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Épreuve des Lames — ft. Saji

Satô Kaya
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Dim 7 Juil 2019 - 14:54

C’était le grand jour. Aujourd’hui, tu rencontrais l’homme à la tête de ton clan, celui dont le sabre était connu sous le nom d’Esprit : Nobuatsu Saji. C’est donc avec une pointe d’appréhension que tu te rendais au Grand Dojo cet après-midi là. C’était à ton tour de passer l’épreuve des Lames et tu avais entendu mille et unes rumeurs à son sujet. Certains disent que l’épreuve est insurmontable, d’autres encore que les jeunes sabreurs n’en reviennent jamais vivants. Ce genre de on-dit ne t’atteignait pas, fort heureusement. Tu avais plutôt les pieds sur terre à vrai dire. Tu n’appréhendais que les situations qui nécessitaient une brève montée d’adrénaline.

C’est donc dans un état d’esprit plutôt positif et surtout très motivé que tu marchais en direction de l’antre des sabreurs, Nuibari dans ton dos. Enfin, tu te retrouves devant la porte massive gardant l’accès à l’établissement des sabreurs. Comme à ton habitude, tu la pousses avec un brin de difficulté. Tu marques un arrêt avant d’entrer dans le Dojo, prenant une grande inspiration comme pour te donner davantage de courage. Là-dessus, tu entres dans le lieu d’entrainement et tu y repères instantanément Saji. Tu vas immédiatement le retrouver en le saluant brièvement. Mine de rien tu étais un peu angoissée même si l’excitation prenait le dessus.

Saji te dévoiles seulement à cet instant le lieu de l’épreuve. C’est la raison pour laquelle il se devait de t’accompagner : le terrain se situait en dehors du village de Kiri, sur l’île d’Ue et tu n’étais qu’une jeune Genin. Par conséquent tu ne pouvais quitter le village seule sous peine d’être considérée comme une déserteuse. Tes yeux brillent plus encore à l’annonce de cette nouvelle, pour toi qui rêves de découvrir l’extérieur du village c’était une occasion en or.

***

Vous parvenez à l’île et c’est un tout nouvel endroit que tu découvres. Une végétation dominante, des bruits qui te sont peu connus, bien des choses diffèrent du village dans lequel tu vis. Les hommes n’avaient pas exploité cette île autant qu’ils l’avaient fait avec l’île principale, et c’était là la majeure différence. Tu allais vite devoir apprivoiser ce nouvel environnement pour pouvoir te concentrer uniquement sur ton épée et ne pas te laisser distraire par ce qui pouvait se passer autour.

Enfin, vous arrivez sur le lieu de l’épreuve. L’ambiance semble spéciale, tu n’arrives pas à mettre de mots dessus. L’esprit de Nuibari semble se réveiller, c’est ici que vont commencer les choses sérieuses. C’est avec grâce que tu retires l’épée de son fourreau, et tu te retrouves donc avec l’aiguille à coudre en main.

Cette épée était bien plus vieille que toi. Elle avait vécu aux côtés de ton père bien avant toi. Elle était donc porteuse de ses souvenirs ainsi que de tous ses combats. Elle avait fait partie de sa vie, plus que toi finalement. Tu n’espérais qu’une chose : que l’esprit de Nuibari daigne t’accompagner tout au long de ta vie également. Seulement il semblerait qu’il ne suffise pas de le demander gentiment.

Le sentiment qui s’emparait de toi n’était pas ce qu’il y avait de plus rassurant. Tu associais cela à l’esprit de ton épée. Il est vrai qu’il n’avait été habitué qu’à une seule et unique personne jusqu’ici et c’était ton père. Malheureusement pour toi, tu n’étais pas aussi douée que lui à l’heure d’aujourd’hui, l’épée n’apprécierait probablement pas de retomber à un plus faible niveau technique. C’était à toi de prouver que tu en valais la peine, que tu étais déterminée à te battre jusqu’à dépasser la technique de ton père avec Nuibari.

Cela n’allait pas être une partie de plaisir, mais c’était l’objectif de ta vie et tu n’en démordrais pas. L’aura qui semble se dégager de l’épée est noire et compacte, elle ne t’inspire rien de bienveillant et pourtant tu laisses cette aura s’emparer de toi. Elle s’étend jusqu’à t’entourer complètement. Tu sens que tu perds tes repères. L’esprit de l’épée se manifestait et tu ne savais toujours pas ce qui t’attendait et si tu ressortirais indemne de cette épreuve.

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Jeu 11 Juil 2019 - 11:16
Le voyage en bateau jusqu’à l’île d’Ue s’effectue sans peine, tu crois entendre l’homme en combinaison moulante susurrer quelques paroles à ton adresse, tu ne réalises enfin que ce n’est que le vent glissant dans tes oreilles. Le nocher lui-même ne semble pas d’humeur à discuter, la croisière se déroule donc en silence, jusqu’à ce qu’à l’horizon se profile le lieu de votre destination. Caressant la voûte céleste, la cime colossale des arbres sauvages de cette jungle tropicale, la chaleur vient t’envelopper et bientôt les insectes vous accueillent de leur bourdonnement agaçant. La plage caillouteuse accepte la proue du navire qui s’amarre au ponton, vous êtes invités à descendre, après avoir déposé une poignée de ryôs pour la croisière, l’homme acquiesce en remerciement et vous confirme qu’il vous attendra pour le voyage retour.

Vous arrivez enfin à la clairière, à l’intérieur de laquelle vous découvrez disposés en formation rituelle, un groupe d’hommes en habit traditionnel qui ne semblent attendre que vous. Leur regard confirme ta suspicion, et c’est timidement que tu t’approches du grand sceau. Autour de ce dernier, deux cercles superposés, d’une part les invocateurs de l’esprit et derrière les joueurs de taiko. Au signal de celui qui semble être le chef de cérémonie, celle-ci débute et tu peux sentir ton corps se glacer tandis qu’un spectre émanant de Nuibari se jette sur toi. Prise de court, tu ignores ce qui t’arrive, personne n’est là pour te tenir la main ni te dire le déroulé de cette épreuve dans laquelle tu as été lancée. Tu es seule, visiblement en danger. Que t’arriverait-il si jamais tu échouais ?

Ton regard se voile subitement, te plongeant dans une entière obscurité. La lumière harcelant tes paupières, celles-ci se lèvent tandis que tes yeux, s’accoutumant à peine à cette nouvelle luminosité, une voix familière t’appelle au loin…

« Kaya ? »

Son doux sourire et son air bienveillant, tu ne pensais pas le revoir. S’agit-il d’une illusion ? Ou bien d’une incarnation éthérée de ton père ? Qui sait.
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Satô Kaya
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Sam 27 Juil 2019 - 20:10
La lumière agresse tes iris azur alors que tes paupières cherchent à les protéger grâce à leurs battements. Et puis, un visage. Tu n’es pas certaine de ce que tu vois, est-ce que tu rêves ? Forcément. C’est le visage de ton père que tu aperçois. Sa voix. Ton prénom. Ta gorge se noue, tu serres les dents comme si cela pouvait empêcher tes larmes de couler. Tu as plutôt intérêt à être plus résistante que ça, parce que ce que tu t’apprêtes à voir est bien plus douloureux.

Peu à peu, c’est l’environnement qui t’entoure tout entier qui est modifié. Tu te retrouves près de feu Satô Seiji, ton père. Il répète ton prénom une nouvelle fois, mais il ne sourit plus. Il le prononce dans la souffrance, dans la douleur. Et peu à peu son visage se détourne de toi, à présent tu ne sembles être plus que spectatrice des évènements que l’esprit de Nuibari veut bien te montrer.

Ton père semble sur le départ, accompagné de deux de ses camarades épéistes que tu reconnais. Il quitte votre village natal afin de rejoindre d’autres shinobis que tu n’as jamais vu. Ils s’échangent quelques mots et tu comprends rapidement qu’il s’agit de membres du clan Kaguya ainsi que du clan Yuki. Autrement dit, les clans principaux ayant participé à la libération de Mizu no Kuni et à la construction de Kiri. Tu n’avais jamais imaginé que ton père puisse être impliqué dans ce mouvement libérateur, à l’époque. Tu ignorais même qu’il avait eu des liens avec les membres de ces deux clans importants de Kiri.

Le groupe d’hommes composé de ton père, de ses deux coéquipiers bretteurs ainsi que de quelques membres supplémentaires des clans Kaguya et Yuki avait trouvé refuge dans un village voisin après plusieurs heures de marche à travers l’île principale. Leur but était de s’approcher du clan de bandits qu’ils observaient depuis plusieurs mois. Tout avait été minutieusement organisé. Sur place, le groupe retrouvait d’autres shinobis qui attendaient leur arrivée depuis la veille. Sans perdre de temps, le groupe de libérateurs s’était réuni dans le complexe d’entrainement du village afin de faire une mise au point générale. C’est l’un des membres du clan Kaguya qui semblait diriger les opérations, il s’adressait à l’ensemble du groupe.

— Comme vous le savez, c’est cette nuit que nous réduisons à néant le clan Nobuyuri. Ces bandits se sont installés depuis plus de 3 ans sur les terres de l’île principale. Ils ne sont pas plus robustes que nous, seulement ils ont sous leurs ordres de nombreux villageois réduits au statut d’esclave. Ces derniers ne sont pas nos ennemis, souvenez-vous en. Cependant l’emprise des Nobuyuri s’étend de plus en plus sur la partie ouest de l’île, ce qui fait d’eux l’un des clans de bandits les plus puissants aujourd’hui. Nous devons les empêcher de continuer à développer leur trafic de shinobis. Pendant que la majorité d’entre vous s’occupera de libérer les esclaves, les membres des clans Kaguya, Yuki et des Sabreurs s’uniront pour venir à bout de la tête pensante du clan Nobuyuri. Grâce à nos observations nous sommes en mesure de prévoir sa localisation à l’instant où nous attaquerons. Vous pouvez disposer, nous partons dans une heure. 

La pièce se vide peu à peu, chacun des ninjas semble déterminé à se battre pour faire de leur pays natal une terre plus sécuritaire. Alors qu’il ne reste plus que quelques personnes dans le gymnase, Seiji est rappelé par le chef des Kaguya.

— Seiji, reste avec nous. Nous allons discuter des derniers détails, nous devrons nous occuper du chef du clan Nobuyuri, es-tu avec nous ?

Ton père acquiesce et une seconde réunion prend forme, cette fois en petit comité. Les membres les plus importants des clans des Kaguya, des Yuki et des Sabreurs s’organisent pour éradiquer le chef des bandits ainsi que son bras droit.

Enfin, le groupe sort du bâtiment pour rejoindre les autres shinobis et se mettre en route en direction du village où résident les Nobuyuri. Peu à peu, les ninjas se divisent en groupuscules de façon à rester discrets. Cependant, personne ne part seul de son côté, chaque petit groupe connaît précisément sa destination et ce qu’il doit faire. Seiji fait équipe avec Ibuki, l’un de ses coéquipiers sabreurs. Ils restent d’abord derrière le groupe chargé de forcer l’entrée du village. Au fur et à mesure, la diversion se créé et les bandits chargés de la surveillance sont tous occupés par les différents groupes de shinobis. Pendant ce temps, Seiji et Ibuki se dirigent vers le bâtiment du chef de clan. Leur rôle n’est cependant pas de s’attaquer à lui mais de libérer les esclaves présents dans le sous-sol de l’établissement. Alors que le chef Kaguya et ses hommes s’occupent de créer une ouverture afin d’accéder au bâtiment, les deux Sabreurs s’immiscent et Ibuki repère en un rien de temps le passage menant au sous-sol.

Alors que les deux compagnons descendent précipitamment les escaliers, la luminosité se fait de plus en plus rare. Une atmosphère pesante s’installe lorsqu’ils débouchent sur ce qui semble être une large cave. Ibuki allume les torches fixées aux murs et c’est une vision d’horreur qui s’offre à Seiji. Des cages. Un alignement de cellules et des grognements qui s’en échappent. Ton père s’approche des barreaux et ses yeux s’écarquillent. Des êtres humains mutilés, greffés, torturés se trouvent à l’intérieur de ces cages. Seiji se retourne vers son compagnon, horrifié, quand ce dernier arbore un sourire malsain.

— Tu ne comprends pas Seiji, hein ? Ces villageois sont bien plus utiles de cette manière. Ce ne sont pas de simples esclaves, mais des sujets d’expérimentation précieux. Ibuki pointe du doigt une table sur laquelle repose un homme ligoté et qui semble endormi. Regarde, cet homme maîtrise naturellement le shotōn. Après de multiples échecs sur d’autres cobayes, j’ai finalement réussi à lui donner une partie de la maîtrise du mokuton grâce à des cellules prélevées sur l’un de ses utilisateurs naturels. La science est passionnante Seiji, joins-toi à moi dans ce projet, les Nobuyuri nous apportent tout ce dont nous avons besoin ici.

Ton père semble comprendre enfin la situation. Et toi, Kaya, tu es paralysée. Impuissante face à cette situation. Tu n’es qu’une simple spectatrice de ces évènements passés, tu ne peux rien faire. Tu sens ton père en danger, tu sais qu’il ne se joindra pas à Ibuki. Et avant même que tu n’aies pu imaginer la suite, la voix de ton père résonne.

— Je te savais névrosé Ibuki, mais je ne me doutais pas que tu étais prêt à une telle trahison pour réaliser tes fantasmes les plus déséquilibrés. Je ne me joindrai jamais à toi, je préfère encore mourir.

Ces mots transpercent ta poitrine. Tu es tétanisée, ta gorge se noue alors qu’Ibuki continue de sourire sournoisement.

— Te tuer maintenant serait bien trop simple, Seiji. Non, j’irai chercher tes enfants. Ils deviendront mes sujets d’expériences préférés pendant que tu ne pourras que regarder ce qu’ils deviendront. Je sais où se trouve ton fils ainé, Aomine, je le trouverai aisément. Et Kaya, elle n’a jamais quitté votre village natal, je me trompe ? J’ai soufflé au clan Nobuyuri votre petite descente au village il y a déjà un long moment, ils sont prêts à vous recevoir. Les Kaguya et les Yuki ne ressortiront pas vivants d’ici alors tu ferais mieux de changer d’avis. Tu peux essayer de te battre mais j’ai à mes côtés trois guerriers de renoms.

Tu n’es plus sûre de rien. Finalement, n’est-ce pas un rêve dans lequel tu te trouves ? Un frère ? Tu n’avais jamais entendu parler d’un adelphe. Cependant, l’expression qui prenait place sur le visage de ton père ne trompait pas. C’était vrai, tu avais un frère. Tu décides de mettre cette information de côté pour l’heure et de te concentrer sur la suite des évènements. Dans un coin plus sombre de la pièce, tu distingues une ouverture. Un couloir. Ibuki ne ment pas, une déferlante de soldats pouvait même débarquer, aucun moyen de connaître leur nombre réel. Ton père a vu, lui aussi. Il n’a aucune chance face à un épéiste de la Brume et trois soldats supplémentaires. Ibuki avait déjà montré qu’il n’avait aucun honneur, il n’hésiterait pas à se lancer avec trois autres soldats sur Seiji.

— Très bien, je me rends Ibuki. Ne touche pas à mes enfants et garde moi prisonnier en échange. J’accepterai de te servir de cobaye à mon tour. 

Le rire sadique du traître se fait entendre dans le sous-sol. Sans perdre de temps, Ibuki enferme Seiji dans une cellule libre en lui ayant préalablement retiré son épée. Et puis tout à coup, tu ne vois plus rien. Tu n’es plus spectatrice de ce que vis ton père. L’environnement change, et tu te rends compte que tu te trouves sur le champ de bataille. Le village est mis à feu et à sang. Soudain, tu repères un duel qui te donne de l’espoir. Un os qui s’allonge et qui transperce un corps. Tu scrutes longuement le corps inerte, c’est celui du chef Nobuyuri. A présent, il n’y avait plus de doute sur l’issue des combats. Le village serait libéré des bandits. Mais qu’allait devenir ton père ? C’était ce qui t’inquiétait le plus.

L’environnement est une fois de plus modifié. Ton regard suit un homme qui semble être un soldat lui aussi.

— IBUKI ! Le chef est mort, on se tire !

Tes yeux se posent immédiatement sur l’épéiste, que va-t-il faire ? Emmène-t-il ton père dans sa fuite ? Il récupère l’épée de ton père avant d’ouvrir sa cellule. Et en un unique mouvement, la lame fine de Nuibari traverse de part en part le myocarde caché sous la cage thoracique de ton père.

— Dommage Seiji, mais je ne peux te laisser en vie avec de telles informations. 


Tu cries, tu hurles de douleur mais aucun son ne sort de ta bouche alors que le corps de ton père s’effondre sur le sol, inerte et traversé de sa propre épée. Tu ne parviens pas à te faire entendre. De chaudes larmes coulent le long de tes joues. Tu te laisses tomber sur les genoux, choquée. Tu connais enfin la vérité, ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Tu pensais que cela t’aiderait à faire ton deuil mais c’est trop douloureux. Peu à peu, l’intensité de l’aura qui t’emprisonnait se dissipe et revient seulement autour de l’épée. Nuibari. Tu étais effondrée, mais tu ne voulais en aucun cas renoncer à cette épée. Ta tristesse se transforme rapidement en colère, en rage. L’esprit de l’épée semble brûlant, tout autant que toi. Tu comprends enfin ce qu’il attend de toi. Alors tu te relèves, lentement. L’esprit de Nuibari ne souhaite qu’une chose : que tu mettes cette rage au service de la justice en te servant de cette épée. Enfin, tu comprenais. Tu te promets de retrouver la trace du meurtrier de ton père. Mais avant, il te fallait devenir plus puissante. Et pour ça, tu auras besoin de cette épée. Celle qui fut entre les mains de ton père auparavant. C’était celle-ci. Aucune autre ne pourrait jamais te correspondre. Pour la première fois, tu te sentais en phase avec l’esprit qui l’animait.

Un sentiment nouveau était venu t’habiter. Tu avais vu, enfin. Après des années dans l’ignorance tu pouvais enfin te battre en sachant précisément pourquoi et surtout pour qui. Dorénavant plus personne ne se mettra sur ton chemin sans que tu ne te battes en puisant dans tes plus profondes ressources. Soit on t’aidait dans ta quête de justice et de vérité, soit on se dressait sur ton chemin et tu n’hésiterais plus à ôter la vie. Plus jamais tu ne trembleras, plus jamais tu n’auras pitié. La douceur qui d’habitude te caractérisait laisserait progressivement place à une froideur que personne ne te connaissait. Tu changeais, pour le bien ou pour le mal, nul ne connaissait la réponse pour le moment.

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Lun 29 Juil 2019 - 13:12
Tu reviens à toi après qu’une foultitude d’émotions se soient emparées de ton corps, tu te trouves comme au début de la cérémonie, au centre du sceau où est planté ton sabre Nuibari. Tu ressens comme un souffle te traverser alors que tu touches le pommeau, un contact frissonnant qui te donne cette sensation de pouvoir, cette force galvanisante te donnant envie de relever tous les défis se présentant face à toi. Tandis que tu essaies de donner du sens à ce que tu as vécu, une sorte d’expérience à mi-chemin entre l’onirique et la réalité, tu as découvert que ton frère était toujours en vie, et que ton père avait été trahi. Une famille brisée et qui ne tient qu’à toi de recomposer. Ton but devient plus clair, maintenant tu sais où guider ton épée. L’épreuve t’a définitivement changé, pour le meilleur et peut-être pour le pire. Les joueurs de taiko taisent leur tambour, les invocateurs cessent d’incanter, laisant le chef du rituel prendre la parole d’une voix suffisamment forte pour que toute l’audience de la clairière l’entende.

L’épreuve est terminée. Bienvenue dans la Confrérie, Satô Kaya.


Spoiler:
 
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