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Ven 12 Juil 2019 - 10:43
Une journée banale encore, mais essentielles comme toujours. La protection du village doit et devra toujours être assurée. Bien entendu, Jurôjin se porte volontaire, en tant que bon ninja du pays. Plus d’un serait lassé de faire des rondes aux mêmes endroits tous les jours. Sauf que sa force actuelle ne permet pas de faire plus malheureusement. Il souhaiterait sortir du pays, étudier toutes les contrées limitrophes et définir si elles sont ennemies, neutres ou de potentielles alliées. Car des alliées, Tsuchi en a besoin. Bien qu’un effort politique ait cherché à combattre la rancœur envers Tetsu, il faut élargir cela aux autres grandes nations et forces du Yuukan. Maintenant qu’une puissante organisation a fait trembler tout le monde, c’est le moment d’être soudé face à la menace qu’est l’Homme au chapeau.

Avant de penser au niveau international, il faut penser local. Dans l’urgence, la force armée d’Iwa a besoin de bras pour se renforcer elle-même. C’est pour cela qu’une fois encore, il doit faire un détour dans son parcours quotidien pour passer un message. De ce qu’il a compris lors de la réception du message, un ancien shinobi souhaite revenir dans le corps militaire du village. Cette personne était devenue inactive depuis presque une vingtaine d’année pour s’occuper de sa fille, après la mort de sa femme. Les rapports indiquent qu’il s’occupe de toute sa famille, donc ses parents et ceux de sa femme en plus de sa fille. Le maître de l’argile comprend bien le problème qui a dû se poser à cet homme. Le bonheur était presque trop parfait, puis la perte d’un être cher a sûrement provoqué un sentiment d’insécurité, cherchant donc à protéger son enfant au maximum et revivre dans le bonheur. Mais pourquoi revenir maintenant ? Sa fille est assez grande ? Non, on ne devient pas shinobi sur un coup de tête pareil. Une question qui peut sembler intéressant à poser lors de sa rencontre, puisque Jurôjin arrive chez son futur congénère.

Il arrive au pied de la porte et ne s’attarde pas à frapper. Il entend alors une voix aiguë qui se rapproche de l’entrée. Quand la porte s’ouvre, il tombe nez-à-nez avec une enfant d’une dizaine d’année. Elle semble perturbée par la venue du Chôkoku, se demandant ce qu’il veut à sa famille. Il ne perd donc pas de temps pour s’expliquer.

« Bonjour, je suis Jurôjin, Genin d’Iwa. Est-ce que ton papa est là ? J’ai un message pour lui de la part de l’administration.

- Papa ! Il y a un monsieur qui dit être un ninja avec un message pour toi. »


Monsieur ? Il est vrai que ses vingt-deux ans veulent dire qu’il n’est plus aussi jeune, mais au point de le nommer monsieur, il ne faut pas abuser non plus. Bref, passant ce petit point négligeable, il attend la rencontre avec le concerné.

Concerné:
 

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Ven 12 Juil 2019 - 12:07
Aujourd’hui, il n’y avait pas école, et comme à chaque fois, c’était un moment privilégié que je passais avec ma fille. Visite de la ville et découverte de ses artisans, visite de la région et découverte de sa faune et de sa flore, balade en montagne, bref, tout ce qui, du moins je le pense, permet à un enfant de cet âge de s’épanouir en découvrant le monde, ses richesses et ses possibilités. Mais aujourd’hui, il n’en était rien, aujourd’hui, c’était journée détente.

Depuis l’extérieur, il était difficile de s’imaginer ce qui pouvait bien se passer à l’intérieur de la maisonnée. Des rires, des cris de bêtes enragés, des faux hurlements de peur, encore des rires et surtout de la joie qui se dégageait de tout ce chahut. Mais toute cette bienveillante atmosphère fut brusquement interrompue par l’arrivée impromptue d’un jeune homme qui était devant la porte au moment où ma fille s’apprêtait à sortir. Je me demande sincèrement ce que pouvait imaginer le shinobi quand il assista à la scène qui se jouait devant lui lorsqu’il fut confronté à la situation. Face à cette petite fille faussement apeurée, déguisée en petite abeille tenant son pot de miel, qui courrait partout pour échapper au gros et gourmand ours qui voulait lui voler tout son miel.

« Saya, va voir papy, il est en train de s’occuper du jardin, il a peut-être besoin d’aide ».

S’exécutant, la petite abeille s’en alla au loin non sans me lâcher un bourdonnement du bout des lèvres. Quant à moi, affublé de mon costume d’ours, j’accueillais sereinement mon visiteur.

Spoiler:
 

« Un shinobi donc ? Je suppose que c’est en lien avec ma récente demande. Entre donc, nous serons plus à l’aise pour parler ».

Sans plus de cérémonie, j’invitais mon visiteur à entrer et lui présentais les deux canapés pour qu’il puisse s’y installer et se sentir à l’aise. Tout comme la cuisine est un partage, le savoir vivre se partage également, et dans notre famille, il était important d’accueillir comme il se doit un visiteur. M’excusant auprès de ce dernier, je laissais en plan le shinobi pour rejoindre la cuisine. C’est au bout de quelques minutes que je retournais dans le salon, un plateau dans les mains, toujours déguisé en ours brun. M’asseyant à mon tour, en profitant pour rabattre derrière la tête ma capuche à oreilles soyeuses, je prenais la parole avant qu’un blanc dérangeant ne s’installe.

« Je dois dire que je n’attendais pas de visite aujourd’hui. Du thé ? J’ai du thé vert, du thé blanc et du thé fumé ».

Sur le plateau en effet, au-delà des deux tasses en argile et de la bouilloire assortie, trois petits pots contenaient différentes feuilles et fragrance de thé correspondant aux propositions ainsi faites.

« Il y a également quelques mochi. Servez-vous et après vous me direz ce qui vous amène exactement » avec un sourire enjoué.

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Ven 12 Juil 2019 - 20:03
La première rencontre est… Comment définir ces sentiments… Surprenante avec une pincée d’étrangeté ? Non pas que le trentenaire l’effraie ou l’intimide, mais là waouh. Jurôjin fait mine de sourire, mais on remarque presque une grimace. Il s’est retrouvé face à une petite abeille et maintenant c’est un ours. Plus d’un aurait ri de cette situation, mais un ninja doit garder son calme, surtout lorsqu’il est en fonction. Toussant discrètement, il accepte l’aimable accueil du papa-ours.

Ce genre de commodité, le jeune Chôkoku n’en a clairement pas l’habitude. Tout respire le bonheur familial et la tranquillité. Au sein de son clan, bien qu’un lien existe et que tout le monde est soudé, on sent davantage une pensée individuelle sans partir dans l’égoïsme. En effet, chacun cherche à atteindre sa muse, plonge dans son art corps et âme, sans vraiment se soucier du reste. C’est ça la tranquillité chez les manipulateurs d’argiles. Un lieu consacré aux œuvres. Du moins, pour ceux se souciant de l’art. Jurôjin préfère mettre ses pouvoirs au service de son village. Pour lui, cette puissance est le moyen de souffler les ennemis d’Iwa. Alors en tant que bon citoyen, il se doit d’agir pour le Kage qui demande le soutien de tous pour maintenir le pays en équilibre. C’est le devoir de…

« Je dois dire que je n’attendais pas de visite aujourd’hui. Du thé ? J’ai du thé vert, du thé blanc et du thé fumé. »

Alors que l’esprit de Jurôjin flambait, il se retrouve face à la réalité, posé confortablement dans le canapé moelleux. Le plateau de thé devant lui sur la petite table de salon, il ignore quel parfum il devrait prendre. Puis il remarque les petites sucreries présentes également.

*Mais où suis-je ?*

L’hypothèse du jeune hôte sur la recherche du bonheur de la famille est presque vérifiée, mais là c’est à un autre degré. Cela va au-delà de son imagination. Ne voulant pas briser l’ambiance sereine et douce du foyer, il accepte de prendre une gourmandise et de se servir un thé. Après une gorgée de prise, il prend place pour parler plus sérieusement.

« Je dois vous dire merci pour cet accueil. Donc comme j’ai pu le dire rapidement, je viens transmettre un message. Le conseil a étudié votre retour dans la fonction de l’armée d’Iwa. Nous sommes ravis de pouvoir à nouveau compter sur vous. Vous devez être au courant, mais depuis quelques temps, la vie de ninja n’est pas celle qui attire le plus. Depuis l’attaque, de nombreuses vies sont parties loin de nous… »

Il jette un regard sur les alentours pour voir si sa petite famille était dans les parages. Au même moment, il se rend compte de l’étendue de la joie présente dans la maison. Des photos et cadres partout, représentant les membres, surtout la dernière-née. Il est temps de poser la question. Vouloir être shinobi est une bonne chose, le devenir en est une autre. Il fallait tester ses convictions.

« Bon, je préfère m’excuser pour la suite, mais j’aurais des questions à vous poser. Rien de bien compliqué pas d’inquiétude. Alors, pourquoi cette soudaine envie de revenir parmi nous ? Comment un homme vivant dans un cadre si apaisant et chaleureux désire revenir dans le sang et la boue ? Vous comprenez que des sacrifices sont nécessaires, et le vôtre pourrait arriver afin de sauver le village. Vous avez conscience des conséquences derrières ? »

Pression psychologique. Il ne souhaite pas énerver la bête devant lui, simplement lui mettre dans la tête que militaire n’est pas un simple métier. Il faut assumer son rôle et donner sa vie s’il le faut, même si une famille attend notre retour. Une famille qui risque de ne pas revoir celui parti en guerre…

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Sam 13 Juil 2019 - 9:11
Le jeune shinobi, bien que souriant et répondant à l’invitation que je venais de lui faire ne semblait pas des plus à l’aise. Après tout, je peux tout à fait concevoir que la situation n’était pas celle à laquelle il s’attendait. Il venait délivrer un message pour un ancien shinobi qui désirait à nouveau revenir dans le service actif, il était donc logique de s’attendre à quelqu’un de sérieux, et voilà qu’il se retrouver devant notre petite scène de jeu. Mais vu qu’il semblait également hésiter à prendre ma petite collation amicale, cela me faisait lourdement penser que notre invité n’était pas nécessairement habitué à ce genre de situation. Mais peut m’importait, tous nos invités, quels qu’ils soient avaient droit à notre plus chaleureux accueil, c’était notre philosophie de vie.

En tout cas, si une certaine gêne était là, soit elle avait disparu rapidement, soit il avait su masquer ses sentiments, car au final, son discours était fluide et bien amené. L’écoutant avec attention, je buvais quelques gorgées d’un thé fumé aux effluves très boisées, rappelant parfois l’odeur d’un feu de cheminée tout en dégustant quelques mochi moelleux, le tout accompagné de hochement de tête approbateur, faisant au passage secouer les oreilles d’ours de ma capuche. Intérieurement, je dois avouer que savoir ces dernières en train de remuer pendant que mon invité récitait son palabre avec tout son sérieux avait quelque chose de très amusant. S’en était-il aperçu ? Et si oui, était-il en train de retenir sa réaction. Mais peu importe qu’il rit ou non, le fait était que la scène m’amusait et c’était le principal. En tout cas, après le bref monologue du shinobi et ses quelques questions, je suppose qu’il me fallait lui répondre.

« Eh bien, je t’en prie Jurôjin, soit le bienvenu chez nous. Profite de notre hospitalité, cela nous fait plaisir d’accueillir des invités dans cette maisonnée. Mais comme tu le dis, tu n’es pas venu uniquement pour prendre le thé et je dois te remercier d’apporter une si bonne nouvelle concernant ma demande d’intégration à nouveau. Tu sais, la vie de shinobi, c’est comme une balançoire. À un moment de notre vie, tout va bien, nous sommes au sommet et cela attire du monde, mais un jour, on commence à redescendre de notre piédestal et là les vocations se font rares. C’est une situation cyclique dépendante de tellement de facteurs. Mais depuis que nous autres savons utiliser notre chakra, ce n’est ni la première, ni la dernière crise que le village vivra, et il continuera de se relever. Cependant… ».
« Bzzzz bzz bzzzzz bzzz bzz ».


Spoiler:
 

Voilà que notre petite discussion entre shinobi venait de se faire interrompre par une énorme abeille déguisée en petite fille ou l’inverse, je ne sais pas trop. Elle devait avoir butiné quelques fleurs, car elle en tenait encore une dans la bouche. Et alors qu’elle battait des ailes avec ses mains dans un bourdonnement bien distinct, Saya s’approcha de notre invité et lui posa sur les genoux un dahlia rouge aux teintes rosées. C’était là une attention toute particulière, la fleur étant synonyme d’abondance et de générosité.

Spoiler:
 

« Tiens ! C’est pour toi monsieur » dit-elle en souriant avant de quitter à nouveau la pièce.
« Bien, où en étions-nous ? Ah oui. Tu te posais des questions sur ma motivation ».

Alors que je venais de lancer ces quelques mots, je posais ma tasse encore fumante sur le plateau et y déposais à côté mon mochi à moitié dégusté avant de prendre un ton des plus sérieux, ce qui pouvait surprendre de prime abord.

« Si je devais étudier la situation présente, n’ayant pas tout entendu à ton arrivée, je miserais sur le fait que tu sois un genin. Pour cela, je m’appuie sur le fait que tu sois venu me livrer ce message plutôt positif en main propre. Comme tu l’as souligné, notre nation manque d’effectif et ce n’est pas le genre de travail que l’on confierait à un chunin voire plus compte tenu de la situation. Je pense confirmer que tu es genin en partant du principe que si tu devais être mon chef d’équipe, il aurait été plus convenant que je vienne à toi plutôt que l’inverse. Tout cela me fait donc penser que tu es, et je le dis sans sous-entendu ou méchanceté, juste de manière factuelle, le postier de ce courrier. À partir de là, dans la mesure où ma demande est acceptée, je n’ai absolument aucune obligation de te répondre ».

Regard sévère qui subitement se mit à rayonner et à sourire joyeusement et de manière sincère.

Spoiler:
 

« Ah ah ah ! Je plaisante. Tu verrais ta tête !
Jurô, tu permets que je t’appelle Jurô ? Tes questions sont légitimes. Alors pourquoi revenir ? Tu l’as dit toi-même, le village manque cruellement de shinobi pour protéger tout le monde depuis les derniers évènements, ces mêmes évènements qui ont montré une certaine fragilité au sein de notre nation. Alors pourquoi un type comme moi vivant ainsi désire prendre le risque de tout perdre ? Si tu me poses cette question, c’est que tu n’as pas une famille proche, je suppose, personne qui ne compte réellement à tes yeux. Si j’agis de cette manière, c’est pour justement permettre à ma famille de continuer à vivre ainsi ».


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Sam 13 Juil 2019 - 22:04
Pendant sa prise de parole, il avait tout fait pour ignorer les oreilles du nounours bougeant à cause des mouvements de têtes de son interlocuteur. Faisait-il exprès ou est-ce qu’il est toujours comme ça ? Difficile de cerner le personnage après tout ce qu’il a pu voir. On dirait presque que tout est dans l’excès. Jamais il n’a vu une personne vivant si gaiement, presque sans aucun souci dans sa vie. A croire que sa maison devient un havre de paix une fois dedans. Le sang, la guerre, les traîtrises… Tout cela disparaît à la vue de cet adulte déguisé en ours avec sa fille se prenant pour une abeille avec sa tenue. Tout est douceur, tout comme ces merveilleux mochis et thé dont Jurôjin se force presque à prendre par politesse.

Quand le propriétaire prend parole, il attend patiemment que celui-ci s’explique sur ses raisons de revenir dans le métier. Tout d’abord il prend la peine de continuer dans la chaleur de son accueil et aussi de le remercier pour l’heureux message. Puis il part dans une pensée plus philosophique, prenant comme image une balançoire pour représenter la vie de shinobi. Cela, Jurôjin le boit comme son thé, ne cherchant pas à comprendre plus. Chacun à sa vision des choses et il n’a pas très envie d’apprendre celle des autres, comme c’est le cas d’habitude. Par contre il adhère lorsqu’il parle des crises dont le village sera encore touché dans le futur mais que le village continuera de se relever. Bien entendu, le but est de les éviter, mais rien n’est impossible dans la vie et il faut étudier les possibilités. Dans le cas où une catastrophe survient, il est certes mieux de le rétablir et de soutenir la population.

Le trentenaire semble lancé dans ses explications, cependant le cours des choses en est autre. Le grand retour de Maya l’abeille apportant avec elle de merveilleuses et belles fleurs au bon parfum d’été. Elle les pose sur les jambes du jeune homme avec un si grand sourire qu’il est obligé d’afficher un sourire à son tour. En soi elle est mignonne comme tout. Tout être normalement constituer et pensant serait attendri, mais Jurôjin est à part. Il n’a jamais vraiment respecté sa sœur, alors une gamine inconnue encore moins.

« Merci, c’est très généreux de ta part. »

Puis elle repart toujours avec son bourdonnement direction le jardin. Visage grimaçant, il prête son attention à nouveau sur l’ourson, qui ne semble même pas déstabilisé par le geste. Il entre plutôt dans une nouvelle phase, plus sérieuse et moins chaleureuse. Il pose ta tasse, puis sa gourmandise. L’atmosphère change en même temps que le ton du père. Par son analyse détaillée de la situation, il dénote que le jeune homme est un Genin avec un simple rôle de courtier. En soi, il n’a pas tort, mais la façon dont il le montre, ne convient pas au Chôkoku. Les mains se serrent contre la pauvre tasse, dont les cavités buccales sortent leur langue pour sentir le bon goût de l’argile. La colère prend le dessus, transformant son regard qu’il avait sur cet homme. Au-delà de son air câlin, il garde un côté professionnel et hautain quand il le souhaite. Etait-il conscient de ce qu’il faisait ?

L’ambiance retombe au moment où un rire s’échappe de l’homme redevenu nounours. Il reprend un ton amical et moelleux comme si cela n’était qu’un test. Jurôjin est perplexe, ne saisissant plus si c’est lui qui testait son interlocuteur ou le contraire. La question posée est répondue. Simple volonté de protéger son foyer et sa tranquillité. Pas exceptionnel mais pourtant suffisant à justifier son choix.

« D’accord, je comprends donc maintenant la raison de votre retour parmi nous. Je souhaitais simplement connaître votre avis, puisque comme vous l’avez dit, je n’ai pas réellement de liens si forts. Mon clan est ma seule famille, mais pas la plus proche non plus. Mes parents sont morts et ma sœur a préféré quitter la nation pour aller ailleurs avec d’autres ninjas. Je me débrouille donc seul et j’ai toujours vécu seul. J’avoue que dans ces conditions d’accueils, je ne suis pas à mon aise. En aucun cas je juge votre vie, simplement que la mienne est différente, d’où l’importance de votre raison. C’était égoïste de ma part et je m’excuse si j’ai pu vous offenser. »

La première partie était dite, maintenant il fallait passer à la suivante, moins sympa.

« Par contre vous avez soulevé un autre point qui m’a un peu échauffé. Vous marquez un point, je ne suis qu’un Genin. Mais ma vie ne s’arrête pas à ça. J’ai autrefois arboré d’autres rangs parmi les ninjas avec une autre force. Si je suis revenu à ce stade, c’est à cause d’un évènement tragique. Mais cela ne s’arrête toujours pas là. A présent, je me tue à la tâche tous les jours pour toujours et encore faire honneur à Iwa et à mon clan malgré ma diminution. Je ne suis point un aîné mais veuillez me respecter un minimum. »

Il marque une courte pause, se détendant sur le sofa après sa petite colère.

« Sinon, j’accepte volontiers de me faire appeler Jurô. Puis-je m’adresser à vous en tant que Teruyo, monsieur Miyamoto ? »

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Lun 15 Juil 2019 - 16:18
Alors que je terminais de parler, d’expliquer à Jurô les raisons qui poussent un père de famille comme moi, un homme qui a autour de lui de nombreuses personnes qui l’aiment et dont il a la charge, à pratiquement quitter son confort de vie pour s’engager dans une voie dont le chemin chaotique peut potentiellement vous enfoncer dans les abysses, je me renfonçais doucement dans le dossier moelleux de mon canapé. Entre temps, j’en profitais pour terminer mon thé, mais aussi pour finir la bouchée de mon mochi à moitié mangé, et en prendre deux ou trois autres au passage. Ainsi, sagement, j’attendais la suite à nos échanges, car j’étais persuadé que le genin ne pouvait en rester là. Après tout, mes dernières paroles ouvraient quelque peu au dialogue, il me semble.

Et bien que ce soit le fruit de mes dires ou de sa volonté de continuer notre discussion, notre shinobi se lança dans un laïus qui dans un premier temps se voulait compréhensif, jusqu’à sombrer dans ce que je qualifierais de dramatique avant que cela ne se termine qu’en de quelques excuses pour une raison qui à mon sens n’en méritait pas. Après tout, il n’avait, d’un côté que fait son travail en me posant ce genre de question, ou d’un autre côté été curieux quant à ma situation. Dans les deux cas, c’était un raisonnement légitime, d’autant plus si l’avenir nous amenait à devoir collaborer, voire même à confier sa vie entre les mains de l’autre.

Malgré tout, si la première approchait était calme, la seconde partie de son discours était pleine de reproches en quelques sortes. Est-ce que j’avais voulu être méchant ? Non, pas du tout. Est-ce que j’avais voulu savoir à qui j’avais à faire ? Oui sûrement. Au moins j’étais désormais fixé sur la situation du genin, il y avait des sujets sensibles avec lesquels il ne fallait pas rigoler. Mais quoi de plus surprenant après tout ? Moi aussi, c’était le cas. Pour l’exemple, si quelqu’un en venait à menacer ma fille, je pense que je laisserai éclater une certaine colère, quelle que soit la situation. Il y a des choses sacrées dans ce monde, et mon petit bout de chou en fait partie. En attendant, après son rappel à l’ordre, je ne pouvais rester silencieux.

« Avant tout, appelle moi Teruyo oui. Et arrête de me vouvoyer, j’ai l’impression d’être vieux. Je ne peux pas être si vieux que ça en ayant une fille encore aussi choupi que ça non ?.
Mais pour en revenir au sujet qui te porte peine, sache que je ne dénigre en rien le grade de qui que ce soit ou son travail. Après tout, je suis moi-même genin, et qui sait, demain, c’est peut-être moi qui serais amené à faire le facteur pour apporter un courrier comme toi aujourd’hui. Quant à ta motivation, elle ne fait que t’honorer mon ami. Si tu es vraiment tomber aussi bas que tu le dis, tu as déjà fait le plus dur. Tu t’es relevé au lieu de te morfondre. Maintenant, le plus long, c’est de remonter la pente. Mais quand la motivation et les amis sont là, les choses sont différentes mon ami ».


S’en suivi une nouvelle vague de service de thé avec une nouvelle fois quelques pâtisseries. Maintenant, Jurô était en mesure de savoir d’où provenait cette bedaine moelleuse : la gourmandise. Une fois un mochi avalé d’une traite, les joues un peu gonflées le temps de mâcher et d’avaler goulûment cette petite douceur sucrée, me voilà de nouveau à palabrer, mais cette fois, le ton est moins solennel.

« Quant à ce que tu m’as dit juste avant. Je suis navré pour toi d’apprendre tout cela. S’il est triste de perdre ses parents, voir sa famille se déchirer, c’est dur. Et alors que la force d’un clan à mes yeux est de permettre à tout un chacun d’être soudé, chez toi, c’est l’individualité qui prime. Personne ne devrait avoir à vivre sans amour. Personne ne devrait… »

Sans que je puisse terminer ma phrase, la porte d’entrée s’ouvrit, laissant passer les deux grands-mères de ma petite chérie qui nous saluèrent tous deux chaleureusement, et surtout comme si c’était tout à fait normal d’avoir un inconnu à la maison. Alors que je les saluais joyeusement à mon tour, ma mémoire décida de se réveiller et me fit songer qu’elles étaient toutes deux sorties pour faire quelques courses. J’avais là une idée.

« Maman ! Belle-maman ! On a un invité qui reste déjeuner à midi ! »
« C’est maintenant que tu dis ça ? Bah, on a prévu un barbecue, il y aura largement de quoi faire après tout »
« Parfait alors, à tout à l’heure »


Tout sourire, je me retournais vers mon invité. Tout en me levant, je commençais à fouiller dans un placard en reprenant quelques mots.

« Tu verras, le barbecue des grands-mères, c’est quelque chose. Si t’as faim, je te garantis que tu auras de quoi te remplir le ventre. Et si tu n’as pas faim, je t’assure que l’odeur de la viande grillée va te donner faim. En général, il y a du bœuf, un bon morceau de hampe, du poulet, un peu de tout, des cuisses, des ailles, le cartilage, et avec ça quelques légumes marinés, courgette, radis, choux, piments. Et avec ça bien sûr, une bonne rasade de saké. Tu aimes le saké ? Ah ! Voilà trouvé ! »
« Et il y a aussi de l’anguille aujourd’hui ! » venant d’une voix âgée du fond de la cuisine.
« J’adore l’anguille, c’est ce que je préfère ! Et en attendant qu’on passe à table, tient, enfile ça, ça fera plaisir à Saya. Je crois qu’elle t’aime bien. »

Tout sourire, j’avais en main un costume qui permettrait au genin de bourdonner lui aussi.

Spoiler:
 

« Maman, ferme la porte, notre invité est assez timide et je ne veux pas qu’il parte sans découvrir notre barbecue et sans prendre le temps d’un vrai repas en famille comme il se doit » hurlais-je vers la cuisine.
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Mar 16 Juil 2019 - 17:44
Les nerfs reposés après un petit échauffement de la part de Jurôjin, ses mains n’étreignent plus la tâche et ses langues baveuses retournent dans leur bouche. Il ignore si son interlocuteur avait pu les voir. Les exposer publiquement n’est pas respectable, cela en relève presque comme de l’exhibitionniste pour un membre de ce clan. En absence de réaction de dégoûts, le Chôkoku présume qu’il ne les a pas vus. Le seul détail qui semble l’avoir gêné durant toute l’explication de son hôte, c’est le vouvoiement. Pourtant, en tant que citoyen bien éduqué, lorsqu’on s’adresse à quelqu’un de plus âgé, on s’adresse à elle comme il se doit. Pourtant là, il se sent offusqué par le sentiment d’être vieux. A ses mots, le jeune homme ne peut que regarder de la tête au pied l’homme vêtu d’un déguisement d’ours. Si son caractère ne montre pas forcément un adulte sérieux, son âge ne peut pas démentir ses 33 ans. Cette personne est quasiment née la même année qu’un de ses aînées, Hiro Chôkoku. A cette pensée, il ne peut qu’imaginer celui-ci portant un déguisement enfantin afin de jouer le papa-poule. Il ne l’affiche pas, mais il voudrait lâcher un ricanement. Ce genre de scène lui ferait plaisir, afin de bien se moquer de lui après ce qu’il a pu lui faire durant son enfance. Une sorte de vengeance.

La discussion pas encore terminé, il écoute toujours mais en profite pour reprendre un peu de thé. D’abord, le malentendu sur le rang de Genin est réglé. Rien de méchant ne voulait être dit, simple blague qui a mal tourné. Ensuite, tandis qu’il avale sa gorgée de son breuvage, il s’arrête. Qu’est ce qui le déstabilise ? Pourquoi s’arrêter en plein milieu de sa seconde dégustation de thé ? Eh bien, parce que ce qu’il vient d’entendre le touche énormément. Comme si quelqu’un comprenait sa peine, comme si lui aussi était passé par la même étape. Loin des éloges qu’il avait pu ouïr dans son enfance, il en ressort le même sentiment qu’à l’époque : de la satisfaction. Alors que le maître de la maison s’empresse sur les môchis tout juste à nouveau servis, le sérieux fervent d’Iwa ne sait plus comment réagir ou parler. Jusqu’à maintenant, personne n’avait vraiment félicité le soldat d’avoir retrouvé une volonté d’acier pour continuer sa voie. Ce dont il avait le droit, c’était la pitié des autres shinobi ou villageois que le connaissent. Son clan n’avait que faire de lui, il avait perdu une partie de son talent, tant pis. Sauf qu’aujourd’hui, entendre son discours lui a fait chaud au cœur.

Revenant à lui, il retourne son attention sur l’écoute. Pour son intervention sur la famille de Jurôjin, cela ne lui fait ni chaud ni froid. Il n’a aucun regret car ainsi va la vie et c’est la voie qu’il a choisie. La désapprouver voudrait dire qu’il a fait fausse route, ce qui n’est pas du tout le cas. Alors que la conversation se retrouve interrompue par la venue de vieilles dames, le Chôkoku s’apprête à quitter la demeure et vagabonder comme toujours dans les rues d’Iwa. Pourtant, quelle surprise d’apprendre qu’il est invité limite de force à prendre part au repas familial.

« Ha mais ne vous dérangez pas, je pense que… »

Le pauvre n’est même pas écouté, tout le monde étant trop concentré sur la multitude de produits présent au barbecue. Soupirant et tête baissée, seconde surprise quand il ouvre ses yeux, voyant devant lui un costume de bourdon correspondant parfaitement à sa taille.

*C’est une blague hein ? Impossible que je mette mon corps dans ce truc*

Pourtant il voit bien l’insistance du père de famille, affichant son radieux sourire comme sa fille précédemment. Un nouveau soupire se fait entendre. Doit-il vraiment le faire ? Il pourrait simplement parler avec insistance comme il a pu le faire avant dans la conversation pour se montrer persuasif. Cependant, une partie de lui veut rester ici et comprendre. Il souhaite comprendre si tout comme lui, Miyamoto Teruyo a été victime de la vague d’énergie ou d’un fait similaire lui faisant perdre sa force. Après tout, ses mots réconfortants sur la terrible épreuve de Jurôjin semblaient dire quelque chose. Est-ce que ses longues années de retrait ont pour cause autre chose que sa vie de famille ? Sa famille est la raison de son retour, elle serait sa force ? Il a besoin de le découvrir, car tous les moyens sont bons pour revenir à sa force d’origine, tel a toujours été le cas et aujourd’hui n’en fait pas exception. Il s’empresse alors de porter le costume et de retourner avec tout le monde. Son arrivée est digne de lui, le pas fier avec le visage haut. Pourtant, quand il tombe à nouveau nez-à-nez avec la petite fille, il ne peut que se sentir bête face à ses yeux brillants le reluquant de partout.

« Ouai !!! Tu restes avec nous et en plus tu portes toi aussi un costume monsieur ! Viens on va jouer en attendant. »

Lançant un regard accompagné d’une grimace à son confrère Genin, il part avec l’enfant, l’emmenant vers d’autres jolies fleurs, comme celles qu’elle avait apportées. Son visage respire la joie et la candeur. Tout semble l’intéresser et l’émerveiller. Pourtant, elle n’est qu’à Iwa, un village montagneux où la nature n’est pas le plus abondant. Une ancienne fortification militaire où les guerriers ont sué eaux et sangs pour s’élever et élever celui-ci. Malgré tout, elle affiche ce sourire éclatant de vie. Jurôjin ne parvient pas à saisir le merveilleux dans l’histoire. Comment une jeune fille peut afficher un air si niait, comme si guerres et ravages n’avaient pas existé ?

« Dis-moi. Tu aimes tant que ça les fleurs ?

- Oui monsieur ! Saya adore les cueillir pour sa famille. Cela l’est fait sourire et donc moi ça me plaît. Et toi monsieur ? Tu les aimes les fleurs ?

- Je ne sais pas trop… Je n’ai jamais vraiment réfléchi à la question. Tu sais, quand tu es un soldat, tu as d’autres choses à faire que de cueillir ou recevoir des fleurs. Il faut combattre et protéger à ce dont on tient.

- Mais toi tu tiens à quoi alors ?

- A mon village et à ma famille. Je me dois de tout faire pour que rien n’arrive.

- Papa aussi il va le faire, il va t’aider. Tu n’es pas seul tu sais. Comme ça tu auras du temps pour ramasser des fleurs non ? »


Cette enfant. Si elle paraît innocente, elle n’est en rien naïve. Elle a conscience des dangers, des maux qui peuvent arriver et toucher les gens. Pourtant, elle choisit de diffuser sa joie et sa bonne humeur.

*Est-ce là la force de Teruyo ? Le fait d’être soudé et soutenu par sa famille ?*

Tandis que Saya replonge son regard dans la flore, Jurôjin utilise une de ses mains pour récolter un peu de terre. Après quelques mastications, il faut surgir une rose.

« Tiens. Saya c’est ça ? Voici une rose faite avec mon pouvoir. Tu peux la peindre si tu le souhaites, afin de lui donner un peu de couleur. Maintenant retournons avec les autres, le barbecue devrait être bientôt prêt. »

Toute contente, elle remercie le Chôkoku et s’empresse de l’apporter aux membres de sa famille, qui suit de loin le sourire aux lèvres.

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Jeu 18 Juil 2019 - 16:52

« Une blague ? Non pas du tout ».

Le sourire aux lèvres, j’étais totalement sérieux lorsque mains tendues vers Jurô j’attendais qu’il prenne son magnifique quoi que sûrement un peu trop grand costume de bourdon. Surement la faute à mon léger embonpoint.

« Je te laisse la possibilité de ne pas porter le costume si tu me prouves que tu as déjà fait quelque chose de semblable par le passé ».

La réponse du jeune genin était sans équivoque. Un soufflement dépité, presque amer, et après quelques longues secondes d’hésitation, il commença enfin, résigné, à enfiler sa nouvelle peau. Et en toute sincérité à en juger la réaction jubilatoire de ma fille, autant dire qu’il avait fait le bon choix. Malgré tout, je voyais bien l’inconfort dans lequel était Jurô. Je ne parle même pas du moment où Saya le tira par la main pour que tous deux aillent jouer ensemble. C’était si beau tant d’innocence, tant d’insouciance, sans parler de cet appel à l’aide que le Chokoku me lançait du regard. En réponse de ma part, un grand sourire radieux, et un salut de la main, ce petit geste si familier pour vous dire « Coucou » et qui en cet instant présent signifiait surtout « Amuse-toi bien ».

Alors que mon père et le père de ma femme se disputaient amicalement, comme chaque fois, pour préparer le barbecue, les deux grands-mères elles s’occupaient de la découpe de l’ensemble des ingrédients énoncés un peu plus haut. Quant à moi, pendant que je regardais les deux paternels faire un shifumi pour savoir s’il fallait pour cette fois utiliser du bois ou du charbon, un grand verre glacé de bière aux fruits rouge à la main, je regardais les deux enfants s’amuser ensemble. Et d’un coup, une petite abeille de dix ans quitta son antre fleuri pour venir courir jusqu’à moi.

« Papa ! Papaaa ! PAAPAAA ! Regarde ce qu’il m’a donné Jurô ! C’est trop beau ! »
« Je n’ai pas entendu le mot magique Saya ! »
« MERCI JURÔ ! » cria-t-elle en se retournant vers le bourdon.
« Allez, va montrer ça à papys et mamies. Et va te laver les mains après, on va manger ».


M’approchant du jeune postier, j’enroulais mon bras libre autour de ses épaules tout en lui tapotant le torse amicalement de mon poing refermé sur ma boisson.

« Alors ? Elle est pas mignonne ? Qu’est-ce qu’on ferait pas pour elle tu trouves pas ? Bon, en attendant, passons à table ».

Le repas était pour nous au sein de cette famille quelque peu étrange pour certains un moment de partage, un moment de recueillement, un moment où nous étions tous en communion les uns avec les autres. A ce moment-là, il n’y avait plus de barrière, plus d’animosité, plus de colère, plus de tristesse, juste une grande famille qui passait du bon temps à bien manger.

Ainsi tout débuta par un grand apéro arrosé de bières de tous horizons et aux moult parfums. Pour accompagner la descente d’alcool, légumes marinés à foison étaient à disposition. Vous en aviez pour tous les goûts, de l’amer avec des tous petits choux, du sucré avec des oignons nouveaux à peine plus gros qu’une bille et puis les classiques cornichons et radis. Pour accompagner ce début de déjeuner, quelques petits pains faits maison, à base de farine complète, et le tout fourrés d’une farce à base de porc, d’épices comme du cumin, du curry ou du gingembre, mais aussi des herbes telles de la coriandre, de la menthe ou du persil. C’était tout chaud sorti du four, c’était bon, c’était goûtu, c’était parfaitement équilibré sans être sec. Puis vint le plat de résistance.

« Allez Jurô, c’est le moment de te lâcher. On va voir si tu arrives à manger plus que mamie Yui ! ».

Étrangement, pour lui, toute la petite famille éclata de rire. Pour nous, cela revêtait quelque chose de particulier, mais le jeu était lancé, allait-il tenter la partie ou abandonner directement face à cette petite vieille qui avait encore toutes ses dents et une vivacité certaine pour son âge.

Quant au plat principal, tout était déposé sur cette immense table, autour de ce barbecue central qui pouvait accueillir une dizaine de personnes. Et comme prévu, le choix était présent. Tout d’abord, un riz blanc bien collant comme on l’aime, aliment indispensable de tous repas presque. Ensuite, un énorme plateau rempli de viande découpée prête à rejoindre les flammes. Poulets, bœuf, porc, le choix était là. Quant aux légumes, eux aussi prédécoupés, ils avaient leur place sur un deuxième plateau. Aubergines, courgettes, poivrons et piments et champignons étaient là à nous régaler. C’était sans parler du troisième plateau sur lequel étaient en attente mes filets d’anguille fétiches, mais aussi du poulpe et quelques crustacés. Et bien sûr, pour faire glisser le tout, bières, saké et jus de fruits. Un bol de riz à la main, un tentacule de poulpe à moitié mangée dans la bouche, l’autre moitié encore accroché au bout des lèvres comme une cigarette que l’on fumerait et un morceau d’anguille entre les baguettes, je surveillais mes quelques grillades en cuisson avant de me tourner vers notre invité.

« Alors ce barbecue ? Ça te convient ? Désolé s’il y a des choses que tu aurais voulues, on savait pas que tu serais des nôtres. Car il faut savoir que le barbecue ici c’est sacré, c’est toute une cérémonie, c’est LE moment de convivialité. C’est pourquoi on essaie de faire en sorte que chacun puisse avoir ce qu’il aime. Du coup, j’espère que c’est à ton goût. Allez tient, prends ton verre, trinquons. À Jurô ! ».
« À Jurô ! ».
« À Jurô ! ».
« À Jurô ! ».
« À Jurô ! ».
« À Jurô ! ».


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Sam 20 Juil 2019 - 0:07
Le combat, Jurôjin le connait bien. Du moins, croyait le connaître. Celui dont il maîtrise le plus de choses, c’est celui par le physique. Utiliser son corps et son énergie pour défaire les ennemis ou bien s’entraîner avec ses confrères afin de s’améliorer. Ensuite il y a le combat psychologique, où là on chercher à faire craquer son adversaire pour parvenir à le manipuler, le dominer. Enfin, le dernier est la nouvelle trouvaille du jour, une manière de combattre inconnu jusqu’à maintenant : le combat par le cœur. Ici on ne parle plus d’utilisations de techniques shinobis ou de tortures mentales, mais bien de mots ou gestes qui apaisent, rassurent ou illuminent une personne. Cette petite fille, Saya, était celle qui avait ouvert les yeux au jeune homme. Puis plus généralement son environnement, c’est-à-dire sa famille. Cette joie, cette bonne humeur quotidienne partagée entre eux et avec les autres sont un foyer pour tous ceux dans la tourmente ou la peur. Si le sérieux Genin avait pour habitude de se rester réservé, il voulait essayer, voir ce que donnerait un contact avec ce genre de famille, celle dont il a été privé.

A son retour avec le reste de la famille, il peut être encore témoin de l’enthousiasme de la cadette, présentant son présent fraîchement conçu avec de l’argile. Mais rien à craindre, bien que ce soit un Chôkoku qui l’ait produite, elle n’est en aucun cas explosive. On est loin de la beauté d’une rose éternelle, cependant le geste, encore une fois, suffit à enjoliver un minois. Après un énorme remerciement, elle continue à faire le tour de toute sa famille. Pendant ce temps, Teruyo se rapproche de son confrère très amicalement, posant son bras sur ses épaules puis en ajoutant une petite tape de son autre poing.

« Alors ? Elle est pas mignonne ? Qu’est-ce qu’on ferait pas pour elle tu trouves pas ? Bon, en attendant, passons à table ».

Il n’a pas tort, sauf que ce n’est pas son côté adorable qui impressionne Jurôjin, mais son état d’esprit déjà remarquable pour son âge. Elle n’a pas froid aux yeux, consciente des dangers extérieurs. Néanmoins, elle s’efforce à rendre les autres joyeux malgré les difficultés. Est-ce là la philosophie de son père ? Si son air nounours sont les premières impressions observées, il n’en est pas moins un soldat qui se dévoue pour sa nation et sait être sérieux lorsqu’il le faut. Après tout, il avait pu en faire les frais. Même si cela n’était qu’une blague, ses yeux ne mentaient pas. Décidément, ce spécimen intrigue toujours autant le jeune brun. Le repas est donc le moment pour réussir à mieux le comprendre lui et sa famille.

Le repas est riche. Autant par son incommensurable diversité. Bières presque à volonté et aux différents goûts, petits légumes en accompagnement pour mettre en bouche, petits pains garnis de viande à plusieurs épices. Puis autant par les moments de rire, d’yeux qui se régalent devant la nourriture, de verres qui trinquent à tout bout de champs. Encore une fois, c’est un autre monde qui s’ouvre. Tout s’envole, il ne reste plus que le moment présent, car futur et passé n’en rien à faire dans ce repas. Le maître de maison propose alors un concours de nourriture, avec pour challengers son hôte et l’une des grand-mères présente à table. Courtois et non-adepte de cette pratique, il préfère abandonner directement.

« Merci de la proposition, elle me touche beaucoup. Mais excusez-moi, je ne pense pas réussir à battre une dame qui a bien plus d’expérience que moi dans la matière, » dit-il les yeux fermés avec un grand sourire charmant.

C’est alors qu’un énorme plateau de viandes arrive sur la table, pouvant nourrir au moins tout le voisinage. Le riz suit rapidement avec encore après des légumes en tout genre. Le pauvre garçon ne sait pas s’il peut continuer à manger. Habituellement, il mange comme un oiseau, juste ce qu’il faut pour être en forme et avoir l’estomac pas trop chargé. Sauf que manque de bol, ici c’est le bon gros repas familial traditionnel.

Par la suite, le chef au barbecue demande si tout va bien et va même s’excuser pour l’éventuel manque dans le repas. Un souci qui n’en est pas un puisqu’il en a actuellement trop sur la table, puis Jurôjin est loin d’être difficile sur la nourriture. Ensuite, c’est l’heure de trinquer, en son honneur pour être de ce moment de convivialité comme il l’a été dit. C’est avec joie qu’il lève lui aussi son verre avec les autres.

« Merci beaucoup tout le monde. Moi je trinque pour vous tous, qui avez su m’accueillir et m’inviter. Je partage des choses dont je n’ai pas l’habitude. J’avoue ne pas être habitué à ce genre de coutume ou de vie, mais j’en retire une bonne expérience. Encore merci à tous, en espérons que le futur nous préserve, que ce soit cette famille, la mienne et le village entier. »

Hop ! Il prend une grande gorgée, voulant faire comme tous ceux présents. Malheureusement pour lui, ce n’est pas de l’eau, la boisson qu’il possédait dans son verre depuis le début du repas, mais de la bière. S’en apercevoir, son verre avait été rempli, sûrement par l’un des membres de la famille par politesse. De toute façon l’inévitable est là. Faire boire le jeune homme peut avoir de lourdes conséquences, même si c’était une simple bière. En effet, il ne tient pas du tout l’alcool, même la plus infime petite goutte. A la seconde où son verre se pose sur la table, sa tête tombe aussitôt dans son assiette, alors encore pleine de champignons. Quelques dizaines de secondes passent, puis un hoquet surgit brusquement, relevant en même temps sa tête. Si les gens le regardent, ils perçoivent nettement le nez rougir, les yeux se balançant de gauche à droite et cligner plusieurs fois ainsi que ses mouvements de corps comme si un bateau tanguait. Il se tourne vers son confrère shinobi pour lui adresser quelques mots.

« Tchu chais Teruuu… Un zour j’y arriverai euh… Ze trouvrerai ma zœur pour m’ezpliquer avec. Chest ma zeule famille restante maintenant… Mais là zai fooooooiiiiiiifffffff ! »

Le pauvre ne se contrôle même plus. Rare sont les fois où il parle de sa sœur, et encore plus quand il n’est pas en colère ou très sérieux quand il en parle. Mais l’alcool y joue ici. Alors qu’il souhaite se lever, il tombe une première fois à terre. Se relevant difficilement, il observe partout pour retrouver la chose sacré… le saké !

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Dim 21 Juil 2019 - 22:34
La fête battait son plein. De ce qui se voulait au départ comme un repas des plus banals, un simple repas en famille, voilà que l’arrivée impromptue du genin postier vint à donner un sens nouveau à notre déjeuner. Ce n’était pas la première fois qu’un barbecue était ainsi organisé, sûrement pas la dernière fois non plus, mais c’était sûrement l’un des plus animés et des plus chaleureux de ces dernières années. Au final, même, en vivant heureux, il y avait toujours une possibilité de rendre les choses meilleures. À l’occasion, il faudra que je songe à remercier Jurô pour ce moment. Après tout, c’est grâce à lui tout cela.

Enfin, le remercier oui, mais pas dans l’immédiat. Le bougre, et son apparence ne laissait rien entendre à ce sujet, avait la descente facile, presque autant que mon paternel qui lui avait de l’entraînement, plusieurs fois champion de descente de bière dans sa jeunesse. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences. Au final, ce gamin si réservé au premier abord, peu enclin à se laisser aller, ce gamin qui, au travers de son clan, semblait mener une vie rude, une vie où la force et le pouvoir sont maîtres mots, ce gamin qui arborait par moment un visage si triste, ce gamin qui avait vécu tant de choses si malheureuses, voilà que petit à petit, il se laissait aller. Ou plutôt, il se laisser porter, comme résigné par la situation. Le thé, puis le costume, le moment avec ma fille, ensuite le barbecue et maintenant la boisson. Au final, si je lui avais un peu forcé la main au départ, il avait beau dire que chez lui rien n’était comme ça, qu’il n’avait pas l’habitude, il aurait très bien pu quitter la maison et s’en aller vaquer à d’autres occupations. À la place, depuis un bon moment, il a décidé de rester parmi nous. Quant à ses motivations, quelle importance ?

Et voilà donc que l’alcool coulant à flots, les limites du genin apparaissait là, ne tenant pas plus longtemps le rythme effréné des verres enchaînés les uns après les autres. Les yeux embrumés et légèrement bouffis, le teint rougeaud, Jurô offrait là le visage et l’attitude typique de la personne fortement alcoolisée, bourrée pour parler franchement. Sentant notre jeune homme se dérober plusieurs fois, c’est avec une prompte réactivité que j’assurais le maintien debout du genin, le tenant par les épaules, pendant que de son côté, il m’offrait quelques mots décousus, parfumé par une haleine de bière. Doucement, je l’accompagnais dans la chambre d’amis.

« Tu sais, tu fais bien de la rechercher. Si tu le fais pas, tu te demanderas toute ta vie si tu as fait le bon choix. Au moins, là, tu auras une chance de t’expliquer. Enfin bon, ce n’est pas forcément le bon moment pour discuter de ça. »

Sans plus de cérémonie, Jurô avait droit au remède maison de belle-maman dans ce genre de situation. Du saké infusé dans de la camomille et du tilleul. Si la camomille avait un effet relaxant, le tilleul lui favorisait l’endormissement. Quant au saké, c’était une vielle astuce de grand-mère que d’infuser cela dans du saké. En effet, ceux qui avaient un coup de trop dans le nez avaient largement tendance à rechigner à boire autre chose que de l’alcool. Ainsi, l’alcool de riz permettait donc d’offrir un remède de fortune à celles ou ceux ayant dépassé leurs limites en terme de consommation de spiritueux.

Une fois chose faite, j’allongeais notre invité sur le lit, lui retirant ses chaussures si je ne voulais pas que ma mère me tombe dessus et les laissais au pied du lit avant de quitter la pièce afin que le postier se repose.

Pour autant, cet incident de parcours n’avait en rien stoppé notre entrain et le repas repris de plus bel jusqu’au dessert, un flan de tofu avec son coulis de sauce soja sucré et de la pâte de haricots rouges. Quel festin. Et alors que le repas prenait fin, une fois le thé servi, les ancêtres s’étaient attablés dans le patio, se lançant dans une partie de cartes sous le regard de Saya qui essayait de comprendre toutes les astuces du jeu, ne maîtrisant que de manière fragmentaire les règles. Quant à moi, assis sous un petit pin, j’entamais un air de shakuhachi, une longue flûte en bambou.

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Mer 24 Juil 2019 - 21:06
C’est l’histoire d’un garçon, un garçon encore très jeune. Dès son petit âge il souhaitait briller, recevoir les louanges de ses proches et notamment de ses parents. Son paternel plaçait beaucoup d’espoir en lui, il n’arrêtait pas de lui dire qu’il comptait sur lui pour préserver le clan et pourquoi pas le diriger par la suite. Sa sœur n’arriva pas longtemps après. Etant l’aîné, une autre responsable lui était attribué d’office, la protection. Le garçon ne pouvait alors que se donner corps et âme. Cela fût récompensé. Âgé de huit ans, il commença déjà son apprentissage afin de maîtriser le pouvoir héréditaire de la famille. Réussir à manier l’argile comme un artiste afin de la transformer dans sa forme mais également dans son utilisation. L’art c’est l’explosion. Voici ce qu’il a appris durant son séjour chez son grand-parent. Un art où il se dévoua encore et encore pour toujours être digne des espoirs de son père. Cela paya à nouveau. Il reçut un titre, un titre honorable pour ses efforts et sa maîtrise. Génie. Voici comment on le voyait à présent dans sa famille. C’est ainsi que les beaux jours commencèrent. Pourtant de courtes durées. Il avait à présent 16 ans, sa mère partit pour un autre monde. Si son père était encore présent physiquement, son esprit se perdait petit à petit dans la folie. L’enfant devenu presque adulte ne pouvait pas regarder cela. Il quitta le foyer, laissant son père et sa sœur seuls dans un foyer sombre. Puis les évènements s’enchaînèrent. Le patriarche tomba à son tour suite à un suicide plus que mystérieux. La sœur silencieuse, prit la fuite trois années plus tard de son village et son clan. Le garçon était maintenant seul… La colère alimentait son esprit mais son dévouement ne faisait que monter en puissance. Il est Iwajin et Chôkoku. Il œuvre donc pour eux, désirant retrouver chaque coupable de crimes envers l’un ou l’autre. Son nom est…

Doucement, les yeux de Jurôjin s’ouvrent. Son esprit est de nouveau clair et non plus embrumé par l’alcool. Du moins, il se remet de son rêve, pensant à toute sa vie depuis le début. Pourquoi revenir à ça maintenant ? Sûrement l’esprit de famille dont il baignait encore il y a deux heures. C’est alors qu’il remarque où il se trouve. Une chambre, alité dans un lit confortable. Le pauvre se souvient de son comportement un peu excessif durant la fin de son repas. Comportement dont il se serait passé s’il n’avait pas bu cette bière quasiment cul-sec. Gêné, il se demande comment il va pouvoir faire face aux hôtes de la maison. Remettant sa vraie tenue, il ouvre la porte doucement pour éviter d’attirer l’attention. A pas de loup, il s’apprête à sortir comme un lâche, n’assumant rien du tout. Heureusement son plan tombe à l’eau. Il croise sur le chemin de l’entrée une des vieilles dames vivant sous ce toit. Elle lui lance un grand sourire, si bien que Jurôjin ne peut plus continuer sa route. Il s’incline alors et présente ses excuses. Elle ne semble pas du tout en vouloir en jeune homme, affichant toujours le même sourire avec de petits hochements de tête. Maintenant, il se doit de trouver son confrère pour s’excuser et le remercier. Le soleil va quitter le ciel, comme le Genin se doit de quitter les lieux.

« Ha Teruyo, je te cherchais. Tout d’abord je tiens à m’excuser pour le dérangement. Je ne tiens en aucun cas l’alcool et sa présence dans mon verre semble être une erreur. Je ne pense pas vraiment avoir fait quelque chose d’horrible mais bon, ce n’est pas un comportement digne d’un shinobi. Puis sur ce que j’ai dit, n’y fait pas attention. Je n’étais pas moi-même, puis ce sont mes problèmes, je n’ai pas besoin de les exposer ainsi. »

Son regard se faisait plus sérieux et perdu dans l’espace. Comme précisé, parler de sa sœur n’est pas dans ses habitudes. Il esquive le sujet pour ne pas retomber dans une colère noire. De plus, il se rappelle de son rêve durant sa décuvée, quelque chose qu’il n’explique pas. Puis il oublie ce détail et continue.

« Sinon, je tiens vraiment à te remercier toi et ta famille. J’ai passé un moment inoubliable. J’espère que vous garderez à jamais cet entrain de vie. Vous parfumez ce monde sanglant et froid de cette chaleur et joie incommensurable. Nous avons tous les deux un trésor à protéger et je serais ravi de t’aider à le faire. Joins-moi quand tu veux, je viendrai si c’est pour toi. De mon côté, j’essaierais de passer vous voir quand j’aurais du temps libre. Ha et encore félicitation pour ta ré-affectation chez nous Teruyo. »

Après un petit moment, il s’incline en signe d’au-revoir pour à présent quitter le foyer. Sur sa route, il croise la petite Saya et le reste de la famille, dont il s’empresse de faire un signe de la main pour les remercier aussi et signaler son départ. Un dernier échange de sourire avec tout le monde et le voilà sur le sentier vers son foyer à lui. Si la journée arrive à sa fin, celle de Jurôjin en est loin. Sa patrouille ne s’étant pas déroulée comme il l’aurait souhaité, il faut rattraper le temps perdu !

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Ven 26 Juil 2019 - 14:41
Ainsi donc, après ce frugal barbecue du déjeuner et les petits écarts festifs alcoolisés, voilà que la vie reprenait doucement dans la maisonnée, chacun s’attachant à des activités relaxantes pour un jour de repos. Après plusieurs airs de flûte, j’entamais une agréable sieste sous un pin. À l’ombre de l’arbre, avec un léger vent frais, le sommeil me gagna rapidement sans que j’offre la moindre résistance à l’appel de Morphée. Dans un même temps, ma petite Saya était assise sur les genoux d’un de ses grands-pères qui lui apprenait, avec une certaine malice bienveillante, les règles du Hanafuda, un jeu de cartes « simple » dont le but est de réaliser des paires, mais où la stratégie prime par rapport quand on prend en considération la notion de valeur des cartes différentes les unes des autres. Et voilà, que pour pimenter la partie, l’autre grand-père de ma petite chou se mettait à tricher honteusement et sans se cacher, d’avantage pour provoquer la petite Saya que pour vraiment gagner.

De l’autre côté de la maisonnée, les grands-mères terminaient le rangement de la cuisine quand elles s’attelèrent elles aussi à tes tâches plus ludiques. Ancienne fleuriste, ma belle-mère avait gardé un certain plaisir dans l’ikébana. Quant à ma mère, depuis plusieurs années maintenant, elle s’était mise à la peinture, sans grand talent hélas, mais selon elle, cela lui permettait de se détendre, de se déconnecter des tracas quotidiens et de laisser son esprit vagabonder, ce qui lui permettait de laisser glisser sur la toile toutes ses idées.

Au final, les seules perturbations de cet après-midi tranquille vinrent de la chambre d’amis dans laquelle était installé ce cher Jurô. Par moment, quelques gémissements nous parvenaient, signe distinctif d’un sommeil agité, mais compte tenu de l’état de notre hôte, personne n’alla interrompre son repos réparateur. Ce n’est qu’aux dernières lueurs du jour, après quelques heures de récupération que le jeune genin émergea de sa douce torpeur, tentant tant bien que mal de se faire la belle en douce. Mais c’était sans compter sur la vigilance des anciennes qui veillaient au grain. Au moins, quand il vint me parler, il semblait avoir bien meilleure mine qu’à la fin de notre repas. L’alcool, ce n'était pas son fort.

« T’excuser pour le dérangement ? T’excuser de quoi ? Tu étais invité avec grand plaisir, aucune gêne là-dedans, rassure-toi. Et puis t’en fait pas pour la boisson, ce sont des choses qui arrivent, tout le monde est passé par là un jour ou l’autre. Et puis c’est pas comme si tu avais provoqué un foutoir pas possible. Tu t’es sagement laissé emmener jusqu’au lit et nous, on a continué la fête ahahah ».

Compte tenu des dernières paroles de Jurô, il me semblait nécessaire de le rassurer sur ce qui s’était passé. À mon sens, il n’y avait rien à rassurer, mais dans mon fort intérieur, quelque chose me disait que lui avait besoin de l’entendre.

« Bien, maintenant que tu es rassuré sur le fait d’avoir été un bon garçon, sache que tu es le bienvenu quand tu veux ici. Tu y trouveras toujours des amis. C’était une véritable surprise de faire ta connaissance de cette manière et j’espère que nous aurons l’occasion de remettre ça une nouvelle fois. De toute manière, il va falloir que tu passes régulièrement nous voir, Saya veut se mettre à la poterie après ton petit cadeau. Elle va avoir besoin de ton expérience. »

Puis vint le temps de la séparation. Raccompagnant Jurô jusqu’au pas de la porte, je le saluais d’une main amicale lui adressant quelques mots pour clore cette journée palpitante.

« Eh bien, à bientôt, nous aurons sûrement l’occasion d’approfondir notre amitié sur le terrain ».
« Au revoir Jurô » fit une tête de petite fille toute souriante qui dépassait de l’encadrement de la porte.

Citation :
Fin du RP. Merci à toi pour cet agréable moment plein de surprises pour mon premier RP

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