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Dans tes saphirs, je me perds (kanna<3)


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Sam 6 Juil 2019 - 7:57
Dans tes saphirs, je me perds
Une nuit comme les autres. Alors que chacun dormait, que certains surveillaient à tour de rôle, Sora s’occupait à s’entraîner pendant la nuit. Sans étonnement, le rayon de soleil ne trouvait pas le sommeil. Un tel phénomène comme lui devrait s’épuiser après ses journées à sourire, crier, courir et faire tous les temps, mais non, lorsque les hiboux régnaient, le Tadao restait non loin, pratiquant l’art du corps-à-corps, seul. Des mouvements précis, des compositions de nouveaux combos, tout pour s’occuper pendant les longues heures sous la lune. Ce n’était pas un secret pour le groupe de déserteurs, tous savaient le trouble du jeune homme. Enfin, selon lui, c’était normal. Pourtant, ça ne datait pas depuis l’enfance. Pendant ses jeunes années, le gamin réussissait à dormir sans problème. Suite à son enlèvement, la nuit était devenue son amie. Or, une solution poussait le brun à tomber dans les bras de Morphée, mais il ne l’avait pas compris, pas pour le moment.

À ce point-ci, la lune brillait au milieu du ciel, coupant à la perfection la vaste couleur obscure. Tous les petits astres discutaient ensemble, semblaient sourire de loin. Un paysage très charmant, mais qui ne rassurait pas Sora. Il ignorait si c’était mystérieux ou effrayant, il préférant éviter de réfléchir, ça le menait toujours à des sentiments inconnus et trop étranges. Ses exercices l’aidaient facilement à se concentrer sur autre chose. Une routine très simple qui pourrait pousser à bout n’importe qui, sauf lui. Une centaine de squats, redressement assis, push-up.. ce n’était pas pour rien que son corps était très musclé et sans une trace de gras. Son alimentation n’affectait pas du tout ses muscles.

Après un certain moment, le shinobi arrêta pour respirer. Les quelques minutes à souffler lui suffirent pour se bourrer de réflexions. C’était si étrange cette situation… Kumo prit par l’empire, les retrouvailles entre les deux groupes, Kanna. Quel ami il faisait. Toujours en mission, toujours trop occuper, toujours sans réponse. Ce n’était pas dans son intérêt d’abandonner la jeune femme, au contraire, il l’appréciait beaucoup trop pour la laisser tomber. Mais.. sa vie de guerriers l’amenait à voyager en dehors du village, causant son statut de fantôme. Quand il rentrait à Kumo, il s’assurait toujours de visiter ses personnes préférées, dont Kanna. Dès sa première rencontre, il ne pouvait que l’aimer. Une si précieuse créature dans ce monde trop grand. Tout chez elle le faisait sourire. Une précieuse féline, pour le Tadao.

À cette heure-ci, elle devait probablement dormir et partager la chambre d’une autre fille. Sora cohabitait aussi avec quelqu’un d’autre, mais n’avait toujours pas toucher à son lit. Ses cernes apparaissaient. Pour une fois, le manipulateur des portes s’emmerdait à s’entraîner, il voulait voir le visage de sa belle chatonne. Doucement, il approcha son campement et s’y glissa, sans faire de bruits. À pas de loups, il contempla la yasei endormie.

« Kanna. » une pause. « Kannaaaa ~ »

Pour bien être sur de la réveiller, il décida de secouer son épaule, sans trop l’agiter.

« Ooh, t’es chaude comme Kaze ! » murmura-t-il d’une façon enjoué.

Il balança ses sandales hors de sa vue, retira sa chemise et grimpa dans le lit de la kunoichi, sans réfléchir à toutes les discussions déjà eu sur les filles et leur intimité. Ce n’était pas son genre d’infiltrer les chambres des nanas, mais le village des tournesols avait tenté de l’éduquer sur la différence entre les hommes et les femmes. Un échec en général, mais il comprit rapidement que tout était différent dans le pantalon. C’est déjà un bon début.

« Je peux rester avec toi ? Je m’ennuie à m’entraîner dehors, je ne sais plus quoi inventer pour me divertir, je crois que ça fait trois jours que j’ai pas fermé l’oeil shishishi. »

Toujours en murmurant, il exprimait sa joie. Un vrai moulin à paroles, mais si heureux de voir son amie. Sans étonnement, il enroula ses bras autour de Kanna, l’approcha vers lui. Sa tête blottit dans son cou, les yeux fermés, il se sentait bien.

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Sam 6 Juil 2019 - 16:54

Dans tes saphirs, je me perds.


« Kannaaaa ~ ». La voix caresse son esprit, parvient à se frayer un chemin jusque dans ses songes. Elle connaît cette intonation. Ce murmure chaud qui effleure son oreille. Des secousses. Son épaule qui remue, suivie par tout son corps. « Kannaaaa ~ ». La voix fait le tour de ses pensées, répétée à l’infinie par son subconscient. Ce timbre, cette douceur, cette malice … Sora ? Il reprend la parole, apparemment elle est … chaude … chaude comme Kaze ? Kanna sort doucement du sommeil et l’observe, sans trop comprendre. Qu’est-ce qu’il lui veut ? À cette heure, alors que tout le monde dort ? L’hybride plisse les prunelles, tourne la tête. En quelques secondes, le voilà déshabillé, caché sous les couettes de la demoiselle. Pas le temps de dire « Ouf », ou de dire quoi que ce soit, d’ailleurs. Il est là, c’est tout, sa présence imposée comme un cadeau, ou un poison. Kanna s’éveille de plus en plus.

Toutes les paroles martèlent le cerveau fatigué de l’hybride, qui met un peu de temps à réaliser. Sora est là. Là, tout contre elle. Il la serre davantage, la tête nichée au creux de son cou. Son odeur chaleureuse enivre les narines du chat. Il sent bon. Il sent cette odeur réconfortante de Sora, qui efface toutes les peines en un simple souffle. Il n’y a plus rien. Kanna étire difficilement ses bras encore rigides et les passe autour de son cou. Sa main se dépose sur sa tête.

« T’as trrrop d’énerrrgie … »

Sa voix est écrasée par le sommeil, devenue plus rauque que la normale. Toujours dans le gaz, l’immaculée dépose un baiser sur le front de son ami. Sa peau est fraîche. Il était bel et bien dehors, à s’entraîner. Il a beau se dépenser en permanence, il ne dort presque jamais. Un insomniaque comme on n’en fait plus.

Ses mains caressent doucement ses cheveux, jouent tendrement avec les mèches en bataille, qui frottent contre sa joue. L’odeur de la crinière brune participe à ce qui fait de Sora … Sora. Ce parfum délicat qui apaise les sens, ou les éveille. Kanna sent sa peau contre la sienne. C’est froid, à cause de son escapade à l’extérieur, mais c’est quand même chaud. C’est sa propre chaleur, c’est Sora. Il n’existe pas de mot suffisamment précis pour décrire ce qu’il représente pour l’hybride. Il est là, c’est tout. Après leur rencontre dans le désert, l’immaculée ne pensait jamais le revoir. Pourtant, le destin l’a remis sur sa route, comme un présent offert par le ciel. Et maintenant, voilà qu’il se trouve dans son lit, presque entièrement dévêtu. Le plus étrange, dans cette situation ? C’est qu’il ne se rend même pas compte de la réalité presque charnelle qui sous-tend une telle position. Il y a cette électricité qui pourrait les faire basculer l’un et l’autre, les mener sur un chemin qu’ils n’ont jamais emprunté. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne semble y penser. Ils sont juste là, blottis l’un contre l’autre, l’une encore absorbée par le sommeil, l’autre plus éveillé que jamais.

Kanna fait descendre son autre main pour la laisser pendre contre le dos du brun. Sa main, dans ses cheveux, s’affaire toujours à mêler et démêler les mèches qui passent sous son emprise. Leur douceur n’a pas changé. Ils ont simplement grandi. Tout est plus ou moins comme avant, Sora qui la serre pour ne plus jamais la lâcher. Kanna tire doucement sa tête en arrière pour l’embrasser sur le front. Leurs prunelles se mêlent, dans un échange entre les saphirs et les obsidiennes. Un sourire parvient à se hisser sur le visage de l’hybride. Elle est complètement éveillée, sortie de son état intermédiaire.

« Tu pensais trrrouver le sommeil plus simplement en venant ici ? »

Un rire cristallin lui échappe.

« Je te manquais tant que ça ? »

Kanna récupère la main qui était contre le dos de Sora et la dépose contre son torse, dévoilant le bracelet offert dans leur enfance. L’autre main, quant à elle, reste toujours perchée dans ses cheveux. Son regard est plein de bienveillance et de douceur. Sora, Sora, Sora. Il y a tant que choses à en dire, finalement. Ses yeux pétillants, son sourire éclatant, son énergie illimitée … Et son odeur … Cette odeur divine. Kanna l’embrasse une nouvelle fois sur le front. C’est son Sora. Cet être unique, lié à elle par un lien étrange et invisible, qu’elle ne comprend pas, mais qu’elle aime d’une force indescriptible et infinie.

Sora, juste Sora. Parce qu’y ajouter une explication serait amoindrir la parfaite alchimie qui les unit.


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Lun 8 Juil 2019 - 3:37
Dans tes saphirs, je me perds
« Bien sûr, tu es toujours chaude et tu ne fais pas de bruits. L'endroit parfait pour dormir. »

Des baisers enfantins échangés, deux corps se réchauffant, l’innocence qui règne. Un cocon de pureté qui enveloppe les deux guerriers sous les couvertures. Sans le moindre doute, le partage de caresses et de proximité apporte le duo vers un univers encore inconnu pour leur jeune âme. C’était plus fort que lui, perdant presque le contrôle à chaque fois qu’il l’aperçoit, il se doit de la couvrir d’un amour inconditionnel. Sa forme de chat le fait toujours craquer, mais lorsqu’elle se présente dans son enveloppe humaine, ses prunelles ne peuvent que la dévorer de la tête aux pieds. La Saiseiki possède l’unique pouvoir de le faire taire. Un seul regard, et Sora se perd pour de nombreuses minutes, loin de la Terre, coincer sous l’emprise de la jeune femme.

Dès lors que ses bras entour sa petite taille, le brun s’impressionne de ne pas la briser, comme s’il tenait au creux de sa main une petite tasse de porcelaine. Kanna, la minuscule kunoichi, mais si puissante sur un champ de bataille. Ce n’était pas seulement une gentille et délicate fleur, mais une vraie combattante. En mission, ou même dans cette longue escapade, il ne ressent pas le besoin de la protéger, sachant très bien que la féline sait tenir tête à de nombreux ennemis. Et puis au fond de lui, il savait très bien qu’elle pourrait lui botter le cul aussi.

« Tu me manques toujours, Kanna. »

Ses pommettes tournèrent aux rouges, envahies par une soudaine chaleur suite à la main dans son dos et les lèvres sur son front. Cette autre main dans sa chevelure le fait frémir. Le visage déjà marqué par un signe de fatigue, les yeux entrouvrent, tout comme la bouche. Ses sens répondaient à merveille, prouvant toute l’humanité du jeune homme. Mais... cette soudaine main sur son torse le fait définitvement fondre de plaisir. Un simple geste qui le fait tirer de ses rêveries, lui rappelant que devant lui, sa précieuse Kanna est là. Pour toujours et à jamais, sa Kanna. Ce n'était pas discutable, à ses yeux, elle était son petit chat, sa magnifique kunoichi capable de tuer. Sora se laisse bercer par le touchée de son interlocutrice, charmé par sa présence et le calme qu’elle lui impose en silence. Comme toujours, il sourit bêtement. Si Sazuka, Raizen ou un autre membre du groupe entrait pour une urgence, ce serait un réel cliché qui se dévoilait sous leurs yeux. Mais est-ce que le kazejin réalisait le sens de cette situation ? Pas du tout. Selon lui, c’était une simple rencontre nocturne dans le lit de sa précieuse Kanna. Le mot amie n’arrivait pas à s’échapper de sa bouche. Étrangement, ça sonnait beaucoup trop faux à ses oreilles, tout comme sœur. Ça ne s’approchait pas du tout à ce qu’il ressentait pour la Yasei. En réalité, Sora ne chercha pas à comprendre les battements de son coeur. Si Kanna était en vie, c’était tout ce qui comptait pour lui.

« Mon bracelet… je savais que tu allais le garder. J’ai toujours su que j’allais te revoir un jour. C’était qu’une question de temps avant tu sois complètement à moi. »

Son rire résonna. Le brun attrapa la main de la jeune femme et l’apporta à sa bouche. Ses lèvres caressaient chaque doigt, infligeant de nombreux baisers doux et attentionnés. Lentement, son visage s’approcha du poignet, continuant son petit manège sur toute la longueur du bras laiteux de sa partenaire. Une série de bisous qui le guida jusqu’au cou de Kanna. À ce niveau, il pouvait sentir tout son parfum si naturel. Il laissa son nez chatouiller sa peau, profitant de l’odeur qui lui donnait la chair de poule. Lorsque Sora décida enfin de reculer, il remarqua le changement de position. Il n’était plus couché à sa droite, mais plutôt par-dessus la kunoichi, l’empêchant de s’enfuir avec ses jambes de chaque côté. Ça ne le perturbait pas, il avait probablement été emporté dans la tempête de câlins. Le Tadao se pencha vers son interlocutrice et alla frotter son nez contre le sien. Après quelques secondes, il se laissa rouler sur son dos, reprenant sa position de départ.

« J’ai eu peur pendant la guerre. »

Sa voix s’éleva un peu plus. Un sujet sensible, beaucoup trop récent. Sa respiration se calma, jusqu’à ce qu’il plonge son regard sur le visage angélique de la Saiseiki. Pourquoi était-elle si belle le jour et la nuit ? N’avait-elle donc pas un mauvais moment comme tout le monde ? De ce qu’il sait, même le matin elle gardait une allure parfaite avec les cheveux en bataille. Encore une fois, le shinobi se tourna vers elle, mais cette fois-ci, il glissa sa jambe entre celles de Kanna et alla caresser sa longue chevelure. Avec chance, il pouvait l’entendre ronronner. Il remarqua pour la première fois une certaine différence. Comparer à lui, les cuisses de la jeune femme sont plus rondes, moelleuses. Ça ne lui déplaisait pas.

« Je ne t’ai pas croisé une seule seconde. Crois-moi, j’ai gardé l’oeil ouvert, mais j’ai affronté un mec qui ne me laissait pas du m’échapper. C’était pas mon meilleur duel… » murmura-t-il, ne cachant pas sa déception d’avoir fatalement perdu. « mais pendant le discours, je t’ai cherché et tu n’étais pas là. Je m’en foutais un peu d’avoir été nul pendant la guerre, j’avais surtout peur de t’avoir perdu. J’ai perdu toute ma famille, ce serait un peu trop de te perdre aussi. »

Une révélation lourde pour le jeune homme, qui sortait dans une voix moyennement joyeuse. @SAISEIKI KANNA
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Lun 8 Juil 2019 - 23:56

Dans tes saphirs, je me perds.


Blottie sous ses couvertures, Kanna ne peut qu’acquiescer lorsqu’il lui dit qu’elle est toujours chaude. Peut-être est-ce parce qu’elle est hybride ? Son sang moitié-chat moitié-humain aurait-il un impact sur la température de son corps ? Mais cette fois, ce que Sora ne réalise pas, c’est qu’il participe à cette chaleur. Cette proximité, ce contact, toutes ces choses éveillent les sens de la métamorphe, qui … ne le comprend pas non plus. Leur relation est parfaitement indescriptible, il y a ce lien qui les unit dont ils ne peuvent pas parler car ils n’ont pas les mots pour le faire. Mais si les mots n’ont pas la portée nécessaire, les gestes sont les meilleurs atouts. Les tendres baisers sur sa peau, les étreintes, les caresses, toutes ces petites choses qu’ils font presque naturellement … Tout est là, tout est explicitement posé sous leurs yeux, mais ils sont encore incapables de le voir, trop insouciants pour le comprendre. Kanna ne veut pas y réfléchir, à vrai dire. Elle laisse son cœur danser dans sa poitrine, cogner contre sa cage thoracique. Un rythme effréné, qui ne cesse d’accélérer puis ralentir, pour toujours mieux repartir. Est-ce ça, le bonheur ? Le vrai ? Celui dont on entend parler mais qu’on ne peut trouver que lorsqu’on le ressent ?

Kanna observe Sora. Les obsidiennes ne quittent toujours pas les perles d’azur, même lorsque les mots s’échappent d’entre ses lèvres. Les joues de l’hybride se parent doucement de rouge. Alors, elle lui manque toujours ? C’était donc ça ? Elle a beau le toucher, l’embrasser, laisser vagabonder ses mains pour sentir sa peau, Kanna reste particulièrement sensible aux petites attentions qui proviennent du jeune homme. Ils se sont connus si petits … Et il n’a jamais vraiment changé. Il a grandi, mais il est intact. Il est cette candeur qui manque à l’Homme, l’innocence que Kanna a perdue, si jeune. Il est sa moitié, au sens littéral du terme. Il est tout ce qu’elle n’a pas. Il lui apporte tout ce qu’elle peut rêver.

Un rire cristallin s’échappe d’entre ses lèvres. Sora ne s’est jamais rendu compte du sens que pouvaient avoir ses paroles. Il les dit comme elles lui viennent, sans même imaginer leur portée. Kanna ne peut donc pas retenir son amusement. « Complètement à lui », hein ? Il y a tant de choses dans cette réalité qui sont réelles, mais qui dépassent de loin tout ce qu’il imagine. Mais elle ne peut pas le nier. Le bracelet est toujours à son poignet. Il est là. Toutes ces années, il est resté fidèlement accroché, à attendre son propriétaire. À patienter pour le retrouver. Et il est là. Il aura rempli sa fonction de la plus loyale des manières.

Brusquement, tout s’accélère. Il embrasse ses doigts un à un, puis le poignet, puis le … le bras … Tout le bras … Et, et … Et le cou ? Kanna retient sa respiration et se cambre, portée par une sensation inconnue, mais délicieuse. C’est plus chaud encore. Il ne se rend pas compte qu’il est la cause de cette chaleur, de cette vague qui la traverse. Il ne s’en rend même pas compte. Pourtant, quand il est au-dessus d’elle, à la bloquer, les quatre joyaux se heurtent dans un sulfureux échange. Son cœur ne bat plus : il bondit. Kanna a l’impression que tout va s’arrêter. Que se passe-t-il ? Pourquoi est-il là ? Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi, pourquoi il y a cette force dans son être qui lui dit de le maintenir, là ? Pourquoi cette voix hurle-t-elle de l’embrasser, de ne plus jamais le laisser partir ?

Il repart.

Kanna inspire profondément. Elle a du mal à revenir à elle. Tout est allé si vite. C’était si fort. C’était Sora, là, pour de vrai, si près d’elle, si près de son visage, si près de tout. C’était son Sora, complètement à elle, et sa Kanna, complètement à lui. Et c’était si fort. L’immaculée déglutit. Quand il reprend la parole, le ton a complètement changé. La blanche tourne la tête, de moins en moins sonnée. Elle l’observe. Il glisse doucement sa jambe entre les siennes. Puissante, robuste, elle est le témoin, voire même la preuve de tous ses entraînements nocturnes. Sa peau est aussi chaude que la sienne. La blanche ne peut s’empêcher de sourire. Il la dorlote, toujours un peu plus, faisant naturellement éclore des ronrons, qui naissent inconsciemment. Des sons de bien-être qui se dissipent peu à peu quand il lui avoue tout ce qu’il a ressenti pendant la guerre.

Son absence.
La peur.
Le vide.

Kanna s’approche de Sora, profitant de la jambe positionnée entre les siennes pour le grimper. Désormais à califourchon, ses mains se posent chacune d’un côté de sa tête. Les saphirs s’ancrent aux obsidiennes. Sur le coup, la blanche ne se rend même pas compte de leur position, elle n’y pense pas un instant. Il n’existe rien de plus que son visage, ses merveilleuses prunelles, belles comme un ciel étoilé, sa peau douce à l’odeur sucrée. Il n’y a rien de plus. Le temps s’est arrêté autour d’eux.

« Je suis désolée, Sorrra. Je suis désolée, pour les Tadao. Mais je suis là. Je ne parrrs plus. Et si je le fais, je t’emmène avec moi. »

Un sourire bienveillant. L’une de ses mains s’appuie un peu plus sur le lit pour qu’elle puisse libérer la seconde et caresser sa joue avec. Peu après, la menotte reprend sa place initiale, alors que Kanna vient déposer son front contre le sien.

« Je serrrai ta famille, tu serrras la mienne. Nous serrrons ensemble pour toujourrrs. »

L’hybride caresse le nez du jeune homme avec le sien, dans un adorable baiser esquimau. La mimique sur ses lèvres passe doucement de la bienveillance à la malice.

« Aprrrès tout, je suis complètement à toi, non ? Et l’inverrrse … »

Le nez se déplace, effleure les lèvres, caresse la joue. Kanna dépose un bisou sur la peau, délicat et innocent. Rien de plus, rien de moins. Elle relève la tête.

« L’inverrrse est vrrrai aussi. »

L’immaculée regarde Sora un instant. Les secondes défilent, défilent, puis la réalité la rattrape. Elle est sur lui. Si près. Leurs visages sont à quelques centimètres, ils peuvent sentir leurs souffles se mêler. Une douce caresse, qui immobilise Kanna un instant. Le silence semble être une libération, pendant un instant. Tant qu’ils ne disent rien, ils peuvent rester immobiles, non ? C’est comme si le temps n’avait plus d’emprise sur eux. Comme s’il n’existait plus rien.

Kanna ne veut pas bouger. Elle a peur de la suite, à vrai dire. Les idées se mêlent dans son esprit sans faire de sens. Comment faut-il réagir ? Comment faut-il faire, maintenant ? Son sourire s’étire, instinctivement. C’est là, qu’elle veut être. Parmi tous les endroits de ce monde, parmi tous les pays qu’elle a visités, il y a un seul endroit où elle se sent aussi bien. Il n’y en a qu’un, en fait. Ici. Elle ne peut plus nier cette évidence. Sora est la seule personne au monde qui lui apporte autant.

Apaisement. Douceur. Tendresse. Optimisme. Ambition. Espoir.
Il est tout. Il a toujours tout été. Il sera toujours tout.

Alors Kanna ferme les yeux et se jette à l’eau.

Dans un ultime mouvement, elle se penche un peu plus et effleure d’abord ses lèvres. Elle a l’impression que son souffle est brûlant, qu’elle va l’abîmer. Mais elle y va. Parce qu’il n’y a pas d’autre vérité. Parce que c’est fait pour être ainsi. Alors la fugace caresse devient baiser. Et tout prend tout son sens.

Parce qu’elle est complètement à lui, maintenant et à jamais.


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Mer 10 Juil 2019 - 9:17
Dans tes saphirs, je me perds
Sora n’est pas un jeune clown cachant ses sentiments de tristesses derrière un masque souriant, au contraire, il vit sur ses propres règles, sans se laisser influencer par les autres moutons. Alors, ses moments un peu plus sombres, il ne les voilait pas. C’est ce qui fait de lui un unique personnage. Toujours là pour ajouter du mouvement et des rires, mais qui éprouve des faiblesses comme tout être normal. Les dévoiler à Kanna lui semblait être comme la meilleure solution. Pas parce qu’elle a une bonne écoute, ni pour son attitude très réconfortante, mais surtout parce qu’il savait que c’était la bonne chose à faire. Un chemin qui le menait toujours vers la féline. Une nouvelle blague ? Kanna. Un lourd problème ? Kanna. Des câlins ? Kanna. Toujours Kanna. Jour et nuit, tout revenait à elle. Ce n’était pas une coïncidence de se retrouver dans le même lit si tard la nuit. Le brun en avait rien à faire d’aller réveiller Umeka pour lui poser mille questions, le matin pouvait attendre. Anzu ? Il pourrait probablement trouver une raison pour l’enquiquiner dans son sommeil, tout comme le reste de la troupe. Mais lui, il voulait embêter Kanna. L’embêter jusqu’à ce que ses yeux ne puissent plus tenir sous la fatigue, que sa voix se termine dans des murmures incompréhensibles et qu’au final, elle s’endorme dans le creux de ses bras. Son insomnie ne lui permettrait pas de la rejoindre dans le monde de Morphée, mais pour sa précieuse sécurité, Sora veillerait sur elle toute la nuit. Un chevalier sans armure.

Mais elle ne s’endort pas. À la fois étonné et joyeux, le Tadao accepte que sa partenaire réponde parfaitement à ses caresses et ses paroles. Ce n’était pas le scénario prévu, mais que dire, c’était encore plus intéressant qu’une simple sieste. Sans même coller son oreille à sa poitrine, le brun pouvait sentir son coeur bondir et crier. Peut-être devrait-il arrêter avant de lui causer une crise cardiaque, mais… il n’en avait pas du tout envie. Cette sensation brûlante qui parcourt sa peau, les ailes de papillons qui chatouillent son ventre, c’est à la fois nouveau, mais pas inconnu. Habituellement, son estomac semble toujours tomber lorsque la jeune femme s’approche de lui. Une situation si habituelle et constante, le shinobi ne se posait même plus de questions. Selon lui, Kanna possédait le pouvoir de se transformer en chat et de retourner l’estomac des autres, puis de causer une certaine chaleur aussi, accompagner d’un regard qui fait frissonner. Une vraie magicienne.

Sans même un avertissement, le duo repart dans un manège. Le kazejin bouge en faveur de son interlocutrice, se glissant complètement sous sa petite taille. Sous cet angle, le brun découvre une nouvelle facette de la Saiseiki. Très charmante, très difficile à éviter. Quelle surprise d’écrire que le jeune homme ne s’intéresse pas aux filles et leurs avantages, pourtant, son regard évitait de se glisser dans les magnifiques formes devant lui. Son visage devint rapidement rouge, se bloquant aux saphirs de Kanna pour ne pas perdre le fil de sa voix. Ses mots réussirent à lui décrocher un sourire. Ses yeux se fermèrent jusqu’à ce que leur front se connecte. Était-ce possible d’avoir un tel ange collé à lui ?

« Ne sois pas désolé, je te considère déjà comme ma famille. » il fit un petit baiser à la main sur sa joue. « je te suivrai partout. Pour toujourrrrrs. » il ricana doucement.

Sora adore le roulement des r de la kunoichi. C’était un petit trait mignon et unique. Il ne se moquait jamais d’elle, mais pour une fois, il l’imitait pour tenter de calmer l’activité de son coeur. C’était presque douloureux. Puis, ce nez qui se frotte au sien, c’était beaucoup trop. Cette fois-ci, son torse allait se déchirer, impossible à éviter. Mais alors, pourquoi continuait-il à sourire sous la douleur ?

« absolument… »

Puis le silence. Le pire ennemi du grand gamin. Ce qu’il déteste pour mourir, le néant, le rien, pas de bruit, pas même une mouche qui vient bousiller l’instant. Dix secondes et le shinobi trouve déjà un sujet pour rebondir. Or, cette nuit n’était pas le cas. Ses prunelles fixèrent celles de Kanna, sans bouger une seule fois. Ses bras sont allongés sur le lit, ne sachant pas où les déposer contre la jeune femme. Il n’ose pas briser le moment, intrigué par la suite. Allait-il faire les premiers pas ou oserait-elle les faire ? À ce point-ci, Sora perdait complètement ses mots. Aucune phrase logique tentait de se former, même pas un son. Ça ne le dérangeait pas. Le Tadao profitait de cet instant pour admirer les traits de la yasei. Une année son aînée et pourtant, elle semblait plus jeune. La première fois qu’il l’avait aperçu ainsi, il croyait faire face à une adolescente, mais ses formes et sa façon de s’exprimer lui prouvèrent tout le contraire. Quelle déception de ne pas être le plus vieux, mais le guerrier pouvait toujours compter sur leur différence de taille pour la dominer. Il adore la prendre dans ses bras comme un réel petit chat humain. D’ailleurs, même en califourchon sur lui, elle ne pèse rien.

Le silence continua encore pendant plusieurs secondes. Ça n’intimidait plus le shinobi, perdu dans les prunelles de sa belle princesse. Soudainement, celles-ci se fermèrent et s’approchaient de son visage. Comme toujours, avec toute sa confiance présente, il l’observa sans la questionner. La féline se penche vers lui et osa faire exploser un feu d’artifice. Au contraire de sa partenaire, les yeux de Sora s’ouvrirent complètement, cherchant un point de secours pour rester concentré. Un incident bien sûr. Elle s’était probablement endormie suite à cette longue attente. Leur souffle continuait à se mélanger, toujours plus proche, devenant bientôt le même. C’était trop évidant pour un spectateur, mais si mystérieux pour le kazejin. Il ne comprenait pas du tout ce que Kanna tentait de faire. Ce simple touché fantomatique, presque inexistant, créa un réel besoin chez le Tadao. Il se serait probablement cacher sous son chapeau si c’était possible.

Et l’inattendue arriva. Des lèvres si douces touchèrent à celles de Sora, l’entraînant dans une spirale mouvementée. Ce simple baiser correspondait à tout ce qu’il ressentait pour Kanna. Pas de mot pour le décrire, mais l’action le faisait à merveille. Le jeune homme inexpérimenté ferma complètement ses prunelles, tombant dans un néant partager avec la kunoichi. Il répondit à ce contact sans perdre une seconde. Sa bouche bougea au rythme de l’autre, dans une danse saccadée, mais satisfaisante. Ne comprenant rien à l’amour, ça lui prendrait probablement une longue discussion pour déterminer le sens de cette scène, mais à ce moment présent, rien ne pouvait lui retirer le fait que Kanna était belle et bien à lui. Jamais il ne laisserait quelqu’un la toucher ainsi. Cette idée de l’imaginer si proche de quelqu’un d’autre, le tua.

Sora se sépara pour souffler un coup, complètement ivre de ce contact. Aucun sourire était présent. Heureusement qu’il avait retiré la majorité de ses vêtements, parce qu’il pouvait se sentir brûler sous le toucher de Kanna. Ses bermudas, qui commençaient à devenir étrangement serré, ne l’aidait pas à trouver la froideur de la nuit. Mais il s’en foutait. Oh comme il en avait rien à faire. Sans prévenir, il tira la Saiseiki vers lui pour l’entraîner dans un long baiser, plus demandant, plus unique à sa personnalité. Ses mains trouvèrent enfin le courage de se poser sur la silhouette féminine, plus précisément, son derrière. Un mouvement inconscient, mais que le Tadao semblait apprécier vu le sourire qui apparut sur son visage. Ses doigts s’amusèrent à découvrir un corps qui n’était pas sien. Des fesses au dos, ses mains traversèrent un peu partout pour rapprocher la jeune femme contre lui.

Il n’avait jamais partagé un tel moment avec quiconque. Ça semblait être naturel de le faire avec Kanna. L’embrasser et la toucher ainsi, ça semblait être logique, comme si c’était le destin. Le Tadao ne comprenait rien à ses mouvements, il se laissait aller dans une nouvelle aventure. Ça ne consistait pas à se battre contre une armée ou reprendre un parchemin d’un voleur.. ça consistait à lier son coeur à celui de Kanna. Sa magnifique Kanna. Ce fut un drôle de souvenir qui apparut à la surface du moment, mais Sora repensa à ses parents. Sa mère très discrète et mystérieuse, se cachait derrière son éventail pour murmurer à son père, rieur et grand. Ce n’était pas des mots, mais des baisers cachés. Ils s’aimaient comme s’ils n’y avaient pas de lendemain, tout en gardant une certaine distance très mature. Mais Sora pouvait se souvenir comme si c’était hier que, loin des regards, les deux adultes se câlinaient et profitaient des moments de silence pour se rapprocher. Il réussissait toujours à les trouver et gâcher l’ambiance romantique, mais ces bisous sur la bouche, c’était la source d’un amour pur, non ?

Sora éclata de rire. Les joues rouges, les lèvres humides, les yeux qui brillent. Ses mains restèrent sur les fesses de la yasei et son regard croisa ses saphirs.

« tu es définitivement à moi. » murmura-t-il

Une déclaration très enfantine à prendre au sérieux. Il était trop tard pour reculer. La chatte s’était coincée dans l’emprise d’un jeune fou amoureux. Pour elle, il serait prêt à tout, incluant la mort. Il ignorait si devant les autres, il se laisserait apporter dans une telle fougue sentimentale, mais la nuit, cacher sous les couvertures, Sora pouvait déjà s’imaginer l’embrasser et la câliner. C’était déjà suffisant pour le faire sourire.

« Je veux dormir avec toi pour les prochaines nuits. Je retournerai dans mon lit dans quelques jours si tu veux, mais je veux profiter de ta présence. » dormir n’était bien sûr pas possible pour le jeune homme, il pensait à autre chose. « Quand les autres sont là, je ne peux jamais être trop proche de toi. J’ai toujours envie de te câliner et ça perturbe le voyage. Ça perturbe aussi mes entraînements. J’ai déjà presque défoncé un arbre parce que tu m’as salué ! Oh puis, il y a une fois à Kumo, je descendais les escaliers et j’ai déboulé quand je t’ai vu. Pareil quand je faisais un duel avec.. avec.. je m’en souviens plus, mais j’ai reçu un sale coup parce que j’ai pensé à toi sans raison. Je pensais pas à me battre avec toi, hein! Mais je pensais à ton visage. Humm, je pense souvent à toi. Je t’ai toujours trouvé intéressante, intrigante, gentille, drôle, gourmande, sublime, belle, magnifique, très mignonne. T’es la seule qui est jolie. Y’a Raizen qui est classe, mais il te dépasse pas. Enfin.. nan, il te dépasse pas. Oh et j’adore quand tu es un chat! J’ai parlé de toi à pleins de personnes depuis notre première rencontre. J’ai tenté de te trouver, même après mon enlèvement. J’avais si hâte de te voir !»

Déballant peu à peu son sac, révélant des années à observer la jeune femme sans ne jamais s’exprimer. Ce n’était plus un secret, Sora aime Kanna depuis le premier jour.

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Mer 10 Juil 2019 - 17:23

Dans tes saphirs, je me perds.


S’élancer droit dans l’aventure, sans réfléchir aux conséquences. Plonger les deux pieds dans le danger, sans même imaginer qu’il puisse y avoir un refus. Kanna a jeté son cœur en plein dans la bataille, sans réfléchir une seule seconde à ce que cela peut signifier. Et s’il ne voulait pas d’elle ? Et si, finalement, dans cette intense relation, où leurs cœurs s’appartiennent, il n’y avait, finalement, qu’un attachement amical ? Et s’il reculait, là, maintenant ? Que devrait-elle penser ? Serait-elle toujours sûre d’elle ? Pourrait-elle toujours le regarder dans les yeux ? Elle perdrait tout. Si ses obsidiennes ne brillent pas pour ses saphirs, plus rien n’a de logique. Tout s’effondre. Quand ses lèvres caressent celles de Sora, Kanna est prise d’une folle hésitation. Battements de cœurs entremêlés, perdus entre peur et excitation.

Un mouvement. Juste un petit mouvement. Une secousse, imperceptible. Puis un baiser. La fin d’une attente de quelques petites secondes, en apparence moindre, mais en réalité insoutenable. Il y a un contact. Une réponse. Un baiser. Il n’est plus volé, il n’est plus tenté, il est partagé. Kanna comprend alors qu’elle n’a pas fait d’erreur. En agissant ainsi, elle s’est offerte à Sora, pour de vrai. Elle est déjà sa famille, ils se suivront aussi longtemps que leurs jambes le leur permettront, mais … Mais ils sont bien plus que ça, en fait. Bien plus que deux compagnons de voyage. Bien plus que tout ce qui peut la lier à quelqu’un comme Raizen, par exemple. Une camaraderie, certes, mais surtout une passion encore silencieuse, qui s’éveille à mesure que les deux êtres comprennent la mélodie qui fait vibrer leurs cœurs.

Il recule. Un instant de flottement, pour reprendre son souffle, pour se remettre. C’est réel. C’est là. Au creux de leurs mains, ils tiennent cette relation qui n’attendait que d’éclore. Kanna inspire profondément. C’est réel. Elle se le répète encore, pour s’assurer que ce n’est pas un rêve. Mais il y a bien Sora sous son poids, caché sous sa couverture de la même manière qu’elle. Il est là. Il a répondu au baiser, est-ce que cela ne signifie pas tout ? Peut-être … Peut-être que ce n’était rien, en fait. Peut-être que les câlins, les sensations qui s’éveillent, plus bas, ne sont qu’un mirage ? Et si elles l’étaient ? Est-ce que les amis se font des bisous sur la bouche ? L’hybride arque un sourcil. Sa logique répondrait que non, mais … On ne sait jamais. Les doutes reviennent, la crainte qu’il ne la relâche en pleine nature, avec les vibrations dans son ventre pour seule récompense.

Mais il bascule. D’un seul coup, il tire Kanna dans sa direction. Le baiser reprend. Plus passionné, plus charnel. À lui en couper le souffle. Elle inspire profondément, sa respiration mourant contre les lèvres de son propre petit chat. Ses mains sur ses fesses lui causent un léger tressaillement, avant d’éveiller encore, toujours plus de sensations inédites. Les papillons s’envolent à pleine vitesse, parcourent tout son être dans une course effrénée qui la laisse sans voix. Son souffle est plus vif, plus chaud encore. Sora pullule dans son esprit, inonde ses songes de sa présence. Il n’y a plus que lui, rien que lui, juste là, contre elle, ses lèvres emprisonnant celles de Kanna dans un baiser fougueux qui dissipe toutes ses peurs. Sora est à elle. Pour de vrai. Comme quand deux adultes décident de suivre le même chemin ensemble. Voilà ce qui les unit désormais. Est-ce cette chose merveilleuse que l’on appelle l’amour ? La plus douce des sensations.

Il caresse sa peau, dans une ascension suivie d’une descente langoureuse. La sensation de ses doigts sur ses fesses, puis son dos, apaise Kanna autant qu’elle ne l’éveille. C’est plus agréable qu’elle ne l’aurait imaginé. Les câlins habituels ne lui font jamais cet effet, elle n’a pas l’impression de vibrer, ou que son corps entier va la lâcher. Là, il y a cette chaleur mordante qui la dévore, plus brutale encore que le désert de Kaze. C’est puissant, c’est inconnu, mais c’est divin. Elle n’échangerait ce moment pour rien au monde. C’est leur instant, à eux. Ils ne vivent que l’un pour l’autre. Pour voir le sourire illuminer le visage de l’être qu’ils aiment. Parce que c’est évident, il n’y a rien d’autre que l’amour qui puisse autant les faire chavirer. Ou alors il existe quelque chose de plus fort encore … Et Kanna ne douterait pas une seule seconde de le ressentir pour Sora.

Éclats de rire. Innocence, nervosité, douceur. Sora étant Sora. Un sourire se hisse sur les lèvres de l’immaculée. Il est rouge, plus rouge que jamais. Il y a sur son visage une teinte de tomate, qui le rend plus adorable que jamais. Son humanité transcende tout le reste, s’expose à Kanna comme elle ne l’a jamais fait. Il a beau être le plus spontané des hommes, il n’a jamais été aussi marqué par ses émotions. Les saphirs dans les obsidiennes, la demoiselle ne pense qu’à une seule chose, une seule pensée qui se fraye un chemin parmi ses pensées confuses : Il est magnifique.

Il semble qu’à cet appel, Sora réponde instinctivement qu’elle lui appartient « définitivement ». Si, plus tôt, cela semblait être dit sous le coup d’une pulsion enfantine, cette fois, le contexte et le murmure lui donnent la sensation qu’il s’agit d’une véritable déclaration. Elle lui appartient. Pour de vrai. Pour toujours. Aussi loin qu’ils puissent aller. Un pacte signé par le baiser, par les caresses qui les lient l’un à l’autre. Kanna sourit.

« Définitivement. »

En dire plus lui donnerait la sensation de gâcher ce moment privilégié. Cette réponse lui suffit. Contrairement à toutes les fois où Kanna s’est sentie piégée, privée de sa liberté, cette fois, appartenir à Sora lui paraît être la plus belle chose qui lui soit arrivée, aux côtés de cette gigantesque soirée de barbecue pendant laquelle son estomac priait pour ne pas être plus chargé de nourriture. Sora est sa maison. Plus l’hybride se le dit, plus cette phrase prend tout son sens. C’était ça, qu’elle cherchait. Le confort de ses bras, la douceur de ses lèvres, le sucre de son odeur, la chaleur de sa peau. Pendant tout son voyage à travers le Yûkan, elle n’a cessé de courir après quelque chose qu’elle avait déjà. Quelque chose qui était là, à ses côtés, depuis toutes ces années. Ce bracelet. Il signifiait tout, mais Kanna ne pouvait pas encore le voir. Mieux vaut tard que jamais, non ?

L’hybride s’étend doucement, la tête posée contre le torse de Sora. Ses doigts pianotent doucement sur la peau, sans réel rythme, au gré des pensées qui courent dans son esprit. La voix du brun la sort de son cheminement aléatoire, pour focaliser toute son attention sur lui. Des rougeurs naissent sur ses joues. Dormir ensemble, ce n’est pas un problème, à vrai dire. Kanna pouvait déjà dormir à ses côtés auparavant, ça ne lui posait aucun problème, mais c’est … C’est surtout … Le fait qu’il veuille profiter de sa présence. Tout prend une tournure tellement plus sérieuse, tellement moins enfantine. L’hybride comprend de plus en plus l’importance de cette situation, et sa réalité. Ils ne sont plus des chérubins adorables qui courent et sautent partout joyeusement. Ils sont … des … Ils sont …

Ils sont des amoureux.

Cette pensée fait exploser le cœur de Kanna, qui ne peut plus nier cette évidence après ce que lui a raconté Sora. Toutes ces galipettes, ces ratures, ces échecs, toutes ces choses qui obnubilaient ses pensées chaque fois qu’il la voyait surgir dans son esprit. Son cœur qui bat si vite quand ils sont proches, ce rythme entraînant quand elle le caresse, cette explosion quand elle l’a embrassé. Il n’y a plus de doute possible … Ils sont des amoureux. C’est comme ça, c’est tout. Et c’est très bien. Kanna continue de jouer du bout des doigts. Il voudrait rester là, avec elle, profiter de leurs soirées pour se retrouver, quand la journée ils ne le pourront pas. Il pourra se concentrer sur ce qui se passe autour de lui, désormais, plutôt que de se laisser embarquer par ses songes quand il croisera son hybride. Kanna se redresse. Une question reste tout de même sur le bout de ses lèvres.

« Pourrrquoi devrrrais-tu reparrrtir ? »

Bien au-dessus de Sora, les mains de part et d’autre de sa tête, comme avant le baiser, l’hybride mêle ses prunelles aux siennes. Chaque fois qu’elle le regarde, l’immaculée se perd un peu. Il est Sora. Son Sora. Cette bouille si adorable, là, lui appartient. Il l’a dit. Il l’a accepté. C’est à elle. L’une de ses mains quitte le lit pour se poser sur sa joue.

« Tu peux venir quand tu veux. Toutes les nuits ou non. Je t’accueillerrrai toujourrrs. C’était déjà comme ça, non ? Alorrrs, pourrrquoi ça devrrrait changer ? »

Sourire malicieux. Il n’y a aucune raison pour que quoi que ce soit se modifie entre eux. L’amour ? Eh bien, l’amour n’est que quelque chose qu’ils avaient déjà, non ? Même s’ils ne le comprenaient pas, ce sentiment les liait déjà l’un à l’autre. Kanna approche son visage du sien, tout sourire. Arrivée à portée, son nez effleure celui du brun, plusieurs fois, dans un bisou esquimau, contact qu’elle affectionne bien trop pour ne pas lui en faire profiter.

« Peut-êtrrre que tu parrrviendrrras enfin à dorrrmir, qui sait ? »

Kanna n’y croit pas une seule seconde. Sora qui dort relève des légendes. Cet homme a beaucoup trop d’énergie pour son propre bien. L’immaculée opère un léger basculement qui lui permet de se retrouver à côté du jeune homme. Dans sa chute, elle a laissé sa main ancrée sur son épaule pour lui faire suivre le mouvement. Désormais, ils sont de côté, mais ils restent toujours face à face. Kanna laisse alors sa main vagabonder. D’abord dans ses cheveux, puis sur sa joue, puis sur son torse, pour y décrire des formes de toutes sortes, en descendant lentement. Arrivée au bas-ventre, l’hybride remonte, jusqu’au cou, pour redescendre. Le manège se fait ainsi inlassablement.

« Je sais que tout a été difficile, pour toi comme pour moi … Le déparrrt de Kaze quand j’étais petite, le fait que je ne puisse pas parrrtir avec toi, puis … ton enlèvement, la guerrre … C’était vrrraiment dur. Je ne sais pas où on irrra, tu sais. Avec notrrre voyage jusqu’ici, puis tout ce qui va suivrrre. Je ne sais pas non plus si c’est une bonne idée. Mais … Maintenant que tu es là, je sais que tout irrra bien. On peut tout surrrmonter. Je sais aussi que j’ai trrrouvé la maison que je cherrrchais depuis si longtemps. »

Kanna cesse de dessiner et vient se blottir tout contre Sora. La tête au creux de son cou, elle la redresse un peu pour lui embrasser la mâchoire.

« Il n’y a plus de raison d’avoir peur, maintenant. Il faut juste devenir forrrts. Et aprrrès les longues jourrrnées … Tu serrras là. »

L’hybride recommence, du bout des lèvres. Son esprit ne comprend pas pourquoi son cœur bat si fort, si fort, alors qu’elle est serrée contre lui. Mais elle est heureuse. Plus que jamais, Kanna se sent vivre. Nouveau baiser, cette fois suivi d’un mordillement.

« Nous n’aurrrons plus besoin de nous cherrrcher. Tu ne tomberrras plus dans les escaliers. Et tu gagnerrras tous tes combats ! »

Enthousiasme. Kanna voit déjà les prochains jours arriver, heureux et apaisés. Leur village est tombé sous l’oppression de l’Empire du Feu, mais … Tout le reste subsiste. Au-delà des craintes, il y a leur foi les uns en les autres, leur motivation pour vaincre leur bourreau, leur camaraderie sans faille. Et puis, au-dessus de tout ça, comme la cerise sur le gâteau, pour complètement apaiser les peines et redonner foi en ce futur, au départ incertain, il y a Sora. Cette évidence tue depuis bien trop longtemps, qui devient une réalité incontestable.

Ils sont des amoureux.


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Jeu 11 Juil 2019 - 3:18
Dans tes saphirs, je me perds
Toutes ces années à chercher, à courir les nombreux territoires à la recherche d’un petit chat blanc.. une petite bête qui parle, une créature portant le signe de sa famille. Le bracelet avec l’insigne des Tadao. Ce bijou marquait leur première liaison, une promesse pour un jour du futur, loin dans les étoiles. Peut-être trop stupide pour comprendre que la vie ne fonctionnait pas ainsi, mais Sora attendait son amie à toutes les heures. Même pendant son enlèvement, son esprit divaguait jusqu’à la forme du chaton. Une façon de rester conscient, de se garantir qu’une porte de sortie se trouvait dans tout ce malheur. Quelques heures avec Kanna furent suffisantes pour aider l’éphèbe à se tirer de toute cette merde. Réalisait-elle à quel point elle lui avait tenu la main depuis le début ? Dans ce champ de tournesols, lorsque la faucheuse l’attrapa pour le tirer sous le sol, une force l’avait tenu éloigné. Un long combat que les anges gagnèrent. Des visages traversèrent l’inconscient du grand gamin, dont Kanna.

Cette nuit, la mort n’est pas présente, mais Cupidon si. Tout deux traversés par une énorme flèche en or et les prunelles en forme de coeur. La tendresse et la naïveté qui flotte dans l’air étaient presque le signe d’un énorme cliché, mais pour les deux jeunes âmes, c’étaient les premiers pas vers une nouvelle étape. Un chapitre encore inconnu, mais qui commençait à doucement s’écrire sous les mouvements de longs baisers langoureux. Des mains baladeuses, des bruits surprenants, le partage de salive. Des signes qui ne pouvaient plus trahir le fatal destin du shinobi. Sa famille se trouvait sous ses yeux. Pas une mère, ni une sœur, surtout pas une cousine, mais une.. Âme-sœur ? Le mot n’arriva pas à se former dans l’esprit encore embrouillé de Sora, mais le concept d’appartenir à la jeune femme lui convenait. Retourner à Kaze lui semblait peu important soudainement. Ce n’était pas étrange d’être loin de sa maison d’enfance, mais c’était bel et bien étrange d’être loin de Kanna.

Puis, maintenant qu’il avait goûté aux lèvres de la Saiseiki, comment pouvait-il l’abandonner ? Sa façon de répondre à ses gestes le tuait peu à peu. Sans même s’en apercevoir, son bassin tentait de créer une friction. Ses petits gémissements, les ronronnements sans aucune discrétion et cette chaleur qu’elle dégageait, ça prouvait qu’elle profitait du moment aussi. Sora se sentait drôlement fière de faire craquer la yasei d’une telle façon. Il souhaitait continuer jusqu’à ce que le soleil les forcent à sortir. Le voyage sera long le jour, mais les nuits, le jeune homme se promit de raccourcir les heures.

« Parce queeee… je ne suis pas capable de dormir et si je suis avec toi, je vais probablement tenter de toujours te toucher. Tu as besoin de sommeil et je ne serai pas capable de me contrôler. »

Quel prince charmant, avouant sans problème qu’une nuit avec la princesse ne pouvait pas être sans attouchement. La main sur sa joue continue de le faire sourire. Il aimait observer Kanna par-dessus lui, le dominant complètement. Cette fois-ci, le manipulateur des portes célestes osa l’analyser plus longtemps, en oubliant sa timidité. À commencer par le bracelet à son poignet, qui confirmait la nouvelle identité de la chatonne. Tadao Kanna. Bon ok, c’pas du tout vrai, mais le grand gamin rêvassait déjà à ce moment. Puis, ses prunelles se dirigèrent doucement vers le torse peu masculin. Pas du tout masculin. Deux montagnes de gelées qui semblaient délicieuses, mais il ne s’attarda pas sur ce détail. Le shinobi préféra se concentrer sur la jolie bouille qui le fixe. Ce sourire de malice l’intrigua et l’invita à suivre le pas. Amusé, Sora laissa un petit rire s’échapper.

« Dormir, c’est nuuuuuul. » il râlait comme un adolescent. « je pourrai plus m’entraîner si je dors comme vous tous! Vous êtes des ours, c’est pas possible. » un petit ricanement. « mais pour être avec toi, je ferrai l’effort de fermer l’oeil. »

Encore une fois, une promesse qu’il n’hésiterait pas à tenir jusqu’au bout. Pour sa féline, il vaincrait les barrières de Morphée dans un long duel. Et peut-être, seulement peut-être, arrivera-t-il enfin à tomber mort de fatigue, aux côtés de la femme chat. Celle-ci le distrait en se laissant tomber sur le lit, reprenant leur position initiale. Face à face, deux amoureux. Des shinobis dans un monde de guerre, aveugler par le rose de leur amour. Il n’y avait rien pour détruire cette nuit. Personne ne pouvait s’imposer entre eux. Ce serait un crime de les séparer. Tôt ou tard, tout le Yuukan entendrait parler de ce puissant duo, complètement fou l’un de l’autre. Mais pour l’instant, seule la lune les observait en souriant, gardant précieusement leur secret. Sa lueur donnait un effet plus mystique à la scène. Les doigts qui touchent les formes du Tadao le font soupirer de joie. Cette soudaine présence au bas de son ventre l’intrigue, mais se fait rapidement oublier par les spirales qui continuent ailleurs.

« La suite est beaucoup trop flou à mes yeux. J’ai confiance en Sazuka, même si elle me fait peur, mais tu as raison. Ensemble, rien ne peut nous détruire. » Il réceptionne Kanna et commence à caresser son dos. « Nous allons reprendre Kumo, j’en suis persuadé. La seule peur qui me hante actuellement, est celle de te perdre au combat, mais ça n’arrivera pas. Parce que je serai toujours présent et, oui, je ne perdrai plus mes duels, sauf si tu décides de pointer ton petit nez pour me déconcentrer. »

Il ricana en serrant la féline contre lui. Lorsque le village sera à eux, ils pourront s’installer sous le même toit, partager le même lit. Cette vie semblait très loin, mais pas impossible à imaginer. Sora ne perdait pas espoir pour la Foudre.

Sa respiration se calma peu à peu et ses yeux se fermèrent. Coller à la kunoichi, le kazejin se sentait bien. Son coeur continuait à palpiter, mais ce n’était pas dérangeant. Tout menait à croire que le jeune homme s’offrait enfin un sommeil bien mérité. Mais non.

« Tu crois qu’on va avoir des bébés chats maintenant qu’on s’est embrassé ? »

Le jeune homme se glissa sous la couverture et alla déposer son oreille contre le ventre de sa princesse. Le sérieux de sa question était indétectable. Venant de lui, ça ne serait pas du tout surprenant, mais une plaisanterie serait tout aussi probable. Le brun resta dans cette position, tapotant le ventre et lui infligeait la torture de petits bisous.

« T’as faim Kanna, je peux tout entendre. »

Il remonta à la surface, chevelure ébouriffé et un large sourire présent. Comme si le Tadao pouvait vraiment rester calme pendant plusieurs minutes, quelle bêtise. Aussitôt remis sur les railles, une tonne d’informations vinrent à sa bouche.

« Hey, tu savais que les mamans rats mangent leur bébé parfois? c’cool non? »

Sans perdre une seconde, il plaqua ses lèvres contre celle de son interlocutrice, retournant dans ce monde si parfait. Entre deux trois mouvements, Sora continuait à parler.

« Les hamsters aussi je crois. »

Puis il reprenait son activité, comme si tout était normal.

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Jeu 11 Juil 2019 - 18:12

Dans tes saphirs, je me perds.


Incapable de dormir quand il est seul, incapable de dormir si elle se trouve à ses côtés. Sora est incapable de dormir. Cette légende n’en est pas une. Il ne peut pas trouver le sommeil, quoi qu’il se passe. C’est toujours comme ça. Ceci dit, et Kanna en rougit, il lui dit qu’il ne peut pas dormir si elle est avec lui, parce qu’il tentera en permanence de la toucher. L’immaculée retient sa respiration, en pensant à ce qui se passe actuellement. Ce serait comme ça toutes les nuits ? Les avalanches d’émotions ? Les papillons qui vrillent dans son estomac ? Cette crampe dans le bas de son ventre. Tout ça ? Encore et encore, chaque nuit ? Kanna ne sait pas si elle serait capable d’y survivre, à vrai dire. Il y a toutes ces choses en elle qui s’éveillent quand il est là, quand il caresse sa peau ou qu’il l’embrasse. C’est doux, c’est chaud, c’est brûlant. C’est étrange, mais tellement agréable. C’est addictif. Alors, qu’il reste, finalement. Kanna veut le garder auprès d’elle aussi longtemps que possible.

Néanmoins, même si Sora n’aime pas dormir, même s’il préfère cent fois être dehors, pour s’entraîner et profiter de la nuit, il essaiera au moins de fermer l’œil. Ce n’est pas une garantie de son sommeil, mais c’est déjà beaucoup, pour Kanna. L’hybride se satisfait de cette nouvelle promesse. S’il fait au moins des efforts, comment peut-elle le blâmer, ou continuer de lui reprocher de ne pas dormir ? Le principal est qu’il tente, non ?

Ses bras ont l’air encore plus doux, quand il la caresse. L’immaculée se détend intégralement, portée par les doux mouvements contre sa peau. Encore, encore, encore. Ses mots apaisent la blanche. Sora est une sorte de magicien. Il détient les clés de l’apaisement. En quelques mots, quelques gestes, il parvient complètement à calmer la demoiselle. Ses peurs s’effacent petit à petit, au profit d’un bien-être jusque-là inégalé.

Le silence revient, salvateur cette fois. Reposant. Il est confortable, pas comme le silence précédent qui les a menés au premier baiser. Celui-ci était bien plus lourd, emportant avec lui nombre de responsabilités. Kanna se blottit un peu plus. Serait-ce le moment de laisser Morphée s’inviter dans leur danse ? De lui faire une petite place, pour les emmener au bout du sommeil ? Elle ferme les yeux. Puis les rouvre. Brutalement. Les paupières clignent encore et encore, signe de la surprise ressentie par la jeune femme. Des … des bébés ? Avoir des bébés ? Pour un baiser ? Ils … Non … Enfin, ce n’est pas comme ça que sont faits les bébés … L’idée traverse l’esprit de la métamorphe, qui rougit de plus belle. Les tomates auraient bien de la peine à montrer leur couleur à côté du visage de Kanna. Elles auraient l’air bien pâles. L’hybride planque sa truffe dans le cou de Sora, ne sachant plus où se mettre.

Puis, il disparaît. Sa tête vient se coller doucement contre le ventre de l’immaculée. Son oreille contre sa peau. Un contact supplémentaire, en apparence anodin, qui pourtant fait bondir son cœur. Les papillons s’envolent dans son ventre, dépeuplent la zone pour y laisser une sensation plus forte encore. Ça brûle. Elle ne comprend pas très bien. La dernière remarque de Sora lui permet de relâcher la pression, en la faisant rire comme une enfant. La faim, hein ? C’est peut-être ça, finalement. L’appétit qui revient, maintenant que la tension est redescendue. Oui, ça ne peut être que ça. La faim …

Sora remonte, émerge du dessous de la couette avec la chevelure toute désordonnée. Kanna l’accueille avec un gigantesque sourire, plus grand encore que le sien. Les taches rouges sur ses joues se sont plus ou moins dissipées, chassées par le rire. Elle n’est plus embarrassée, ni gênée, ou n’importe laquelle de ces sensations qui chamboulait son petit corps jusque-là. Tout va pour le mieux.

Silence. Un instant de battement. Et le retour des bêtises de Sora. Les mamans rates qui mangent leurs bébés. Et c’est … Cool ? Kanna va pour ouvrir la bouche, mais avant de pouvoir réagir, il plaque les lèvres sur les siennes, dans un baiser chaste mais pas déplaisant. Puis un autre. Puis il parle des hamsters. Et il recommence. Des baisers volés, innocents, qui arrivent tranquillement dans une conversation insensée, à l’image de toutes celles qu’il peut avoir.

L’immaculée observe, répond, observe, répond, écoute. Et elle décide de couper court à son bazar. Sa main vient chercher la joue de Sora pour le rapprocher, avant que ce soit elle, cette fois, qui initie le baiser. Néanmoins, si jusque-là les contacts étaient doux et adorables, cette fois, Kanna emprisonne les lèvres du brun avec plus de fougue. Son souffle se mêle au sien, alors qu’elle recule doucement, leurs deux bouches à peine séparées de quelques minuscules millimètres. La respiration de la blanche accélère peu à peu. Les papillons reviennent. Ce n’est pas la faim qui la tiraille, non … ça ne ressemble pas à la faim. Les prunelles azurées hésitent, restent un instant sur ces lèvres qui lui appartiennent, que l’hybride sent encore contre les siennes. Elle relève la tête, regarde Sora. Non. Ce n’est pas de la faim qui éveille autant son ventre. La sensation est revenue, et elle est certaine qu’il ne se passe rien dans son estomac.

Le même flottement que précédemment. Le silence. Plus lourd. Plus pesant. Plus chaud. Elle le sent dans ses entrailles, qui hurle, qui est là. Qui lui demande d’aller en chercher davantage. Sora, son Sora, rien que son Sora. C’est ça, qui chamboule son pauvre organisme. Chaque fois qu’il la touche, qu’il l’embrasse, il y a cette brûlure qui lui revient. Cette sensation extraordinaire qui l’attire vers lui de plus en plus. C’est Sora, elle n’a plus besoin d’y réfléchir. Kanna presse légèrement sa joue et l’embrasse une nouvelle fois, avec la même fougue, juste pour vérifier. Et le choc est concluant. Cette pression dans tout son corps, cette force entraînante, irrépressible … C’est causé par lui, rien que lui. L’immaculée recule doucement, avide, mais patiente.

« Ce n’est pas avec des baisers qu’on fait les bébés, Sorrra. Ça peut y mener, oui, mais tu peux en fairrre autant que tu veux, ça ne ferrra pas de bébés chats. »

Sourire bienveillant. Douceur. Malgré la chaleur qui bouillonne dans tout son corps, Kanna prend le temps de répondre à cette intervention. À ce stade, soit il en fera encore davantage, soit il se satisfera, soit il voudra savoir ce qui permet de faire les bébés. L’hybride réfléchit un instant et opte presque directement pour la première solution. Si les baisers ne font pas d’enfants, il est libre d’en faire autant qu’il veut. Quelque chose comme ça. Kanna se serre un peu plus contre lui, son bassin allant inconsciemment à la rencontre de celui de Sora. Un gémissement s’étouffe dans sa gorge.

« Je pense que les rats et les hamsterrrs … » L’immaculée respire fort, ses interventions sont entrecoupées de son souffle qu’elle tente de maîtriser. « Je pense qu’ils n’ont pas le choix de le fairrre … »

Elle ne sait même pas pourquoi elle y répond. Peut-être pour distraire son esprit de tout ce qui lui arrive. Peut-être pour ne pas se noyer sous les émotions qui la transportent. Ou simplement parce qu’il a lancé la conversation, et qu’elle ne peut pas se résoudre à la laisser traîner, par politesse. Kanna agrippe l’épaule de Sora d’une main, dépose l’autre sur sa hanche. À la lueur de la lune, les prunelles céruléennes scintillent quand elles viennent chercher les obsidiennes. Le sourire qui égaye son visage est plus timide. L’immaculée en veut plus. Son être entier hurle pour en avoir plus. Mais … Tout ça est peut-être prématuré, non ? Et puis, qu’est-ce qu’il y a, après les baisers ? Kanna ferme les yeux, bascule la tête en arrière. Elle inspire longuement, puis expire. Quand elle revient, son visage est moins attaqué par les rougeurs. Quelque chose a changé. Une sorte d’assurance, qui reste jusqu’à ce que ses yeux se déposent sur les lèvres de Sora. Deux merveilles de plus sur un visage au paroxysme de la beauté. Il n’y a rien de plus à y ajouter, ce tableau est parfait. Kanna déglutit.

« Je prrrends le risque, pour les nuits. Je veux que tu restes, même si pour ça tu dois m’embêter tous les soirrrs, m’embrrrasser parrrtout jusqu’à n’en plus pouvoir. Je veux que tu sois avec moi aussi souvent que possible. Les nuits serrront peut-êtrrre plus courrrtes, mais elles serrront plus conforrrtables et plus joyeuses. Je veux que tu restes avec moi, Sora. »

La moitié inférieure de son corps semble s’être calmée. Kanna relâche la hanche de son petit chat, pour attraper sa main. Elle y noue ses doigts un instant, avant de l’attirer sur sa poitrine. Il pourra y remarquer deux choses, d’abord les battements accélérés de son cœur, puis une sensation moins innocente. L’hybride n’y fait même pas attention, laissant la main posée à plat sur son sein, pour lui faire écouter son rythme cardiaque.

« C’est toi, qui fais ça. Et je veux ressentir ça tous les jourrrs. Alorrrs peu imporrrte si je dorrrs moins … Tant que je dorrrs avec toi. »

Les prunelles reviennent à l’assaut. Kanna se noie dans ses sombres iris. Noirs, parsemés d’étoiles. Ils scintillent. Ils participent à tout ce qui constitue sa merveille, son amoureux. Elle sourit. Pour rien au monde, l’hybride ne souhaiterait être ailleurs.


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Sam 20 Juil 2019 - 1:32
Dans tes saphirs, je me perds
Sora respecte toujours ses promesses. Peu importe le temps impliqué, peu importe le chemin qu’il prend, l’important reste la grande finale. Son coeur guide son esprit, donc la trahison est hors de questions. Ce fil rouge, connecté à leur âme, promettait qu’ils appartenaient à chacun à l’autre. Jamais il n’embrassera une autre demoiselle, ni dormir dans le même lit. L’hybride est sienne et ce, jusqu’à sa mort. Pour une première fois, la logique lui vint en tête. Ce n’était tout simplement pas une amitié, mais un coup de foudre. Pour sa personnalité, mais aussi pour son physique très félin. Quel étonnement, ça paraissait normal d’associer le grand gamin à une personne tout autant unique. Une belle jeune femme à la personnalité rayonnante et aux mystérieux secrets. Un duo amoureux qui se rejoignait en temps de guerre.

Peut-être pouvait-il y croire à ce monde pleins de couleurs et de créatures imaginaires. Les rêves et les cauchemars sont une réalité qu’il ne pouvait plus voyager, mais s’il tenait la main de la Saiseiki, arriva-t-elle à le guider vers les contrées du pays imaginaire ? Le Tadao souhaitait y croire, mais malheureusement, même sa petite protégée ne connaissait pas la nature de cette insomnie. Personne comprenait et lui-même préférait ignorer la raison, celle-ci étant trop brutale pour son caractère naïf.

De haut en bas, le shinobi ne cesse de bouger et d’articuler des phrases sans contexte. Ils avaient été si proches d’accompagner la lune jusqu’au matin, mais non, le brun retourna à sa vieille habitude et s’agita. Il ne pouvait pas s’endormir maintenant, pas après toute la révélation de ses sentiments. Il avait l’impression qu’il devait rattraper les années perdues. Toutes les informations pertinentes arrivèrent à sa bouche pour se transformer en dialogue peu charmeur. Mais, entre deux baisers, ça ne lui posait aucun problème. Les lèvres chaudes de sa partenaire l’incitaient à continuer dans sa démarche. Ses réponses lui convenaient. Si l’échange de salive ne menait pas à la naissance de bébés chats, Sora ne posait pas plus questions et souriait. Jusqu’à un mouvement imprévu.

« D-d’accord… »



« Je resterai toutes les nuits alors, et je te protégerai. » murmura-t-il. « Le matin quand tu te réveilleras, tu seras dans mes bras et je te ferai pleins pleins pleins de bisous et de câlins. On pourra en profiter jusqu’à ce qu’on quitte pour la journée. Je t’observerai de loin sans te déranger. Puis le soir, quand tout le monde ira dormir, j’attendrai qu’une heure s’écoule et j’irai te rejoindre. » Le ricanement dans sa voix pouvait s’entendre. Il récitait ses petits plans pour s’incruster dans le lit de Kanna, en espérant que ça fonctionne. « Je veux être avec toi aussi, Kanna. »

Il se sentait en confiance et si bien présentement. Ce besoin urgent de toucher son interlocutrice avait enfin disparu. Maintenant qu’il pouvait la contempler et discuter doucement avec celle-ci, son ventre laissait les papillons se calmer. Ils volaient toujours, mais d’une façon plus délicate et discrète.

La yasei apporta la main du kazejin à son coeur. Une drôle de texture, mais très agréable. Il bougeait un peu ses doigts et sa paume pour inspecter la gelée, mais rapidement, il trouva un sens unique à ce geste. Un peu plus loin, quelque chose tapait. Sora délaissa sa main du sein de la Saiseiki pour y mettre sa tête. De cette façon, son oreille entendait le tambour. Une symphonie invisible jouait à son intention. Il écoutait dans un silence complet le battement du coeur de Kanna. Pour lui, son organe s’emballait ? Une étrange fierté se tirait de cette conclusion. Son sourire refusait de disparaître. Il ne quitta pas son poste, fasciné par cette vibration, mais aussi par le confort de la poitrine. Son bras entoura la taille de la jeune femme et ses doigts caressèrent lentement son dos. Puis après plusieurs minutes sans intervenir avec sa voix pleine d’énergie, sa main cessa de bouger. Celle-ci tomba sur le matelas, accompagnant le corps qui devint plus détendu et lourd. Une respiration calme et stable prouvait que le Tadao s’était endormi. Et même si ce ne fut que le néant autour de lui, la présence de Kanna était tout ce qui comptait.

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Lun 22 Juil 2019 - 17:31

Dans tes saphirs, je me perds.


Une ascension jusqu'au Paradis. Merveilleuse pour ses sens déchaînés, qui ne lui envoient que des signaux de plaisir. Kanna ne comprend pas. Son corps s'agite sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle se serait arrêtée s'il n'y avait pas eu de réponse. Mais il y en a une. Il y a cette chaleur dévorante qui vient la chercher, qui mord chaque centimètre de sa peau et ne laisse rien. L'hybride ferme les yeux, inspire profondément. Il lui semble de plus en plus difficile d'exercer une quelconque résistance dans cette situation. Tout a l'air de pouvoir basculer, d'une seconde à l'autre. Chaque instant qui s'écoule est une délicieuse torture. Faut-il suivre cet instinct, cependant ? N'est-ce pas trop tôt ? Peut-être faut-il, au contraire, laisser du temps au temps. Lui permettre de faire son travail. Ne pas presser les choses.

Les mouvements cessent. Le rythme cardiaque de Kanna s'apaise peu à peu, simplement secoué par la présence de Sora si près d'elle. Il est là, juste là. Il y a cette électricité dans l'air, qui lui rappelle qu'ils ne sont que des humains, eux aussi dotés de pulsions. Qu'ils ont l'âge de ressentir ces surpuissantes vibrations dans tout leur être. Ils en sont là, oui. Kanna se crispe. L'amour fait ça aussi? C'est aussi bon que douloureux. Étrange. Elle inspire profondément.

La voix de Sora parvient à la tirer de ses songes aux limites de la décence. Ses plans, qui cachent une déclaration véritable, font rougir la demoiselle. Des câlins, des bisous. Des contacts salvateurs qui reviendront, encore et encore, chaque nuit, pour les porter un peu plus près des étoiles. L'immaculée hoche la tête. Elle veut ça. Elle veut ça et tout ce qu'il y a avec. Elle veut Sora, intégralement, à elle, pour elle, pour toujours. Il rend toute sa vie tellement plus supportable. Tellement plus belle.

Sa tête vient se poser contre sa poitrine, après quelques mouvements pour la découvrir. Candide réaction d'un homme, qui délaisse complètement toute pulsion sexuelle pour se focaliser sur une inspection innocente. L'oreille contre la peau, Sora peut sûrement percevoir les battements de coeur de Kanna, qui accélèrent lorsqu'il est si proche. L'étreinte se fait naturellement, alors que la chaleur de leurs deux corps redevient normale. Ils ont échappé à leurs instincts, pour faire revenir toute la douceur qui les unit. L'hybride pose sa main dans ses cheveux, pour les caresser tendrement, comme lorsqu'il lui touche le dos.

Au fur et à mesure, toute action cesse. Les respirations sont plus régulières, les corps s'alourdissent. Les chuchotements cessent. Morphée reprend ses droits sur l'insomniaque et la métamorphe. Le silence, juste le silence.

Et ce murmure dans sa tête, comme une délicieuse mélodie. Une berceuse, qui achève de la porter jusqu'au pays des rêves.

Je t'aime, Sora.


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