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Si la montagne ne peut aller à toi, alors va à la montagne [Nara Karui]

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Mar 13 Aoû 2019 - 18:18
La journée s’était annoncée plus chargée que ça. Sur les coups de deux heures, le légiste avait pu terminer sa dernière autopsie en attente. A trois heures le patient était recousu et rhabillé. A la demi, le dossier était complété avec soin. Shirō observa alors son espace de travail libéré de ses clients. Il en avait encore quelques-uns au frais mais ils ne représentaient pas une urgence comme les autres cas qui devaient encore être accueillis par la suite au funérarium pour les divers rites. Les coudes à même l’une des tables, il observait son lieu de travail maintenant bien désert comparé à d’habitude. Ces derniers jours avaient été très fructueux, une envie de pause le gagna.

Ne laissant même pas un mot justifiant son absence, il quitta son antre, sous le regard absent de la standardiste qui ne fit même pas attention à son départ. Il se retrouva dehors, le visage délicatement caressé par quelques bises venteuses mais tièdes. La journée s’annonçait belle pour le village, peut-être même pour lui. Il aspirait pour une fois à la tranquillité et possiblement à l’inaction. Même si ça ne lui ressemblait pas, il se disait que ce ne serait pas de trop. Il n’était néanmoins pas d’humeur à baguenauder dans les rues de la ville. Il tenait juste à se trouver un coin où se poser.

Il remarquait à chacun de ses passages devant son lieu de travail, des bancs placés en face à l’ombre de petits arbres. C’était là qu’on attendait les bonnes comme les mauvaises nouvelles. Pour le coup, Shirō y attendrait seulement qu’on l’appelle en urgence pour une autopsie à faire pour la journée. Même s’il s’accordait du repos, il se voyait mal quitter l’endroit qui lui permettait d’exercer chaque jour sa passion. Alors qu’il prit place sur la pierre brute, il balaya du regard la structure de l’édifice qu’il ne prenait jamais vraiment la peine d’admirer. Un projet titanesque entrepris à partir du Shodaime, même si ce ne fut qu’au Nidaime Raïkage que ce fut une réussite concrète. Entre les étages destinés à l’hôpital et celui réservé aux recherches, il y avait de quoi satisfaire tout curieux de la science. Chacun pouvait y trouver son compte. Même l’humble jardinier qui voudrait se faire la main sur les différentes plantes qu’on trouvait dans les serres.

C’était vers ces dernières que le regard du légiste s’était arrêté. Il n’y avait jamais mis les pieds. Chose bien dommage car il pouvait y trouver quelques éléments intéressants pour ses propres décoctions. Il devrait se prévoir ça pour un autre jour cependant. Il vit un homme s’approcher de lui. Il ne pouvait vraiment dire s’il allait vers lui ou le banc d’à côté. Mais cette présence laissait entrevoir un échange, voire même une discussion. Sûrement ses responsabilités qui le rattrapaient. Un administratif venu lui tirer les oreilles pour ne pas quitter son poste. Un léger soupir souleva sa cage thoracique alors qu’il se préparait à l’altercation. Un léger espoir subsistait. Après tout, il n’était peut-être pas le seul à vouloir profiter d’un temps de repos en des temps déjà bien chargés !

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Sam 17 Aoû 2019 - 14:35
Les derniers jours et même dernières semaines passés à Kumo ne furent les plus simples qu'eurent à traverser ses habitants, simples villageois comme shinobi. La présence du nouveau groupuscule s'autoproclamant empire du feu, l'envahisseur sorti de l'ombre, avait tout rendu plus complexe, comme l'absence des Heidan et des plus hauts gradés du village des nuages. Mais, malgré tout et notamment l'adversité; les Kumojins se devaient de continuer à avancer, et faire fit de la situation. Tout comme ces Hijin, les Kaminarijin étaient un peuple résilient.

« Cela devient de plus en plus compliqué. »
« Je le sais. Je le sais même très bien. Mais cela s'arrangera. »

L'homme à la crinière aussi noire que le plumage du corbeau répondit avec un sourire rassurant néanmoins marqué par la réalité des choses. Il n'était pas un homme en proie aux émotions, ni aux doutes. Sa vision de ce cette période que vivaient ses pairs était très... Relative. Ni optimiste, ni pessimiste. Mais plutôt que d'entrer dans un débat avec son subalterne, il préféra se retirer, un moment.

« Nous rediscuterons de tout ça plus tard. »

En réalité, il se lassait de toute cette histoire qui n'apportait finalement rien de constructif à son travail et ses avancées et lorsque qu'une situation l'ennuyait plus qu'autre chose, il agissait ainsi; prenant du recul, s'éloignant; pour mieux comprendre, pour réfléchir. Ainsi agissaient la majeur partie du temps les Nara, et celui-ci en particulier.

Ayant gagné l'extérieur du complexe, il rejoignit l'un des bancs situés à proximité et tout comme cet autre individu qui s'y était installé sûrement un peu plus tôt, il observa le complexe. Réfléchissant. Après quelques secondes il se tourna vers cet homme qu'il connaissait, grâce, notamment, à la position qu'il occupait officieusement.

« Ce serait presque à n'y rien comprendre. » S'esclaffait-il en reposant le regard sur l'édifice.
« Nous sommes capables de prouesses scientifiques et technologiques inédites dans le Yuukan, et nous nous faisons "avoir" par ces rustres d'Hijin. »

Ce qu'avait engendré l'attaque de l'empire n'avait rien de drôle, mais lui, y trouvait un aspect amusant. Incompréhensible pour la plupart des personnes de faire d'une dramatique affaire un sujet humoristique; mais c'était ainsi que fonctionnait Karui, se jouant de ce qui s'opposait à lui, le tournant au ridicule...

« Ce n'est que temporaire, j'imagine. Enfin... Vous êtes Shiro, n'est-ce-pas ? Il parait que vous accomplissez un travail remarquable à la morgue. Est-ce vrai ? Vous savez qui travaillait à la morgue et était légiste en chef avant vous ? »

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Mer 21 Aoû 2019 - 23:38
L’homme qui s’était approché était tout de noir vêtu. Un visage à l’expression relativement neutre, bien qu’on pouvait y déceler un petit ennui. A moins que cela ne soit que de l’indifférence. Comme Shirō se l’était fait remarqué, il n’était sans doute pas le seul à chercher un peu de recul. Travailler dans cet établissement n’était pas toujours de tout repos. Bien au contraire c’était très souvent éprouvant. Encore, il n’avait pas la malchance de traiter les vivants. Savoir écouter et adapter les soins aux petits bobos. Des rencontres qui devaient chambouler les esprits un peu trop faibles. Le légiste aurait sûrement le recul pour remplir la même fonction même si son absence d’empathie devrait être un frein à une telle profession. Il était très bien avec ses cadavres et ses tiroirs réfrigérés.

L’inconnu s’installa non loin de lui. Il lui accorda un petit regard en biais, sans exprimer compassion ou soutien psychologique silencieux. Leurs regards étaient tournés vers le bâtiment où ils travaillaient. Shirō commençait à sérieusement douter que cet individu soit simplement là par balade ou en attente d’un proche qui devait être soigné. Il semblerait que son hypothèse se vérifie alors que l’étranger vint rompre le silence instauré naturellement depuis qu’ils étaient côte à côte. Une simple remarque sur l’Empire. Shirō n’y prêta pas attention. Il ignorait tout de cet homme, il n’allait donc pas commencer à échanger des principes sur l’occupation ennemie. A tous les coups, un sous-fifre impérial en quête de traîtres. Avec le contexte actuel de la Rébellion qui semblait se former, ce serait logique que le Teikoku s’attache à de telles pratiques.

Le légiste ne répondit pas sur le coup. La suite ne le laissa pas de marbre cependant. Lorsque l’inconnu mentionna son prénom, il fut attisé d’une certaine curiosité. Ça pouvait confirmer ses doutes sur l’allégeance de cet homme. Un espion du Teikoku renseigné pour débusquer certains secrets. Il ne laissa pas paraître son étonnement, se contentant de pivoter lentement la tête vers ce monsieur qui l’interpellait directement. Il remarqua un œil légèrement balafré, signe potentiel d’un soldat. Mais aucun autre élément probant permettant d’infirmer telle ou telle hypothèse. Gardant toujours son sang-froid, Shirō finit par donner suite aux interrogations de cet interlocuteur qui semblait en connaître beaucoup sur la morgue.

- C’est bien moi oui. J’estime faire ce qui doit être fait, je ne puis être assez objectif pour estimer que mon travail est remarquable. Il est fait, comme il se doit, et c’est tout ce qui compte.

Il lui avait posé une question sur le précédent légiste en chef. Une interrogation qui l’amena à réfléchir quelques secondes avant de reprendre.

- Si vous me poser cette question, j’aurais tendance à répondre : vous. Monsieur ?

Il était temps que le mystérieux inconnu se dévoile un peu lui aussi, plutôt que de mener cet interrogatoire en sens unique.

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Sam 24 Aoû 2019 - 14:26
Le Nara, âgé d'une quarantaine d'années bien qu'il n'y paraisse pas, observa son interlocuteur en charge de la morgue et s'esclaffa, amusé qu'on pense qu'il puisse être rattaché à un domaine médical quel qu'il soit. Et davantage amusé encore que ce genin ne sache pas qui se tenait à cet instant à ses côtés. Bien sûr, il n'était pas le plus connu des Kumojin, tout ce qu'il faisait et avait toujours fait n'avait jamais que relevé de "l'officieux", du secret ou du caché; néanmoins il avait toujours, ou presque, travaillé au complexe scientifique mais dans des strates que le légiste ne côtoyait probablement pas, et pour certaines dont il ne connaissait pas même l'ombre de l'existence.

« Haha ! Non, je n'ai jamais mis un pied à la morgue. Je travaille à des desseins... différents. Plus technologiques, dans les laboratoires du complexe, aux étages supérieurs. »

Dit-il en gardant toute son humilité. Toujours en train de réfléchir, même lorsqu'il parlait et choisissait ses mots; Karui trouvait aussi étonnant que ce légiste n'ait pas eu vent de celle qui avait occupé ce poste pendant un temps, avant lui. D'autant plus étonnant lorsqu'il s'agissait d'un Heidan, mais cela n'avait au final que peu d'importance. Il continuerait de converser avec lui le temps de son bol d'air frais, avant de retourner à ses travaux; ceux constituant la partie visible de l'iceberg que représentait sa fonction à Kumo, et même sous occupation d'une puissance étrangère, leur en déplaise.

« Je m'appelle Karui, Nara Karui. »

Avait-il ajouté en lui tendant la main, dans l'espoir qu'il la lui serre. Mais au delà d'une simple poignée de main, ce qu'espérait le Nara à cet instant était plus précis. Shiro le légiste reconnaîtrait-il son nom ? Peut-être que oui, peut-être que non. Karui n'était pas le plus connu des shinobi de Kumo, très loin de là même; car sa seule fonction officielle, le seul poste auquel il était rattaché, celui que l'on pouvait lire dans les dossiers "du personnel" -ceux qui ont sûrement étaient détruits avec l'Assemblée" était : Jônin scientifique. Ni plus, ni moins. Cet homme était en quelques sortes un fantômes, une ombre... Ce qui était plutôt cocasse pour un Nara.

Enfin, sans attendre une réaction du genin, Karui renchérit d'une question plutôt... étrange, ou pas. Tout dépendrait de qui était réellement ce Shiro.

« J'ai une question pour toi, que penses-tu de l'absence des Heidan de Kumo ? De ceux de l'expédition d'Hayashi ? Et des récents "déserteurs" ? »

Finit-il avec un sourire.
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Mar 10 Sep 2019 - 23:28
Apparemment le légiste faisait fausse route. Il est vrai que la question de son interlocuteur mettait en exergue un de ses défauts personnels. A trop s’occuper de ses expériences et du Savoir, il en oubliait celui de son entourage. La connaissance pouvait passer par bien des formes. Celle des autres pouvant l’entourer et le côtoyer ne devait pas être vu comme une perte de temps. Elle pouvait même lui en faire gagner. Shirō se promit donc de porter une attention plus soutenue pour ce genre de renseignements. Il était presque honteux d’ignorer ce genre d’informations, même si ce sentiment ne l’atteignait pas.

L’inconnu, qui finit par se présenter sous le nom de Nara Karui, n’était pas son prédécesseur. En revanche il se présenta comme un homologue scientifique, porté plus sur le côté mécanique et technologique de la chose. Une branche que le légiste viendrait sûrement à étudier à son tour. Il y avait encore bon nombre d’éléments à découvrir et approfondir dans son domaine, mais une fois vraiment calé sur son sujet, il n’excluait pas de rendre visite aux autres services du Complexe scientifique. C’était même dans ses projets. Il viendrait donc sûrement à retrouver le manipulateur d’ombres.

Ne jugeant pas nécessaire et illogique de se présenter à quelqu’un qui venait déjà de l’appeler par son prénom, Shirō n’estima pas nécessaire d’enchaîner sur les mondanités de présentation déjà closes. Son collègue de science néanmoins en vint à l’interroger sur son avis quant à l’absence des plus gradés du village. Ces gens reconnus de tous, admirés mais pourtant partis suite à l’invasion impériale. Le franc-parler de l’homme et son interrogation sans détour avait de quoi porter à confusion. Chez le légiste, elle avait même curieusement tendance à inciter à la confiance. Mais il restait néanmoins méfiant, ignorant toujours tout de cet individu.

- C’est bien dommage. Je ne les connaissais pas personnellement mais de bons éléments absents, c’est une perte évidente. Je peux comprendre leur décision comme la réfuter. Rester n’est pas forcément une marque de faiblesse. Elle peut aussi être considérée comme un amour profond pour le pays ou sa famille. Tant qu’ils ne sont pas affectés par cette invasion, il vaut mieux rester au plus près pour s’en occuper.

De belles paroles que n’importe qui pouvait sortir. Ce n’était pas forcément l’avis du légiste mais il ne tenait pas à clairement s’exprimer sur le sujet. Dans un contexte de rébellion, c’était pure folie. Il était en vérité compréhensif mais presque rancunier de cet abandon. Un sentiment vite remplacé, lorsque son esprit avait calculé l’opportunité que cela représentait. Décidant de passer outre cette considération, Shirō joua franc-jeu à son tour, sans détours.

- Et vous avez perdu quelqu’un dans ce conflit ? Quelqu’un que j’aurais malheureusement croisé dans mon service ?

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Mer 25 Sep 2019 - 19:09
Que pouvait il bien répondre à ça ? La famille, les proches, leur décision... Il y avait des dizaines de raison à un tel choix. Comme des dizaines de raisons pour ce Kumojin d'être resté à Kumo; mais une seule pour le Nara...

« ... Ma foi, nous sommes libres de penser ce que nous voulons, non ? »

Il y pensa un instant se disant qu'il avait bien de la chance de n'avoir aucun de ces choix à faire et de savoir très exactement où était a place et ce qu'il avait à faire. Il n'y avait rien de pire pour un Nara, et surtout pour Karui, que de devoir "choisir"; car cela impliquait de devoir réfléchir à des sujets qui ne l'intéressaient pas... Comme... La famille.

« Non, je n'ai perdu personne de réellement proche. Ni qui que tu puisses connaître. Bien que, tu connaisses probablement l'ancien chef de la police ? Il a dû passer sur ta table, ou il doit attendre, au frais. Enfin, quoi qu'il en soit; nous n'étions pas proches, quoique du même sang. »

Répondit-il aussitôt. Cette réponse lui fut bien plus facile à fournir. En réalité, bien que très sociable; le Directeur officieux n'était pas quelqu'un qui perdait son temps dans des relations autres que professionnelles. Il avait certes quelques amis, de la famille -de son clan- mais rien de très développé. Pas d'attache en somme.

Et il s'en satisfaisait complétement, et dans le fond se suffisait à lui même. Cela-dit, indirectement, c'était un trait de sa personnalité qui le rapprochait beaucoup de certains Kumojin absents aujourd'hui. Un caractère et une vision des choses qui lui avait valu la confiance des Raikage comme des directeurs de l'Institut. Une confiance qu'il s'évertuait à conserver même en l'absence des uns et des autres.

« D'ailleurs, que cela te fait-il d'avoir vu passer tant de Kumojin dans ta morgue, en si peu de temps ? Cela ne doit pas être évident à gérer tous les jours, et il doit être assez difficile pour toi de côtoyer quotidiennement ceux à l'origine de ces pertes, non ? »
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Mar 1 Oct 2019 - 23:01
La réponse apportée par le Nara témoignait d’une déception sourde que l’oreille du légiste décelait tout de même malgré les mots se voulant fuyants. Eluder le sujet pour ne pas accroître ce sentiment de déception. Même si les traits du manipulateur d’ombres restaient lisses, ils n’en restaient pas moins bavards à qui savait les observer. Shirō se contenta de passer outre lui aussi. Il n’avait fait que répondre à moitié ce qui lui trottait dans la tête. S’il avait dû dire vrai, il aurait peut-être été plus facile de déceler cette déception chez son interlocuteur.

Ce départ était compréhensible mais le légiste ne s’était pas senti capable de le faire. Pour la simple et bonne raison qu’un tel contexte d’instabilité peut profiter beaucoup à celui qui scrute les occasions. Un camp ou l’autre finissant à tout moment par se déclarer auprès d’un charognard qui saurait y trouver son compte. Shirō était le chacal tapi dans l’ombre des conquêtes, à l’affût de la bonne opportunité pour y gagner son compte. Il ignorait encore quelle forme cela prendrait, mais il savait pertinemment que sa patience serait récompensée. Rien que l’arrivée récente de la Rébellion prouvait bien que des pistes intéressantes se traçaient progressivement.

Le Nara se confia néanmoins. Il n’avait pas perdu de proche dans cette bataille mais l’ancien chef de la police semble-t-il. Il n’avait pas l’air très porté sur les relations, à l’instar du légiste. Un point commun supplémentaire qui rendait le bonhomme intriguant. Il n’était pas affecté plus que ça par cette perte. Soit ils n’étaient que des connaissances soit il avait une excellente gestion de ses sentiments. Peu importe la vérité parmi ces deux-là, il respectait un tel état d’esprit et s’y retrouvait.

- Je crois me souvenir l’avoir vu passer oui. Je ne m’attarde jamais sur la réelle identité de mes patients. C’est là toute la subtilité de la Mort : nous redevenons éternellement égaux quand elle se présente. Il n’y a plus de différences ou de conflits. Elle y trouve son compte et m’apporte du travail.

Une vision bien cynique de son métier qui pouvait faire grincer des dents. Mais il n’avait pas envie de jouer de faux-semblant avec cet homme. Son clan était réputé comme de fins tacticiens. Impossible de savoir si celui-ci était de la même graine mais il pouvait cacher son jeu pour un dessein bien particulier. Au moins le légiste ne se risquait pas à en dire beaucoup sur sa vision de sa fonction. Sans parler de son pouvoir de résurrection qui parachevait le portrait de charognard opportuniste décrit plus tôt.

La discussion s’orientait justement sur ce point. Le patriotisme du légiste. Comment débattre de philosophie freudienne avec une mésange ? Autrement dit : parler de l’inexistant. Si tel était la question de son interlocuteur, s’il était lui-même un fervent défenseur des Nuages, la suite risquait de lui déplaire. Mais Shirō ne comptait pas jouer de faux-semblant encore une fois.

- Comme je vous le disais, je ne fais pas de distinction entre qui se présente sur ma table ou qui y amène un proche. Je suis shinobi certes mais avant tout un scientifique. Je trouve mon intérêt premier dans l’apprentissage et la découverte. Je reconnais un peu de zèle une fois une autopsie terminée. C’est toujours l’occasion d’expérimenter certaines théories qui seraient impossibles à vérifier sur un être vivant.

Sans même parler de nécromancie, Shirō voyait là son seul intérêt dans les manipulations scientifiques. En vérité le sordide de son pouvoir n’occupait qu’une faible place dans ses expérimentations contrairement à ce que les rumeurs devaient laisser penser. Il n’y prêtait pas l’oreille, devinant aisément la nature de ces dernières. Etant pleinement engagé dans ce domaine, Shirō se sentit obligé de continuer sur sa lancée.

- J’imagine bien que les potins doivent proliférer sur moi, terré seul dans cette antre mortuaire mais c’est là qu’il est possible d’en apprendre plus sur le corps humain. Voire même d’innover et d’y trouver des applications auxquels nous n’aurions pas pensé jusque-là. Notamment grâce à l’usage de chakra et de certaines compétences particulières.

Cette fois ci il était bien question de la nécromancie. Au vu de ce qu’il avait pu observer jusque-là, Shirō était persuadé que cet énigmatique monsieur était déjà au fait de ce talent.

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Mer 2 Oct 2019 - 19:28
C'était sans doute pour cette raison que le Nara était aussi à l'aise avec des machines, parce qu'il n'y avait pas à se poser la question de la déontologie, ou très rarement. L'humain, dans son travail, n'entrait en ligne de compte qu'en tant que concepteur, utilisateur et éventuellement victime. Mais au final, rien qui ne pourrait lui rester sur la conscience. Sans doute s'il avait été plus attiré par la biologie et ces aspects relatifs au corps des êtres humains aurait-il était... Comme ce Shiro, sujet aux "potins"...

"La rumeur... C'est quelque chose qu'il faut entretenir, et dont il faut se servir. Tu ne travailles pas au complexe depuis très longtemps, tu n'as probablement pas entendu parler des rumeurs le concernant ?"

Énigmatique remarque que partageait là le Directeur officieux de la plus grande rumeur de Kumo. Si floue et mystérieuse que beaucoup d'idées ou d'informations plus ou moins vraies à son sujet circulaient à Kumo. Une rumeur, ou une légende à laquelle les hommes de l'Empire n'avaient à priori -pour le moment- accordé aucune crédibilité... Comme celle de la disparition de nombreux prisonniers tandis que le Raikage Metaru Shuuhei tenter de recouvrer son Kekkai...

"Bien, je vais être franc."


Avait repris le Nara sur un ton plus sérieux. Lui qui aimait la subtilité et les artifices se rendait compte qu'il n'avait avec cet homme pas emprunté la bonne voie. Ce qui confirmait, heureusement, que les preuves de l'existence de l'institut avaient été emportées par les flammes, lors de la destruction de l'Assemblée. Et, c'était plutôt positif.

"Soutiens-tu Kumo, ou le Teikoku ? Ou, te placerais-tu en marge de tout ceci ?"

Tout ce qu'avait pu lui dire Shiro n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Si Karui, lui, restait distant et vraisemblablement neutre vis à vis de toute cette pagaille; il n'en demeurait pas moins, dans le fond, dans ses tripes; un Kumojin qu'il serait impossible d'aliéner à son village, et inversement sans l'éliminer. Mais lui, Shiro; semblait...

"Je soutiens mon village."

Ajouta-t-il finalement, sans crainte d'être entendu. Il n'avait pas grand chose à craindre de toutes les manières; il était une ombre dans l'ombre, un fantôme. Un assassin de Shitaderu, l'un de ceux à qui l'on confie les missions les plus... dérangeantes. Mais aussi un scientifique que l'on considère comme "moyen"; et pourtant...
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Shirō
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Mar 10 Déc 2019 - 22:41
Jusque-là persuadé d’avoir affaire à un suppôt impérial, les derniers propos de son interlocuteur laissaient à penser le contraire. Il n’y avait là que des mots et un regard pour en attester de la véracité. Cependant, un sentiment impossible à identifier pour Shirō lui tirailler l’esprit. Une sorte de crochet s’agrippant à la région du cortex où prédominait la présence. Cet hameçon amenait sa prise jusque dans les méandres d’un autre sentiment plus dangereux encore : la confiance.

Que ce soit dans sa manière de se présenter ou d’agir, le Nara imposait une forme d’honnêteté. Il n’avait pas l’air d’utiliser de faux-fuyant. Il ne semblait pas jouer un jeu, même si on reconnaissait à ce clan une maestria en matière de stratégie. Un subterfuge pour renseigner les autorités impériales ne le surprendrait pas. Pourtant il y avait dans sa manière de désigner son village, un réel sentiment d’appartenance, non loin duquel semblait se tapir une volonté de le défendre. Encore une fois, il pouvait s’agir d’un mensonge pour faire parler le légiste. Peut-être avait-il était identifié comme sympathisant du mouvement rebelle et il passait là une première épreuve pour tester sa fiabilité. Un véritable duel manichéen s’engageait dans son esprit. Même s’il ne se déroula que quelques secondes entre les derniers propos de son interlocuteur et la réponse qui suivit, le temps lui parut décupler alors qu’il songeait attentivement à ce qu’il s’apprêtait à dire :

- Il y a toujours énormément de rumeurs. Pour tout. Celles du Complexe comme celles concernant une sorte de résistance qui se fomenterait en ce moment même au sein du village. Ces dernières furent faciles à vérifier puisque les tracts retrouvés un peu partout cachaient en réalité un message. Ce qui m’a permis d’entrer en contact avec la Rébellion.

Il n’y avait qu’eux. Pas de passants innocents qui s’aventuraient par-là pile à ce moment-là. Ce qui avait permis à Shirō de ne pas trop baisser le timbre de sa voix. Si son interlocuteur s’était montré aussi sûr de lui en s’exprimant, il ne tenait pas à se défiler pour autant. Il en disait beaucoup, mais il gardait une stratégie de repli.

- Même si j’ai tendance à préférer l’objectivité maximale, je ne peux fermer les yeux sur la situation. Kumo a prouvé sa valeur en tant que cité et en tant que force mondiale. Elle devrait le redevenir.

Toujours plus honnête qu’il ne l’était à son habitude, il prenait le risque sans perdre de vue son plan de repli si une escouade impériale se présentait soudainement à lui pour l’incriminer lourdement pour trahison. Son alibi étant rôdé, il pouvait en profiter pour s’exprimer un peu plus et ainsi servir sa curiosité personnelle.

- En ce qui concerne le Complexe scientifique, j’avoue avoir déjà eu vent de certains bruits de couloir mais rien qui ne me semblait sérieux. Vous auriez des précisions à m’apporter, à tout hasard ?

Tout ceci ne s’était pas présenté sous le compte du fameux hasard. Shirō en avait presque la certitude. Il restait méfiant et prêt à un revirement de situation immédiat, mais une étincelle d’espoir subsistait. Cet homme semblait en savoir long sur le bâtiment et il avait l’air d’y exercer depuis pas mal de temps. Il devait connaître certains secrets ô combien intéressants.

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Mar 10 Déc 2019 - 23:01
"Elle le redeviendra. Très bien. Comme je te l'ai dit, mon nom n'est que très peu mentionné dans les documents... restants de Kumo; parce que je suis chargé de faire disparaître les personnes gênantes."

Avait-il sans ménagement mais tout aussi loin de la menace. Bien sûr il y avait de ces mots un message, une réalité. Si le Nara accordait sa confiance, il savait aussi sanctionner ceux qui le trahissaient. La sanction, ça le connaissait...

"Si je t'ai approché, ce n'est pas que pour ça, mais si tu es honnête alors tu pourrais être d'une grande aide pour Kumo."

Dit-il sans croiser le regard du légiste, se contant d'observer devant lui, comme s'il parlait à quelque chose d'invisible; bien sûr il n'y avait rien, ce n'était là qu'une façon pour lui de détourner toute éventuelle attention indiscrète qu'on leur porterait.

"Il y a plusieurs niveaux sous le complexe, dont les accès sont tenus secrets et dont ces Hijin n'ont pas connaissance. Le plus profond des sous-sols abrite l'Institut. Là où travaille l'élite scientifique du village; autant dire... assez peu de personnes."


Le nom d'"Institut" n'était pas inconnu à Kumo mais ses activités en revanche l'étaient, même si il n'avait rien d’innommable à cacher. C'était dans ce laboratoire, sans doute le plus avancé de Kaminari et du Yuukan qu'était mise au point les dernières technologies, les derniers remèdes, les derniers poisons... et tout un tas d'avancées scientifiques.

"Dans trois jours, tu te rendras dans les serres du complexe, j'y serai."

Il se leva, sans poser un regard sur Shirô, lui faisant simplement un signe d'au-revoir avec le revers de la main. Le Nara vêtu d'un long manteau noir s'éloigna; regagnant le complexe scientifique.
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Shirō
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Ven 13 Déc 2019 - 23:53
Shirō réalisa que le pas qu’il avait fait vers son interlocuteur avait permis à ce dernier de s’ouvrir un peu plus lui aussi. Subsistait encore sa sincérité mais maintenant que le légiste avait son plan en tête, il se faisait moins de soucis. Cette discussion prenait un tournant très intéressant alors que le Nara lui expliquait son rôle au sein du village. Il n’était pas celui d’un simple scientifique shinobi travaillant dans le Complexe. Il semblait plus shinobi que scientifique pour le coup. Des paroles visant à le situer auprès du légiste mais aussi à informer ce dernier des potentielles retombées. Les mots n’alarmèrent pas Shirō qui n’y voyait là qu’un avertissement stérile. Ce genre de manœuvres n’avait que peu d’emprise sur lui.

Cette rencontre ne semblait pas anodine pour autant alors que Karui lui expliquait l’existence d’un secret inconnu de l’Empire du Feu. Une face cachée au complexe scientifique qi faisait la renommée du village. Un deuxième atout dissimulé de tous et uniquement accessible à l’élite semblait-il. Ce qui impliquait quelque chose d’assez clair. Les regards n’étaient plus rivés l’un à l’autre, chacun regardait dans la direction de son choix. De loin, on aurait simplement dit deux personnes installées non loin, marmonnant dans leur barbe ou fredonnant. Le Nara lui faucha alors compagnie, l’invitant à se retrouver d’ici trois jours dans les serres du Complexe. Puis il s’éclipsa sans plus de cérémonie. Shirō observa le mystérieux personnage s’éloigner, réfléchissant déjà aux quelques informations qu’il venait de glaner. Il se leva à son tour pour regagner son appartement. La journée avait été suffisamment remplie et il avait maintenant du travail un peu plus personnel à mener.

***

Les yeux clos, posté à proximité des palissades qui cloisonnaient l’une des serres, Shirō se tenait un genou à terre, un rouleau vierge devant lui. Même privé de sa vue, il parvenait à percevoir des informations visuelles, qui cependant ne lui appartenaient pas. Directement connecté aux nerfs optiques d’un de ses cadavres, Shirō s’occupait d’inspecter la serre à l’aide d’une souris dont le triste sort l’avait amené dans la collection de pantins du légiste. Il y avait bien celui qui l’avait invité ici, et il était seul. Shirō avait fait décrire au rongeur plusieurs rondes pour s’assurer qu’il ne se rendait pas dans une embuscade. Son infiltré discret le rejoignit alors et fut scellé de nouveau dans son parchemin. Retrouvant progressivement sa vue, le légiste se releva pour entrer à son tour dans l’atmosphère pesante de ces jardins couverts.

Il retrouva sans mal le Nara dans une des allées, parmi les différents plants d’herbe médicinales en tout genre. Shirō avait eu le temps de réfléchir à cet instant et il avait eu la présence d’esprit de s’y préparer. Chaque feuille sur laquelle ses yeux se posaient lui était maintenant familière. Il avait fait des recherches sur les plantes qui pouvaient être utilisés dans les soins médicaux, pour compléter celles qu’il avait déjà en matière de poisons néfastes. Son champ de connaissances élargi, il pouvait se présenter plus serein à ce nouvel entretien dont il ignorait tout.

- Bonjour à vous. Que nous vaut cette réunion sylvestre ?

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Mar 17 Déc 2019 - 14:07
Lorsque le Nara travaillait sur un projet le temps semblait pour lui s'écouler plus rapidement que la moyenne, et ce fut sans s'en rendre compte que le délai qu'il avait fixé au légiste toucha son terme. Pour lui rappeler qu'il avait certaines prérogatives, il pouvait compter sur la "secrétaire", une jeune kunoichi elle aussi scientifique, recrutée plus tôt au cours de cette année par la directrice.

"Déjà ?"
"Oui, vous m'avez dit de vous le rappeler."
"Huum... C'est vrai !"

Karui n'avait pas de problème de mémoire particulier, mais son travail prenait souvent le pas sur le reste. De plus, il préférait être entre les murs du laboratoire technologique qu'ailleurs, c'était sa seconde demeure, et l'équipe scientifique sa deuxième famille. A contrecœur il abandonna donc son poste pour rejoindre le lieu de rendez-vous. Il avait dû arpenter un long escalier, presque sans fin, pour enfin arriver dans la serre du complexe.

Là, il avait attendu patiemment, en profitant pour contrôler la croissance des plants qu'abritait ce haut lieu de la botanique Kaminarijine. Après quelques minutes, il vit apparaître Shiro par l'accès "officiel" de la serre. Il le salua d'un geste de la main en se rapprochant.

"Bonjour Shiro. Réunion ? Qui a parlé de réunion ?"

Il rigola fugacement en observant le jeune homme, espérant ne pas se tromper à son sujet. Mais à priori et compte tenu de son unique présence, il estima pouvoir continuer.

"Comme je t'ai dit, il y a plusieurs accès pour rejoindre l'Institut. Mais ils sont tous dans le complexe, où des Hijin circulent, librement; il serait donc difficile d'en emprunter un sans éveiller de soupçons."

Son explication semblait, sûrement, rationnelle; mais alors pourquoi lui avait-il demandé de rejoindre la serre ? Si le légiste était un scientifique et doté d'un raisonnement en proportion, il avait alors déjà compris pourquoi ce lieu. Mais, dans le doute, le Nara préféra être clair. Se retournant il lui fit signe de la main de le suivre.

"La serre abrite l'un de ces accès."

Marchant, arrivant au bout d'une des rangées de plantes il posa une main sur l'une des dalles. Un sceau s'y forma et la plaque disparut pour laisser apparaître une échelle métallique longue de quelques mètres.

"Après toi."

Avait-il invité le Kumojin. Une fois qu'il s'était décidé à l'emprunter et qu'il fut lui même passé, il apposa la main une nouvelle fois, contre le mur et la plaque réapparut. S'assurant que le nécromant eut entamé sa descente, il fit de même. Une fois arrivé en bas, le légiste pu voir devant lui le palier d'un escalier en colimaçon, dans une cage sombre et silencieuse.

"Les Metaru ont mis beaucoup de cœur à l'ouvrage pour réaliser tout ceci. Les Nara et les Suzuri ont participé à l'élaboration des plans et des sceaux."

Expliqua-t-il succinctement tandis que les deux hommes poursuivaient leur descente dans les entrailles du complexe. Le directeur du département technologique n'était pas avar de paroles, et le légiste devait connaître une partie du fonctionnement de cet endroit tenu secret du reste du village. L'Institut, s'il était connu de nom, n'avait jamais été physiquement désigné. Et sans doute nombreux Kumojin pensaient qu'il n'était qu'un groupement "moral", un groupe de scientifiques... Le complexe étant le lieu de travail officiel.



La porte s'ouvrit enfin, sous une pression de la main du Nara. Derrière, le mur blanc d'un couloir bifurquant sur la droite et la gauche. Il fit entrer le légiste et la porte se referma silencieusement derrière eux.

"Voici l'Insitut, Shiro."

De nouveau, il lui signe de le suivre. Ils partirent sur la droite; en direction des labos. C'était à cet instant que le nécromant comprendrait l'étendue de la force scientifique de dissimulait Kumo. Au début d'un long couloir blanc bordé sur sa droite de salles vitrées dont le bout n'était pas "éclairé"; Karui reprit la parole tout en défilant devant chacun des labos.

"La première salle est le labo principal du département médical. La biologie, les maladies et leurs remèdes y sont étudiés; et bien d'autres choses, ce service est normalement dirigé par Ikeda Sazuka, mais... bon."

Un léger rire, un peu nerveux, s'était échappé de sa bouche, puis il se reprit.

"La deuxième salle est le labo principal de recherche en chimie, y sont étudiés les poisons, les drogues artificielles, les effets du chakra... Il est dirigé par Kazuhiro."

A travers la baise vitrée il montra un homme plutôt âgé en blouse blanche, aux longs cheveux grisonnants, comme sa barbe; penché sur sa paillasse et ses éprouvettes.

"Il n'est pas très commode. Mais, c'est un expert dans son domaine. Un puissant utilisateur du Rentanjutsu."

Il fit quelques pas pour passer au dernier labo.

"Et ici, c'est l'Atelier. Laboratoire de recherche technologique, je suis le Directeur de ce département. On développe les futures technologies de Kaminari, et du Yuukan. Tu as sans doute entendu parler de l'oreillette radio chakratique ? Et bien, elle a été conçue entre ces murs."

Il y avait bien entendu d'autres technologies issues de cet endroit, mais toutes les dénombrer et les nommer serait long et fastidieux. Dans "l'Atelier", on pouvait voir une équipe de Kumojin entrain de travailler sur ce qui ressemblait à une machine, un peu complexe...

"D'après ton profil, tu serais un bon élément pour le département de chimie. Enfin, je vais t'expliquer comment cela fonctionne ici. Il y a donc trois directeurs, enfin, deux en l'absence de la Directrice. J'officie en tant que Directeur de l'Institut, également, en attendant son retour. Tu seras sous les ordres du directeur de ton département, tu travailleras sur des projets établis par ce dernier, et en collaboration avec les autres départements. Mais, tu auras aussi la possibilité de travailler sur tes propres projets, tant qu'ils répondent au code éthique de l'institut."

Il fit demi tour pour revenir au début du couloir, passant de nouveau devant chacune des salles.

"Ah, le reste du couloir ne comporte que des salles d'expérimentation, certaines d'entre elles portent un nom, celui du scientifique qui s'en sert. Si tu n'as pas l'autorisation, je te déconseille de t'y introduire. Si tu as besoin d'une de ces salles, tu en fais la demande, lorsqu'elle t'est attribuée, tu places ton nom sur la porte. C'est simple."

Ils arrivèrent au bout du couloir, de retour devant la porte principale, et ils continuèrent vers l'aile "Ouest". Dans ce couloir, sûrement aussi long que l'autre, il n'y avait que des portes en bois de chêne, de simples portes.

"Ici, ce sont les bureaux. Chaque scientifique de l'Institut a son bureau. Tu devras en choisir un. Pour savoir lequel est libre, il suffit de voir si un nom est placardé sur la porte. S'il n'y a rien, c'est que c'est libre. C'est simple."

Il continua la visite guidée jusqu'à une porte portant son nom, il la poussa et invité le légiste à y pénétrer, et s'installer. Et s'installa de l'autre côté d'un large bureau sur lequel trôné divers objets comme des écrous, des visses, et d'autres objets quelconques.

"Tu trouveras le code d'éthique dans ton futur bureau. Mais, ce qu'il faut savoir; c'est que rien ne doit être fait à l'encontre de la population Kaminarijine. Le reste... appartient à la science. Tu iras te présenter à Kazuhiro, toute à l'heure; il t'expliquera le fonctionnement de votre labo. Hum... que dire d'autre... Ah, j'allais oublier, tu recevras la carte d'accès, et "on" t'enseignera les sceaux d'activation des portes plus tard. En attendant, tu devras demander à ce qu'on t'ouvre."

Même s'il avait bon espoir, le Nara n'était pas totalement stupide, pas au point de donner l'accès total à la dernière entité inconnue de l'envahisseur au premier venu. Ce n'était pas un manque de confiance, mais davantage un besoin de sécurité. Lorsque Kumo était encore indépendant, ce genre de problème ne se posait pas, mais aujourd'hui...

"Tu conserveras bien sûr ton poste à la morgue, et devras faire en sorte qu'on ne s'aperçoive pas de ton absence, cela ne devrait pas être très compliqué. Il y a un accès dans la morgue, pas le plus pratique cela-dit. Le tiroir réfrigérant numéro quatorze dispose d'un double fond, comme la plaque, dans la serre. Voilà, tu sais ce qu'il y a à savoir. Enfin, comme tu dois t'en douter, les personnes présentes ici sont toutes fidèles à Kaminari et Kumo, et contre la présence de cet empire qui ne fait que ralentir nos recherches."

Il avait beaucoup parlé, mais c'était nécessaire et lui permettait d'observer la moindre des réactions du légiste. Mais au final, il soupira...

"As-tu des questions ?"
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Shirō
ShirōEn ligne

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Mar 24 Déc 2019 - 16:33
Le légiste fut rapidement remis à sa place quant à la raison de leur entretien au milieu des plants botaniques du Complexe. Alors que le Nara commençait à lui présenter un aspect qui caractérisait l’Institut, à savoir les diverses entrées secrètes, Shirō n’eut aucun mal à voir où son interlocuteur voulait en venir. Puisque le Complexe était à juste titre infesté d’impériaux, il fallait trouver une autre échappatoire pour s’y rendre. Cette dernière était symbolisée par une plaque au milieu des plantes qui, sous l’apposition de la paume de Karui, disparut pour laisser place à un accès caché. Une échelle s’enfonçait dans les entrailles terrestres sans laisser filtrer une quelconque lumière en contrebas. Oubliant progressivement son principe de prudence, Shirō avait bon espoir qu’il ne pouvait rien lui arriver.

Alors qu’il descendait, bien agrippé aux barreaux métalliques, il songea à tout ce qu’il savait du Nara. Ou plutôt le peu. Tout ce qu’ils s’étaient dit quelques jours avant. Ce passage secret au beau milieu du Complexe de Kumo était un élément probant pour venir vérifier toute la véracité de ses dires. Karui était donc bien un Kumojin pure souche dont l’appartenance à ce complexe secret en faisait le gardien. Ce qui signifiait que le légiste avait dû être repéré pour ses compétences et son travail. L’idée de pouvoir approcher des recherches censées rester secrètes enthousiasmait un peu plus Shirō.

Une fois en bas, il se laissa guider par son mystérieux hôte qui en profitait par la même occasion pour détailler l’apport des clans du village dans l’édification de ces souterrains. Shirō retrouvait son âme d’enfant, ou en tout cas celle qu’il aurait dû avoir si elle avait été normale, en découvrant tout ceci. Leur marche les amena à franchir une porte dont la sécurité empêchait un malencontreux curieux à pénétrer au sein de ce bâtiment ultra secret. Les mesures prises étaient à la hauteur de ce que le légiste put découvrir derrière. Laboratoires, départements et bureaux. Autant d’installations toutes mise au service des scientifiques les plus prestigieux du village. Shirō restait silencieux et attentif à tout ce qu’il se passait, rendant à l’occasion un hochement de tête à certains confrères qui observaient le duo.

Ils arrivèrent dans le bureau destiné au Nara où ils purent prendre place. Là encore, il put bénéficier de renseignements supplémentaires sur l’organisation inhérente à l’Institut. Autant sur de l’administratif que sur l’éthique. Lorsque Karui eut fini de présenter tous ces nouveaux éléments, il laissa alors l’occasion au légiste de poser ses questions. Avait-il plusieurs heures devant lui ? Shirō en avait une flopée mais il en fit le tri mentalement pour ne laisser passer que les plus pertinentes. Les autres trouveraient réponses avec le temps.

- Oui quelques-unes. D’abord, vous avez évoqué l’absence de la Directrice de l’Institut. Ignorant encore jusqu’à aujourd’hui l’existence de ce complexe, je me demande ce qui a pu arriver à la personne en charge de ce bâtiment.

Il aurait pu en rester là pour le moment. Mais sa curiosité dévorante le poussa à compléter immédiatement après.

- Dois-je en conclure que les expérimentations qui ont lieu ici peuvent être menées dans le but d’évincer l’Empire ?

Un léger sourire ne put passer inaperçu sur le faciès du légiste. Il trouvait enfin un foyer en ce village. Même si ce dernier reposait à plusieurs kilomètres sous terre.

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