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Ce qui est universel, ne l'est pas pour tous | Shirō


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Mer 7 Aoû 2019 - 10:56
Hikari souffrait. Il souffrait d’une maladie qui était incurable à ses yeux. Le syndrome du sauveur. Ce syndrome qui affecte les gens aux grands cœurs, voulant aider son prochain comme il aiderait un membre de sa famille. Considérant chaque personne comme égale. Le problème était que cela faisait naître en lui certaines pathologies s’il n’aidait pas certaines personnes tel qu'une baisse de confiance en soi, une sensation d’inutilité extrême. Afin de nourrie son monstre qui le suivra jusqu’au trépas, il devait être stratégique et aujourd’hui sa stratégie était d’aller dans un cercle de parole, où toutes les émotions possibles et imaginables pouvaient être retrouvées. De la tristesse de la joie, de la colère et l'émerveillement, les sentiments étaient ce qui faisait vivre les cercles de paroles.

En cette fin de journée, alors que le soleil se faisait petit pour laisser place à la domination de la pleine lune, le cercle de parole “ une enfance sans parent” était ouvert dans un petit bâtiment où la salle était vide. Un thème qui lui était cher, car c’était celui où il pouvait aider le plus, il n’y avait pas plus concerné que lui. Une quinzaine de personnes parlaient, Hikari en faisait partie et il était sûrement l’une des seuls personnes à ne pas parler de lui, il conseillait, il s’exprimait sur la manière de faire des autres, mais jamais il ne parlait de lui. Il n’était pas là pour ça. Il voulait juste voir le sourire sur un visage qui n’en avait pas porté un depuis longtemps. Que pouvait-il faire d’autres ? Il était rétabli de son enfance en ayant tous les pires critiques possible et imaginable concernant l’orphelinat. Il avait peine au cœur en voyant ces vieilles femmes et hommes chercher leur véritable famille ne serait-ce qu’un prénom ou un visage. Il y avait des gens de tous les âges, mais Hikari restait le plus jeune du groupe et avait l’air d’avoir vécu une vie entière sur ce sujet, ayant passé tous les phases du deuil, du choc à la reconstruction.

À la fin de la séance, alors que la lune dominait le ciel, il était la dernière personne à sortir, la plupart des personnes le remercièrent sincèrement et c’était drôlement bizarre qu’une vieille que soi vous remercie du fond du cœur. Hikari se sentait mieux mais toujours peiné par la lourdeur du mal-être de l’entourage. Alors que la dernière personne partit, il vit un homme de l’autre côté du chemin, un homme qui était là depuis la sortie de tout le groupe ; Ca faisait 20 minutes que le groupe parlait devant le bâtiment. 20 minutes que cet homme avait l’air de chercher quelque chose ou quelqu’un. Du haut de ses uns mètres soixante-dix, il s’approcha lentement de cet homme en le contournant, il n’avait pas l’air de l’avoir vu. Hikari, sans vouloir le surprendre l’interpella toujours avec son sourire aux lèvres.

- “ Hey ? Salut ? Tu es intéressé par cet endroit ?

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Ce qui est universel, ne l'est pas pour tous | Shirō Empty
Mar 13 Aoû 2019 - 16:26
Le légiste quittait son lieu de travail plus tôt que d’habitude. La journée avait été bien remplie et il avait convenablement avancé sur ses projets. Il avait même réussi à être à jour dans les dossiers qu’on lui avait confié. Certains cas nécessitant une expertise rapide. Ils eurent leur rapport d’autopsie dans la journée même. Pourtant rien de particulier n’animait Shirō en ce jour. C’en était un parmi tant d’autres. Il n’avait pas plus d’énergie que d’habitude, voire même un peu de fatigue. Il était simplement pleinement concentré dans ce qu’il faisait. Il avait abattu un volume de travail assez monstrueux et il avait donc décidé de ne pas tirer sur la corde. Il ressentait un peu de fatigue et il tenait à l’effacer pour le lendemain.

Il ne rentra pas immédiatement, préférant profiter des derniers rayons de soleil pour se balader et réfléchir. A peine était-il sorti de l’hôpital qu’il songeait déjà à son emploi du temps du lendemain. Il planifiait déjà les dossiers qu’il lui restait à clore et les quelques paperasses administratives qui le relaxaient dans ses moments de rush. Il comptait et organisait mentalement sa journée lorsqu’un détail lui revint en tête, chamboulant tout son ordre mental. Il eut un souvenir de la veille où Yasue l’avait alerté sur la date. Aujourd’hui était leur date d’anniversaire d’évasion. Le jour où ils avaient fui leur lieu de naissance. Shirō avait toujours considéré qu’il était né là-bas, même si c’était parfaitement faux. Il n’avait aucun autre souvenir que sa geôle et les supplices endurés.

Un brin de nostalgie le saisit. Il se surprit lui-même à y être aussi sensible. Peut-être était-ce la raison de tant de concentration aujourd’hui. Un réflexe subconscient pour s’interdire d’y songer. Il n’était pourtant pas du genre à se morfondre dans de telles balivernes. Mais il ne put réprimer les souvenirs des tortures et du chaos pendant leur fuite. Un petit sourire se figea. Cela semblait à la fois si loin et si proche. Jamais il n’avait éprouvé plus grand stress que ce jour-là. Pourtant aujourd’hui il y songeait avec un vague pincement au cœur. Ce jour où Yasue et lui devinrent définitivement frère et sœur sans pour autant être du même sang. Un événement qui les lia à jamais. Il identifia ce sentiment comme responsable de cette nostalgie. C’était plus ça qui l’affectait que le souvenir de sa détention. Les quelques bribes de lumière dans le néant.

Dans le même temps, il se remémora une conversation de couloir perçue il y a quelques semaines. Des sages-femmes qui discutaient entre elles d’une réunion d’orphelins venus témoigner les uns devant les autres de leur calvaire et de leurs vies. Un groupe de parole. Jamais Shirō ne s’abaisserait à s’ouvrir devant de parfaits inconnus sur son passé ou ses projets. Il n’y voyait pas d’intérêt pour lui. Pourtant il bifurqua brusquement pour se rendre sur les lieux, que les deux femmes avaient communiqués dans leur conversation.

Là où certains devaient venir chercher du réconfort, le légiste vint pour satisfaire une curiosité personnelle. Une soudaine pensée lui avait traversé l’esprit. Toute simple : et s’ils n’étaient pas les seuls ? S’il y avait d’autres rescapés qui avaient échoué ici comme Yasue et Shirō . Il serait presque amusant d’y retrouver un compagnon de galère. Pas tous mais certains restaient bienveillants tout de même. Il attendit donc à l’extérieur du bâtiment pour guetter la foule qui sortait, à la recherche d’un visage connu. Il n’y avait pas un faciès qu’il connaissait dans le tas. Au lieu de ça, il y trouva un jeune homme qui l’interpella pour lui demander s’il était intéressé. Shirō fit volte-face et répondit :

- Bonsoir. A vrai dire j’étais plutôt à la recherche de quelqu’un. Vous faites partie du groupe de parole ?

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Merci pour le kit Aimimolette ♥️
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