procèdes ? »




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Dernière édition par Aditya le Sam 17 Aoû 2019 - 12:41, édité 1 fois
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Mar 16 Juil 2019 - 15:50

Éphémère illusion.


Aditya. Un nom peu commun, aux accents un peu étrangers. Fûka sourit. Il y a tout en lui qui appelle à un exotisme certain, qui lui montre un peu de ce monde extérieur. Son instinct lui dit qu'il n'est pas de Mizu. Il y vit, il y sert, mais il vient d'ailleurs. Et si cet ailleurs est rempli d'hommes comme lui, les femmes doivent être les plus heureuses du monde. Il émane de lui une aura particulière, qui impose le respect. Il a un charisme indéniable, suffisant pour que Fûka crève d'envie de tout arrêter pour lui dire de prendre la pose. Ainsi, l'univers militaire de Kiri dévoile bien des êtres fascinants, au physique qui ferait rougir l'adolescente.

Sa voix est d'une incroyable douceur. Contrairement à Jun, qui lui a appris le multi-clonage, Aditya fait preuve d'un grand respect. Il est plus avenant que charmeur, bien plus calme que le Yamanaka. Ce n'est pas un mal, qu'il soit aguicheur et sûr de lui, au contraire ; mais Fûka doit avouer que trouver quelqu'un de plus doux est ... rassurant, en un sens. Ses paroles abondent dans ce sens. Il est avenant. Le dépit de la dessinatrice s'efface petit à petit. C'est pas si grave, de se rater sur le début, tant qu'elle apprend, hum? Alors il ne faut pas s'en faire. Continuer à persévérer. Bon, peut-être pas en utilisant sa méthode, qui n'a que trop montré ses limites, mais en faisant différemment, peut-être que ça finira par fonctionner tout seul. Il ne faut pas perdre espoir ! Fûka hoche la tête, remotivée. Ce n'est qu'une débutante, se laisser harceler par ses échecs ne fera que la plomber. Autant prendre son envol et esquiver les balles de son mieux, puis se relever si le projectile la heurte. En tous les cas, la blonde décide de ne rien lâcher, de ne plus se laisser abattre.

La crinière dorée montre toute sa perspicacité en demandant à Fûka ce qu'elle faisait. Un Kai. Les signes ne peuvent pas tromper un ninja expérimenté, hein? Alors, quand elle deviendra meilleure, la Genin sera capable de dire quelle technique est employée par un autre shinobi? C'est un avantage certain, ça. Ou un doux rêve. M'enfin. Elle hoche une nouvelle fois la tête. Des tentatives ratées pour maîtriser un des arcanes les plus importants de l'illusionnisme. Mais tentatives quand même !

Lorsque le blond lui demande une démonstration, Fûka obtempère directement. S'il veut l'aider, il doit voir de quelle manière il s'y prend. C'est primordial. Sinon ils auront l'air idiots tous les deux, à se fixer dans le blanc des yeux. Bon, en un sens, la Genin n'en serait pas dérangée, il y a tant à regarder chez lui, tant de détails à capter, à mémoriser. Au fond, elle ne perdrait pas une seule seconde de sa contemplation, et les dessins qui en résulteraient seraient merveilleux. Fûka arque un sourcil, comprenant qu'elle s'est encore perdue dans une fascination totalement embarrassante.

▬ Oh ! Euh ! Oui, oui, évidemment.

La fameuse goutte de sueur sur les visages dessinés, voilà ce qui résume le mieux la blondinette. Elle se râcle la gorge un instant et se remet directement au travail. Ses difficultés à maintenir son attention finiront par lui coûter cher, un jour, la demoiselle le sait pertinemment. Mais ... Il est si difficile de ne ...

Fûka secoue la tête. Stop stop stop. Il faut se ressaisir. Elle se remet en position et concentre son chakra, pour le déverser et lancer ce qui devrait être un Kai. L'émanation bleutée apparaît, conformément à la théorie qu'elle a potassée, mais rien ne se passe. Après un instant, l'énergie se dissipe dans un claquement bruyant, infligeant une nouvelle blessure sur le bras de la Genin. Une grimace s'installe sur son visage.

▬ Meh. J'ai beau avoir toute la théorie en tête, la pratique me donne l'impression d'être une nouille cosmique.

Elle soupire. Le dépit, balayé par Aditya, est revenu au galop. Fûka n'aime pas sentir que ses capacités ne suffisent pas. Elle a la sensation de perdre, d'être nulle. Et, oh, que c'est dérangeant de se sentir mauvaise.

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Aditya
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Sam 17 Aoû 2019 - 13:18
Un nouveau sourire prend place sur le visage d’Aditya, à la lisière d’un doux rire réfréné. Cette jeune femme était pleine d’énergie sans pour autant l’épuiser dans des mouvements soudains ou rapides ; au contraire, cette énergie irradiait avec légèreté autour d’elle, et surtout avec simplicité. Et pour autant, son attention était restée toute entière focalisée sur ses gestes, contrairement à celle de la blonde qui semblait aussi diffuse que son caractère. Mais cela ne le dérangeait pas, quelle que soit la raison qui lui ôte sa concentration.

« Une nouille cosmique ? Rien que ça. », glissa-t-il d’une voix riante.

De là où il se trouvait, il pouvait aisément remarquer les marques légèrement rougies qui trônaient sur son avant-bras au travers des mèches dorées qui s’aventuraient sur son visage ; elles étaient le résultat d’une mauvaise utilisation de son chakra, certains de ses tenketsus ayant dû souffrir d’un tel apport dépourvu de contrôle. Pour autant, ses bras se décroisèrent de leur position d’origine lorsqu’il se redressa avec modération, juste assez pour pouvoir glisser sa main autour de la peau meurtrie de la demoiselle sans que son attitude ou sa silhouette ne revêtissent les traits quelconques d’une attitude menaçante.

« J’imagine que tu dois déjà savoir cela, mais l’intérêt principal d’un Genjutsu réside dans l’utilisation d’une illusion qui vient troubler notre flux de chakra ; celui-là même qui achemine la majorité de nos organes. »

D’une œillade, il s’assura que son attitude ne lui déplaise en rien avant de former un mudrā unique ; et seulement une fois cela fait, sa deuxième paume vint recouvrir l’espace laissé à nu. Une faible aura émeraude vint entourer ses doigts et se glisser sur le bras de sa vis-à-vis, entraînant avec elle une sensation de bien être passagère le temps que ces bleus ne soient qu’un mauvais souvenir.

« Et comme ton flux est connecté à ton cerveau, c’est à cet endroit que l’illusion prendra place. Si un ninja sensoriel venait à observer ton chakra lorsque tu en es prisonnière, il serait tout à fait différent que ce à quoi l’on aurait pu lui prêter en état normal ; son aspect serait beaucoup plus sauvage et incontrôlé. En quelques mots, il serait sous l’emprise d’un autre. Et en fonction du Genjutsu, t’en délivrer deviendra une tâche bien compliquée. »

Les lueurs vinrent se dissiper lentement autour de sa paume, la ramenant progressivement à son état normal tandis qu’elle glissait hors du bras de la demoiselle, laissant sa peau immaculée de toute blessure.

« Ta manière de faire ton Kai n’est pas mauvaise en soi. Tu as déjà compris que pour faire revenir ton chakra à son état d’origine, il faudrait le ramener à la raison par toi-même ; entre autres, lui faire une piqûre de rappel. Mais ton chakra est beaucoup trop diffus et tu en utilises trop à la fois, il me semble. Si tu avais continué comme ça, tes tenketsus auraient pu en souffrir. »

Sa voix se fit douce au rythme de leur échange, tentant de lui exposer les contraintes et dangers de ce à quoi elle s’afférait sans pour autant éveiller chez elle une quelconque panique ; s’il avait été à même d’effacer ces meurtrissures, aussi légères qu’elles furent, cela trahissait sans nul doute l’inquiétude dérisoire qu’elle devait leur porter. Mais mieux valait prévenir que guérir, après tout. La main qui avait délivré son avant-bras de son emprise vint se placer à ses côtés, tandis que sa consœur vint relever le pan de tissus qui voilaient sa peau légèrement tannée à la vue de Fûka. Et tandis que les rayons du soleil continuaient à abreuver la salle de leurs rayons chaleureux, Aditya poursuivit ses explications.

« Lorsque tu fais usage de ton chakra, tu fais forcément appel à l’un de tes tenketsus ; ces petits « trous » qui permettent à ton flux de s’extirper au-delà de ton corps – et par extension de ton système circulatoire – d’une quelconque manière. Et s’ils sont un point de sortie, ils peuvent aussi être un point de sortie. »

Sans un mot de plus, l’ascèse laissa son chakra s’éveiller autour de son avant-bras au-travers de légères diffusions, tout juste assez pour être visibles à l’œil nu mais tout de même peu concentrées, afin que l’on puisse déterminer d’où son flux provenait sans que ces points soient dissimulés derrière ce voile opaque.

« C’est pour cela qu’il est bien plus facile de rompre une illusion lorsque l’on sait piquer notre propre corps. Tu peux essayer, si tu le veux. Si tu ne concentre pas trop ton chakra et que tu le laisse s’évaporer au-delà de ta peau, tu devrais être en mesure de les voir par toi-même. Et si jamais tu maîtrises quelques illusions, tu peux tout aussi bien en user d’une sur moi, ce serait sûrement la meilleure manière de te montrer comment l’on procède dans ces cas-là. », glissa-t-il à son attention, un air serein trônant sur son visage.




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