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IS-A-MI (Shimi)


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Lun 1 Juil 2019 - 22:34
Je tournais en rond dans ma chambre, j'étais vraiment trop trop stressé. Oui, aujourd'hui, j'avais décidé de faire quelque chose qui me pesait pas mal sur l'estomac ces derniers temps. Je ne parlais pas d'un séjour mouvementé aux WC hein mais de quelque chose de bien plus sérieux. Je devais voir une personne que je n'avais pas vu depuis longtemps... à cette personne... bah... je lui avais fait une promesse et finalement, j'étais encore bien loin du compte.

À côté de ça, je me sentais super coupable, des fois je n'en dormais pas. La mort d'Isasa-chan, c'était aussi de ma faute. Je le voyais comme ça, si j'avais été plus fort durant notre combat je l'aurais sûrement sauvé... Si j'avais ne serait-ce que atteint ma cible avec l'effet de surprise... peut-être qu'il serait en vie. Ma faiblesse me hantait, franchement. Pour moi c'était dur à vivre, je n'y pensais pas tout le temps mais à chaque fois que je repensais à la défaite, au Teikoku, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir une pensée pour lui et bien sûr... ça me ramenait inévitablement à mon manque de puissance.

Je rêvais d'être le prochain Shinobi Zero mais j'étais encore bien loin du compte, ce n'était que la triste réalité. Raaaah je ne faisais que me morfondre, ce n'était pas mon genre, pas du tout même mais le fait de la voir et de lui expliquer ça... c'était trop compliqué à gérer pour moi.

« Bon allez, je me lance ! »

Dis-je en tapant mes deux joues avec mes mains à plusieurs reprises et franchement, je m'étais fait mal ! Je voulais faire genre de me réveiller, de me donner du courage mais maintenant j'avais les joues qui me picotaient, nickel !

Décidé, je pris la route en direction du domicile de Shimi-chan. Je m'étais un peu quand même beaucoup pas mal renseigné à son sujet avant, du coup j'avais pu trouver sa maison et je savais à peu prêt quand je pouvais la trouver. Au début j'avais pensé à lui envoyer une invitation avec mon araignée majordome nommée Alfred-san mais bon, il m'avait dit « Je ne suis pas habilité pour ce genre de choses Aya-sama, roi des araignées. » Peut-être qu'il n'avait pas dit « Aya-sama » ni « roi des araignées » mais l'idée y était.

Après quelques minutes, de marche, j'étais maintenant chez elle. Pour l'occasion, je m'étais habillé en noir, histoire de ne pas faire trop le joyeux foufou Aya-kun qu'elle pouvait connaître.

Je stressais troooooop, j'avais une méga gigante boule au ventre. Une mauvaise -très mauvaise- idée me passa par l'esprit : partir. C'était un peu lâche... pas mon genre mais... c'était la peur qui me dictait cette mauvaise pensée. J'étais venu ici pour une raison, m'excuser et maintenant que j'étais là, malgré la peur, je devais le faire.

Mon courage à deux mains, je me mis à taper à sa porte. Avec la stress, j'avais utilisé ma tête, c'était bizarre, je faisais un peu n'importe quoi dans cet état. Du coup je devais être mignon avec la tête d'ange et mon front tout rouge, et merciiiii !

« Salut Shimi-chan... »

J'avais aussitôt baissé le haut de mon corps, ne voulant pas croiser son regard.

« Je... je... suis désolé.. vraiment désolé ! Pour Isasa-chan ; J'ai combattu à ses côtés mais... je n'ai pas été à la hauteur... c'est... c'est... »

Ouch c'était compliqué à balancer ça !

« C'est de ma faute s'il est mort ! »


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Mar 2 Juil 2019 - 10:46
« Tu t’es réveillée, ma petite ? »
Tu le regardais avec un regard sombre : non, tu ne l’aimais pas.
« Arrête, Isami ! Tu vas le blesser ! »
« FERME TA GUEULE ! »

Devant tant de méchanceté que tu avais du mal à comprendre, tu ressentais l’envie de te replier sur toi-même et de laisser tes lèvres trembler.
« Je n’ai pas le temps pour tes enfantillages, demain sors-toi les pouces du cul, sinon je mettrai fin personnellement à ta carrière de kunoichi. Kumo n’a pas besoin d’un poids supplémentaire… »
Tu faisais tout ton possible pour apprécier Isami, parce que tu étais sûre qu’il avait un bon fond… mais c’était dur.
« Isami. »
« Dis-moi tout ce que tu sais faire. »

Pas que tu ne l’aimais pas… mais… oh, et puis zut ! tu ne l’aimais pas, et lui non plus !

Choc.
« Kondō Isami est décédé lors de la guerre. Mes plus sincères condoléances. »
Déni.
« Vous mentez. »
Marchandage.
« S’il revient, je ferai des efforts. »
Tristesse.


« ISAMI ! »
Tu te redressas vivement, toi qui venais de hurler ce prénom maudit. Larmes aux yeux, lèvres tremblantes, souffle saccadé, tu étais dans un état pitoyable. Immenses cernes sous les yeux, teint livide, yeux injectés de sang. Tu me fais pitié, ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie ; pourquoi souffres-tu tant de sa mort ? Tu le détestais ! Et c’était pourquoi tu étais triste ; il était le seul que tu détestais.
Tu avais mis du temps à pleurer sa mort. Pour tout dire, tu n’y avais d’abord pas cru. Tu avais regardé la personne te l’ayant annoncée comme si elle était folle ; comme si elle faisait une blague de mauvais goût. Puis tu avais tenté de marchander – avec qui ? Kami ? – ; dit que, s’il revenait, tu ferais des efforts. Tu étais prête à devenir plus gentille, plus forte, moins énervante, de ne plus être un boulet à sa cheville.
Tu avais mis du temps à pleurer sa mort. Mais à présent, tu la pleurais tous les jours. Tu déprimais, mangeais moins, perdais de ton poids en trop (qui te rendait pourtant si adorable), pleurais, vacillais entre insomnie et hypersomnie. Et je ne te reconnais plus. Où est passée la Shimi joyeuse qui se croyait libre ? qui croquait la vie à pleines dents ? qui étais maladroite, rougissais parfois pour un rien, souhaitais protéger son béguin plus que tout au monde ? La Shimi qui avait de l’espoir.

Un souffle tremblant t’échappa, tandis que tu te recroquevillais sur toi-même. La porte de ta chambre s’ouvrit sur ta mère : bien coiffée, ses longs cheveux blonds reposant sur son épaule, ses yeux bleus si différents des tiens, son teint rosé, sa posture droite ; son visage doux, si doux.
« Tout va bien, ma chérie ? », demanda-t-elle d’un ton inquiet, ses sourcils plissés d’angoisse.
Ta seule réponse fut :
« Oui. »
Dite d’une voix rocailleuse, éraillée par les pleurs, sortie de ta bouche pâteuse aux lèvres gercées.
Ta mère fronça ses sourcils clairs. Elle s’approcha, doucement ; tu lui tournas à moitié le dos pour lui faire comprendre que tu n’étais pas d’humeur à parler. Encore moins de ça. Elle ne pourrait pas comprendre.
« … D’accord. », finit-elle par dire.
Tu sentis la blessure dans sa voix.

La porte claqua avec douceur.

Tu ramenas tes genoux contre ta poitrine, entouras tes mollets de tes bras, agrippas ta main gauche du bout des doigts. Tu ne voulais pas sortir. Tu ne voulais voir personne ; pas même Ayano, ton ami – le seul –, celui qui était resté à Kumo pour tu-ne-savais-quelle raison. Sa famille, peut-être ? Il t’en avait déjà parlé, assez rapidement, il te semblait.
Tu posas ta tête sur tes genoux ; tu détestais le penser, mais Isami te manquait terriblement. Tu voulais le voir. Tu voulais le toucher – lui mettre une grosse claque, soyons claires. Tu voulais qu’il te parle – qu’il t’insulte, chérie.
« Isami… », geignis-tu en resserrant ta prise sur toi-même.

« Shimi ! »
Un soupir agacé t’échappa lorsque tu entendis la voix de ton père. Ne pouvait-on pas te laisser faire ton deuil en paix ? Vivement, tu rabattis la couette ; et voilà, tu étais irritée. Toujours en pyjama – il se composait d’un haut à manches longues vert pastel et d’un pantalon de la même couleur –, tu ouvris la porte et descendis les escaliers quatre à quatre. Une fois arrivée en bas, tu lanças un regard furieux à ton père ; ce dernier te répondit d’un air innocent :
« Il y a quelqu’un à la porte.
— Et tu ne pouvais pas ouvrir toi-même ?
demandas-tu en tapant des pieds, telle l’enfant que tu étais.
— Je cuisine. », dit-il en gardant son air innocent.
Tu soufflas ; une mèche de tes cheveux décoiffés s’envola ; tu te dirigeas vers la porte.
Et lorsque tu ouvris cette dernière…

« Ayano-kun. », murmuras-tu.
Tes grands yeux bleu-gris s’écarquillèrent en le voyant. Il était rouge, tout rouge, et avait baissé le haut de son corps juste après t’avoir salué. Tu le fixas, gênée ; pourquoi s’inclinait-il de cette manière ? C’était… déroutant. Oh, laisse-moi prendre du popcorn, attends un peu !
Il s’excusa. Pour Isami. Disons qu’il s’était battu avec lui, qu’il n’avait pas été à la hauteur et…

Que c’était sa faute s’il était mort.

Quelque chose se craquela en toi. Ton souffle sembla se couper un instant, tes yeux furent étrangement secs, ta main sur la poignée se serra autour. Tu le fixas, fixas sa chevelure d’ange, celle que tu avais tant aimé lors de votre première rencontre. Dis-moi, le détestes-tu ? Ce serait normal, il dit qu’Isami est mort par sa faute. En somme… il l’aurait tué. Je peux presque sortir de la cage. Je le sens, tu le hais, n’est-ce pas ? Ne me dis pas que j’invente, je suis toi, je sais tout ce que tu penses. Tu veux lui agripper les cheveux, le faire relever la tête, lui cracher à la figure, lui dire ses quatre vérités ; n’est-ce pas ?
Alors pourquoi te retiens-tu ? Parce qu’il est ton ami ? Voyons, ce n’est qu’un titre ! Quelque chose de si facile à perdre. Tout comme la vie d’Isami ; elle a été facile à perdre, celle-ci aussi, n’est-ce pas ?
Oh, te voilà en train de crier intérieurement. CONTINUE ! Craque, laisse-moi la place, je m’occuperai de lui ! Et tu agrippes ta tête, fermes les yeux, renifles. Tu ne veux pas qu’il te voie dans cet état-là, mais c’est trop tard. Et qu’arrivera-t-il, s’il l’apprend ? Il te laissera, t’abandonnera, restera un incapable.

Et pourtant, tu refuses mon aide. Encore et toujours. Tu rouvris les yeux, laissas tes mains glisser le long de ta chevelure terne, forças un sourire. Puis, tu te décalas.
« Entre, mon père prépare à manger. »
Sans même lui laisser le temps d’accepter ou de refuser, tu attrapas avec la douceur dont tu as toujours fait preuve sa main. Tu l’attrapas entre tes doigts gonflés. Alors, tu le guidas à l’intérieur de chez toi, pensas à refermer la porte derrière vous, le forças à s’asseoir à la table.
« Nous avons un invité, papa. », dis-tu en forçant de nouveau un sourire, en tentant de ne pas avoir la voix tremblante ; et tu réussis.
Ton père sortit de la cuisine et vous fixa tous les deux. Ses cheveux blonds étaient coiffés vers l’arrière, dévoilant son front quelque peu ridé, et ses yeux gris vous observaient, Ayano et toi. Il était grand et massif ; prêt à protéger sa petite fille chérie.
« C’est un ami ? », demanda-t-il avec un grand sourire.
Tu acquiesças et allas t’asseoir à côté d’Ayano. Lorsque ton père partit, tu soupiras.
« Désolée, tu ne voulais peut-être pas entrer ? »
Sans attendre sa réponse, tu continuas :
« Tu as le droit de dire non, mais… j’aimerais savoir ce qu’il s’est exactement passé. S’il te plaît. »
Tu plongeas ton regard dans le sien, rougeâtre. Tu ne voulais pas le blesser ; tu voulais comprendre.

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Merci, Mouton. <3
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Mar 2 Juil 2019 - 22:05
Elle était là ! J'avais la tête bien baissée oui, mais je sentais sa présence et j'avais peur de croiser son regard. Je flippais vraiment, j'avais presque l'impression d'être face à la reine des araignées. Malgré l'annonce de ma défaite cuisante et de ma responsabilité dans la mort de Isasasasa-chan, elle m'invita à entrer. Peut-être qu'elle voulait me frapper à l'intérieur ? Se défouler ? Je pouvais la comprendre en même temps... non, je pensais n'importe comment ! Elle n'était pas comme ça et en plus, elle m'avait parlé de son père ; Shimi-chan était plus qu'honnête, impossible qu'elle me mente comme ça. De toute façon, je n'avais pas eu le temps de répondre quoi que ce soit qu'elle m'embarqua !

Je l'avais suivi mais toujours le regard fuyant, voulant vraiment éviter la confrontation même si... elle me semblait inévitable. Sans comprendre le pourquoi du comment, j'étais assis à ses côtés. Il ne me manquait plus que le bavoir pour qu'elle puisse me nourrir héhé. Roh... ce n'était pas le moment de faire de l'humour pourri, j'essayais de me calmer en pensant à des bêtises mais rien n'y faisait ! Et bim voilà qu'elle me présenta son père... gêeenaaaaaaaaant ! Il allait me prendre pour un fou à ne pas lever le regard. Pour ne pas paraître trop bizarre -déjà qu'avec ma tête, c'était mal parti- je fis un bref signe de la tête en essayant d'être le plus respectueux possible.

« Bonjour m'sieur ! Enchanté, je suis Sakayanaokoji ! »

Le stress m'avait fait dire n'importe quoi, je m'étais carrément trompé sur mon identité. Il fallait vraiment le faire, quel nullos ! Le monsieur plutôt classe nous avait laissé, seul... Je devais puiser en moi pour arriver à lever ce regard et affronter celui de Shimi-chan. Comment pouvais-je me considérer comme un homme, comme un Shinobi, si je n'arrivais pas à surpasser ce genre de peur? En plus, elle voulait savoir ce qui s'était passée, elle voulait connaître la vérité. Les deux mains sur mes genoux serrés, je les serrai soudainement avant de relever douuuuucement ma p'tite tête, pour finalement poser mes yeux dans ceux de la damoiselle. Elle méritait de connaître la vérité, ça pour moi... c'était une évidence.

« Je te remercie Shimi-chan, de m'avoir fait entrer-.. »

Oulaaa que c'était dur, trop pour moi ! Je n'avais jamais fait ça avant, c'était une première et puis le poids de la culpabilité était si lourd que j'avais l'impression que j'allais traverser le sol...

« -chez toi... »

Ce qui s'était passé, exactement, voilà ce qu'elle voulait. Les détails aussi ? Sûrement. C'était une kunoïchi et moi un Shinobi à en devenir. J'avais beau être le plus nul de ma génération qu'on devait tous deux être capable d'affronter la réalité, d'apprendre de nos erreurs et surtout, devenir meilleur.

« Je vais essayer. Alors... Il me manque une partie de l'histoire mais... la déduire a été facile. Pour commencer, j'étais en équipe, avec mes deux partenaires. Comme moi, tu as dû entendre l'arrivée de l'Empire... elle n'est pas passée inaperçu hein...Nous nous sommes joints à Isa-... pour combattre, avec lui, un ennemi qui débordait de puissance. »

J'avalais aussitôt ma salive, rien que de penser à cette puissance, j'en étais tout chamboulé. Franchement, il était super balaise et je demandais encore aujourd'hui pourquoi j'étais de ce monde et pas Isami, un homme bien plus fort que moi.

« Dans un premier temps, j'ai fait mine de fuir le combat, cherchant à créer un effet de surprise pour le mettre hors d'état de nuire, le plus rapidement possible ! Je te passe les détails... mais ça a raté. J'étais avec Isasasa-chan pendant que mes deux partenaires s'occupaient de l'invocation de l'ennemi. On a vraiment envoyé la sauce mais ça n'a pas été suffisant. »

Ses invocations avaient été un vrai calvaire, ça m'avait poussé à me renseigner davantage sur le Kuchyose et finalement à signer un pacte. Cet homme que je détestais au plus haut point, il m'avait poussé, à travers ma défaite, à devenir plus fort. Je le haïssais et pourtant, même si j'avais du mal à l'admettre, il m'avait aidé !

« Après quelques échanges et une invocation supplémentaire, nous étions tous à sa merci... On a alors tenté quelque chose, histoire de mourir en ayant fait notre maximum mais... cet homme... ce monstre... »

Je ne pouvais m'empêcher de serrer les dents, je n'avais jamais ressenti une telle chose envers une personne. Ça m'étonnait voir me dégoûtait de moi-même mais c'était plus fort que moi.

« nous a encore repoussé, fusionnant avec ses chiens pour devenir une créature gigantesque et vraiment dégueulasse. Suite à ça, ça a été le final et il nous a balancé une attaque. D'après mes derniers souvenirs... cette attaque nous a laissé inconscient, un de mes partenaires, Isasa-chan et moi. Il n'en restait qu'un debout et trois inconscients... quelques instants plus tard... Kondô Isami a été... »

Je devais le dire, c'était dur, la boule au ventre me faisait souffrir mais... je devais le faire ! Une nouvelle fois, je pris mon courage à deux mains pour le dire, toujours en fixant Shimi-chan. Les larmes s'approchaient à grand pas, je ne pouvais rien y faire, c'était plus fort que moi.

« dévoré. »

C'était dit.

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Mer 3 Juil 2019 - 11:40
Tu l’avais invité – forcé – à rentrer chez toi. Tu voulais peut-être le frapper à l’intérieur, à l’abri des regards ? Qui sait ? Non, ce n’était pas toi ; tu étais plus du genre à pleurer sur son épaule, geindre comme jamais, t’accrocher à son haut. Alors tu avais attrapé sa main entre tes doigts gonflés : et tu l’avais inconsciemment serrée, ou peut-être pas si inconsciemment que ça. Tu aimais sentir la peau d’Ayano-kun contre la tienne. Ça te rassurait, d’une manière que tu n’arrivais pas à décrire.
Tu lui avais dis que ton père préparait à manger. Et c’était vrai ! ton père était un excellent cuisinier, et même moi, je devais l’admettre : nous nous régalions à chacun de ses repas. Ta mère, en revanche… nous dirons qu’elle était douée pour préparer des salades. Mais, eh, tout le monde a ses défauts.
Et tu avais remarqué. Tu avais vu qu’il avait le regard fuyant, qu’il n’osait croiser le tien grisâtre. Est-ce que cela te blessait ? Pas vraiment. Tu voulais également éviter le sien rougeâtre, parce qu’il te rappellerait bien trop de souvenirs douloureux. Des souvenirs qui étaient pourtant joyeux, au début. À présent, tu souhaitais pleurer rien que d’y penser.

Tu le fis asseoir, t’installas à côté de lui ; le présentas à ton père. Et Ayano-kun qui ne relevait toujours pas le regard. Tu tentais de te montrer compréhensive, mais c’était dur ; ça ne te gênait pas qu’il t’évite. Mais était-il comme cela avec tout le monde ? Oh, tu t’inquiétais. Tu voulais le serrer dans tes bras, t’excuser de ne pas avoir respecté ta propre promesse, embrasser tendrement son front.
Lorsque l’ange se présenta, mélangeant ses nom et prénom, il t’arracha un sourire. Un sourire qui te fit te stopper, froncer les sourcils, et fixer tes pieds ; tu ne souriais plus avec sincérité depuis un petit moment. Depuis le début de la phase 4, à vrai dire : depuis que cette tristesse t’avait assaillie. Tes yeux osèrent se relever vers la chevelure blanche d’Ayano-kun.
Qu’avait-il de si spécial pour te faire rire ? Te rendait-il heureuse, rien qu’un minimum ? Tu ne pus t’empêcher de le dévisager. Était-ce parce qu’il était ton meilleur – et seul – ami ?
« Il s’appelle Sakana Ayanokoji, papa. », dis-tu à l’encontre de ton père ; ce dernier fixait Ayano-kun d’un air amusé.
Il se contenta d’acquiescer et de repartir dans la cuisine.

Alors, tu posas à Ayano-kun une question indirecte : peux-tu me dire ce qu’il s’est passé exactement, s’il te plaît ? tu te doutais que ce ne serait pas facile, mais s’il pouvait t’éclairer sur la situation, sur ce qui était arrivé, tu lui en serais éternellement reconnaissante.
Il releva doucement la tête, et osas à son tour croiser ton regard. Tu pinças les lèvres. Allait-il te le dire ? Tu n’en savais rien. Tu ne voulais plus savoir. L… l’ignorance était très bien ! Une boule naquît dans ton estomac. Tu étais tellement bien, à ne rien savoir sur la mort de ton cher coéquipier !
Tandis que tu allais ouvrir la bouche pour lui dire d’oublier ce que tu venais de lui demander, il parla avant tout, te remerciant de l’avoir laissé entrer chez toi. En entendant cela, tu ne pus t’empêcher de rosir : ce n’était rien, vraiment. Mais tu n’osais lui répondre cela, de peur de le couper dans son élan. Oh, toi, bien sûr, tu voulais ! Tu préférais l’ignorance. Mais moi… disons que j’étais curieuse.

Et il t’expliqua. T’expliqua tout ce qu’il savait, te passa les détails, mais il y en avait déjà trop. Il avalait sa salive, serrait ses mains autour de ses genoux – tu le voyais faire, et tu souhaitais le stopper –, serrait les dents. T’avait parlé de l’Empire – tu étais au courant ; difficile de ne pas l’être –, d’un ennemi « débordant de puissance », et ce dernier avait invoqué, fusionné, attaqué… puis.

!

Isami a été dévoré.

Et la chose craquelée en toi se brisa. Tu eus deux envies soudaines : celle de vomir, et celle de pleurer. L’une de tes mains couvrit ta bouche, tandis que l’autre se posait sur ton ventre. Tu te replias sur toi-même. Les larmes te montèrent rapidement aux yeux.
Non. Tu ne peux pas. Je t’interdis de pleurer, t’interdis de souffrir si je ne suis pas la cause de ton malheur ; ou tu me donneras envie de pleurer à mon tour. Mais tu ne m’obéis pas.
Tu ne m’obéis jamais, petite idiote.

Pliée en deux, tu laissas les larmes couler. Elles coulèrent sans soubresaut, sans sanglot, sans bruit aucun. Cela dura bien quelques minutes. Et Ayano-kun aurait beau tenter de te réconforter, cela ne servirait sûrement à rien.
Isami était mort dévoré. Rien que d’y penser, un haut-le-cœur te reprenait. La prise de ta main autour de ta bouche se raffermit. Tu avais mal. Aussi bien physiquement… qu’émotionnellement.
Il fallait que tu te calmes. Tu ne devais pas vomir sur Ayano-kun – oh, il ne t’en voudrait sûrement qu’un peu, mais, eh, tu n’allais pas faire le test. Tu ne pouvais plus pleurer devant lui ; tu avais beau lui cacher ton visage, tes cheveux ternes devant ce dernier, il n’était pas stupide. Et même s’il l’était, il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce qu’il t’arrivait. Je le pense sincèrement, tu sais ? Qu’il est stupide. Je veux dire, regarde ses cheveux, et ses yeux, et lui en général… je n’aime pas juger les gens – c’est faux –, mais là… je n’ai pas le choix !
Ta main glissa le long de tes lèvres, parcourut ton menton, traversa ton buste, puis s’arrêta sur ta cuisse. Tu pleurais toujours. Mais tes yeux bleu-gris étaient grands ouverts.
« Tais-toi. », dis-tu d’une voix grave et ferme.
Aussitôt, je sursautai et obéis. Mon regard se posa dans le tien, si sombre, ma voix tenta de raisonner la tienne, sourde ; rien n’y fit. Je ne pouvais parler face à cet ordre. Tu m’avais déjà enfermée, et voilà que tu me retirais le droit de parler.

Tu réalisas alors ce que tu venais de dire, et comment Ayano-kun pourrait peut-être le prendre. Vivement, malgré les larmes roulant le long de tes joues, tu relevas la tête et balbutias :
« Pas… pas toi ! Je ne veux pas que tu te taises, au contraire ! »
Panique. Et s’il découvrait tout ? Te rejetterait-il ? Les battements de ton cœur s’accélérèrent ; tu ne voulais pas. Tu souhaitais qu’il reste ton ami, et ce pour la vie.
« Je… tu… » Soupir. Tu essuyas tes larmes d’un revers de la main. « Tu as dit plus tôt… que c’était ta faute. Si Isami était mort. »
Tu te mordis la lèvre inférieure. Puis, tu annonças :

« Ce n’est pas ta faute. Ce n’est la faute de personne, à part… celui qui l’a tué. »
Ton autre main quitta ton ventre et alla, comme la première, serrer tes genoux. Kami, vous n’étiez que des enfants ; pourquoi vous infliger cela ?
Difficilement, avec – encore et toujours – des larmes aux coins des yeux, tu forças un sourire.
« Ne t’inquiète, Ayano-kun. Tu n’as pas à t’en vouloir ! » Ton sourire s’effaça pour laisser place à une mine un peu plus sérieuse, mais également plus gênée. « Tu ne pouvais rien faire, et… et ce serait idiot de ma part de te rendre responsable de la mort d’Isami. »
Tu te tus, jusqu’à ce que tu trouves l’excuse parfaite pour changer de sujet.
Alors, tu te redressas sur ta chaise.
« J’ai faim ! Pas toi ? Tu dois rester manger ! Mon père fait très bien la cuisine, tu te régaleras ! »
Tu attrapas ses mains dans les tiennes et lui lanças un sourire censé être encourageant, tes gros sourcils plissés. Oh, Kami, faites qu’il reste. Tu ne t’en rendais peut-être pas encore entièrement compte, mais tu avais besoin de lui ; il était l’une des seules personnes qu’il te restait, et, eh bien… il comptait beaucoup pour toi.

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Merci, Mouton. <3


Dernière édition par Kamijiyū Shimi le Sam 6 Juil 2019 - 20:55, édité 1 fois
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Sam 6 Juil 2019 - 17:12
Elle me l'avait demandé, je l'avais fait mais... j'étais presque certains du résultat, je savais que ce mot aurait l'effet d'une bombe. Ça n'avait pas raté ! Elle s'était repliée sur elle-même pour souffrir en silence. Cette vision de Shimi-chan me fit vraiment mal au cœur... c'était mon amie et je ne ne voulais pas voir mes amis souffrir. Je mis alors ma main sur son épaule pour la caresser quelques instants, je ne savais pas trop quoi faire, à vrai dire je n'avais jamais réconfortée une amie ! Malgré mes nombreuses tentatives, je n'avais jamais trouvé un mode d'emploi à la Grande Bibliothèque. Peut-être devrais-je simplement balancer ce qui me passait par la tête ? Ne voulant pas pleurer à nouveau, je me mis à contracter mes abdos, pour me retenir.

« Courage Shimi-ch-.. »

Et bim, elle me balança un tais-toi au visage. Les yeux écarquillés, coupé dans mon élan, je retirais doucement ma main. Elle m'en voulait hein ? C'était normal, après toi ma stupidité, ma faiblesse ainsi que pas mal de choses avaient causé cette situation. Des gens étaient morts et c'était bien sûr en partie de ma faute. Son partenaire et peut-être copain, il s'était fait dévorer à cause de moi ! À cet instant, je sentis comme un malaise. En fait c'était étrange, je la comprenais d'un côté et c'était logique de me dire un truc comme ça mais... il y avait anguille sous roche, j'avais l'impression qu'elle ne me parlait pas à moi. Elle confirma mes soupçons quelques instants plus tard, l'entendre de sa bouche me rassura aussitôt.

Un peu abasourdi, j'avais balayé le paysage autour de nous à la recherche d'une quelconque présence. À qui parlait-elle ? J'étais confus et ne savais pas trop quoi lui répondre, je voulais continuer à la réconforter et sécher ses larmes mais c'était bizarre comme situation ! Finalement Shimi-chan revint sur ma culpabilité en me disant que je ne devais pas me sentir coupable.

Ses mots me réchauffèrent le cœur, c'était vraiment comme un rayon de soleil. Malgré son état, j'avais l'impression elle voulait me rassurer... elle était intenable ! J'avais l'impression de voir en son dos une graaaande lumière apaisante, du genre à calmer quiconque. Les yeux humides et avec un sourire non dissimulé, j’acquiesçai d'un simple signe de la tête.

C'était ma première amie, une sur qui je pouvais assurément compter. La mort d'Isasasa-chan, ma venue, ça devait un peu la chambouler et vu qu'elle était sensible je ne voulais pas en rajouter. Bien que ses mots m'avaient réconforté, ils n'avaient en rien effacé mes sentiments. Je me sentais toujours coupable mais j'avais l'impression que ce poids, je devais le porter seul. Je devais régler ce soucis moi même, comme un grand ! En étais-je capable ? Sûrement pas mais... je ne voulais pas que Shimi-chan y pense, ou soit triste de la situation.

« D'accord, arigato. »

J'avais l'impression de lui mentir mais c'était pour son bien, je ne voulais finalement pas la mêler à ce que je comptais faire. J'avais l'impression peu à peu de m'enfoncer dans quelque chose d'inarrêtable. Je n'étais pas encore sûr à 100% de ce que je voulais faire mais... mes mains allaient être salies, dans tous les cas. C'était bizarre, quelques semaines en arrière, je n'aurais jamais pensé vouloir ôter la vie de quelqu'un. Cette pensée, elle me terrifiait et me faisait cauchemarder mais... pour Isami-chan, pour Kumo, je ne comptais pas laisser ce crime impuni. L'attaque m'avait changée, bien que j'étais toujours aussi déglingo, j'étais devenu plus sérieux et appliqué à mon entraînement...

Perdu dans mes pensées, je sentis mon amie me prendre les mains, ce qui me ramena et je pus alors, observer son beau sourire. Héhé, en plus de ça elle m'invita à manger... trop cool ma p'tite pote !

« Avec plaisir ! Euh... il a du me prendre pour un fou ton père, quelqu'un ne sachant pas dire son prénom c'est bizarre non ? »

Dis-je en me grattant l'arrière de la tête.

« Il a dû se dire aussi qu'il y avait anguille sous roche ! Mais t'es sûre que je ne dérange pas hein ? Vu que ce n'était pas prévu que je mange ici... »

Je me mis alors à repenser à son « Tais-toi » qui était des plus étranges. Peut-être qu'elle avait un pouvoir caché ? Elle pouvait tout me dire à moi ! Posant mon index sur son front et avec un air interrogateur, je pris la parole.

« Dis moi toi... Est-ce que tu vois les fantômes ? »

Ma mamie, d'après ma mère et ma sœur, elle les voyait... Je n'y avais jamais cru sérieusement, fin ça ne me semblait pas impossible mais ma grand-mère était un peu perchée des fois. Shimi-chan ptêtre que elle, les voyait vraiment ? Ça serait cool, on pourrait utiliser ce pouvoir pour se faire peur le soir, ça serait bieeeen fun !

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Dim 7 Juil 2019 - 0:39
Et alors que tu pleurais en silence, pliée en deux et plus pathétique que jamais, Ayano-kun posa sa main sur ton épaule. Il la caressa quelques instants ; ça te fit du bien. Il te réconfortait comme il fallait, semblait-il. Tu aimais le contact de sa peau contre la tienne : ça te rassurait. Tu voulais te laisser aller, oublier tes parents, oublier tous les autres, et rester avec lui, lui qui semblait comprendre ta douleur. Tu voulais sangloter, crier, hurler ton malheur, te blottir dans ses bras, le serrer contre toi jusqu’à l’étouffer.
Mais je vins tout gâcher. Parce que je ne supportais plus de te voir malheureuse ; je voulais te faire réagir, tu le sais ? Je voulais que tu souries, que tu te mettes en colère, que tu aies une autre réaction que ces pleurs insupportables ! Et tu réagis ; tes yeux devinrent plus clairs suite au myosis provoqué par ton irritation soudaine, ta voix se fit plus grave et ta main glissa jusqu’à ta cuisse.
« Tais-toi », fut ton ordre, alors que ton cher Ayano-kun t’encourageait à aller mieux – ou à pleurer plus. Et alors que je sursautais et obéissais, tu réalisas ce que tu venais de dire. Les mots que tu avais prononcés à voix haute. Aussitôt, ton visage se releva et tes yeux croisèrent ceux de ton meilleur ami. Et ça te fit mal ; ton expression se décomposa lorsque tu vis le mal que tu avais fait : Ayano-kun, l’ange, avait les yeux écarquillés, la mine choquée. Et le plus important : il avait retiré sa main.

Tu t’empressas de lui dire que tu ne lui parlais pas à lui, tout en paniquant – car, et s’il découvrait le pot aux roses ? Partirait-il ? T’abandonnerait-il ?
Les larmes coulaient toujours sur ton visage pas assez rond à mon goût. Tu les essuyas d’un revers de la main, tout en le voyant balayer le paysage des yeux. Aussitôt, tes sourcils se froncèrent ; que faisait-il ? Y avait-il une mouche qui attirait son regard ? Tu eus presque envie de passer ta main devant ses yeux rougeoyants pour récupérer son attention. Ce que tu ne fis pas, pour tu ne savais quelle raison.
À la place, tu parlas de sa culpabilité, et lui dis qu’il n’avait pas à s’en faire, que ce n’était la faute que d’une seule personne : celle qui avait tué— dévoré Isami.
Tu étais passée par quatre phases : le choc, le déni, le marchandage et la tristesse. À présent débutait la cinquième : la vengeance. Tu ne savais pas d’où te venait cette idée – sûrement de moi –, mais tu souhaitais venger Isami. Il ne méritait pas d’être dévoré. Il avait encore de belles années devant lui ; alors, pourquoi… ?

Mais il fallait que tu cesses de penser à cela. Il fallait que tu sourisses à Ayano-kun ; il le méritait. Il avait vécu la guerre, pas toi. Il avait vu des choses que tu ne comprendrais sans doute jamais. Ta mine se fit plus sérieuse mais tu ne changeas pas ton discours pour autant : tu décidas de le rassurer. Tu avais de nouveau envie d’embrasser son front, comme lorsque vous vous étiez rencontrés. Était-ce ridicule ? Peut-être. Pour dire vrai, tu n’en savais rien ; et tu t’en fichais. Tout ce qui comptait, à ce moment, c’était le sourire qu’il te renvoyait, avec ses yeux humides.
Oh, tu voulais le serrer dans tes bras. Oh, tu voulais le réconforter. Oh, tu voulais essuyer ses larmes.
Et c’est ce que tu fis ; du moins, ce que tu tentas de faire. Au moment même où ton corps s’approcha du sien, un souvenir te revint en mémoire : celui de son visage rouge, de son « Désolé », de sa fuite. Il s’était enfui la dernière fois que tu avais été plus qu’affectueuse avec lui. Alors, peut-être que ça le gênait ? Dans ce cas, tu n’allais rien faire.
Légèrement déçue, une petite moue prit place sur ton visage pâle. Tu te remis correctement en place sur ta chaise. Mais tu voulais lui changer les idées ! Alors, dans un élan de manipulation pure, tu lui ordonnas de rester manger, clamant haut et fort que ton père faisait très bien la cuisine.

À ses paroles, tu lâchas un léger rire. Oh, tu pouvais toujours rire ? il avait un don, ce n’était pas possible autrement. Des jours que tes parents essayaient de ne plus te faire déprimer, sans succès. Et lui, l’ange, arrivait sur son cheval blanc pour te sauver et t’arracher un doux éclat ?
« Je vais te dire un secret… » Tu te rapprochas jusqu’à frôler son oreille de ton nez. « … mon père aussi peut être très bizarre. »
Tu te reculas et lui lanças un nouveau sourire, plus grand que le précédent.
Puis il demanda s’il ne dérangeait vraiment pas ; ce à quoi tu répondis par un haussement de sourcil.
« Si tu dérangeais, je ne t’aurais pas invité. Et puis— », continuas-tu, avant d’être coupée.

Coupée par un doigt sur ton front et un air interrogateur. Aussitôt, tes joues prirent une jolie teinte rosée. Tu le fixas sans comprendre. Pourquoi posait-il son doigt sur ton front ? Avais-tu un énorme bouton qu’il tentait de cacher ? Pensant qu’il s’agissait de ça, tes mains se posèrent sur son doigt, l’entourant.
Et…

Hein ?

Si tu… voyais les fantômes ?

Immédiatement, tes sourcils se froncèrent et ta bouche s’entrouvrit.
« Pourquoi ? », demandas-tu sans réellement comprendre.
Qu’avais-tu dit qui puisse lui faire croire que tu voyais les morts ? Remontons le temps… rappelons-nous… Tu lui avais demandé s’il avait faim ; lui avais dit de ne pas s’en faire pour la mort d’Isami ; que ce n’était que la faute de celui qui l’avait tué ; que tu ne voulais pas qu’il se taise— oh. Oh.
Alors, tu avais peut-être compris. Et je dis bien « peut-être », car te connaissant, nous sommes encore au bord de la catastrophe intellectuelle.

Doucement, avec une tendresse enfantine, tu retiras son doigt de son front et récupéras sa main dans les tiennes. Tu lui offris un petit sourire contrit ; tes sourcils se plissèrent de nouveau.
« Désolée, Ayano-kun… mais je ne peux rien te dire. » Pourtant, tu veux, n’est-ce pas ? Tu en as besoin. Besoin de le dire à ton meilleur ami. « J’ai… pardonne-moi, mais j’ai peur que tu me rejettes ! »
Tu t’inclinas, gardant sa main dans les tiennes, tes cheveux caressant son avant-bras. Ton souffle tremblant se répercutait contre sa peau. Voyons… même moi, je sais qu’il ne te jugera pas. Il chercherait plus à t’aider qu’autre chose, l’imbécile. Alors, pourquoi hésites-tu ?
Tes yeux fixèrent le sol durant quelques instants. Tu hésitais sincèrement ; ma chérie, je ne sais pas quoi te dire. À part que, s’il t’abandonne, c’est qu’il n’est pas un véritable ami.

« Je… c’est… compliqué ? commenças-tu en relevant lentement la tête, toujours inclinée. Il ressemblait vraiment à un ange. Je ne sais même pas par où commencer… tu veux vraiment savoir ? Tu… tu promets de ne pas t’enfuir ? »
Tu serras sa main dans la tienne. Tu lui offris un sourire triste ; tu ne pouvais pas le perdre.
Pas lui.

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Merci, Mouton. <3
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Dim 7 Juil 2019 - 23:21
Ah lui aussi était bizarre ? Bienvenue dans le club du coup ! Mais... en y repensant, Shimi-chan venait elle aussi de dire que j'étais bizarre. Entendre ça me fit sourire, c'était marrant, elle ne voulait sûrement pas dire ça mais... ah si peut-être en fait ! Il fallait être honnête, je déconnais pas mal sur beaucoup de sujets et il m'arrivait de faire n'importe quoi. Un grand homme m'avait un jour dit « C'est en faisant n'importe qui qu'on devient n'importe quoi-.. » euh non, c'était plutôt : « Un pouvoir implique de grande responsabilit-.. » ah mais nooooon, c'était un livre ça... la bonne phrase était bien « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. ». Piouff, même dans mon cerveau c'était la guerre !

Bon au moins, ma copine me confirma que je ne dérangeais pas. C'était cool, je comptais bien me régaler ! Suite à ça, je lui avais demandé si elle avait le don de voir les fantômes. Bah oui c'était logique, elle avait dit « Tais-toi » mais d'après elle, ce n'était point destiné à ma jolie personne! Je m'étais essayé à balayer le paysage pour voir quelque chose, une personne, un animal ou quoi mais... les résultats de mon enquête poussée furent bien maigres...

La blondinette ne voulut pas finalement me répondre. Elle semblait vraiment sincère, j'avais beau être un nullos avec les gens que je sentais qu'elle n'était pas à l'aise. Devais-je vraiment aller au bout de ma démarche ? Pitêtre que je devais juste lui laisser un peu de temps ? Histoire que ça vienne d'elle et pas de moi. En même temps, voir les fantômes ça ne devait pas être un don facile à vivre. Je m'imaginais bien moi, sortir de la douche, libre comme l'air et voir d'un coup mon ancêtre assis sur la cuvette... Beuuurk ! Je deviendrai fou à coup sûr. D'ailleurs cette situation je l'avais déjà vécu, avec une grosse araignée, bon ok c'était un peu différent...quoique c'était kiff-kiff.

Ah mais en fait... elle avait peur du rejet ? Wow. Ce... fin je ne me sentais pas capable de la rejeter ! Vraiment, je l'aimais bien moi. Il ne fallait pas une seule seconde qu'elle puisse s'imaginer un truc du genre. Fin après tout, je n'avais pas beaucoup d'amis ici et je voulais conserver Shimi-chan à tout prix dans mon cercle. Peu importe ses dons, ses opinions, elle resterait toujours une amie pour moi ! Ma copine s'était carrément repliée sur elle-même, oulaaa, il ne fallait pas ! D'ailleurs je sentais même son souffle sur mon bras, c'était agréable comme sensation mais à côté de ça... ça me faisait un paquet de guili-guili, je me retenais d'exploser de rire car je ne voulais surtouuuuuut pas la vexer.

En plein contrôle de moi-même, j'avais décidé de répondre aux mots de la p'tite damoiselle aux cheveux dorés.

« Moi te rejeter ? C'est une blague Shimi-chan hein ? Je suis un peu nul avec le concept d'amitié et tout et tout, fin je fais avec les moyens du bord mais... Avec moi tu n'as pas à avoir peur ! Mais alors paaaaas du tout. Je suis un peu déglingo dans mon genre, tu l'auras remarqué... »

Oui elle l'avait remarqué, c'était certains. Peu importe à quel point son histoire pouvait être compliquée, moi j'étais à fond dans notre amitié et je comptais bien comprendre, si elle acceptait de se confier à moi.

« Que ça soit compliqué ou pas, pas d'importance pour moi. » Je lui pris sa main pour la mettre entre les miennes. « Tu es ma pote, ma copine alors sauf si tu me l'ordonnes... je ne m'enfuirai pas, promis ! »

Héhé oui, elle n'était pas tombé sur le gros lot lors de notre rencontre à la Grande Bibliothèque... Ah mais d'ailleurs en y repensant, j'avais pris les jambes à mon cou ce jour-là. Rien qu'en y repensant, j'eus les joues toutes rouges. Je sentais que mon visage était chaud. Malgré ce contre-temps, je lui fis quand même un grand sourire, je voulais vraiment lui faire passer le message. J'étais là et je comptais bien rester à ses côtés -et au passage, me régaler avec la cuisine du chef ! »

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Mar 9 Juil 2019 - 12:46
Tu avais peur du rejet. Tu n’avais que trop vécu cela lors de ton enfance à l’Académie ; et ce n’était même pas de ma faute. Ou alors, si ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Oublions ces années sombres, veux-tu ? Concentrons-nous plutôt sur ta lumière ; sur ton ange. Car Ayano-kun était ton ange : toujours là pour te faire rire, te distraire, illuminer ta journée. Lui et ses magnifiques cheveux blancs, que tu ne cessais d’admirer.
Tu avais peur du rejet. Tu étais effrayée, et c’était ma faute ; arrivais-je à ressentir du plaisir face à ce fait ? Pas vraiment. Tu étais plus pathétique qu’autre chose, et rien ne me satisfaisait. Peu importe ce que tu fais, ce ne sera jamais assez ; alors cesse. Cesse d’être. Peut-être qu’ainsi, tu me plairas.
Ton souffle tremblant se répercutant contre sa peau blanche, tu te mordis la lèvre pour empêcher d’autres larmes de couler : les souvenirs refaisaient surface, et nous dirons que tu étais à fleur de peau.

Néanmoins, il ne te rejettera pas. Tu le sais, au plus profond de toi ; n’est-ce pas ? Rassure-moi, dis-moi que tu le sais, que je puisse tenter (sans grand succès) de briser tes espoirs. Tu as peur qu’il t’abandonne ; mais s’il t’abandonne, c’est qu’il n’est pas un véritable ami. Ce que nous sommes censées avoir compris de ce concept vague qu’est l’amitié, c’est qu’un vrai camarade est toujours là pour l’autre. Il ne l’abandonne jamais, même s’il est aux portes de la mort.
C’est du moins ainsi dans les livres.
Et Ayano-kun… il est venu te voir par surprise pour s’excuser d’une chose dont il n’est pas responsable. Il a posé sa main sur ton épaule en te disant des mots d’encouragement alors que tu pleurais. Et c’est limite s’il ne s’inquiétait pas de ton bien-être à te demander si tu voyais les fantômes. Alors pourquoi hésites-tu ? Il ne te fera aucun mal ; du moins, pas volontairement. Alors, dis-lui : je sais que tu en as envie. Si tu décides de lui montrer… je te promets de ne pas lui faire de mal.
Du moins, physiquement ; je ne sais pas comment il réagirait psychologiquement parlant.

Alors, tu relevas lentement la tête, toujours inclinée. Tu vis son visage d’ange, et tout te parut plus clair. Tu lui demandas s’il souhaitait réellement savoir, et s’il promettait de ne pas s’enfuir ; lui offrant un sourire triste, tout en serrant sa main dans la tienne.
Et il te répondit. Te dit quelque chose qui réchauffa ton petit cœur d’enfant.
Il te demanda si tu blaguais, puis rajouta qu’avec lui, tu n’avais pas à avoir peur. Tes yeux humides laissèrent couler des larmes, alors que tu lui offrais un grand sourire. Oh, tu l’aimais. Tu l’adorais, même.
« Que ça soit compliqué ou pas, pas d’importance pour moi. », dit-il. Et il prit ta main dans les siennes ; tes joues rougirent doucement – tu n’étais pas habituée – ; il ne s’enfuira pas. Et ses joues rougirent à leur tour. Vous voilà bien beaux, tous deux rougissants, semblables à des poivrons ; mais ce sourire… ce sourire qui égayait tes journées. Tu ferais tout pour qu’il ne quitte pas son visage.

Dans ce cas, prise d’un élan de spontanéité et d’amour pur envers lui, tu fis ce qui, à mon sens, restera l’une des interactions les plus doucereuses que tu eus à son égard : tu le pris dans tes bras. Les tiens se glissèrent autour de sa nuque, ton oreille se posa contre son cou et tu écoutas son cœur battre d’un air paisible. Les larmes étaient pendues à ton menton, incapables de tomber. Le temps, pour toi, semblait s’être arrêté ; tout autour de vous devait cesser de vivre afin de vous accorder ce moment.
« Merci, Ayano-kun. Merci pour tout. »
Tu resserras ton étreinte.

Néanmoins, détestant ce genre de moment et tapant du pied au fond de ma cellule, je me devais de te faire remarquer que vous étiez extrêmement proches. Et alors que je susurrais ces mots au creux de ton oreille, tes yeux s’écarquillèrent et tes joues devinrent plus rouges que rouge.
Vite, tu t’éloignas et fixas Ayano-kun.
« Je… je… désolée si je t’ai gêné ! »
Tu t’inclinas rapidement ; ton front rencontra tes genoux, et tu lâchas une exclamation de douleur. Ha ! tu es un vrai petit boulet, tu le sais, ça ? C’est ce que j’aime chez toi, cette maladresse, cette gaucherie, cette étourderie. C’est distrayant, si divertissant.

Alors que tu posais tes mains sur ton front pour le masser et faire passer la douleur, ta tête se releva pour croiser son regard rougeâtre. Aussitôt, tu laissas glisser tes pattes ; tu devais lui montrer. Il était ton meilleur ami. Et on ne gardait pas de secret, entre amis ; n’est-ce pas ? N’était-ce pas le but de l’amitié, que de trouver quelqu’un à qui l’on pouvait tout dire ?
Vivement, tu te levas et attrapas la main d’Ayano – tu avais décidément quelque chose avec sa main.
« Allons dans ma chambre. Ça ne devrait pas durer trop longtemps. », lui dis-tu en le guidant jusqu’à ladite pièce.

Une fois à l’intérieur, tu refermas la porte derrière-lui et fixas cette dernière durant de longues secondes. Il fallait lui dire. Et, pour une fois, j’étais d’accord avec toi : le bougre n’avait pas l’air de vouloir te rejeter, et en serait-il seulement capable ? Après tout, votre amitié semblait tellement importante à ses yeux aussi. Tu soufflas calmement ; tu pouvais le faire. Tu étais Kamijiyū Shimi, bon sang !
Prise d’un nouveau type de courage, tu te retournas vers Ayano-kun.
« J’ai… je… » Allez, lance-toi ! C’est maintenant ou jamais ! Fais-le ou je force l’entrée ! « JE NE SUIS PAS SEULE ! », hurlas-tu.
Tu sursautas toi-même face à ce cri sorti du fond de ton cœur – peut-être même de tes entrailles. Tu regardas Ayano-kun ; t’approchas de lui ; hésitas. Il fallait expliquer, où il ne comprendrait rien. Il serait capable de penser que tu voyais les fantômes (encore).
« Ce que je veux dire par là… c’est que… » Ne te dégonfle pas. « Il se peut que je ne sois pas seule, dans ma tête ? » Voyons, c’est une question, ou une affirmation ? « Comment expliquer ça… »
Tu glissas tes mains dans tes cheveux, soufflas, le regardas. Comment te verrait-il, une fois que tu auras tout explicité ?

« Je… » Tu allas t’asseoir sur ton lit aux draps défaits et tapotas la place à côté de toi ; qu’il vienne ou non, tu continuas : « Depuis que je suis petite, j’ai cette voix dans ma tête… cette voix, qui me pousse à me méfier des autres, voire à faire des choses que je ne veux pas faire. Et… j’ai fini par découvrir que cette voix n’en était pas une. Du moins, pas complètement. » Tu le regardas dans les yeux, un léger sourire aux lèvres. « Il y a une autre personne qui vit en moi. » Tu soupiras. « Elle dit s’appeler Yin, et physiquement, tu ne pourras pas nous différencier. Mais c’est la seule chose que nous avons en commun. »
« Je… je ne sais pas exactement comment l’expliquer… mais tout à l’heure, c’est elle qui devait se taire : elle me disait des choses… je ne voulais plus les entendre. » Tu posas ta tête contre la paume de ta main. Ainsi, tu m’exécrais à ce point ? « Je l’enferme en cage pour qu’elle ne prenne pas le contrôle, mais dès que je relâche ma garde, elle en profite pour s’infiltrer et me manipuler. Je suis fatiguée, Ayano-kun. Vraiment exténuée. Alors, s’il te plaît, ne me rejette pas ; si tu le fais, je ne sais pas si je pourrai le supporter. »

N’en as-tu pas assez, de me vilipender ? Suis-je si méprisable à tes yeux ? Moi, qui te sauve la vie lorsque tu es en danger ? Oh, et puis laisse tomber ; rien n’est assez bien pour toi, de toute manière.

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Jeu 11 Juil 2019 - 23:55
Mais naaaaaan, fallait pas pleurer Shimi-chan. C'était le genre de truc un peu trop communicatif, on aurait bien du mal à expliquer la création d'une piscine olympique dans la cuisine de ses parents d'ailleurs... Je me retenais car franchement ça me faisait de la peine, je voyais qu'elle souffrait et que rien que de se préparer à m'en parler, rien que d'entendre mes mots, ça avait réussi à la mettre dans tous ses états-... La damoiselle vint alors dans mes bras, je fus un peu étonné de la manœuvre. Fin ça m'avait gêné pour être honnête, je n'avais pas l'habitude qu'une fille de mon âge -ou presque- me prenne dans ses bras... fin c'était une première pour moi ! C'était sûrement une façon entre copain de se rassurer ? Je pouvais dire en tout cas que c'était loin d'être désagréable. Je lui rendis en passant mes bras autour d'elle, les joues toujours aussi rouges -oui ça commençait à devenir grave ces couleurs sur mon visage-

« Pas de soucis ma p'tite dame ! »

Et bim elle se tira. Elle était toute gênée.. comme moi d'ailleurs. Shimi-chan venait peut-être de se rendre compte que c'était bizarre ? Fin moi j'en savais rien hein, je la suivais car j'avais l'impression qu'elle avait l'habitude... ou pas en fait, elle m'avait dit un jour n'être pas trop douée dans le domaine aussi. Mine de rien, j'avais la sensation qu'on devait apprendre tous les deux ! L'amitié, un truc un peu étrange mais finalement trop cool avec les bonnes personnes.

« Héhé, c'est un peu gênant oui mais bon ce n'est pas grave ! Disons que je n'ai pas l'habitude de ce genre de trucs mais ça ne me cause aucun problème. Essuie tes larmes Shimi-chan, tu peux tout me dire, je ne vais pas te juger. Je suis du genre à prospecter pour un tournoi international mixte de pétanque dans un village où... bah la pétanque n'est pas la priorité. Fin je peux les comprendre, c'est logique mais, un peu de détente, ça peut être cool non ? En tout cas ça ne fera de mal à personne. Si tu veux à l'occasion on te fera une licence... »

Je lui fis un grand sourire -du genre angélique jusqu'aux oreilles-, bon ok j'étais parti un peu en vrille avec mon histoire de pétanque mais je voulais vraiment lui ôter cet air triste. Maintenant qu'elle était prête à me dire ce qui se passait avec elle -donc les fantômes ou quoi que ce soit-, il fallait tenir le coup.

La situation un peu calmée, ma copine me prit par la main, voulant m'amener dans sa chambre... Mais c'était bizarre non ? Oui, c'était étrange de monter dans sa chambre, j'avais beau être un peu idiot que ça me semblait louche. Imaginons que tout d'un coup, son père dise « Le repas est prêeeeeet » et bah, on sera monté pour redescendre ! Ah mais... en fait elle devait connaître bien mieux son père que moi et peut-être que le repas était loin d'être prêt... Raaaaah je me posais trop de questions, en plus elle avait dit : « ça ne devrait pas durer longtemps », comment je pouvais être aussi débiiiiiile !

Une fois à l'intérieur de sa pièce, Shimi-chan la ferma. Moi, j'avais gardé mon sourire et attendais, l'air attentif, ses confidences. Je voulais tout bonnement comprendre, pitêtre que je pouvais l'épauler dans ses petites affaires ?

Et alors qu'elle commença... elle se mit à crier soudainement. Tout comme elle, j'avais sursauté, cherchant un endroit où me percher. Aussitôt balancé, je me mis encore à regarder autour de moi. Les fantômes... ils étaient là ?! Avec nous en ce moment ? L'angoiiiiiiiiiiiiissse ! Je commençais presque à claquer des dents tellement j'avais peur. Elle n'était pas seule ? NOUS n'étions pas seuls Shimi-chan... il ne fallait pas m'oublier copine !

« Du calme copine, je suis là pour te protéger hein. »

Fin ça c'était qu'apparence, je me voyais bien me cacher derrière elle en criant et en mordant mes doigts... bien viril mais plutôt réaliste !

La damoiselle reprit alors et vint me faire oublier l'histoire des fantômes. Cette hypothèse était tombé à l'eau, m'amenant à me sentir bien plus calme... Elle parlait de n'être pas seule dans sa tête, donc rien à voir avec des méchants fantômes tout dégueulasses. J'étais soulagé moi mais à côté de ça, je ne pouvais pas me réjouir. Ça ne me dérangeait pas qu'elle soit pas seule dans sa tête, ce qui me dérangeait c'était la manière dont elle avait l'air de le vivre !

« Ah d'accord... je m'étais un peu gouré avec cette histoire de fantominus. Dis moi tout, je t'écoute. »

Et comme demandé par madame, je me mis à ses côtés pour essayer de mieux comprendre la situation. Finalement ça ne semblait pas être qu'une simple voix, c'était bien une personne, une entité ? Je ne pouvais pas comparer ça à une maladie, j'imaginais bien un truc mystique flippant. Dans le monde Shinobi de toute façon, rien n'était impossible. Cette entité avait même un nom : Yin. C'était étrange, j'observais ma camarade l'air interrogatif. Je me demandais bien d'où pouvait venir cette personne... Du coup je comprenais mieux le « Tais toi vil mécréant », il ne m'était pas destiné ! J'avais l'impression que cette Yin était bien méchante, si Shimi-chan en venait à ne pas vouloir entendre ses mots. Cette situation m'échappait un peu, je ne savais pas trop comment aider mon amie... il fallait que je réfléchisse à ça.

D'après ses dires, une seconde de relâche et elle pouvait prendre le dessus. Cette Yin-méchante était vraiment relou grrr ! Comment faire ? Comment faire ? J'avais réussi à visualiser la scène, une Shimi-chan tentant de toutes ses forces, de contenir la Yin-méchante-et-chiante en cage. Ses p'tits bras ne pouvaient sûrement pas faire le tour de la cage et j'étais sûrement là pour l'aider non ? Je comptais bien le faire en tout cas.

« Héhé non, il m'en faudra un peu plus pour ça. Genre si tu m'avais dit que tu voyais les fantômes... peut-être que j'aurais pris les jambes à mon cou ! » Non pas du tout mais ça, c'était pour le trait d'humour. « Donc si je comprends bien ce n'est pas une maladie mais vraiment quelque chose qui est en toi. J'imagine que ça doit être douloureux et très dur à vivre, au quotidien... Je balance ça comme ça mais tu crois qu'il y aurait moyen de créer une sorte de sceau pour maîtriser Yin-méchante ? Peut-être que ça pourrait t'aider dans un premier temps. Mais il faudrait comprendre l'origine de la chose quand même. Quand est-ce que tu l'as entendu pour la première fois d'ailleurs ? Est-ce qu'elle est avec toi depuis ta naissance ? »

J'avais taaaaaant de questions mais je voulais vraiment lui montrer que pour moi, c'était cool. Elle n'avait pas à s'en faire !

Résumé:
 

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Sam 13 Juil 2019 - 17:56
Tu l’avais serré dans tes bras. Parce que tu avais eu un élan de spontanéité et d’amour pur envers lui, que tu ressentais le besoin de le sentir contre toi, qu’il te rassurait tant et si bien qu’il méritait bien une étreinte de remerciement. « Merci pour tout », lui dis-tu en resserrant ton étreinte. Et il te la rendit ; il te la rendit en glissant ses bras autour de toi.
Et tu aurais aimé rester dans ses bras. Mais, malheureusement pour toi, je tapais du pied dans ma cage, je vomissais des papillons dans un coin, je ne supportais pas toute cette douceur. Alors, je te fis remarquer à quel point vous étiez proches ; tu compris mon sous-entendu.
Tes joues prirent une jolie teinte cramoisie tandis que tu te reculais. Tu t’excusas et t’inclinas rapidement ; si vite et si brusquement que ton front rencontra tes genoux. La douleur, sur le coup, fut immense : et je riais, oh, je riais ! tu es si maladroite, ma chérie. Était-ce lui qui te mettait dans cet état ? Parce que tu as peur de sa réaction, de ce qu’il pourrait faire ; peur de le perdre.

Tu plongeas ton regard bleu-gris dans le sien, rougeâtre. Tes mains glissèrent de ton front à tes cuisses, et tu pinças les lèvres. Tu allais parler lorsqu’il ouvrit la bouche à son tour, pour te dire que c’était gênant et pour… parler de pétanque ? Aussitôt, tes sourcils se froncèrent. Tu tentas de suivre ce qu’il disait… sans grand succès. Néanmoins, tu hochas la tête, lentement, tandis que tes lèvres s’entrouvraient. Néanmoins, tu retins quelque chose qu’il avait dit avant de dériver sur… la pétanque…
Il t’avait dit d’essuyer tes larmes, comme quoi il ne te jugerait pas. Et ça te rassura. Ça te rassura autant que son sourire angélique, qui te fit sourire à ton tour. Tu lâchas même un léger rire que tu couvris de ta main.
« Je ne vois pas exactement ce que vient faire la pétanque dans tout ça, mais… merci encore. »
Il fallait que tu lui dises. Tu en ressentais le besoin ; lui, il t’accepterait. Il ne te rejetterait pas ; tu croyais ? Tu ne pouvais pas en être sûre, à vrai dire, mais tu décidas de lui faire confiance. De lui partager ton plus grand secret.

Ce fut ainsi que tu attrapas sa main dans la tienne, afin de le guider jusqu’à ta chambre. Tu grimpas les escaliers quatre à quatre, tirant doucement Ayano-kun derrière toi. Il fallait que tu le fasses ; surtout, ne pas se dégonfler. Tu pouvais le faire !

Une fois arrivés dans ta chambre, tu fermas la porte ; la fixas durant de longues secondes ; te retournas et lui hurlas que tu n’étais pas seule. Ce qui, si je puis me permettre, n’était peut-être pas la meilleure idée du siècle. Tu semblais lui avoir fait peur, et, il y avait un risque pire que tout : et si tes parents t’entendaient ? Après tout, tu avais réussi à leur cacher cette vérité durant des années. Il ne faudrait pas faire tout capoter ; n’est-ce pas ?
Après ton cri sorti du fond de ton cœur, tu t’approchas d’Ayano-kun ; hésitas ; il te dit qu’il était présent pour te protéger. Cette phrase te prit de court ; de quoi allait-il te protéger ? De moi ? Comme s’il pouvait faire quelque chose, ce bon à rien. Et pourtant, tu lui souris, sourcils et yeux légèrement plissés. Alors, tu lui expliquas ; allas t’asseoir sur ton lit ; il te rejoignit. Tu ignoras même sa phrase, comme quoi il s’était trompé sur « cette histoire de fantominus » ; tu ne voulais perdre ni ta concentration, ni ton courage. Car il te fallait du courage pour parler de moi de plein gré.
Et tu expliquas, oui. Développas du mieux que tu pouvais, même. Tu lui parlas de moi, Yin, la méchante, le démon, le mal incarné. Ne penses-tu pas être un peu dure avec moi ? Après tout, je suis méfiante là où tu ne l’es pas du tout. Je suis ton contraire, tout ce que tu devrais souhaiter être ; et je ne veux qu’une chose : que nous soyons ensemble à jamais ; ne faire qu’une.

Lorsque tu terminas, le suppliant presque de ne pas t’abandonner, il te répondit en commençant par un trait d’humour. Épuisée par ton long discours qui semblait avoir duré une éternité, tu dus faire un effort pour lui offrir un doux sourire qui ne montrait pas les ridules de tes tempes.
Tu hochas docilement la tête lorsqu’il parla de quelque chose vivant en toi. Je n’étais pas une maladie à tes yeux, à part peut-être dans le sens où j’étais insupportable et que je m’accrochais à toi, tel un virus.
Ayano-kun proposa alors quelque chose de fou (à mes yeux) : un sceau pour me contenir. Tes yeux à toi s’écarquillèrent ; pourquoi n’y avais-tu jamais pensé ? C’était peut-être la solution à tous tes problèmes ! Et à cela, je répondais non, non et non ! Impossible que ce soit la solution ! Cela… cela signifierait ma fin ! Veux-tu réellement ma mort ? Es-tu prête à m’assassiner ?

Tandis que je frappais les barreaux, les yeux écarquillés de terreur, il te posa deux questions qui t’interpellèrent : quand est-ce que tu m’avais entendu pour la première fois et si j’étais avec toi depuis la naissance. Pour répondre à cette dernière question, il faudrait que tu me laisses le contrôle, tu sais ? Mais, bien évidemment, tu refuses.
Tu réfléchis sincèrement.
« Je l’ai entendu pour la première fois lorsque j’étais petite ; toute petite. Des enfants avaient été méchants avec moi, et j’étais très triste… » Je me souviens vaguement de ma naissance. « Je voulais juste qu’on m’aime. Qu’on m’apprécie pour ce que j’étais. Mais ça ne semblait pas marcher. » Je suis née dans un endroit gris sombre. « Je croyais… que si je changeais, si je devenais plus gentille encore, les gens finiraient par m’aimer. Alors, j’ai enfermé toutes mes émotions négatives dans une cage. » Tu chuchotais. « Et je l’ai entendu. »
Tu tournas la tête vers Ayano-kun et lui offris un léger sourire – tu ne savais donc faire que cela.
« Je ne sais pas si elle est là depuis ma naissance ; je ne crois pas. Elle… elle dit que nous devons rester ensemble, coûte que coûte, et ne cesse de répéter que je suis elle, et qu’elle est moi. » Tu eus un rire dépourvu de joie. « C’est agaçant, à force. »

Tu n’avais sûrement pas les réponses qu’il attendait. Or, moi, je les ai. Je peux le guider.
Alors, tu eus un second rire ; toujours dépourvu de joie. Tu levas les yeux au ciel tout en posant ton menton sur tes paumes.
« Elle dit qu’elle peut t’aider. Si je la laisse… sortir. Ce que je vais dire est fou, mais… est-ce que tu veux… lui parler ? »
Tu espères qu’il dise non. Tu espères que la curiosité ne sera pas son vilain défaut.
Qu’il vienne à moi. Ou plutôt, que je vienne à lui. Il n’est pas prêt à voir ton côté sombre.

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Merci, Mouton. <3
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Mer 17 Juil 2019 - 22:13
Inspecteur Sakana ! Voici comment on devait m'appeler dés à présent. Je cherchais vraiment à comprendre le comment du pourquoi, ça pourrait peut-être m’échapper aujourd'hui mais sûrement pas demain. Je connaissais quelques gars intelligents dans le coin, du genre Shirô-sama. C'était un peu le scientifique de la bande et je lui faisais entièrement confiance. Je pouvais bien lui demander ce qu'on devait faire dans ces situations sans donner trop de détails sur Shimi-chan et tout et tout ? Oui ! Pourquoi pas, je le ferai dés demain matin, après un p'tit tour à la bibliothèque pour me chauffer sur le sujet.

Je n'avais rien pour noter et ça c'était dommage, il m'arrivait souvent de perdre des informations en cours de route. D'une -voir deux- oreille(s) très attentive(s) j'écoutais la p'tite dame. Ça remontait à son enfance et elle me parla d'une expérience avec d'autres enfants. Je ressentais encore une fois de la tristesse dans son récit, elle avait beau déballer son sac que ça ne semblait pas du tout simple. Et encore une fois, j'étais incapable de la comprendre. Je n'avais trop eu de rapports avec d'autres enfants, tout petit. Oui être la plupart du temps sur un bateau de pêche, à pêcher, afin de pêcher, bah ça n'aidait pas des masses pour les relations sociales.

Suite à ça, elle avait décidé d'enfermer toutes ses émotions négatives... Wow... ça devenait de plus en plus étrange et je sentais le truc m'échapper, réellement. Comment avait-elle fait ? Par quelle magie ? Un jutsu ? Sa volonté ? Était-ce quelque chose qui se passait dans sa tête ? Non non, c'était vraiment une autre entité. Peut-être que ce qu'elle avait en elle avait profité de cet instant pour prendre une certaine place dans son esprit ? Raaaaaaaaaaah, je me posais trop de questions et le pire c'était que... je ne pouvais pas répondre à toutes.

Mon enquête venait de commencer que je me sentais déjà dans la mouise. En espérant que je puisse utiliser un joker comme le 50/50, l'aide du public -Shirô-sama & autres- ou l'aide d'un proche -Hiko-kun-.

Et soudainement, alors que je m'enfonçais de plus en plus, Shimi-chan me proposa quelque chose. Enfin c'était à travers elle que j'avais une proposition. Yin-méchante me proposait une entrevue ? Sans même m'en rendre compte, mes yeux s'étaient écarquillés et s'étaient aussi plongés dans ceux Shimi-chan. Et si... et si je pouvais tirer quelque chose d'elle ? Pour aider mon amie qui était vraiment en détresse. Habituellement je me sentais assez faible, inutile mais peut-être qu'en ce jour, je renverserai la situation !

Les poings serrés contre mon torse, je fis un grand signe de la tête, acquiesçant à sa proposition. J'étais motivé et impatient, mon expression facile n'en démontrait sûrement pas moins.

« Je suis à fond pour Shimi-chan ! Je veux comprendre, comprendre pour t'aider à traverser ces épreuves ! Ok ?! »

Oui et comme je ne faisais pas les choses à moitié, des idées fusèrent dans ma tête. Et pour une fois, ça ne semblait pas trop trop débile. Fin en tout cas, c'était ce que je croyais, avant ça je voulais quand même en parler à mon amie.

« Par contre, si c'est une Yin-méchante comme décrit... euh... ça peut être compliqué d'agir ici non ? On ne sait pas comment ça va tourner et ta famille est en bas. Je te propose une chose : on rejoint un terrain d'entraînement, j'utilise mes super jutsus de la mort qui tue pour nous créer un espèce de périmètre de sécurité, en Dôton et... on ouvre le dialogue ! »

Alors oui, ça m'était venu comme ça, il ne fallait pas tout prendre au pied de la lettre et ma p'tite pote pouvait tout à fait me tempérer, elle ne me vexerait pas...

« Si je raconte que des bêtises, n'hésite pas hein. Mais dans tous les cas, tu peux compter sur moi ! »

Dis-je le pouce en l'air en faisant un petit clin d’œil des familles à Shimi-gentille.

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