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[Mission rang D] Où est la nourriture ? [PV Jiki Masami]


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Jeu 18 Juil 2019 - 5:21
Une petite bulle se gonflait et se dégonflait au rythme lent et posé de ma respiration. C’était cette petite bulle si particulière qui s’accrochait au bout du nez pendant un long sommeil réparateur. Couché dans mon lit, je devrais plutôt dire vautré en fait, je profitais encore des bras de Morphée dans une literie totalement chaotique. Alors que mes draps étaient totalement défaits, pendant au pied du lit, mon oreiller quant à lui était, on ne sait trop comment, perdu quelque part sous le lit. Quant à moi, allongé en étoile de mer, totalement débraillé dans mon pyjama rayé bleu et blanc, j’émergeais enfin de mon sommeil au son si distinct de ce fameux « Poc » d’une bulle nasale qui éclate. Ce début de journée était finalement l’œuvre d’un rayon de soleil qui s’était faufilé entre les volets en partie ouverts, et qui venait lécher mon visage et le réchauffer de sa douce chaleur.

Assis sur le lit, les yeux encore collés et la bouche pâteuse, je connectais lentement mon cerveau afin de faire le point sur ma journée. Très simple pour ainsi dire. Huit heures trente, rendez-vous au bureau d’attribution des missions pour recevoir mon affectation de la journée, réaliser la mission, rendre le rapport de la mission, rentrer chez moi et retrouver ma fille. D’ailleurs, ce soir c’était concours de poterie. Depuis que Jurô lui avait offert une fleur en argile, elle n’arrêtait pas de vouloir faire la même chose. J’avais beau lui dire qu’elle devait s’entraîner au préalable, elle voulait avant tout réaliser de belles fleurs. C’est de cette manière que j’ai commencé à recevoir des vases, des tasses et des assiettes d’une difformité notable. Reconnectant enfin tous mes neurones, je regardais enfin l’heure qu’affichait mon réveil. Huit heures vingt-huit. Ça va, il me restait deux minutes …

Montée d’adrénaline instantanée, je me levais en sursaut, m’habillais à la hâte, ne prenant même pas le temps d’un bon petit déjeuner malgré les douces odeurs qui se dégageaient de la cuisine et quittais les lieux en courant, hurlant un « Au revoir, je suis en retard ! À ce soir ! » à travers toute la maisonnée. Courant dans les ruelles, esquivant les passants et évitant les obstacles tel un vrai shinobi, je rejoignais enfin le lieu où j’étais attendu. Après plusieurs minutes de course, après avoir gravi quatre à quatre les marches du bâtiment jusqu’à rejoindre le bureau des missions, j’entrais en trombe dans ce dernier. Le dos plié en deux, les mains posées sur les genoux, j’essayais de reprendre mon souffle et lorsque quelqu’un fit mine de me parler, la seule réponse fut mon index levé vers le haut que tout le monde comprend comme « Attends une seconde ». À peine rétabli, encore haletant, quelques gouttes de sueur perlant sur mon front, je m’avançais enfin espérant récupérer rapidement mon ordre de mission.

« Bonjour … Miyamoto Teruyo. Désolé pour le retard. Je viens chercher ma mission du jour ».
« Je suppose que vous ne vous êtes pas réveillé ? ».
« Non ! Pas du tout, j’ai dû aider un vieux marchand à déplacer sa charrette de légumes, c’est tout ».
« Ce n’est pas ce que disent vos chaussons … »
« Ah ! »


Il n’y a pas pire menteur que celui qui se fait prendre. Et moi, je m’étais fait attraper comme un bleu. Dans la précipitation, j’étais presque parti comme j’étais. J’avais bien sur le dos ma tenue habituelle, seulement, à mes pieds, au lieu des traditionnelles sandales, j’arborais une paire de chaussons des plus fantaisiste.

« Tenez, voilà votre mission, en espérant que vous y mettiez un peu plus de professionnalisme que ce que je vois maintenant ».

Récupérant le parchemin, une main derrière la tête grattant ma tignasse rousse, je regardais le chunin d’un rire gêné, lui assurant que la mission serait belle et bien remplie. Sur le retour, ouvrant le rouleau, je constatais que les choses étaient, du moins sur le papier, fort simple. Il ne s’agissait là que d’une simple enquête pour vol. Pour autant, dans les conditions actuelles telles que nous les connaissons, il n’est jamais simple d’avoir une vérité absolue. Quoi qu’il en soit, j’étais déjà en retard, et je devais être attendu. Consigne était donnée de se retrouver à un point de rendez-vous en dehors de la zone d’enquête et d’y retrouver la personne avec qui j’étais mis en binômes. Une fois sur place, à quelques rues de l’hôpital, voilà qu’il me fallait trouver mon partenaire. Je dois dire que ce n’était pas chose évidente, je n’avais aucune idée de qui devait être mon coéquipier. C’était d’autant plus difficile à discerner ce collègue de fortune qu’il y avait là plusieurs shinobis.

Il ne me restait qu’une solution bien visible. Me rapprochant des gens, au milieu de la rue, j’agitais au-dessus de ma tête, le rouleau de mission qui m’avait été confié espérant faire réagir quelqu’un. J’espère seulement que la personne en question ne sera pas rebutée par mes incroyables, et pourtant si confortables, chaussures.

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Ven 19 Juil 2019 - 8:40
Masami s’était réveillée assez tôt, enfin tôt, cela dépendait du point de vue. Sans doute que de la part de Teruyo, c’était les aurores de l’aube, là où les premiers rayons du soleil dardaient afin d’éveiller la vie endormie, mais pour la châtaigne, c’était surtout une question de ventre. Habituée de vivre en mode survie toute sa vie, c’était une question d’un bon départ pour le matin ! Lorsque l’on avait eu sa vie, pouvoir déjà ne pas baisser la tête et craindre les coups pouvaient s’avérer déjà une excellente journée ! Bon, depuis qu’elle avait commencé sa vie dans le pays de la Terre, il fallait bien avouer que cela se passait plutôt bien, mais pour combien de temps ? Masami était habituée aux coups durs, s’il y avait une bonne nouvelle, la roue karmique allait certainement bientôt amener une peau de banane, mais sans le bon fruit sucré à l’intérieur. Alors autant en profiter !

Arrivée bien une heure et demi plus tôt que le rendez-vous, Masami avait rapidement récupéré le parchemin pour sa première mission. Elle ne gagnait certainement pas sa vie, sûrement pas, elle avait un peu d’argent, mais par manque d’habitude, elle ne l’utilisait pas surtout quand il y avait d’autres méthodes. Non, elle n’allait pas voler, bande de mauvaises langues ! Arborant son plus beau profil et un doux sourire avenant du haut de ses quatorze ans, La jeune fille avait récupérer un joli carton et elle se tenait à la sortie d’un magasin en quémandant pour une noble cause de la nourriture.

Jiki Masami • « Pour les traumatiser de la guerre ! N’hésitez pas à faire un don, surtout les bons gâteaux ! Ils adorent ça ! Un peu de bon cœur madame ! Monsieur ! S’il vous plait ! »

Le fait de se tenir prêt d’une boulangerie n’était pas anodine, autant cibler ce qui est bon ! Une petite demi-heure plus tard, les kamis savaient à quel point il était bon d’avoir cet âge-là, la jeune genin avait récupérer trois ou peut-être même quatre gâteaux. Il était temps de s’éclipser discrètement maintenant à coup de pas chassés, en mode crabe. Quelques ondulements plus tard, Masami avait pu reprendre la route avec son carton sous le bras, toute contente, c’était franchement des gros pigeons ! Heuuuu …. Une ville agréable, avec des gens généreux et porter vers les autres. Elle s’installa alors tranquillement sur un banc de la place où le rendez-vous y était, pour savourer les fameux gâteaux des traumatiser de guerre. Elle regarda à droite, puis à gauche avec une grande conscience professionnelle, puis elle hocha la tête doucement.

Jiki Masami • « Bon ! Ben c’est dommage quand même, je suis la seule traumatisée de guerre présente, c’est ballot ! »

En vrai, Masami était assez contente pour le coup, mais elle n’avait certainement pas menti. Vu ce qu’elle avait vécu, elle pouvait bien être traumatisée, et quoi de mieux qu’un peu de sucre pour s’en remettre. Le traitement risquait de prendre quelques années, et il allait peut-être même avoir des rechutes. Quels grands malheurs ! Habillée de façon assez simple pour une shinobi, elle avait seulement des sacoches dans son dos qui pouvaient la faire sortir du lot du tout à chacun. Un fameux collier autour du cou, Masami ouvrit son carton en se frottant les mains, il n’y avait pas seulement trois gâteaux, mais quatre ! Battant des jambes dans le vide, la jeune fille profitait d’un bon gâteau à la crème avec des fruits. C’était étonnant comme tout ce qui était gratuit pouvait paraitre bien meilleur !

Quelques minutes plus tard, l’heure de rendez-vous était déjà dépassée. Bon d’accord, Masami ne faisait pas trop attention à qui passait devant elle, mais ce n’était pas de sa faute, car il y avait encore deux gâteaux à finir.

Jiki Masami • « Aaaaaaaah … j’en peux plus … »

Puis, la châtaigne regarda un homme passé devant elle avec des pieds géants en guise de chaussures, elle ne put se retenir d’éclater de rire, ouvertement moqueuse en tendant un doigt dans sa direction.

Jiki Masami • « HAHAHAHAHAHAHA ! La touche qui se paye le mec ! HAHAHAHAHAHA ! »

Masami n’arrivait pas à se retenir de rire, même des personnes se retournaient en la regardant. Comment pouvait-elle conserver son calme en voyant ça ? Crédibilité sur vingt, quelque chose de véritablement magnifique. On pouvait même se demander ce qu’il faisait là ! Le souci majeur fut lorsqu’elle se rendit compte que ce type tenait un parchemin de mission.

Jiki Masami • « Ho non c’est pas vrai … »

Marmona alors la jeune fille doucement en se faisant de plus en plus petite sur son banc. Si jamais elle pouvait se camoufler derrière sa boite improvisée à gâteau, elle le ferait sur le coup. Elle craignait vraiment que ce type soit son fameux coéquipier, il n’en était pas question. Si cela se trouvait, c’était encore un apprenti ninja en stage et pas encore sorti de l’académie. Bon, il semblait être un peu trop vieux pour ça, mais pas question de prendre de risques. Soudainement, une vague de stresse l’envahit, Masami avait complètement oublié son propre parchemin caractéristique à ses côtés posé négligemment sur le banc. Elle le prit délicatement entre ses doigts comme si cela pouvait aider à une certaine discrétion, puis elle le glissa dans son dos afin de le cacher entre le dossier du banc et son propre dos, comme si cela pouvait être une fiole de nitroglycérine. Masami fit exprès de regarder le sol lorsque l’homme commença à agiter la main au-dessus de sa tête.

Jiki Masami • « Pas par là …. Pas par là … »

Répéta alors la châtaigne en boucle d’une toute petite voix comme une phrase rituelle d’une invocation.
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Dim 21 Juil 2019 - 3:35
Debout au milieu de la rue, agitant mon parchemin de droite à gauche au-dessus de ma tête comme un illuminé, j’attirais nécessairement le regard des passants autour de moi. La diversité des réactions était importante au final. Entre l’homme un peu guindé, au regard hautain qui me toisait de haut vous laissant le sentiment de n’être qu’un raté, en passant par la grand-mère revenant du marché qui se demandait ce qu’était devenue cette époque, je dois dire que ma réaction préférée était celle de ce petit garçon. Droit comme un piquet, il s’était planté devant moi, me regardant faire mon petit manège ayant pour but de trouver mon partenaire de mission. Puis au bout de quelques secondes, il me tira doucement la manche, les yeux pleins d’espoir.

« Dis monsieur ? Pourquoi tu fais ça ? Ma maman elle m’a dit que je devais te demander si je voulais savoir. Moi je pense que t’es un magicien. J’ai raison ?

En effet, derrière le petit bonhomme, une femme aux longs cheveux comme les blés, vêtue d’une robe verte aux motifs floraux qui lui descendait jusqu’aux chevilles me regardait, ou plutôt nous regardait de son œil maternel. Lorsque nos prunelles se croisèrent, j’ai ressenti une approbation de sa part quant au fait de discuter avec son fils, mais aussi, de manière plus réservée et de manière plus personnelle, j’ai ressenti une profonde tristesse qu’elle tentait de cacher en vain. M’accroupissant devant le garçonnet, je m’adressais à lui d’une voix douce.

« Salut bonhomme. Moi c’est Teru. Et toi ? C’est quoi ton nom ? ».
« Moi c’est Nashi ».
« Alors Nashi, dis-moi pourquoi tu penses que je suis un magicien ? ».
« Mon papa aussi il agitait les bras et ça faisait plein de choses. Mais maintenant il est en voyage au Paradis maman m’a dit. Même que c’est loin et qu’on pourra pas le voir pendant longtemps. »


Une vague de tristesse m’envahit immédiatement. Il ne fallait pas être bien malin pour comprendre que le père de ce gamin qui ne devait pas avoir plus de quatre ans était un shinobi et faisait partie des victimes du dernier conflit. Alors que sa mère avait légèrement détourné le regard, tentant maladroitement de cacher une larme naissante, touché par la situation de Nashi, je me lançais dans une petite interprétation. Après tout, j’étais en train de me dire que dans une situation similaire, j’aimerais que l’on puisse remonter le moral de ma petite Saya. Me relevant, dressait comme un « i », une voix ferme et amicale, j’entamais ma petite scenette au milieu de la rue.

« Eh bien Nashi ! Tu as raison, je suis un magicien, et pas n’importe lequel ! Je suis le grand Doudini ! Et maintenant, place au spectacle ahahah !

Et comme souvent, la foule était égale à elle-même. Désintérêt ou curiosité se mêlaient.

« Mais avant de commencer, il me faudrait l’aide d’une personne innocente ! Tiens ! Toi là ! Nashi, c’est ça ? Viens avec moi ».

C’est ainsi que le spectacle de rue improvisé débuta. Tout d’abord un tour où une pièce disparassait des mains comme par enchantemant pour au final réapparaitre derrière l’oreille du bambin. Solution du magicien ? Hikariton ! Ensuite, voilà qu’une petite boule en mousse semblait flotter dans les airs en tournant sur elle-même. Solution du magicien ? Fûton ! Puis vint enfin le clou du spectacle ! Voilà qu’un petit et magnifique feu d’artifice apparaissait au-dessus de nos têtes. Un spectacle son et lumière, mais sans son, un feu d’artifice muet où seuls les éclats éclatants de reflets bleus, rouge ou encore vert explosaient dans le ciel en une multitude d’étincelles multicolores.

« Tadaaa ! Merci à tous, et un grand bravo à Nashi ».

Si les quelques applaudissements qu’ils y avaient semblaient m’être destiné, je montrais le gamin de mes deux mains qui face à cette scène avait les yeux remplis de joie.

« Allez Nashi, dépêche toi de rejoindre ta maman, tu vas être en retard » dis-je en souriant.

Et voilà que le gamin commençait à gambader au loin alors que sa mère s’approchait de moi, elle aussi quelque peu émue.

« Merci pour lui monsieur … ? »
« Ah pas de soucis. Appelez moi Teruyo ».
« J’aimerai vous remercier à l’occasion. N’hésitez pas à passer me voir, je tiens la fleuristerie Himawari dans le quartier commerçant ».
« Je n’y manquerai pas ».
dis-je en souriant.

Et alors qu’elle rejoignait son fils qui la pressait de venir, elle se retourna et me lança quelques mots. « Au fait, moi c’est Sayuri ». Drôle de situation. J’étais quelque peu gêné, mais je la saluais d’un amical « coucou » de la main avant d’acheter de quoi boire auprès d’un vendant ambulant qui n’avait pas loupé une miette du spectacle et qui me fit une petite ristourne.

M’asseyant sur un banc à proximité, je me posais, histoire de me reposer un peu. Je n’étais pas seul a priori à profiter de la situation, une jeune fille étant déjà présente. Sirotant mon thé, le regard perdu sur les passants, je divaguais dans mes palabres.

« Piouuf, ça m’a donné soif tout ça. Eh bien, je ne pensais pas que ça se passerait comme ça. Comme quoi l’imprévisible est capable de tout. »

Et puis, me voilà, à me tourner vers la jeune fille, de manière aussi imprévisible que l’intrusion de ce petit Nashi.

« Tiens donc, prends une tasse, c’est offert » en tendant un gobelet cartonné.
« C’est du mugicha, un thé d’orge grillé. C’est particulier, mais excellent quand on s’y fait ».

Bras tendu tenant le fameux thé, vers la demoiselle, je la regardais d’un air paternel.

« Si tu voulais cacher ton parchemin, c'est raté, tu sais. Ahahah. Alors j’ai affaire à qui ? Appelle moi Teruyo si tu veux, ou Doudini si tu préfères ahaha. Oh et prends ton thé s’il te plaît, ça commence à me chauffer la main. »

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Mer 24 Juil 2019 - 3:54

Masami se retenait de rire trouvant la technique assez ridicule surtout lorsqu'elle avait une petite idée de la réponse. La châtaigne se pinçait les lèvres la tête basse, la vue des autres autour était d'ailleurs hilarante ! Mais quand le petit garçon demanda pourquoi il faisait cela, pensant qu'il était un magicien, elle ne put se retenir d'éclater de rire. Cela lui fit drôle de voir cette femme, son regard, cette impression comme une aura inconnue à ses yeux, mais somme toute agréable. La jeune fille s'arrêta de rire en regardant, en essayant de comprendre. Elle n'avait jamais pu avoir de relations quelconque avec ses parents, qui étaient presque des étrangers à ses yeux. Fichu destin...

Évidemment jalouse, Masami fronçait les sourcils en regardant ce qui se passait entre les deux. Quand elle comprit malgré son jeune âge le message assez clair du petit garçon, il avait dû perdre son père ninja durant la guerre. Si jamais Teruyo semblait être atteint par cette annonce, la châtaigne resta de marbre ne ressentant rien du tout. Aucune mélancolie ou compassion pour cette jeune âme, c'était normal lorsque l'on faisait un tel métier. Elle ressentait l'envie de lui dire qu'il était mort et qu'il ne reviendrait jamais. Dans d'autres circonstances, elle l'aurait sans doute fait, mais ce n'était pas son problème. Vivre dans une illusion de bonheur uniquement pour lui éviter de la peine tout de suite qu'il ressentira plus tard, quelle idiotie.

Mais alors que Masami avait presque envie de débuter la mission, ce fit en cet instant que le magicien amateur choisit pour faire son Monsieur Loyale à haranguer les foules. Peu de participants vraiment intéressés à part le petit garçon, elle releva un peu son visage décidée à tout de même suivre et voir ce dont il était capable. Si jamais le futon était assez évident à voir, la jeune fille ne saisit pas comment il arrivait à faire ses couleurs. Ainsi, il n'était pas dénué de talents. Masami ne savait pas trop pourquoi, mais elle se sentit obligée d'applaudir à son tour avec une légère ferveur, pas trop non plus, faut pas exagérer. Elle évita de se mêler de la discussion qui ne la concernait en rien.

Jiki Masami • « Ben il te faut pas grand chose ... »

Dit alors à demi-mot la jeune fille comme pour elle-même, peu courageuse pour le coup à partager avec le monde entier, ce n'était pas comme si elle essayait de se cacher ! Elle ressentit un frisson dans le dos lorsque cet homme se tourna vers elle, ce n'était vraiment pas bon du tout. Masami se releva imme pour presser son dos contre le dossier du banc afin de bien cacher au mieux le parchemin peu habilement caché. Un peu divitative, elle se tourna vers le bienfaiteur avec son thé. Machinalement, elle le prit entre ses mains. C'était assez chaud et intriguée, elle huma le doux parfum. Le thé dans la prison légendaire était quelque peu limité. Elle n'avait pas eu beaucoup l'occasion d'y goûter et celui-ci lui était inconnu.

Jiki Masami • « Ho heuuu ... Merci ... »

Avoua presque la jeune fille en remerciant, elle ! Ce n'était pas sa spécialité du tout, mais elle était suffisamment surprise de se voir offrir quoi que ce soit, que voulait-il ? Selon son expérience, il n'y avait pas vraiment de cadeau innocent dans la vie. Elle se tourna vers lui avec une petite moue sur le visage en essayant de comprendre ce qu'il attendait d'elle. Le regard était si particulier que Masami ne le saisit pas forcément. Cela pouvait se lire sur son regard un peu perdu. Puis, elle regarda alors un peu derrière elle, le parchemin dépassait légèrement, ce n'était pas très subtile en effet. Elle aurait pu mieux faire ! complètement grillée, il fallait savoir s'avouer vaincu de temps en temps.

Jiki Masami • « Très bien Doudini, je m'appelle Masami ou ... Masami si tu préfères. Désolée, mais je n'ai pas de nom de scène moi, cela serait une bonne idée de commencer l'enquête là où la nourriture a disparut j'imagine ? À moins que tu veuilles faire connaissance avant. »

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Jeu 25 Juil 2019 - 9:28
« Masami donc ? Eh bien, ravi de te rencontrer » dis-je en buvant une gorgée de mon thé encore bien brûlant.
« J’espère que notre collaboration sera fructueuse et efficace. Mais avant de continuer, excuse-moi quelques minutes… ».

Sans autres mots, j’abandonnais sur place la jeune fille pour courir, tant bien que mal compte tenu de mes chaussons vers la boutique d’un marchand au coin de la rue. J’avais beau être au plein cœur du village, j’avais beau n’être qu’un simple genin et la mission qui nous était confiée n’avait beau qu’être une mission de rang D, je ne pouvais pas décemment continuer la journée affublé de telles pantoufles aux pieds. Ainsi, en quelques secondes de course, j’arrivais devant une boutique, ce que l'on pourrait appeler plus communément une droguerie dans laquelle il était facile de trouver tout et n’importe quoi. Bien que l’extérieur de la petite boutique semblait miteux et les propriétaires sûrement au moins aussi âgés que mes parents, l’intérieur était organisé de la meilleure manière qu’il soit, majoritaire par grandes thématiques comme le ménage, la cuisine ou le vestimentaire. C’est d’ailleurs ce dernier point qui m’intéressait. De loi, la jeune shinobi pouvait me voir de dos en train de négocier vigoureusement avec une petite vieille qui ne devait pas dépasser le mètre trente, mais qui agitait les mains de manière suffisamment équivoque pour comprendre que le tarif n’était pas assez élevé. Après quelques longues secondes de marchandage, le roux que j’étais paya enfin son dû avant que le mari de cette chère vendeuse m’apporte un paquet que je calais sous mon bras avant de revenir m’asseoir à ma première place. Alors que je déballais tranquillement mon paquet, j’en profitais pour me déchausser et ranger cet attirail étrange dans ma besace, tassant le tout sans ménagement afin de faire rentrer au mieux les deux pantoufles. Désormais pieds-nus, je ne le restais pas longtemps en dévoilant une paire de zooris, ces sandales de paille tressée que je m’empressais d’enfiler.

« Ah, ça va beaucoup mieux, et ce sera surtout beaucoup mieux. Au moins on ne nous dévisagera pas à cause de cela, sans parler du fait que l’on sera plus crédible. Et entre nous, quoi que l’on en pense, c’est bien plus confortable en plus de tenir moins chaud ».

Les instances dirigeantes nous ont confié une mission et voilà que j’étais en train de parler chaussons et sandales, un thé à la main, avec une jeune fille qui ne devait pas avoir la moitié de mon âge. Cette situation quelque peu loufoque me fit sourire et laissa éclater un rire chaleureux avant de me tourner à nouveau vers ma future partenaire.

« Bien, tu as raison. Il me semble important de faire un minimum connaissance. Donc, moi c’est Teruyo, j’ai une fille qui a presque ton âge et ma demande de réaffectation au service des shinobi a été acceptée il y a peu suite à une absence d’environ quinze ans pour quelques raisons personnelles. Quant à mes talents de shinobis, avec les récents événements qui sont survenus, j’ai perdu ce que je savais faire, au profit de nouvelles choses. Aujourd’hui, je m’habituer à maîtriser le fûton et … bref, disons qu'avant j'avais quelques facilités avec le katon et ce n'est plus le cas aujourd'hui. Voilà pour moi ».

Je ne sais pas pourquoi, j’allais lui dire que j’avais la capacité de manipuler la lumière, mais pour autant, je me suis dit que ce serait mieux de ne rien dire pour l’heure et de faire face si cela s’avérait nécessaire. Après tout, le simple fait que je sache manipuler le vent devrait amplement suffire pour le moment.

« Et sinon, parle moi un peu de toi. Qui es-tu ? Que fais-tu ? Pourquoi ? Quelles sont tes spécialités ? Tes hobbies et autres. En tout cas, mis à part ce cap de la connaissance à passer, tu as raison, il va falloir que l’on s’y mette. Comment veux-tu procéder ? On se fait passer pour des villageois ? Tu fais le méchant shinobi et moi le gentil ? Tu veux inverser les rôles peut-être ? À moins que tu ais d’autres idées à proposer ? ».

En fait, j’étais surtout curieux de voir ce qu’elle allait faire ou proposer, histoire de tenir la comparaison entre les méthodologies actuelles et celle que l’on avait il y a vingt ans de cela. Nos élites s’étaient-elles complu dans leur visions des choses parfois archaïques ou avaient-elles su évoluer avec le temps et les générations ?

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Ven 26 Juil 2019 - 1:43
Jiki Masami • « Une collaboration fructueuse et efficace ... Heuuu oui sans doute ... »

Masami pencha la tête légèrement sur le côté en le regardant partir rapidement de leur discussion courte mais certainement Intense. Teruyo tentait de partir en courant, donc cela ne voulait dire qu'une seule chose !

Jiki Masami • « Tu vas faire pipi ? Ben fait pas ça devant tout le monde, c'est mal poli ... »

Oui oui, c'était bien la châtaigne qui disait cela, même elle était au courant que ce genre de choses ne se faisait pas. Quelque part, elle jalousait les garçons, car ils pouvaient faire pipi facilement un peu partout. Oui étonnement, on parlait bien de celà soudainement d'une manière inattendue ! Peu intéressée par regarder un garçon faire pipi, elle s'en désintéressa pour commencer à se promener dans la place un peu au hasard. Elle se dirigea jusqu'à un vendeur ambulant en obser si jamais un objet serait laisser pour compte par ce dernier, mais il était assez habile ! Peu de temps après, son partenaire devait avoir fini sa petite commission, car il était de retour sur le banc qu'elle venait de quitter. Il précisa même que cela allait beaucoup mieux, que les garçons pouvaient être bête !

Jiki Masami • « Oui ben ça va ... On a comprit que tu es soulagé. C'est vrai que je ne sais pas ce que tu as fait, mais tu parais moins crétin comme ça, continue ainsi ! L'illusion est parfaite ! »

Dit alors assez ouvertement en levant les deux pouces en l'air avec un grand sourire sans vraiment de rendre compte que ce qu'elle disait pouvait être légèrement vexant. Masami pencha la tête doucement sur le côté en le regardant rire aux éclats. Ne comprenant guère, elle fit un peu la moue.

Jiki Masami • « Je croyais que c'était Doudini ton prénom ? Teruyo c'est un pseudo ? Il est quand même un peu bizarre tu ne crois pas ? »

Un peu étonnée, la jeune fille papillonna des yeux en observant cet homme de haut en bas comme pour essayer de lire en lui.

Jiki Masami • « Ta une fille de mon âge ? Tu es rudement vieux alors ! Et avant ... Tu n'étais pas un ninja ? Ben tu faisais quoi alors ? Magicien pendanr quinze ans ? Ça veut dire que tu es genin comme moi ? Hahaha ! C'est trop drôle ! Bon alors c'est moi qui commande du coup ! Parce-que ... Ben les filles c'est plus intelligent, c'est bien connu ... »

Il fallait bien trouver une raison non ? Et puis cela lamusait follement l'idée de diriger un vieux pareil. Il fallait bien tenter.

Jiki Masami • « Ben ... Moi c'est Masami ... Et heuuu ... Là je vais commencer une mission ninja avec un drôle de type ... Heuuu bha non ça tu le sais déjà ... »

Dit alors la jeune fille en regardant un peu en l'air avec un doigt contre sa bouche en pensant tout haut.

Jiki Masami • « En fait avant j'étais en prison, pendant longtemps, et puis je suis sortie il y a peu. Je suis arrivée dans le coin et puis ils ont trouvé que je ferais une bonne kunoichi. Sans doute grâce à mes capacités avec l'attraction ... Et la terre ! D'ailleurs ma prof à l'Académie ... Elle est trop forte en doton ! En plus, elle a mon âge ! »

Dit alors toute contente Masami en agitant un peu ses jambes, assise sur le banc.

Jiki Masami • « Mes hobbies ... Ben j'en sais trop rien moi ... Rien de spécial ... Le mieux serait d'aller voir là où il y a eu le vol déjà. Il y aura peut-être des Indices. Sinon, tu ne serais pas très crédible en méchant toi ... autant se faire connaître comme des ninjas, pourquoi se cacher de toute façon ? Il va falloir poser des questions à droite à gauche, et moi si je volais de la nourriture, ce serait pour la revendre au marché noir, sinon à quoi bon ? Des pauvres gens peut-être ? Le style de vol en dirait sûrement long sur qui l'a fait. Si c'est brouillon et qu'il y en a partout, cela peut être des amateurs ou des pauvres, sinon il y a plus de chance que ce soit pour le marché noir surtout après une catastrophe où ça pourrait manquer ... du marché noir, il y en a toujours, suffit de savoir où chercher et à qui demander. »

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Sam 27 Juil 2019 - 4:43
Je dois avouer que les premiers échanges avec la jeune fille qui se voulait être ma binôme pour cette première mission en tant que tout nouveau shinobi étaient quelque peu étranges, il fallait bien l’avouer. En effet, je n’aurais jamais présagé des réactions et du discours qu’elle tenait. Lorsque l’on sait que ma fille et cette genin n’avaient que quelques années d’écart, la surprise pour moi n’en était que plus grande. Une petite étincelle jaillit au fond de mon esprit à ce moment-là. Qu’avait donc pu vivre la jeune fille pour agir et réagir de cette manière ? Le fait d’être un shinobi n’expliquait pas tout. Les tourments du village, avaient-ils eux aussi frappés Masami de plein fouet faisant d’elle une victime collatérale des maux que nous connaissions tous ? Les questions se bousculaient dans ma tête avec une envie de réponses forte. Pour autant, je réprimais cette envie de l’interroger, de la comprendre et pourquoi pas de l’aider pour me focaliser uniquement sur la mission dans un premier temps. Maintenant que j’étais à nouveau dans le service actif, j’avais un devoir à accomplir, c’était la mission avant tout, le reste pouvait bien attendre que l’on ait terminé. Petit bémol à garder en tête, ignorer tout cela si ce comportement si particulier pouvait interférer de manière négative dans le bon déroulé de la mission. En attendant, un point positif, du moins à mes yeux, malgré son caractère si particulier, elle semblait toute aussi bavarde que moi.

« Doudini mon prénom ? Non, c’est le nom que j’ai donné à ce petit garçon pour l’amuser en tant que magicien. Je m’appelle Teruyo et ça sonne moins bien que Doudini pour un nom de scène, tu ne crois pas ? » dis-je d’un air malicieux en sirotant ce qu’il restait de mon thé.

« Saya n’a pas tout à fait ton âge, elle doit avoir quelques années de moins que toi. Ce qui effectivement à tes yeux fait de moi un vieux sûrement. Mais rassure toi, j’ai encore toutes mes dents et je tiens debout tout seul ».

Si le ton était alors bon-enfant, j’abordais la suite de manière plus sérieuse comme si le temps des présentations et de ce moment de détente était passé pour laisser place au cœur de notre sujet, la mission qui nous été confiée.

« J’étais un ninja, en quelque sorte. La vie a voulu que je change de voie pendant plusieurs années, et qu’aujourd’hui, elle me pousse à nouveau endosser l’habit de shinobi. Et pour te répondre, oui, tout comme toi, je suis un genin et je l’assume totalement ne t’en fait pas. Je sais que ce n’est pas nécessairement commun un genin de mon âge, mais soit assurée que si nos dirigeants mon confiés tout comme à toi cette mission, c’est que toi comme moi avons les moyens de la réussir ».

Voilà, les choses étaient dites. Si ces mots n’avaient pas pour vocation particulière de rassurer ma partenaire, il me semblait important de savoir ce qu’il en était.

« Quant au fait que tu veuilles commander pendant cette mission, pas de soucis pour moi. Le talent chez les shinobis n’est pas une question d’âge. Autant que tu prennes les décisions si tu t’en estimes capable ».

En fait, j’étais surtout curieux de voir ce que cette petite boule d’énergie pouvait donner en tant que chef d’équipe. Cela me permettrait également de voir comment les jeunes ninjas d’aujourd’hui ont été formés par rapport à ma propre formation. Est-ce toujours la même chose ou les choses ont-elles évoluées ? En tout cas, j’avais pris le parti de ne pas relever le fait qu’elle sorte de prison. Si elle en parlait ainsi, c’est sûrement qu’elle était à l’aise avec le sujet, mais cela pouvait être compliqué d’étoffer sur le sujet dans l’immédiat. Autant passer à autre chose et donner suite à ses propositions.

« Hum … Peut-être qu’avant de chercher le marché noir, nous pourrions aller voir les personnes qui ont été volées et leur poser quelques questions. Elles ont peut-être vu quelque chose. Il peut y avoir aussi d’autres possibilités quant à la raison de ces vols. Je pense à des conflits entres victimes ou à une personne qui estimerait que le partage n’est pas satisfaisant et qui jouerait les justiciers à sa manière, sans parler du fait que le ou les voleurs aient pu vouloir garder leur butin pour eux-mêmes. Au final, ça fait beaucoup de pistes à explorer. À toi de voir par quoi tu veux commencer, c’est toi le chef après tout ».

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Mer 31 Juil 2019 - 5:20

Jiki Masami • « Moi je trouve que Doudini est un prénom bien mieux que Teruyo ! Alors tu seras le merveilleux Doudini ! »

Répondit alors Masami en levant un doigt, bien assurée que son choix était le meilleur. Elle en était certaine, ce genre d'appellation faisait bien plus crédible pour un ninja.

Jiki Masami • « Ben évidemment que tu es vieux ! Tu dois avoir le triple de mon âge ! Tu perds déjà tes cheveux ou pas ? C'est dur le matin de se lever ? Parce que ce sont des signes ça ! Ça ne trompe pas ... »

La châtaigne ne comptait pas porter son compagnon de mission, certainement pas, alors heureusement qu'il savait marcher tout seul. Elle répondait sérieusement, ce qu'elle disait lui semblait assez logique et imparable. Peu encline à débuter la mission rapidement, la jeune fille poursuivait sur la même lancer.

Jiki Masami • « Mouais ... Ben soit tu as été blessé, soit c'était pour s'occuper de ta fille. Pas difficile à deviner ! J'imagine que l'on peut rester genin toute sa vie, il n'y a pas de règle après tout. Ben moi, je suis genin depuis très peu de temps, mais ça fait un moment que j'arpente la voie des guerriers des ombres. »

Dit alors Masami assez sur d'elle-même et de ses talents. Elle estimait avoir une bonne expérience dans l'utilisation de ses jutsu, ne connaissant pas tellement Doudini, elle partait du principe qu'elle pouvait peut-être le dépasser.

Jiki Masami • « Comme si on allait louper cette mission ... Je ne doute pas une secondes que l'on va réussir. Il manquerait plus que ça ! ça a l'air trop facile ! »

S'exclama alors Masami assez certaine de son talent. Elle souriait largement, et d'autant plus lorsqu'elle s'apperçut que Doudini allait lui laisser de diriger cette équipe. Cela allait être amusant pour sur ! Elle je s'était pas vraiment poser la question si jamais elle allait réussir à diriger la mission, si jamais elle était la plus adaptée ou ce genre de choses. Elle désirait diriger parce que c'était trop cool ! La jeune fille ne cachait pas vraiment son passé, du moins pas tout. Il suffisait de lui poser la question. Elle avait eu la vie qu'elle avait eu, rien ne pouvait changer cela et elle n'avait connu que ça. Comment pourrait-elle avoir honte ?pourquoi le cacher ? Une gamine qui avouait de sortir de prison à quatorze ans, c'était quand même assez étrange. Ce n'était pas comme si elle avait eu le temps de faire des bêtises tellement grave qu'elle méritait l'isolement. Si ? Bref ...

Jiki Masami • « Si tu veux ... Je t'autorise à aller voir les familles ! »

C'était Masami la cheffe non ? Alors elle se la jouait chef, donner des ordres et déléguer les tâches ingrates.

Jiki Masami • « Il est indiqué que les familles vivent dans un abri près de l'hôpital, alors déjà, il faut aller là-bas. Il y a marqué sur le parchemin de la mission qu'il faut faire preuve de tact et d'y aller doucement. Ne pas faire de vague, alors je compte sur toi ! »

Masami se faisait très bien à être cheffe, même si c'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Elle était sans doute mal placé pour dire de faire dans la subtilité et l'approche douce.

Jiki Masami • « Entre victime ils se balanceraient des coups pareils ? Ça me paraît bizarre. Je doute que ce soit les personnes qui soient dans le besoin qu'ils fassent ça, même si on peut se battre pour un rien. Cela se verrait quand même un peu trop si c'était le cas. Si on voit un type dans l'opulence, ben ça sera surement lui alors ! On parle quand même de nourriture pour plusieurs familles, ce n'est pas très discret. »

Indiqua alors Masami en croisant les bras derrière sa tête tout en se dirigeant vers le fameux abri. Elle connaissait parfaitement le chemin pour se rendre à l'hôpital, alors elle connaissait aussi l'abri même si elle n'y avait jamais été. À l'arrivée, cela ne sentait pas la joie de vivre. Les familles semblaient être pauvres, comme si elles avaient fui avec ce qu'elles pouvaient lors de la guerre. Sans doute que les regards hostiles de la plupart des adultes à l'encontre des deux genins donnaient le ton de leurs futurs échanges. Assurément que les familles confondaient le problème avec la solution.

Jiki Masami • « Je te charge de leur parler, on a le choix entre un homme seul, un couple ou au fond une famille, mais ils nous regardent tous un peu bizarrement ... »
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Jeu 1 Aoû 2019 - 9:25
« Bah, assez parlé de moi, Doudini, Teruyo, peu importe, ma vie passé aussi on s’en fout un peu au final non ? Le plus important aujourd’hui, c’est surtout de venir aider celles et ceux qui en ont besoin suite aux exactions de ce, ou ces voleurs qui dépouillent sans vergogne ceux qui ont tout perdus et qui vivent dans la misère. On parle de personnes qui ont sûrement perdu des proches, leurs biens, leurs maisons, et voilà que le peu qu’ils ont encore, on leur retire ».

Je n’étais pas un fervent défenseur de la justice, prêt à me lancer dans une cabale à la moindre incartade pour défendre la veuve et l’orphelin, mais je dois avouer que cette situation que vivaient ces personnes me touchait. Je n’ai pas vécu l’expérience exacte qu’ils ont subie, mais moi-même j’ai expérimenté la perte d’un proche. Il fut un temps où j’étais au fond du trou, et à cette période, me faire encore plus enfoncer dans la misère m’aurait sûrement anéanti définitivement. Par chance, j’ai eu du soutien, ma famille et ensemble nous avons remonté la pente. Aujourd’hui, ce n’est pas en famille ni en amis que nous venons, mais notre but est le même au final, les aider à s’en sortir. Tiens, il faudrait peut-être que je garde en tête toute cette tirade, elle pourrait m’être utile dans un discours passionné.

Sur les recommandations de notre jeune chef, nous nous mettions donc en route vers notre destination, quelques rues plus loin. Pendant le court trajet, nous discutions donc sur les différentes possibilités qui s’offraient à nous, tant en terme de coupables, que de motivations. Si l’idée d’un vol en interne entre réfugié ne faisait pas consensus, il était indéniable qu’il nous fallait partir de quelque chose pour mener notre enquête et obtenir des résultats.

En arrivant sur place, l’ambiance animée des rues précédentes laissa place dans cet abri à une morosité ambiance qui ne présageait rien de bon. J’avais le sentiment que les personnes présentes ici étaient moralement inexistantes, presque à attendre que quelque chose ne se passe. Je comprenais que trop bien leur situation, mais je ne comprenais pas pourquoi le village ne faisait rien pour les aider d’avantage. Ils avaient un abri certes, mais il leur fallait plus que ça. Espérons que notre aide leur apporte un minimum de soutien. Il serait temps de voir par la suite ce que nous pourrions faire pour les sortir de ce marasme.

« Hum … l’homme seul, note bien son visage, on sait jamais. J’aurais tendance à me focaliser en premier lieu vers cette famille. S'il y a bien quelqu’un qui souffre de la faim et qui serait en mesure de nous aider, c’est bien des parents qui ont envie de nourrir leurs enfants ».

Entre nous, j’espérais que cette famille puisse nous aider, nous apporter quelques indices qui puissent nous faire avancer dans notre enquête. Après tout, nous étions du même village, il n’y avait pas de raisons qu’ils refusent notre soutien. Tout en m’approchant de ce petit groupe familial, je levais la main au niveau de mon épaule les saluant chaleureusement, leur offrant un regard bienveillant.

« Excusez-moi de vous déranger. Bonjour. N’ayez pas peur, je veux juste vous poser quelques questions ».

Devant l’absence de réactions hostiles, j’en profitais pour poursuivre.

« Je suis là avec mon amie pour enquêter sur les vols de nourriture qui ont eu lieu à plusieurs reprises ces derniers jours. Alors oui, je sais ce que vous allez dire, que je suis un ninja, que l’on est là que pour arrêter le voleur et pas vraiment vous aider, qu’on ne fait que notre travail sans réellement se soucier de vous, mais c’est faux ».

Puis m’asseyant sur un tonneau à proximité.

« Quoi que vous en pensiez, je vous comprends. J’ai perdu ma femme également. Cela a été dur, mais j’ai su relever la tête, accepter les mains tendues qui m’étaient destiné. Et grâce à ces dernières, aujourd’hui je vais mieux ».

Tout ceci n’était pas faux en soit, seulement, l’histoire avait dix années de retard sur le quotidien de ces gens-là. Puis, sortant de ma besace deux mochis cuits de ce matin, je les offrais avec générosité aux deux enfants du couple. Il faut toujours avoir des mochis sur soit on ne sait jamais, cela peut toujours être utile. La preuve.

« J’ai une fille moi aussi, elle a dix ans. Je sais que c’est dur pour vous. Laissez-moi vous aider. S’il vous plaît. Dites-moi ce que vous savez sur ces vols et sur ce que vous avez vu. C’est pour vos enfants que vous le faites ».

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Ven 2 Aoû 2019 - 7:17
Jiki Masami • « Heuuu …. Oui, on s’en fiche. »

Dit assez clairement Masami à propos de la vie passé de son compagnon de lutte. C’était un petit peu cru, mais bon, il ne fallait pas poser la question en même temps ! Assez terre à terre, elle était assez basique, on lui demandait quelque chose, elle avait daigné y répondre. Elle n’était pas très sensible aux problèmes de nourritures de ses gens. En prison à Wasure, la jeune fille était plus ou moins nourrie, mais sinon, elle se débrouillait toujours pour trouver quelque chose malgré sa position délicate. Vu que ses tortionnaires désiraient procéder des expériences sur elle, ils n’étaient pas du genre à la laisser de trop mourir de faim. La maintenir dans une certaine faiblesse sans que cela ne devienne trop grave.

Jiki Masami • « S’ils ont faim, ils n’ont qu’à se débrouiller pour trouver de la nourriture, mais bon, si jamais on trouve les voleurs, on trouvera peut-être la nourriture aussi. »

Perdre des éléments de sa vie, Masami avait connu cela toute sa vie. Elle était habituée à ce genre de traitement, alors cela ne lui faisait pas grand-chose. Elle n’avait pas appris à ressentir la peine des autres, chacun sa merde. Il y avait bien assez à faire avec ses propres problèmes pour s’occuper de ceux des autres. Là, la châtaigne avait reçu une mission, ce n’était pas pareil, c’était un travail, mais sans doute que si elle avait entendu parler du souci, elle ne s’en aurait pas préoccupée. Si jamais elle voyait quelque chose de mal, elle éviterait sans doute de s’en mêler. Égoïste notoire, la jeune fille était tout au fond d’un trou que des petits malins n’ont pas arrêté de tenter de le reboucher comme pour faire tout disparaître, mais elle luttait pour ne pas se noyer. On n’allait pas se débarrasser d’elle si facilement. On pouvait dire comme ça qu’elle avait une certaine force de caractère, en espérant que cela ne soit pas l’énergie du désespoir.

On pouvait noter que l’endroit, ce refuge, ne respirait pas la richesse et l’opulence. Il y avait un certain rejet, abandon, qui ne devait pas les aider. Masami n’avait pas demandé de l’aide lors de sa courte vie, car personne à part elle-même ne saurait prendre une certaine passion à s’aider. Soutenir de pauvres indigents incapables de surmonter cela valait seulement un temps, il fallait bien ensuite qu’ils se débrouillent non ? Donner du poisson à un malheureux était noble, mais lui apprendre à pêcher devait être tout de même plus efficace et sein pour son développement personnel. Le village d’iwa était un village militaire, est-ce que des familles lambda auraient une importance majeure, sans doute que non. Les forces de l’armée du pays de la Terre étaient là pour servir le Daimyo.

Jiki Masami • « J’imagine que des parents veulent le mieux pour leurs enfants généralement oui. »

Masami semblait ne pas être véritablement certaine de ce qu’elle venait de dire. Elle restait assez flou et dans une impression lointaine, car ses propres parents n’avaient jamais eu le loisir véritablement d’en être. Elle avait vaguement entendu que c’était ça la norme, et sans doute que Doudini avait raison. La châtaigne regarda avec une légère pression dans le regard l’homme seul, qui rapidement détourna les yeux pour aller s’occuper d’autres choses visiblement. Craignait-il quelque chose ou alors n’avait-il pas la force morale de soutenir pareil regard dans sa position ? Masami suit alors le magicien dans son rapprochement de la famille avec ses bras croisés derrière la tête avec un visage détaché de la situation. C’était de toute manière bien plus crédible que ce soit l’adulte qui pose des questions et qui soient en avant plutôt qu’une gamine de quatorze printemps.

« On … on ne veut pas de problème … »

Dit directement le papa sûrement de la petite famille sur un ton de voix légèrement apeurée de voir deux ninjas débarqués. Tous les regards des pauvres gens réunis ici n’avaient yeux que vers cette scène. Enfin quelque chose qui se passait sortant de l’ordinaire, mais cela n’aiderait pas à une certaine discrétion. Le père de la petite famille regarda alors rapidement autour, voyant tous ces regards, puis s’attardant un court instant sur les symboles d’Iwa que portaient les deux jeunes genins, comme si cela devenait un poids.

«Ecoutez oui … on sait que la nourriture a disparu, mais … on ne sait rien du tout ! On ne sait pas qui a fait cela. Mes enfants … n’ont pas à manger correctement, c’est terrible … est-ce que l’on va en avoir d’autres ? C’est prévu ? Qu’est-ce qui va se passer ? »

Que ce soit l’homme de la famille où sa femme voir les enfants, ils semblaient être tous plus ou moins gênée, apeurée. Sans doute pas prêt pour parler de cette manière. Il avait d’ailleurs parlé suffisamment fort pour être certains que ses voisins entendent ses dires. Même s’il pouvait être sensible à ce que disait Teruyo, il semblait avoir plus peur de parler qu’autre chose. Le père de famille prit sans hésiter la nourriture qu’il donna à ses enfants sans hésiter une seule seconde. Cela étonna d’ailleurs assez Masami, qui n’avait jamais vu ça d’ailleurs. Un parent qui se sacrifiait pour ses enfants.

« Mer… merci monsieur, je ne sais pas quoi vous dire, c’est vraiment gentil. »

Jiki Masami • « Il ment comme il respire … il sait quelque chose, mais il ne le dit pas … »

Dit alors à haute voix la jeune fille avec la subtilité d’un dinosaure au milieu d’un jeu de quilles. L’homme de famille semblait davantage se décomposer que nier l’évidence. Il ne savait pas trop où se mettre, à un tel point qu’il regarda plein d’espoir Teruyo.
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Dim 11 Aoû 2019 - 11:43
Je m’attendais à ces premiers résultats malheureusement. Bien que l’on puisse facilement imaginer que si quelqu’un viendrait vous voir pour vous apporter son aide, vous l’accueillerez à bras ouverts, d’autant plus quand vous, vos enfants, votre famille êtes dans la misère la plus totale et bien, ce fut plus ou moins le contraire qui se déroula sous mes yeux. Malgré mes paroles réconfortantes, malgré mon ton doux et chaleureux, malgré une attitude qui se voulait généreuse, la réaction du patriarche de la famille était avant tout d’éviter tous conflits.

Si pour une personne lambda cela pourrait s’apparenter à un sombre échec, à mes yeux, il n’en était rien, c’était plutôt le contraire. Dans ce genre de mission où une enquête s’avère nécessaire, il est primordial de savoir lire entre les lignes. Et pour le coup, dans le cas présent, il y avait beaucoup à dire, ou du moins à imaginer. Même si cela parait logique, le fait de commencer par nous dire que cette petite famille ne cherchait pas les problèmes est un indice sur le fait qu’ils ont des choses à dire, mais qu’ils préfèrent ne pas en parler par peur des représailles. Cela pourrait donc nous indiquer qu’ils ont vu ou ont des informations sur les coupables. La peur de parler pourrait aussi nous indiquer que les lieux ou les personnes sont surveillées. Ces pensées sont selon moi corroborées par la suite du discours du paternel, quelque peu haché, hésitant. Pour autant, la fin de son palabre, me laisse imaginer un échange possible. Il m’apparaît qu’ils n’ont pas perdu espoir dans la mesure où le chef de famille est toujours demandeur d’aide. Dans une situation sans espoir, personne n’aurait tendance à chercher une main tendue. Or là, l’inverse m’apparaît. Au final, peu importe la suite, dans l’immédiat, il était important de les rassurer.

« Je comprends votre inquiétude. Comme je vous le disais, j’ai moi aussi un enfant, et je ferais tout pour elle. Nous allons voir ce que l’on peut faire pour la nourriture. »

Puis finalement, après avoir salué la famille, je me retournais vers ma partenaire qu’il m’informa de son ressenti sur le fait que notre homme était en train de mentir. M’approchant d’elle suffisamment pour pouvoir chuchoter sans être entendu, j’entamais la discussion entre nous deux.

« Il ne ment pas, pas vraiment. Il a peur. Pour lui, sa famille. Je suis d’accord avec toi, il sait quelque chose. Pour le peu que l’on se connaît, j’aurais tendance à dire que ta manière d’agir serait un peu plus brutale là où tu as dû comprendre que dans mon cas, je préfère les solutions plus pacifistes. »

Jetant un coup d’œil rapide, analysant la situation, je réfléchissais à nos possibilités d’action, constant au passage la disparition de l’homme seul.

« Pour ce que cela vaut, je te propose la solution suivante. On va acheter quelques denrées, de quoi nourrir les personnes ici ce soir. On en profite pour passer un mot au père de famille l’informant que l’on revient et qu’il soit prêt à nous parler. Dans un second temps, en début de soirée, on revient sous couvert de métamorphose, grimés en deux personnes lambda aussi défraîchi que celles présentes. Pendant que tu affiches clairement des provisions histoire d’attirer les voleurs, je vais parler au père de famille. Je me ferais passer pour sa mère ou une autre connaissance à lui. En attendant, pour donner le change, je te propose que l’on discute avec quelques autres personnes comme le couple que l’on a vu. Je ne pense pas que l’on arrive à tirer quelque chose d’eux, mais sur un malentendu… qui sait ».

Soufflant un coup, reprenant une bonne bouffée d’air par la suite.

« Tu en penses quoi chef ? ».

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Mar 13 Aoû 2019 - 5:42
« Oui je … je vous remercie, tout le monde ici en sera heureux évidemment ! »

Répliqua alors le père de famille, qui ne voulait surtout pas être le seul et unique à avoir de l’aide, mais bien tout le monde, sinon on pourrait croire qu’il a parlé et que c’était ainsi que l’on avait des avantages. Dans ce genre de situation, où les personnes étaient dans l’attente, où il ne se passait pas grand-chose, le moindre événement était analysé et provoquait une réaction. Même la venue des deux ninjas d’Iwa allait sûrement avoir une certaine répercussion sur la petite communauté réunie dans cet abri. Le père de famille fut très rassuré de le voir vite s’éloigner, et fit mine de ne surtout pas regarder ses voisins de galère pour ne pas croiser leurs regards. Il était évident qu’il avait peur.

Masami d’une finesse légendaire propre à elle remarqua que son partenaire d’enquête chuchota afin d’être discret. Elle s’en fichait pas mal pour le coup, mais elle opta tout de même pour le même ton. Elle croisa les bras derrière sa tête en marchant tranquillement vers les prochains à être interrogés.

Jiki Masami • « Oui enfin … ne pas dire la vérité, c’est mentir, qu’il est peur ou pas. Brutale ? Et alors ? Le mieux c’est de le voir en tête à tête quelque part afin d’avoir des informations. Je suis sûre que si on y met les formes, il va tout déballer. Je le vois bien en balance moi … »

Répondit en chuchotant la jeune fille en haussant les épaules. Ils n’étaient pas en prison, un domaine qu’elle connaissait bien, mais c’était plus ou moins la même chose. Au final, ces gens étaient condamnés à rester ici le temps de se refaire, comme en prison. Ces gens dans la misère étaient coincés ici, et ce n’est pas en manquant de tout que leurs situations allaient s’améliorer. Elle était plus du genre à se bouger soi-même plutôt que d’attendre un miracle, mais ces gens devaient être dans une forme de désespoir.

Jiki Masami • « Pacifiste hein ? Et le jour où il faudra se débarrasser de quelqu’un ? Tu feras quoi ? Du cyanure pour une mort en douceur ? Etouffer dans son sommeil ? »

Demanda assez brutalement Masami, même si elle ne pensait guère à mal. C’était sa manière de communiquer. Elle ne croyait pas du tout au pacifisme, surtout dans leur métier, et ce genre d’idéaux ne durait généralement que peu de temps face à une situation extrême. Cela risquait de venir rapidement un jour lors d’une autre mission beaucoup plus tendues que celle-ci où le seul risque qu’il devait avoir était de se fendre un ongle. Ils se trouvaient sur leur territoire à poser des questions.

Jiki Masami • « Ce que j’en pense ? Que tu prononces vraiment de longues phrases … mais … c’était plus de ton idée hein ? Ben … Il vaut mieux poser des questions aux autres oui, ça sera mieux. Par contre, payer de notre poche de la nourriture pour absolument tout le monde va couter une fortune. Tu comptes le payer toi-même ? Ca ne serait pas mieux de demander au village de faire une livraison exceptionnelle suite au vol et d’espionner à ce moment-là ? Je pense que le mieux serait d’intercepter le père de famille à l’extérieur de l’abri, il va bien sortir un moment donné, et de le remplacer pour toi par exemple sous métamorphose. C’est une petite communauté, si deux personnes débarquent de nulle part exactement en même temps que cette livraison, cela va être trop suspect. Cela va se voir très rapidement qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Moi, je pourrais remplacer une autre personne ou alors faire la distribution. Dans ces conditions-là, je pense que les voleurs pourraient bien agir ou prendre leur « taxe », non ? Si c’est trop bizarre … ils ne vont peut-être pas prendre de risques. »

Masami connaissait la manière de penser des malfaiteurs, pervers et autres personnes dangereuses pour la simple et excellente raison qu’elle en avait côtoyé un bon nombre dans la prison de Wasure depuis sa naissance. Ils parlaient facilement à une gamine, qu’est-ce que cela pouvait faire de toute manière ? Ce n’était qu’une enfant, qui aimait apprendre et rencontrer des gens. En marchant dans l’abri, on pouvait passer devant le lieu de résidence de l’homme seul qui semblait avoir disparu bien rapidement. On pouvait remarquer dans sa petite case qu’il y avait quelques cadres pour des gravures de famille ou d’amis, une vasque avec quelques fruits et des couvertures. Ce n’était pas grand-chose, rien d’extraordinaire, mais vu les conditions misérables de vies des autres, il y avait bien quelques éléments de richesses notoires que Masami remarqua rapidement. C’était quelque chose d’anormal, les exceptions de ce genre en prison étaient si étonnantes que cela se voyait. Elle ne dit rien du tout, seul un regard un peu appuyé se dénotait avant qu’elle ne se rende devant le couple restant.

Jiki Masami • « Bonjour … auriez-vous remarquer quelque chose suite au disparition de la nourriture ? Quelque chose qui sort de l’ordinaire ? C’est une affaire prise au sérieux par les forces de sécurité d’Iwa, la preuve, ils ont envoyés leurs meilleurs enquêteurs ! »

Demanda alors Masami tout en se pointant du doigt elle, puis Doudini. Elle était assez sympa pour le désigner dans l’équipe de choc, vu que c’était la sienne aujourd’hui en tant que cheffe d’équipe, autant se donner encore plus de gloire par son homme de main !

« Non, je suis désolé, on est arrivé ici depuis peu, quelques jours à peine, mais j’ai entendu qu’il y avait eu des problèmes pour la livraison de nourriture, c’est terrible. Vous pensez qu’une nouvelle livraison va arriver rapidement ? »

Jiki Masami • « Ho heuuu …. Oui sans doute, il ne faut pas s’inquiéter pour ça. Bon … ben si vous avez des informations, n’hésitez pas à venir nous voir hein … »

Dit alors la jeune fille en essayant d’offrir son plus beau sourire. Oui quand elle le voulait, la châtaigne pouvait bien faire semblant. Elle désirait tout de même chopper ceux qui osaient voler. Ce n’était pas sympa, surtout quand elle n’y gagnait rien du tout ! Il n’y avait pas de raison de se retenir de quoi que ce soit. Tout en s’éloignant et se dirigeant vers la sortie, Masami regarda alors son coéquipier.

Jiki Masami • « Alors ? On procède comment ? Le type seul est un peu bizarre tu crois pas ? On peut tenter notre plan ou simplement lui rentrer dans le lard …. Ou encore autre chose. »
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Jeu 15 Aoû 2019 - 11:02

« Tu veux agir de manière brutale ? On pourrait le molester un peu. Lui donner quelques coups. Pourquoi ne pas lui casser un genou ? Ou mieux, je sais, on pourrait briser les doigts de ses enfants pour l’obliger à parler ! Hein ? ».

Le ton était provocateur. Il avait pour but de faire réagir la jeune genin, la confronter à ses idées et à son tempérament.

« Ce sont là des réfugiés, des personnes qui ont tout perdu, des familles déchirées. Ce ne sont pas des prisonniers. Que penseraient les villageois s’ils savaient que les shinobis que nous sommes se permettent d’interroger de potentiels témoins par la force ? Songe dans quelle situation est le village aujourd’hui. C’est de reconstruction, de soutien et de confiance dont nous avons besoin, pas de défiance et de peur ».

Son tempérament et sa mentalité semblaient à l’opposé de qui j’étais. Était-ce sa jeunesse et son immaturité qui étaient à l’origine de ça ou son passé dans cette prison dont elle disait sortir ? Loin de moi l’idée de remettre en cause ce qu’elle a vécu, les difficultés et sûrement diverses violences qu’elle a subi, mais aujourd’hui, elle vivait en pleine lumière, elle n’a plus besoin de raisonner de cette manière.

« Comment crois-tu que l’on suscite des vocations ? Non par la peur et le désespoir, mais bel et bien par l’aide et l’espoir. Regarde ces enfants, ils sont de ta génération, c’est vous notre prochaine génération, c’est vous notre avenir, alors, ne songe pas à t’en faire des ennemis. La violence est la solution de facilité à court terme. Mais si tu veux voir à long terme, agis de manière mesurée et raisonnée ».

Soufflant doucement, je laissais là s’éteindre mon discours. Le but du jour était de venir en aide aux villageois, trouver le coupable de ces vols, pas de créer des tensions inutiles et surtout pas d’aggraver une ambiance déjà morose. Mais il semblait que le mal été déjà fait. Comme souvent face à mon tempérament pacifiste, la question concernant le rôle du shinobi et son devoir parfois de donner la mort fit à nouveau surface. C’est un sujet que je ne connais que trop bien et aujourd’hui, je n’ai aucun mal à défendre mon point de vue quant à cette vision des choses.

« Avant tout, excuse-moi Masami. Je suis souvent adepte de long discours, parfois moralisateurs, mais le but n’était pas de semer la discorde entre nous. Pour autant, j’ai beau vouloir opter pour une solution pacifique quand cela est possible, je sais aussi pertinemment qu’il est aussi parfois nécessaire d’opter pour des solutions plus radicales ou définitives pour mener à bien une mission. Mais comme je le disais avant, on parle là d’un voleur de nourriture, pas d’une menace globale comme nous l’avons connue. Il faut apporter une réponse équivalente à l’ampleur du problème. C’est pourquoi, je pense que tu as raison sur la manière d’agir vis-à-vis de tes propositions ».

Mon ton était devenu ben plus calme, chaleureux, paternel presque. Ce n’était pas ma fille, mais j’en avais une qui avait presque son âge et être témoin de la mentalité si violente d’une jeune fille comme elle m’offrit un pincement au cœur. Jurô, maintenant elle. Je rencontrais au final bon nombre de personnes ayant eu une vie bien plus complexe et déchirante que la mienne, ou qui n’avaient pas eu l’aide nécessaire pour sortir de cette vision du monde emplie de noirceur. Pour autant, bien que cette discussion me semble pertinente et nécessaire, ce n’était pas là le sujet du jour. D’abord la mission et après, je verrais ce qu’il serait possible de faire pour aider cette demoiselle.

Regardant autour de moi, je repérais le couple que Masami m’avait indiqué plus tôt. En revanche, nulle trace de l’homme seul, ce qui faisait d’emblée de lui un suspect. Puis me tournant vers ma partenaire, je m’adressais à nouvelle à elle, cette fois de manière professionnelle, faisant fi de nos échanges précédents.

« Allons interroger le couple. Cela ne donnera rien, mais au moins cela montrera que l’on ne s’intéresse pas qu’à cette famille. Ensuite, nous demanderons une livraison de nourriture et le temps qu’elle arrive, je tacherais de repérer le père de famille. Une fois qu’il sera à l’écart, il ne sera pas difficile de l’extirper de là et de me substituer à lui. À partir de là, nous surveillerons la réserve de nourriture et les habitants de l’abri, et particulièrement l’homme seul que nous avons croisé ».

Ainsi comme je le pensais, l’interrogatoire du couple ne donna rien, malgré les efforts de Masami. Bredouilles pour l’heure, nous quittâmes la zone. Notre équipe se scinda donc en deux. De son côté, la genin irait demander la livraison urgente de quelques provisions, et même si ce n’était pas quantité nécessaire pour tout le monde, au moins un volume suffisamment intéressant pour attiser la vilenie du ou des voleurs. Pendant ce temps, observant de loin, je m’assurais que tout se passe bien, guettant au passage une opportunité de mettre à profit mon plan. L’occasion se présenta au bout d’une vingtaine de minutes alors que le père de famille quittait les siens pour se rendre dans une des rues proches, tentant de quémander un peu d’aide pour lui et ses proches. D’un bond et en toute discrétion, je le rejoignais, me plantant droit devant lui, le regard perçant et bien qu’il me surpasse d’une bonne tête compte tenu de ma petite taille, il semblait s’écraser sous le poids de ma présence.

« Hein ? Je vous ai dit que je ne savais rien ! Laissez-moi tranq… ».
« Ca suffit. Je sais que vous mentez et je sais aussi que vous le faites, car vous avez peur et que vous voulez protéger votre famille. Mais j’ai besoin d’arrêter ces voleurs alors je vais vous dire comment cela va se passer ».


Malgré ses premières réticences, le père de famille après avoir écouté mon plan, compris bien qu’il ne pouvait échapper à ce qu’on lui demandait. Son rôle était simple, rester en retrait, loin, pour ne pas être vu pendant que moi, j’étais lui. Quant à notre projet, il se mit en branle au retour de Masami.

« Bien, maintenant, apportons tous les deux cette nourriture et après ça, je prendrais le relais du père. Je te laisse la suite pour observer et agir. Je serais là en relais ».


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Ven 16 Aoû 2019 - 7:38
Jiki Masami • « Bhaaaaa ... Si tu veux ... Même si je pense qu'il craquera bien plus tôt que ça. Lui faire peur et il dira tout, pas besoin d'aller si loin. Ça ne me pose pas de souci, j'ai eu bien pire que ça. »

Dit alors la jeune fille en haussant les épaules totalement d'une manière naturelle. Elle semblait avoir pris cela comme normal, même si en tant qu'experte en la matière, elle donnait des conseils sur la question. Cela ne semblait pas l'avoir choqué outre mesure de torturer des enfants ou le père de famille lui-même. Teruyo aurait beau chercher de l'ironie ou de l'humour, il n'y en avait pas une seule goutte. Peut-être devrait-il se convaincu lui-même que c'était le cas pour se dire que la fillette de quatorze ans qu'il avait devant lui ne venait pas de dire ce qu'elle avait prononcé.

Jiki Masami • « J'imagine que pour un vol de nourriture, les autorités trouveraient ça exagéré, mais pour quelque chose de plus important, je doute qu'ils y voient à redire s'il y a des résultats. Je ne comprends pas ce que tu dis à propos de ce que pensent les habitants ou tes histoires de soutiens et de confiance, on s'en fiche complément. »

Masami ne semblait pas venir du même monde que la plupart. Généralement, quel que soit la personne, on pouvait partir du principe qu'elle avait été élevée avec un tronc commun de valeurs et de principes, mais la jeune fille qu'il lui faisait face en avait des différends. Cela pouvait être déstabilisant, c'était certains, cela expliquait sans doute pourquoi tant de personnes l'entouraient pour lui apporter ce qu'il fallait.

Jiki Masami • « Le village militaire est debout, ces combattants aussi pour la plupart. Il y a quelques maisons de brisées ou écroulées, la belle affaire. »

Dit alors Masami en haussant les épaules, alors qu'elle minimisait la situation. Ce n'était pas si grave que cela, mais si elle réfléchissait de cette manière, c'était bien à cause de son passé, de comment on avait pu la traiter. Cela serait facile de lui demander d'agir autrement, qu'elle n'en avait plus besoin, mais le seul souci était qu'elle avait connu que cela la prison. Comment pourrait-elle juger de quoi que ce doit où ses seules références étaient la torture et l'enfermement. Généralement un prisonnier avant d'y arriver avait connu autre chose, mais pas Masami.

Jiki Masami • « Moi je suis devenue une ninja d’Iwa uniquement parce que c’est la seule chose que je sais faire. Cela m’a paru naturel d’utiliser mes … « dons » dans ce domaine. Sinon, pourquoi d’autres choisiraient cette voie, c’est une excellente question. Je ne me la suis jamais posée pour tout dire. »

La châtaigne s’en fichait un petit peu du sort ou des sentiments des autres, alors elle n’avait certainement pas la réponse à cette interrogation. C’était quelque chose de totalement étranger à sa psyché, un concept qu’elle ne pouvait imaginer. Elle avait certainement un manque quelque part que ce soit l’éducation ou le moment de respirer pour penser à autre chose qu’à soi. Est-ce que cela allait un jour lui manquer ou pêcher pour sa vie, seul le futur pourrait répondre à cette question. Lorsque Teruyo parla des enfants, par reflexe, elle tourna un peu sa tête dans leur direction tout en écoutant.

Jiki Masami • « Ne pas m’en faire des ennemis ? Hmmm … »

Masami revint alors à continuer à marcher vers l’extérieur en compagnie de Teruyo en regardant tout droit. Elle semblait vraiment y réfléchir, comme si elle ne s’était jamais posée la question.

Jiki Masami • « Je crois que je m’en fiche. C’est si important que ça ? Des amis ? C’est ça ? C’est quoi vraiment des amis ? Car je ne connais que des ennemis ou des personnes qui s’en fichent de moi. Je sais que je ne peux compter que sur moi pour survivre. C’est la seule chose qui m’intéresse. »

La jeune fille haussa les épaules légèrement avant d’ajouter.

Jiki Masami • « Oui peut-être que la violence s’est facile, c’est peut-être pour cela que je n’ai connu que ça en prison. Cependant, dans certains cas, il n’y a que la violence qui peut régler les problèmes. Les manières mesurée et raisonnée, c’est bien beau, mais parfois cela ne fonctionne pas. Ne t’en fais pas, c’est moi qui le ferait quand il le faudra. Tu n’auras qu’à me le dire… »

Masami partait sans doute du principe que ses notions pacifistes ne fonctionneront plus à un moment donné, qu’elle serait présente pour faire ce qu’il faut, pour faire ce que Teruyo semble être incapable que ce soit moralement ou physiquement. Peut-être qu’elle se trompait, que devant la pire des horreurs face à un être terrible, le pacifiste pourrait bien sortir les crocs afin de mordre. Elle le regarda pendant un moment silencieusement en essayant de l’imaginer faire malgré ses beaux discours. Elle voyait bien que ce genre de sujets lui pesait, que cela le faisait souffrir.

Jiki Masami • « C’est pas parce que l’on n’est pas d’accord sur quelque chose que l’on devrait se détester. Enfin … je crois pas ! Je me demande si un jour on nous demande de stopper des gens qui font le mal, que ces personnes ne veulent rien entendre, ce que tu ferais. C’était juste ça. »

La différence d’âge assez conséquent faisait qu’il était quasiment possible que Teruyo soit son père. Cependant, elle n’avait jamais connu de présence de ce type à ses côtés, alors elle ne voyait en le magicien uniquement une personne neutre sympathique. Ils étaient des collègues, lui comme elle ne faisaient cela que parce que c’était leur métier. Masami dût retourner voir les autorités du village afin de faire un rapide résumé de la situation et l’idée qu’ils avaient eu afin de soulager les personnes, c’était plus un truc de Teruyo ça mais bon, et surtout pour piéger les voleurs. Elle ajouta un sceau de fuinjutsu sur un fond d’une des caisses au cas où pour retrouver aisément cette dernière. La caisse choisie était en évidence et en hauteur. Si jamais une taxe devait être faite, il y a une grande chance qu’elle soit prise. Le sceau en lui-même ne faisait rien à part générer un champ magnétique, ce qui n’était pas perceptible pour le commun des mortels. La quantité n’était pas la même que celle d’origine, mais largement suffisant pour attiser la convoitise.

Teruyo et Masami arrivèrent alors afin de livrer la fameuse cargaison aux personnes de l’abri. Tout le monde vint alors, mais les différentes familles n’en prirent pas énormément un peu comme si elles se restreignaient naturellement. Cela allait sans doute les soulager en tout cas pour les jours à venir. Tandis que la distribution était effectuée, il restait un bon tiers de nourriture sur le chariot, lorsque l’homme seul vint à son tour prendre son dût, il en profita pour rajouter quelques mots.

« Je vous remercie ninjas d’Iwa, vous ne devez pas vous rendre compte à quel point c’est important pour nous. Je parle au nom de tout le monde ici, vraiment merci ! Merci beaucoup même ! »

L’homme seul commença à applaudir bruyamment à l’aide de grands mouvements de main, puis se sentant un petit peu seul, il regarda les autres présents dans l’abri. Rapidement après, tous commencèrent à applaudir, mais ce n’était pas le même entrain.

« Pour ce qui est de la nourriture restante, ne vous inquiétez pas, nous sommes une communauté, on va se débrouiller. Encore merci ! »

Ajouta L’homme seul avant de s’éloigner afin de rejoindre ses appartements. Masami haussa les épaules comme si elle s’en fichait pas mal au fond, la nourriture était là, c’était largement suffisant. Elle quitta alors vraisemblablement l’abri une fois la distribution effectuée sans se retourner. Une petite demi-heure plus tard lorsque tout était calme. Environs quatre gros bras firent leur entrée et un sourire malicieux naquit sur l’homme seul qui se frottait les mains littéralement. Il semblait bien heureux et le ton changea immédiatement bien plus incisif qu’avec les ninjas d’Iwa.

« Bien bien bien … Vous connaissez la chanson maintenant. Vos besoins baissent en plus à ce que je vois, vous en prenez de moins en moins, c’est parfait ! Vous devez déjà être content que nous vous permettions de rester ici ! Vous et vos familles ici …. Seuls … personne pour vous protéger, et ce n’est pas ces crétins d’Iwa qui feront quelque chose à des gens minables comme vous. Heureusement, nous sommes là ! Allez ! »

Fit alors signe aux gros bras qui commencèrent à faire le tour des familles chacun avec des sacs. Ils prirent la nourriture qui restait dans sa totalité, et ils semblaient bien partis pour en prendre encore aux familles, qui se laissèrent faire impuissant face à cette mafia.
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Lun 19 Aoû 2019 - 11:31
Quelque temps avant…

Au final, la jeune fille et moi ne partagions absolument pas le même point de vue sur cette mission et j’avais également envie de dire sur tout de manière générale. Le Yin et le Yang, le Blanc et le Noir, un côté brutal et un côté calme. Je me demande avec sincérité ce qui peut pousser à ce point une enfant à avoir une telle mentalité, et surtout ce qu’elle a dû subir depuis toute petite pour que sa psyché soit à ce point pervertie. Je ne dis pas que je suis le meilleur père ou le meilleur parent qu’il soit, nous faisons tous des erreurs avec nos enfants, mais pour autant, j’ai le sentiment d’avoir su apporter quelque chose de sain à ma fille.

Jeunes, les enfants sont des éponges. Pour agir d’une telle manière, la genin avait dû subir des épreuves similaires à ce qu’elle disait. À ces pensées, un sentiment de tristesse remonta en moi. Comment pouvait-on faire ça à une enfant ? Pourquoi faire cela à une enfant ? Quel genre de personne pouvait agir de la sorte ? Pour autant, refoulant ces pensées attristées pour le moment, je me concentrais sur ma mission, répondant brièvement à nos discussions entre genin.

Pour autant, avant qu’elle ne parte chercher les victuailles, je ne pus m’empêcher de lui envoyer une dernière réplique.

« Masami, quand nous aurons terminé ici, je te présenterai quelques personnes et ensemble on te fera découvrir quelque chose de nouveau si tu veux bien … »


Maintenant …

Masami de retour avec le chariot rempli de vivres, nous retournâmes dans l’abri de fortune afin de fournir tout le monde tant bien que mal. Haranguant la foule de paroles chaleureuses et conviviales, j’invitais tout un chacun à s’approcher de notre charrette pour qu’ils puissent se servir et lutter un peu plus contre la misère qui les côtoyait. C’est là qu’à ma grande surprise l’homme seul que nous avions surveillé d’un œil accusateur fit son apparition, nous offrant quelques paroles de remerciement. Mais le plus étonnant à mon sens n’était pas le fait qu’il vienne nous voir, mais qu’il nous annonce parler au nom de tous ceux présents ici. Pour autant, lors de notre premier passage, notre entretien avec la famille avait pu être largement entendu de beaucoup de personnes dont lui-même. Pourquoi n’était-il pas venu directement nous voir à ce moment-là ? Pourquoi fuir notre enquête au lieu de nous aider à retrouver le ou les coupables. Une seule idée me vint en tête à ce moment-là. Ce type savait qui avait fait le coup, et il avait trempé dans le vol. Il avait fui pour se couvrir et maintenant que la nourriture était à nouveau présente, il sortait de son trou pour participer encore à un nouveau larcin.

Il ne fallut pas longtemps pour confirmer mes soupçons. Les paroles du « leader » ne laissaient place à aucune interprétation. En recevant cette mission, je m’attendais à un tout autre dénouement. Je m’attendais à un père affamé qui voulait nourrir sa famille, à un adolescent qui désirait protéger sa petite sœur ou quelque chose dans ce genre-là. Je m’attendais à une histoire où j’aurais pu comprendre l’acte de détresse commis. Mais là, ce n’était que pure avidité, pure vilenie. Un profond sentiment d’injustice fit surface en moi. Si j’aurais pu être compréhensible et trouver une juste solution dans les cas de figure précédents, pour notre situation présente, je n’envisageais aucune clémence. L’homme seul et ses acolytes seraient jugés par les autorités.

Jouant toujours mon rôle, je laissais les gros bras faire leur office. Une fois le dos tourné, usant de mes talents de senseur, j’assimilais leur présence et leur forme afin de m’assurer de les retrouver par la suite. Ce n’est qu’une demi-heure après leur départ que me le décidais à bouger, faisant un signe discret à Masami qui devait sûrement surveiller la scène de son côté.

Rejoignant la petite ruelle que le groupe de brigand avait empruntée et usant une nouvelle fois de mes talents de détection, je repérais les hommes dans une petite maison miteuse. Il n’y avait là que l’homme seul et deux de ses acolytes, mais pour l’heure, ce serait suffisant, les complices seraient arrêtés plus tard. M’approchant de la porte en bois mangée par les mites et laissant sûrement passer le vent à travers ses planches, je frappais légèrement à la porte avant d’entrer sans attendre ma camarade, passablement énervé par la situation présente.

Face à moi se trouvait donc celui qui a priori était coupable de la souffrance de citoyens qui avaient tout perdu. Si notre homme semblait étonné de la présence du paternel faiblard que j’incarnais, sa surprise n’était que plus grande après la rupture de ma métamorphose, reprenant mon apparence d’origine. D’un regard sévère et d’un ton qui n’avait rien d’amical, j’interpellais l’homme assis derrière son bureau.

« Pourquoi ? Pourquoi voler ces gens ? Ils n’ont rien, plus rien à cause de la guerre. Vous comptiez vous enrichir sur leur misère ? Je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens si ce n’est de la pitié envers vous pour être tombés si bas. Toutes les personnes que j’ai vues dehors sont des battantes qui luttent chaque jour pour s’en sortir, et vous, vous n’être qu’un vautour qui ne pensez qu’à vous-même sans vous soucier des autres ».

Sortant deux kunais de mes manches, je jetais un regard provocateur vers les deux brutes présentes dans le cabanon.

« Je vous invite fortement à accepter votre sort avant que je ne m’énerve d’avantage. Je suis un ninja d’Iwa mandaté pour vous arrêter et à ce titre, s'il faut vous planter ces kunais dans la gorge pour le faire, je n’hésiterais pas si cela permet de sauver les personnes que vous avez flouées ».

Et ne doutant pas de la présence de Masami quelque part, je décidais d’enfoncer le clou.

« Et si cela ne suffit pas à vous convaincre, sachez que ma partenaire, bien plus jeune que moi, ne saurait être aussi bienveillante que moi. Je vous propose une solution pacifiste. Refusez-là et vous ne pourrez-vous en prendre qu’à vous-même ».

Qu’allait donc faire l’homme seul ? Se rendre ou lutter et perdre dans la douleur ?

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Mer 21 Aoû 2019 - 11:22
Sa façon de voir ou de faire était-elle véritablement sain ou pervertie ? La question pouvait se poser, mais aux yeux de la Jiki, c'était tout à fait normal. Son passé entrait irrémédiablement en ligne de compte, sombre et machiavélique. Elle n'avait jamais eu de parents, normal ou non, cela donnait l'étrange personnage, qui s'agitait comme il pouvait sois vos yeux ébahis. L'endroit où avait grandi Masami était connu pour être un lieu d'enfermement de tous les pays qui désiraient se débarrasser des personnes gênantes d'une manière discrète. Il était depuis peu de renommée publique que des expériences avaient été pratiquées sur les prisonniers, alors pourquoi des gens pareils prendraient des gants avec une gamine ? Si jamais on pouvait voir quelque chose de positif, la jeune fille avait grandi à marche forcée à être grande dans certains sujets, elle avait été formée à marche ou crève, ce qui lui donnait un mental d'acier. Qui pouvait être à blâmer ? Sa mère ayant accouchée ? Les soldats qui avaient emmenés sa famille jusqu'en prison où alors les surveillants qui gardaient tout ce petit monde enfermés ou encore l'homme au chapeau ayant révélé l'affaire ?

Teruyo désirait lui présenter des personnes nouvelles apparemment ou quelque chose comme cela. Ça ne semblait pas être du travail, quelque chose à côté. Masami était assez curieuse pour se demander ou tenter de deviner ce que cela pouvait être, mais rien ne lui venait en tête. Elle mot cela de côté, pour le moment, seul importait la mission et la distribution de nourritures. La châtaigne laissa alors Doudini s'occuper des relations avec le public. Si jamais ils n'avaient pas compris que c'était pour la nourriture, ils ne comprenaient jamais rien ! Une fois ceci fait, Masami s'était mis à l'abri dans une planque discrète avec une vie parfaite sur l'entrée de l'abri. Le temps passait, mais rien du tout, aucun signal ou fuite démesurée du ou des voleurs. Est-ce qu'ils avaient deviné le piège et décidé de ne plus agir ? Elle s'ennuyait un peu et la Jiki débutait à être somnolente à attendre ainsi. Ce ne fut qu'une bonne demi-heure plus tard qu'après plusieurs signes discrets pour la réveiller.

Jiki Masami • « Hein ? Heuuu ... Quoi ? Ils sont où les méchants ? »

Demanda directement Masami comme cherchant des types, mais personne ni avant, sans doute, ni après. Encore les méthodes de fillettes ... Heuuu de pacifistes de son camarade de mission ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Sans commentaire outre mesure, les mains dans les poches, elle suivit alors Doudini dans une petite ruelle. Pour l’adolescente, ces rues se ressemblaient toutes pour ainsi dire, mais on pouvait noter que les personnes habitants dans le coin devaient avoir moins de moyen, c’était une évidence. Elle n’était pas une spécialiste de la charpente et des murs, mais bon, on aurait dit des vieilles cellules de prisons à moitié abandonnées où on mettait les prisonniers les plus dangereux. Lorsque Teruyo frappa tranquillement à la porte, elle le regarda comme si elle était totalement effarée par le style. Elle se voyait davantage défoncer la porte et faire irruption à l’intérieur. Elle ouvrit ses deux mains vers le ciel comme ne comprenant vraiment pas.

Jiki Masami • « Mais … tu comptes les inviter pour le thé aussi ou … »

Le ton était légèrement sarcastique, oui oui, cela pouvait aisément se sentir. Masami se frappa la paume de la main contre son visage en le laissant faire ses propres expériences. Cependant et étonnamment, un homme ouvrit, alors qu’après un tel coup, il se serait certainement enfui à toute jambe sans attendre. Cela devait être un amateur, sans avoir réfléchit outre mesure aux conséquences. Teruyo posait des questions vraiment étranges, elle ne comprenait pas du tout ce qu’il faisait. Pourquoi s’intéresser à la raison de cet homme de voler puisque c’était mal ? Bon d’accord, elle s’en fichait totalement, mais quand même ! Elle se planqua en allant sur le côté de la maison afin de voir s’il n’y avait pas une autre porte ou un moyen de fuir pendant que l’inspecteur Doudini était à l’œuvre.

« Voler ? Mais … de quoi parlez-vous monsieur ? Moi et mes amis nous nous reposons seulement après une rude journée de travail. »

Désigna alors sur un ton de voix ridiculement niais et certainement agaçant les deux grosses brutes pas si loin de l’entrée. D’ailleurs les deux hommes costauds hésitaient à lui rentrer dans le lard tout de suite, mais à la vue des deux kunais, ils restèrent pour le moment sans bouger. Ils ne savaient pas trop vu l’âge du bonhomme si jamais ils avaient affaire avec un débutant ou non. Ils avaient pu avoir le malheur de tomber sur un chunin ou un jonin, et dans ce cas-là, ils n’auraient aucune chance. Masami passant par une fenêtre à ce moment-là entendit la menace claire et nette des kunais dans la gorge. Elle se leva le plus haut possible sur la pointe de ses pieds afin de voir si c’était vraiment lui qui avait dit ça. Les deux brutes regardèrent alors l’homme au centre de la table. Lorsque Teruyo parla de la fameuse partenaire pas cool, elle afficha alors un large sourire et une mine amusée en agitant la main par la fenêtre.

Jiki Masami • « Hehehe … par ici oui … c’est moi ! S’il vous plait, résistez et je vous montrerais comment on traite les cafards à Wasure … »

On pouvait clairement sentir une aura malsaine émanée de la jeune fille qui se glissa à l’intérieur en adhérant au mur grâce au chakra en sortant un parchemin avec un sceau de fuinjutsu dessus. Les deux grosses brutes à la mention de Wasure pâlie légèrement. Ils étaient entourés et peu de chances de s’en sortir. Après un court instant de réflexion, l’homme soupira et haussa les deux mains en signe de reddition.

« Très bien …. Très bien, vous avez gagné aujourd’hui … »
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Jeu 22 Aoû 2019 - 7:42
Alors que je lâchais mes derniers mots, pensant au fait que Masami ne devait pas être bien loin, cette dernière apparue derrière une fenêtre, ses yeux verts pétillants et sa mine réjouie faisant face au trio de malandrins. Si je ne la connaissais pas, c’est vrai qu’il y aurait de quoi être surpris. Une jeune fille abordant de telles personnes de manière aussi insouciante, mais affichant tout de même un faciès assuré, je pense qu’il y avait de quoi avoir des doutes quant à la personne. Face à des shinobis, de toute manière, un doute était toujours de mise. C’est sûrement cette réflexion pertinente qui poussa le parrain de pacotille à prendre une décision sage et salvatrice en estimant qu’il était bien moins risqué de se rendre que de rentrer en conflit. Sage décision. Il était facile de comprendre que la situation était sous notre contrôle désormais. Même s'ils parvenaient à se démettre de nous, en tant que ninja au service du village, d’autres viendraient les chercher et leur jugement ne serait plus celui d’un simple trafiquant.

Pour autant, alors que l’homme seul reconnaissait sa défaite, l’un des deux gardes ne semblait pas de cet avis. Si son comparse homme de main était plutôt en retrait, le réfractaire au contraire s’avançait vers moi. Sur le strict plan physique, il n’y avait aucun débat à avoir entre lui et moi. Du haut de mon petit mètre soixante-cinq, il semblait que je ne faisais pas le poids devant ce mastodonte de plus de deux mètres et qui dépassait de très loin les cent kilogrammes. De plus, en l’observant avec attention, son apparence était le stéréotype même du pirate de romans. Une longue moustache, de longs cheveux blonds tressés retombant sur ses larges épaules et un foulard rouge enrubannant son crâne accompagnant un large menton, de gros sourcils et de petits yeux noirs cerclés de cernes profondes. Vêtu d’un simple bermuda vert maintes fois rapiécé et de bottes d’un cuir usé, son torse musclé était laissé apparent, sûrement dans le but d’asseoir une certaine autorité visuelle par la crainte qu’il puisse dégager. S’approchant de moi, faisant craquer les articulations de ses doigts, il sortit une matraque de sa poche et leva le bras dans ma direction.

Sans un mot de ma part, malaxant mon chakra tout en réalisant quelques mudras, j’inspirais une profonde bouffée d’air avant de la relâcher sur mon adversaire en une dizaine de boules de vent qui vinrent le percuter en plein torse, le projetant à la renverse et l’assommant quelques instants sous les yeux craintifs de ses deux acolytes qui reculèrent d’un pas, s’approchant dès lors de la genin qui veillait de son côté.

« Était-ce bien nécessaire ? ».

Dans les minutes qui suivirent, les trois hommes étaient savamment ligotés et attachés les uns entre les autres. Quant à moi, soulagé, loin du champ de vision des mécréants, je poussais un souffle de relâchement, bien heureux que la situation se soit terminée ainsi et pas d’une manière plus dramatique. M’approchant de ma partenaire, je l’interpellais pour la suite des opérations.

« Masami, je te propose que l’on amène ces trois types en prisons où ils seront interrogés pour leurs autres complices et que sur le chemin on rapporte la chariote de nourriture à l’abri pour que les gens puissent se servir à nouveau. Après ça si tu veux, j’irais faire le rapport de la situation ».

Puis prenant la route, nos trois saucissonnés marchant devant nous, j’interpellais une nouvelle fois la jeune demoiselle. Maintenant que l’affaire semblait réglée, nous pouvions discuter plus librement, même si je gardais un œil vigilant sur nos colis. Il n’y avait pratiquement aucune chance que les complices sûrement en fuite viennent délivrer leurs alliés, mais sait-on jamais.

« Alors cette première mission ? Tu en penses quoi ? »

Enlevant mon chapeau, me grattant la tignasse rousse laissant échapper un peu de poussière, je levais les yeux au ciel, l’air songeur.

« Pour ma part, je dois avouer que je m’attendais à quelque chose de plus trivial. Je ne dis pas que la mission était difficile, mais j’ai côtoyé il y a pas longtemps un jeune genin qui devait avoir quelques années de plus que toi, et qui avait eu pour mission de m’apporter un courrier. En somme, sa mission avait été de jouer les facteurs. C’est pourquoi, en tant que nouveau genin, je m’attendais plus à devoir faire des corvées qu’une mission d’enquête. En tout cas, avec cette mission, nous aurons montré le peut de savoir faire que nous avons, sans parler de l’expérience acquise ».

Souriant de bon coeur, laissant s'envoler mes derniers mots, je tournais mon regard adoucis vers Masami, comme l’invitant à poursuivre cet échange.



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Ven 23 Aoû 2019 - 8:32
Masami regarda alors l’un des deux brutes tenter quelque chose contre Teruyo. Elle ne réagit pas vraiment en le laissant se débrouiller, ce n’était qu’un pauvre type un peu brutal, mais sans véritable moyen de répliquer. Il n’était pas un shinobi et heureusement, car vu le corps qu’il possédait, cela n’aurait pas été du gâteau du coup. Gardant les bras croisés derrière la tête, la jeune fille pouffa de rire légèrement à la question.

Jiki Masami • « On aurait dû tous les taper peut-être pour leur faire comprendre. »

Dit alors la jiki espiègle au possible, mais sans passer à l’acte véritablement. Vu les trois personnes à qui ils avaient à faire, elle préféra apposer un sceau de fuinjutsu à chaque dans le but de s’assurer qu’ils ne courent pas au loin. Ils étaient ainsi bien attachés et sceller, aucun moyen de partir.



S’ils désiraient tenter de s’enfuir, cela aurait été amusant de les voir courir comme un nain à six jambes. Elle l’espérait presque, car elle n’avait pas eu l’occasion de tester une de ses techniques phares de pointe, en tout cas de son point de vue. Toute souriante et guillerette, Masami tourna son regard en direction de Teruyo lorsqu’il souffla.

Jiki Masami • « Qu’est-ce qu’il y a ? Un truc qui va pas ? »

La châtaigne haussa les épaules légèrement.

Jiki Masami • « Ha bha ça oui, on les amène en prison et après les autorités vont se débrouiller. Il vaut mieux rester à deux pour les escorter en prison. On ira rapporter la nourriture après. Faire les deux à la fois me semble un peu étrange. »

Les deux ninjas avec les trois prisonniers marchaient tranquillement vers leur futur lieu de résidence pour sûrement au moins quelques semaines, alors que Teruyo posa deux questions. Masami haussa les épaules légèrement avant de répondre.

Jiki Masami • « C’était un peu trop simple, j’espère que l’on s’amusera plus pour la suivante avec de la vraie baston ! J’imagine que le côté plus amusant serait surtout une mission de rang B ! C’était amusant quand même, et puis toi tu dois aimer ce que l’on a fait le bon samaritain … hein ? »

Demanda alors avec un sourire goguenard la jeune fille en direction de son partenaire. Pour son propre compte, elle se fichait totalement du sort de ces gens dans les abris. Chacun ses problèmes, mais il était certains que Teruyo avait adoré aider de parfait inconnu. Elle haussa les épaules légèrement.

Jiki Masami • « Tu sais généralement, quand on demande l’intervention de ninjas, ce n’est pas juste pour rien. On ne sait jamais pourquoi on va être appelé en fin de compte, surtout dans une enquête j’imagine. Il faut bien commencer par quelque chose, au début on va faire des missions pas trop difficiles. Il faut que l’on prouve que l’on soit capable de faire mieux. »

Masami fit une petite moue lorsque Teruyo parla du peu de savoir-faire qu’ils avaient.

Jiki Masami • « Mais parle pour toi ! Moi je suis trop forte de toute façon ! Hehehehe ! »

S’exclama alors l’adolescente en se donnant un peu plus d’importance qu’elle ne devrait, mais ils venaient de remporter une victoire non ? Elle pouvait bien le faire un petit peu ! Ce n’était pas trop gros. Sa tête ne risquait pas d’éclater à cause de son ego. Cependant, alors que les deux échangeaient d’une manière légère, Le plus vieux des trois hommes, qui s’était rendu immédiatement disparut dans un petit nuage de fumée. Il était une évidence que cette personne n’était autre qu’un clone, mais quand ? Comment ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Que venait-il de se passer ?

Jiki Masami • « On est d’accord, ils n’étaient que deux à la base hein ? »

Dit alors Masami en regardant Teruyo, c’était assez blasant, et il était quasiment certains que cet homme était déjà loin. Difficile de le retrouver immédiatement où il était en train de se carapater.
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Dim 25 Aoû 2019 - 14:55
Finalement, tout se passait bien. Les malfrats avaient été neutralisés, attachés avec soin les uns entre les autres pour limiter leurs mouvements et leurs possibilités d’action et Masami leur avait même apposé un sceau de sa conception. Maintenant que j’y pensais, avec le recul, je me dis que nous avions finalement mal préparé notre mission. Que savait-elle faire ? Quels sont ses domaines de prédilection ? Ses points forts ? Et moi, que lui ai-je dis sur mes capacités ? Etait-ce notre naïveté face à une mission de rang D ou notre inexpérience qui nous avait ainsi voilé les yeux. Et le plus naïf, le plus imprudent, c’était bel et bien moi. J’étais intervenu directement seul face à trois personnes. J’ai assurément pensé que Masami serait là, mais pour autant, je n’avais aucune idée de ses facultés. Elle aurait tout aussi bien pu être là, mais inutile ou inefficace dans le cas présent. Je m’étais uniquement basé sur le peu de mentalité que j’avais vu d’elle. Pour moi, c’était là une leçon des plus importante à retenir, préparer avec rigueur une mission, quel que soit son rang et cela passait surtout par connaître le potentiel de ses partenaires. Alors que je réfléchissais à tout cela une nouvelle remarque de la genin me fit sourire. Comme à son habitude, bien que dire cela alors que nous nous connaissions depuis seulement quelques heures, Masami montra son attrait pour une solution plus radicale.

« Je crois que celui que j’ai envoyé voler à travers la pièce a suffisamment retenu la leçon. Pourquoi vouloir taper les autres ? Cela n’aiderait en rien la mission, juste à te défouler et à te sentir mieux peut-être ».

Et comme souvent, marchand le long du chemin qui devait nous mener vers la prison où l’on remettrait notre colis, me voilà pris dans une envolée lyrique sur notre mission, notre ressenti, notre expérience. Et au final, bien que je me pose sincèrement la question sur son ressenti, je dois dire que la réponse ne me surpris qu’à moitié. « Trop simple », « Amusant », ne voyait-elle donc ça que comme un jeu, attendant quelque chose de plus stimulant. Pour autant, elle se trompait quelque peu sur moi.

« Aimer ce que l’on a fait ? Non pas vraiment. Si l’on est intervenu, c’est que c’était nécessaire. Je préférerais que l’on intervienne pas, même si je sais que c’est foncièrement impossible. Je ne ferais pas de mélodrame sur le bien et le mal, ce serait totalement inutile, totalement puéril et surtout totalement utopique. Mais au moins, nous avons fait le nécessaire et ce soir, ces réfugiés pourront passer une nuit sereine ».

Mais au final, qu’est-ce qui comptait vraiment ? La réussite de la mission non ? Que l’on soit d’accord ou non sur notre ressenti vis-à-vis de celle-ci n’avait que peu voire aucune importance, surtout pour certains. Et à la réflexion, en tant que shinobi, lors d'une mission, chacun mettait entre les mains de l’autre sa propre vie et à ce titre, je préfère cent fois être en binôme avec quelqu’un de la trempe de Masami, mais sur qui je peu compter, que quelqu’un qui penserait comme moi, mais laisserait tomber ses équipiers. C’est assez paradoxal pour moi un tel raisonnement. En tout cas, le genin faisait tout de même preuve d’une certaine maturité dans nos échanges, c’était quelque peu surprenant par moments.

« Je suis entièrement d’accord avec toi. On ne sait jamais sur quoi nous pouvons tomber. Après tout, chacun peu mentir sur les vraies raisons d’une mission et minimiser les risques encourus. Tu as raison, continuons ainsi, faisons nos preuves et qui sait, la prochaine mission sera peut-être de rang B. Quant à ton talent, je ne doute pas de ta force ahaha ».

Mais si nos échanges pouvaient parfois me surprendre, le plus surprenant ne venait pas de la jeune fille, mais de l’homme seul solidement attaché à ses deux comparses par de nombreuses cordes. Alors que nous cheminions tranquillement, le soleil commençant sa longue et lente descente sur les hauts sommets, synonyme d’une fin de journée durement méritée, un « pof » se fit entendre devant nous. À ma grande surprise, l’homme seul venait de se volatiliser, laissant sur place une petite volute de fumée grise. Ce n’était pas une permutation, nous verrions avec quoi le fuyard s’était échangé, cela voulait donc dire que c’était une clone tout ce qu’il y a de plus tangible. Et qui dit clone dit …

« Un ninja ? »

Comment ça, ils n’étaient que deux à la base ? Non, bien sûr que non pensais-je.

« Impossible Masami. Tu t’en doutes non ? Et surtout des répercussions que cela peut avoir. Un homme en mesure d’user de techniques ninja vient de s’échapper. Cela veut dire que nous avons un criminel usant de ninjutsu en liberté. Ce n’est peut-être qu’un simple criminel, mais qui nous dit que ce n’était pas un déserteur, voire pire, un espion. Nous avons sûrement été trop aveuglés par la situation et n’avons même pas songés à cette possibilité … ».

J’étais effaré par ce manque de discernement de notre part. Quelle faute venions-nous de commettre. Sans attendre, d’un coup sec, je plantais mon kunai dans les fesses des deux autres larrons. Rien de réellement méchant, mais suffisamment pour être certains qu’ils étaient bien « eux ».

« Navré … »

Et voilà que la prison était en vue, située à flanc de colline, elle était déjà plongée dans la pénombre et la température s’en ressentait lorsque l’on passait de la lumière à l’ombre. Ouvrant la porte, je poussais à l’intérieur les deux captifs qu’il nous restait et me retournais vers ma partenaire.

« A toi le rapport chef, n’oublie rien, c’est important, je pense » dis-je d’un air stoïque.

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Jeu 29 Aoû 2019 - 2:49
Jiki Masami • « Bha ! C'est important de se sentir mieux, et apaisé ! Non ? C'est aussi pour cela que l'on va dans des eaux chaudes. »

Se défendit Masami en croisant les bras derrière la tête, alors qu'elle présentait la proposition comme presque médicale. Elle savait bien que des petites frappes comme eux allaient de nouveau faire des bêtises à leur sortie. Il fallait selon elle mettre les choses au clair et bien leur faire passer le message de ne pas recommencer. Elle ne trouvait pas qu'ils avaient subit une quelconque punition pour leurs méfaits.

Jiki Masami • « Hmmm ... Oui, on a fait le nécessaire, on a dégagé le secteur de ce type et un autre trouvera une nouvelle méthode pour se faire de l'argent d'une autre manière, encore plus dégeulasse de préférence. »

Commenta simplement la jeune fille en parlant de la mission. Elle avait tellement entendu parler les prisonniers, sur leurs façons de penser et de préparer ce métier de malfrats, qu'elle ne pouvait pas avoir une vision positive.

Jiki Masami • « Tu aurais préféré ne pas intervenir ? Tu comptais leur demander gentiment d'arrêter ? »

Demanda la Jiki en pouffant de rire en imaginant la scène. Ce que les autorités attendaient d'eux, c'était la réussite de la mission. On avait arrêté une partie de la bande, et sans doute qu'avec ceux-là, on trouverait les autres. Quoi qu'il en soit, l'abri le serait enfin en termes de vivre en tout cas. Quoi que l'on puisse penser des méthodes de Masami, elle était sans morale, violente, mais sans doute fidèle et obéissante. Elle n'était pas du genre à hésiter ou pleurer dans un coin, agir était le maître mot. Teruyo était la voie à suivre, l'exemple vers où il fallait normalement tendre pour être un bon citoyen. Sans doute que la jeune fille n'était clairement pas au point, et se moquait ouvertement de ces choix sans doute les plus difficiles à faire.

Masami avait été élevée dans des conditions extrêmes. Elle avait été forcée à grandir très rapidement, à devenir mâture et indépendante par la force des choses. Elle n'était sans doute pas parfaite, certains sujets étaient maîtrisés, d'autres pas du tout abordés. Le brigand principal venait de se volatiliser littéralement dans une volute de fumée. Elle était assez ennuyée, et surtout honteuse de s'être fait avoir comme une débutante.

Jiki Masami • « Oui c'est certain, c'était un clone, mais depuis quand ? Depuis le début ? Ou ... Hmmm peut-être ai-je réussi à le marquer en fin de compte de mon sceau. Il ne s'en débarrassera pas comme ça ... »

Évidemment, Teruyo refusa sa solution de dire qu'ils n'étaient que deux et de cacher cette disparition. Ce n'était vraiment pas drôle, même si moralement douteux. Elle haussa les épaules alors qu'il parla des différentes possibilités.

Jiki Masami • « Mouuuais ... Ou alors simplement un type recalé de l'Académie ou virer des forces d'Iwa, mais bon, il peut s'enfuir, on connaît sa tête, du moins si c'était la vraie. Ce n'est pas comme si changer d'apparence était de base pour une shinobi. Enfin bon, moi perso, si j'étais un espion ou un déserteur, je me ferais plus discret sur tenter d'arnaquer des gens. Cela se verrait forcément. »

Masami rit aux éclats en voyant Teruyo piquer les fesses des deux prisonniers. Dans l’immédiateté, elle avait pensé à une vengeance, mais lorsqu’il s’excusa, elle comprit malheureusement qu’il ne venait pas de péter un plomb, mais surtout de vérifier que les deux autres étaient bien réels. Quoi qu’il en soit, la scène était particulièrement amusante à voir. Ils étaient arrivés au lieu de la garde où étaient gardés les malfaiteurs. Les deux genins poussèrent alors vers les ninjas de garde les deux gros balourds, qui devaient être déjà connus.

Jiki Masami • « Ces types volaient de la nourriture dans un des abris, même si leur chef c’est barré, mais on le retrouvera un jour. On le retrouvera ! »

Commenta alors la cheffe auto-proclamée de ce super groupe d’intervention d’urgence. Elle se tourna alors vers Teruyo en posant les mains sur ses hanches.

Jiki Masami • « Tu ne leur fais pas la morale comme quoi il y a des lois à Iwa ? Et puis pourquoi c’est moi qui doit faire le fichu rapport d’abord ! Je pourrais le déléguer, c’est ça un chef hein ! hmmmm … »

Masami avait surtout l’impression de s’être fait avoir sur le coup, mais elle assumerait comme elle pouvait. Il était temps d’en finir avec cette histoire, le résultat n’était pas si mal. Elle se dirigea alors vers une petite pièce afin d’en finir avec cette mission, mais elle était belle et bien finie.
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Sam 31 Aoû 2019 - 3:09
Finalement, plus j’écoutais Masami, plus je me disais qu’elle était quelque peu déconnectée de la réalité par moment. Était-ce en lien avec son passé et son fameux séjour à Wasure ? Qu’avait-elle bien pu faire pour en arriver à cette situation. Pour autant, même si ses remarques étaient teintes d’une certaine violence, elle faisait aussi parfois preuve d’une certaine naïveté attendrissante. Marchant côte à côte, je l’écoutais avec attention, essayant de la comprendre au mieux. D’ailleurs, c’est au cours de nos derniers échanges que j’ai remarqué quelque chose. Un tic corporel peut-être ? Souvent, au cours de nos palabres, la demoiselle avait tendance à croiser les bras derrière la tête. Il faudrait que je fasse plus attention au discours tenu, au ton employé et aux sous-entendus possibles quand elle agissait ainsi.

« Étrangement tu vois, je n’ai pas le sentiment que l’on ait fait le nécessaire. Au début peut-être, mais maintenant que notre homme seul s’est enfui, c’est différent. J’ai le sentiment de m’être fait flouer et de n’avoir pas vraiment accompli notre mission. Qui nous dit qu’il ne va pas recommencer, voire se venger. En revanche, j’espère que tu as raison, que ce n’est qu’un type recalé ou démobilisé. De toute manière, nous savons à quoi il ressemble, ce ne sera pas un souci. Tu verras que j’ai souvent tendance à imaginer le pire. Certains penseraient que c’est idiot que cela rajoute une pression ou un travail supplémentaire inutile, moi je vois ça comme une prévision. Toujours être prêt à tout ».

Puis réfléchissant aux dernières paroles de ma partenaire, je me posais quelques questions métaphysiques sur le fuinjutsu. Moi aussi, j’avais commencé à travailler le sujet et j’étais bien loin des meilleurs et j’espérais que la jeune genin allait avoir réponse à mes questions.

« Tu as marqué l’homme seul donc ? Avec quel type de sceau ? N’étant pas un expert, si tu as marqué l’original et qu’il s’était cloné, le clone aurait-il eu ce sceau sur lui aussi ? Et si l’homme seul que nous avons arrêté n’était qu’un clone depuis le début, cela veut dire que l’original n’est pas marqué. En somme, nous sommes dans l’impasse non ? »

Mais les réponses attendraient plus tard. Les deux malfrats poussés en prison, je glissais quelques mots à ma « chef » pour qu’elle fasse le rapport de situation. Petite pique amicale pour celle qui voulait diriger notre mission. Espiègle, voilà un terme qui la caractérisait bien à ce moment-là. Alors qu’elle quittait les lieux, fier de son petit tour à me « déléguer » sa tâche concernant le rapport de mission, je me tournais vers les gardes présents une fois qu’elle disparue.

« Navré, elle a un tempérament particulier ahaha. Bref. Nous avons capturé ces deux types. Un autre homme nous a échappé, maîtrisant quelque peu les arts ninja, à minima le clonage. Si vous pouviez les interroger, je pense qu’ils sont plus nombreux et que leurs complices se sont fait la belle en nous voyant intervenir ».

Puis me tournant vers les deux enchaînés.

« Voilà ce qui arrive lorsque l’on se situe du mauvais côté de la loi. Si le crime paie sur le court terme, sur le long terme, il n’en est rien. Vous aurez tout le temps de réfléchir à vos actes en prison. Et entre nous, je vous conseille vivement de parler et surtout de dire la vérité. Les investigateurs de la prison ne sont pas réputés pour leur tact et leur bienveillance. Il serait idiot de souffrir pour un type qui vous a abandonné. »

Voilà une bonne chose de faites. Maintenant, il me fallait rejoindre les autorités compétences pour finaliser cette mission. En quelques minutes, j’atteignais le bureau des missions et planté devant la personne présente, je lui exposais les résultats de la mission, comment nous sommes arrivés dans l’abri et avons entamé l’enquête, comment nous avons piégé les voleurs en usant de nos dons, comment la capture s’est passée et surtout comment l’homme seul s’est enfui lors de son transfert en prison. Même si je ne faisais pas de certaines spéculations sur ce dernier, la personne en face de moi ne sembla pas réagir outre mesure, m’informant qu’elle transmettrait le rapport.

Une heure plus tard, j’arrivais une nouvelle fois dans la zone des réfugiés, tirant le chariot de victuaille que nous avions mis de côté le temps d’enfermer les voleurs. J’en profitais pour expliquer la situation aux personnes présentes, remerciant au passage le père de famille pour son aide précieuse et en guise d’adieu, j’invitais tout un chacun à venir voir les autorités si quelque chose se passait à nouveau.

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Mar 3 Sep 2019 - 10:32
Avait-elle été vraiment connectée à la réalité ne serait-ce qu’une seule fois dans sa triste vie ? L’adolescente avait vécu dans un monde fabriqué de toutes pièces par des gens se croyant au-dessus de tout, mais que pouvait-on attendre de personnes capables d’utiliser des enfants comme tueurs et de parfaire des combattants de l’ombre. À qui ces gens-là rendaient des comptes au final ? Si jamais la situation s'était améliorée, c’était uniquement parce qu’un homme, l’homme au chapeau d’après son sobriquet, avait tout fait valser pour son propre intérêt.

Toute sa vie, Masami n’avait pas eu le choix dans sa vie, à part il y a peu, et qu’avait-elle choisi ? De retourner dans un monde obscur de violence, car c’était la seule chose qu’elle connaissait, qu’elle savait faire. Malgré toutes ses souffrances et ses épreuves, elle avait choisi de devenir une kunoichi pour un des pays qui l’avait fait enfermer. Bien entendu, ce n’était qu’un dommage collatéral, mais les faits étaient bien là. La gronde de l’opinion publique semblait avoir été muselée, pas ou peu de réactions au final, uniquement parce que les forces armées des seigneurs avaient protégé les humbles citoyens de la lie qu’elle avait contribué à créer.

Jiki Masami • « Oui, je te l’accorde, on aurait pu faire mieux, mais si on n’avait pas agi, il se serait passer quoi ? »

Posa alors comme simple question la jeune fille au boyscout qui lui servait de partenaire. Elle avait l’impression qu’il devait trouver lui-même les réponses à ses propres questions. Les interrogations qui transpiraient de son discours ne lui étaient pas destinées, et pourtant c’était à elle qui les demandait.

Jiki Masami • « S’être fait flouer tout de suite … non, on a tous les deux gagné, mais ce n’est que parti remise. Il ne va pas recommencer, pas la même chose, non. Il fera autre chose pour gagner de l’argent mal honnêtement. S’il devient un vrai problème, Iwa enverra des personnes pour le régler, des personnes qui ne font pas de quartier. »

Masami se frotta l’arrière de la tête avec un léger sourire.

Jiki Masami • « Eh bien … en tout cas, on a vu une apparence oui, mais si c’est un ninja, il pourrait avoir montré une fausse apparence, c’est à la portée de n’importe qui. »

Indiqua alors Masami, même si elle prenait cela d’un tout autre regard que Teruyo. Cela lui était apparemment assez égal du sort de ce type ou des pauvres civiles désœuvrés. À la question d’avoir marqué l’homme seul, elle se contenta de hocher la tête doucement.

Jiki Masami • « C’est un sceau que seul moi et ceux partageant mon pouvoir en est capable. C’est un sceau qui génère un champ magnétique négatif, et comme tu le sais, deux champs magnétiques d’une même nature s’attirent. C’est pour cela qu’il était impossible qu’il ne s’échappe, si du moins c’était le vrai. Après, si j’ai marqué le vrai, le clone devrait avoir le même sceau. Quelqu’un connaissant le fuinjutsu après des recherches et analyses de mon sceau assez basique pourrait le faire retirer, mais cela prend du temps. On peut le désactiver en apposant un sceau par-dessus aussi. En tout cas oui, si depuis le départ, c’était un clone, le vrai homme seul ne serait évidemment pas marqué. Je doute que ce soit l’original, je pense que nous avions affaire à un clone depuis le début. La fenêtre était très courte quand on les a arrêtés, à moins que frapper à la porte l’ait fait fuir et qu’il ait laissé un clone à ce moment-là. Un ninja senseur pourrait découvrir quelque chose, mais ce ne sont que des vols de nourritures, alors … »

Masami doutait furieusement que de gros moyens soient mis en œuvre pour cette affaire, mais sans doute que cet homme referait surface un jour ou l’autre. Confia Masami en attendant Doudini à la sortie du refuge de ces pauvres gens. Elle était tranquillement assise en face en croquant dans une pomme. À force de courir partout et de parler de nourriture tout le temps, elle avait eu faim la pauvre !
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