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Remontons la fillière : Les combats de coqs Partie 2 [PV Sabaru]

Kurayami Zeref
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Jeu 20 Juin 2019 - 21:47
La Kenpei a accueilli de nouveaux éléments récemment. Bien entendu, si j’en fais mention, c’est que je l’ai moi-même rejointe, ce qui a fait naître en moi de nouveaux idéaux. Jusqu’ici, je ne m’étais intéressé qu’à moi et ma petite sœur, la seule personne qui comptait à mes yeux. Puis sont arrivées une quantité non négligeables d’existences dans ma vie qui ont suscité un intérêt. Si Kaelia se place bien au-dessus des autres, des personnes comme Reikan ou Akane occupent une place particulière dans mon cœur, de par notre appartenance à un clan de métamorphes. La plus jeune des deux est également ma Sensei, ainsi que ma rivale et une amie importante, en qui j’ai pleinement confiance. D’autres ont su me marquer, de différentes manières, comme mon ancienne professeure, Atsumi, qui était et reste une personne que je respecte, et qui traverse d’ailleurs une période assez sombre, pour ne pas dire complètement noire. L’un d’eux est une personne avec qui j’ai assisté à des choses assez choquantes, dans un hôtel qui organisait des concours de karaoké, et qui vendait des services illégaux. Kaguya Sesshu, un homme droit, du moins l’était-il à cette époque.

Un autre m’a marqué, et même si je ne le connaissais pas avant ce soir où nous avons assisté à la mort de Shaggymaru, il est évidemment la première personne à qui j’ai pensé pour ce que je compte accomplir. Nô Sabaru, lui et moi nous sommes rencontrés dans le sous-sol d’un restaurant, où se déroulaient des activités plus que suspectes, mettant en scène des coqs qui s’entretuaient. A l’époque, je ne m’y intéressais pas, mais désormais, j’ai un badge et des responsabilités, si bien que je me dois de remonter cette filière et la démanteler totalement. J’ai fait beaucoup de recherches, depuis le précédent lieu, mais il n’est pas question de le faire fermer pour l’instant, car cela rendrait la tâche de trouver les autres bien plus complexe. Il m’a fallu une semaine pour avoir ce que je voulais : les emplacements des clubs au quatre points cardinaux. D’après mes informations, nous étions à celui du nord de Kiri. J’ai désormais les emplacements des trois autres, mais il nous faut plus de données, ceux-là ne sont que des petits lieux placés à des points stratégiques, les gros poissons n’y baignent pas. J’ai donc donné rendez-vous à Sabaru au club du sud, qui se trouve dans un grand hangar désaffecté.

Arrivé sur place, je scrute les environs. Aucun bruit, le lieu semble vide, et ce n’est pas étonnant, ils doivent conserver une certaine discrétion. Quelques ivrognes se baladent aux abords d’une ruelle, s’éloignant du bâtiment, tandis que des personnes un peu trop joviales s’en approchent. Je les suis discrètement, et j’aperçois l’un d’eux qui pousse une poubelle, dévoilant un escalier qui descend sous les briques de l’entrepôt. La poubelle revient toute seule en place, après leur passage, procédé plutôt ingénieux, finalement. Je retourne alors dans la rue pour attendre mon compère, qui doit avoir la même envie que moi de découvrir le fin mot de l’histoire de ces combats de coqs clandestins.

Spoiler:
 

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Nō Sabaru
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Ven 21 Juin 2019 - 13:28

Ce soir-là, il s'était mis sur son trente-et-un. Sa tunique noire était repassée, son pantalon de même. Ses bottes étaient cirées, et les renforts métalliques au talon et à la pointe étaient lustrés. Ses cheveux, attachés à la nuque, étaient coiffés soigneusement. Il s'était même débarrassé des bandages couvrant ses avant-bras, ses blessures ayant suffisamment cicatrisées.

S'il était aussi soigneux, c'était parce qu'il avait rendez-vous, ce soir-là. Il remettait le couvert, avec les combats de coqs. Zeref l'avait contacté, le jugeant probablement assez compétent dans le domaine de la combatdecoqologie; ce qui lui rappelait étrangement une autre histoire à base de poulpes. Le point final de son attirail, un sabre flambant neuf, dans son fourreau noir de jais. La dernière acquisition du foudre de guerre. À expérimenter.

Le hangar, au sud. À l'opposé total du lieu de vie actuel du Nō. Cependant, soucieux de ne pas prendre de retard, il partit dès lors qu'il fut prêt. La traversée, comme à son habitude, s'opéra par la voie des airs. Une bonne bouffée d'air frais, avant de retrouver la douce odeur de la pièce probablement mal aérée où les coqs mouraient, déféquaient et se battaient.

En une poignée de minutes, il était dans le quartier désigné. Il longea les toitures en marchant plus posément, jusqu'à entrevoir Zeref dans l'une des rues adjacentes. D'un petit bond, il le rejoignit en contrebas.

« Alors, qu'as-tu encore découvert ? »

Question presque rhétorique. L'emplacement du club du sud ne devait pas lui être inconnu, s'il l'avait ainsi convié. En revanche, il se demandait sérieusement pourquoi ils devaient se rendre précisément à celui du sud. L'enquête, pour lui, s'était arrêtée il y a bien longtemps; le suicide de Shaggymaru, pour être exact. De l'eau avait coulé sous les ponts. Le loup, en revanche, semblait avoir continué de son côté.

En s'adonnant à ce genre de petites enquêtes, sans ordre de mission, le foudre de guerre se surprit à se demander si c'était là le quotidien qu'il aurait vécu, en acceptant l'offre de Yamamoto Nâam. Chasser des organisateurs de combats de coqs, ou encadrer des marmots en espérant faire des soldats d'eux, il avait choisi.

Soudain, un souvenir lui revint en un éclair. Sa mine s'éclaira un peu, malgré ses tentatives de se contenir.

« Tu crois qu'El Esbelto est là ? »

Pourquoi avait-il retenu le nom de ce coq ? Aucune idée. D'ailleurs, comment pouvait-il même être aussi certain qu'il soit encore en vie ?


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Sam 22 Juin 2019 - 17:02
Sabaru arrive sans trop tarder, ce qui indique bien qu'il est un homme ponctuel. Sa question est bateau, mais logique, après tout. Nous ne nous sommes pas revus depuis l'interrogatoire, et même si nous avons tous les deux participé à ce combat légendaire contre Sanbi et la Déesse, la Bête était tellement grande que nous n'avons même pas su que l'autre y était. Désormais, il est évident que le brun doit se poser des questions concernant mes raisons de continuer. Je commence par lui répondre, tout naturellement.

"Eh bien, tout d'abord, bonsoir, merci d'être venu. J'ai découvert plusieurs choses, en me servant des informations rapidement recueillies la dernière fois, notamment sur le fait que ce système sous-terrain de combats clandestins soit assez étendu. Concernant les coqs, il y a cinq points stratégiques, donc quatre qui sont assez connus. Le dernier est légendaire, parmi les amateurs, et son existence reste à prouver, d'où notre présence ici."

Je marque une pause, pour le laisser finir de parler, et le fait qu'il mentionne El Esbelto me fait faiblement sourire. Cet endroit n'est pas un choix anodin, et c'est d'ailleurs par là que j'ai commencé mes recherches pour trouver les clubs des quatre points cardinaux.

"Justement, El Esbelto est le champion ici. Il était intervenu au nord, la dernière fois, pour montrer sa puissance, d'après les fondus de ce "sport". Si j'ai choisi cet endroit, c'est parce que des rumeurs racontent qu'il va atteindre le nombre symbolique de cent victoires, s'il bat trois adversaires, et sera donc envoyé dans la plus grande arène. Nous devons sauter sur l'opportunité pour débusquer le lieu et ainsi faire tomber tout le réseau en une fois."

Je m'arrête là, estimant avoir tout dit à ce compère, qui en tant que simple shinobi n'a pas de raisons de m'aider. Je sors mon badge pour lui montrer que j'ai des raisons de faire cela, de mon côté, et j'embraye, le rangeant pour ne pas être vu par les regards indiscrets éventuels.

"J'agis de mon propre chef, mais au nom de la Kenpei. Ces activités ne font de mal à personne, en pratique, hormis ces pauvres bêtes, mais elles restent illégales. Si ce n'était que cela, je ne te ferais pas perdre ton temps ici, bien entendu. Une information m'a été relayée, ce réseau ferait parti d'un plus grand réseau, au sein de Kiri. La pègre serait une seule et même entité, et ainsi, en détruisant ces affaires là, je pourrais commencer à remonter un peu plus haut dans la criminalité du village. Tout cela n'est que pure théorie, les informations n'étant pas pleinement crédibles, mais je me dois de faire quelque chose pour ça... C'est le rôle de la police, de mettre fin à la criminalité."

Je prends peut-être un risque en mettant cela en avant, le Nō s'en moque sans doute, mais s'il a des valeurs similaires, il m'aidera au moins pour les coqs. Le reste, ce sera mon affaire, et je compte bien donner un grand coup dans cette fourmilière de la pègre de Kiri. Si je me débrouille bien, ce village sera plus sûr pour nous tous.



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Dim 23 Juin 2019 - 13:38

Le moins que l'on puisse dire, c'était bien que le loup noir avait du flair. Il avait poursuivi l'enquête, et pas qu'un peu. Il s'était plongé dans ces histoires de coqs de combat, et avait localisé quatre de leurs arènes. L'organisme qui se terrait derrière ces paris illégaux avait eu beau se montrer discret, il ne pouvait agir totalement dans l'ombre. Pour attirer les parieurs, il devait être un minimum accessible. Ils avaient probablement été vus quelques fois, par d'autres Kirijins — mais un groupe d'hommes rieurs et alcoolisés qui s'enfonçait dans un local abandonné n'avait rien de menaçant pour la Brume. D'autant plus lorsqu'on ignorait l'ampleur du réseau.

Ils avaient joué de malchance. Zeref avait été invité au Kenpei, et avait accepté, contrairement à Sabaru. Il avait à la fois la marge de manoeuvre nécessaire, et le devoir d'étouffer dans l'oeuf les magouilles de ces exploiteurs d'oiseaux de basse-cour.

« C'est une première piste à explorer, cette histoire de coqs de combat. Là où il y a pari et fluctuation d'argent, il y a forcément un exploitant malhonnête. Tu devrais trouver au moins un intervenant de la pègre, si pas plus. C'est le genre d'affaires qu'ils seraient sots de ne pas chapeauter. »

Il connaissait son rayon, sur les yakuza. Il avait eu affaire à de la corruption, lors d'une précédente mission, qui avait même touché le Kenpei. Tatsuzô était un nom qui lui était souvent revenu, mais il n'avait jamais croisé l'être en chair et en os.

« Je suis d'accord pour t'épauler, dans le cadre de cette affaire. Cela t'évitera d'avoir à briefer un de tes collègues. De plus, je n'aime pas l'idée qu'une puissance étrangère puisse s'enrichir au sein même de la Brume, sur le dos de nos concitoyens. »

La main postée sur le fourreau de son épée qu'il pouvait pas encore acheter dans la boutique fait chier, Sabaru lança un coup d'oeil dans la ruelle à la recherche de l'entrée de la cache. L'odeur de pâturages qui lui agressait le nez lui indiquait pourtant la présence toute proche des poulets les plus féroces du Yuukan. Masquant tant bien que mal son impatience, il lança un vif coup d'oeil à l'officier nouvellement promu.

« Ne tardons pas. S'il venait à arriver quelque chose à El Esbelto, nous devrons attendre l'arrivée d'un nouveau messie — une perte de temps considérable, en somme. »


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Kurayami Zeref
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Ven 12 Juil 2019 - 18:34
J'écoute avec une grande attention ce que dit Sabaru. Il n'est pas de la Kenpei, pourtant je l'ai choisi pour cette histoire. Les raisons sont simples, en fait, il était celui avec qui j'ai découvert cette histoire, et c'est d'ailleurs de cette façon que nous nous sommes rencontrés. Je doute, au fond de moi, qu'il soit réellement intéressé par ces histoires, mais le fait qu'il me réponde et qu'il soit venu me suffit à ne pas expliciter ces doutes. Après tout, il restera autant qu'il le voudra, même si à deux, tout sera forcément plus rapide. Les informations qu'il me donne sont importantes, bien que le contenu ne me soit pas totalement étranger, j'ai déjà réfléchi à la question. Certaines pistes, des détails qu'il émet, m'interpellent néanmoins. Le tout étant assimilé, je suis satisfait de savoir qu'il prend la chose à cœur. Le plan est maintenant l'étape suivante, car ce que nous avons pu dire juste avant n'était qu'une estimation et un résumé des nos données communes. Tout en attirant l'attention du Kirijin vers l'entrée que nous avons tous deux vue, je lui glisse les quelques instructions qu'il est préférable de suivre.

"Bien, une fois là-dessous, nous allons devoir nous fondre dans la masse. Si possible, il faut trouver le représentant dont tu as fait mention, et d'une façon où d'une autre, il nous faudra marquer El Esbelto s'il est bien envoyé au "Centre de tout". Enfin, toutes les informations sont bonnes à glaner, nous sommes plus au fait que la dernière fois, et je compte bien mettre un coup d'arrêt à la pègre, dans cette histoire. Les coqs, ça peut paraître risible, mais c'est mon point d'entrée dans le réseau. Je ne vais pas attendre que ce village sombre pour agir..."

N'en ajoutant pas plus, je me dirige vers la poubelle, que je décale en la poussant avec force. Le chemin s'ouvre à nous, et je ne prends pas la peine de m'assurer que le Nō suive mes traces, il le fera quoi qu'il arrive. Pour ma part, j'entre déjà dans ma mission, car s'en est une après tout. Descendant les marches, une par une, je dissimule une bonne partie de mon visage sous un masque que j'ai trouvé le matin même, au marché. Il est assez discret, sombre, et sans motifs. Dans ce genre de lieux, et nous avons pu le découvrir la dernière fois, les personnes ne souhaitant pas divulguer leur identité sont légion. Après tout, il doit y avoir bon nombre de notables, ici. Lorsque cette descente interminable cesse, je me retrouve devant une porte entrebâillée. Élargissant l'ouverture, je pénètre les lieux, dont le bruit est audible de l'extérieur. Des cris, de la joie, de la colère, un brouhaha dont la nature des sons est parfois indescriptible: nous ne sommes pas au mauvais endroit, et les choses sérieuses ont commencé. Me tournant une dernière fois vers mon acolyte, je lui glisse une dernière consigne:

"Séparons-nous, n'attirons pas l'attention inutilement. Si tout se passe comme prévu, on se retrouve ici-même après le dernier combat."

Et sans attendre de réponse, je m'enfonce dans la foule, partant sur la droite de la salle, tout en inspectant chaque recoin visible. D'un mudra discret, j'affecte la structure de mes yeux et de mes oreilles pour adopter ceux du loup. Mon masque permet de ne pas faire dépasser de formes étranges, et de cette manière, je peux discerner toutes les personnes assez proches de moi, même dans les recoins les plus sombres. Mon ouïe est également assez bonne pour entendre clairement les conversations des habitués, même en me tenant à bonne distance. D'une certaine façon, les enseignements de Reikan et Akane, depuis ma dernière visite dans ce genre de lieu, m'ont beaucoup aidé, et permis de devenir bien plus doué en enquêtes.

Le plafond est plat, et se trouve à environ trois mètres au-dessus de nos têtes. L'espace en lui-même est de forme sphérique, pour un diamètre d'environ quarante-cinq mètres, l'arène se trouvant en son centre, et représentant un bon neuvième de l'espace total. Les grilles qui l'entourent semblent solides, et je ne reconnais aucun des "combattants", El Esbelto n'est donc pas encore arrivé. Je me déplace entre les ivrognes et les brutes, jusqu'à me poser contre un mur, non loin de ce qu'on pourrait considérer comme le milieu du côté que j'ai choisi. Les choses dites dans un rayon de huit mètres autour de moi ne m'échappent pas, et je trie les informations petit à petit. Rien de bien fameux, rien d'intéressant, ou que je ne sache déjà. Un homme trompe sa femme avec la femme de son meilleur ami, un autre raconte qu'il était impuissant mais que le Rentanjutsu l'a sauvé, grâce à des pilules bleues qu'il agite. Puis certains racontent comment ils ont tabassé un pauvre gars parce que celui-ci a traversé la mauvaise rue à la mauvaise heure. Je suis sur le point de changer de point stratégique quand une discussion m'interpelle.

"Vous savez si Chojurô est là, aujourd'hui ? Après tout, il s'occupe toujours des affaires inter-clubs... Et l'arrivée d'El Esbelto, avec leur concept original pour cette soirée expérimentale, ça va forcément faire bouger les choses... On parle même d'adapter ça à des combats humains, si ça a du succès... Tu sais, le fameux..."

Un grand cri se fait entendre, alors que j'allais enfin obtenir quelque chose de nouveau. Le combat semble terminé, et je me rapproche légèrement, tout en restant à portée d'ouïe de ceux qui parlaient juste avant. J'observe l'arène, attentivement, ce qui me permet de voir que l'un des coqs est décapité, et que l'autre fait une danse assez étrange, que certaines personnes nomment la "danse du Loser". Mais ce n'est pas le plus étonnant, car un homme pénètre alors dans l'arène, suivi par deux autres qui vident les lieux des animaux. Le public semble en extase devant lui. Du haut de son mètre quatre-quinze, il semble être connu, et apprécié. Il est étonnamment musclé, et possède un certain charme.

Spoiler:
 

Lorsqu'il prend la parole, sa voix est tout à fait différente de ce à quoi je m'attendais. Un ton rassurant, presque jovial, et une façon de s'exprimer qui ne fait pas du tout penser à un représentant de la pègre. Son nom est murmuré, çà et là, voire parfois même dit haut et fort. Mais de toute façon, il finit même par se présenter...

"Bonsoooooir à tous ! Chojurô, pour servir ! Vous vous en doutez, si je suis ici, c'est pour introduire le plus grand champion de cette année, vainqueur ultime de CENT COMBATS, sans être blessé, ou presque. Mais ce soir, bien qu'il soit là, la victoire n'est pas assurée. En effet, il ne va pas affronter un coq... Oh, il ne va pas non plus en affronter deux. Il en affrontera ... QUINZE ! OUI, VOUS M'AVEZ BIEN ENTENDU ! Et pas à la suite, non non, tous en même temps. La seule chose à savoir, c'est que ces quinze là ne seront pas pour autant alliés. Nous avons créé ce concept: le BattleRoyal."


La foule exulte, hurle le nom de Chojurô, celui d'El Esbelto, et parfois même, des petits "Inja on t'aime" surviennent. Je reste stoïque, pour ma part. Le coq ultime et cet homme bien trop élégant et musclé sont donc nos cibles. J'espère que Sabaru a l'information, cette soirée s'annonce trop bien... Tellement bien, d'ailleurs, que j'en manque la présence de six personnes, positionnées tout autour de la pièce, à intervalle régulier, et habillées identiquement. Sans doute une garde rapprochée pour cet homme important, qui semble chapeauter tout ou partie des opérations des combats de coqs. Voyons donc ce BattleRoyal...

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Nō Sabaru
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Lun 12 Aoû 2019 - 15:14

Les combats de coqs, partie 2 || ft. Kurayami Zeref
L'objectif de leur incursion était double, mais dissociable. Pister El Esbelto jusqu'à la fameuse arène du centre, mettre la main sur un représentant de la pègre s'enrichissant sur le dos du petit Kirijin lambda. D'une façon où d'une autre, l'idéal était de subvenir à ces deux tâches, mais une petite voix susurrait au chūnin qu'il lui suffirait très certainement de capturer l'un des yakuza pour tout savoir, sous réserve qu'il ne se suicide pas comme les précédents. Le pistage du poulet était en quelque sorte un filet de sécurité, au cas où cela viendrait à se produire ; même si, cette fois, Sabaru ne laisserait pas le loisir à sa prise de se donner la mort.

Alors que son coéquipier s'engouffrait dans l'ouverture cachée par la poubelle, le Nō signait une unique fois, afin de métamorphoser son accoutrement et d'y apporter de menus changements. En tout et pour tout, il s'affubla d'un unique masque blanc et sans motifs, couvrant ses yeux et la moitié gauche de son faciès. Son épée s'était transformée en longue canne d'apparat, qu'il saisit et fit tourner prestement au creux de sa main. Ceci fait, il s'avança à son tour dans la pénombre, retenant un instant alors que l'odeur fétide de la poubelle venait lui titiller le nez. Derrière lui, elle coulissa automatiquement pour couvrir leur entrée dérobée, réduisant la lumière qui les baignait encore à l'état d'un simple filet, qui laissa vite place à la pénombre.

Comme lors de l'épisode du restaurant, ils entendirent et sentirent avant de voir. Cris d'animaux, d'hommes, d'hommes aux manières d'animaux et d'animaux s'adonnant aux jeux qui amusaient les hommes. L'odeur de sueur rance, de jus de poubelle - qui avait du dégouliner de leur "porte" -, d'alcool et de poulailler leur indiquait qu'ils ne s'étaient pas trompés, puis les accueillit de plein fouet lorsqu'ils émergèrent enfin dans la pièce.

Séparons-nous. D'accord. Les instructions étaient cohérentes. À deux, ils couvriraient plus d'espace, diversifieraient leurs champs de vision et capteraient plus de racontars juteux. L'usage du clonage aurait été intéressant, mais l'arrivée subite de six hommes aurait définitivement attiré l'attention sur eux. Quand Zeref bifurqua à droite, Sabaru partit à gauche, se glissant dans la foule et jouant des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à la cage aux coqs.

Sans sensorialité, sans ouïe spécialement aiguisée, il ne perçut que ce qu'on voulait bien laisser entendre - ou ce qu'on voulait dire tout bas, mais que la boisson laissait glisser sur le ton de la discussion - : des histoires, plus ou moins sordides, d'hommes du peuple. Quelques délinquants ternissaient le tableau, mais il n'était pas question de crime organisé. Les yakuza qui avaient réussi à se glisser dans Kiri n'allaient certainement pas discuter de leurs petites affaires à voix haute, sous le coup de l'alcool. Ils étaient habituellement ceux qui fournissaient la boisson, pas ceux qui s'enivraient dans la marée humaine. Il n'y avait pas de petit profit, même si ce genre de soirées devait brasser gros.

Chojurô ; c'était le nom de l'homme qui fit irruption dans l'arène, alors que le précédent combat se terminait sur un bilan sanguinolent. Sans se faire prier, il s'annonça, et s'accapara l'attention de la foule pour les a préparer au prochain combat, qui ferait participer le champion - El Esbelto, donc. Celui qu'ils devraient pister, marquer si l'on reprenait les mots du jeune agent de la police de la Brume. Au vu du brouhaha, de l'expression et des messes basses qu'il pût capter, le Kirijin se rendit vite compte que le fameux Chojurô était au moins aussi connu que son poulain à la crête aiguisée. Une cible, enfin.

« ... en affrontera... QUINZE ! OUI, VOUS M'AVEZ BIEN ENTENDU ! Et pas à la suite, non non, tous en même temps. La seule chose à savoir, c'est que ces quinze là ne seront pas pour autant alliés. Nous avons créé ce concept: le BattleRoyal. » Ce sont ces mots qui tirèrent le foudre de guerre de ses réflexions. Quinze ? Est-ce une blague ? Cela réduit drastiquement ses chances de s'en tirer en un seul morceau. Je doute que ses adversaires aient la jugeote de se liguer contre lui, mais ça reste... critique.

L'animateur se retira, et attira par la même occasion l'attention du chūnin sur ses accompagnateurs en uniforme. Étaient-ils apparus avec son arrivée, ou les avait-il manqués ? Toujours était-il qu'ils avaient profité à merveille de l'animation des lieux pour se fondre dans le décor, et encercler les lieux.

Assez vite, l'arène se remplit. Les préparatifs du BattleRoyal battaient leur plein : un petit groupe d'hommes était entré, avec des brouettes, et s'était mis à créer un véritable champ de bataille miniature, à base de collines et de tranchées. D'autres disposaient de petites cabanes en bois, où ils cachèrent tout un tas d'objets saugrenus. Des fourchettes, des kunaïs, des pots emplis d'une gelée bleuâtre presque phosphorescente. Au-dessus de l'arène, un large câble étai tiré, tendu à l'extrême et reliant le mur du fond à une trappe proche du plafond à l'opposé de la pièce. En croisant le regard d'autres « amateurs », le shinobi se rendit rapidement compte que tous étaient aussi perdus que lui.

« Chers amis. » La voix de Chojurô émergea du brouhaha, claire. Il se tenait debout sur une haute estrade, dépassant de sa haute sature la limite des grilles qui formaient l'arène des coqs. « Le BattleRoyal va pouvoir commencer ! Vous allez pouvoir faire vos jeux, et assister à la chute - ou au sacre ?! - de El Esbelto ! » À ses mots, certains membres de l'assemblée se mirent en mouvement, se retournant vers le public. Sans doute étaient-ils chargés de relever les paris. « Trois, deux, un... lâchez le Battle Bus ! »

Et soudain, une cacophonie sans nom s'éprit des lieux. La trappe à laquelle était fixé le câble s'ouvrit, libérant une énorme caisse peinte en bleue et équipée de roulettes. Roulettes proprement inutiles, puisque l'étrange engin se mit à glisser le long du câble, équipé d'un système de tyrolienne sophistiqué. À l'intérieur, les poulets beuglaient, très visiblement effrayés. L'étaient-ils à cause du fameux Battle Bus, ou étaient-ils juste conscients qu'on les jetait dans une arène d'où un seul d'entre eux sortirait en vie ? Toujours est-il qu'à mesure qu'il avançait, l'étrange véhicule larguait la volaille, stockée dans 16 compartiments distincts, dans l'arène.

Certains planaient pour se poser instinctivement à des endroits stratégiques, d'autres se contentaient de se laisser tomber là où on les avait lâchés. L'un d'entre eux s'écrasa tout droit sur le sol comme une pierre, et ne se releva pas immédiatement. Sans doute avait-il eu du mal à gérer la pression. De l'autre côté de la pièce, près de Zeref, un type se mit à crier, présentant chaque concurrent en exagérant volontairement ses points forts ou points faibles, sans doute pour orienter les jeux. De son côté, Sabaru n'eut pas le loisir d'apprécier la prestation, puisqu'il fut vite abordé par l'un des hommes de Chojurô.

Aresshi:
 

« Hé, psst, t'es friqué toi nan ? » L'homme, penché vers lui avec une mine pour le moins inquiétante, l'empêcha presque de voir l'atterrissage majestueux d'El Esbelto. Suivant son regard, le gredin aux lunettes colorées afficha un large sourire difforme, avant de reprendre la parole. « Ha ha, ouais, ouais ! T'as bien raison d'être venu pour El Esbelto. Il est en super forme aujourd'hui ; et personne t'as dit ça, capice ? » Dans un grognement, il leva la main, attendant la mise du Nō.

« Tu imagines bien que je n'aurais aucun intérêt à répéter ça. » D'un coup, le chūnin écrasa une liasse de billets dans la main du gredin, qui haussa même les sourcils en voyant la somme qu'il lui mettait entre les mains. Comme un voleur, le type s'éclipsa dans la foule, ne laissant pas la moindre occasion au shinobi sous couverture de retirer son offre. À nouveau seul, Sabaru se fendit d'un sourire mauvais ; quelque chose devait clocher avec le champion, pour que ce type vienne lui faire ce genre de commentaires. Il tricherait lui-même, pour assurer sa victoire.

Et dire qu'à l'origine, la victoire du coq n'était qu'un filet de sûreté pour lui...



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Dim 13 Oct 2019 - 12:08
La scène est chaotique. Il y a des blessés de toutes parts, le toit est désormais un trou béant mais je ne perds pas ma cible de vue. Il n'y a que lui, son coq, et la sortie improvisée. Je ne sais pas où est Sabaru, mais je doute qu'un ninja de son niveau puisse avoir péri à cause de cette simple explosion. Les amateurs de combats de coqs gémissent, ceux qui sont indemnes fuient par tous les moyens, et certains commencent déjà à mourir. Un vrai carnage, en plein milieu du village, encore une fois. Je regrde autour de moi, je peux voir clairement trois des gardes à terre, dont un avec une grosse tache rouge au milieu du torse. Je ne perds pas une seconde, je sais pourquoi je suis ici. Alors je prends Chôjuro en chasse, il faut que je le capture vivant...

Environ une heure avant...

Le combat est sur le point de commencer, et à en croire les acclamations, mêlées à l'incompréhension, tout ceci semble assez unique en son genre. Je reste concentré, cela dit, sur les gardes. L'un d'entre eux se trouve vraiment très proche de moi, et je peux en apercevoir deux autres assez distinctement, mais pour le reste, ce sera simplement l'affaire du Nō. Maintenant que l'ennemi public numéro un de cette affaire est apparu, je ne détourne plus mon attention de lui. Il est présent, et s'avère être ma cible, même si l'animal à plumes reste dans mon collimateur. Est-ce qu'il est puissant, cet organisateur ? Probablement, sinon il n'inspirerait pas un tel respect. Mais le spectacle me coupe dans mes pensées, et déjà les seize participants se regardent, prêts à bondir. Certains semblent timides, d'autres excités, et on peut même deviner de la hargne dans les tremblements de deux d'entre eux. El Esbelto, quant à lui, est très calme, il ne montre aucun sentiment en particulier, et n'émet qu'une aura de puissance et de grand calme. Je le décrirais d'ailleurs comme la force tranquille, si l'on me demandait un avis.

"Et c'eeeeeeest PARTI !"

Le top départ donné, les plans sont déjà assez clairs. Sept des coqs présents bondissent vers le futur champion. Comme s'ils étaient organisés, l'un d'entre eux crachat une sorte de gros mollard, que le svelte évite d'un pas de côté, mais ce n'est pas tout, car deux des participants arrivent déjà sur ses flancs, avec une vitesse presque comparable à la sienne. D'un battement d'aile, ils font apparaître du fil de fer, qui vient limiter la zone où peut se mouvoir l'animal. On peut deviner un léger scepticisme dans son attitude, et ses chances de victoires commencent à descendre assez drastiquement. Mais il ne se laisse pas abattre, c'est le plus fort ici, et il le sait. En se contorsionnant, il ne perd que quelques plumes et gouttes de sang en se défaisant de ce piège mortel. En un instant, il se place au niveau du plus proche des deux courageux, et lui prise le cou par le biais de son bec. Il tourne le dos au second, en faisant cela, et celui-ci en profite pour tenter un double coup de pied rotatif inversé - attaque très compliquée à maîtriser - qui n'aboutira jamais. En effet, en plus de ses capacités physiques le plaçant au-dessus des bêtes de son espèce, El Esbelto est également doté d'une intelligence comparable à celle des hommes. Il a à cet instant attrapé le fil de sa première victime, et en tirant d'un coup, il fait trébucher et saigner celui qui a tenté de le prendre en traître. Sans même se retourner, il se jette en arrière, et vient lui écraser le crâne avec son "coude"... Enfin, disons plutôt son aile, dans le cas présent. Un deuxième mort, mais il semblerait que les cinq autres ont prévu le coup, et l'encerclement est désormais total. A environ un mètre les uns des autres, les cinq larrons coupent toute retraite au plus fort.

Une situation insurmontable pour n'importe quel coq, mais que dire du svelte ? Il n'est pas n'importe quel coq, il est le monstre qui a battu tous ceux qui lui ont fait face. Beaucoup disent, autour de moi en tout cas, qu'il est le digne héritier d'El Mordaz, dit "Le Cinglant". Pour faire simple, cette volaille est le plus puissant coq jamais présenté au sein des tournois, et il a plus perduré que la durée de vie normale d'un tel animal, ce qui est un exploit hors normes. Enfin, revenons à notre coq, et comprenons comment il a réussi à se défaire de cela. Alors que deux de ses ennemis lui crachent dessus, il tente un mouvement, mais deux autres se rapprochent, balançant des plumes très aiguisées pour l'obliger à être touché par les crachats. Il est alors totalement aveuglé, et les bêtes à bec émettent des rictus assez horribles. Je ressens un peu de chagrin pour lui, très brièvement, mais sa réaction semble en totale contradiction avec l'avis général : il fait mine de s'assoir, et lève les ailes, comme pour méditer. Les cinq l'entourant semblent agacés, et un premier saute, armé d'une plume tranchante - allez savoir comment ils font cela - pour l'éliminer. Mes yeux me trahissent, car je suis bien incapable de voir ce qu'il se passe alors. Mais le coq assaillant se retrouve de l'autre côté d'El Esbelto, à peu près à la même distance que celle d'avant son assaut, mais sa plume n'est plus là. Se redressant, la bête laisse ressortir une aura étrange. Pour l'avoir déjà vue une fois, je suis totalement subjugué. Comment un simple coq peut ouvrir l'une des huit portes célestes ? C'est du jamais vu.

Je suis pressé de voir la suite, mais si aucun n'a de capacités shinobi, alors le résultat est évident. Ma concentration est totalement détournée lorsqu’une main se pose fermement sur mon épaule. Je détourne mon regard, et aperçois le garde qui se trouvait assez près de moi, qui semble à la fois content et concentré. Je ne peux pas en placer une, que déjà il prend la parole.

« Vous pensiez que l’on ne vous reconnaîtrait pas, monsieur le héros de Mizu ? Je vous prie de ne pas causer de trouble, nous allons nous occuper de vous ailleurs. »

Mon esprit pense à plusieurs fins pour ce moment, mais je ne peux me permettre de le laisser dévoiler ma présence, ni semer le chaos ici. Dans très peu de temps, le BattleRoyal sera terminé, et je dois prendre en filature les deux cibles. Je saisis alors un kunaï, dans un mouvement très fluide, et tout en répondant au garde, je lui transperce l’abdomen :

« Désolé, mais je ne peux pas vous laisser causer de trouble ici… »

Il gémit, mais mon mouvement étant assez incisif, il n’a pas le temps de hurler. Et l’ambiance est tellement électrique qu’il n’aurait pas pu alerter grand monde, de toutes façons. Je retire ma lame et la range discrètement, avant de pousser son corps sur une chaise, non loin de là. La plupart des badauds sont obnubilés par le spectacle de l’arène, et plus personne ne regarde à l’arrière de la salle. Je m’éloigne alors du cadavre, poussant certaines personnes pour me frayer un chemin, jusqu’à me positionner dans l’angle mort d’un second garde. Quand mon attention revient sur l’arène, il ne reste que deux coqs, un étant en sang, et le second totalement essoufflé. L’utilisation des portes a un contrecoup très violent, même pour quelqu’un d’expérimenté, et ici on parle d’un animal, alors il est forcément à bout de forces. Je comprends assez vite qu’El Esbelto a éliminé les cinq qui l’entouraient en un instant, avant de tuer un à un les huit autres, mais le dernier est trop résistant, et bien qu’en chemin vers la mort, il tient encore debout. Un « genou » à terre, l’utilisateur du Hachimon regarde son adversaire s’approcher de lui, très lentement, et mon attention est tellement dirigée vers l’animal que je n’aperçois par le troisième garde de ma zone courir vers Chôjuro pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. En fait, c’est quand le garde à côté de moi commence à s’agiter que je comprends que tout va mal se passer. Il glisse un œil vers ma personne, et je ne perds pas une seconde pour sauter sur lui, alors qu’il est de dos, afin de lui enfoncer mon coude dans la colonne vertébrale. La force est telle qu’il perd connaissance directement. Je dois vite rejoindre le chef, sinon il risque de partir. Mais le troisième garde vient opposer une grande résistance, en se plaçant juste devant moi, armé d’un katana. La foule commence alors à hurler, camouflant un cri dans mon dos d’une personne qui a dû trouver le cadavre. La situation commence à m’échapper, et je prie intérieurement pour que Sabaru ait réussi à mettre les trois gardes de son côté hors d’état de nuire.

Faisant tournoyer mon kunaï sur mon index, je jette un regard instinctif vers l’arène, pour constater de la victoire du favori, qui semble avoir attraper le cœur de son ennemi avec son bec, d’une façon magistrale, avant de l’arracher de son corps encore chaud. Ce moment de curiosité laisse le temps au membre de la pègre de bondir, et je parviens tout juste à dévier sa lame, qui m’entaille tout de même l’épaule. Je recule alors assez vite. Le combat a duré un certain temps, et je ne sais pas vraiment s’il m’en reste beaucoup pour ne pas faire échouer cette enquête. Je charge donc celui qui a tenté de me tuer, tout en lançant mon projectile vers sa tête. En un instant, je change alors de forme, tout en me faufilant sous les tables et derrière les quelques alcooliques parieurs qui n’ont pas encore dégagé la zone. Mon arme est contrée sans trop de difficultés, mais je m’en sers comme une indication : il n’a pas bougé pour l’esquiver. Me souvenant de son emplacement précédent, je surgis dans son dos et mords avec une grande force dans son bras dominant. Il lâche ainsi son arme, et tout en reprenant force humaine, je l’intercepte. Je viens ensuite la placer sous sa gorge, et je me tourne vers Chôjuro.

« Rends-toi, criminel, ou je l’élimine sur place. »

Un grand sourire se dessine sur son visage. Ce même sourire qu’ont les criminels qui se savent intouchables. A cet instant, rien ne me disait qu’il était doté de pouvoirs particuliers, mais ses lèvres bougèrent, et il effectua un mûdra.

« KATSU ! »

Le garde que je tiens commence à s’illuminer, et par réflexe je l’envoie directement vers le plafond, le plus loin possible de moi. L’explosion est assez puissante, et elle est accompagnée par une seconde, puis une troisième, qui commencent à détruire entièrement les lieux. Le toit s’écroule sur les gens, ce qui cause un terrible chaos…

Retour au présent…

Je saute rapidement sur les décombres devant moi, pour atteindre le trou béant dans le plafond et me mettre en quête de ma cible. Je ne doute pas que Sabaru a réussi à s’en sortir, il est très doué après tout, et aussi incroyablement malin, ça se voit dès le premier coup d’œil. C’est donc sans crainte pour lui que je suis les traces de Chôjuro, notamment grâce à mon flair. Je me rapproche à grande vitesse de sa présence, jusqu’à le voir, en hauteur, sur un bâtiment imposant. Il m’est difficile de bien voir d’aussi bas, mais je devine qu’il sourit. Où se trouve El Esbelto, qui était dans ses bras juste avant ? Cela ne me dit rien qui vaille. J’utilise mon ouïe canine pour anticiper un mouvement quelconque, et je peux discerner quelque chose sur ma gauche. Mes yeux changent à leur tour, adoptant un trait particulier du loup qui lui permet de voir dans le noir. De l’argile, à première vue, se trouve sur le mur à un mètre de moi. Un vif regard vers l’homme en hauteur me permet de voir son mûdra. Je tente une esquive désespérée lorsque son « Katsu » se fait entendre. L’explosion est violente, et le souffle me fait reculer de cinq bons mètres, mon envol étant stoppé net par une poubelle se trouvant par ici. La douleur est grande, mais je ne relâche pas mon attention. Le bruit n’était pas lié à cette matière, il s’agissait bien du coq, prêt à me faire la peau. Sortant de la fumée, la bête à plumes arrive droit sur moi, à une vitesse frôlant l’indécence, une patte levée devant lui. Je m’écarte sur ma gauche, très vite, et il pulvérise la poubelle sur laquelle j’étais adossé juste avant. Il a donc réactivé la première porte, mais je suis toujours persuadé qu’il est déjà au-delà de ses limites corporelles. En fait, ça se voit même très bien, il ne fait ça que pour gagner du temps, et ça marche puisque son maître commence à prendre la fuite. D’un puissant bond, je réduis la distance me séparant de ma proie, et je gravis le bâtiment tout aussi vite. Arrivé sur le toit, je sens mes poils se hérisser, et par réflexe, je me retourne pour ne pas offrir mon dos à ce maudit animal. Mes bras en opposition, j’encaisse le choc et la distance que je parcours est affolante. Le bâtiment est assez étendu, et je me retrouve pratiquement à tomber de l’autre côté. Plus inquiétant, le craquement entendu n’est pas anodin : au moins l’un de bras est brisé en plusieurs endroits, et l’autre bien affaibli.

Le coq n’en a pas fini pour autant. Avançant avec grand peine, je peux capter sa respiration saccadée. De mon côté, je me remets sur mes pieds, ayant grand mal à garder une posture humble pour lui faire face. Ma plus grosse erreur aura été de foncer tête baissée, et de tourner le dos à un adversaire assez puissant. Le voilà maintenant à trois mètres de moi. Il prend appui sur ses deux pattes, puis se propulse vers moi. Cependant, il semble arrivé au bout de ses forces, et son bond est ridicule. Il lui suffit à se rapprocher de moi, assez proche pour que je n’aie qu’à lever une jambe, puis à la faire redescendre pour l’achever contre la toiture. Aucun cri étouffé, pas de râle d’agonie : il était sans doute déjà mort, dans les airs. Ne perdant pas une minute, j’active tous mes sens pour retrouver Chôjuro. Il ne me faut pas longtemps pour le sentir, et je bondis plusieurs fois pour le rattraper, encore. La douleur dans mon bras me lancine, je suis à deux doigts de l’évanouissement, mais je n’abandonne pas. C’est seulement au moment où je me tiens à quelques mètres de lui, au détour d’une ruelle, que je sens autre chose dans l’air.

« Bien, tu es tombé dans mon piège imbécile. Maintenant, tu ne ressortiras plus jamais d’ici, cette ruelle sera ton tombeau. »

Tout se déroule ensuite en un éclair. Il lève un bras, prononce l’incantation fatidique, et sans que je ne comprenne ce qu’il se passe, je vois son bras voler, détaché du reste de son corps, et je me retrouve comme propulsé, ou plutôt transporté, en dehors de ce piège mortel. L’explosion retentit, manquant de me briser les tympans, et je perds connaissance.

Quelques heures ont passé ensuite, et je me réveille dans un lit d’hôpital.

J’ouvre les yeux avec difficulté, je sens à peine les douleurs qui me tenaient avant de perdre connaissance, mais je me rends vite compte que je suis bien vivant. Devant mon lit se tient un homme, apparemment enchanté que je reprenne conscience.

« Kurayami Zeref, jeune pousse de la Kenpei. Vous avez mis votre nez dans des affaires dangereuses, une chance que vous ayez survécu. L’homme que vous poursuiviez a pu s’enfuir, mais nous avons au moins emporté un souvenir de lui. Je vous laisse à votre repos. »

Il disparaît en un instant, et je me dis que sa tête ne m’est pas inconnue. Probablement un capitaine, et il m’a sauvé, tout en tranchant le bras de Chôjuro. Je commence à me rendormir, me disant qu’il faudra que je fasse un rapport détaillé à la Kenpei, quand je sortirai de ce bâtiment…


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