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Si la montagne ne peut aller à toi, alors va à la montagne [Nara Karui]


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Mar 13 Aoû 2019 - 18:18
La journée s’était annoncée plus chargée que ça. Sur les coups de deux heures, le légiste avait pu terminer sa dernière autopsie en attente. A trois heures le patient était recousu et rhabillé. A la demi, le dossier était complété avec soin. Shirō observa alors son espace de travail libéré de ses clients. Il en avait encore quelques-uns au frais mais ils ne représentaient pas une urgence comme les autres cas qui devaient encore être accueillis par la suite au funérarium pour les divers rites. Les coudes à même l’une des tables, il observait son lieu de travail maintenant bien désert comparé à d’habitude. Ces derniers jours avaient été très fructueux, une envie de pause le gagna.

Ne laissant même pas un mot justifiant son absence, il quitta son antre, sous le regard absent de la standardiste qui ne fit même pas attention à son départ. Il se retrouva dehors, le visage délicatement caressé par quelques bises venteuses mais tièdes. La journée s’annonçait belle pour le village, peut-être même pour lui. Il aspirait pour une fois à la tranquillité et possiblement à l’inaction. Même si ça ne lui ressemblait pas, il se disait que ce ne serait pas de trop. Il n’était néanmoins pas d’humeur à baguenauder dans les rues de la ville. Il tenait juste à se trouver un coin où se poser.

Il remarquait à chacun de ses passages devant son lieu de travail, des bancs placés en face à l’ombre de petits arbres. C’était là qu’on attendait les bonnes comme les mauvaises nouvelles. Pour le coup, Shirō y attendrait seulement qu’on l’appelle en urgence pour une autopsie à faire pour la journée. Même s’il s’accordait du repos, il se voyait mal quitter l’endroit qui lui permettait d’exercer chaque jour sa passion. Alors qu’il prit place sur la pierre brute, il balaya du regard la structure de l’édifice qu’il ne prenait jamais vraiment la peine d’admirer. Un projet titanesque entrepris à partir du Shodaime, même si ce ne fut qu’au Nidaime Raïkage que ce fut une réussite concrète. Entre les étages destinés à l’hôpital et celui réservé aux recherches, il y avait de quoi satisfaire tout curieux de la science. Chacun pouvait y trouver son compte. Même l’humble jardinier qui voudrait se faire la main sur les différentes plantes qu’on trouvait dans les serres.

C’était vers ces dernières que le regard du légiste s’était arrêté. Il n’y avait jamais mis les pieds. Chose bien dommage car il pouvait y trouver quelques éléments intéressants pour ses propres décoctions. Il devrait se prévoir ça pour un autre jour cependant. Il vit un homme s’approcher de lui. Il ne pouvait vraiment dire s’il allait vers lui ou le banc d’à côté. Mais cette présence laissait entrevoir un échange, voire même une discussion. Sûrement ses responsabilités qui le rattrapaient. Un administratif venu lui tirer les oreilles pour ne pas quitter son poste. Un léger soupir souleva sa cage thoracique alors qu’il se préparait à l’altercation. Un léger espoir subsistait. Après tout, il n’était peut-être pas le seul à vouloir profiter d’un temps de repos en des temps déjà bien chargés !

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Sam 17 Aoû 2019 - 14:35
Les derniers jours et même dernières semaines passés à Kumo ne furent les plus simples qu'eurent à traverser ses habitants, simples villageois comme shinobi. La présence du nouveau groupuscule s'autoproclamant empire du feu, l'envahisseur sorti de l'ombre, avait tout rendu plus complexe, comme l'absence des Heidan et des plus hauts gradés du village des nuages. Mais, malgré tout et notamment l'adversité; les Kumojins se devaient de continuer à avancer, et faire fit de la situation. Tout comme ces Hijin, les Kaminarijin étaient un peuple résilient.

« Cela devient de plus en plus compliqué. »
« Je le sais. Je le sais même très bien. Mais cela s'arrangera. »

L'homme à la crinière aussi noire que le plumage du corbeau répondit avec un sourire rassurant néanmoins marqué par la réalité des choses. Il n'était pas un homme en proie aux émotions, ni aux doutes. Sa vision de ce cette période que vivaient ses pairs était très... Relative. Ni optimiste, ni pessimiste. Mais plutôt que d'entrer dans un débat avec son subalterne, il préféra se retirer, un moment.

« Nous rediscuterons de tout ça plus tard. »

En réalité, il se lassait de toute cette histoire qui n'apportait finalement rien de constructif à son travail et ses avancées et lorsque qu'une situation l'ennuyait plus qu'autre chose, il agissait ainsi; prenant du recul, s'éloignant; pour mieux comprendre, pour réfléchir. Ainsi agissaient la majeur partie du temps les Nara, et celui-ci en particulier.

Ayant gagné l'extérieur du complexe, il rejoignit l'un des bancs situés à proximité et tout comme cet autre individu qui s'y était installé sûrement un peu plus tôt, il observa le complexe. Réfléchissant. Après quelques secondes il se tourna vers cet homme qu'il connaissait, grâce, notamment, à la position qu'il occupait officieusement.

« Ce serait presque à n'y rien comprendre. » S'esclaffait-il en reposant le regard sur l'édifice.
« Nous sommes capables de prouesses scientifiques et technologiques inédites dans le Yuukan, et nous nous faisons "avoir" par ces rustres d'Hijin. »

Ce qu'avait engendré l'attaque de l'empire n'avait rien de drôle, mais lui, y trouvait un aspect amusant. Incompréhensible pour la plupart des personnes de faire d'une dramatique affaire un sujet humoristique; mais c'était ainsi que fonctionnait Karui, se jouant de ce qui s'opposait à lui, le tournant au ridicule...

« Ce n'est que temporaire, j'imagine. Enfin... Vous êtes Shiro, n'est-ce-pas ? Il parait que vous accomplissez un travail remarquable à la morgue. Est-ce vrai ? Vous savez qui travaillait à la morgue et était légiste en chef avant vous ? »

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Mer 21 Aoû 2019 - 23:38
L’homme qui s’était approché était tout de noir vêtu. Un visage à l’expression relativement neutre, bien qu’on pouvait y déceler un petit ennui. A moins que cela ne soit que de l’indifférence. Comme Shirō se l’était fait remarqué, il n’était sans doute pas le seul à chercher un peu de recul. Travailler dans cet établissement n’était pas toujours de tout repos. Bien au contraire c’était très souvent éprouvant. Encore, il n’avait pas la malchance de traiter les vivants. Savoir écouter et adapter les soins aux petits bobos. Des rencontres qui devaient chambouler les esprits un peu trop faibles. Le légiste aurait sûrement le recul pour remplir la même fonction même si son absence d’empathie devrait être un frein à une telle profession. Il était très bien avec ses cadavres et ses tiroirs réfrigérés.

L’inconnu s’installa non loin de lui. Il lui accorda un petit regard en biais, sans exprimer compassion ou soutien psychologique silencieux. Leurs regards étaient tournés vers le bâtiment où ils travaillaient. Shirō commençait à sérieusement douter que cet individu soit simplement là par balade ou en attente d’un proche qui devait être soigné. Il semblerait que son hypothèse se vérifie alors que l’étranger vint rompre le silence instauré naturellement depuis qu’ils étaient côte à côte. Une simple remarque sur l’Empire. Shirō n’y prêta pas attention. Il ignorait tout de cet homme, il n’allait donc pas commencer à échanger des principes sur l’occupation ennemie. A tous les coups, un sous-fifre impérial en quête de traîtres. Avec le contexte actuel de la Rébellion qui semblait se former, ce serait logique que le Teikoku s’attache à de telles pratiques.

Le légiste ne répondit pas sur le coup. La suite ne le laissa pas de marbre cependant. Lorsque l’inconnu mentionna son prénom, il fut attisé d’une certaine curiosité. Ça pouvait confirmer ses doutes sur l’allégeance de cet homme. Un espion du Teikoku renseigné pour débusquer certains secrets. Il ne laissa pas paraître son étonnement, se contentant de pivoter lentement la tête vers ce monsieur qui l’interpellait directement. Il remarqua un œil légèrement balafré, signe potentiel d’un soldat. Mais aucun autre élément probant permettant d’infirmer telle ou telle hypothèse. Gardant toujours son sang-froid, Shirō finit par donner suite aux interrogations de cet interlocuteur qui semblait en connaître beaucoup sur la morgue.

- C’est bien moi oui. J’estime faire ce qui doit être fait, je ne puis être assez objectif pour estimer que mon travail est remarquable. Il est fait, comme il se doit, et c’est tout ce qui compte.

Il lui avait posé une question sur le précédent légiste en chef. Une interrogation qui l’amena à réfléchir quelques secondes avant de reprendre.

- Si vous me poser cette question, j’aurais tendance à répondre : vous. Monsieur ?

Il était temps que le mystérieux inconnu se dévoile un peu lui aussi, plutôt que de mener cet interrogatoire en sens unique.

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Sam 24 Aoû 2019 - 14:26
Le Nara, âgé d'une quarantaine d'années bien qu'il n'y paraisse pas, observa son interlocuteur en charge de la morgue et s'esclaffa, amusé qu'on pense qu'il puisse être rattaché à un domaine médical quel qu'il soit. Et davantage amusé encore que ce genin ne sache pas qui se tenait à cet instant à ses côtés. Bien sûr, il n'était pas le plus connu des Kumojin, tout ce qu'il faisait et avait toujours fait n'avait jamais que relevé de "l'officieux", du secret ou du caché; néanmoins il avait toujours, ou presque, travaillé au complexe scientifique mais dans des strates que le légiste ne côtoyait probablement pas, et pour certaines dont il ne connaissait pas même l'ombre de l'existence.

« Haha ! Non, je n'ai jamais mis un pied à la morgue. Je travaille à des desseins... différents. Plus technologiques, dans les laboratoires du complexe, aux étages supérieurs. »

Dit-il en gardant toute son humilité. Toujours en train de réfléchir, même lorsqu'il parlait et choisissait ses mots; Karui trouvait aussi étonnant que ce légiste n'ait pas eu vent de celle qui avait occupé ce poste pendant un temps, avant lui. D'autant plus étonnant lorsqu'il s'agissait d'un Heidan, mais cela n'avait au final que peu d'importance. Il continuerait de converser avec lui le temps de son bol d'air frais, avant de retourner à ses travaux; ceux constituant la partie visible de l'iceberg que représentait sa fonction à Kumo, et même sous occupation d'une puissance étrangère, leur en déplaise.

« Je m'appelle Karui, Nara Karui. »

Avait-il ajouté en lui tendant la main, dans l'espoir qu'il la lui serre. Mais au delà d'une simple poignée de main, ce qu'espérait le Nara à cet instant était plus précis. Shiro le légiste reconnaîtrait-il son nom ? Peut-être que oui, peut-être que non. Karui n'était pas le plus connu des shinobi de Kumo, très loin de là même; car sa seule fonction officielle, le seul poste auquel il était rattaché, celui que l'on pouvait lire dans les dossiers "du personnel" -ceux qui ont sûrement étaient détruits avec l'Assemblée" était : Jônin scientifique. Ni plus, ni moins. Cet homme était en quelques sortes un fantômes, une ombre... Ce qui était plutôt cocasse pour un Nara.

Enfin, sans attendre une réaction du genin, Karui renchérit d'une question plutôt... étrange, ou pas. Tout dépendrait de qui était réellement ce Shiro.

« J'ai une question pour toi, que penses-tu de l'absence des Heidan de Kumo ? De ceux de l'expédition d'Hayashi ? Et des récents "déserteurs" ? »

Finit-il avec un sourire.
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Mar 10 Sep 2019 - 23:28
Apparemment le légiste faisait fausse route. Il est vrai que la question de son interlocuteur mettait en exergue un de ses défauts personnels. A trop s’occuper de ses expériences et du Savoir, il en oubliait celui de son entourage. La connaissance pouvait passer par bien des formes. Celle des autres pouvant l’entourer et le côtoyer ne devait pas être vu comme une perte de temps. Elle pouvait même lui en faire gagner. Shirō se promit donc de porter une attention plus soutenue pour ce genre de renseignements. Il était presque honteux d’ignorer ce genre d’informations, même si ce sentiment ne l’atteignait pas.

L’inconnu, qui finit par se présenter sous le nom de Nara Karui, n’était pas son prédécesseur. En revanche il se présenta comme un homologue scientifique, porté plus sur le côté mécanique et technologique de la chose. Une branche que le légiste viendrait sûrement à étudier à son tour. Il y avait encore bon nombre d’éléments à découvrir et approfondir dans son domaine, mais une fois vraiment calé sur son sujet, il n’excluait pas de rendre visite aux autres services du Complexe scientifique. C’était même dans ses projets. Il viendrait donc sûrement à retrouver le manipulateur d’ombres.

Ne jugeant pas nécessaire et illogique de se présenter à quelqu’un qui venait déjà de l’appeler par son prénom, Shirō n’estima pas nécessaire d’enchaîner sur les mondanités de présentation déjà closes. Son collègue de science néanmoins en vint à l’interroger sur son avis quant à l’absence des plus gradés du village. Ces gens reconnus de tous, admirés mais pourtant partis suite à l’invasion impériale. Le franc-parler de l’homme et son interrogation sans détour avait de quoi porter à confusion. Chez le légiste, elle avait même curieusement tendance à inciter à la confiance. Mais il restait néanmoins méfiant, ignorant toujours tout de cet individu.

- C’est bien dommage. Je ne les connaissais pas personnellement mais de bons éléments absents, c’est une perte évidente. Je peux comprendre leur décision comme la réfuter. Rester n’est pas forcément une marque de faiblesse. Elle peut aussi être considérée comme un amour profond pour le pays ou sa famille. Tant qu’ils ne sont pas affectés par cette invasion, il vaut mieux rester au plus près pour s’en occuper.

De belles paroles que n’importe qui pouvait sortir. Ce n’était pas forcément l’avis du légiste mais il ne tenait pas à clairement s’exprimer sur le sujet. Dans un contexte de rébellion, c’était pure folie. Il était en vérité compréhensif mais presque rancunier de cet abandon. Un sentiment vite remplacé, lorsque son esprit avait calculé l’opportunité que cela représentait. Décidant de passer outre cette considération, Shirō joua franc-jeu à son tour, sans détours.

- Et vous avez perdu quelqu’un dans ce conflit ? Quelqu’un que j’aurais malheureusement croisé dans mon service ?

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