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Le chant des rossignols [Ft. Koenji Toya]


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Lun 29 Juil 2019 - 17:55

Le soleil s’était levé, mettant fin à notre halte dans l’incommensurable forêt du Pays du Feu. Le périple que nous avions au départ entrepris avec notre père s’était soldé dans une sorte de caravane familiale qui rassemblait ses divers rejetons - en tout cas, ceux ayant l’âge et la maturité pour quitter leur foyer. C’était presque sa signature, d’ailleurs : Faire ses petits projets puis fuir avec la première demoiselle qui se présentait à lui. Je ne l’avais pas connu pour l’essentiel de mon enfance, et j’aurais préféré continuer un peu plus avec lui, mais c’est la vie. Le destin est parsemé de petits fils qui s’entrecroisent et se séparent.

Petit à petit, nous nous approchions de Urahi, la capitale du feu. Si le nom en soi est nouveau, la région en elle-même a été extrêmement médiatisé. Faut dire qu’entre les examens shinobi, l’attaque, les répercussions et les conflits internes, le pays du feu aura été une mine d’or pour le Kunaï Emoussé et les petits curieux du monde entier.

En ce qui nous concerne, on en avait rien à faire. En tout cas, historiquement ou culturellement. Dans la pratique, l’évolution dans le Yuukan nous est primordiale et guide nos pas. Sans renseignement, sans connaissance préalable, on se jetterait à corps perdu dans un village à la recherche d’argent facile. Or, ce n’est de loin pas notre objectif.

- Toya.

En parlant de renseignement, la petite frangine était un puit de connaissance, ce qui nous était toujours très utile pour nos affaires. Mais les contrats n’étaient pas à l’ordre du jour.

- Tu m’avais parlé d’un truc à faire. Qu’est-ce que t’as en tête ? Si c’est encore de la paranoïa, je te préviens, on terminera le voyage jusqu’à Urahi à 10 mètres de distance au minimum.

Dans une mimique qui indiquait un avertissement provocateur, je réajustais le sac que j’avais déposé sur l’épaule et la fixait en attendant qu’elle parle. Je me suis moqué, mais vu que c’est une demande, j’imagine qu’elle a prévu quelque chose. Reste à savoir quoi.

La journée était encore longue, après tout. On devait avancer mais rien ne nous obligeait à garder une cadence démente et à ne jamais nous arrêter ou à ne jamais bifurquer. Ou alors elle a déjà prévu quelque chose pour le soir. Mais ce serait la surestimer, je pense...
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Mar 30 Juil 2019 - 10:49
Les yeux encore fatigués, preuve d’une nuit trop courte. Je ne puis m’empêcher d’ouvrir grand la bouche dans un bâillement aussi sexy que silencieux. C’est d’ailleurs à ce moment-là que mon aîné à la brillante idée de m'interpeller. Oh le con. Je grommelle alors avant de bailler une nouvelle fois. C’est clair, j’ai pas assez dormi cette nuit. Faut dire que ça fait de trop longue nuit qu’on a pas profiter d’un bon lit et surtout avec un bon matelas. Dès qu’on arrive dans la capitale du Pays du Feu, il est clair et nette que ça sera ma seule et unique condition pour l'hôtel, l’auberge ou autre logement que l’on trouvera. Ou peut-être aussi un bon bain, ou pas trop loin de source chaude. Bien que je ne sois pas certaine qu’il y en ai dans ce pays. Raaaah. On aurait dû aller au pays des cascades, là, c’est sûr qu’il y aurait eu de quoi bien se détendre.

M’enfin, je m’approche quand même de mon frère pour répondre à sa demande, bien qu’en vue de ce qu’il me dit, il s’agit de ma demande. Je fronce un peu les sourcils, ne comprenant pas tout de suite à quoi il fait référence. Faut croire que j’ai besoin d’une bonne dose de café là pour être réellement connecté à ce qui m’entoure et ne pas juste marché comme un zombie.

Je reste donc silencieuse à côté de lui, réfléchissant à ses questions pour savoir de quelles idées il peut bien parler. Parce que s’il savait le nombre d’idées, farfelues ou non, que je suis capable d’avoir en tête en très peu de temps, il comprendrait pourquoi à cet instant, je pige pas de quoi il me parle.

Je trouve quand même un moyen de gagner un peu de temps avec sa remarque, même si je réagis un peu tard. C’est pas grave ! Paraître stupide est un de mes atouts et il le sait !

“C’est toi le parano-là. Tu crois que je reste réellement bloquée sur un sujet ? Rohlala, c’est réellement me sous-estimé, surtout quand c’est un truc aussi bancale. Mais peut-être que maintenant c’est toi qui a peur ?” Je lui adresse alors un petit sourire moqueur tout en m’étirant. “En vrai, on était obligé de partir si tôt ? On aurait au moins pu manger un bout et surtout faire du café !” Bien que je sais parfaitement pourquoi on est parti de si bon matin, pour éviter de perdre trop de temps et surtout avancé vers le prochain petit hameau qui n’est plus qu’à quelques heures de marches. De là, on pourra peut-être plus facilement trouvé un moyen de locomotion pour aller à Urahi ou même trouvé une première mission pour avoir un peu d'argent à nouveau, parce que ça commence à être compliqué là, surtout qu'on se retrouve avec une bouche en plus à nourrir.

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Mar 30 Juil 2019 - 18:38
Encore un peu et de la bave aurait pu couler qu’elle aurait toujours pas percuté ma remarque. Le silence qui suivit ma question fut atrocement désagréable. Attendre, en prime pour rien, ça avait le don de m’énerver. C’est limite si je n’ai pas pu entendre la 9ème symphonie forestière et le bourdonnement de Maître Mouche dans l’espoir qu’elle me réponde finalement. Et chanceux comme je suis, ça finit par arriver.

- … hein ? lâchais-je nonchalamment, désespérément et confus.

Mon visage exprimait pleinement le bordel qu’elle avait provoqué dans ma tête en étant aussi désinvolte. Par conséquence, aux grands maux, les grands remèdes. Je soufflai dans le creux de ma main, l’élevai vers Toya et infligeai un coup sec et précis sur l’arrière de sa tête avant de me tapoter les mains avec la fierté du devoir accompli.

- Quand on a besoin d’aide pour un truc, la moindre des choses c’est de pas oublier ce qu’on avait en tête. Je te laisse quelques minutes pour te réveiller… si c’est pas déjà fait depuis ma divine intervention, bien entendu. lançais-je alors avec un sourire perfide et satisfait.

Quelques minutes. Ce n’était par conséquent ni quelques heures et encore moins quelques jours. Je ne saurais même pas comment réagir si elle se contentait de laisser tomber. Je suis quelqu’un d’honnête et de patient, mais aux limites rapidement atteintes.

D’accord, c’est une excuse surmonté d’une explication ridicule. Enfin, tant pis.

- D’ailleurs, c’est pas pour la ramener, mais je t’avais bien dit que c’était plus simple de me dire directement ce qu’il y avait. Mais c’est impossible de garder une conversation structurée et fluide avec toi.

Bon, sauf quand on travaillait sur une prime. Là, elle était plutôt impeccable et particulièrement utile. Mais elle méritait aucun compliment pour le moment. Elle me rend le réveil encore plus difficile qu’il ne l’était à l’origine. Elle a de la chance qu’on se connaisse depuis quelques temps déjà. Elle sait qu’avant une certaine heure, ma patience est soumise à… eh bien, peu de choses.

- Aller la frangine, c’est bon ou pas, là ? Le plus vite t’auras réfléchi, le plus vite se sera plié, cette affaire. Peu importe ce que c’est.
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Mer 31 Juil 2019 - 18:57
Après son coup, je me frotte l’arrière de la tête, comme s’il avait été réellement hyper violent avec moi. Alors qu’on sait tout les deux que c’est très loin d’être le cas. Mais j’aime à jouer la victime avec lui. Ainsi, je me masse l’arrière de la tête, comme si une bosse allait maintenant apparaître à l’endroit même où il m’a donné la petite tappe.

Je le foudroie d’ailleurs du regard, comme si j’allais lui hurler dessus qu’il m’a fait mal. Quitte à jouer la comédie, autant le faire jusqu’au bout. Bien que je pourrais très bien pousser le vice plus loin et faire intervenir notre oncle en mode Zukoooo il est méchant avec moi ! Il m’a encore frappé. En mode véritable enfant… Mais je n’ai nullement envie de faire ça. C’est notre complicité à Zuko et moi, pas besoin d’introduire d’autres personnes pour le moment. Surtout qu’on ignore encore s’ils sont tous deux réellement digne de confiance.

“Gnagnagna.” C’est tout ce que je trouve à répondre à sa petite provocation en mode rappelle toi ou merde. C’est de la provocation, je sais que si j’ai réellement oublié et que je retrouve plus tard, il me fera quand même le plaisir de m’aider. C’est un vrai frère, enfin, quand il le désire !

Je marche donc à côté de lui, les bras croisées, ayant l’air frustrée, alors qu’en réalité, je ne fais que me concentrer pour réfléchir. Sauf que là, c’est plus que compliqué, parce qu’il n’arrête pas de me parler. Il a vraiment, mais vraiment aucune patience !

“Oh ! Laisse moi réfléchir au lieu de me parler toutes les trentes secondes ! T’es vraiment pas patient rohlalala !” Pestais-je alors en prenant un peu les devants pour marcher devant lui et ainsi pouvoir, peut-être, enfin, réussir à me concentrer.

C’est ainsi après quelque minute à occulté tout bonnement la présence de mon aîné que je tappe soudainement dans ma main, un air triomphale présent sur mon visage. J’ai d’ailleurs probablement un peu trop occulté sa présence car, je me suis stoppée nette pour faire demi-tour et lui rentrer dedans, ayant mal estimé la distance entre lui et moi. Faut croire qu’il me collait vraiment au basque !


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Mer 31 Juil 2019 - 21:11
Un soupir vint exprimer mon exaspération tandis que je me frottais péniblement les yeux tant la fatigue commençait à refaire surface. Elle est habituellement assez ingérable comme personne ; comme fille ; comme soeur, mais alors le matin, elle bat tous les records. Elle prend les gens quand ils sont encore vulnérables et en proie au marchand de sable. D’ailleurs, plus le temps passe et plus je me demande si ce n’est en réalité pas un genjutsu depuis le début… un genre de genjutsu de fatigue suprême ; ou d’emmerdement suprême.

- Dac', j’me tais. Les femmes sont plutôt multitâches normalement, dommage que t’aies pas hérité ça à ta naissance. On s’en porterait mieux. Toi y compris, j'veux dire.

En attendant une réponse, je restais tranquillement derrière elle, mains sur le sac que je portais et le regard vagabond. L’air de la forêt n’était pas désagréable, tout comme le chant des oiseaux et les quelques sonorités aqueuses qu’on entendait de parts et d’autres : une rivière qui longeait la route sur laquelle nous marchions, puis le son d’une petite cascade et finalement le bruit que produisaient les animaux qui prenaient la fuite à notre vue - ou à la mienne, c’est possible aussi.

Lorsque Toya revint enfin à elle, nous avions avancé de plusieurs mètres. Je crois pas qu’elle se rende compte de l’absence intense dans laquelle elle était. Peut-être qu’elle l’a fait exprès, ce qui ne serait pas étonnant.

Heureusement, je suis d’une patience rare. Digne d’un moine.

Je fis soudain une pirouette sur moi-même lorsque la rouquine de service se retourna avec une célérité rare. Heureusement, j’étais un peu plus éveillé depuis notre première discussion et je pus éviter le choc - bon, sauf un petit coup d’épaule. Mais je l’ai fait un peu exprès.

- Hm-hm. Ouais… je dois comprendre quoi à ça, en fait ? Que t’es toujours totalement dans les vapes ? Si tu veux à nouveau une tape pour réveiller les neurones qui sommeillent en toi, tu n’as qu’à demander. C’est avec plaisir que je rends service, tu le sais bien. Je suis une âme si charitable.

Bien sûr, nous continuons à marcher. Peu importe ce qu’elle avait à dire ou à faire, on devait au moins avancer de quelques kilomètres pour que la journée ne soit pas perdue. Elle doit toutefois avoir ça en tête. Je crois. J’espère.
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Sam 3 Aoû 2019 - 22:11
“Tout de suite directement les grands mots ! T’es vraiment pas sympa avec moi ! Dire qu’on est de la même famille. Rahlala ! J’aurais peut-être dû demandé à Sae de m’aider plutôt qu’à toi ! T’es un vrai grincheux ! “ Oui, j’avoue, j’aime le provoquer et là, je ne le fais pas qu’un peu. Pauvre de lui ! J’aimerais pas du tout être à sa place, car je sais qu’ je peux être une véritable chieuse quand je m’y mets comme à cet instant précis. Je lui adresse d’ailleurs un large sourire, d’une fausse innoncence.

“Bon allez, plus sérieusement ! Tu veux savoir ce que je voulais et m’aider ou monsieur grincheux à changé d’avis et va me laisser me débrouiller tout seul et s’amuser de me voir galérer ?” Parce que ça pourrait être bien son style de faire cela. Peut-être que là, je devrais commencer à chercher à flatter son égo masculin en mode j’ai besoin de ses muscles, de lui, et tout le tralala. Bien que d’une certaine façon, je l’ai fait légèrement en disant que seule j’allais galérer… Enfin, on va surtout galérer tout les deux vu ce que je dois faire… Pourquoi est-ce que je me suis lancée dans une telle entreprise hein ? J’aurais pas pu simplement faire simple et pas me faire chier à vouloir ce kuchiyose et pas un autre. Bon en même temps, c’est celui qui visiblement me correspond le mieux, je ne vais donc pas faire la fine bouche comme certain… Note que j’aurais pu signer le premier pacte venu et pas faire tout ce bordel. Faut croire que j’aime me compliquer la vie.

Tout à commencé il y a quelque jours, quand j’ai décidé de faire un pacte avec un animal pour perfectionner mon art du combat et surtout du pistage, ainsi que les illusions… Bref, une belle galère de trouver un animal correspondant à tout cela… Et à force de me creuser la tête pour chercher ce qui pourrait coller, j’ai rien trouvé. J’ai bien hésité avec le chien ou encore la chauve-souris, mais toujours je trouvais des points négatifs… Ainsi, pour finir, j’ai fait la technique la plus simple du monde pour trouver la correspondance parfaite. Ou presque. Parce que vu le caractère de l’animal, j’aurais mieux fait d’éviter…

A force de voyager, on apprend des choses, des techniques, c’est ainsi que j’ai su qu’en faisant le rituel d’invocation d’un animal sans avoir signé de pacte, on se finissait dans l’antre de l’animal qui nous correspondait ou qui a sur le moment, envie de répondre à notre demande. C’est ainsi que je me suis retrouvée entourée d’oiseau. Et faut dire de tout les animaux que j’avais imaginé, j’avais en aucun cas pensé à un volatile, et encore moins à un oiseau… Le rossignol. Réputé pour son chant mélodieux… Au moins, j’avais rapidement vu le rapport avec moi, mais quand même…

De là, je m’étais aventuré pour rencontrer le maître des lieux. Un rossignol moqueur et surtout, joueur. Il serait presque aussi désagréable que mon aîné dans ses bons jours… De là, avait commencé une discussion, ayant pour seule conclusion, une mission pour moi. Une quête à faire pour prouver ma valeur, parce que parler et chantonné devant lui, n’avait pas suffit. J’ai vraiment eu l’air stupide pendant cette première rencontre et c’est pour cela que j’avais hésité pendant quelque jours avant de finalement me décider à demander à mon frère de l’aide. C’est probablement aussi parce que je manque encore de certitude vis à vis de mon désir d’avoir ce kuchiyose, que j’ai cette facilité à vouloir oublier cette demande de l’animal.

“Bon allez, t’as dit oui une fois, ça suffit ! Tu vas mettre la main à la pâte comme on dit et tu vas m’aider à trouver un rossignol dans cette forêt. Bien entendu, ça sera pas le premier rossignol qu’on voit, faut qu’il ai quelque chose de spécial.” Je le regarde alors, sans trop savoir si je suis bien claire…

“Tu sais au moins à quoi ressemble un rossignol hein ? C’est un oiseau chanteur.” Je prends alors une petite brindille pour commencer à dessiner un oiseau sur le sol, ayant l’air de prendre mon frère pour un véritable idiot… Puis surtout, on sait tout les deux que je suis nulle en dessin alors mon rossignol ressemble certes à un oiseau, mais ça s’arrête grossièrement là… Et en vrai, c’est limite, si je n’ai pas le même caractère provocateur et moqueur que le kuchiyose que je m’apprête à prendre… Mais ça, jamais je le reconnaîtrais.


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Sam 3 Aoû 2019 - 22:56
- Hm-hm… Hm-hm. marmonnais-je en hochant répétitivement la tête. Bien sûr. Un rossignol, bien entendu. Hmmm-hm…

Les doigts de ma main gauche étaient joints à ceux de ma main droite, mon visage plongé dans une profonde perplexité et mes lèvres dessinaient une forme trahissant ma confusion. Donc… par défaut de proie, actuellement, elle se rabat sur des rossignols ? C’est… pathétique.

- Déjà, ton dessin ressemble à rien. C’est des ailes, ces bulles bizarres ? Ensuite, tu penses pas qu’on a autre chose à foutre qu-... mon regard se détourna une seconde, l’air songeur, puis revint à elle. « Oh… T’aurais pas pu dire direct que c’était pour ton pacte ? Pourquoi tu compliques toujours tout, Toya… » concluais-je en passant ma main le long de mon visage mutilé.

Il fallait tout d’abord avancer jusqu’à la mi-journée. Il ferait ainsi encore suffisamment jour pour partir à la chasse aux rossignols, mais de surcroît, on aura progressé jusqu’aux frontières d’Urahi. Du moins, pas très loin.

A notre arrivée, je décidais de ne pas m’attarder en activités inutiles et de me diriger aussitôt vers Toya. J’avais pris avec moi quelques affaires shinobi, mais en vérité, je doute qu’on ait affaire à des épreuves d’une grande complexité physique. Je serais le premier surpris de constater que Toya ait à combattre brutalement le rossignol qu’elle aura choisi ou qui l’aura choisi.

- Alors, quelles sont tes directives, la traqueuse ? D’instinct, je m’avancerais jusqu’au coeur de la forêt à la recherche de points d’eaux : rivières, ruisseaux, lacs… tout ça, quoi. Mais après, même si on en trouve, tu dois faire quoi, au juste ?

Avant même qu’elle dise quoi que ce soit, je m’enfonçais déjà dans la forêt, convaincu que c’était la bonne chose à faire. Nous fûmes rapidement convaincus car des chants d’oiseaux devinrent petit à petit audibles, presque trop, d’ailleurs.

- On cherche quoi, exactement ? Un gros ? Un coloré ? Un rossignol qui nous regarde d’un air fourbe parce qu’il sait qu’on va galérer à le choper ? Tout ça à la fois ? Rien de tout ça ?

Bêtises dites - bien que ce soit des informations utiles - je pointai mon regard vers quelques arbres à la recherche de signaux quelconques. Je fis même un petit bond au bout d'un moment, croyant en voir un, mais rien à voir. Pourtant... les chants étaient bien présents. Mais j'avais l'impression qu'ils étaient... camouflés.
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Dim 4 Aoû 2019 - 0:08
Je le sens, il est à deux doigts de se moquer de moi. Il tente de rester sérieux, mais il semble avoir du mal. Ou peut-être qu’il jauge de ma folie à cet instant précis. J’hausse les épaules, parce qu’à sa place, je serais déjà entrain de lui dire que ça se soigne ce genre de folie soudaine. En même temps, c’est ma faute étant donné que je lui ai pas précisé pourquoi je demandais cela, bien qu’il pourrait le savoir vu que ça fait plusieurs jours, semaines, mois, je sais plus trop, que je parle de kuchiyose, même si je lui ai pas dit mon choix final. Si on peut bien entendu appelé cela un choix final.

Il finit réellement par se moquer de moi, à cause de mon dessin. Et il y va pas de main mortes en critique là. Je fais alors la moue et lui tend le bâton. “Vas-y, montre comment toi tu l’aurais fait !” Gromelais-je alors en me doutant déjà qu’il allait soit user de ses fils soit de sa capacité avec le doton pour faire quelque chose en trois dimension et pas un truc moche comme moi.

Néanmoins, si je dois reconnaître une chose à Zuko, c’est qu’il est quand même très perspicace, pour ne pas dire intelligent, car cela serait lui jeter trop de fleurs. On sait qu’entre nous deux, c’est moi le cerveau. Oui ! Je tente de m’en convaincre ! Il me reproche alors de toujours y aller par quatre chemin. Une nouvelle fois, je fais la moue. “Mais c’est pour solliciter ton esprit et te faire réfléchir ! Si c’est trop simple, c’est pas amusant et tout le monde pourrait comprendre !”

Tranouillant un peu des pieds alors qu’on avance, monsieur désireux d’avancer encore avant de commencer ma quête. Bon en même temps, on risque de prendre du temps à le trouver et si cela se trouve, on l’a déjà passé et on le trouvera jamais… Non, sinon, il m’aurait simplement dit non et ne m’aurait pas donné ce défi à faire alors il doit y avoir une possibilité de le réussir.

Arrivé enfin assez près de la capitale du pays du Feu, mon aîné accepte enfin de se prêter à ce jeu. Il s’y prête tellement qu’il prend les devants. Laissant ainsi trop rapidement Sae et notre oncle derrière pour qu’ils établissent le campement pour ce soir, ainsi demain, de bonne heure, si notre quête est remplie, on pourra rejoindre Urahi.

“On doit l’attraper et les rossignoles vivent dans les hauts des arbres… On va devoir grimper et pas juste trouver un point d’eau…” Soufflais-je alors comme si cela m’ennuyait déjà. Mais bon, avec notre maîtrise du chakra, c’est une chose facile, c’est pas comme si on devait jouer les singes en mode branche après branche.

Et puis, voilà les questions logiques… J’hausse les épaules et imite alors le rossignol que j’ai rencontré pour faire comprendre à mon aîné que j’ai pas beaucoup plus d’informations que lui à ce sujet. “Du ciel au sol, il s’envole. Le rossignol joueur, n’a point peur. C’est là que traqueur tu seras, car l’attraper tu devras.” Je lève alors les yeux au ciel. “Donc, pour la description, on y repassera… Mais je suppose qu’on le reconnaîtra si on le voit. Encore faut-il le voir… T’as une idée de comment procéder ? Autant pour une personne, c’est facile autant pour un oiseau dans la forêt… Hormis en y mettant le feu, ça va être compliqué.” Pyromane ? Moi ? Ja-mais !
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Dim 4 Aoû 2019 - 23:56
Les pactes ne m’ont jamais intéressés, pas suffisamment pour que je mette à la recherche d’un animal qui me correspondrait et qui deviendrait mon compagnon de combat. Je me débrouillais bien par moi-même - et avec le reste des Koenji - sans avoir besoin d’un assistant. Les épreuves étaient également quelque chose qui me bloquaient. Je n’avais pas l’envie nécessaire pour accomplir des missions qui avaient pour unique prix une bestiole.

- Ton épreuve c’est une énigme et une traque, c’est ça ? Ils s’adaptent donc au ninja qui souhaite effectuer le pacte. C’est pas mal.

Cela dit, ça n’aidait en rien. Sans tenir compte de ses piques qui pointaient une évidence pas si évidente que ça, je me frottais le menton avant de me tourner à nouveau vers elle. Venait-elle à l’instant de mettre le feu à la forêt ? Quelle idée intéressante…

- Plus de feuille, plus de cachette pour les rossignols. C’est facile. Cette région s’appelle le pays du feu, après tout, non ?

Sans perdre une seconde, je joins mes mains et exécutais lentement les signes incantatoires propres aux techniques Katon :

Serpent ; Tigre ; Chien ; Boeuf ; Lapin ; Tigre.

Un sourire sadique se dessina sur mon visage à l’instant où mes mains furent jointes sous le signe du tigre. Une grande inspiration suiva. Mes poumons étaient gonflés et ma tête bascula petit à petit en arrière.

- Katon : Goukakyuu no Jutsu !

Soudain, j’expirais brutalement l’air dans mes poumons afin d’en extraire une boule de feu gigantesque… du moins, c’est ce qui aurait dû se passer.

- Evidemment, si la résonance ne m’avait pas privé de mon Katon, j’aurais pu faire ça ! fulminais-je au milieu de la forêt, réveillant tous les animaux qui pourraient être assoupis à côté.

Je me frottais les yeux tout en lâchant un soupir interminable. Si je m'énervais de temps en temps, le calme ne tardait jamais à revenir.

- Les Kuchiyoses possèdent du chakra, les rendant ironiquement plus faciles à débusquer pour nous. T’es la traqueuse et surtout la concernée. A toi de faire ça. De mon côté…

Deux nuages de fumées apparurent à côté de moi, qui se dissipa progressivement pour faire apparaître des clones. Je leur ordonnais de parcourir la forêt tandis que de mon côté, imposais ma main au sol pour m’élever à l’aide d’un pilier terrestre et observais la cime des arbres à la recherche d’une moindre mouvement.

- Quand tu veux, Toya. Trouve... et j'attraperai.

Je pourléchais mes lèvres, mon corps affichant petit à petit des remous signifiant que les fils qui parcouraient mon corps étaient prêts à l'emploi.
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Mar 6 Aoû 2019 - 18:27
“J’en suis pas si sûre. Je pense plutôt qu’il avait juste envie de me voir galérer, tu sais comme toi quand t’as des envies biens spécifiques, comme me coller une tape sur la tête.” Gromelais-je parce que bon, on est obligé de reconnaître que cette épreuve, c’est du foutage de gueule. Après tout, on sait tous que certains se contentes juste de signer un putain de bout de papier pour avoir le plaisir d’avoir un kuchiyose et moi, je dois courir dans les arbres pour avoir un oiseau sans être certaine que le pacte sera ensuite accordé ? C’est la loose totale. Ok, d’accord, derrière, il y a la fierté d’avoir quelque chose de fait pour l’avoir, ce qui permet peut-être de tisser plus facilement des liens. Mais quand même ! C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Ça va être long, chiant et surtout fastidieux.

Pour ça que je laisse entendre que la solution, serait en réalité de tout faire flamber. Parce que je sais que mon aîné avant, avait cette affinité. Mais ça, c’était avant. Avant la résonance, avant qu’il ne soit un utilisateur de raiton à la place du Katon. Avant que je ne perde ma maîtrise du Dokuton. Maîtrise que j’avais apprise auprès de notre père, durant de longue année d’étude et de pratique à ses côtés… Une belle merde. Enfin, lui il n’était en aucun cas aussi perdant que moi… Peut-être est-ce pour cela que cette histoire de résonance l’amuse.

Je le regarde d’ailleurs faire ses signes incantatoires que je connais que trop bien, l’ordre est simple, et à force de l’avoir vu les pratiques par le passé, je n’ai pas besoin d’entendre le nom pour savoir ce qu’il se serait passé. J’aurais pu enchainer avec une de mes techniques fûton pour rendre le tout encore plus efficace, mais comme je disais, ça, c’était avant.

Je lui laisse entendre un petit rire. “Un jour, tu vas balancer une technique raiton sans comprendre en tentant de foutre le feu et là, je rigolerais bien en voyant ton air béas.” Commentais-je alors, sur le ton de la plaisanterie.

Mon regard se lève alors vers la cime des arbres. C’est assez haut et il y a pas mal de branche… Ouais, ça va être une véritable partie de cache-cache cette histoire. J’écoute d’ailleurs Zuko sur son petit commentaire de mes capacités à son tour. C’est moi la traqueuse… “Je suis certes douée en senso, mais entre repérer du chakra d’un être humain de taille moyenne et d’un kuchiyose qui doit faire moins de dix centimètres dans une aussi grande étendue… C’est pas le même niveau hein… Je te laisse essayer si tu veux, parce que t’as limite le bon rôle.” Ou pas, parce que attraper un oiseau, ça reste une misère, déjà quand on doit attraper des poules dans un poulailler, c’est sportif, alors un petit oiseau, dans une forêt… On va finir exténué je pense. Faudrait un balais magique pour se la jouer à la Harry Potter avec le vif d’or.

Je pourrais retrousser mes manches, sauf que je ne portes pas de manche longues, alors c’est totalement inutile. “Rappelle moi pourquoi je me suis lancée là dedans ? C’est ta faute non ? C’est toi qui m’a parlé d’un kuchi’ en premier nan ?” Lançais-je alors à son attention tandis que déjà il se préparait à attraper un oiseau alors même que je n’avais pas encore commencé à le détecter… Faut vraiment que je me concentre moi !

Je commence alors. Le chakra dans la plante des pieds pour pouvoir monter à un arbre en marchant sans pour autant risquer de tomber à cause d’une branche ou quoi. On monte pas comme les enfants quand on est ninja, et ça, c’est un sacré avantage !

Une fois en haut, je me positionne sur une branche et me concentre davantage pour tenter de localiser le possible chakra de l’oiseau en question.

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Mar 6 Aoû 2019 - 20:37
Du haut de mon pilier, j’attendais davantage que je ne l’écoutais. Elle mettait un temps improbable à enfin se lancer à l’assaut de son potentiel compagnon. A croire qu’elle n’y tenait pas tant que ça. Comme en guise de confirmation involontaire, elle rejeta la responsabilité de cette épreuve sur moi. Ce qu’il faut pas entendre, parfois.

- Aller, tais-toi et mets-toi au travail au lieu de gagner du temps.

Nous étions visiblement opposés lorsqu’on en venait au sérieux apporté à des missions. Je la connais, je sais qu’elle sait faire du très bon travail lorsqu’il s’agit de primes, mais pour le reste, elle ne peut pas s’empêcher de papillonner et perdre du temps.

Alors que j'émettais un énième soupir - toutefois rassuré de la voir finalement se mettre au travail - mon regard se porta soudain sur ma gauche. Les yeux plissés, je tentais de repérer mon clone mais les feuillages rendaient la tâche difficile, voire impossible.

- Hey. Quelque chose se passe vers l'un de mes clones. Sûrement ton pote oiseau.

D’un bond, prenant appui sur le pilier que j’avais façonné, je me propulsais à la recherche du clone disparu. En effet, tout contact avait été interrompu ; toute sensation avait été effacée. Indubitablement, si ce n’était pas un ninja ou un bandit, c’était notre oiseau qui avait joué au plus malin.

- Ah, l’enfoiré… Approche, soeurette. Regarde.

De toute évidence, le clone était en parfaite santé. Cependant, il était absent : on l’avait plongé dans un genjutsu. C’était de la pure provocation de la part du rossignol que Toya recherchait. Il était là, à nous guetter et à se moquer.

Mais c’était bien le dernier de nos soucis. Notre focalisation portée sur le clone, il en profita pour se faire entendre dans notre dos. En me retournant, je fus confronté à un groupe de dizaines d’oiseaux qui fonça sur moi. Toya, elle, fut confronté à une rafale de vent directement lancée par le rossignol.

- Toya, juste là, sur la branche ! hurlais-je alors que je fis un bond en retrait pour sortir de ce nuage de plumes qui m’avait foncé dessus. Inutile de sortir des jutsus dévastateurs, je ne comptais pas commettre un génocide aussi puéril et évitable.

En revanche, peut-être que mes yeux me jouaient des tours, mais il ne semblait pas y avoir qu'un seul rossignol. Est-ce que l'épreuve impliquerait plusieurs ennemis ?
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Mer 7 Aoû 2019 - 11:27
Maitre corbeau sur son arbre perché… Ah non, mauvais registre… Autant pour moi.

Je suis donc sur mon arbre perchée et bien loin d’être un maître corbeau avec un beau plumage et mon frère lui, est bien loin d’être beau parleur comme un renard. Il aurait plutôt tout d’un… En fait, je sais pas trop. Je ne vois pas trop des animaux qui soufflent… Un éléphant ? Non, il n’en a point la carrure. A la limite, il serait du clan Akimichi, cela aurait pu fonctionner, mais non. Bref, tout ça pour dire qu’à défaut de me faire de viles flatteries, il se plaint, encore de moi, de ma lenteur et je ne réagis pas. Le laissant souffler tout seul, peut-être qu’il espère devenir un maître en fûton comme cela ?

Ainsi donc, concentrée, je serre les dents quand il m’interpelle une nouvelle fois afin d’attirer mon attention vers son clone qui ne réagit pas. Sautant alors de branche en branche, tel la Jane en moi, je suis mon aîné pour rejoindre l’un de ses doubles fictifs. Il se permet alors d’insulter le rossignol et je rigole un peu tandis qu’il m’oblige à constater à voix haute ce que l’on sait déjà tout les deux.

“Un genjutsu. C’est un petit malin. Faut faire gaffe à son chant. Mais techniquement tant que ton clone est pris dedans, il ne peut pas en lancer un autre. Alors veille à ce qu’il y reste !” Lui lançais-je alors avant de porter un regard vers lui un peu moqueur. Après tout je venais de dire qu’il allait devoir protéger son clone alors même que normalement c’est l’inverse. C’est le monde à l’envers.

Une nouvelle mélodie résonne alors dans l’air et mon aîné est le premier à en trouver l’origine. Me retournant comme il me l’indique, je pose mon regard sur le volatile espiègle tandis que mon aîné se retrouve attaquer par une nuée d’oiseau. “J’retire ce que j’ai dis, s’il y a plusieurs piafs, il peut y avoir plusieurs gen’” Le con aurait-il demandé à ses confrères de l’aider à nous piéger pour cette épreuve ? Fort possible, car à partir du moment où j’ai demander à Zuko de m’aider, on était plus à du un contre un, alors il peut avoir voulu équilibrer les forces sauf si c’était ce qui était prévu… Ou alors tout ça est une illusion dans laquelle je suis depuis le début ? Et pas moyen de le vérifier ça. Je vais pas me planter dans le seul but de le vérifier et surtout là, mon problème il est ailleurs.

A croire que ce piaf, c’est moi version plumeuse. Fûton et genjutsu ? Manque plus que la maîtrise du suiton et j’aurais aucun intérêt à l’avoir. Putain, qu’est-ce qu’il va réellement m’apporter en combat ? J’en sais foutrement rien, mais bon, autant tenter de l’avoir pour voir ensuite.

Esquivant la lame de vent en sautant encore de branche en branche, je me permets quand même de faire une petite remarque que je veux humoristique à mon aîné. “L’avantage à combattre autant d’oiseaux, c’est qu’on peut récolter les plumes pour faires de bon oreiller ensuite.” Un mal pour un bien ? Voir le positif d’affronter une myriade d’oiseaux ? Pas vraiment, surtout que c’est Zuko qui s’y frottent là.

Observant l’oiseau toujours sur sa branche, je réfléchis à la méthode d’approche. Le suiton pourrait être un bon moyen de l’immobiliser un peu. Les oiseaux aiment pas trop être trempé… Mais pour le viser, ça risque d’être vachement compliqué. “La rivière, elle est par où ?” Hurlais-je alors à mon ainé. Une source d’eau proche me permettra d’agir plus rapidement et efficacement. Enfin, je pense… Sauf que pour attirer l’oiseau par là, ça risque d’être plus compliqué. Utiliser le vent pour le forcer à aller par là ?


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Mer 7 Aoû 2019 - 14:25
Quelque part, j’étais presque rassuré de voir qu’ils étaient potentiellement plusieurs. Mon clone venait de se faire exploser par un autre jutsu futôn au moment où j’me suis fait chargé. Gardant cette information pour moi - qui n’était de toute manière pas importante - j’observais le terrain maintenant que j’étais éloigné du coeur de l’attaque.

- Sérieusement, je sais que nos vies sont pas en jeu mais tu peux pas te concentrer deux minutes, Toya ? T’es sûr qu’on est du même sang ?

Une enième complainte qui faisait suite à son trait d’humour sur les oreillers. L’idée est même pas conne, mais c’est que ça sert strictement à rien dans notre situation ! Moi j’veux choper ce rossignol, qu’elle signe son fichu pacte et qu’on termine ce voyage ! Elle est chanceuse d’être la seule intéressée par les rossignols, sinon j’aurais essayé de lui voler son pacte.

Bon d’accord, peut-être pas. Ou alors j’aurais juste demandé à le recevoir aussi. Je ne suis pas un monstre. En temps normal, en tout cas.

- Là, tu m’intéresses.

La rivière ? Elle avait un plan, sûrement relatif à sa nature Suiton. Ca n’allait pas me servir à grand chose, mais je lui faisais confiance. Plus qu’à les diriger dans la direction adéquate. Le plan était tout trouvé, et particulièrement facile à mettre en place.

- Doton. dis-je en me propulsant vers le sol. Renga ! criais-je, mais pas seul, car je fus accompagné de mon autre clone, qui lui était toujours bien opérationnel.

Deux murs s’érigèrent soudain, créant subtilement un chemin à suivre pour les rossignols, qui feraient tout sauf s’enfuir, car ils se dirigeraient justement vers le point d’eau que Toya voulait utiliser.

Néanmoins, une dernière précaution devait être prise : la voie des airs. Les feuillages limitent les mouvements, même pour les oiseaux, mais ce serait stupide de croire qu’ils ne voleraient pas entre les branches. Incapable encore d’utiliser ma seconde nature - qui était trop récente - je pris simplement la décision de me diriger en haut des murs et attaquer tout ce qui serait susceptible de sortir des bois.

La situation tournait largement à notre avantage tandis que nos oreilles bourdonnaient subitement sous la complainte des rossignols qui tentaient de fuir.

- Je suis loin. Quand on veut m'attraper, je suis proche. Mais quand on pense m'avoir eu, je ne suis déjà plus là. Shishishi... qui suis-je ?

La voix résonna juste à côté de Toya. Je pus entendre un léger murmure, mais j'étais bien éloigné d'eux. Elle a plutôt intérêt à pas se faire avoir. Ou alors c'est moi qui me suis fait avoir ? J'en sais rien. Ne pas être sérieux contre du genjutsu, c'est de la torture...
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Sam 17 Aoû 2019 - 19:25
Et voilà qu’il me demande si on est du même sang. Hélas pour lui, pour nous, nous partageons le même sang et pas forcément le meilleur quand on voit notre père. Alors, si bien entendu, on ne se faisait pas malmené par un oiseau, il est clair que je me serais fait une joie de lui rappeler qui est notre père et qu’aucun de nous n’y est gagnant. Je parierais même que l’un comme l’autre on serait bien plus sain d’esprit et de corps si on avait pas eu un tel père. Enfin soit, là, n’est pas le vrai sujet. Comme Zuko ne cesse de me le rappeler, il faut que je me concentre sur le volatile.

J’observe alors mon aîné agir de sorte à créer un couloir pour me montrer la direction de la rivière, mais également contraindre les oiseaux à aller vers la rivière. Prenant le devant de ce cortège quincophonique, je serre les dents en entendant l’énigme de piaf. J’ai jamais été réellement douée pour ce genre de jeu que je trouve être une réelle perte de temps. Bon, d’accord, j’avoue, quand c’est moi qui balance une énigme j’adore, mais pas quand c’est moi qui doit trouver la réponse. Surtout là quand je dois me concentrer à l’attraper et pas à réfléchir… Car si je laisse passer ma chance, mon frère va me tuer de l’avoir fait utiliser autant de chakra pour rien… Car pour le moment, c’est vraiment lui qui fait tout ! Enfin, j’en peux rien je suis plus douée à distance qu’au contact comme lui. C’est lui le bourrin, le tas de muscle qui réfléchit pas trop ! Moi je préfère faire tout en finesse que devoir agir comme là dans la précipitation à jouer le tout pour le tout sans avoir le temps de rien calculer.

Raaaaaah.

Les pieds maintenant dans l’eau, je compose alors rapidement une série de mudra pour faire naître, devant moi,une gigantesque vague prenant naissance dans le ruisseau. Elle monte en hauteur pour barrer la route des rossignoles, avançant dans l’allée restreinte construite par mon aînée avant de s’écraser tout simplement sur le sol. Une multitude d’oiseaux trempée et apeuré jonchent maintenant le sol boueux.

Portant mon pouce à ma bouche, je ne peux m’empêcher de me montrer nerveusement en constant l’absence du-dit volatile. “C’est une blague ?” Lançais-je alors, légèrement rageuse. Je repense alors à sa phrase et ne peut que laisser entendre un profond soupire d’agacement.

Une illusion. Cela ne peut en être autrement.

“J’vais te plumer, Rossignol de malheur !” Hurlais-je alors avant de réaliser un kai pour sortir de cette satanée illusion. Quand avant-elle commencée ? Quand m’avait-il eu ? Je n’en avais pas la moindre idée. Dans tous les cas, j’étais maintenant toute seule à côté de la rivière, aucun mur doton, aucun oiseau sur le sol… Juste les pieds trempés et du chakra faussement utilisé jusqu’à présent. Tout pour bien m’énerver.

“Zuko, t’es où ?” Criais-je alors pour tenter de retrouver mon aîné en espérant ne pas retomber dans un piège du volatile…

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Mer 21 Aoû 2019 - 15:44
Alors que les chants continuaient à résonner tout autour de Toya, celle-ci fusa en direction du point d’eau le plus proche comme si elle avait le démon à ses trousses. Positionné à l’opposé de celle qui chassait le rossignol, je jouissais d’une place de choix pour observer l’imposant jutsu qu’elle venait de déclencher.

- Super… lançais-je mollement à la fin de son jutsu, crachant au passage un peu d’eau qu’elle m’avait envoyé dessus lors de son “attaque”.

En effet, d’une manière ou d’une autre, elle était parvenue à m’asperger - MOI - d’eau. Elle est si distraite et si enflammée qu’elle a dû viser la chose la plus laide qui se trouvait face à elle… c’est-à-dire, moi. Non mais, c’est pas grave, peut-être ne sentais-je plus autant la rose qu’à la veille de notre départ, après tout. Supposons que c’était un service rendu.

Plus personnellement, je venais de m’étendre le long d’une branche - ainsi protégé de la boue que Toya venait de provoquer. Je pus rire un bon coup en la voyant se débattre au milieu de son petit ruisseau et en se plaignant du rossignol qu’elle chassait.

- Shishishi... Prometteuse, cette petite. Elle s’est extirpée avec succès de mon illusion. constatait l'emplumé en s'éloignant de moi.

Depuis le début, les chants nous avaient plongé dans une saloperie de genjutsu, duquel je fus libéré assez rapidement. Il a eu de la chance, d’ailleurs, parce que je l’ai chargé à vue, mais il m’a expliqué la situation et… comment dire… je ne pouvais pas refuser son offre : Emmerder Toya en lui faisant se battre dans un monde illusoire. Je n’avais qu’à intervenir vocalement pour ne pas éveiller les soupçons.

Ahlàlà, on s’amuse bien, en tout cas. Même si c’est un peu de la tricherie à cause de mon intervention… ou de ma complicité. Ca dépend du point de vue.

- Coucou, Kōenji Toya. L’épreuve s’arrête ici pour aujourd’hui. Tu as fait forte impression, mais est-ce assez pour que j’accepte de me lier à toi, Fille-aux-cheveux-de-feu ?

Le rossignol tourbillonnait autour de Toya qui s’était défait avec succès du genjutsu, avant de se poster devant elle en l’évaluant de ses petits yeux aviaires. Il finit par lancer un simple ricanement de défi et s’envola plus au nord.

- Booon… Il nous a bien eu, hein ? Satané volatile, oh là là… En tout cas, tu m’as l’air d’avoir réussi une première partie de l’épreuve, bravo, mes félicitations ! Trop forte. Trop, trop forte. Mais quelle prise de tête pour un simple oiseau, quand même... J’espère qu’il te le rendra bien, dans le futur ! ... Bon, voilà voilà...

Ma main vint tapoter l’épaule de Toya tandis que je laissais échapper une quinte de toux moqueuse. En sifflotant, je me mis en marche afin de retrouver le campement. C’était bien mignon, mais on devait se rendre à Urahi, après tout !
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Dim 1 Sep 2019 - 14:27
“Ah bah t’es là !” Lançais-je en regardant mon frère trempé de la tête au pieds, par mes soins. “Faut croire que j’ai pas trop loupé ma technique au final. J’ai quand même touché quelque chose… Enfin, pardon.” Je rigole alors un peu. “Quelqu’un.” Je lui tire alors la langue avant d’être interrompu par ce maudit piaf qui se permet de se moquer de moi, encore une fois. Je prends alors une longue respiration pour tenter de conserver mon calme. Car si j’avais réussi à recouvrer un semblant de bonne humeur en voyant Zuko mouillé, c’était bien loin d’être totalement acquis.

L’oiseau me toise alors du regard avant de finalement partir. Heureusement pour lui, sinon, je l’aurais réellement plumé cet emplumé ! “Raaaaaah.” Grognais-je alors, laissant entendre ainsi à mon frère ma frustration d’être tombée si facilement dans le piège de ce volatile. “T’étais supposé m’aider toi ! Pas l’aider lui ! T’es qu’un traître Zuko !” Lançais-je alors à son attention avant de composer rapidement quelque mudra pour l’asperger encore plus d’eau et être certaine qu’il soit trempée jusqu’aux os ! Une petite technique futon après, ça serait bien sadique, mais je ne le fais pas, j’ai pas envie d'essuyer sa morve parce qu’il est tombé malade à cause de moi !

Je passe alors devant ce traitre pour aller retrouver notre oncle et notre soeur, les bras croisés et faisant réellement la moue pour lui faire comprendre que je lui fais bel et bien la gueule. Non, mais qu’on m’y reprenne à lui demander de l’aide à lui ! Je peux réellement faire confiance à personne !Tss. Il verra quand il aura besoin de moi pour quelque chose. Je ferais pareil, je me moquerais de lui ! Saloperie de frère ! Notre père aurait mieux fait de faire plus attention où il trempait son biscuit pour éviter ce genre d’énergumène !

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