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Disons que c'est un accident. [J. Masa]

Han Musashi
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Mar 16 Juil 2019 - 0:13

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Disons que c'est un accident.


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Musashi se trouvait à l’œil du cyclone, lieu où le Yondaime Tsuchikage s’était sacrifié en emportant son adversaire avec lui. C’était aussi en ce lieu que les victimes de la dernière guerre avaient été enterrées. Le Genin se trouvait précisément en face de la stèle érigée par Toph. Étrangement, il ne savait pas ce qu’il fichait ici, mais il n’avait pas non plus envie de partir. Il restait là, débout, les yeux rivés sur la stèle de marbre, où étaient gravés les noms des différentes victimes. Il se remémorait alors les récents événements, en partant de son affrontement contre Gekkô à son récent voyage au village des tournesols, avec Aimi, voyage qui leur avait fait le plus grand bien, c’était le moins qu’on puisse dire.

Lançant son regard vers les cieux, l’épéiste commençait à s’interroger et se remettait en question, comme il avait l’habitude de le faire régulièrement. Son rôle, sa force, sa relation avec son Senseï et Aimi, son imminent duel contre son grand-père, il n’avait rien laissé de côté. Soupirant un bon coup, il reporta de nouveau son regard sur la stèle, la fixant alors pendant un certain temps avant d’effectuer une petite prière, comme sa défunte mère avait pour coutume de le faire avec les morts, à l’époque. Après quoi, il se retourna et commença à se diriger vers les rues commerçantes.

Un lieu qu’il n’affectionnait pas particulièrement, mais il n’avait pas trop le choix, puisqu'il devait rendre une petite visite à son nouvel ami, Oden. Il l’avait rencontré durant une de ses missions et il l’avait aidé à s’installer à Iwa, là où le jeune commerçant désirait relancer ses affaires. Musashi lui avait promis de lui rendre visite après son voyage de Tsumago. Une promesse qu’il avait bien l’intention de tenir.
Le Genin n’y allait pas les mains vides, en effet, il tenait entre ses mains un minuscule totem en forme d’hibou, qu’il avait trouvé lors de son voyage au village des tournesols. S’il ignorait le sens et la symbolique de ce totem, il espérait toutefois que son ami puisse en tirer quelque chose, notamment en le revendant à d’autres commerçants ou collectionneurs d’objets en tout genre. Car, si l’objet semblait être fait de fer et de roche, l’œil de la volatile était quant à lui entièrement fait d’une pierre précieuse, plus précisément l’émeraude, du moins il en était persuadé, lui qui avait la faculté de manier les cristaux.

Quoi qu’il en fût, plus il progressait vers sa destination, plus le manipulateur du shôton avait l’impression d’être suivi. Chose qu’il trouvait très étrange, au point qu’il décidât de ne pas faire attention, pensant que c’était sûrement son cerveau qui lui jouait des tours. Ainsi, il poursuivait son chemin, sans se retourner, sans prêter attention à son environnement, jusqu’au moment où on lui effleura la main, se rendant alors compte que son totem avait disparu. Étonné, il se demandait ce qui s’était passé. Il crut tout d’abord l’avoir égaré en cours de route, mais son cerveau n’avait pas l’air d’adhérer à cette théorie, lui faisant notamment revivre la sensation qu’il avait ressenti au moment où il s’était rendu compte de la disparition du totem. Regardant rapidement autour de lui, il ne voyait qu’une seule personne susceptible de lui avoir dérobée cet objet : une jeune adolescente qui lui lança un étrange regard avant de prendre la tangente. Même s’il avait du mal à croire, c'était la personne qui fut la plus proche de lui....

« Hey ! Attend ! » Fit-il, immédiatement, alors que la silhouette s’éloignait à vue d’œil. Soupirant un coup, il se mit à la poursuivre, attendant le moment opportun pour la neutraliser. Il n’avait pas l’intention de lui faire du mal, ni de la dénoncer aux autorités, tout ce qui l’intéressait, c’était de récupérer son Totem, cadeau qu’il avait prévu pour Oden. « Arrête-toi immédiatement ! Cet objet ne m’appartiens pas ! » Reprit-il, dans l’espoir de freiner la course de la voleuse. Elle était rapide et sautait de toit en toit, lui donnant beaucoup de fil à retordre…

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Jiki Masami
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Mer 17 Juil 2019 - 18:32
Masami n'était pas tellement du genre à se préoccuper de personnes historiques ou importantes. Elle ne connaissait simplement pas cette notion, la jeune fille se contentait de traiter chaque personne comme elle venait et ce importait le reste. Elle était tellement habituée à recevoir des coups qu'ils soient physiques ou morales, qu'elle vivait au jour le jour. Sans compter que de par son passé, Masami avait des notions de morales bien à elle gagné dans la pire prison du monde possible. Son respect des morts était très relatif et cela ne lui faisait pas grand-chose, certainement pas une larme à l'œil.

Quoi qu'il en soit, pendant ce temps-là, la jeune genin marchait dans les rues un peu au hasard. Elle ne connaissait pas bien la ville, malgré qu'elle vienne tout juste de sortir de l'Académie de la roche. Son arrivée dans le pays était très récente. Elle arriva alors devant une pierre où il y avait des noms, plusieurs personnes là regardaient aussi, mais après un rapide coup d'œil, ses parents n'y étaient pas, ce qui n'était pas du tout étonnant. Vu que cela ne représentait plus aucun intérêt, elle poursuivit son chemin en ignorant ce morceau de cailloux. Bien décidée à trouver quelque chose à faire, la jeune fille arriva par hasard dans une grande rue bondée de monde et d'objets en tout genre prêt à être récupérés. Elle avait sa propre notion de la propriété qui était assez simple, si jamais elle avait quelque chose dans les mains, cela lui appartenait. Vous comprendrez aisément les problèmes qui pourraient advenir rapidement. Elle n'avait pas très faim, elle avait déjà trouvé des brochettes il y a peu pour se caller l'estomac. Par contre, alors que Musashi fut discret un bref instant, elle découvrit une chouette statuette en forme d'animaux. C'était plutôt pas mal fait, quelle chance ! Elle put alors se l’approprier sans trop de souci au départ, alors elle décida de s’éloigner avec afin de pouvoir l’admirer dans un coin plus calme.

Jiki Masami • « Mais c’est qui ce type ? Il me veut quoi lui ? »

Cependant, c’était sans compter un être abject qui commençait à hurler dans sa direction. Masami se retourna avec un regard dubitatif qu’elle jeta dans sa direction de son regard émeraude. Elle commença à accélérer à droite, puis à gauche, puis sur les toits, rien à faire, c’était bien après elle qu’il en avait le bougre ! La jeune fille accéléra alors la vitesse de plus en plus afin de lui échapper. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il voulait, mais quand quelqu’un courrait derrière en hurlant, ce n’était pas généralement pour demander l’heure ! Elle observa s’il avait sur lui du métal, c’était une notion importante surtout pour s’en débarrasser aisément.

Jiki Masami • « M’arrêter … il est drôle lui …. TOI D’ABORD ! »

Répliqua alors en hurlant la jeune fille ! Retour à l’envoyeur ! Ce n’était pas avec ça qu’elle allait s’arrêter, certainement pas.

Jiki Masami • « Je me doute bien que cet objet ne t’appartient pas ! Il est à moi ! Je l’ai trouvé ! Et si toi tu l’as volé, je vais appeler la garde vu qu’il t’appartient pas ! »

Profita alors de dire en hurlant également, vu que cet homme avouait qu’il devait déjà avoir volé le totem, ce machin lui appartenait pas ! Du coup, elle était une sorte d’héroïne, libératrice d’objet voler ! Afin de se prémunir d’un accident, elle sortit un parchemin et colla l’objet contre. Un petit nuage plus tard, le totem disparut dans un sceau de contenance classique afin de ne pas le perdre. Débarrasser de ce truc encombrant, Masami pouvait courir à toute allure non sans se glisser entre les gens ou elle pouvait d’ailleurs courant de toit en toit ou dans les rues.
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Han Musashi
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Ven 19 Juil 2019 - 3:30

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Étonné par le comportement de cette gamine, il se vit malheureusement contraint de lui courir après. Il avait prévu bien de choses pour aujourd’hui, mais certainement pas une course poursuite dans les rues de la cité. En vrai, si cet objet n’avait pas une certaine valeur à ses yeux, il aurait eu la flemme de la poursuivre et lui aurait sûrement laissé partir avec, seulement, il s’agissait là d’un cadeau pour son ami, Oden. Donc, pas question qu’elle s’en aille avec !

Alors qu’il lui demandait gentiment de s’arrêter, ne voulant pas recourir à la force, la petite lui demanda de s’arrêter, lui d’abord. Il n’en revenait pas, mais qui était donc cette gamine ? Pleins d’interrogations lui traversaient l’esprit, mais il s’efforçait de garder un œil sur elle, de la poursuivre, persuadé qu’il finira par lui mettre la main dessus. Pendant ce temps, il lui fit savoir que cet objet ne lui appartenait pas, dans l’espoir que cela touche d’une manière ou d’une autre la gamine, et ainsi l'inciter à obtempérer, mais sa réaction fut tout autre. Choqué, Musashi croyait rêver… Mais hélas, c’était bien la réalité, elle avait bel et bien dit cette phrase impensable, au point qu’il se demandait si tout allait bien dans sa tête. Certes, c’était une jeune adolescente, mais de là à penser que cet objet lui appartenait, alors qu’elle venait tout juste de le voler, il y avait forcément quelque chose qui n’allait pas chez elle. Ses parents auraient-ils failli dans son éducation ? Faisait-elle marcher le Genin pour tuer son ennui ? Autre chose, peut-être ? Quoi qu’il en fût, Musashi avait bel et bien l’intention de récupérer cet objet.

« Mais qu’est-ce que tu racontes ? T’es folle ou quoi, arrêtes-toi immédiatement ! » Fit-il, en vain.

Elle courait vite la petite, et elle n’avait visiblement pas l’intention de s’arrêter. Elle tournait par ci et là, lui donnant beaucoup de fil à retordre. Essoufflé, Musashi essayait tant bien que mal de tenir le rythme. Et comme si elle ne l’avait pas assez fatigué, elle se mit à sauter sur les toits, se déplaçant de maison en maison, dans l’espoir de le semer.

« Je t’en prie, arrêtes-toi ! Faisons un échange, tu veux bien ? » Proposa -t-il, alors qu’il concentrait du chakra sous ses pieds pour accroître sa vitesse.

Il s’approcha un peu plus d’elle, mais pas assez pour lui mettre la main dessus. En tout cas, c’était suffisamment proche pour qu’il puisse lui tendre un piège. En effet, selon la réponse de la gamine, il était prêt à réaliser des mudras pour ainsi faire tomber des pieux de cristaux du ciel, précisément au moment où elle sautera entre deux mains. Ces pieux l'encercleraient de toute part et feraient alors office de parfaits d'obstacles pour entraver ses mouvements et l'immobiliser définitivement. Mais pour cela, encore fallait-il qu’elle refuse sa proposition d’échange et qu’elle ne soit pas assez vigilent pour voir le piège arriver. D’ailleurs, il ne manqua pas de réitérer sa demande, pour sûr que la petite ait bien entendu.

« Je suis prêt à te donner tout ce que tu veux, mais il faut que tu me rendes ce totem. » Fit-il, alors que ses mains sont prêtes à réaliser les mudras nécessaires pour sa technique.

Il était clair que Musashi ne se serait pas montrer aussi patient et tolérant avec n’importe qui. Là, il s’agissait d’une petite gamine ; mais ce qui le poussait surtout à faire preuve de diplomatie, c’était la réaction de la petite : il se demandait encore si elle pensait réellement ce qu’elle lui déclaré ou s’il s’agissait simplement d’une blague, auquel cas ce serait vraiment une blague de mauvais goût… Il sera bientôt fixé et réagira sûrement en conséquence. Quant à sa promesse de lui donner tout ce qu’elle voulait, il l’avait dit sur le moment, pour la contraindre de s’arrêter, et n’était donc pas forcé de la tenir. Mais encore une fois, cela dépendra grandement de la réponse et de la réaction de la voleuse….



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Jiki Masami
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Mar 23 Juil 2019 - 8:34

Heureusement que ce drôle de type la poursuivait, ce ne serait pas amusant sinon. Ce n'était pas cette fichue statuette qui la faisait rêver en même temps. Faire des bêtises et ce qui lui passait par la tête la distrayait parfaitement. Masami n'allait certainement pas s'arrêter comme ça, dans quel monde il vivait ? Où exactement les voleurs s'arrêtaient lorsque l'on peut demandait poliment ? La jeune fille ne se sentait pas tellement coupable de quoi que ce soit en fin de compte, ce n'était qu'un jeu. Elle tourna son regard légèrement sur le côté en l'observant toujours derrière, il était rudement tenace.

Jiki Masami • « Il ne se passe jamais lui ... »

Commenta pour son chapeau seul à voix basse avant de tenter de continuer cette course, cependant, Masami commekczit à légèrement ralentir. Ce qui pouvait caractériser votre servante était qu'elle n'avait de compassion pour personne et rien sur terre. Sans doute que le sort de ses parents ne lui ferait pas grand chose au final. Ils l'avaient bien mise au monde, et quel monde ! Mais de là à pâlir de leur sort, elle avait dû apprendre à grandir et être forte seule ou presque. Il y avait bien eu quelques conseils grâce à la sagesse des prisonniers pas nécessairement tous fous à force de tortures et d'expériences. Elle n'avait certainement pas la moralité classique des jeunes filles de son âge. Il était évident que l'incompréhension pouvait aisément naître en confrontant leurs façons de penser d'un côté comme de l'autre.

Jiki Masami • « Ben non je ne suis pas folle, pourquoi tu dis ça ? J'ai pas envie d'abord ! J'aime bien courir, je ne marreterai pas ! »

Dit alors la jeune voleuse en courant avec un sourire, cela l'amusait de plus en plus, surtout le désespoir et le sentiment d'échec que dégageaient cet homme. Il espérait vraiment que ce soit si simple. Elle s'attendait qu'il en vienne aux mains ou plutôt au jutsu, mais pas pour le moment. Masami restait sur ses gardes. En suivant une éducation en prison, forcément, elle n'avait pas le même fonctionnement que les autres. Légèrement essoufflée, la châtaigne était rassurée de constater que lui aussi n'était pas en sa meilleure forme.

Jiki Masami • « Ha ouais ? Un échange ? Genre quoi ? »

Répliqua Masami curieuse, mais certainement pas assez stupide pour s'arrêter en pleine course poursuite. Elle remarqua immédiatement qu'il se rapprochait dangereusement, il fallait changer de tactique, mais simplement l'attaquer, ce ne serait pas drôle. La jeune fille se retourna en sautant en arrière afin de lui faire face. Elle sortit le parchemin de contenance et elle tenait un kunai de l'autre main contre le cercle cabalistique.

Jiki Masami • « N'essaie rien du tout où je transperce le sceau et ton machin en bois sera perdu à jamais ! Alors tu m'offres quoi contre ma statuette ? »

Insista alors de nouveau la châtaigne avec un grand sourire taquin. Elle était très sérieuse et follement amusee. C'était un petit peu trop beau de se voir offrir ce qu'elle voulait, par ce que bon, ce n'était pas comme si elle désirait vraiment beaucoup de choses ! Elle n'allait gêner lui donner comme ça, un échange serait nécessaire.

Jiki Masami • « J'espère que tu sais ce que c'est n'est-ce pas ? C'est un sceau de fuinjutsu, et ma stztue se trouve dedans. C'est à moi vu que je l'ai trouvé ! Peu importe comment d'ailleurs ... Mais j'ai qu'une parole, alors si tu respectes la tienne, ça se passera bien. Ça se passe comme ça selon la regle ... »

Masami était essoufflée, se remettre de cette course était nécessaire, et elle préférait faire face pour se défendre.
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Han Musashi
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Jeu 25 Juil 2019 - 22:44

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Il en avait rencontré de personnes, mais aucune qui soit aussi givrée que cette gamine. En réalité, n’ayant pas l’habitude de croiser ce genre d’énergumène, Musashi se demandait encore si la petite était réellement telle qu’elle était ou si tout cela n’était au finale que de la pure comédie. S’efforçant toujours de tenir le rythme qu’elle imposait, le Genin continuait de s’interroger et semblait difficilement expliquer la piste de comédie...

Bref, il réfléchissait beaucoup trop et commençait déjà à fatiguer, tout comme la gamine, du moins visiblement. Il profita alors pour lui proposer un échange, car, en fin de compte, il ne lui voulait aucun mal, tout ce qui l’intéressait c’était de récupérer son objet. De base, Musashi était vraiment tout sauf matérialiste, et si ce cadeau n’était pas destiné à Oden, il aurait sans doute laissé tomber l’affaire depuis bien longtemps. Mais en fin de compte, la jeune fille était bien chanceuse de tomber sur lui, car pas certain qu’une autre personne puisse faire autant de preuve de tolérance et de patience que lui.

Quoi qu’il en fût, l’idée d’un échange semblait visiblement intéressée la gamine, parfait, se dit-il. Seulement, il n’avait encore aucune idée de ce qu’il pourrait lui offrir et ne savait pas non plus ce qui pouvait éventuellement l’intéressée. Mais en juger par son comportement, elle ne devait pas être bien difficile, du moins c’était ce qu’il croyait.

« Oui, faisons un échange, veux-tu… » Fit-il, réfléchissant toujours à ce qu’il pourrait lui offrir.

Le fait que la petite se soit arrêtée l’incita à rompre ses mudras. Toutefois, la gamine restait sur la défensive. En effet, elle dégaina un kunaï qu’elle rapprocha dangereusement du sceau qui scellait le totem du Genin. Serrant les dents, Musashi hocha légèrement la tête, lui promettant ainsi de ne rien tenter, réfléchissant par ailleurs sur ce qu’il pourrait bien lui proposer.

« Calmes-toi, doucement, je ne vais rien tenter, tu as ma parole. » Fit-il, pour l’inciter à éloigner le kunaï du sceau, on ne sait jamais avec ce type de personne.

En temps normal, il aurait sûrement explosé de rire en entendant le monologue de la gamine, surtout sa dernière phrase qui parlait d’une règle imaginaire, cependant, là c’était lui la victime, du coup c'était forcément beaucoup moins drôle. Dès lors, récupérer son objet devenait son principal objectif. Cerner et comprendre la gamine pourraient éventuellement l'intéressé, si tant est que les choses se terminent bien. Bref, pour l'heure, il devait quelque chose…

« Que dirais-tu d’une fleur ? Les filles adorent ça généralement, toi aussi, peut-être ? Ou un kunaï ? Je peux toujours te concevoir le même objet que celui que tu détiens, seulement celui que je te ferai aura une valeur marchande bien supérieure, si jamais l’argent t’intéresse… » Fit-il, en s’efforçant de sourire.

Il matérialisa une fleur, un kunaï et le totem constitué entièrement de shôton. Une certaine distance les séparant, il les déposa délicatement devant lui. Les objets étaient plus beaux et brillaient magnifiquement sous la lumière du soleil.

« Ou alors… Tu peux les prendre tous les trois, si tu le souhaites. Je te les offre, tout comme je comptais offrir celui que tu détiens à un de mes amis. » Fit-il, en reculant légèrement pour lui laisser la possibilité de contempler les objets en question de plus près. « Moi c’est Musashi, Han Musashi. Et toi, comment est-ce que tu t’appelles ? Tu disais n'avoir qu’une parole, moi aussi, et je te l’ai prouvé je pense… Vas-tu tenir la tienne ? » Fit-il, s’efforçant toujours de sourire.

Elle avait peut-être baissé sa garde, du coup s’il le voulait, il aurait tout à fait pu la neutraliser sur le champ, récupérer son objet et la remettre entre les mains des autorités. Seulement, à cet instant, son objectif était tout autre.

« Si mes objets ne te plaisent pas, je peux t’offrir d’autres choses, tu n’auras qu’à me dire ce que tu veux, et si je peux, je promets de te l’offrir. » Lança -t-il, d’un large sourire, cette fois-ci, très sincère.



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Jiki Masami
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Lun 29 Juil 2019 - 14:35
Masami folle ? Non pas trop, ou en tout cas, pas plus que d’autres personnes, mais ce qui était certains s’était que sa manière de communiquer n’était pas la même que les personnes habituelles. Vu ce que la jeune fille avait pu vivre dans son passé, sans doute que cela pouvait expliquer beaucoup de choses, mais comment pourquoi Musashi pourrait le comprendre ? Ils n’allaient pas pouvoir courir indéfiniment comme cela, surtout la châtaigne qui n’était pas un exemple d’une grande endurance malgré son initiation au taijutsu. Ce fut bien pour cela que se présentait deux manières de faire, soit combattre suffisamment pour lui faire perdre sa trace, soit négocier, car il n’était pas question qu’elle lui redonne simplement cet objet ! C’était le sien maintenant. Agresser un parfait inconnu n’était pas tellement un problème en soi, mais Masami se doutait que ce ne serait pas accepté si jamais elle se faisait attrapée. Elle devait être prudente, cela pouvait fort bien être un piège, c’était bien pour cela qu’elle avait laissé une maison de différence entre eux afin d’avoir le temps de réagir. Elle remarqua aisément le mouvement de tête de son interlocuteur, démontrant aisément qu’il avait compris la menace sur l’objet. Elle n’hésiterait pas une seconde à déchirer le papier de son kunai si jamais ce type tenterait quoi que ce soit. Elle n’avait pas payé très cher cette statuette en même temps !

Jiki Masami • « Mais moi je suis parfaitement calme, et toi ? »

Dit alors Masami avec une petite moue sur le visage, c’était la première fois qu’il avait le droit à une prise d’otage ? Car pour l’adolescente, ce n’était clairement pas la première fois qu’elle récupérait quelque chose à quelqu’un pour le faire chanter. C’était une très bonne méthode pour survivre surtout en prison. La moindre possession devenait quelque chose de formidable ! Masami ne savait pas trop à quel point il pouvait lui faire confiance, elle avait bien remarqué que la parole de ceux qui n’étaient pas enfermés laissait à désirer, alors elle laissa le kunai toujours aussi proche du parchemin. Très sérieuse, la jeune fille respectait cette règle qu’elle avait toujours connue, c’était quelque chose de normal à ses yeux. Cependant, lorsqu’elle entendit la proposition d’avoir une fleur, elle leva un sourcil perplexe en rapprochant un tout petit peu plus son kunai du parchemin.

Jiki Masami • « Une … fleur ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse d’une fleur ? Si j’en veux, j’ai juste à aller dans la nature et j’en trouverais une facilement ste blague … j’espère que tu as mieux à proposer ! »

Masami ne semblait guère être sensible d’un élément très fille, assurément, mais cela ne semblait pas son truc. Elle ne comprenait même pas comment quelqu’un pouvait apprécier de recevoir quelque chose comme ça. Des fleurs empoisonnées, à la limite, mais bon, le pollen ou les racines suffisaient ! Quand se fut la proposition d’un kunai, elle montra en évidence le siens, pourquoi en aurait-elle besoin alors.

Jiki Masami • « L’argent ça sert à rien du tout … je préfère à la limite que tu me dois une dette d’honneur si tu ne trouves rien d’autres. Je n’ai pas vraiment de chez moi, alors de la décoration … »

Ce n’était pas comme si la châtaigne était une habituée des vols plus ou moins discret à l’occasion. Elle gagnait bien un peu d’argent, mais elle ne l’utilisait pas beaucoup à vrai dire.

Jiki Masami • « Tu n’as pas l’air de vouloir y tenir à ton machin pour proposer des trucs comme ça … et puis apparemment tu maitrises le cristal, alors j’imagine que tu peux détruire ces objets-là facilement si tu sais les créer. »

Masami n’était pas du tout sensible au fait que ce type, cet inconnu désirait offrir la statuette étrange à un ami. Ce n’était pas le siens après tout, pourquoi devait-elle y être sensible ? Ce n’était pas forcément malin de donner son nom et son prénom juste après une récupération forcée d’un objet, mais elle comptait bien procéder à un échange, alors pourquoi pas.

Jiki Masami • « Moi je m’appelle Jiki Masami …. Je suis arrivée il y a peu. »

La jeune fille se frotta la joue délicatement avec la lame de son kunai, comme pour éclaircir sa barbe, qu’elle n’avait pas d’ailleurs. Elle faisait mine de réfléchir, comme si elle ne savait pas trop ce qu’elle pouvait avoir envie. Ce n’était d’ailleurs pas si faux, ce qu’elle désirait, c’était surtout survivre principalement.

Jiki Masami • « Hmmmm …. Alors … soit un parchemin de la terre ou un entrainement d’une technique chouette …. Ou alors une semaine de restaurant …. Et sinon une dette d’honneur que je pourrais te demander ce que je veux ! Tu as qu’à choisir ! Si ce machin vaut tant à tes yeux, et bien … j’imagine que tout cela vaut bien le coup, c’est une bonne offre ! »
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Sam 24 Aoû 2019 - 14:03

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Heureusement que l’adolescente n’était pas tombée sur ce bon vieux Azuma, qui n’avait en effet pas hésité une seule seconde à ôter la vie d’un civil pour le simple fait d’avoir été complice d’un vol. Nulle doute que la petite se serait fait dessus en voyant ce mystérieux moine converti en shinobi. Ainsi, en rencontrant Musashi, la chance était en quelque sorte de son côté, car l’épéiste était un homme tolérant, patient, et surtout gentil, un peu trop sans doute.

Quoi qu’il en fût, le Genin observait attentivement le moindre faits et gestes de la gamine, ne manquant par ailleurs pas de lui demander de se calmer, car il restait persuadé qu’ils trouveraient un arrangement. Musashi n’était pas quelqu’un de compliqué, du moins aux premiers abords et surtout pour les personnes qui ne le connaissent pas. La réponse de la petite ne tarda pas à se faire connaître ; elle lui indiqua en effet être parfaitement calme, ne manquant pas de lui demander ce qu’il en était pour lui. Le moins qu’on puisse dire c’était qu’elle profitait bien de sa position, ce qui ne dérangeait pas particulièrement le manieur du cristal, à partir du moment où elle ne faisait rien de stupide et qu’elle restait ouverte au dialogue, cela lui convenait.

« Bien, dans ce cas négocions alors. » Répliqua -t-il, en s’efforçant de sourire.

N’ayant peu, voire aucune idée de ce qui pourrait plaire à la jeune adolescente, il lui proposa quelques objets faits entièrement de shôton, dont notamment une fleur. Une idée qui lui vint naturellement à l’esprit, car jusqu’à présent, il n’y avait point rencontré de filles qui ne raffolaient pas de ses fleurs cristallisées. Bon, il fallait aussi souligner que la plupart de ses objets étaient destinés à Aimi, sa bien-aimée, il n’y avait donc pas vraiment de quoi être surpris par la réponse de la voleuse. Cependant, il le fut toute de même. Et la réponse de la kunoichi aurait pu le faire rire, tant elle était vraie. Toutefois, étant la victime, il se devait de rester neutre et de ne donner aucune raison à la Genin de rompre les négociations.

« D’accord, d’accord, j’ai compris ! Éloigne-ton Kunaï de ce sceau, je te prie. » Fit-il, en accompagnant ses propos d’un léger mouvement de la main.

A cet instant, le Han se rendait compte qu’il se mettait lui-même dans une situation inconfortable, chose qu’il tentait de justifier avec la personnalité de la gamine, qui, il fallait le dire, était totalement imprévisible.

Quoi qu’il en fût, il avait compris que ni le cristal ni l’argent n’intéressait la fillette, il devait donc trouver autre chose, rapidement. C’était à cet instant que la kunoichi lui suggéra préférer une dette d’honneur, au cas où l’épéiste n’aurait aucune idée. Elle souhaitait en effet que Musashi lui soit redevable, proposition dont il ne pouvait bien entendu agréer. Cependant, avant de lui répondre, quelque chose l’interpella et l’attrista quelque peu dans les propos de la gamine. Elle disait en effet ne pas vouloir d’objet de décoration, justifiant cela par le fait qu’elle n’avait pas vraiment de chez soi. Cela ne pouvait signifier que deux choses, mais, pour l’heure, Musashi ne préférait pas trop s’avancer à ce sujet. Peut-être qu’il aurait l’occasion d’en apprendre plus sur elle, peut-être. En attendant, la négociation était toujours en cours, et il fallait se décider et vite, avant que l’adolescente ne perde patience.

« Je suis désolé, quand bien même cet objet serait précieux à mes yeux, je n’ai aucunement l’intention d’aller aussi loin pour lui… » Fit-il, tout en observant attentivement le moindre faits et gestes de la kunoichi.

Cette dernière ne manqua pas de lui rappeler que ses cristaux ne valaient rien, car étant fait à partir du chakra, Musashi pouvait les détruire quand bon lui semblait. Elle marquait un point. Elle était bien plus intelligente qu’elle n’en avait l’air, c’était le moins qu’on puisse dire.

« Tu as raison… » Fit-il, en faisant imploser ses cristaux, réduit désormais à l’état de poussière cristalline. « Cependant, sache que je ne l’aurais pas fait, car je n’ai qu’une parole. D’ailleurs, tu me demandes de te devoir une dette d’honneur, qu’est-ce qui te garantie que je tiendrai parole ? Si tu doutes de moi concernant mes cristaux, cela ne devrait-il pas être le cas pour cette dette d’honneur ? » Reprit-il, en levant les mains, il ne tentera rien, qu’elle n’ait aucune crainte.

Il savait qu’il n’arrangeait pas les choses, mais c’était tout lui.
Il se présenta toute de même à elle, attendant qu’elle fasse de même, même s’il savait qu’elle n’avait aucune raison de décliner son identité, et surtout pas après ce qu’elle avait fait. Toutefois, elle fit de même, en connaissance de cause ou non, elle se présenta à lui sous le nom de Jiki Masami. En d’autres circonstances, il aurait été ravi de faire sa connaissance, mais dire une telle chose maintenant serait purement mensonge. En tout cas, il apprit également que Masami était nouvelle à Iwa, voilà qui expliquait bien de choses, et aussi une raison supplémentaire pour lui de se montrer patient et tolérant. Il l’avait fait avec Azuma, qui avait pourtant tuer un civil, alors pourquoi pas avec elle, qui en fin de compte n’avait commis aucun crime.

« Je t’aurais bien dit que je suis enchanté, mais ce serait te mentir, surtout compte tenu de la position dans laquelle tu me mets. Cependant, je te souhaite la bienvenue à Iwa, sincèrement. » Fit-il, d’un air sincère. Les leçons de morales ce seraient pour plus tard, chaque chose en son temps. « Alors, Masami-san, qu’est-ce qui te ferait plaisir, à part cette dette d’honneur ? » Fit-il, d’un sourire sincère, pour la première fois.

La kunoichi s’accorda un temps de réflexion avant de lui confier qu’un parchemin de la terre saurait la satisfaire. Quel dommage, il en avait trouvé deux récemment, mais il les avait offerts à Toph, il y avait de cela tout juste une semaine. En tout cas, les propositions de Masami semblaient beaucoup plus réalistes, surtout l’entraînement d’une technique chouette, c’était tout à fait dans les cordes du Genin. Encore fallait-il qu’ils aient la même conception de « technique chouette » … Quant à la semaine de repas, cela était également dans ses moyens, après tout il avait accumulé pas mal d’argents qui ne demandaient qu’à être utilisés. Concernant la dette d’honneur, il n’en était bien entendu pas question.

« Je n’ai malheureusement pas de parchemin de la terre, car je l’ai offert à Hyûga Toph, que je t’invite à aller voir pour apprendre des techniques. Elle est vraiment forte et elle pourrait t’apprendre un tas de choses, surtout en ce qui concerne le doton. » Fit-il, d’un léger sourire. « Quant à moi, je veux bien aussi t’apprendre une technique chouette, comme tu le dis, tu as ma parole, tu n’auras simplement qu’à me dire où et quand, et on fait cela. En plus de ça, je veux bien t’offrir trois repas gratuites, on peut même y aller toute de suite, si tu le souhaites. » Poursuivit-il, en regardant dans la direction des rues commerçantes. « Si tu doutes de moi, je te propose de garder précieusement cet objet, que tu me rendras au bout du troisième repas. Si tu tiens parole, je t’enseignerai alors une chouette technique, que tu pourras la réaliser avec ton doton. Qu’en dis-tu, Masami-san ? » Conclut-il, en s’étirant légèrement le cou.

Là où beaucoup le verrait comme le grand perdant dans cette histoire, Musashi voyait les choses tout autrement. Il souhaitait en effet faire une pierre deux coups : récupérer son objet, tout en aidant la nouvelle kunoichi à s’intégrer, à lui donner le sentiment qu’elle n’était pas seule et qu’il y avait des gens sur qui elle pouvait compter, en définitive, il voulait qu’elle se sente chez elle…



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Mar 27 Aoû 2019 - 11:00
Masami était assez heureuse de la situation au final, elle avait emprunté à longue durée un objet quelconque à ses yeux, et elle était en train de négocier pour le revendre en quelque sorte. C'était tout de même une situation assez originale et positive. Disons que cela n'arrivait pas tous les jours qu'un larcin tourne ainsi. Parfaitement détendue, la jeune fille hocha la tête doucement à la demande de négocier. Dans sa tête, elle n'avait pas grand-chose à perdre, au pire elle retournerait en prison, mais ce serait sans doute une partie de plaisir par rapport à ce qu'elle avait déjà vécu.

Jiki Masami • « Ok ... Mais pas d'entourloupe. »

Dit alors Masami en éloignant le kunai du sceau de contenance très lentement en toisant du regard son vis à vis. Elle pencha la tête en essayant de lire dans ses yeux si jamais c'était un piège ou non. Elle avait pris immédiatement cette sécurité pour se protéger comme un réflexe de survie. Il n'y avait que cela dans la tête de l'adolescente. Lorsque l'on connaissait une faille de quelqu'un, il était naturel de l'utiliser à son propre profit surtout lorsque l'on était une gamine au milieu de types des plus dangereux. Certes, elle avait quitté maintenant la prison légendaire, mais lorsque l'on grandissait dans ce genre de milieux, on ne le quittait jamais vraiment. Elle suivait une logique assez claire à ses yeux, mais ce n'était sans doute pas celle des personnes qui avaient eu la chance de vivre libre.

Cet homme était un parfait inconnu, et pourtant, la châtaigne lui avait proposé sans hésiter une dette d'honneur. C'était tout à fait normal à ses yeux, même le pire des criminels respectait ce genre de choses, sinon il s'exposait au pire. Alors, elle ne pouvait pas imaginer quelqu'un ne pas respecter ce genre de choses.

Jiki Masami • « Il n'a pas l'air si important que cela ton ami alors si tu n'acceptes même pas une petite dette pour lui ... Hmm ? »

Si jamais ce type n'était pas intéressé par tout ce que Masami pouvait proposer, autant qu'elle s'en aille. Le seul problème était quoi faire de ce truc, car si cela avait de la valeur aux yeux de cet homme, il n'en avait pas forcément pour quelqu'un d'autre. Elle posa ses poings contre ses hanches en montrant sur son visage sa frustration de la réponse de son vis à vis. L'ancienne prisonnière avait déjà vu bon nombre de pouvoirs spéciaux durant sa courte vie, alors elle connaissait ce genre de coups pour l'avoir déjà subi en quelque sorte. Preuve s'il en fallait, il détruisit déjà sa création sous ses yeux.

Jiki Masami • « Moui ... Et si tu te fais tuer la semaine prochaine lors d'une mission hein ? Nan, tes trucs en cristal, ça ne peut pas aller. »

Masami agita ses mains en faisant non de la tête en ce qui concernait la dette d'honneur.

Jiki Masami • « Pourquoi tu reviendrait sur ta dette d'honneur ? Mais quelle drôle d'idée ... Parce que c'est tout ce que l'on a ! Ce n'est pas des objets, des avantages ou une sucrerie, non, uniquement l'honneur. C'est la seule chose que personne ne peut te retirer quel que soit la situation. Alors si tu abandonnes ça, tu n'auras plus rien du tout. C'est pourtant évident ... »

Expliqua alors naturellement la Jiki comme si c'était une évidence. On dirait qu'elle répétait une leçon, qu'elle avait apprise très tôt, et c'était aussi une vision de quelqu'un ayant vécu en prison.

Jiki Masami • « Oui enfin, attend de me connaitre avant de dire que tu es ravi de me rencontrer … vous êtes bizarre vous les gens du dehors … C’est sûr que ma vie est mieux depuis que je suis au pays de la terre, alors merci. »

Finit alors par répondre Masami au souhait de bienvenue à Iwa. Sa situation avait grandement été améliorée, c’était une évidence. Elle ne subissait plus grand-chose qu’elle détestait, les épreuves d’Iwa étaient des vacances par rapport à ce qu’elle avait subi précédemment.

Jiki Masami • « Toph sensei ?! Ha bah je la connais ! C’était ma prof à l’académie. Elle a mon âge, mais elle est super forte ! »

S’exclama alors la jeune fille toute contente, et ne cachant pas grand-chose de sa vie malgré sa prestation de haut vol, sans mauvais jeu de mot.

Jiki Masami • « Quand m’apprendre une technique chouette ? Ben …. Maintenant ? Où je m’en fiche mais hmmm … remarque trois repas gratuit, ça peut-être bien aussi, mais je crois que je ne serais pas capable d’en manger plus d’un hein pour aujourd’hui. Bon ben on n’a qu’à aller manger et hop, après, entrainement ! »

Dit alors toute contente Masami, qui trouvait que tout cela s’enchainait plutôt assez bien. Elle commença à marcher au hasard dans la direction que regardait Musashi en croisant les bras dans son dos. Elle pinça ses lèvres légèrement.

Jiki Masami • « Ha oui c’est vrai, la statuette … »

La jeune fille tendit la main en direction de cet homme, un pacte allait être scellé avec cette poignée de main. Une fois ceci fait, elle sortit la statuette de bois du sceau et elle lui rendit immédiatement sans véritablement se poser de questions.

Jiki Masami • « Pas besoin que je la garde, j’ai ta parole. On peut aller où tu veux pour le restaurant, m’en fiche. »

Devisa la châtaigne en toute simplicité, alors qu’elle reprit la route. Elle était assez ouverte vu ce qu’elle avait mangé précédemment dans sa vie, n’importe quelle nourriture en tant soit peu travailler était une merveille. Ils ne se rendaient pas compte de la chance qu’ils avaient ces gens-là. Masami se sentait terriblement seule, depuis presque toujours. Son cœur avait été déchiré et piétiné avec une joie non dissimulée, alors elle était plutôt bien partie dans la vie pour une personne avec un tel passé.
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Mar 27 Aoû 2019 - 23:44

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Il acquiesça. Il ne voyait de toute façon pas l’intérêt de tenter quoi que ce soit contre cette gamine, du moins plus maintenant, puisqu’elle semblait désormais encline à négocier. Ainsi, le Genin recula d’un pas, avant de mettre ses mains bien en évidence, ce qui semblait quelque peu rassurée la nouvelle Iwajine, du moins visiblement. En effet, l’adolescente commença – enfin – à éloigner son arme du sceau qui renfermait ce fameux totem. La voleuse l’avait cependant à l’œil, et semblait prête à faire l’impensable, si le Genin venait à tenter quoi que ce soit à son encontre.

Enfin arriva le moment de commencer les négociations. Les propositions, ou du moins la plus grande proposition de Masami ne convenait guère au Han. En effet, il lui était tout simplement inconcevable de contracter une dette d’honneur, car l’objet de ce dont il doit s’acquitter n’était pas déterminé par avance, ce qui pourrait alors le contraindre, en cas d’engagement, à devoir faire des choses qui pourraient le conduire à aller à l'encontre de ses propres principes. Pas forcément, certes, mais ce n’était pas moins improbable, un risque dont il n’était clairement pas prêt à prendre.

La mystérieuse adolescente supposa alors qu’Oden ne devait pas être très important aux yeux du Han, puisqu’il refusait de contracter une dette, dont elle qualifiait étrangement de « petite, pour lui. Fronçant légèrement les sourcils, Musashi semblait quelque peu étonné par le raisonnement de la petite, tant il n’avait pas pour coutume de rencontrer des personnes telles qu’elle. Serait-ce son âge qui la poussait à tirer des conclusions aussi hâtives ? Ou peut-être que cette phrase n’était que pur sarcasme ? Que ce soit l’un ou l’autre, Masami n’avait, en un sens, pas tout à fait tort, mais elle restait cependant loin de la vérité, effectivement… Quoi qu’il en fût, il ne broncha pas, car il ne voulait pas rendre les choses plus compliqués. Après tout, la Jiki semblait totalement imprévisible : par conséquent chercher à la manipuler avec des mots équivaut à prendre des risques que l’épéiste n’était pas prêt à prendre.

Concernant les cristaux, Musashi acquiesça. Masami marquait un point, car il suffisait que le Genin soit mortellement blessé pour que ses créations se réduisent en poussière cristalline. De plus, comme il venait de le démontrer, il pouvait réduire lui-même ses créations en poussière, ce qui n’avait donc rien de rassurant pour la Genin. Pour le coup, il profita de la remarque de la Jiki pour la faire douter, ou du moins lui faire oublier l’option de la dette d’honneur. Et le moins qu’on puisse dire c’était que sa réponse l’impressionna. Ne faisait-elle répéter que ce qu’on lui avait inculqué ou était-elle parvenue par elle-même à une telle conclusion ? Que ce soit l’un ou l’autre, cela interpellait d’autant plus le Genin sur son comportement, notamment ce vol qu’il avait du mal à saisir.

« Tu as raison… » Fit-il, d’un très léger sourire, à peine perceptible. « Je ne suis pas le genre de personne à revenir sur ma parole, et c’est en partie pour cela que je refuse de donner ma parole pour tout et n'importe quoi ou de m’engager pour quelque chose dont je ne sais rien. » Poursuivit-il, en baissant lentement les mains. Il l’observait, histoire de voir si elle était contre le fait qu’il ne garde plus les mains en évidence. « Cependant, je doute que tout le monde pense de la sorte ou ait une même vision de l’honneur que toi, Masami-san. » Conclut-il, sans aller plus loin.

Il ne voulait pas se risquer à aller plus loin, du moins pas toute de suite. Ainsi, la discussion se poursuivit, et la suite n’en fut que plus intéressante, surtout lorsque la gamine déclare que « les gens de l’extérieur étaient bizarres ». Fronçant légèrement les sourcils, Musashi ne saisit pas parfaitement le sens de cette phrase, et il semblait d’autant plus intrigué par la petite, qui semblait en avoir bavé, d’une façon ou d’une autre, avant son arriver à Iwa. C’était du moins ce qu’elle lui avait confié, certes, pas aussi explicitement.

Par conséquent, le Han garda cette remarque dans un coin de sa tête, il aura sûrement l’occasion d’y revenir dessus, ou du moins il l’espérait. Par ailleurs, il lui parla de Toph et notamment son expertise en doton qui pourrait sans doute aider Masami. Cependant, elle semblait déjà connaître l'amazone, mieux encore, c’était sa professeur durant sa formation à l’académie. Étrange... Comment pouvait-elle se permettre et se risquer à voler, alors qu’elle avait eu la génie des Hyûga comme professeur ?

« Hum… Je vois, c’est formidable ça ! Tu devrais essayer de la voir de temps à autre, elle pourrait d’apprendre des tas de choses. » Fit-il, sincèrement.

En d’autres circonstances, il aurait probablement fait une blague, reposant essentiellement sur le comportement et l’éducation de Masami, mais il préféra s’abstenir, du moins pour l’heure. Ce n’était pas tant par peur de faire avorter les négociations, non loin de là, c’était surtout pour éviter que Masami prenne peur et l’échappe, d’une façon ou d’une autre.

Par ailleurs, l’idée de lui enseigner une technique ne semblait pas la déplaire, bien au contraire, on pouvait donc dire qu’ils avaient trouver un terrain d’entente, enfin. Alors qu’il espérait qu’elle lui donne rendez-vous dans quelques jours pour débuter ce fameux apprentissage, Masami lui annonçait qu'elle était partante toute de suite, et qu'importait le lieu. Décidément, elle ne devait vraiment rien avoir à faire, se dit-il. La proposition de trois repas lui convenait également, et elle était prête à déguster son premier plat dès aujourd’hui. S’accordant quelques instants de réflexion, Musashi finit par modifier légèrement le programme, tel qu’imaginer par la Jiki.

« Hum… Je suis content qu’on ait enfin pu trouver un terrain d’entente. » Fit-il, en remettant sa capuche au-dessus de sa tête. « Je te propose qu’on aille manger toute de suite, mais qu’on reporte l’entraînement pour demain. En vrai, on pourrait tout à fait l’envisager aujourd’hui, mais disons que je ne veux pas te voir recracher tout ce que tu as avalé, ce serait dommage. » Reprit-il, d’un fin sourire.

Après quoi, ils se mirent à marcher en direction des rues commerçantes. Masami profita pour lui remettre la statuette, honorant ainsi sa part de marché.

« Merci, allons-y. » Fit-il, après qu’il ait observé le totem, histoire de s’assurer de son intégrité.

Il marchait d’un pas serein. Le silence s’installa durant un bref instant, avant que Musashi ne décide d’interroger la Jiki.

« Tu es quand même une drôle de personne, tu le sais ça, Masami-san ? » Fit-il, en la regardant d’un coin de l’œil, sourire aux lèvres. Elle ne devait sûrement avoir aucune idée de ce dont il parlait. « Cela fait combien de temps que tu es arrivée à Iwa ? » Demanda -t-il, d’un air curieux.

Quelques temps plus tard, ils arrivèrent – enfin – dans les rues commerçantes. Les rues étaient bondées, comme souvent. Régnait une ambiance de souk, qu’il ne connaissait que trop bien. Il avait et aurait toujours du mal à s’y faire avec ce brouhaha, mais il tâchait de faire comme si de rien était. Quelques instants après, il s’arrêta devant la première taverne qui se présenta à eux, faisant alors signe à Masami de le suivre à l’intérieur. Il s’installa à une petite table située à l’écart des autres, ignorant complètement les regards qui se posaient sur eux.

« Je te laisse regarder ce qu’ils proposent et choisir ce qui te fais envie. » Fit-il, généreusement.



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Ven 30 Aoû 2019 - 12:29
Le fonctionnement dans les prisons n'était pas forcément très éloigné de certaines valeurs de la vie de tous les jours. Masami avait baigné dans celles-ci tel qu'elle venait de le démontrer et subtiliser des objets ne semblait pas aller à l'encontre de ses principes.

Jiki Masami • « Je peux comprendre ça, mais généralement, cela reste du même niveau et faisable. T'as l'air d'être un type chouette. »

Concéda alors la jeune fille pour toute description quelconque. Elle haussa les épaules légèrement.

Jiki Masami • « Ce n'est pas grave, ceux qui sont sans honneur meurt rapidement ou sont prestement remit à l'ordre. Les gens de l'extérieur sont-ils si mauvais ? C'est à croire que l'on enfermait que de bonnes personnes à Wasure. »

Dénigra alors sans hésitation les personnes libres face à ces révélations.

Jiki Masami • « Eh bien .... Justement, on doit se revoir bientôt, Toph sensei veut mettre au point des trucs sans doute. C'est une personne cool, même si elle est trop sérieuse. »

Commenta alors Masami au sujet de son ancien professeur d'académie. Elle savait qu'elle était forte, mais la jeune fille sortait juste de l'école, alors elle avait d'autres envies sur le coup d'y retourner immédiatement. Débordante d'énergie et n'ayant que peu d'activités qui pourrait l'occuper, Masami était très motivée par pratiquer déjà l'entraînement. Cependant, son vis à vis réussit à infléchir les échanges vers un bon repas, ce qui risquait d'être plus apaisé que simplement se taper dessus. Elle le regarda remettre sa capuche sur la tête, comme s'il cherchait à se cacher ou éviter la pluie. Elle releva le regard comme pour guetter si jamais le ciel devenait menaçant, mais rien de vraiment notable à l'horizon. Elle trouvait cela bien étrange, mais bon pourquoi pas !

Jiki Masami • « D'accord, comme tu préfères. Moi, cela m'est égal, mais qui te dit que ce n'est plutôt pas toi qui risque de rendre ton déjeuner ! Hein ! »

Répondit alors Masami du tac au tac en plissant des yeux en direction de cet homme. Elle n'avait pas vraiment hésité sur de soi. Elle suivait docilement celui qui avait décidé à l'inviter à manger dans les rues. La châtaigne n'était vraiment pas difficile en termes de nourriture, tout ne pourrait être que meilleur de sa nourriture précédente à sa liberté. Le totem ainsi rendu n'avait pas bougé d'un iota, car il avait été en sécurité dans le sceau de transport.

Jiki Masami • « Ha bon ? Je suis une drôle de personne moi ? Et pourquoi ? »

Demande alors Masami ne sachant pas trop ce qu’il voulait dire par là. Etait-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle cette façon de la voir ? Elle pensait surtout que c’étaient les personnes libres qui étaient un peu étrange, bizarre ou carrément chelou !

Jiki Masami • « Ho ça fait moins d’un an que je suis dans le pays de la Terre. Au départ, j’ai débarqué dans un petit village au bord de la mer pas si loin de là. Au bout d’un moment après mettre remit du voyage, tout le monde a trouvé que c’était mieux que je me propose comme ninja à l’académie d’Iwa. Disons que je ne sais faire que ça au final, utiliser mes pouvoirs. Alors qu’est-ce que j’aurais pu faire d’autre de toute façon ? M’occuper d’un champ ? »

Masami avait tout de même une sorte de méfiance ou était mal alaise d’être en présence de tous ces gens qui faisaient du bruit, qui s’agitaient dans tous les sens pour des agissements hors norme à ses yeux. Elle était habituée aux activités de prisonniers, toute cette agitation, ce brouhaha commercial ou de discussion simple lui paraissaient étrange. La jeune fille restait silencieuse et distante dans ce moment avant de pénétrer dans une taverne, que devait sans doute connaitre son compagnon de route du moment. Ils s’installèrent alors à une table, mais lorsqu’il lui proposa de choisir ce qu’elle avait envie, elle semblait totalement perdue. Elle regardait la carte de l’établissement, mais cela ne lui parlait pas vraiment. En prison, il y avait un plat très basic, et ils devaient déjà être content d’avoir de la nourriture plus ou moins saine.

Jiki Masami • « Heuuu …. Ben … ça ! »

Masami finit par regarder autour d’elle ce que mangeaient les autres, et elle pointa du doigt un des plats où il semblait avoir de la viande avec de la sauce, ainsi que quelques légumes. Cela semblait être goutu, mais elle n’avait aucune idée vraiment. En matière de gout, elle n’avait quasiment rien exploré, tout était une sorte de découverte que ce soit en matière de nourriture ou le reste, comme si elle n’avait pas vraiment vécu. Ce qui n’était pas forcément très faux d’ailleurs.
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Dim 8 Sep 2019 - 18:47

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Musashi avait fait preuve de beaucoup de patience et de tolérance, ainsi ce n’était pas vraiment étonnant que la Jiki le trouve « chouette », se disait-il. Pas sûr qu’elle dise la même chose, s’il avait procédé autrement, notamment s’il avait agi tel que l’aurait fait un véritable shinobi. Cependant, malgré l’affaire du vol, l’épéiste ne semblait pas voir Masami comme une personne désagréable, loin de là. Seulement, il s’interrogeait, beaucoup de questions auxquels il espérait pouvoir trouver réponse. Ainsi, pour l’heure, il se contenta de hausser légèrement les épaules, sourire aux lèvres, avant d’écouter la réaction de la Jiki concernant « l’honneur ». Et le moins qu’on puisse dire c’était que la réponse de Masami le surprit, pas tant du fait qu’elle soit vraie ou fausse, non, ce qui l’étonna c’était surtout la conviction avec laquelle l’adolescente avait prononcer ses mots. La suite n’en fut que plus intéressante et surprenante, au point que Musashi eut du mal à cacher sa surprise, comme pouvait le témoigner ses yeux légèrement écarquillés, qu’il projetait à l’horizon, histoire que Masami ne se rend pas compte.

Si son interrogation l’avait intrigué, c’était surtout sa dernière phrase qui avait beaucoup étonné le Genin. Masami avait en effet parlé de Wasure, cette fameuse et scandaleuse prison où les prisonniers étaient traités comme des bétails, pire encore. Byakuren Masato, le seigneur de la terre, avait parlé de cette prison en personne, lors du référendum qu’il avait organisé, il y avait de cela quelques mois. Par la suite, l’épéiste fit lui-même la connaissance d’un des prisonniers de Wasure, Kibo, un type totalement fou, qui avait massacré tout un village. A cela s’ajoute l’homme au chapeau…

Quoi qu’il en fût, ce qui était surprenant ce n’était pas le fait que la Jiki connaisse cette prison, mais plutôt le fait qu’elle laisse penser qu’elle en fut prisonnière. Marchant d’un pas légèrement pressé, Musashi tourna légèrement la tête vers la fillette, qu’il observa curieusement pendant un certain temps. Puis, afin d’éviter de l’effrayer ou l’inquiéter, il finit par arborer son sourire habituel, avant de hausser légèrement les épaules. Après quoi, il tourna son regard vers l’horizon afin de trouver un lieu dans lequel ils pourraient se restaurer.

« En tout cas, tu as l’air de savoir de quoi tu parles, en ce qui concerne les hommes sans honneur… » Fit-il, sans donner son avis sur la réponse de la Jiki.

Il écouta, par la suite, la réponse de Masami concernant Toph, avant d’acquiescer d’un léger signe de tête.

« C’est vrai qu’elle un peu trop sérieuse pour son âge, mais c’est aussi ce qui lui a permis, en partie, d’être là où elle est, du moins je suppose… » Réagit-il, d’un léger sourire.

Le Genin finit par mettre sa capuche au-dessus de sa tête, en partie pour se protéger du soleil, mais aussi pour éviter de tomber sur des abrutis qui lui cherchaient des noises, notamment à cause de ses cheveux qui attisaient provocations et moqueries, par certains types de personnes. Étrangement, cela lui arrivait que quand il traînait dans les rues commerçantes, mais peu importait, il avait pris les mesures nécessaires pour éviter de devoir cogner quelqu’un. Après quoi, il confia à Masami le plan pour la journée, avec une certaine touche d’ironie. Celle-ci répliqua alors du tac au tac, le faisant même légèrement rire. Alors qu’il marchait dans les rues commerçantes, Musashi interpella la Genin, lui demandant si elle savait qu’elle était une drôle de personne. Elle ne comprenait visiblement pas où il voulait en venir, lui demandant alors naturellement des explications. Faisant mine de réfléchir, l’épéiste finit par lui répondre, de façon un peu énigmatique.

« Et bien, je dirais que tous les voleurs ne sont pas aussi agréables et peu sur leurs gardes que toi… Tu es bien une voleuse, on est d’accord ? » Fit-il, d'un air taquin. Bien sûr, il n'oubliait pas le chantage de la Kunoichi...

Wasure, prison, « les gens de l’extérieur », les pièces du puzzle s’assemblaient, petit à petit. La différence entre Masami et les autres voleurs lui paraissait désormais très claire.
Quoi qu’il en fût, il l’interrogea par ailleurs sur la durée de sa présence à Iwa, puisqu’elle semblait visiblement nouvelle. Après quoi, il écouta attentivement sa réponse, sans lui couper la parole.

« Je vois… Mais si tu avais vraiment le choix, est-ce que tu voudrais faire quelque chose d’autre ? Je pense que tu as bien fait de choisir Iwa, parce qu’ici tu peux tout aussi choisir d’être et de rester kunoichi que de te spécialiser dans d’autres choses, comme le commerce par exemple. Bon j’avoue, ça doit être un peu ennuyeux, il n’empêche qu’on est un grand village et tu peux désormais apprendre d’autres choses que l’utilisation de ton pouvoir, si tu en as envie. » Rétorqua -t-il, d’un léger sourire, avant de repérer la taverne dans laquelle ils allaient déjeuner.

Une fois à l’intérieur du bâtiment, les deux Genins choisirent une table à l’écart des autres et Musashi invita l’adolescente à choisir le plat qui lui faisait envie. Hésitante, elle finit par choisir quelque chose de simple et peu cher. C’était bien pour commencer, la prochaine fois l’épéiste choisira pour elle et lui faire découvrir un plat succulent.

« Cela m’étonne que choisisse ça parmi tout ce qui est proposé. Mais bon ça reste un bon plat, demain je choisirai pour toi, d’accord ? » Fit-il, avant d’appeler un serveur d’un signe de la main.

« Bonjour ! Vous avez choisi vos plats ? » Demanda -t-il.

« Bonjour ! Oui, ce sera le bœuf sauté pour elle et la salade au saumon pour moi, s’il vous plaît. » Rétorqua -t-il, en lui remettant les cartes de menu.

« Bien, ce sera prêt dans quelques instants. En attendant, je vous apporte quelques rafraîchissements spécialement offertes par la maison. » Conclut-il, avant de filer vers le comptoir.

Surpris, Musashi acquiesça avant de déposer ses deux mains sur la table.

« Du coup, si je comprends bien, tu viens de Wasure ? » Demanda -t-il, dans un premier temps. « Qu’est-ce qui t’a valu d’être enfermée dans cette immonde prison, si c’était bien le cas bien sûr ? » S’enquit-il, d’un air curieux. « Pour répondre à ta question de tout à l’heure, j’ai aussi cru durant longtemps que les gens de l’extérieur étaient mauvais, profondément mauvais, avant de me rendre compte que ce n’est pas vrai, loin de là. Tu as peut-être toutes les raisons de le penser, mais tu finiras par douter et relativiser, j’en suis sûr. » Poursuivit-il, d’un air confiant. Comme s'il ne faisait pas partie des gens de l'extérieur...



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Mer 11 Sep 2019 - 12:45
Demanda alors la jeune fille alors qu’elle remarqua le regard de plus en plus étonné de Musashi à force qu’elle parlait de ce qu’elle croyait en matière de valeur. C’était si étonnant de la part de quelqu’un qui avait emprunté, pas si longtemps que ça, un objet de valeur plutôt sentimental ? Elle trouvait quand même que ce type avait un comportement étrange. Était-ce la faute de ce qu’elle avait dit ? Wasure no Kuni ? À chaque fois que Masami mentionnait ce lieu, les personnes changeaient de comportement. Lorsqu’il avait accéléré en terme de vitesse, elle avait cru qu’il hésitait à la laisser sur place, mais au final non. Elle devrait peut-être cesser d’en parler, ce n’était pas qu’elle en était fière de son passé, mais c’était le sien. Pourquoi devrait-elle le camoufler sous un tapis comme un sujet honteux ?

Jiki Masami • « bien sûr ! Les hommes sans honneur, cela se remarquent rapidement. Généralement, ils font des trucs pas biens, pas corrects, et cela se paye rapidement. Comme je te l’ai dit, quand on n’a rien, tout ce qu’il reste, c’est l’honneur. »

Ajouta alors la Jiki en réponse, cela ne rajoutait sans doute pas grand-chose au moulin, mais elle pouvait bien balancer quelques années doctes de prisonniers tabassés presque à mort pour des agissements de la sorte. Même les bandits ou les pires crapules respectaient des choses sans doute anodines pour le commun des mortels.

Jiki Masami • « Ca veut dire que moi aussi en étant sérieuse comme ça, je pourrais devenir importante ? Je ne suis pas sûre que cela m’aille vraiment … »

Masami n’avait sans doute pas très envie de toutes ses responsabilités, car elle semblait être assez occupée au final dans sa vie, alors qu’elle-même, c’était plutôt le vide intersidéral. Elle n’avait rien remarqué de particulièrement étrange aux cheveux de Musashi, ou en tout cas rien qui ne prêterait à rire. La châtaigne n’était pas du genre à se moquer du physique, elle n’était pas passée par cette étape à cause de son enfance. Elle avait tellement rencontré de personnes différentes en prison, que cela semblait être totalement stupide de se moquer ainsi.

Jiki Masami • « Une voleuse ? Moi ? Pas du tout ! Après tout, elle est où la statuette actuellement ? C’est bien toi qui l’as non ? Ca trainait aussi … Les gens de l’extérieur laissent tout le temps des trucs traîner, c’est qu’ils n’en ont sûrement pas besoin. »

Dit alors honnêtement Masami en haussant les épaules. Elle avait l’impression que ces gens-là avaient tellement de choses à eux, qu’ils ne verraient pas la différence. Entre tous ces emprunts à long duré, Musashi était le seul à avoir réagi ainsi. Elle n’avait pas vraiment intégré le principe de la possession ou de la propriété. Cela n’existait pas en prison, pas comme cela, pas de cette sorte. Quand elle voyait quelque chose qui lui plaisait, elle le prenait voilà tout.

Jiki Masami • « Faire autre chose qu’être une kunoichi ? Et qu’est-ce que je pourrais faire ? M’occuper d’une rizière ? Me trouver un mari dans quelques années ? Quelle drôle d’idée … Des gens ou le destin voir les deux ont décidé à ma place il y a plus de quatorze années. Je ne sais rien faire d'autre à part à quoi on m’a entrainé et testé. Au sujet de la taille du village, c’est le plus grand que j’ai visité en tout cas pour le moment, mais bon, c’est juste le deuxième. Le petit village près de la côte où je suis arrivée au pays de la roche était plus petit, mais il était aussi agréable. J’avais simplement … Trop d’énergie à dépenser pour eux. Je crois que c’est comme cela que le doc me l’a dit. »

Commença par dire Masami avant de tourner la tête davantage vers Musashi.

Jiki Masami • « Apprendre autre chose ? Comme quoi ? »

Demanda alors simplement la jeune fille à son vis-à-vis.

Jiki Masami • « Tout m’a l’air vraiment super bon en même temps, alors je ne sais pas trop. Je ne connais pas tous ces trucs-là, mais je te fais confiance pour la prochaine fois oui. Tu pourras choisir à ma place. »

Répondit alors Masami en haussant les épaules. Par rapport à ce qu’elle mangeait en prison, c’est-à-dire peu et dégoutant, absolument tout de ce qu’elle pouvait voir lui donnait envie. Pour sûr, elle n’était pas bien difficile ! Ce n’était pas parce que c’était une voleuse, quelqu’un qui n’avait pas beaucoup d’argent qu’elle allait obligatoirement prendre le plat le plus cher. Elle ne donnait tout simplement aucune valeur à l’argent, c’était surtout cela, car elle n’en avait jamais utilisé en prison. Lorsque le serveur passa prendre la commande, elle était toujours assez surprise. Cela n’était pas du tout commun comme façon de faire, en prison, on était servi sans choix et il fallait déjà être content de la nourriture. Quand on avait mal agi ou résisté, on n’avait rien du tout.

Jiki Masami • « C’est bizarre ici quand même … »

Commenta pour elle-même à haute voix la jeune fille lorsque le garçon partit vers le comptoir afin de rapporter les rafraichissements offerts. Ce n’était pas du tout naturel à ses yeux ce genre de choses. Elle hocha la tête doucement lorsque Musashi lui demanda si elle venait de Wasure. Elle faisait une petite moue en mode, je n’aurai jamais dû le dire. Souvent lorsque cela lui échappait, en même temps, elle ne connaissait que cela, les gens changeaient généralement lorsqu’elle prononçait ce simple mot.

Jiki Masami • « On m’y a enfermé, parce que j’y suis née et que l’on voulait me faire des trucs, comme mes parents d’ailleurs, mais comme beaucoup là-bas, je ne le méritait sans doute pas. »

Masami prit immédiatement quelque part la défense de ses anciens camarades. Elle faisait partie de cette société après tout, et quelque part, elle n’en était toujours pas partie de cette prison honteuse. Elle n'osait trop parler de tout ce que l’on lui avait fait dans cette prison. Elle ne le dirait sans doute à personne d’ailleurs, car ces gens risquaient de défaillir à la mention de toutes ces tortures plus ou moins gratuites.

Jiki Masami • « Je ne dirais pas que les gens de l’extérieur sont méchants, ils sont justes étranges, je trouve. Oui, c’est ça. »
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Han Musashi
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Dim 13 Oct 2019 - 17:25

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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La définition qu’elle avait du sens de l’honneur lui paraissait quelque peu paradoxale. En effet, Masami disait que les hommes sans honneur faisaient généralement des trucs pas bien, pas corrects et que cela se payait rapidement. Or, il y avait de cela quelques instants, elle-même avait tenté de le voler, ce qui devrait aussi techniquement être qualifié de « pas bien », « pas correct », mais étrangement elle ne semblait voir les choses ainsi. Drôle de personnage, hein. En tout cas, elle ne cessait d’attiser la curiosité du Genin, qui espérait pouvoir lui montrer les carences de son raisonnement, peut-être pas dans l’immédiat, disons petit à petit, avec le temps. Ainsi, il se contenta de lui sourire, un sourire loin d’être hypocrite, il était sincère dans le sens où il confirmait la dernière phrase de l’adolescente, quand elle affirma que lorsque l’on avait rien, tout ce qu’il nous restait n’était plus que l’honneur. Cela dit, Musashi restait persuadé qu’elle-même ne comprenait qu’en partie ce qu’elle disait, c’était l’impression qu’il avait, en se basant sur ses dires et son comportement.

Après cette parenthèse, Musashi avait loué les qualités de Toph, que beaucoup trouvaient trop sérieuse, mais c’était cette exigence qui l’avait sans doute permis d’être là où elle était, du moins en partie. Ainsi, Masami réagit aux propos du Genin, lui demandant si elle pouvait devenir aussi importante en étant aussi sérieuse que la génie des Hyûga. Une bonne question. Elle ne manqua toute de même pas de préciser qu’elle n’était pas sûre que cela lui aille, peut-être bien, peut-être pas, rien n’était pour le moins sûr.

« Possible oui, toutefois ce que je voulais dire c’est que c’était l’une des qualités qu’elle a le plus travaillé et qui lui a permis d’être là où elle est aujourd’hui. Tu n’es pas forcée de suivre la même voie qu’elle. Cependant, si tu espères devenir un jour aussi importante qu’elle, alors il te faudra travailler, encore et encore. Il te faudra travailler dur, et au-delà des exigences martiales, il faudra passer souvent passer l’intérêt des autres avant le tien, t’en sens-tu capable ? » Fit-il, d’un air amusé.

Il aurait pu continuer d’énumérer les listes des choses qu’elle devait faire pour espérer se hisser un jour au sommet, mais il préféra s’en tenir à elle, de crainte d’effrayer la Jiki sur la masse de travail et de sacrifice qu’elle devrait faire.

Musashi s’expliqua par la suite sur les raisons qui le poussaient à qualifier la jeune kunoichi de « drôle de personne ». Ses explications restèrent assez évasives, mais ne manquèrent pas de faire réagir la gamine. En effet, celle-ci ne semblait pas d’accord lorsque Musashi la qualifiait de « voleuse », chose qui l’amusait particulièrement, même s’il ne le montrait pas visiblement. Curieux, il écouta attentivement les explications de la Jiki, qui ne manqua pas de lui préciser que sa statuette se trouvait désormais entre ses mains et qu’en l’occurrence elle ne pouvait être qualifiée de voleuse. Si c’était aussi simple, songea Musashi, alors qu’un léger sourire se dessinait sur ses lèvres. La suite de son explication n’en était que plus amusante.

« Les gens de l’extérieur sont soumis à des règles, certaines d’entre-elles sont essentielles, le respect au droit à la propriété privée en une. Tu sais ce que cela veut dire ? » Fit-il, en retirant son bandeau, qu’il déposa sur la table. « Si tu trouves ce bandeau par terre, ces règles veulent que tu te demandes à qui ça pourrait à partir. Si le nom du propriétaire n’est pas gravé dessus, alors il est de ton devoir de le déposer à l’académie. Parce que avant d’appartenir au propriétaire, qu’il l’a très certainement mérité en travaillant dur, ce bandeau appartient à la cité. » Poursuivit-il, avant de déposer la statuette sur la table. « Quant à cette statuette, elle a moins de symbolique. Ainsi, si jamais tu la trouves au sol et que tu ne retrouves pas son propriétaire, alors tu pourrais te l’approprié. Mais dans ton cas, si tu te souviens bien, tu m’as dérobé cet objet, alors qu’il était entre mes mains, ce qui veut dire que tu pourrais être sévèrement punie, si jamais une personne te dénonçait aux autorités. » Reprit-il, d’un léger sourire. « A ton avis, pourquoi ces règles existent-elles ? Et pourquoi elles sont d’autant plus important au sein d’un village ninja comme le nôtre ? » Conclut-il, d’un léger sourire.

Elle était intelligente, et même si elle était née à Wasure, Musashi restait persuadé qu’elle trouvera les raisons de l’importance de ces règles essentielles. Ou du moins, elle ne devrait pas être loin de la vérité, supposa –t-il. Donner des leçons, voilà qui était assez ironique, il espérait en tout cas que ces mots auraient un certain impact sur l’adolescente, dans le bon sens du terme.

Après il fut question de la « destinée » de la jeune kunoichi. Musashi lui laissait entendre qu'elle pouvait faire autre chose que de s’engager dans cette voix et que si elle le voulait, il n’était pas encore trop tard. Toutefois, Masami ne semblait pas du même avis : elle lui expliqua comment elle était devenue ce qu’elle était. On ne lui avait pas vraiment laissé le choix et encore moins demander son avis. C’était triste, mais malheureusement il en était ainsi pour bien des shinobis, comme quoi parfois il n’y avait pas vraiment de différence entre les gens de l’extérieur et de « l’intérieur ». La seule différence étant que ceux de l’extérieur avait plus de chance de se révolter et d’échapper au sort qui les attendait. Voilà pourquoi Musashi restait admiratif devant la petite, qui, malgré l’enfer qu’elle semblait avoir vécue, se tenait toujours debout. Elle n’avait pas perdu toute sa tête, on ne pouvait pas en dire autant de certains, comme ce Kibo, à priori aussi natif de Wasure… Quoi qu’il en fût, ce n’est que lorsque Masami lui demanda ce qu’elle pourrait bien apprendre, à part ce qu’elle savait faire, que Musashi s’empressa de lui répondre.

« Il y a des tas de choses à faire, à apprendre, hein. Tu peux apprendre d’autres choses, que ce soit en renonçant à ta vie de shinobi, ou au contraire en la complétant. » Fit-il, d’un léger sourire. « Je n’ai pas non plus eu le choix de devenir ninja, chose que j’accepte désormais. Mais ma vie ne se résume pas qu’à m’entraîner et accomplir des missions. Toi aussi, tu devrais peut-être trouver d’autres choses, que ce soit apprendre à soigner, à cuisiner, à concevoir des vêtements pour les autres, ou tout autre chose qui pourrait te faire envie. Il te suffit de faire le tour du village et tu seras confronter à de tas choses, il y aura forcément une qui te fera envie. Justement, si tu as de l’énergie à revendre, diversifie-toi et tu n’en seras, au finale, qu’une kunoichi accomplie. » Conclut-il, avant d’enrouler son bandeau autour de son bras.

Après quoi, les deux iwajins choisirent leur repas, que le serveur s’empressa d’aller préparer pour leur apporter. Un plat assez classique pour Masami, tandis que Musashi prit, comme à son habitude, son plat favori, la salade au saumon. Il proposa à la Genin de choisir à sa place, la prochaine fois, histoire de lui faire découvrir des plats plus raffinés. La Jiki n’y voyait pas d’inconvénient, au contraire, ce qui ravi l’épéiste qui lui offrit un agréable sourire, en guise de réponse. Soudain, contre toute attente, Masami laissa échapper une petite phrase, qualifiant le lieu pour ainsi dire de bizarre. Musashi regarda naturellement de gauche à droite avant de reporter son attention sur la petite.

« C’est peut-être parce que tu n’es pas habituée à manger dans un lieu comme celui-ci… » Supposa Musashi, avant de l’interroger sur Wasure.

La réponse de Masami ne fut que confirmer ce qu’il pensait déjà. Mais au-delà de ça, cela eut pour effet de l’attristé, intérieurement, mais aussi, paradoxalement, de provoquer une certaine forme de colère en lui.

« Je suis désolé de l’apprendre. Non, en effet, ni toi ni personne d’autre ne mérite que l’on enferme dans un tel endroit. » Fit-il, d’un air compatissant. « Tu devais certainement avoir des camarades. Tu sais ce qu’ils deviennent ? Est-ce qu’ils ont eu la chance d’y échapper, comme toi ? » Demanda –t-il, d’un air curieux.

Le serveur se manifesta entre temps, déposant les plats respectifs de chacun devant lui. Après quoi, il leur souhaita un « bon appétit » avant de s’en aller. Musashi le remercia avant de reporter son attention sur Masami et répondre à sa dernière remarque.

« Oui, ça se comprend. Ne t’étonne pas qu’eux aussi puissent te trouver étrange en retour. Mais cela ne dure généralement qu’un certain temps… » Fit-il, d’un air amusé. « Allez, mange avant que ça ne se refroidisse. » Conclut-il, en entamant son plat.


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Jiki Masami
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Jeu 17 Oct 2019 - 18:38
Jiki Masami • « Toph a travaillé surtout comme qualité ... Le sérieux ? Hé ben dis donc ! Moi ça sera surtout la survie en fin de compte. »

Répondit alors dans un premier temps Masami quant à la discussion à propos de Toph et de ces nombreuses qualités, avant qu'elle n'éclate de rire à la deuxième partie tandis qu'elle secoua la tête doucement pour dire non.

Jiki Masami • « Hahahahahaha ! Passer l'intérêt des autres avant le miens ! Hahahaha ! Elle est bien bonne celle-là ! Comme si quelqu'un pensait de cette façon de toute manière ! »

Ria alors aux éclats la jeune fille tant et si bien qu'elle s'essuya l'œil tellement, elle en pleurait. Ce n'était nullement crédible à ses yeux, personne ne pouvait réellement penser de cette façon. Le dire devant les autres pour faire classe, ok, mais le faire en vrai, ce n'était pas possible. Enfin vous imaginez ? On va parler de quoi après ? De justice ? D'abnégation ? Sacrifice de soi ? La bonne blague ! En fin de compte, cela n'intéressait pas vraiment Masami d'être au sommet. Est-ce que Toph paraissait si heureuse que cela de s'agiter en tous sens pour les autres ? Pas tant que ça. Elle était arrivée à ce point pour l'unique raison certainement, car personne n'avait osé prendre cette place. Toute sa vie n'avait été que survie, elle ne pouvait pas se sortir de ce système si facilement.

Jiki Masami • « J'ai l'impression qu'à chaque fois que je parle d'un sujet, on me trouve une règle. Il est drôlement compliqué votre monde. Les gens de l'extérieur connaissent vraiment toutes ces règles bizarres ? »

Demanda immédiatement Masami lorsque Musashi parla de la règle à propos du respect à la propriété privée. Cela lui donnait l'occasion de réfléchir à l'étrange enchaînement de mot compliqué et qui même à force de remuer les pots dans sa tête ne lui donnait aucune information supplémentaire. Elle prit une grande respiration comme si elle allait dire beaucoup de choses en levant un doigt.

Jiki Masami • « Je bien .. Non, je ne sais pas du tout ce que cela pourrait bien dire. Ce sont des mots que je comprends individuellement, mais ensemble là ... »

La châtaigne haussa les épaules légèrement en guise d'argumentations supplémentaires. Elle observa cet homme retirer son bandeau pour le poser sur la table, et immédiatement, plusieurs pensés lui vinrent en tête. Est-ce que cela valait le coup de le prendre ? Était-ce possible malgré les circonstances ? Et cela s'arrêta là, car elle avait aussi ce genre de truc sur elle, et que cela ne servait à rien d'en avoir un deuxième, sauf si on l'oubliait à la maison lors d'une mission et d'en avoir un autre de rechange, mais bon ...

Jiki Masami • « Mais pourquoi je devrais me prendre la tête à chercher son propriétaire, à perdre du temps à le ramener à l'Académie lorsque je peux tout simplement l'ignorer et passer mon chemin si ce truc ne m'intéresse pas ? C'est quand même bien plus simple et l'on perd moins de temps. »

Répondit au final Masami qui allait devoir parcourir un très long chemin avant de pouvoir déjà imaginer et comprendre le souci, apprendre à ressentir les sentiments des autres, alors que pour le moment, on pouvait dire qu'il y avait un gros panneau au-dessus de sa tête où il était écrit "menfoutisme". Si si, regardez bien. Elle croisa les bras derrière sa tête en lançant une nouvelle phrase assez fière d'elle.

Jiki Masami • « Oui bha ça va ... l'Académie, ce n'est pas si difficile hein ... Survivre à Wasure no Kuni était un entraînement bien plus difficile. »

L'adolescente se fichait pas mal de l'effort produit par les autres, tout simplement parce que ce n'était pas le sien. Elle regarda la statuette sur la table, et elle ne pensa même pas à la récupérer, c'est dire quel progrès elle avait déjà fait.

Jiki Masami • « Ah nan ! La statuette était négligemment posée pas loin de toi, mais certainement pas dans tes mains. Alors on peut dire que j'ai cru que c'était abandonné ! Et ô grand drame lorsque je me suis aperçue et vérifiée que le propriétaire était derrière moi ! Quelle déconvenue alors ! On peut même dire que c'est un concours de circonstances. »

Se défendit alors sans aucune honte ou sourcillement de la part de la jeune fille. Apparemment de ce qu'elle disait, elle ne se sentait pas vraiment coupable de quoi que ce soit au final. Si jamais il attendait un petit peu plus, il pourrait même devenir celui par qui Léo problème fit arriver.

Jiki Masami • « Pourquoi des règles existe-t-il ? Pour embêter le monde ? Pour envoyer des innocents en prison ?parce que cela occupe des gens ? »

Bon d'accord, Masami pour le coup le faisait exprès pour le coup, comme peut être d'autres petits détails précédents justes pour le plaisir de se plaindre de quelques aventures injustes de sa petite vie. Elle se doutait que c'était pour une sorte d'organisation de la société en dehors des prisons. Même en prison il y avait des règles, bien différentes certes, mais il y en avait quand même. Elle n'avait pas trop envie de réciter les cours de l'Académie, c'était plus qu'ennuyeux. En tout cas, Musashi faisait là un parfait donneur de leçons ou éducateur spécialisé dans les cas désespérés. Même si elle ne voulait pas le reconnaître, le message était passé. La châtaigne n'allait pas invariablement l'appliquer à tout prix, mais surtout lorsque cela serait nécessaire pour épargner les ennuis. Ce qui était nécessairement bien différent.

Jiki Masami • « Renoncer à ma vie de kunoichi ? Ce n'est pas possible, c'est tout ce que je sais faire. Je ne vais pas aller vendre des fleurs non plus ou accompagner les enfants à l'école, ce serait ridicule. Le perfectionner dans mon art ninja, je te dirai que oui. C'est même très important, j'ai d'ailleurs tout un tas d'idées pour ça ! »

Indiqua alors Masami lorsque Musashi lui parla des autres voies possibles. À l'entendre parler de ce qu'elle pourrait bien faire de ses dix doigts si jamais elle voulait faire autre chose que tuer, elle rigola un petit peu. Dans la liste non exhaustive de cet homme, rien ne lui faisait vraiment envie, mais elle avait compris où il voulait en venir.

Jiki Masami • « Mouais ben … Je découvre tout un tas de choses très nouveau, comme la bouffe, et ça c’est chouette ! Pas la faire ! »

Précisa Masami tout d’un coup, au cas où un doute pourrait subsister. Elle avait eu de la chance dans son malheur, ou alors les épreuves qu'elle avait subies lui avaient forgé un mental d'acier inoxydable. Elle était capable d'être accablée par beaucoup, elle n'allait pas frémir. Elle le voyait bien dans la vie de tous les jours, la jeune fille n'était pas du genre à être râleuse. Si jamais il était nécessaire de se faire capturer par l'ennemi lors d'une mission, il valait mieux pour la réussite de celle-ci que ce soit elle et pas Doudini. Elle avait toujours sa tête bien accrochée à son cou et contrairement à d'autres prisonniers, elle n'en voulait pas aux personnes de l'extérieur.

Jiki Masami • « Habituellement, c’est moi qui vais voir des gens et qui me donne à manger dont je n’ai pas trop le choix du menu tu vois, et en plus, il faut être heureux d’avoir de la nourriture, car ce n’est pas obligatoire, mais depuis que je suis sortie, c’est sûr, c’est différent. Mais il y a trop de choix … »

Se plaignit presque l’adolescente sur l’avalanche de possibilités que lui offrait Iwa, dire que certains se plaindraient de ne pas avoir le droit de sortir de la ville. Ce n’était vraiment pas un problème pour elle.

Jiki Masami • « Tu es vraiment désolé pour moi ou c’est une façon de parler ? »

Demanda alors directement sans ombrage lorsque Musashi dit être désolé de son sort à Wasure no Kuni. Elle pouvait difficilement comprendre que quelqu’un le soit réellement, même si à force de parler avec lui, elle était au moins capable de le concevoir.

Jiki Masami • « Des … camarades ? Huhuhu … non, ça n’existe pas vraiment dans un endroit pareil. Il y a des gens qui veulent moins me nuire que d’autres, mais je ne leur confirais certainement pas ma vie. Je pense que la plupart se sont échappés, surtout maintenant que c’est public, ou encore que les autorités des différents pays filtrent en se demandant ce qu’ils vont faire de ces … « gens ». Je n’en sais pas trop, quand j’ai échoué sur la plage avec d’autres prisonniers, on a tous pris des chemins différents pour avoir plus de chances d’être libre. On peut dire que moi je suis bien tombée, ou j’ai de la chance d’avoir été jeune. »

Indiqua alors Masami quant à Wasure no Kuni, qui n’était vraiment pas une partie de plaisir. Elle ne pouvait certainement pas dire qu’elle avait un ami, ou autre chose que ce soit chez les gardes ou d’autres prisonniers, car il y avait vraiment des gens dangereux dans cette prison. Enfin maintenant, ils sont dans la nature … La châtaigne leva un sourcil perplexe lorsque l’homme lui servant son plat lui souhaita bon appétit, elle hocha la tête doucement.

Jiki Masami • « Heuuu …. Ben merci, on va essayer … »

Il ne fallait pas lui dire à deux fois, car très rapidement, Masami se mit à attaquer avec un vif appétit son plat, comme si sa vie en dépendait. C’était une mauvaise habitude de la prison, car le temps de manger était très court, voir finir son assiette rapidement offrait la possibilité de ne pas se faire voler, ou au contraire, de récupérer un petit peu plus de nourriture à droite à gauche.
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Dim 10 Nov 2019 - 0:41
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« Cela te paraît aussi inconcevable que ça ? » Demanda -t-il, d’un air amusé. Interrogation à laquelle il avait, en réalité, déjà la réponse. « Quoi qu’il en soit, je comprends que tu puisses penser ainsi aujourd’hui… » Poursuivit-il, d’un air qui se voulait visiblement songeur. « Mais tu verras, tôt ou tard tu repenseras à cette conversation et tu riras de très propres mots. » Conclut-il, d’un air nostalgique.

Il était visiblement convaincu de ce qu’il avançait, pour la simple raison qu’il eût lui-même fait l’expérience. Mais cela suffisait-il à rendre cette expérience « universelle » ? Non, bien sûr que non, et il en avait parfaitement conscience. Toutefois, Masami avait la « chance », du moins de son point de vue, de se trouver au sein d’un village caché, en l’occurrence Iwa. Les Iwajins étaient nombreux et la plupart restaient bienveillants les uns envers les autres. Les rencontres et les échanges étaient légions. Les amitiés, ou d’autres formes de relations, plus ou moins intimes, naissaient ainsi naturellement, sans que les gens ne se rendent compte. Le Han s’était d’ailleurs lui-même fait aspiré par ce « phénomène », alors que de base il était plutôt solitaire et vouait, aussi étrange que cela pouvait paraître, une profonde aversion aux shinobis. Depuis, la plupart de ses à priori s’étaient dissipés. Alors pourquoi ce ne serait pas le cas pour Masami ?

Quoi qu’il en fût, il était persuadé que tant qu’elle resterait au sein de la cité, elle finirait par changer, d’une façon ou d’une autre, et probablement dans le bon sens du terme, du moins il l’espérait, secrètement. D’ailleurs, en la regardant rire de la sorte, et ce malgré tout ce qu’elle avait vécu, Musashi ne put s’empêcher d’interpréter cela comme un signe d’espoir. Ainsi, pendant que la gamine rirait, il se contenta de la regarder et d’en sourire, visiblement heureux de l’avoir fait autant rire, même si cela n’avait jamais été son objectif. C’était particulièrement dans ce genre de moment que le Genin pouvait paraître comme un vieil homme ayant vécu une très longue vie alors qu’il n’avait, en réalité, que dix-sept ans. Lui-même avait souvent du mal à expliquer cela. Mais peu importait.
Après un certain temps, pas si long que cela en réalité, Masami finit par se reprendre, ne manquant pas d’émettre une remarque intéressante, suivie d’une nouvelle interrogation à laquelle devait répondre le Han.

« C’est ton monde aussi, désormais. » Rappela -t-il, d’un très léger sourire. « Mais tu as raison, il y a beaucoup de règles, certaines paraissent plus évidentes et naturelles que d’autres, surtout si tu es affiliée à un village ou un pays en particulier… le respect à la propriété privée, par exemple. » Poursuivit-il, en faisant écho au vol de sa statuette par la genin.

Masami semblait perdue, elle avait du mal à appréhender cette notion de « propriété privée », ce qui poussa le Genin à lui faire une petite démonstration avec son bandeau. Toutefois, la Jiki ne manqua pas de sauter sur la première faille dans son raisonnement, l’invitant ainsi à l’aider à y voir plus clair.

« Admettons que tu perdes un bien précieux, auquel tu tiens vraiment, que ressentirais-tu si quelqu’un le trouve et te l’apporte, ou qu’il te permet de le récupérer en le déposant à l’académie ? » Demanda -t-il, dans un premier temps. « Si cela arrive, ne serais-tu pas tentée de faire la même chose pour les autres par la suite ? » Poursuivit-il, d’un air curieux. La réponse pouvait être négative, il en avait conscience… « En tout cas, sache que le fait de rechercher le propriétaire ou de le remettre à l’académie pour lui permettre de récupérer son bien n’est pas une obligation en soi mais cela reste ton devoir de citoyen, tu le dois bien à la cité pour tout ce qu’elle t’apporte. » Fit-il, avant de se gratter la tête, à l’idée de devoir expliquer le concept de devoir ou de citoyen.

A quoi bon ? Puisque, pour l’heure, seul son propre intérêt semblait l’importer. Il se permit toute de même de revenir rapidement sur le vol de la statuette et de lui rappeler très brièvement ce que cela impliquerait concrètement. La réponse de Masami fut immédiate, elle fit preuve d’une mauvais-foi sidérante, au point que Musashi pensât qu’elle blaguait. Il finit malgré tout par en rire, légèrement, mais ouvertement.

« Faire preuve d’autant de mauvaise-foi, je ne pensais pas cela possible… » Fit-il, avant d’en rire légèrement, à nouveau.

Elle n’en avait visiblement pas conscience, et ce n’était pas plus mal pour Musashi, parce que le contraire aurait été particulièrement vexant.
Quoi qu’il en fût, ce n’était qu’une question de temps avant que la vision et la compréhension du monde de la Jiki ne se fassent influencer par des considérations morales, elle n’y échappera pas, pas tant qu’elle serait à Iwa, c’était indéniable. Ainsi, Musashi n’avait pas à s’improviser en professeur de la vie, chose qu’il faisait très mal d’ailleurs, car seul le temps pouvait être le meilleur professeur de Masami.

La Genin posa, par la suite, d’autres interrogations au Han, qui ne manqua pas de lui répondre par une autre question :

« Que serait un monde sans loi ? » Fit-il, simplement.

Elle qui avait connu Wasure, et désormais Iwa, elle devait certainement être capable d’imaginer ce que signifierait un tel monde.

« On ne peut et ne devrait établir des règles dans le seul et unique but d’embêter les gens ou de les envoyer en prison, tu n’es pas d’accord ? » Poursuivit-il, en pensant particulièrement à toutes les règles absurdes que son grand-père avait établie pour son clan.

Musashi se pencha, par la suite, sur la personne de Masami, cherchant à savoir si elle n’était pas intéressée par une autre voie que celle de kunoichi. Sa réponse était pour le moins claire et limpide, elle ne s’imaginait en effet pas vivre une autre type de vie que celle pour quoi elle avait été formée. Ainsi, le Han se contenta de hocher légèrement la tête en guise d’approbation, tout en lui souriant amicalement. Puis, lorsqu’elle lui parla de son désir de perfectionner son art ninja, Musashi ne manqua pas de lui proposer son aide, comme il avait pour coutume de le faire avec tout le monde.

« Je vois et je comprends. Pour le coup, si jamais tu as besoin d’aide pour développer tes idées, n’hésite pas. » Rétorqua -t-il, d’un léger sourire.

L’épéiste rebondit par ailleurs sur le choix de nourriture de l’adolescente, puisqu’il fût étonné de le voir choisir un plat aussi basique. La réponse de la Jiki le fit sourire. Il saisit que c’était encore nouveau pour elle et qu’il lui fallait encore un peu de temps avant de développer ses goûts et d’avoir ses propres préférences en terme de nourriture.

La Jiki dû, par la suite, répondre aux interrogations du Genin, concernant Wasure, ce qui l’attrista grandement, le poussant ainsi à l’exprimer clairement à la concernée. C’était alors qu’elle le surprit, notamment en l’interrogeant sur sa sincérité. Les yeux légèrement écarquillés, Musashi tenta de lui répondra aussi spontanément que possible :

« Bien sûr que je le pense. Je ne souhaite à personne ce que tu as vécu, et cela me révulse vraiment qu’un tel lieu a pu exister aussi longtemps sans que le monde ne le sache. » Rétorqua -t-il, sincèrement.

Et dire que la plupart de ceux qui étaient derrière cette abomination se la coulaient douce à l’heure qu’il était… Cela l’écœurait au plus haut point.

« Le destin sans doute… » Fit Musashi, après le monologue de la Genin. « En tout cas, quand je vois l’état dans lequel était ce Kibo, je suis impressionné et soulagé de voir que tu n’as pas fini comme lui. Quoi qu’ils aient voulu faire de toi, sache que tu ne seras que ce que tu as envie d’être… » Poursuivit-il, en la regardant droit dans les yeux.

A mesure qu’il la fixât dans les yeux, il se perdait dans les méandres de ses pensées… puis arriva le moment de se nourrir, où il fut contraint de s’extirper de ses pensées, invitant par ailleurs la Genin à entamer son repas. L’adolescente ne se fit pas prier, attaquant en effet son plat avec vigueur, faisant ainsi sourire le Kazejin.

« Ton plat ne va pas s’en fuir, tu sais. » Ironisa -t-il, d’un air amusé.

Il attaqua son plat lentement, comme à son habitude, tandis que Masami poursuivait le sien comme s’il s’agissait de son dernier repas…



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Lun 18 Nov 2019 - 16:16


Masami fit une petite moue lorsque Musashi lui demanda si c'était si inconcevable que cela. Elle hocha la tête doucement sans rien dire, c'était pourtant une évidence non ? C'était très étrange à ses yeux, mais c'était sans doute le aujourd'hui qui la fit tiquer. Cet homme imaginait qu'elle allait évoluer sur la question avec le temps ? Avait-elle réellement évolué depuis tout ce temps à Wasure no Kuni ? Peut-être ne se rendait elle pas compte. En plus d'être une véritable solitaire, la jeune fille était nombriliste et ne s'occupait pas des autres, mais c'était évident qu'elle avait des relations avec les autres membres de l'armée d'Iwa bien plus calme et constructives qu'en prison. Malgré ses expériences douloureuses, Masami vivait avec des repères de vie particuliers, mais cela ne l'empêchait pas d'être une jeune adolescente.

Jiki Masami • « Mon monde ici ? Huhuhu ... Non pas vraiment, mon monde se trouve à Wasure no Kuni, une prison charmante. Je suis ici qu'en visite, je ne sais pas combien de temps, mais ici, ce n'est pas chez moi. C'est bien trop chelou pour ça ... J'ai d'autres règles, les vôtres sont trop bizarres. »

Ce qui paraissait si naturel à certain ne l'était pas du tout pour la châtaigne qui se basait toujours comme si elle se trouvait dans la prison. Comment pourrait elle réagir autrement ? Elle ne réagit pas à la petite piqûre de rappel en ce qui concernait le vol de la statuette. Elle ne se sentait pas si concernée que cela. Quoi qu'il en soit, elle leva un sourcil perplexe à la question de Musashi.

Jiki Masami • « Moi quand j'ai un bien si précieux que cela, je le mets dans un sceau de fuinjutsu ... C'est quand même plus sûr, et puis il n'y a pas grand chose à qui je tiens à part ma propre vie. Mais admettons que quelqu'un me rapporte mon bien comme ça sans rien demander en retour immédiatement, c'est naturellement que j'aurais une dette que je devrais payer ensuite d'une manière ou d'une autre faire quelque chose en retour. Selon L'objet, cela pourrait bien être passer quelque chose au marché noir ou surriné quelqu'un. Ça marche comme ça, donc il vaut mieux se renseigner sur ce que veux la personne en retour avant d'accepter l'objet. »

C'était tout bonnement impossible à ses yeux que quelqu'un ne s'embête autant juste pour le plaisir de rendre quelque chose à un parfait inconnu gratuitement. Cela tombait sous le sens, échange de bons procédés. Cependant, elle fit une petite moue en entendant Musashi dire que c'était son devoir de citoyen de rapporter les objets.

Jiki Masami • « Ben voyons ! Un devoir carrément ! Une mission je veux bien, mais sinon je ne vois pas bien non. Tu en as d'autres des comme ça ? »

Demanda alors amusée Masami comme si cela devait être une blague quelconque. Il devait la faire marcher, certainement. Elle ne pouvait pas comprendre le principe de devoir et de droit de la société, tout simplement parce qu'elle n'en avait jamais eu précédemment, enfin, seulement depuis très peu au final. Lorsqu'elle lui avait répondu au sujet du vol, elle essayait évidemment de trouver quelque chose pour sauver les apparences, se raccrocher à n'importe quoi. Elle ne répondit évidemment pas à ce rire et cette invective. Masami avait toujours entendu parler les autres prisonniers au sujet des autres dehors, des gens libres, comme s'ils étaient des populations différentes. Elle avait donc un à priori à ce sujet évident. Elle haussa les épaules légèrement.

Jiki Masami • « Un monde sans loi ? Ben ... J'imagine que ce serait la loi du plus fort. Donc on peut dire qu'en tant que ninja, on serait assez bien placé non ? Après ceux qui ne peuvent pas se défendre vont devoir obéir aux plus forts, comme à Wasure no Kuni en somme, même si ce n'est pas forcément très représentatif étant heureusement une exception. Quelque part, le monde d'aujourd'hui le reste uniquement parce qu'il y a davantage de défenseurs que d'attaquants au système. »

Masami haussa les épaules une nouvelle fois lorsque Musashi parla des lois qui seraient existantes pour ennuyer les gens et les mettre en prison, ce qui n'était pas forcément faux à la base en fin de compte.

Jiki Masami • « On peut toujours tout faire tout ce que l'on veut, des lois stupides, des actes stupides, Ce n'est qu'une question de décision. Il n'y a pas besoin de lois pour mettre des gens en prison, ce n'est qu'une décision, alors, je n'ai pas vraiment d'avis sur ce sujet particulier. Je suis à peine concernée. »

Expliqua simplement Masami sa manière de penser. Elle avait évidemment un avis tranché sur la question, mais c'était sa manière de l'exprimer. Elle croisa ensuite ses bras posant sa tête contre en regardant son vis à vis.

Jiki Masami • « Développer mes idées ? Pourquoi pas oui, au sujet du magnétisme de la répulsion cet attraction, comment tu t'y prendrais pour l'utiliser en combat ? Même de haut niveau hein ! Des trucs de ouf pour mettre tout le monde à terre. La manière dont je combat peut-être au corps à corps comme à distance cet il y a une certaine synergie entre mes compétences. »

Lança alors siècle sujet l'adolescente sans perdre de temps. Elle était du genre assez directe et franche, alors quand on lui proposait ce genre d'aide ou de discussion, autant en profiter. Elle ne faisait que ouvrir des portes sans vraiment donner pour le moment d'exemples de techniques qu'elle utilisait. C'était fait exprès, c'était une façon de voir comment cet homme utiliserait son pouvoir. Si jamais Masami avait choisi un plat simple, c'était surtout pour le côté rassurant, connu. Avant, on lui posait un plat devant elle et la jeune fille devait être heureuse d'avoir déjà quelque chose à manger, vu qu'elle faisait partie de la lie de la société.

Jiki Masami • « En y pensant, il y avait quand même pas mal de gens au courant que Wasure no Kuni existait. Les autorités de tous les pays, ceux qui travaillaient là-bas, ceux qui faisaient le transport de prisonniers, de nourriture, les personnes autour de ceux-là. Malgré tout cela, il devait avoir plus de personnes que cela satisfaisaient qu'autre chose, car que faire de tous les prisonniers, des expériences scientifiques qui errent là-bas dans ma prison ou dans la jungle ? En tout cas, je n'y enverrais personne non plus, même pas mon pire ennemi. »

Répondit alors Masami au sujet de la vision des choses de la prison légendaire. Elle avait même conscience de travailler pour une des personnes qui avait été à l'origine de la poursuite du fonctionnement de Wasure, sur ce soit le Daimyo de la terre ou les différents chefs du village d'Iwa qui devaient être au courant de ce détail de l'histoire.

Jiki Masami • « Je ne cherche même pas à avoir j'en compensation ou quelque chose du même genre, c'est la vie, c'est arrivé comme ça et rien ne le changera. J'ai sans doute eut au départ un traitement plus sympathique de la part du personnel, même si c'est rapidement degrade avec les années. Aussi sans doute que certains prisonniers m'ont aidé plus qu'ils ne l'auraient fait avec d'autres femmes plus âgées. J'aurais pu tenter de me venger de ce monde ingrat, mais ce n'était pas la majorité des prisonniers. »

Tandis que Masami se jetait littéralement sur sa nourriture, Musashi lui indiqua que son plat n'allait pas s'enfuir, et elle répondit du tac au tac comme si c'était une logique implacable.

Jiki Masami • « Ouais ben on sait jamais entre les matons, une bagarre de prisonniers ou une autre lubie du personnel. Quand on a la chance d'avoir à manger, il fait en profiter ! »

Cependant, après avoir balancé cette phrase de manière mécanique, la châtaigne se rendit compte à quel point c'était idiot. Elle n'était plus dans la prison, mais elle était mentalement préprogrammée au final. Peu encline à parler à ce sujet immédiatement, elle posa simplement sa fourchette en faisant la moue, battant les jambes.


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Han Musashi
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Jeu 28 Nov 2019 - 23:46
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Disons que c'est un accident.


Certains endroits étaient plus propices pour évoluer que d’autres, et il ne faisait aucun doute pour Musashi qu’Iwa soit le lieu idéal pour permettre à Masami de grandir. Elle connaîtra une évolution fulgurante, d’une manière ou d’une autre, car elle allait se confronter à une variété de personnes et de cultures, qui l’affecteront incontestablement, d’une manière ou d’une autre. La différence entre Iwa et Wasure était évidente à ses yeux, alors même qu’il ne s’était jamais rendu en ce lieu abject. Peut-être qu’il n’en sera pas aussi certain lorsqu’il posera ses pieds là-haut, puisque cela faisait partie de ses projets, peut-être. Cependant, pour l’heure, il avait suffisamment d’informations et de témoignages pour s’en faire un avis. Ainsi, quelle ne fut pas sa surprise lorsque la Genin réfuta d’appartenir à ce monde, insistant sur le fait que son monde se trouvait à Wasure et nulle part ailleurs. Même si son visage demeurait assez neutre, Musashi se posait un certain nombre de questions, dont il espérait obtenir les réponses d’ici la fin de leur conversation, ou du moins dans un avenir proche.

« J’avoue ne pas comprendre, mais cela ne fait rien. » Fit-il, dans un premier temps. « Tes propres règles dis-tu ? Tu peux me donner quelques exemples de ces autres règles ? » Demanda -t-il, d’un air curieux.

Musashi n’était pas contre le fait que Masami ait ses propres règles ou désir d’en suivre d’autres, qui soient différentes de celles du monde « extérieur », qu’elle rejette, à priori. Cependant, il aimerait lui faire comprendre que le monde extérieur sera impitoyable avec elle, si ses propres règles s’opposaient à celles qui régissaient d’une certaine façon ce monde. Mais il souhaitait surtout mettre l’accent sur le fait que tant qu’elle sera à Iwa, elle devra respecter les normes locale et nationale si elle ne souhaitait pas s’attirer des « ennuis ». Toutefois, le moment ne s’y prêtait pas tout à fait pour le Genin pour ce genre de rappel et leçon, Musashi souhaitait en effet être le plus pédagogue possible, et pour cela il comptait bien prendre tout le temps nécessaire.

Quoi qu’il en fût, il écouta attentivement les remarques de la Jiki sur la question du bon sens et de la logique qu’il souhaitait lui faire comprendre. Il fut légèrement surpris par les réponses de la jeune fille, mais finit par réaliser et comprendre son raisonnement.

« Le Fuinjutsu, pratique je te l’accorde. Tout le monde n’a pas le fuinjutsu, mais peu importe puisque tu sembles être du genre individualiste, chose que je comprends tout à fait d’ailleurs même si je le ne partage pas. Quoi qu’il en soit, à entendre tout ce que tu viens de dire, j’ai l’impression que tu te compliques la vie. Remettre le bien d’autrui sans rien attendre de retour, récupérer le tien sans te sentir redevable, sans t’imposer aucune obligation morale, si ce n'est d'être juste reconnaissant et d'agir pareillement quand tu le peux, cela me paraît quand même beaucoup plus simple et naturel. M’enfin, je reste ouvert et je comprends ton raisonnement, c’est déjà ça. » Fit-il, d’un léger sourire. « Une mission ? Vraiment ? Mais dans ce que cas c’est quoi ta conception du devoir ? » Poursuivit-il, d’un air amusé.

Musashi ne prétendait pas détenir la vérité, car en fin de compte il n’y avait pas de vérité absolue en qui concerne ces sujets. Toutefois, pour lui, lui qui était né à Kaze et passer une certaine partie de sa vie à Tsuchi, il y avait une différence fondamentale entre une mission et un devoir. Ainsi, en interrogeant Masami sur sa conception du devoir, il espérait, malgré la maigre expérience de la Jiki en dehors des murs de Wasure, qu’elle réfléchisse sur le sujet et qu’elle parvienne à faire la différence. Après tout, elle devait avoir réaliser suffisamment de missions et côtoyer suffisamment de personnes pour douter sur ses propres connaissances, qu’elle prenait pour acquis, notamment du fait de son éducation et expérience de Wasure.

Enfin, revenant sur le sujet des lois, Musashi interrogea son interlocutrice sur les conséquences d’un monde sans loi, d’une part pour connaître ce qu’elle pensait et d’une autre part pour jauger à quel point ils pouvaient penser différemment sur ce sujet. Il considéra alors ses réponses, qui ne le surprenaient d’ailleurs plus vraiment, compte tenu de tout ce qu’elle avait pu dire précédemment.

« C’est bien plus qu’une question de décision. Les règles sont d’une importance capitale et elles se doivent d’être observées par tous, il en faut autant pour ceux qui décident que pour ceux qui suivent et exécutent les ordres. Elles doivent cependant être édictées en fonction de certains critères et règles bien précises, m’enfin là je t’avoue que ça me dépasse aussi, tout du moins pour le moment. » Fit-il, d’un air songeur.

Ses futurs voyagent avaient notamment à pour objectif d'appréhender le monde et les personnes qui l’habitent, d’observer et de dégager les règles générales et universelles qu’on trouveraient partout, puis de tout cela en concevoir d’autres qui pourraient profiter autant à Iwa que les autres populations. Cela dit, encore fallait-il que son voyage ne rencontre pas d’obstacles susceptibles de le rediriger vers d’autres objectifs.

Pour l’heure, il fut temps de balayer ce sujet pour le moins complexe qui les dépassaient tous les deux et de se concentrer sur d’autres choses plus à leur portée. Ainsi, Musashi proposa à Masami son aide, si jamais il pouvait lui être utile dans l’apprentissage et le perfectionnement de ses arts ninja. La kunoichi saisit immédiatement l’occasion pour l’interroger sur des idées des techniques qu’elle pourrait développer à partir de son pouvoir spécial, qui était à priori le magnétisme. Héréditaire ou non, il l’ignorait. Il n’avait jamais vu l’utilisation d’un tel pouvoir, mais cela ne lui était pas tout à fait inconnu, notamment du fait de ses nombreuses lectures. Il semblait saisir le concept en se basant sur les maigres explications de la Jiki et de ses propres connaissances, toutefois il n’avait pour l’heure aucune idée concrète.

« Alors j’avoue que là, comme ça, ce n’est pas assez concret dans ma tête. Quand on ira aux hauts plateaux pour ton apprentissage, tu me feras une petite démonstration pour que je saisisse bien le concept et tenter d’aider du mieux que je pourrais. » Fit-il, d’un léger sourire. « C’est un don héréditaire ? C’est la première fois que je rencontre une personne qui utilise cette faculté. » Conclut-il, d’un air curieux.

Après cette parenthèse, l’adolescente réagit sur le cas de Wasure, en soulignant notamment que l’existence de cette prison n’était pas aussi méconnue qu’on pourrait le croire. Musashi hocha légèrement la tête, songeant notamment aux Byakurens et le seigneur Masato qui avait reconnu publiquement avoir contribué au « développement » de ce lieu morbide. Musashi ne trouva rien à redire, il ne pouvait lui partager tous ses sentiments sur ce genre de phénomène ni lui faire aucune promesse que ce soit, même si ce n’était de toute évidence pas ce qu’elle attendait de lui. En tout cas, il compatissait à sa peine, même si elle ne semblait visiblement plus en souffrir, ainsi qu'à celle de tous les autres victimes qui avaient été broyé par ce système.

Ainsi, Musashi écouta silencieusement le monologue de la Jiki, hochant par moment la tête, notamment pour signifier qu’il comprenait, avant de déguster son repas. Masami ne perdit pas de temps aussi, mangeant à une vitesse impressionnante, au point que certaines personnes se retournaient pour la regarder. Cela amusait le Genin.

« Je comprends, mais tu sais que personne n’est là pour te voler ta nourriture ? » Fit-il, d’un léger sourire.

Une fois leurs assiettes terminés, Musashi déposa l’addition sur la table, avant de se relever et de s’étirer légèrement.

« A moins que tu n’aies encore faim ou que tu veuilles d’un dessert, je pense qu’on peut partir pour les hauts plateaux. » Suggéra -t-il, implicitement.


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Mar 10 Déc 2019 - 19:18
Avait-elle réellement envie de retourner dans cette fameuse prison ? Masami ne s'était pas réellement posé la question au final, car partir avait été un besoin vital lorsqu'elle en avait eu l'occasion. Devait-elle y retourner ? Et pour quoi faire de toute manière ? Qu'est-ce qu'il pouvait donner à des gens l'envie d'y retourner. Elle espérait bien que plus personne y était, pour leur santé qu'elle soit physique ou mentale. La Jiki releva son regard en direction de l'homme lorsqu'il dit qu'il ne comprenait pas grand-chose à sa description de la vie de prison.

Jiki Masami • « Pour vraiment se rendre compte, il faut le vivre. En prison, on n'a pas les mêmes valeurs, un kunai est impossible à trouver. Il faut se débrouiller pour fabriquer un surin, cacher de quoi changer l'ordinaire aux gardes, surtout à Wasure. C'était une prison qui n'existait pas, donc, ils se faisaient plaisir. Il faut se trouver des alliés pour être protégé, rendre des services. Si on ne choisit pas un camp, on devient l'ennemi de chaque groupe, alors il faut vite choisir et se plier au rythme. La valeur de chaque objet devient complètement démente, c'est de la survie. Ce n'est pas comme ici où on a tout. Quand j'entends des gens râler sur leurs conditions, j'ai vraiment envie de rire. »

Tenta alors d'expliquer l'ancienne prisonnière à Musashi qui semblait être intéressée par ce qu'il se passait dans la fameuse prison. C'était bien le seul qui désirait connaître des détails, la plupart cherchaient surtout à éviter ce sujet sensible. À ses yeux, il n'y avait rien de tabou, c'était uniquement sa vie. C'était tout ce qu'elle avait pu connaître, il y a de cela très peu de temps. Même si l'adolescente était sortie de cette prison, son esprit y était toujours. C'était le monde extérieur où elle ne se sentait pas à sa place, son monde était la prison. Comment pouvait-il en être autrement ? Son but était de survivre, elle n'espérait rien . Elle suivra ce qu'il faut comme ordres des autorités, de ceux qui avaient la force, pour être tranquille. La châtaigne avait la faculté de s'adapter au moindre danger.

Jiki Masami • « Suffit de travailler pour le fuinjutsu, j'ai eu la chance qu'il y avait à Wasure no Kuni tout un tas de personnes qui détestait davantage les gardes que moi, et donc ils m'ont appris des trucs intéressants. Il faut bien que cela ait des avantages à être jeune. »

Répondit alors la jeune fille sans vraiment réagir à la notion de personnel ou non, car elle se moquait éperdument de ce qu'il pouvait arriver aux autres. Perplexe, elle leva un sourcil en regardant Musashi qui lui dit qu'elle se compliquait la vie.

Jiki Masami • « Donner, un objet pour rien en espérant que l'autre fasse pareil ? Vous êtes des rigolos les gens de l'extérieur. »

Laissa simplement échapper comme commentaire cinglant trouvant cela vraiment trop étrange. Masami haussa les épaules légèrement.

Jiki Masami • « Je fais ce qu'il faut pour avoir à manger et de quoi me défendre. Si jamais on me donne tous ces trucs et que l'on ne me dit pas grand-chose, j'imagine que c'est parce que je suis efficace. C'est surtout ça le devoir pour moi. Si je sers plus à rien, pourquoi Iwa me garderait ici ? Il faut que je sois là plus efficience possible pour ne pas avoir d'ennuis. Je ne saurais pas où aller de toute manière si ce n'est au hasard. Si je suis ici, c'est juste parce-que la barque dans laquelle on s'est échappé est arrivée sur la côte. »

Expliqua assez directement sans mentir une seule seconde et de manière très franche. Peut-être même trop. Masami croyait vraiment en elle, et ne doutait guère envers ce qu'elle pensait savoir. Elle doutait vraiment par exemple sur la version de vie de Teruyo, bien trop tarte, parler et encore parler. Elle préférait agir. Évidemment, la châtaigne sans s'en rendre compte était influencée, mais n'était sûrement pas prête à le reconnaître, sinon cela démontrerait une faiblesse.

Jiki Masami • « Mouais ... Bon ... Imaginons qu'il y a des lois pour tout le monde, que tout est merveilleux, mais qui nous surveille ? Qui surveille ceux qui nous dirigent ? Qui applique les lois pour ceux tout en haut de la pyramide ? Genre ces mêmes gens qui utilisent une prison comme Wasure parce que c'est pratique ? Tu vois bien que ça ne fonctionne pas ? »

Tenta alors de démontrer Masami d’une logique implacable sur le côté vicié des lois. Cela avait dû être une bonne idée à la base, mais tout cela lui semblait bien trop corrompu, bien trop aléatoire pour pouvoir s’y fier vraiment sur le long terme. Elle fit la moue en entendant Musashi dire que ce n’était pas assez concret pour trouver des idées. Elle se pencha légèrement, dubitative, car bien souvent, c’était ce genre de réponse. Son pouvoir était vraiment très rare et non utilisé.

Jiki Masami • « Pas assez concret hein ? Bon d’accord … alors ça fait ça en gros. »

Dit alors la châtaigne qui ne voyait pas vraiment pourquoi attendre, alors qu’elle pouvait faire une démonstration directe. Elle posa sa main sur la table, et lorsqu’elle le retira, il y avait le fameux sceau de fuinjutsu, le genre dont ils parlaient précédemment. Elle saisit ensuite un kunai d’une de ses sacoches qu’elle tint en main l’espace d’un instant histoire de le charger en bonne et due forme. Puis, finalement, elle le laissa flotter dans les airs juste au-dessus du sceau, simplement en le déposant.

Jiki Masami • « Tu vois, ce n’est pas si compliqué que ça. Une charge similaire se repousse, un opposé s’attire, c’est pas si difficile que ça. Le principe, c’est ça, comme les aimants. C’est juste que je peux te transformer en ça en gros. »

En grande gamine, elle fit tourner le kunai sur lui-même au-dessus du sceau, si bien qu’il continua en train de flotter. Elle ne comprenait pas où c’était difficile, mais elle était née avec ça en même temps.

Jiki Masami • « Ma mère a ce pouvoir, je l’ai aussi, alors peut-être que c’est héréditaire oui, je ne sais pas trop. J’ai le nom de famille de Jiki, mais je ne suis même pas certaine que c’est véritablement un clan, une famille. Dans mon cas, c’est toute une blague. »

On lui disait souvent cela, c’était la première fois que l’on rencontrait une fille comme elle, dans plusieurs domaines. Cela ne l’aidait pas vraiment à se sentir dans la norme, mais elle ne l’avait jamais été. Masami plissa les yeux en regardant autour d’elle avec soin si jamais quelqu’un s’approchait de la table. Elle était visiblement plutôt méfiante de cette sorte de cantine étrange. Cependant, malgré son regard autour, elle gardait bien ses mains autour de son assiette, prête à tout contre quelqu’un qui tenterait quelque chose, même Musashi. Un coup de couteau dans la main était assez rédhibitoire contre cela. L’adolescente observa alors le rituel étrange de donner des pièces contre ce qui venait de se passer.

Jiki Masami • « Moi aussi, j’en ai plein de ces trucs-là, c’est juste que je m’en sers jamais. Vous êtes quand même étrange vous les gens de l’extérieur avec cette idée de troc. On est suffisamment rapide et efficace pour disparaitre rapidement, alors pourquoi tu t’ennuies à faire ce truc-là ? Tu es fatigué ? »

Perplexe, Masami pencha la tête légèrement pour le regarder. Elle haussa les épaules légèrement en récupérant son kunai flottant.

Jiki Masami • « On peut aller où tu veux. »
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Lun 23 Déc 2019 - 23:43
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Plus Masami lui contait les conditions de vie de Wasure, plus Musashi trouvait paradoxale qu’elle se sente encore liée à cet endroit. Comment pouvait-elle encore vouloir appartenir à ce monde ? Comment pouvait-elle préférée leurs règles à celles du monde « extérieur » ? De nombreuses interrogations lui traversaient l’esprit, mais il finit, en fin de compte, par conclure que c’était sûrement plus dû à un traumatisme qu’autre-chose. En effet, Musashi voyait cela comme un traumatisme profond ancré en la Jiki, qui lui faisait constamment éprouver le besoin d’être sous ses gardes, en somme un instinct de survie bien aiguisé qui n’avait plus vraiment lieu d’être. C’était cela qui régissait en quelque sorte sa vie aujourd’hui, et il allait probablement lui falloir beaucoup de temps avant qu’elle ne lave son esprit des traumatismes de Wasure.

Tout ceci n’était néanmoins que pure hypothèse, après tout Musashi n’était pas un médecin et encore moins un psychologue, mais il s’en tenait à cette version car cela l’aidait à mieux appréhender le comportement et la vision du monde de l’adolescente, malgré le fait qu’elle ne fût plus à Wasure. Cela l’aidait notamment à appréhender ce Kibo, qui avait tellement été lobotomisé, qu’il avait fini par voir en chacun un potentiel adversaire, ne se privant pas de massacrer de centaines de civils avant de se donner la mort pour éviter d’être capturer.

« Je comprends mieux… » Finit-il par rétorquer, d’un air songeur. Il semblait absent durant quelques secondes. « Tu as raison, ce sont deux mondes totalement différents. Après la différence avec Wasure c’est que nous sommes censés être « libres », il est donc normal que les gens cherchent constamment à améliorer les conditions de leur vie. Mais je comprends tout à fait que cela puisse te choquer, toi qui viens de Wasure… Cependant, maintenant que tu es ici, avec nous, sache que toi aussi tu peux désormais te plaindre, tu peux chercher à améliorer les conditions de ta vie de la même manière que ces personnes qui râlent à la longueur des journées, même si je me doute que ta situation actuelle te convienne parfaitement. » Reprit-il, d’un léger sourire.

Lui-même n’y croyait pas lorsqu’il parlait de liberté, mais il était clair que, comparativement à la prison oubliée, ils étaient plutôt des êtres libres. Toutefois, Wasure demeurait une prison, un endroit conçu pour priver les gens de leur liberté, pour les maltraiter et faire toute sortes d’expérience sur eux. Ainsi, d’ici quelques années, peut-être que Masami ferait comme toutes ces personnes qui se plaignent en réclamant plus de droits ou de libertés, peut-être…

Quoi qu’il en fût, Masami lui confia par la suite que le fuinjutsu pouvait s’apprendre et que les gens n’avaient donc qu’à travailler pour le maîtriser. Dit comme ça c’était plutôt facile, ce qu’elle ne savait pas ou faisait mine de ne pas savoir ce que le Fuinjutsu était un des arts le plus complexe, ce n’était pas à la portée de tout le monde, et encore moins de ceux qui n’étaient pas des shinobis. Musashi se réjouissait néanmoins qu’elle put apprendre cet art dans la prison, malgré les conditions de vie épouvantables. Sourire aux lèvres, Musashi acquiesça malgré tout aux dires de la Jiki. Il la trouvait intéressante et agréable, et ce malgré leurs divergences d’opinons qui ne l'étonnait plus désormais.

« Rigolos ? Peut-être bien, ou peut-être que c’est moi qui le suis. Après tout, nous-mêmes on a du mal à s’entendre entre nous, on a encore du mal à se comprendre et parfois il suffit d’un rien pour qu'on se tape dessus telles des bêtes sauvages. Donc si j’ai un conseil à te donner c’est de rester ouverte. Ne soit pas réfractaire à ce qui t’es étranger et cherche toujours à comprendre ce qu’une personne cherche à te dire avant de juger. » Fit-il, d’un sourire amusé.

C’était peut-être trop demander à la Jiki ? Peut-être, tout du moins pour le moment.

« Le destin sans doute… » Lâcha -t-il, par la suite. « Ta façon de voir les choses se défend… De toute évidence je n’ai aucune leçon à te donner sur ces sujets, moi-même je suis encore loin d’être convaincu par mes propres réponses. » Conclut-il, simplement.

Masami exprima par la suite son désaccord avec la conception des lois de Musashi, chose qui ne manqua pas de le faire réagir immédiatement.

« Dis comme ça, tu marques point. Après je ne crois pas à la perfection non plus, mais je reste convaincu qu’on puisse soumettre tout te monde à des règles, tout le monde sans exception. » Répliqua -t-il, d’un air songeur.

Comment ? Il l’ignorait encore, il avait simplement des bribes d’idées qui étaient pour l’heure assez facilement démontables. Néanmoins, il restait persuadé que c’était possible, il fallait seulement réfléchir et trouver les réponses à cette question. Cela dit, ce n’était pas en restant cloîtrer entre les quatre murs d’Iwa qu’il parviendra à résoudre cette problématique.

Quoi qu’il en fût, Musashi eut le droit, par la suite, à une petite démonstration du pouvoir de Masami, qui ne voulait pas attendre d’être au terrain de l’entraînement pour lui faire comprendre le principe. La démonstration était simple et efficace, permettant ainsi au Genin de mieux appréhender la capacité de la Jiki. Alors qu’il observait le Kunaï léviter au-dessus du sceau qu’elle avait créer sur la table, Musashi songeait rapidement à des idées des techniques qu’elle pourrait créer.

« Oh, je vois mieux… Tu pourrais par exemple sceller un énorme rocher dans un parchemin et le faire abattre sur des ennemis ? » Fit-il spontanément.

C’était la première idée qui lui passa à l’esprit. Par rocher, il entendait quelque chose de tellement énorme que ses ennemis auraient très peu de chance d’y échapper. Pourquoi pas une demi-montagne, se disait-il. Une fois scellé et que ses potentiels adversaires marqués par son sceau, elle n’aura qu’à jeter le parchemin dans les airs et en libérer le contenue. Cela lui paraissait très coûteux en chakra, mais encore fallait-il voir si c’était réellement possible.

« Je vois, ça se trouve c’est vraiment une capacité héréditaire liée à un clan… » Fit-il, avant de terminer son assiette.

Cela rappelait notamment à Musashi qu’il devait poursuivre les recherches sur les origines du Shôton, puisque sa mère lui avait affirmé que c’était un pouvoir héréditaire lié à un clan qui avait jadis marqué l’histoire de Tsuchi. Par ailleurs, Musashi voulut demander à la Genin si elle ne voulait pas entreprendre de recherches pour en savoir plus, pour peut-être trouver d’autres gens qui auraient le même pouvoir qu’elle et qu’elle serait liée de près ou de loin à eux par des liens de sang. Cependant, il ne jugea pas utile de lui en parler dans l’immédiat.

Quoi qu’il en fût, Musashi ne put s’empêcher de rire en observant le comportement de l’adolescente pendant qu’elle terminât son assiette. C’était hilarant, même si les gens autour semblait voir cela d’un autre point de vue. Ils la regardaient en effet de façon étrange, ne se privant pas de marmonner quelques petits trucs à voix basse. Masami n’avait que faire, elle protégeait son assiette, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus rien dessus. Puis, une fois qu’elle terminât, Musashi déposa l’addition sur la table avant de se lever, prêt à entamer la deuxième phase de sa promesse. C’était alors que Masami l’interpella en lui confiant qu’elle avait beaucoup d’argent et qu’elle ne s’en servait pas. Elle trouvait le concept étrange, faisant une fois de plus rire Musashi.

« Hahaha Sacré Masami ! Si tout le monde faisait ça, crois-moi tu n’auras plus rien à manger, hahaha. » Fit-il, en riant à gorge déployée. « Si n’en veux pas de ton argent tu peux me l’offrir, ça permettra de m’acheter des nouveaux vêtements, pleins de nourriture, des armes… tellement de choses… » Poursuivit-il, d’un sourire amusé.

Maintenant qu’elle avait une idée de la valeur de l’argent qu’elle avait amassé, il se demandait comment elle comptait le dépenser. Ce serait quand même dommage de tout claquer dans de la nourriture…

« Je me sens un peu lourd mais ça ne devrait pas être un obstacle. Allons-y ! » Conclut-il, en rangeant sa chaise avant de sortir de la taverne.

Il se mit alors en direction des hauts plateaux sans perdre plus de temps. Il espérait que Masami le suivait et qu’elle parviendrait à suivre son rythme, qui n’était pas si soutenu que cela en réalité...


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Jiki Masami
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Lun 30 Déc 2019 - 13:01
Jiki Masami • « Hm ? »

Laissa entendre alors l’adolescente lorsque Musashi dit apparemment comprendre. Elle se demandait bien qu’est-ce qu’il avait bien pu comprendre là, et elle le laissa poursuivre, ce qui ne manqua pas d’y répondre. Elle se gratta la joue, en sentant bien que son vis-à-vis nuançait clairement la notion de liberté.

Jiki Masami • « Moui … la liberté du monde extérieure … c’est à nuancer évidemment, mais il faut bien avouer qu’il y a à noter un certain progrès notoire. »

Cependant, la jeune fille ne put se retenir d’éclater de rire.

Jiki Masami • « Le droit de me plaindre comme vous ? Dés qu’il pleut, dés que l’on vous interdit de sortir de périmètre, ou encore de devoir suivre des ordres de tel ou tel genre ? Hahahaha ! Non, ce serait ridicule. Vous, les gens de l’extérieur vous ne vous rendez pas compte à quel point vos vies sont idylliques. Tous ceux de Wasure no Kuni auraient rêver pouvoir vivre même comme un pauvre diable dans vos rues, cela aurait toujours été mieux de ce que l’on a vécu. La plupart des personnes, ninjas compris, que j’ai pu rencontrer n’ont rien vu de la vie, de la vraie souffrance, de la vraie peine. Pour ma part, je vais tâcher de rester en vie le plus longtemps possible, le reste est vraiment secondaire. »

Expliqua alors très clairement la situation à Musashi, qui avait plutôt bien ciblé le personnage qu’il avait en face de lui. Elle n’avait pas du tout les mêmes minimaux que la plèbe, qui avait des valeurs de vie bien trop élevées à son gout. Elle ne pouvait dire le contraire que sa situation s’améliorait de jour en jour, mais pour combien de temps au final ? L’adolescente se disait qu’il risquait d’arriver un malheur ou quelque chose qui allait modifier le monde. Elle devrait être prêt, elle devrait avoir la force de survivre. L’état de grâce dans lequelle Masami se trouvait ne pouvait durer bien longtemps, c’était bien trop beau.

La châtaigne avait côtoyé autour d’elle uniquement des êtres d’exceptions dans leur genre. Chaque personne ou presque de la prison oubliée avait un fort potentiel de destruction ou d’intérêt au minimum. C’était aisé d’aiguiser les arts ninjas pour s’en servir, sans compter qu’ils avaient tout le temps pour cela. Tandis que dans le monde extérieur, la population capable de réellement devenir ninja était bien moindre, mais Masami ne s’en rendait pas vraiment compte. Elle ne voyait que des fainéants qui préféraient être des moutons et non des loups. Ce n’était pas trop son genre. Elle haussa les épaules lorsque Musashi parla de se frapper dessus quand on ne se comprenait pas.

Jiki Masami • « C’est pas bien grave de se frapper, ça arrive tout le temps les bagarres. C’est le plus fort qui a toujours raison, en dehors ou dans la prison, cela ne change pas ça. »

Rester ouverte à ce qu’elle pouvait voir, c’était assez étrange. Masami ne pouvait pas dire qu’elle puisse le faire si simplement, elle arrivait avec ses bagages et ses expériences. Le sort des autres ne l’intéressait pas du tout, alors peu importe les considérations si cela ne changeait pas sa vie. Elle se contenta de rire doucement lorsque Musashi semblait dire qu’il ne croyait pas forcément ce qu’il disait, c’était quand même particulier. Quoi qu’il en soit, elle n’acceptait pas les leçons des autres, car elle ne croyait que ce qu’elle voyait. Elle croisa les bras derrière sa tête en faisant un peu la moue.

Jiki Masami • « Alors je jugerais vos lois efficaces quand je verrais les dirigeants du monde entier se faire juger pour tout ce qu’ils ont fait à Wasure no Kuni. En attente, je vais rester dubitative, et faire comme je fais maintenant. Je m’en arrange tant que cela m’aide. »

Répliqua alors Masami sans trop se faire d’illusion, jamais l’on verra un procès pour toutes les horreurs que l’on fait tant de personnes responsables à Wasure, jamais. Cela arrange bien tout le monde et tant pis pour les victimes. Pire encore, l’ancienne prisonnière travaillait même pour l’un d’eux, mais ce n’était que de son point de vue qu’une manière de l’utiliser. Elle ne s’attendait pas à voir le daimyo de la roche devant un procès et condamnée à la prison, même si cela serait amusant. Elle hocha la tête doucement.

Jiki Masami • « Oui en effet, je pourrais enfermer et relâché un roche, ou n’importe quoi d’ailleurs tant qu’il est magnétisé à l’avance, mais je préfère pour le moment utiliser des armes comme les kunais, les shurikens ou d’autres trucs du genre. Avec les bonnes conditions, ce n’est pas comme si j’avais besoin de viser réellement. Le magnétisme le fait pour moi bien mieux. »

C’était également un moyen malléable de pouvoir manipuler ses armes dans tous les sens. Le roche, une maison, ou une montagne n’étaient pas des moyens très nobles ou fins. Elle ne se voyait pas utiliser des outils pareils. Elle ne savait pas du tout si les Jiki étaient une famille ou un clan, elle n’avait aucune information sur cela, et pour bien le dire, elle n’en recherchait pas vraiment.

Jiki Masami • « Ben quoi ? C’est bizarre quand même vos morceaux de métal en change de travail ! Si tu veux ces trucs-là d’accord, mais j’ai quoi en échange ? »

Demanda Masami lorsque Musashi riait et lui disait qu’elle pouvait toujours les lui donner. Ne perdant pas le nord, si jamais ces machins avaient une valeur, alors pourquoi ne pas échanger ces trucs ou n’importe quoi d’autres contre un service ou autre chose. Si jamais les cailloux pouvaient avoir de l’importance pour quelqu’un, cela serait la même. Elle pourrait bien acheter un an de nourriture et la stocker dans un sceau de fuinjutsu, cela serait déjà utile pour se débarrasser de ces morceaux de métal inutiles. Marchant d’un bon pas, Masami avançait sans hésiter vers les terrains d’entrainement qu’elle connaissait plutôt bien.

Jiki Masami • « Tu veux que je te montres quoi ? Que l’on fasse quoi ? En tout cas, je viens d’avoir une idée de créer un centre de gravité qui attire tout en permanence, enfin qui attire ce qui est magnétisé en fait. Cela peut être utile. »
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Elle arrivait visiblement à le suivre, chose qui ne manqua pas de le faire légèrement sourire. Il savait néanmoins que cela ne devait pas être simple pour Masami que d’admettre cette nuance, surtout pour elle qui avait passé ma majeure partie de son existence à Wasure. Ainsi, lorsqu’elle jugea bon d’apporter des précisions sur les progrès du monde extérieure en ce qui concernait la liberté, Musashi concéda immédiatement d’un léger signe de tête. C’était quelque chose qu’il relativisait, mais il estimait qu’elle n’avait pas tout à fait tort sur ce sujet.

Cependant, quelle ne fut pas sa surprise par la suite lorsque l’adolescente se mit soudainement à rire à gorge déployée. C’était si soudain qu’il ne s’y était pas attendu, se contentant ainsi de la regarder curieusement, comme s’il cherchait à comprendre ce qui y avait d’hilarant dans ses propos. Toutefois, cela lui parut beaucoup plus évident lorsque Masami prit la parole pour s’expliquer. Ainsi donc, l’idée de se plaindre lui paraissait complètement absurde, chose dont Musashi pouvait tout à fait comprendre. Il se contenta ainsi de l’écouter attentivement aller jusqu’au bout de son monologue avant de réagir à son tour :

« Idylliques, dis-tu ? Si tu compares avec Wasure, oui c’est incontestable. » Répliqua -t-il, dans un premier temps.

Musashi n’alla pas au bout de sa pensée. Avec cette phrase, il suggérait plus ou moins implicitement que Wasure n’était peut-être pas une bonne référence pour comparer la qualité de vie des ninja. Car, après tout, il s’agissait d’une prison bâtie exclusivement pour détruire ceux qui avaient eu le malheur d’en faire partie. Tsuchi aurait été, selon lui, la bonne référence pour comparer, par exemple, la qualité de vie des Mizujins ou des Kazejins. Quoi qu’il en fût, au fond, le fils du désert voyait malgré tout où son interlocutrice voulait en venir.

« Je n’en doute pas une seconde, Masami. » Concéda -t-il d’abord, d’un air relativement neutre. « Cependant, je ne peux pas te laisser dire que la plupart des gens de la cité n’ont rien vu de la vie ou qu’ils n’ont pas connu de véritable peine. A moins, bien entendu que tu n’en ais pas rencontré beaucoup de personnes. Car, vois-tu, cela fait trois ans que je fais partie de ce village, et je peux te dire que j’en ai connu des gens qui ont galéré et souffert. Peut-être qu’aucun d’entre eux n’a connu ou n’a vécu ce que tu as connu à Wasure, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont moins souffert pour autant. » Jugea -t-il bon de rappeler.

Étrangement, comparativement à Masami, Musashi n’avait autour de lui que des gens qui avaient souffert. Que ce soit, Yanosa, Abuto, Aimi, Teruyo, Taishi, Tenzin, et bien d’autres, ils avaient tous connu la souffrance, d’une manière ou d’une autre. La souffrance faisait après tout partie intégrante de la vie d’un shinobi.

« Rester en vie le plus longtemps possible ? Pourquoi pas, c’est un objectif comme un autre. Quoi que peut-être un peu difficile pour un ninja, qui risque sa vie à chaque mission, mais je te le souhaite, je le souhaite à tout le monde d’ailleurs. » Lâcha -t-il, d’un air amusé.

Il n’y avait pas si longtemps, lui-même ne pensait qu’à une chose, survivre. Chose qui l’avait, contrairement à Masami, du moins visiblement, rendu dépressif et solitaire. Cela l’avait rendu malheureux et lui avait ôté toute confiance en lui. Aujourd’hui, il en était libéré, grâce à son entourage, peut-être que cela sera le cas pour Masami aussi, un jour. Car, vivre en ne pensant qu’à survivre c’était tout simplement passer à côté de la vie... Sans compter que survivre n'était pas quelque chose qui dépendait forcément d'elle, en avait-elle conscience ?

« Tâche toute de même de ne pas passer à côté de la vie, hein. » Lâcha -t-il, évasivement. Une telle phrase venant de lui, quelle ironie.

La réaction de Masami en ce qui concernait les querelles et le rapport des forces qui opposaient les différentes factions le rendit dubitatif. Mais, étonnement, la réaction de l’adolescente ne l’étonnait guère.

« On a vu les conséquences de la dernière bataille. A priori on a gagné, donc j’imagine qu’on est les plus fort ? Pourtant, j’ai comme l’impression qu’on a perdue beaucoup plus de choses que nos ennemis, haha. » Lâcha -t-il, d’un léger rire qui ne s'y prêtait pas vraiment au contexte. Se rendait-elle compte du problème de son raisonnement ? « C’est quand même étonnant qu’une personne qui ne pense qu’à survivre puisse tenir un tel discours. » Poursuivit-il, en étirant ses lèvres.

Musashi ne souhaitait pas imposer sa vision des choses à Masami, cependant, il agissait en espérant qu’elle finisse par se rendre compte par elle-même des anomalies que pouvaient comporter son raisonnement. Pour l’instant, la différence entre eux deux était que l’un fût plein de certitude tandis que l’autre était proie aux doutes sur biens des sujets.

Quoiqu’il en fût, l’épéiste écouta par la suite attentivement la petite remarque de la Jiki notamment sur l’efficacité des lois, faisant alors mine de comprendre avant de réagir.

« Les choses ne sont pas aussi simples. M’enfin après ce n’est pas mal d’agir comme tu le fais aussi, seulement je trouve ça étrange que tu ais accepté de travailler pour l’une des personnes impliquée dans la création de Wasure. Quoique… Ce n’est que par pur intérêt j’imagine ? » Lâcha -t-il, en haussant les épaules.

Tout un paradoxe. Il allait avoir beaucoup plus de travail qu’il ne l’imaginait. En serait-il à la hauteur ? Seul le temps nous dira.

Écoutant attentivement les explications de Masami sur le principe de son pouvoir, Musashi finit par acquiescer d’un léger signe de tête, saisissant visiblement un peu mieux le pouvoir. Amusé par la remarque de la Jiki sur le concept de l’argent, Musashi fit mine de réfléchir avant de lui proposer un premier deal en échange de sa bourse.

« Heuu… Je te propose de mes les filer et en échange tu passes quand tu veux chez moi pour diner avec « nous ». Tu peux passer tous les jours, pour un dîner à volonté, et ce jusqu’à ce que tu en ais marre de voir nos sales tronches. C'est donnant-donnant, non ? Tu en dis quoi ? Tu as une meilleure proposition ? » Demanda -t-il, d’un air amusé.

Ce n’était pas son genre d’exiger de l’argent pour quelque chose d’aussi banale mais Musashi avait une idée derrière la tête. Une idée qui pourrait vraiment surprendre la Jiki sur le long terme. Enfin, pour ça il fallait qu’elle accepte. Et si c’était le cas, Musashi avait une autre personne à convaincre, une personne qui devrait s’efforcer de continuer à tenir sa promesse, si un jour il venait par exemple à s’absenter pour une raison ou une autre. L’idée avait l’air de beaucoup l’amusé en tout cas.

Quelques temps plus tard, les deux Genins étaient arrivés non loin des hauts plateaux, Musashi se retrouvait confronté à l’impatience, ou tout du moins la curiosité de la Jiki.

« Je veux que tu me montres ce que tu sais faire. Surprends-moi ! » Lâcha -t-il, d’un large sourire. « Un centre de gravité qui attire tout en permanence ? Même une personne, j’imagine ? » Finit-il par demandé, après réflexion. « C’est parfait, nous allons commencer par ça. » Lâcha -t-il, d’un air malicieux.

Il réalisa quelques mudras, générant ainsi une armure partielle que Masami ne pouvait pas voir, puisqu’elle était dissimulée par ses vêtements. Une fois au terrain d’entraînement, il opta pour la zone la moins dégagée, là où on pouvait trouver un certain nombre de rocher et autres obstacles idéales pour un entraînement.

« Comment comptes-tu t’y prendre pour ton idée ? Je te laisse l’expérimenté sur moi si tu veux. » Conclut-il, d’un léger sourire. Il était prêt à être magnétisé et servir de cobaye à la Jiki pour sa technique.


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