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Une lecture palpitante [PV : Chiwa Aimi]

Miyamoto Teruyo
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Ven 12 Juil 2019 - 11:26
Il était encore tôt, les premières lueurs du jour naissant à peine au-delà des montagnes, notre demeure étant à peine éclairée. Sortant de mon lit après quelques minutes de réflexions à regarder le plafond, à me demander si j’avais pris la bonne décision, je caressais le chat venu me gratifier de quelques coups de tête sur les mollets. Me dirigeant vers la cuisine, éclairant à la lueur de cette petite luciole lumineuse, fruit d’un entraînement à la maîtrise de l’Hikariton, j’entendais ma petite fille ronfler doucement dans sa chambre. Sans risquer de la réveiller, je rejoignais enfin la cuisine où ma belle-mère, encore plus matinale que moi avait commencé à préparer le petit déjeuné. Je me suis toujours dit que si l’expression « se lever avec les poules » avec un sens, alors ma belle même devait être la personne qui se levait si tôt que c’est elle-même qui réveillait ces mêmes poules. Enfin bon, ces divagations embrumées du matin s’envolèrent rapidement pour laisser place à un festin matinal.

Riz blanc, comme pilier central de ce repas, le tout accompagné de poissons grillés, de tofu souple, de petits légumes marinés tels que des concombres, des aubergines ou des radis blancs, de soupe miso et enfin de fruits frais, le tout accompagné de thé vert à profusion. Bref, un repas complet pour le repas le plus important de la journée.

« Merci pour ce repas et bon appétit ».

Il était important de toujours remercier quelqu’un qui fait la cuisine. Que ce soit bon ou mauvais, elle y a mis son cœur et nous nous devons de remercier la personne en conséquence. Et tout cela était d’autant plus vrai et sincère venant de ma part, gourmet et gourmand que j’étais. Quoi qu’il en soit, comme chaque jour, je profitais pleinement des talents culinaires de la grand-mère de ma fille et ma brioche pondérale était là pour le prouver. Ainsi après avoir copieusement déjeuné, laissé un mot à mon petit amour « Papa s’en va préparer son futur voyage. À ce soir. Bisous. Papa-qui-t’aime. » j’ai quitté la maison.

Avec la douceur matinale, passer la porte de chez moi et me retrouver dehors me procura un doux instant de fraîcheur. Il faisait désormais nettement plus jour et en attendant d’avoir une réellement mission à faire ou un entraînement avec mon équipe, je pensais être relativement libre de mes mouvements. Pour autant, je n’avais aucunement l’occasion de profiter de ce moment pour flâner, mais je mettais ce temps à profit pour préparer mes futurs voyages.

Après quelques longues minutes de marches dans des rues commerçantes qui commençaient à s’animer petit à petit, artisans et autres marchand ouvrant leurs échoppes et faisant pour certains l’étal de leurs marchandises devant leurs ateliers respectifs, j’arrivais enfin à destination. Cela faisait des années que je n’avais pas mis les pieds dans un tel endroit, mais aujourd’hui, outre la nécessité liée à mon grade en tant que shinobi, cela me semblait également être le meilleur endroit pour commencer à récolter les informations que je cherchais. Debout devant la grande bâtisse, je restais là quelques minutes à contempler l’immense édifice. La photo était jolie à faire entre les quelques oiseaux piaillant posés ici et là, les fins nuages blancs apportés par le vent dans le fond du décor, bref, il y avait de quoi faire une magnifique carte postale.

Je ne sais pas combien de temps, je suis resté là à attendre. Cinq minutes, dix peut-être. J’avais sûrement du passer pour un farfelu à rester planter comme un piquet, le nez en l’air à admirer bêtement les lieux. Et alors ? Aucune importance en soit, j’avais depuis longtemps dépassé le stade de la gêne dans ce genre de situation, profitant plutôt de chaque instant et vivant à fond chaque situation comme si c’était la dernière. C’est un enseignement que j’avais hérité de ma femme aujourd’hui disparue. Elle n’a jamais pu accomplir les rêves que nous avions alors maintenant, je ne mettais aucune retenue dans ce que j’accomplissais. Enfin bon, tout cela ne m’empêcha pas d’entrer.

Une fois à l’intérieur de l’académie Hashira, je rejoignais la bibliothèque ou du moins ce qui s’y apparentais le plus. Mon objectif était simple, découvrir le monde, voyager et partir à l’aventure. Pour autant, cela ne se faisait pas sans un minimum de préparation et d’autant plus vrai avec ma condition actuelle de genin. Cependant, même si tout cela était un projet de longue date, de longue haleine qui prendrait peut-être quelques années à être réalisé, je ne pouvais pour l’heure que me préparer au mieux. Et pour cela, il n’y avait rien de mieux que l’étude des cartes du monde.

En tout temps les gens ont voyagé. Ils sont partis à la découverte du monde et de nouvelles terres. Les gens se sont rencontrés et ont tissé des liens, bons ou mauvais. Mais tout cela n’était que les prémices de quelque chose d’important, le tracé de notre monde. Sans carte, il était difficile de savoir comment se rendre à tel ou tel endroit, difficile de dire quelle région était connue et quels lieux étaient encore à explorer et à découvrir.

C’est pourquoi, installé sur une grande table, plusieurs carnets à disposition, je débutais mon aventure en examinant avec minutie une carte de la région. Alors oui, ce n’était pas une « terra incognita », mais personne n’a commencé par faire un sprint avant de savoir marcher.
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Chiwa Aimi
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Mar 16 Juil 2019 - 14:17


Une lecture palpitante




Le réveil fut très difficile, les maux de tête qui vinrent la recoucher avaient eu raison d’elle. Cette soirée de la veille… Qu’est-ce qui lui avait pris de se lâcher ainsi ? La pression ? La tension ? Le besoin de s’évader ? La jeune femme se souvint de presque tout, jusqu’à être rentrée tard le soir grâce au soutien de Taishi qui ne l’avait pas abandonnée à son triste sort. La Chiwa rougit en posant ses iris grenat sur son tendre amour qui était aussi réveillé, l’observant un sourire en coin. Une moue boudeuse se dessina sur son adorable minois, elle avait fait preuve de légèreté avec lui hier soir, et même si l’excuse du saké était un peu facile, c’était le cas, alors Musashi avait découvert un autre aspect de la kunoichi de la Roche et rien qu’à y penser, elle ne pouvait qu’en rougir de plus belle. Le rêve qu’elle avait fait avait décidé de ce qu’elle ferait en cette journée chaude et ensoleillée, bien qu’elle ne profite pas des rayons réchauffants. Parce qu’elle voulait se rendre à un endroit à l’abri de la lumière chaleureuse pour faire place à celle qui était artificielle, celle de la bibliothèque de l’académie. Il s’avérait que la discussion qu’elle avait eue avec l’Hayai sur Hi et les voyages avait fait mouche, parce qu’elle avait rêvé partir à l’aventure, la liberté, les paysages si différents d’ici. Cela lui avait donné envie de se rendre dans l’antre des ouvrages et aussi mettre la main sur une carte du Yuukan, celle qu’elle avait tant étudié, pour savoir où elle irait, lorsqu’elle en aurait l’occasion. Un petit moment au calme avant de reprendre ses activités de tous les jours, cela ne lui ferait pas de mal.

Aimi embrassa le Han avant de quitter le lit et de se préparer pour la journée qui l’attendait. La Chiwa en profita aussi pour leur préparer un bon petit déjeuner composé d’œufs brouillés comme ils aimaient tant ainsi d’un bon verre de jus de fruit. Tranquillement, tel un petit couple paisible, les deux shinobis se nourrissaient laissant leurs soucis de côté durant ces quelques minutes. Mais comme tout ninja qui se respecte, ils avaient à faire, surtout après l’attaque menée sur Iwa. Si le blondinet allait exercer de son côté, la rubiconde allait se poser un peu avant d’aller s’entraîner ou de retourner à l’hôpital. La genin quitta l’appartement après avoir débarrassé la table et salué son bien-aimé. Les rues de la cité militaire et commerçante étaient déjà bien animées, tous s’afféraient à remettre le village sur pied même si, fort heureusement, les dégâts n’étaient pas les plus importants qu’ils soient. Ses pas se dirigeaient non loin d’ici, vers un lieu où elle avait passé beaucoup de temps, à son arrivée à Iwa. Ces années avaient été particulières, aujourd’hui, Aimi n’était plus la jeunette insupportable qu’elle avait pu être, celle dont on se moquait et ce petit bout écarlate qui rendait puissance mille les coups. L’académie était un vaste lieu où on pouvait tout y faire, s’entraîner, apprendre, se cultiver. Ses pas légers et raffinés passaient le pas de la bibliothèque, l’atmosphère était complètement différente de tout le reste : ici, on était coupé du monde.

Tel un bon petit soldat, elle s’approcha du coin où les cartes étaient entreposées. Seulement, celle qu’elle recherchait n’était plus là, le casier lui étant destiné était vide. Arquant un sourcil, la Chiwa se retourna vers le centre de la pièce, à la recherche du kidnappeur de son précieux trésor. De ses longs cils de félins, aux aguets, ses pupilles grenat observaient l’entourage jusqu’à poser ses yeux sur une table où était installée la grande carte qui l’intéressait tant. Yeux écarquillés, elle s’empressa de se rendre sur place. Mais l’objet de ses recherches n’était pas seul, ses pas se stoppèrent alors brusquement tandis qu’elle observait le rouquin penché sur la carte, muni d’un carnet et de quoi noter. Sa façon de débouler comme une furie rendrait sa disparition bien difficile, voire impossible, alors, se raclant la gorge et posant une main derrière la tête, un air gêné, la combattante du vent décida de s’avancer timidement.


« Bonjour, excusez-moi cher aventurier, j’étais à la recherche de la carte de la région et je l’ai vue alors je suis venu et… je ne vous avais pas vu… Je suis Chiwa Aimi, genin et médecin à Iwa ! Je peux peut-être vous aider ? Sans vouloir m’imposer…



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Dernière édition par Chiwa Aimi le Jeu 18 Juil 2019 - 14:05, édité 1 fois
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Mar 16 Juil 2019 - 16:23
Cela faisait maintenant une bonne heure que j’étais là, le nez penché sur les différentes cartes du monde et de la région. À en croire l’état de certaines, il y avait fort à parier qu’elles étaient relativement anciennes aux vues de l’usure notable. Certains coins étaient cornés, voire manquant, d’autres présentaient des zones en partie effacées si ce n’est tout bonnement des trous creusés par le temps et l’utilisation intensive sur le terrain à n’en pas douter. Pourtant, à côté de ces cartes, se côtoyaient également ce que j’appellerai des reliques poussiéreuses, les tubes contenant les plans étant recouverts d’une myriade de saletés. Enfin, pour finir sur l’étrange vie des cartes au sein de Iwagakure no Sato, il y avait également, et heureusement, je dois dire, des cartes bien plus modernes, plus détaillées qui reflétaient la situation de l’époque actuelle. Et quand je dis « heureusement », je fais référence au côté stratégique et militaire du terme. Ayant eu l’occasion de faire de nombreuses promenades en famille ou de participer à des courses d’orientation père-fille pendant la fête annuelle de l’école, il faut avouer que se repérer avec des informations de première fraîcheur cela peut changer radicalement la donne, surtout en cas de guerre. Il n’y a rien de pire que de vouloir faire passer un convoi de ravitaillement dans une zone où un pont est noté sur une carte et se rendre compte que le pont est coupé depuis pas mal de temps déjà.

Quoi qu’il en soit, cette solitude matinale fut brutalement interrompue par une envolée soudaine d’une partie des cartes posées devant moi. Le coupable fut rapidement identifié. La faute en revenait à la grande porte de la bibliothèque qui, restée ouverte, avait permis au vent de s’engouffrer de manière aussi insidieuse et de venir commettre son méfait en toute impunité. Mais au final, la bourrasque, aussi fourbe et discrète soit-elle n’avait fait que ce pour quoi elle était destinée, souffler. Alors que je ramassais sagement atlas et mappemonde, les auteurs de toute cette farce étaient deux enfants arrivés il y a peu.

Mais alors que pour beaucoup, le plus logique aurait été de gronder les deux gamins, pour ma part je n’en fis rien. Plusieurs choses se bousculaient dans ma tête. Au-delà du simple fait que même enfants, ils pouvaient être tous deux d’excellent jonins, et donc dans une certaine logique mes supérieurs, ils étaient surtout appliqués avec un sérieux rare à étudier quelques ouvrages traitant de l’art d’utiliser le Katon. Pour faire simple, en tant que shinobis, ou futurs shinobis, ils étaient en train de faire ce que je ne voulais pas que ma fille fasse à savoir risquer leurs vies aujourd’hui, demain ou dans dix ans alors qu’ils pourraient la vivre pleinement. Au final, après avoir refermé moi-même la fameuse porte, je me suis approché d’eux et dans un regard humide aux larmes naissantes aux coins des yeux, sous leurs regards médusés, j’ai chaleureusement serré leurs mains en leur adressant quelques mots.

« Merci. Merci pour tout ce que vous faites, pour cette future génération que vous sauvez. Merci pour elle ».

À n’en pas douté, je devais être pour eux la chose la plus étrange qu’ils aient rencontrée aujourd’hui. Mais peu importe, ma petite Saya les remerciait aussi. Reprenant ma place esseulée, je me penchais à nouveau sur mon ouvrage quand mon nez se mit à couler doucement après cette petite envolée émotionnellement larmoyante. Alors que je sortais mon mouchoir, une silhouette fit son apparition dans un coin de vision, et alors que cette dernière m’interpellait, je me mouchais allègrement en levant les yeux avec surprise sur elle.

« Ppfffrrrrr ».

C’était une jeune femme qui se tenait devant moi et dont le trait physique le plus remarquable était sa longue chevelure écarlate. À cet instant, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai souhaité partager ma peine face à ce que je voyais devant moi.

« Je suis tellement navré. Ça a dû être difficile à vivre quand tu étais enfant. Dire que j’ai eu droit à de telles railleries pour mes cheveux roux. Je n’ose même pas imaginer ce que tu as dû endurer avec des cheveux aussi beaux ! ».

Je restais là abasourdi, à la regarder en chien de faïence. C’est après quelques secondes de blanc que je percutais enfin le pourquoi de sa présence. Et malgré tout ce qui s’était passé, j’avais eu le temps de comprendre, du moins en partie, le but de sa visite. Cette fois, les yeux écarquillés, gigotant à droite et à gauche, soulevant ici et là quelques planisphères, je haussais la voix d’un air totalement surpris, voire hurluberlu.

« LES CARTES ! Oui ! Pardon ! Là ! Les voilà ».

Et de manière précipitée en m'excusant à moitié, je faisais glisser vers elle de manière totalement désordonnée la moitié de mes documents qui dans le mouvement se plissaient les uns sur les autres de manière totalement anarchique avant qu’un éclair de lucidité n’illumine mon visage qui d’un sourire se tourna à nouveau vers la demoiselle.

« Bonjour… ».

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Jeu 18 Juil 2019 - 14:13


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Son regard, embué de larmes, se posa sur le minois adorable de la kunoichi de la Roche, se tendant comme un piquet, l'observant silencieusement lâcher son soûl dans son mouchoir, Aimi avait peur d'avoir déclenché cette montée d'eau sâlée et d'émotion envers le jeune homme. Embarrassée, la Chiwa posait une main derrière sa tête, se frottant sa chevelure écarlate. Et si la combattante surpuissante s'attendait à des salutations, ce fut des excuses qui sortirent de sa bouche. Difficile à vivre ? Mais de quoi parlait-il ? Oh, ses cheveux ? Ses joues se colorèrent toutes seules en entendant ce compliment tandis que ses souvenirs remontaient à la surface. Les moqueries des autres... Oh que oui elle s'en souvenait. Si durant son enfance, quand elle n'était pas plus haute que trois pommes, les garnements s'amusaient à s'esclaffer devant sa longue chevelure vermeille, ses adorables pommettes se gonflaient et devenaient aussi rouge que des tomates, ce qui ne faisait qu'empirer les railleries de ces gamins.

Alors, la petite boule écarlate se vengeait en leur faisant des petites farces. Pourquoi ? Parce que personne n'avait le droit de se moquer de cette longue et magnifique chevelure flamboyante qu'elle tenait de sa mère. Cette parente si précieuse pour la rouquine, celle qui lui offrait tout l'amour du monde, tout le bonheur dont elle avait besoin, à ses côtés et aux côtés de son paternel bien évidemment aussi. Si en grandissant, les moqueries s'étaient arrêtées, elles revinrent à son arrivée au sein de l'académie de la Roche, parce qu'elle était une nouveauté pour ces apprentis shinobis et qu'ils se faisaient une joie de lui faire comprendre où elle était tombée. Alors en plus de subir des moqueries pathétiques qu'elle avait déjà tant entendu, certains groupes d'enfants tentaient de s'en prendre à elle et à ses cheveux, à l'intimider. Malheureusement pour eux, Aimi était un vrai petit démon et ce fut l'inverse qui se réalisa, parce qu'elle avait décidé de leur menait la vie dure à son tour, et cela, puissance mille. Faussement triste, la jeune femme feint de pleurer, posant une main sur son visage pour cacher ses fausses larmes.


« Si vous saviez… C’était… horrifiant !

Mais c’était plus fort qu’elle, ses épaules se mirent à tressaillir et un petit rire glissa d’entre ses lèvres, cristallin, franc et joyeux.

« Waaah, si vous saviez tout ce que je me suis pris dans la figure ! Mais pour leur plus grand malheur, ils étaient tombés sur la mauvaise personne à embêter ! Je suis fière d’arborer cette chevelure rouge qui vient de ma maman et nous pouvons le dire, nous les roux et les rouges, nous sommes colorés, réchauffant, nous sommes les meilleurs ! Et vous, pourquoi êtes-vous si ému ?

Souriant de toutes ses dents, la genin se surprenait à lui partager autant de choses alors qu’elle ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. Enfin, le bonhomme étrange se mit à paniquer mélangeant les différentes maquettes et cartes présentes sur la table. Gesticulant aussi bien que Kai, le sendai, il tenta de les lui donner, mais, aussi surprise que lui, la doucereuse tendit les bras en vain,ses yeux écarquillés observaient les morceaux de papier quitter ses bras pour rencontrer le sol de la bibliothèque. La rousse lâcha un « oups », un sourire gêné au coin des lèvres se dessina. Le médecin de la cité commerçante et militaire s’abaissa pour ramasser les cartes et les déposer sur la table, les remettant en ordre. Tandis que son regard carminé se reposa sur le sien.

« Bonjour… Je n’étais pas là pour m’accaparer toutes les cartes, je peux attendre mon tour.

Ses iris rubiconds se posaient sur les cartes, alors qu'elle s'apprêtait à se retirer pour ne pas le déranger, elle tomba sur un village qu'elle connaissait bien, celui de son enfance : Tsumago. L'air sur son faciès s'adoucit doucement tandis qu'elle repensait aux maisonnettes chaleureuses, aux habitants qui s'entendaient tous, sauf quand il y avait quelques disputes entre voisins, sa famille et... le champ de tournesols qui bordait la bourgade. Aimi décida alors de se poster aux côtés du jeune homme et lui lança un regard curieux, une main posée sur le bois de la table.

« Est-ce que vous avez déjà vu des tournesols ? Euh... je ne vous ai même pas demandé comment vous vous appeliez ?

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Ven 19 Juil 2019 - 10:57
J’écoutais avec attention les douloureuses expériences de la demoiselle aux cheveux écarlate. Il était triste de voir que malgré les époques, malgré les évolutions technologiques, malgré les conflits et les sujets d’importances de telles discriminations existent encore. Il est vrai que les enfants sont méchants entre eux, mais c’est à nous parents, à éduquer la future génération pour qu’elle soit meilleure que la précédente. C’est de notre responsabilité que de les aider à vivre dans un monde en paix. Malheureusement, en l’espace de dix ou vingt ans, la jeune fille ne devant pas avoir plus d’une vingtaine d’années, je me rendais compte qu’il y avait encore du chemin à parcourir avant de voir mon utopie se réaliser. Finalement, la différence entre la rouge et le roux que je suis est qu’elle a combattu farouchement cette discrimination, elle a affronté elle-même ses démons à bras-le-corps. Pour ma part, je n’étais qu’un faible garçon, timide, pas vraiment fort. Heureusement, Yui était là elle. C’était à la fois ma bouée de sauvetage, mais aussi mon phare. Sans elle, je ne sais pas ce que je serais devenu. Et sans moi, elle serait peut-être encore en vie. Voilà que je commençais à pleurer dans mon coin. Encore une fois, toute cette situation prouvait bien que c’était elles, les femmes, les plus fortes dans l’histoire.

« Rassure-toi, si je suis ému, c’est que ton histoire me touche profondément et personnellement. Au-delà de la couleur de nos cheveux, tes paroles ont fait remontés des souvenirs enfouis. Mais sois tranquille, avec le temps, les souvenirs sont toujours bons ».

Mais voilà que je déviais du sujet principal de la demoiselle. Elle était venue récupérer des cartes que je m’étais accaparé de manière éhontée et voilà que j’allais lui parler de mon enfance et de ma défunte femme. Quel triste shinobi je faisais non ? L’imaginaire populaire collectif voit le shinobi comme un homme dans la force de l’âge, viril, fort, avec des convictions puissantes pour protéger sa patrie, son village et ses habitants. Et il y a moi, le vieux genin, et qui est sûrement triste à dire, prêt à sacrifier tout ce que j’ai pour protéger mon unique trésor, ce petit bout de chou qu’est ma fille. Mais une fois encore, mes songes divagués vers d’autres flots.

Les cartes, donner les cartes, partager et tout irait bien. Mais au final, la demoiselle et moi avions plus qu’une simple couleur de cheveux en commun, nous avions aussi cette prétention à la maladresse. Alors que pour ma part, je lui donnais, ou plutôt poussait sur la table, une partie des cartes dans un capharnaüm de plis, voilà qu’elle essayait de les ramasser avec des mains trouées.

« Ahahah ! … Pardon, je ne voulais pas me moquer. C’est juste que j’ai pas vraiment réfléchi à ce que je faisais. J’étais tellement focalisé sur autre chose que je t’ai donné tout et n’importe quoi sans vraiment savoir ce que tu voulais. Belle entrée en matière en tout cas. Je pense que l’on peut nous décerner le prix de la pire entrée en matière lors d’une première rencontre ».

Alors tout sourire face à cette ironique situation, voilà que face aux dernières paroles de la demoiselle, un nouveau vent de nostalgie soufflait sur moi. Prenant une voix quelque peu mélodieuse, le regard vers le plafond comme perdu dans un songe, voilà que je déclarais ma tirade non sans une touche d’amourette.

« Aaaah ! Les tournesols ! Même dans la plus sombre des journées, ce soleil parfumé saura vous illuminer » avant de reprendre après quelques secondes de silence.
« Je connais les tournesols oui. C’était la fleur préférée de ma femme. Je lui en offrais régulièrement. Dans le langage des fleurs, c’est un témoignage d’admiration, une manière de dire « tu es mon soleil ». Toute petite, elle adorait cette fleur déjà. Il en poussait dans son village natal avant qu’elle ne vienne habiter ici. Mais je manque à mes devoirs en ne répondant pas à toutes tes questions. Miyamoto Teruyo, enchanté. Tu peux m’appeler Teruyo. Et à qui ai-je l’honneur ? »
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Sam 27 Juil 2019 - 12:31


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Il était vrai que cela n'avait pas toujours été facile pour la petite rousse, mais à part ces histoires de moqueries, elle avait eu une belle vie aux côtés de sa famille et ça... Ça valait tout l'or du monde. Alors au diable les surnoms grotesques, les farces humiliantes, Aimi ne se laisserait jamais touchée par ce genre de futilité et rendrait même le coup s'il fallait. Le roux semblait vraiment très touché par son histoire, ce qui était assez surprenant vu qu'il ne la connaissait même pas... Alors, elle se rapprochait gentiment de sa personne et posa une main réconfortante sur son épaule, un sourire un peu gêné accroché à son doux minois. Il tenta de la rassurer, son histoire l'avait touché au plus haut point, et en plus de ça, elle lui avait fait remonter des souvenirs du passé. La Chiwa soupira légèrement et compatissait avec le drôle d'individu, parce que même si elle n'avait que dix-huit printemps, elle comprenait complètement.

« Les souvenirs du passé font ce que nous sommes et nous aide à voir par de là, dans l'avenir... Enfin, j'essaie de voir les choses ainsi, sinon, je serais encore en train de me morfondre sous mes draps...

Par ces paroles, la kunoichi de la Roche pensait bien évidemment à ses parents... La doucereuse regrettait beaucoup de choses, pour sa parente, elle n'avait pas pu être là pour ses derniers instants, s'adonnant à un entraînement brouillon au katana. Puis le moment où elle découvrit avec horreur que le trépas l'avait rattrapé. Et même si, Sora avait été présent pour la rassurer et la réconforter, lui disant que ce n'était pas de sa faute et que l'absence de présence était même peut-être préférable, cette petite tâche dans ses souvenirs ne disparaîtrait sûrement jamais. Alors, la Genin se contentait de vivre en se rattrapant auprès des autres, en étant aux côtés de ceux qui étaient près à passer dans l'autre côté. Jusqu'à il y a quelques semaines, ou la même chose se passa. Le contexte était très différent, l'attaque de la cité commerçante et militaire avait regroupé tous les shinobis pour défendre leur terre et il avait donc été extrêmement difficile pour la combattante médecin de quitter son poste pour vérifier que son père était en sécurité. Malheureusement, le drame arriva tout de même et une sombre couleur entacha les souvenirs douloureux de la rubiconde, qui n'avait pas été là pour protéger son paternel, lui étant arraché brusquement à elle, tandis que sa maison était devenue une ruine. Voilà que repenser à tous ces souvenirs faisaient aussi remonter une vague d'émotion immense dans le cœur de la rousse qui se retenait pour ne pas craquer aussi.

Les cartes... La tonne de documentations se retrouva à quitter la grande table qui l'avait acueillie, pour se retrouver en pagaille, tendue vers elle. Sauf que l'Eisei nin n'était pas plus douée que lui et rapidement, la maladresse de la douce femme eut raison des papiers qui tombèrent à même le sol. Rougissant de plus belle, tandis qu'elle s'affairait à tout ramasser, elle écouta sa nouvelle rencontre s'excusant d'avoir été un peu tête en l'air et le rubis ne put se retenir de rire spontanément en l'écoutant. Se relevant avec les différents documents, elle les posa avec parcimonie sur le plat boisé bien entretenu.


« En effet, je pense qu'on peut se proclamer comme meilleure rencontre d'Iwagakure... Et je voulais seulement me renseigner sur les alentours au sud du village...

En parlant de la partie méridionale du continent, la rouquine s'était demandé ce qu'il y avait au delà de Tsumago. Curieuse comme jamais, la rubiconde lui demanda alors s'il avait déjà vu des tournesols. Il prit un air mélancolique et lui répondit de la plus belle des manières, l'encourageant à le fixer avec intérêt. Cette citation représentait très bien les immenses fleurs du soleil, elle appréciait beaucoup les mots et les réutiliserait sûrement avec honneur. Les paroles qui s'en suivirent touchèrent la rubiconde plus qu'il ne le fallait. Il mentionnait sa femme comme si elle faisait partie du passé et il n'était donc pas compliqué de comprendre la situation. Quand le rouquin mentionna le fait qu'elle était née dans un village où poussaient les tournesols, Aimi fut très vite intriguée.

« J'apprécie beaucoup les mots que vous utilisez pour parler des tournesols. Je suis également née dans un village qui était bordé par des champs du soleil, c'est aussi ma fleur préférée d'ailleurs... Tout comme votre femme. J'ai peur d'être trop indiscrète, mais elle... Enfin, vous parlez d'elle au passé, alors je me demandais... Fait-elle partie, de ces souvenirs qui vous touchent tant ? Aimi, Chiwa Aimi, enchantée de vous rencontrer Teruyo-san.

Déclara-t-elle dans un ton des plus délicat, lui tendant une main avisée, tandis qu'elle lui offrait un doux sourire.

« Alors, vous êtes aussi en quête d'aventure ?

Parce qu'il était rare de se retrouver avec autant de cartes pour seulement passer le temps, parce que la Chiwa avait longtemps été à sa place, lorsqu'elle souhaitait en apprendre davantage sur les extérieurs de la cité rocheuse. Un de ses rêves étant de parcourir le monde et elle espérait bien pouvoir le réaliser un jour.


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Lun 29 Juil 2019 - 16:47
La jeune fille avait ce petit quelque chose d’intéressant. Il est palpitant de voir à quel point les individus d’une même société pouvaient être aussi différents malgré une éducation quasi-similaire. Je ne prendrais en exemple que ces deux jeunes gens que j’avais récemment côtoyé. Le premier, Jurô, genin d’une certaine droiture, avec une grande fierté et des attentes importantes pour lui-même. Et maintenant, Aimi, cette jeune femme sous mes yeux, qui avait vécu son lot de souffrance et qui pourtant, devant avoir à quelque chose près le même âge que Jurô ne semblait pas partager la même vision des choses, la même vision de la vie et du futur. J’aime à penser que nos expériences et plus particulièrement nos souffrances ont tendance à forger notre être. C’est pourquoi, je me retrouve quelque peu dans la rousse au fur et à mesure de nos échanges.

« Les souvenirs ? Oui, je suis d’accord, ils forgent notre être tout entier. Et je te rejoins lorsque tu dis que nos souvenirs sont notre expérience pour nous améliorer. Cependant, souvenir ne doit pas être synonyme de regret sous peine de sombrer dans les pires méandres de notre existence, le début d’une certaine folie ».

Des bons souvenirs, j’en avais, de nombreux et chaque jour de nouveaux naissaient pour renforcer cet environnement de bonheur qui gravitait autour de moi. Des regrets, j’en avais également, seulement, si dans un premier temps, il est difficile de s’en détacher, aujourd’hui, j’ai appris à accepter certaines situations, à passer à autre chose, et à me focaliser sur l’essentiel, notamment, donner le meilleur de moi pour la génération future avec pour exemple, ce que j’essaye d’offrir et d’inculquer à ma petite Saya. Au final, un simple rien, une petite allusion anodine dans une conversation quelconque et voilà que les résurgences d’un passé ressortaient à nouveau. Heureusement pour moi, aujourd’hui, j’avais accepté la situation que je vivais et j’avais toute l’aide et le bonheur dont j’avais besoin avec toute ma famille.

Fort heureusement, cette Aimi toute aussi adroite que moi m’arracha un sourire lorsqu’elle s’agita autour des cartes, en laissant échapper quelques-unes ici et là. L’aidant à tout rassembler, je me demandais ce qui pouvait bien pousser quelqu’un de son âge dans cet environnement. Après tout, ce n’était pas quelque chose de courant ou de naturel que d’aimer mettre le nez dans ces vieux documents. Et quand je pense à Saya qui a un désir d’explorer le monde, j’entends surtout une volonté de me rejoindre et de faire des choses ensemble plutôt qu’une vocation personnelle, alors pourquoi cette jeune fille avait-elle ce besoin si particulier ? Et bien sûr, comme je suis quelqu’un de particulièrement curieux, il me serait difficile de ne pas aborder le sujet. Fort heureusement, cet échange et ce rapprochement soudain autour du sujet était donc une aubaine pour en apprendre plus. Mais pour l’heure, l’atmosphère n’était pas à l’étude, mais plus à l’émotion où chacun abordait sa perception des fleurs préférées de ma femme. Si il y a bien un sujet que je ne pensais pas aborder avec une inconnue, dans une bibliothèque et qui pourrait presque être ma fille, ce sont bien les tournesols et leur symbolique, tant florale qu’au niveau personnel. Une chose amusante en soit, moins pour ceux pour qui cette situation serait encore particulièrement douloureuse, elle aussi semblait bénéficier d’une certaine curiosité, désireuse de connaître mon histoire autour de ce soleil parfumé.

« Aimi … chère Aimi. En effet, tu pourrais paraître indiscrète dans d’autres circonstances, mais soit rassurée, tu ne l’es pas avec moi ici et maintenant. Si pour certains parler de ce genre de choses ravives des souvenirs douloureux, comme tu as pu le comprendre, il n’en est rien pour moi. Et pour te répondre, comme tu t’en doutes, effectivement, ma femme est morte. Malheureusement pour ma petite Saya, notre fille de dix ans, elle est décédée seulement quelques jours après sa naissance. Elles ne se sont jamais réellement connues et c’est dommage. Yui n’a jamais pu voir à quel point notre fille était une petite fille intelligente, rayonnante et toujours souriante. Et inversement, ma petite Saya ne pourra jamais savoir à quel point sa mère l’aurait aimé. Je fais tout pour qu’elle la connaisse au maximum à travers des photos et des histoires que je lui raconte, mais ce n’est pas pareil. Enfin, tout ça pour dire que oui, le tournesol était la fleur préférée de ma femme, et qu’aujourd’hui, c’est la fleur préférée de ma fille, et ce, depuis toujours, sans que lui mentionne cet amour particulier de sa mère pour cette fleur ».

Puis après un bref silence.

« Peut-être est-ce inscrit dans ses gènes, notre maison était remplie de tournesols et leur parfum embaumait toutes les pièces lorsque Yui attendait Saya. Va savoir. Bref, je parle de moi, je ressasse le passé comme le ferait mon père. Je deviens vieux avant l’âge alors retournons à d’autres occupations plus basiques. Mais pour commencer, appelle moi juste Teruyo, j’ai le sentiment d’être un ancêtre quand j’entends « san ».

Puis, me penchant sur les cartes, les rassemblant enfin, je repoussais le tas que j’avais fait pour ne garder qu’une carte générale de la région avant de me retourner vers la rousse, arborant une mine convaincue.

« Assieds-toi donc. Si tu me dis « vous aussi », c’est que de ton côté également, tu cherches quelque chose avec ces cartes non ? L’aventure en somme si on veut résumer de manière simpliste. Mais l’aventure est bien trop vague à mon sens. Pour ma part, j’ai envie de découvrir des zones inexplorée, des ruines oubliées, des temples perdus ».

Voilà que je partais dans une discussion animée, agitant les bras ici et là, jetant quelques coups d’œil furtifs à mon auditoire féminin, m’assurant de ne pas la perdre en cours de route.

« Que sait-on de notre monde ? Le chakra par exemple ? Nous en avons pris conscience il y a quoi ? Deux cents-environ ? Les légendes parlent d’un démon et d’un ermite ? Je ferais l’impasse sur les évènements récents, mais au-delà de ces deux cents années, qu’avions nous ? Quelle est notre histoire lointaine ? Et même pour ne rester que sur les deux années en question, comment cette énergie spirituelle s’est-elle manifestée ? Par qui ? Comment ? D’où ? Tant de questions. Je me dis que notre monde n’a pas livré tous ses secrets et qu’il mérite qu’on l’explore pour essayer de les percer. En gros, c’est ce que je tente d’initier en analysant ces cartes, surtout les plus anciennes. Du moins dans un premier temps bien sûr ».

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Mer 21 Aoû 2019 - 16:43


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Ce jeune homme qu’elle ne connaissait ni d’Adam et ni d’Eve et en qui elle trouvait une certaine douceur et sympathique, tapa là où il fallait. Parce que si les souvenirs faisaient ce qu’ils étaient, forgeaient chacun, aidant à avancer dans un futur certain, ceux-ci étaient, pour Aimi en tout cas, remplis de regrets. Si, comme Teruyo pouvait le dire, on pouvait sombrer dans une certaine folie, en s’enfermant dans une bulle qui rejetait le pardon, se remplissant de tristesse et de culpabilité, la Chiwa n’en était pas encore à ce stade et pourtant… La rousse s’était surprise à être submergée de sentiments contradictoires frôlant les ténèbres, et cela était très effrayant. La colère, bien que compréhensive, se transformait en sentiment de vengeance, en haine certaine tandis que son âme si brillante s’était assombrie si brusquement, si injustement et en cela, s’était alors mélangé cette culpabilité, ce regret qui la poussait à rester dans ce cercle noir, triste, froid, vide et sans futur. Cette pensée fit frissonner la kunoichi, que serait-il arrivé si Aimi ne s’était pas libéré de cette cage ténébreuse ? Elle ne préférait même pas le savoir. Si grâce aux siens, il y a quelques années, la doucereuse avait appris à vivre avec ses regrets et à les accepter pour aller de l’avant et rendre fière sa parente, la disparition de son géniteur avait fait tout remonter à la surface. De nouveau, ces mêmes sensations étaient revenues, l’enchaînant à un sentiment de culpabilité qui la tiraillait de tout son être.

Aujourd’hui, la kunoichi tentait une nouvelle fois d’accepter les événements, pour mieux avancer. Mais elle sentait en fond d’elle que ce n’était pas aussi facile qu’avant, que même avec l’aide de Musashi à ses côtés, qui la tirait vers le haut comme personne, il y avait toujours cette cicatrice. Peut-être que c’était tout simplement encore trop tôt ? Elle l’espérait en tout cas… La boule dans son estomac lui retira toute envie de sourire, les paroles du roux résonnaient dans sa tête et la tiraillaient de toute part. Par chance, ce petit rayon de soleil maladroit arriva, par un sort magique qui lui était unique, à la faire sortir de cette torpeur qui l’assaillait souvent ces derniers temps, tandis qu’elle se retrouva à devoir attraper les cartes qu’on lui tendait. Seulement, la genin n’était vraiment pas douée et certaines s’échappèrent de ses fins bras qui pouvaient se montrer très puissants lorsqu’elle le voulait.

Le sourire qu’elle rencontra la forçat à en faire de même, ses joues se colorant automatiquement, sous l’embarras de cette rocambolesque scène. Aimi en profita pour répondre au jeune homme, tandis qu’elle se permettait d’être curieuse, interpellée par certaines paroles pleines de nostalgie. Toujours emplie de douceur et modérée, la combattante espérait ne pas avoir remué un couteau qui pourrait déjà être présent, laissant une blessure difficilement cicatrisable. Mais à son plus grand étonnement, le rouquin prit une pause dans le rangement des cartes pour lui répondre. Comme elle se doutait, l’homme face à elle avait perdu sa femme, la rubiconde s’en était douté lorsqu’il parlait d’elle au passé, mais, n’étant pas certaine et ne souhaitant pas dire de choses maladroites, elle avait eu le besoin qu’il le lui dise de lui-même.

Étonnamment, le Miyamoto ne semblait pas en garder des souvenirs douloureux, et même lorsqu’il parlait, son visage était doux et serein : il avait accepté, tout simplement. L’Eisei nin apprit d’ailleurs qu’il avait aussi une petite fille prénommée Saya, qui n’avait donc jamais connu sa mère. Son histoire était si touchante qu’elle remplit le cœur du rubis de la Roche d’émotions en tout genre, faisant même apparaître de discrètes larmes aux coins des yeux. Cette petite fille n’avait pas la chance de connaître l’amour de sa mère, bien qu’elle était certaine que Teruyo comblait ce manque à merveille et la défunte Yui, ne pouvait pas voir son enfant grandir même si pour la Chiwa, celle-ci le faisait sûrement du ciel, comme ses parents. Elle était certaine que son amour pour le tournesol n’était pas anodin, que l’amour d’une mère pour son enfant était si fort qu’il vivait encore dans son âme, même en n’étant plus à ses côtés. Les paroles qui s’en suivirent réconfortèrent la kunoichi dans cette idée. S’il ne voulait pas continuer à ressasser le passé, Aimi ne pouvait en faire autrement, repensant à tous les moments vécus avec ses parents et se disant qu’elle avait eu la chance de les connaître tous les deux. On lui avait pourtant brusquement volé les deux êtres qu’elle avait tant aimés, d’un amour si fort si puissant, si indescriptible. Celui-ci persisterait et elle en avait tellement à donner qu’elle n’hésiterait pas à le partager avec ceux qui seront touchés par celui-ci.


« C’est une histoire très touchante Teruyo, merci de m’en avoir fait part. Je suis certaine que votre femme veille sur vous de là-haut, comme j’espère que mes parents le font aussi, et qu’elle voit à quel point vous avez une fille merveilleuse, surtout avec un père aussi attentionné et dévoué pour son enfant. Je t'envie... J'aimerais ne pas être aussi pleine de regrets... Même si j'essaie d'avancer, c'est encore difficile pour moi d'accepter certaines choses. Mais je vais y arriver, comme tu l'as fais !»

Aimi sourit doucement et hocha de la tête pour changer de sujet. Sinon, ils allaient tous les deux finir par inonder la bibliothèque et les livres avec et ce serait très malheureux.
Elle se pencha sur les cartes, retenant sa longue chevelure carminée, pour ne pas gêner sa nouvelle rencontre, observant celle qu’il mettait en évidence. La Chiwa posa son fessier sur une des chaises proposées gentiment, remerciant l’oranger, tout en l’écoutant attentivement lui expliquer ce qu’il voyait par le terme « aventure ». Hochant de la tête, très intéressée par cette vision des choses qui lui plaisait beaucoup, elle s’imaginait déjà en faire de même et se délecter de ce sentiment qui la traverserait, quand elle aurait découvert les choses les plus simples ou les plus merveilleuses. Ses bras s’agitaient avec vivacité, l’interlocuteur étant emballé dans ses déclarations, ses lèvres ne pouvaient s’empêcher de sourire à chacune de ses réactions et de ses mots. Les interrogations qu’il présentait à la rubiconde étaient très intéressantes et ravivaient le sentiment de curiosité et la soif d’apprendre de la rousse qui se redressa alors doucement pour faire face au jeune homme. C’était officiel, on venait de perdre la douce et timide Aimi qui était encline à parler durant des heures de l’aventure.


« Mais je suis complètement d’accord Teruyo ! Des fois, j'ai l’impression qu’on ne me comprend pas... Mais autour de nos remparts, que savons-nous ? Ce que nous avons appris dans les livres de cette bibliothèque, ce que nos parents ou notre entourage nous ont raconté ? Ce n’est pas suffisant, il y a tant de choses à découvrir en dehors de ces murs.»

Et voici que ses bras se mettaient aussi à gigoter en harmonie avec ses vives et passionnées paroles, avant de poser ses fins doigts sur la carte, sur différents endroits du Yuukan.

« Au-delà des montagnes, à travers les déserts, par-dessus les océans, entre les arbres des forêts, je sens qu’il y a des secrets qui nous attendent ! Ici, le territoire de la foudre qui est connu pour ses prouesses scientifiques, qui sait, peut-être qu’on pourrait découvrir des choses pour notre médecine ? Et ici, au pays du feu, ses forêts et sa végétation doivent regorger de plantes les plus rares qui pourraient être utiles de bien des manières ! À travers les mers de Mizu, que pourrait-il se cacher ? Des temples peut-être ? Des parchemins qui pourraient nous en dire plus sur le chakra ? Et dans le désert ? Cette infinie quantité de sable qui fait peur, quel objet pourrions-nous y déloger ? Et la neige ? Où pourrions-nous la trouver ? J'ai lu dans des histoires qu'il existait des pays où il neigeait tout le temps ! Je suis certaine que Saya aimerait voir des terres immaculées, moi je m'y roulerais dedans ahah...

C’est aussi pour cela que je suis venue ici Teruyo… J’ai soif d’aventure, je veux apprendre des autres coutumes, je veux découvrir des secrets, trouver des artefacts, rencontrer d’autres personnes, sans penser aux tensions qui nous guettent. Pour ma part, je suis attirée par le sud de Tsumago, mon village natal, après les tournesols. Ce qui donnerait, Hayashi, Ame puis Kaze, qui est si immense… Ensuite, j'aimerais aussi aller à Hi pour trouver des plantes, j'en ai besoin dans mon apprentissage pour le Rentanjutsu et je sens que je pourrai faire de bonnes trouvailles là-bas, mais je suppose qu'il faudrait que je fasse le tour du Yuukan pour étoffer la liste des plantes qui existent... Et toi ? Est-ce que certaines directions t'attirent plus que d'autres ?
»



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Mar 27 Aoû 2019 - 19:22
Parler de mon passé et des difficultés que j’avais rencontré, notamment avec le décès de ma femme n’était plus une épreuve douloureuse pour moi. Si comme tout un chacun, le chagrin m’avait d’abord submergé, laissant échapper des flots de larmes pendant des jours, songeant même à en arriver aux pires décisions, j’avais su remonter la pente. Saya tout d’abord. Petit être naissant, innocent à tout cela et qui ne méritait pas de subir ma faiblesse. Elle avait été une bouée de sauvetage, un phare dans la nuit, un point sur lequel m’accrocher. Mais ce n’était pas ma seule échappatoire. Tout d’abord ma famille, père et mère avec qui je n’ai jamais été aussi proche depuis, et surtout les parents de Yui. Leur soutien a été d’une grande aide, c’est certains, mais les voir et penser à eux m’a fait me battre, pour ma fille, pour eux. S’il est dramatique que j’ai perdu ma femme, que ma fille ait perdu sa mère, mes beaux-parents eux venaient de perdre leur unique fille. Nuls parents ne devraient survivre à son enfant. C’est cette pensée qui m’aida. Je n’avais pas le droit de me plaindre, pas autant qu’eux, pas après ce qu’ils venaient de vivre. Au final, ce n’était pas à eux à m’aider à surmonter ma peine, mais à moi à les aider à faire leur deuil. Cela a pris du temps, mais aujourd’hui, tous ensembles, nous sommes une famille soudée, dont les fondations sont solides. Pour autant, bien que j’aie accepté tout cela depuis de nombreuses années, aborder ce sujet, voire même y songer me procurait toujours un petit pincement au cœur, cette petite émotion qui vous rappelle à la réalité.

Par moment, je me revoyais à travers cette jeune fille. Elle avait par moment le même regard que j’avais des années auparavant. En tant que ninja, en tant que genin, et surtout en tant que médecin, elle avait dû être confrontée à la mort plus d’une fois. Pour autant, ce regard était celui que l’on réservait à ses proches et non à un simple quidam ou un ennemi, la situation fusse-t-elle tout de même triste ou regrettable. Mais malgré tout, il y avait de la force dans son regard, de la force et de la conviction. C’est ce qui me poussa à ne pas poursuivre d’avantage la conversation sur un sujet dont j’ignorais tout et qui pouvait s’avérer épineux et raviver d’autant plus de vives émotions. En tout cas la rouquine avait de quoi m’arracher un sourire sincère quand elle admira, même si le terme est un peu surévalué, ma qualité de père attentionné et dévoué. Cela faisait toujours plaisir à entendre et mettait du baume au cœur.

Rougissant, gêné, grattant l’arrière de ma tignasse rousse en rigolant, je prenais la suite de ses mots avec un timbre de voix chaleureux et amical, le tout un grand sourire accroché sur mon visage.

« Eh bien, merci, je crois, hahaha, merci. Je suis certains que quelqu’un part, Yui veille sur nous. Et puis si elle le fait de là où elle est, il n’y a pas de raisons que tes parents ne le fassent pas. Les proches qui nous aiment sont toujours là quelque part, je n’en doute pas un seul instant. L’important pour avancer, ce n’est pas qu’une question de volonté. Je dirais même que c’est une part minimum du processus. À mon sens, ce qui compte, c’est d’avoir du soutien, des personnes qui sont là pour te soutenir, des personnes pour qui tu as envie de te battre. C’est là la clef à mon avis. Mais je suis peut-être trop utopiste ».

Et comme je le souhaitais plus tôt, avant que nos échanges ne prennent une profondeur et une dimension trop sentimentale et larmoyante, la jeune femme repris en main le sujet de sa visite en se penchant à nouveau sur les cartes devant moi, sujet principal de notre rencontre fortuite. Tout comme moi, elle semblait passionnée, animée d’une certaine envie, voire un besoin de découverte et de liberté. Si j’avais su comprendre son regard attristé précédemment, pour le cas de figure présent, elle était tellement expansive sur sa manière d’être.

« Je suis ravi de voir que je ne suis pas le seul fou à penser qu’il y a autre chose au-delà de nos murs. Nous vivons dans un village caché, nos ennemis vivent dans un village cachés, nous vivons cloîtrés chez nous la majorité du temps. Pourquoi ? Par peur de l’autre ? Pour notre sécurité ? Pas pour notre futur, je pense ! Nos futurs, c’est notre liberté ! Notre liberté de voyager, de découvrir, d’explorer ».

Si jeune et déjà une telle volonté de découverte. Cette Aimi me rappelait Yui et moi quand nous étions adolescents que nous nous projetions dans nos rêves d’escapade. Nous nous étions promis de découvrir le monde ensemble. Si ce rêve ne s’est pas réalisé, aujourd’hui, je suis à nouveau un ninja pour me lancer à nouveau dans cette aventure. Rencontrer cette jeune fille aujourd’hui était peut-être mon destin au final, un coup de pouce des dieux me disant « Vas-y, lance-toi ». Quoi qu’il en soit, j’étais captivé par ses paroles, ses envies, ses projets. Elle voyait loin, elle voyait avec grandeur et cet engouement était un réel plaisir à entendre.

« Tu m’impressionnes, tu sais. J’étais un peu comme toi quand j’étais plus jeune, attention, je ne dis pas que je suis vieux hein. Mais Yui et moi partagions égalent ce rêve de voyage. Tu parles du Pays de la Foudre, de celui du Feu, de celui de l’Eau, de l’Air et de la Terre, mais il y a tellement d’autres Pays par lesquels j’aimerai passer. Ceux de la Pluie, de l’Herbe, de la Cascade et j’en passe. Et je suis comme toi, je suis convaincu que chacun d’entre eux nous réserve ses secrets. Si chaque pays ne nous livrait qu’un seul de ces fameux secrets à découvrir, imagine tout ce que l’on aurait à découvrir dans le monde. Et maintenant imaginons que chaque pays ait tellement à offrir que nous pourrions y passer des années à y explorer, quelle quantité phénoménale de chose, encore, enfouîtes ici et là ».

Reprenant mon souffle, les yeux animés d’une vivacité folle, je plongeais mon regard dans celui de la demoiselle, le genre de regard qui vous dit « Tu me suis ? Ne te perds pas ! ».

« Mais si tu sembles déjà avoir une idée précise de ce que tu veux, de ce que tu cherches dans ces voyages, je dois t’avouer que pour part, je n’y ai pas réellement songé. Yui et moi parlions de voyager, d’explorer et découvrir. Nous n’avons jamais vraiment songé à un domaine particulier. Je crois que le simple fait de voyager, de découvrir de nouvelles choses, de redécouvrir nos cultures perdues ou tout autre du genre était ce qui nous motivait. La liberté et l’exploration à l’état brut. Se satisfaire de la découverte, quelle que soit la forme prise. Je dirais que dans ce contexte, n’y connaissant pas grand-chose en terme de faune et de flore, nous nous serions projetés dans les ruines et les secrets de nos ancêtres, que ce soit des récits, des parchemins ou pourquoi pas de simples recettes de cuisine perdues depuis trois cent ans ».

Puis prenant un air un peu plus sérieux, j’abordais un sujet qui me tenait vraiment à cœur.

« Mais je me demande surtout une chose. Nous sommes des ninjas. Nous sommes répartis en équipe, nous avons des équipes spécialisées, que ce soit en médecine, en traque, en assassinat, ou autres choses. Pourquoi n’ai-je jamais eu vent d’une équipe dédiée à l’exploration. Au-delà de la simple découverte, c’est quelque chose qui mériterait d’être mûrement réfléchi non ? Tu l’as dit toi-même, tu pourrais découvrir de nouvelles plantes et améliorer nos drogues et médicaments. Nous pourrions trouver de nouveaux alliés, nous pourrions faire tellement pour le village à explorer notre monde. Tu n’es pas d’accord ? »

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Mer 11 Sep 2019 - 17:44


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Aimi était plutôt contente que ses paroles le touchent, elle était toujours sincère et ne doutait pas une fraction de secondes que le rouquin était un bon père, cela se sentait dans ses paroles, dans son regard lorsqu'il parlait de son enfant, c'était un parent que l'on aimait avoir. Encore une fois, il avait raison, si Yui, sa défunte femme veillait sur eux, ses parents devaient en faire de même. De toute façon, que ce soit le cas ou non, la Chiwa avait tendance à souvent contempler le ciel et à leur adresser un message, pensant qu'ils l'entendraient et qui l'écouteraient, elle préférait rester sur cette agréable pensée. Et même s'ils n'étaient plus sur le Yuukan, comme disait Teruyo, ils étaient présents dans son cœur et pour toujours, c'était ce qui comptait le plus. Maintenant, il fallait avancer, et même si pour le moment, c'était une chose assez difficile pour la rubiconde, le chemin face à elle s'ouvrait petit à petit et bientôt, la rousse pourra l'emprunter.

« Non tu as raison, ce n'est pas de l'utopie. Sans soutien, on est pas grand chose, en tout cas pour ma part, ahah. Merci Teruyo. »

Un doux sourire accompagna ses douces paroles. Mais celui-ci disparut rapidement, lorsqu'elle se concentra sur le sujet qui les intéressait tous les deux : les voyages. Aimi était une grande passionnée, elle avait des rêves, comme beaucoup, mais des grands rêves, des ambitions nobles et humbles, mais de grands rêves, si grand qu'ils comprenaient tout le Yuukan. Et ce ne fut donc pas surprenant de l'entendre s'exclamer sur sa façon de penser si vivement. La Chiwa ne put s'empêcher de rire doucement en l'écoutant lui répondre, c'était vrai qu'on pourrait les prendre pour des dérangés, quand on les voyait faire, pourtant, c'était très légitime.

« Cela ne fait que quatre années que je côtoie le monde des shinobis, je ne sais pas quelle motivation les possède pour rester entre ces murs. C'est peut-être pour ça que je pense qu'il faut aller à l'extérieur et que cela serait bénéfique pour le village ! L'extérieur peut être notre fin comme notre élévation. C'est un risque à prendre que je prendrai sans hésiter ! »

La rubiconde déballa toutes ses idées à cet homme qu'elle venait de rencontrer, sa façon de voir le monde, ce qu'elle souhaitait faire, ses objectifs en lien avec le rentanjutsu et une des destinations qu'elle avait en tête. Elle se laissa même quelques secondes pour reprendre son souffle, ne pouvant s'empêcher de lâcher un sourire gêné face à tant d'engouement de sa part. Elle qui était toujours sur la retenue, cela faisait tout de même du bien de se lâcher un peu. Il n'était pas là pour la juger et en plus de ça, le rouquin partagé ses pensées. Elle ne s'attendait tout de même pas à impressionner l'aventurier, qui pourtant, devait penser comme elle. Mais quand il lui expliqua que c'était parce qu'il se voyait en elle, elle comprit. Il était vrai que pleins de pays existaient, en plus des grandes nations connues de presque tous. Son regard était aussi vif que le sien, c'était assez amusant vu de l'extérieur, mais eux, prenaient le sujet très au sérieux. Elle le suivait, sans aucune difficulté et lui répondit en souriant pour le rassurer.

Contrairement à la rousse, le père de famille n'avait pas d'idée de destination, sa façon de voir les choses était plus large, il voulait découvrir, voyager et ce qu'il rencontrera, ne sera pas forcément ce qu'il recherchait, mais cela lui suffirait.


« Faire des recherches sur nos ancêtres c'est intéressant, si cela t'intéresse toujours, tu pourrais te pencher de ce côté là.»

Il lui posa une question intéressante, qu'Aimi connaissait déjà la réponse. Un sourire aux lèvres se dessina sur son minois, il possédait vraiment de bonnes idées et il pourrait très bien se pencher de ce côté-là aussi.

« De peur de devoir me répéter encore, je suis d'accord avec toi Teruyo ! En fait, j'apprécie ta façon de voir les choses, qui sont assez similaires des miennes ! Maintenant que tu en parles, il existe une branche des unités spéciales du village, consacrée à l'exploration et à la diplomatie, le Manazuzu. C'est lié à la politique extérieur du village et peut-être que cela pourrait t'intéresser ? Pour ma part, je compte réaliser des missions et attendre une promotion de grade pour tenter ma chance, parce qu'en tant que Genin nous ne pouvons pas. »

Abuto lui avait beaucoup parlé de ce domaine, et la Chiwa avait été très rapidement emballée, se sentant proche des idées présentées par le Manazuru, peut-être que le roux aussi, pourrait se montrer aussi enthousiaste.


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Mer 18 Sep 2019 - 16:48
Voilà donc que les sujets larmoyants, pleins d’émotion, de passion et de ressentis prenaient fin dans les paroles justes de la jeune fille aux cheveux rouges. J’avais soulevé un point qui me semblait pertinent et elle semblait d’accord avec moi. Cela me faisait plaisir d’une certaine manière, et d’une autre, cela me rassurait. Je n’étais donc pas le seul énergumène à songer de cette manière. Jusqu’à présent, en dehors du monde des shinobis, je m’étais attelé à vivre une vie simple et heureuse entourée de toute ma famille, essayant de leur offrir une situation confortable, loin des tumultes et des dangers que le village pouvait vivre. Pour autant, maintenant que j’officiais à nouveau en tant que shinobis, je me rendais compte que bon nombre d’entre eux, malgré un désir de protection, peut-être feint ma foi, n’avaient pas la même approche que celle développée par Aimi et moi. On pourrait me reprocher mon ignorance, ma stupidité, mon manque d’expérience voire ma naïveté à idolatrer un monde impossible à atteindre, mais comme je le disais plus tôt, cela n’était pas une question de volonté, mais de soutien, et aujourd’hui, avoir cette jeune fille devant moi à discuter de tels sujets me faisait songer au fait qu’il n’était peut-être pas impossible que les mentalités évoluent un jour dans le bon sens.

Assis sur ma chaise, les coudes posés sur la table, un lot de feuilles volantes étalées au milieu des plans et cartes éparpillées, j’écoutais avec attention, ou plutôt, d’une certaine manière, je buvais les paroles de ma rencontre du jour. J’avais conscience de la regarder peut être étrangement, que des personnes extérieures à notre conversation pourraient me trouver bizarre d’agir de cette manière en compagnie d’une jeune fille, mais cette Aimi me procurait un air de déjà-vu. Un connaisseur ou quelqu’un qui saurait de quoi nous parlions ne verrait dans mon regard que nostalgie et bienveillance. La laissant parler, j’acquiesçais de temps en temps, approuvant ses paroles ici et là, tout en étant également surpris par la tournure que prenait notre conversation, un embranchement auquel je ne m’attendais pas.

« Quatre années que tu es un ninja ? Tu devais avoir quoi ? Une quinzaine d’années non ? Qu’est-ce qui pousse une jeune fille de cet âge dans cette voie ? J’imagine que pour explorer le monde, il y a d’autres biais non ? Et comme on le disait, celle du ninja n’est pas la plus permissive. »

En même temps, j’étais mal placé pour lui demander pourquoi, j’avais à nouveau rejoint les rangs des shinobis pour pouvoir accéder à cette liberté, mais aussi avoir la force suffisante d’être libre.

« Et pour ce qui est du Manazuru dont tu parles, je n’en avais aucune idée. En fait, pour faire plus simple, je n’ai aucune idée de toutes les unités spéciales que possède le village. J’imagine juste que certaines, dont celles que j’ai citées, me semblent primordiales. En revanche, je ne vois pas en quoi une unité dont la spécialité est la politique extérieure du village pourrait m’aider dans mon désir d’exploration ? En tout cas, s'il faut être au-delà de notre rang de genin, je peux dire que j’ai de la marge, à moins que des exceptions soient accordées de temps en temps. »

Autant dire que si Aimi avait piqué au vif mon intérêt quant à cette institution, elle m’avait également plongé dans un univers inconnu. J’avais toujours imaginé voyager et découvrir le monde par moi-même, alors s'il m’était donné la possibilité de faire de même avec les moyens et ressources d’un village, c’était une occasion à ne pas manquer pour accomplir un rêve d’adolescent.

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Dim 20 Oct 2019 - 15:36


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Teruyo semblait surpris, lorsque la jeune femme lui expliqua qu’elle côtoyait le monde des shinobis que seulement depuis quatre années. Aimi ne trouvait pas qu’elle était si jeune que ça, lorsqu’elle s’était inscrite à l’académie. Cela restait un jeune âge bien sûr, mais lorsqu’elle pensait à ses amis ou à Musashi, qui avait vécu une enfance difficile. Au fond, la Chiwa remerciait ses parents de l’avoir protégée de sombre monde. Bien qu’elle avait choisi cette voie, le fait qu’ils souhaitaient la protéger un maximum prouvait qu’ils l’aimaient indéniablement de tout leur être. La rubiconde sourit et hocha de la tête positivement, elle était d’accord avec ses dires. Se raclant la gorge et s’installant confortablement, prête à lui narrer une partie de son histoire, de souvenirs qu’elle avait partagé avec presque personne.

« J’avais quatorze ans quand je suis entrée à l’académie oui, maintenant, j’en ai dix-huit. Les raisons sont plutôt simples, j’ai souhaité être ninja quand j’étais plus jeune, lorsque j’ai rencontré ma jumelle. Elle avait réalisé une boule de chakra rouge que je n’oublierai jamais et le seul moyen que j’avais pour pouvoir la retrouver un jour et découvrir Hi no Kuni à ses côtés, était de devenir aussi forte qu’elle. Cependant… mes parents ne l’ont pas pris avec autant d’enthousiasme que cela. Ils ont toujours voulu me conserver de ce monde de shinobi et c’était pour cela que je n’y connaissais rien. Mais je n’en ai fait qu’à ma tête, je voulais devenir forte et vaincre les méchants, alors je m’entraînais au Taijutsu et au katana aussi… Puis, ma mère est décédée. Et j’ai rencontré un autre shinobi qui m’a inspiré à devenir médecin, alors je suis devenue ninja médecin. Mon intérêt pour le monde extérieur s’est fait à cette tendre époque et je me suis, par la suite, intéressée à d’autres pays, d’autres terres, voilà tout. »

L’Eisei nin avait beaucoup parlé, mais c’était nécessaire pour mieux comprendre sa volonté. Le sujet passa à un autre côté du monde ninja, instauré dans les villages les plus grands : les unités spéciales. Et le fait de parler d’exploration et de découverte, tout en y mêlant leur statut de shinobi, lui avait fait penser au Manazuru. Bien évidemment, le père rouquin n’en savait pas grand-chose et ce n’était pas surprenant. Et la rousse comprenait aussi qu’il ne voit pas l’utilité de cette branche d’exploration en lien avec son souhait. Et pourtant…

« Je pense que tu dois te douter qu’il soit difficile de sortir du village en tant que Genin, sans être accompagné. C’est pour cela que j’ai pensé au Manazuru, tu pourrais demander des missions en lien avec des explorations, cela te permettrait d'avoir de l'expérience si tu souhaiteras y être recruté. Cela te permettrait d’assouvir ton souhait, tout en aidant le village et si vraiment, cette branche ne t’intéresse pas après, ce n’est pas grave. Après, quand tu seras plus gradé, cela sera moins difficile.
Pour te répondre, le Manazuru est une branche du Yamagenzô, l’unité spéciale du village. De ce que j’ai pu apprendre en faisant des recherches, il y a trois branches donc, le Manazuru, qui est le département d'exploration et de diplomatie du village. Ensuite, Le Sazori qui représente le département d'assassinat et d'espionnage du village, mais j’en sais très peu, cela semble plutôt secret tout ça. Et le Shishiza, c’est un peu la police du village qui gère les affaires internes du village.
Je me dis que même si tu ne peux pas le faire tout seul pour le moment, en étant donnée par le village, c’est un bon début ! En plus, on a beau avoir soif de découverte, qui sait ce qui pourrait nous tomber dessus.
»

Lui expliquer tout cela lui rappela qu'elle devait aussi prendre cette initiative. Abuto lui avait expliqué comment entrer en contact avec eux, peut-être que si le Miyamoto était intéressé, il pourrait l'y accompagner.

« Je pense, que réfléchir à cette éventualité est toujours une bonne idée. Si jamais cela t’intéresse, tu pourras venir me voir et nous irons se renseigner ensemble, si tu veux.»



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Mar 22 Oct 2019 - 21:52
J’écoutais avec attention les explications d’Aimi. Ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à un jeune shinobi, bien que la rubiconde soit elle une jeune adulte, mais compte tenu de mon point de vue sur la situation, sur le système dans lequel nous vivons, ce système pervers et perverti par les besoins et les contraintes des pensants au dessus de nous, j’avais toujours en moi cette curiosité, ce besoin de comprendre les motivation de ces enfants à choisir une voie qui mène à la guerre, à la mort parfois. Si aujourd’hui la demoiselle devant moi avait suffisamment de maturité pour faire son choix de manière raisonnée, le fait qu’elle se soit engagée à l’âge de quatorze ans me laissait pantois.

« Tu me diras si je suis trop indiscret sur le sujet, mais maintenant que tu as commencé à me raconter ton histoire, j’aimerai en apprendre un peu plus si tu le permets. Tu dis avoir une jumelle ? Mais n’as-tu pas également parlé de tes parents ? Tes parents ne seraient pas tes biologiques ou la personne dont tu me parles est plus à considérer comme une sœur de cœur ? »

Le temps de reprendre ma respiration, me moucher à nouveau, sentant mon nez couler, je poursuivais ce qui pourrait à tort, être pris comme un interrogatoire.

« Sais-tu pourquoi tes parents n’étaient pas enthousiastes avec ta décision ? Et dans ta volonté de retrouver ta sœur, pourquoi cette voie de shinobi ? Pourquoi ne pas t’orienter vers autre chose ? Entrer au service du Daimyo du pays par exemple. Ma question reste la même vis-à-vis de ce shinobi médecin que tu as rencontré. Quel était son discours pour te conforter dans tes choix et te pousser à continuer pour en arriver à qui tu es aujourd’hui ? »

Le regard figé sur les cartes, presque las, sans lever la tête des reliefs imprimés, des rivières tracées et des forêts dessinées, je continuais mon palabre.

« Excuse moi de te harceler avec tout ça. Tu l’auras compris rapidement, je suis a priori plutôt de l’avis de tes parents quant à la voie qui est la nôtre, même si paradoxalement, je suis un de ces pions que j’aimerais ne pas être. Pour moi, ce choix s’est imposé à nouveau au bout de quinze ans. Je suis sorti de l’académie et j’ai abandonné cette vie pour m’occuper des miens et aujourd’hui c’est pour les protéger que j’ai repris du service, pour éviter à Saya d’avoir à vivre cette vie, pour lui offrir une liberté que beaucoup n’ont pas eu. Certains diraient que c’est un point de vue ridicule, puérile, idéaliste, farfelu voire complètement stupide, mais j’adhère totalement à mes convictions et je n’en démords pas. Enfin, je ne vais pas t’embêter outre mesure avec mes idéaux et mes état-d’âme. »

En tous cas, aussi jeunes, étaient-ils tous, ils étaient convaincus de leurs choix. Devrais-je en éprouver une certaine satisfaction que de si jeunes personnes aient à cœur de protéger le village ? Mais était-ce réellement leur choix ? N’était-ce pas un effet domino ou chacun se sent de faire comme les générations précédentes ? Quelle était la maturité de ces jeunes pour savoir si c’était vraiment un choix raisonnable ?

Heureusement, la suite de la discussion me changea d’état d’esprit. Bien que l’on continue à aborder le monde des shinobis, le décor était tout autre. On abordait un domaine qui touchait à un tout autre niveau, que ce soit en termes d’activités, mais aussi de responsabilités. Le Yamagenzô donc. Un organe plus ou moins secret des forces militaires d’Iwa. Pas étonnant que je n’ai jamais eu vent de tout ceci, ce n’était pas quelque chose que j’aurais cherché de moi-même.

« En effet, sous cet angle de mission d’exploration et sous couvert de ce groupe, réaliser mon rêve est envisageable. En revanche, compte tenu de ce que tu me dis sur ces deux autres branches, je ne pense pas y faire carrière. »

Un rire franc raisonna dans la bibliothèque pour ponctuer cette dernière phrase. Un rire communicatif qui fit sourire les quelques genin arrivés avant moi tout à l’heure.

« Enfin, plus sérieusement, j’ai tendance à préférer les solutions pacifiques et diplomatiques à un affrontement physique. J’estime que tout conflit doit pouvoir se résoudre par le dialogue. Je ne dis pas que c’est chose facile, parfois presque impossible même, mais c’est une question de volonté à mes yeux. Autant dire qu’une branche d’assassin ou de policiers n’est pas quelque chose qui me ressemble et qui m’est destiné. »

Me grattant la tignasse rousse, je réfléchissais quelques secondes à la proposition d’Aimi.

« Se renseigner ensemble ? Oui, c’est une idée. Mais sais-tu comment sont recrutés les membres de ces branches ? Sur volontariat ? Par cooptation ? Sur examen ? Et surtout, un point essentiel… qui est responsable de tout ça ? À qui nous adresser ? »

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Jeu 14 Nov 2019 - 12:08


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L’histoire qu’Aimi lui avait racontée semblait intéresser le rouquin, qui continuait de la questionner, afin de comprendre comment elle avait pu choisir cette voie dangereuse. En pensant à Hanae, la Chiwa sourit doucement, un air de nostalgie parcourant le faciès de la jeune femme. Et dire que la prise de ses décisions concernant sa vie de kunoichi avait commencé avec cette rencontre… Même si elle n’avait que neuf années à ce moment-là, la douce s’en souvenait comme s’il s’agissait de la veille.

« Je la nomme jumelle, mais en effet, nous n’avons pas de lien de sang. Même si au début, je l’ai vraiment pensé. Nous nous ressemblons énormément, même teinte de cheveux, même couleur d’yeux, tout faisait croire qu’on était vraiment des jumelles. Et nous le sommes restées. Je m’en souviens en avoir parlé à mes parents et ils étaient très surpris que je pense avoir une sœur. Mais ils ont compris que c’était plus un lien qui s’était créé entre elle et moi…»

Pourquoi ses parents n’étaient pas enthousiastes à sa décision ? L’inquiétude, la peur de voir son enfant se lancer dans une direction où le futur était sombre et inconnu sûrement. Aimi était tellement décidé, à cette époque, que ça leur faisait très peur et qu’ils étaient intransigeants là-dessus. Et pourtant, cela ne l’avait pas empêché de s’entraîner de son côté. Le jour où la rubiconde avait rencontré Sora avait aussi était un facteur de sa prise de décision. Sa mère était décédée, à cause de la maladie et rien ne pouvait la réconfortait. Son père s’était plongé dans un mutisme qu’on pouvait comprendre et elle se sentait plus seule que jamais. Sa présence et ses paroles avaient eu le don de lui redonner espoir, et même mieux, la rousse avait décidé qu’elle deviendrait médecin.

« Ils s’inquiétaient pour moi, je n’en faisais qu’à ma tête et savoir que leur enfant voulait devenir une shinobi et emprunter cette voie qu’ils trouvaient violente et dangereuse, ça les avait désemparé. Et sincèrement, à ce moment-là, je ne savais pas encore dans quoi, je me lançais. Pourtant, ça ne m’a pas empêché de vouloir continuer, je voulais devenir forte, maîtriser le chakra rouge comme ma jumelle. Puis il y a eu la rencontre avec Sora, quand ma mère est partie… C’était un shinobi, pas un médecin, je crois. Mais il a su trouver les mots pour me redonner le moral et j’ai ouvert les yeux. Je m’en voulais tellement de ne pas avoir pu aider ma mère, que j’avais décidé que je deviendrai un médecin. Et à croire ma maîtrise parfaite du chakra, j’étais vraiment faite pour ça et je ne le regrette pas.»

Son regard fixait ses mains entrelaçaient, durant qu’elle terminait de narrer son histoire. Ensuite, la kunoichi tourna la tête vers Teruyo et sourit, chaleureusement. Celui-ci s’excusa pour ses questions et expliqua qu’il était plutôt de l’avis de ses parents, ce qu’elle comprenait complètement. La suite de ses mots était intéressante, il n’était pas pour cette vie de shinobi pour son enfant, mais l’était devenu lui-même.

« Ne t’excuse pas, et je comprends ce que tu ressens. Mais je t’avoue que je ne regrette pas mon choix, je voulais protéger les miens et devenir plus forte. Même si mes parents étaient contre ça. Lorsque nous avons emménagé à Iwa avec mon père et que j’ai souhaité m’inscrire à l’académie, il ne m’en a pas empêché et au contraire, il est devenu très triste et très dur. C’était peut-être une façon de me montrer que la vie n’était pas si simple et que ce à quoi j’espérais, n’allait pas atterrir dans mes mains aussi facilement. Mais je suis fière de ce que je fais et j’ai rendu mon père fier et c’est ce qui compte. Et c’est de même pour toi, tu as raison de ne pas regretter et de respecter tes idéaux. Il n’y a pas plus beau que de vouloir protéger son enfant, en se donnant corps et âme, alors je ne peux que saluer tout ce que tu as fait. »

Ses lèvres s’étirèrent de nouveau. Le sujet se détourna très vite, se posant sur les activités mystérieuses des unités spéciales du village. La rousse écouta Teruyo s’exprimer sur ce qu’elle lui avait alors expliqué. Elle était d’accord pour dire que son rêve était envisageable par ce biais, après, devenir diplomate et se rendre dans les pays pour former des alliances ou faire affaire, était-ce ce qu’il souhaitait ? Pas sûr. Son rire fit simplement sourire la Chiwa, qui restait attentive à ses paroles. Celles qui s’en suivirent, étaient contradictoires avec ses précédentes pensées. En fait, vouloir résoudre les choses par la parole ferait de lui un bon diplomate pourtant ! Si le Miyamoto s’y penchait vraiment, peut-être que le Manazuru lui correspondrait vraiment, tout comme elle, qui préférait agir pacifiquement avant de devoir avoir recours à la force brute. La rubiconde décida alors de lui proposer de réfléchir à cette éventualité et ils pourraient par la suite aller se renseigner ensemble. Le géniteur la questionna sur la manière de faire. Ce qu’elle avait appris venait d’Abuto, alors autant lui redire la même chose…

« "Le Manazuru, c’est faire de belles rencontres, de belles aventures, mais aussi prendre des décisions difficiles, prendre le risque d’être responsable de situations parfois… Terribles." C’est ce que mon ami m’a dit, ce jour-là. C’est une succession de plusieurs étapes qui vont te former un genre de dossier pour voir si tu as les capacités nécessaires pour l’intégrer. Dans un premier temps, avec le grade de Genin, tu ne pourras pas y prétendre directement. Il faut déjà s’approcher d’eux, démontrer un certain intérêt pour leur corps de métier et effectuer des missions relatives à cette section. C’est comme une première évaluation si tu veux. Il m’avait dit ensuite que si jamais tes missions se sont avérées concluantes par rapport aux critères du Manazuru, tu pourras y prétendre une fois le grade de Chunin obtenu. Mais il y a beaucoup de choses mystérieuses encore et je ne sais pas si d’autres évaluations sont possibles par exemple. Enfin voilà. Leur bureau peut-être trouvable en se renseignant à la tour du Kage, je n’en sais pas plus. »

Voilà, toutes les informations dont elle se souvenait étaient données, c’était maintenant à lui de voir ce qu’il souhaitait faire. Pour Aimi, c’était maintenant l’heure de quitter ces lieux qu’elle affectionnait beaucoup. Les patients ne l’attendraient pas éternellement, alors elle avait à faire.

« Tu peux me trouver facilement à l’hôpital, si jamais tu as pris une décision et que tu veux qu’on aille voir tout ça ensemble, je suis moi-même intéressée ! En parlant d’hôpital, je vais devoir te laisser Teruyo, le devoir m’appelle. En tout cas, j’ai été très heureuse de te rencontrer et j’espère que nous pourrons nous revoir, discuter avec toi est très fructifiant. Bonne recherche et à bientôt !»

Un petit sourire, ses mains se posèrent sur la table, l’aidant à se lever et à remettre la chaise à sa place. La jeune femme s’inclina alors pour le saluer avant de faire un signe de main timide et de se retourner pour quitter la bibliothèque.

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Sam 7 Déc 2019 - 11:09
Ce sont les yeux humides que j’écoutais la fin de l’histoire d’Aimi. Son passé ou plutôt son triste passé, la perte de ses parents à un si jeune âge, des choix de vie radicaux suite à des événements tragiques marquants. C’était ce pourquoi je luttais activement. Éviter à nos enfants bercés dans ce monde, dans cette idéologie parfois délétère d’avoir à faire de tels choix, à penser que ces choix sont les bons. Je ne remets pas en cause ou en doute les motivations de ma jeune partenaire de discussion, mais dans un environnement plus serein les choses auraient peut-être pu être différentes.

Sentant la discussion sur le fil de l’émotion et des souvenirs parfois douloureux, à mes yeux, il n’était pas nécessaire, enfin, il n’était pas opportun plutôt de lancer à nouveau toute une volée de question. Mais l’une d’elle me resterait sûrement en tête pour une prochaine occasion. Si sa vocation d’eisenin était des plus louables comptes tenu de l’histoire qu’elle venait de me raconter, je me demandais tout de même pourquoi elle avait opté pour la vie de shinobi et pas celle d’un simple médecin à part entière. Les shinobis maîtrisant des techniques médicales étaient certes une nécessité, mais dans un village aussi grand et prospère qu’Iwa, la population avait elle aussi besoin de simples médecins et qui pour le coup, eux, n’avaient pas à partir en mission diverse et variée et pouvaient se consacrer pleinement à aider leurs prochains. Mais peu importe, c’était vraiment une pensée furtive qui me traversa l’esprit, les shinobis aussi de part la dangerosité effective de leurs tâches avaient eux aussi besoin de médecins et parfois en urgence.

Finalement, la discussion se termina sur ce fameux Manazuru. Si les premières paroles de la rousse me firent sourire, peut-être un peu un sourire gêné d’ailleurs, cela s’estompa vite. Qu’est-ce qui m’avait surpris ? Ses premiers mots sonnant comme une mauvaise publicité ou un recruteur trop sur de lui. « Le Manazuru, c’est faire de belles rencontres ». Il était question d’un organe plus ou moins secret, sûrement difficile à intégré des forces spéciales d’Iwa et non pas d’un club de vacances. Pour autant, la suite de ses paroles corrigea cet étrange sentiment en mois quand Aimi aborda la réalité des choses.

« Eh bien, ce que je peux te proposer, enfin, surtout car tu as l’air de t’y connaitre bien plus que moi sur le sujet, c’est qu’on prenne tous les deux un moment à l’occasion afin de se rendre à la tour du Kage pour entamer ces démarches, voir où cela peut nous mener en espérant que cela se passe pour le mieux. Et puis entre nous, si nous ne réussissons pas à satisfaire ce groupuscule secret, c’est qu’au final ce n’était pas fait pour nous. Mais bon, vu la description que tu m’en fais, il y a de fortes chances que cela soit effectivement quelque chose qui soit fait pour moi. Quant aux difficultés, aux choix et aux décisions dont tu parles, j’ai déjà dû prendre la dure décision de revenir dans cet environnement pour les miens, pour leur sauvegarde, alors je ne dis pas que faire la même chose pour le compte du Manzuru serait aisé, mais au moins, je saurais dans quoi je me suis lancé et à quel dessein. Enfin bon, nous n’y sommes pas encore » finis-je en rigolant une nouvelle fois de bon cœur.

Voyant la jeune fille se lever devant moi, j’accompagnais son mouvement pendant que nous nous séparions après ce faste échange sur nos petites vies et nos aspirations futures et d’un air souriant, je lâchais mes derniers mots à la demoiselle

« J’espère ne jamais à avoir à te trouver à l’hôpital ahaha. Enfin, plus sérieusement, il faudra que l’on aille voir ça ensemble oui. J’ai quelques projets prévus, on m’a assigné à une équipe, mais dès que j’ai un peu de temps libre, je passerai te voir qu’on discute en détaille de tout ça. Sur ce, comme tu le dis, à bientôt, et merci pour cette discussion riche en évènements et en souvenirs ».

Tout sourire, je suivais Aimi quittant les lieux, empruntant une autre route une fois dehors. Au bout de cinq minutes de route, un déclic se fit dans mon esprit. Les cartes, je n’ai pas rangé les cartes. Faisant demi-tour en vitesse, je retournais à l’académie ranger le foutoir que j’avais laissé en plan.

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