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En route pour le festival ! [PV Jiki Masami]

Miyamoto Teruyo
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Jeu 5 Sep 2019 - 14:36

« Dépêche-toi Saya, on va être en retard ! »
« J’arrive papa, j’ai plus qu’à mettre mes chaussures. »


Il était sept heures. En cette période estivale, cela signifiait que le soleil était déjà en train de s’élever dans le ciel et d’offrir au village ses premières lueurs. Malgré tout, la fraîcheur des montagnes était toujours présente et la rosée du matin perlait encore sur les fleurs du jardin.

Si de l’extérieur la maison semblait calme, à l’intérieur, c’était l’effervescence. La cause ? L’excitation d’une petite fille pour une journée spéciale. Et comme chaque année, en cette journée, ma petite Saya n’était pas en mesure d’agir avec la grâce féline de sa mère, mais faisait plutôt autant de remue-ménage qu’une harde de sanglier traversant un champ de blé. Si pour ma part le réveil était déjà accepté depuis quelques longues minutes, le reste de la famille, dont le désir était de profiter d’une grasse matinée, n’avait pas eu le loisir de voir leurs vœux exaucés. La petite fille avait fait son office, un brouhaha sans nom au cours de ses préparatifs pour cette journée.

« Je trouve pas ma barrette ! »
« Tu n’avais qu’à ranger tes affaires ! »
« Mais j’ai rangé mes affaires… »
« Dans ce cas, tu ne devrais pas avoir de mal à trouver ta barrette. »
« Ah ! La voilà ! Elle était avec mes chaussettes. »


Avec ses chaussettes ? Une barrette à cheveux ? La logique des enfants m’étonnera toujours. Quand on devient père, il y a des moments que l’on apprend rapidement à reconnaître où il ne faut pas se poser de question et cette situation était typiquement l’un de ces moments où il ne fallait pas chercher à comprendre. Debout dans la cuisine, j’avalais une dernière tasse de thé noir encore fumant quand la voix fluette de ma petite fille se fit entendre depuis l’entrée de notre chez-nous.

« Eh ben alors papa, je t’attends ! Tu fais quoi ? Hihihi ! »

Ma petite fille, fière de son coup ne se pria pas pour sortir en courant de la maison. C’était ça d’avoir des enfants, s’attendre à ce genre de chose. Mais c’est aussi ce qui nous construit, nous permet de vivre de bons moments et de nous créer des souvenirs. Gambadant devant moi, Saya était toute guillerette sur le chemin qui nous menait à la porte du village. De temps à autre, elle courrait, s’accroupissait devant une fleur ou un papillon et admirait l’objet de sa curiosité avant de repartir ici et là. Au bout d’un petit quart-d’heure, voilà que nous étions à l’entrée d’Iwa. Les lieux, comme la route parcourus depuis chez nous étaient pratiquement déserts. Il n’y avait que peu d’activité en cette heure matinale d’un week-end qui s’annonçait radieux.

« Dis papa ? Pourquoi elle vient avec nous ? »
« Et pourquoi elle ne pourrait pas venir ? »
« Bah je sais pas. Moi je la connais pas. Je sais pas qui sait. »
« Et Jûro ? Et Musashi ? Tu ne les connaissais pas avant qu’ils viennent à la maison non ? Et pourtant tu les aimes bien. »
« Oui mais c’est pas pareils eux ! »
« Tu sais, si j’ai invité Masami, c’est aussi pour que tu la rencontres, pour que vous fassiez connaissance toutes les deux. Et puis, je suis certain que cela ne lui ferait pas de mal de venir avec nous. Ca nous permettra de lui faire découvrir des choses qu’elle n’a pas l’habitude de voir … »
« Moi aussi je pourrais lui apprendre des choses ? »
« Bien sur. J’y compte bien. Ne t’en fais pas, on s’amusera bien, tu verras »
« Youpi ! »


Sans plus attendre, mon petit bout de chou s’en alla une fois de plus gambader en attendant que ma partenaire de mission arrive à notre rendez-vous et à notre future escapade détente. Pour autant, si le côté ludique était quelque chose d’attendu, je comptais bien sur cette journée pour en apprendre plus sur Masami, la comprendre, et l’aider si elle l’acceptait. À son jeune âge, je maintiens qu’il n’est pas logique et sain de réagir de la manière dont elle réagit. Si son passé est indéniablement douloureux, son avenir lui n’est pas encore gravé dans le marbre, et il est encore possible de lui offrir quelque chose de plus radieux. Me coupant dans mes réflexions, Saya tirait le revers de ma veste.

« Encore deux minutes et elle sera en retard… »

En effet.

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Sam 7 Sep 2019 - 6:15
Masami n’avait pas la chance d’avoir un réveille-matin chez elle, donc, elle devait subir malheureusement les grasses matinées. Ce moment terrible où l’on dormait longtemps avec une joie sans nom. C’était une trouvaille plutôt pas mal de sa nouvelle vie de liberté. Si jamais le train-train quotidien de la vie en prison lui manquait presque, le reste absolument pas. Sa vie s’était tout de même largement améliorée depuis ce temps-là. La jeune fille avait rendez-vous ce matin, très tôt, avec son camarade d’équipe. Cependant, elle ne comprenait pas bien pourquoi au final. Ce n’était ni un entrainement ni une mission, juste une promenade et en plus avec sa gamine de fille. Au moins, la Jiki avait la certitude qu’elle n’avait pas été élevée en prison. Avec son nounours à la guimauve de père, cela ne risquait pas d’être le cas. Enfin bon, elle parlait d’une gamine, mais il n’y avait pas une très grande différence d’âge entre les deux. Peut-être qu’elle allait découvrir ce qu’elle aurait pu devenir si jamais elle avait eu une vie différente.

Masami allait être en retard, ce n’était guère une surprise, car elle prenait son temps en trainant les pieds. Craignait-elle quelque chose de cette rencontre ? Il était certain que ce n’était pas parce qu’elle allait être très occupée, elle n’avait généralement pas grand-chose à faire de ses journées. Alors pourquoi pas hein ? Masami se prépara alors tranquillement dans son petit appartement qu’elle louait. Ce n’était pas extraordinaire, mais il lui suffisait d’avoir un lieu pour dormir et de quoi se laver, c’était suffisant. Elle n’avait pas besoin de beaucoup pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait pas eue plus dans sa vie.

Pour la sortie d’aujourd’hui, la châtaigne avait mis sa tenue habituelle, un haut blanc assez simple et un pantalon. Elle avait bien le bandeau ninja d’iwa dans la poche, mais elle ne le portait pas sur le coup. La jeune fille estimait être en repos, même si un ninja d’Iwa se devait d’être toujours prêt à tout moment. Elle en avait bien conscience. Masami continuait à prendre son temps avant de venir, craignait-elle de voir quelque chose qui la rebuterait ? De voir quelque chose qui lui manquait ? Peut-être bien, mais même si elle était assez mâture pour une enfant de quatorze ans, certains de ses côtés étaient restés sous forme de chrysalide.

En arrivant environ dans les tentes minutes en retard avec le pas lent, Masami s’était dirigée jusqu’aux portes là où ils avaient rendez-vous. Ils n’avaient normalement pas le droit de sortir du village, alors pourquoi ce rendez-vous-là ? Ils n’étaient que des genins, Ryoko lui avait parlé des avantages d’être chunin. Il était vrai qu’en tant que débutant dans une guerre dangereuse et mortelle, ils pouvaient être des cibles faciles. C’était bien pour cela que la sortie était interdite. Ils n’avaient pas le droit, uniquement lors de missions et donc accompagné d’un supérieur. Elle avait une grande envie de se rendre dans une forêt, en pleine nature, c’était bien quelque chose qui lui manquait. À Wasure no Kuni, il y avait une jungle où des personnes vivaient là-dedans, c’était assez agréable.

Jiki Masami • « Salut Doudini ! Tiens et toi tu dois être Saya. Il n’arrête pas de parler de toi tout le temps ! »

Dit alors Masami en levant sa main en guise de salutation pour les deux, non sans oublier le premier prénom de présentation de son collègue. Cela était resté, même si Saya devrait sans doute trouver cela étrange sans doute.

Jiki Masami • « Me regarde pas comme ça toi … c’est son nom secret, tu ne le connaissais pas ? »

Demanda alors Masami à Saya en penchant la tête légèrement sur le côté avec un léger sourire. Elle était plus petite qu’elle, mais le seul souci était qu’elle n’avait pas été en contact avec des enfants durant sa petite enfance. Alors, elle traitait la petite de Teruyo de la même façon qu’une adulte, comme on lui avait parlé à elle au final. Elle s’accroupit légèrement afin d’être à la même hauteur avec un large sourire.

Jiki Masami • « Moi c’est Masami, j’ai quatorze ans, et toi ? »
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Mar 17 Sep 2019 - 4:43
Saya était assise sur un banc à proximité de l’entrée où nous attendions Masami. Les fesses enfoncées dans l’assise en bois, sa petite taille lui permettait de battre des pieds au-dessus du sol. À chacun de ses mouvements, un léger filet d’air s’animait, laissant échapper une petite volute de poussière. Sa petite mine boudeuse en disait long sur l’état d’esprit de mon petit bout de choux. Elle offrait ce visage si peu radieux dans les rares cas où l’ennui prenait le pas sur sa bonhomie naturelle, héritage paternel à n’en pas douter.

Par chance, enfin, si on pouvait parler de chance dans ce cas de figure, la jeune genin tant attendue arriva enfin auprès de nous, avec seulement trente minutes de retard par rapport à l’heure fixée. Mais bon, je pense que je devrais me réjouir de cette situation non ? Du peu que j’avais côtoyé Masami jusqu’à aujourd’hui, je devais sûrement m’estimer heureux qu’elle soit venu et quelle partage avec Saya et moi cette journée de détente, et sûrement de découverte pour elle. Maintenant, j’étais curieux de voir ce qu’allait donner cette première rencontre entre ma chère petite fille d’ordinaire si avenante et Masami si … particulière.

Et je dois avouer qu’à ma grande surprise, après un bref salut qui m’était adressé avec cette étiquette de Doudini qui me fit sourire, ma partenaire de mission s’adressa directement à ma progéniture boudeuse qui, au-delà de cette tête renfrognée, lâcha également quelques mimiques de surprise pendant que Masami lui offrit quelques paroles. Quant à moi, j’attendais avec un certain amusement la réponse de Saya. Levant le regard sur celle qui n’était guère plus vieille qu’elle, ma fille la regardait dans les yeux.

« Tu es en retard ! T’as pas de réveil ou quoi ? Et puis mon papa il s’appelle pas Doudini. Son nom c’est Teruyo d’abord. »

Puis, se dandinant sur le banc en bois sur lequel elle était assise, Saya se rapprocha suffisamment pour que ses pieds touchent enfin le sol et qu’elle se mette debout. Si assise elle était bien plus petite que sa partenaire de discussion, debout Masami restait bien, et de loin, la plus grande des deux. Une fois encore, mais plutôt en sa défaveur, cette fois, ma fille héritait de ma petite taille.

« Et puis c’est pas vrai, c’est pas un secret, je connais mieux mon papa que toi ! »

Si Masami ne connaissait pas la petite fille en face d’elle, il en était tout autre pour moi. Il n’était pas nécessaire que la situation dégénère outre mesure et que mon petit bout de chou garde rancune d’un simple retard, même s'il y avait de fortes chances que ce dernier soit volontaire. M’accroupissant au niveau de cette dernière, je l’abordais d’un air bienveillant et pédagogue.

« Saya ! »
« Mais papa, elle en retard et en plus elle ment, c’est pas Doudini ton nom … »
« Saya ! Qu’est-ce que je t’ai appris ? »
« Que c’est pas bien de juger les gens quand on les connaît pas »
« C’est ça. Et donc ? Que vas-tu faire ? »


En guise de réponse, la petite rousse se dandinait sur place, la mine partiellement boudeuse.

« Saya ? »
« Je vais discuter avec elle pour la comprendre. »
« Voilà, c’est ça. »


Ainsi, pour la suite, c’est moi qui m’installai sur le banc en bois, le soleil qui était maintenant levé depuis quelque temps venant illuminer et réchauffer mon visage pour cette longue journée d’été. Quant à ma fille, elle se retourna vers la genin et lui adressa quelques mots plus chaleureux que les premiers.

« Moi c’est Saya, j’ai dix ans. » dit-elle en terminant sa phrase tout en me regardant lui faire signe de continuer.
« Dis, pourquoi tu dis que mon papa c’est Doudini son nom ? Et pourquoi t’es en retard ? C’est ton travail de ninja qui fait que t’es en retard ? ».

Souriant, je pouvais constater que les questions étaient sincères. Me levant à mon tour de mon séant, j’abordais les deux demoiselles.

« Bien, avant que tu ne répondes à Saya, tu te demandes sûrement ce que l’on peut bien faire ici. Disons, que suite à notre dernière mission, j’ai trouvé important de te connaître d’avantage et pour ça, rien de mieux qu’une journée sans contraintes, pouvoir parler ouvertement d’autre chose que de nos activités de ninja. C’est pourquoi, Saya et moi t’emmenons dans un petit village, ou un grand hameau plutôt, non loin de là pour une chose à laquelle nous participons chaque année depuis que Saya est née, et moi des années encore avant même. Je ne t’en dis pas plus, tu découvriras par toi-même ce festival. C’est le seul indice que je te donne. Oh, et bien sûr pour l’occasion, inutile de te promener avec ton équipement de ninja. Nous ne sommes que de simples citoyens aujourd’hui. »

Laissant poursuivre discussions et échanges, et après quelques minutes ainsi, notre petit groupe se dirigea vers les portes ouvertes de la ville. Normalement, nous ne devrions pas avoir de problème, après tout, je n’étais qu’un simple père de famille partant en promenade avec ses deux filles si quelqu’un nous posait la question.

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Jeu 19 Sep 2019 - 12:26


Masami avait bien pensé à ne pas venir du tout à cette promenade tant elle trouvait cela étrange. Qu'est-ce que cela voulait dire exactement ? Elle n'avait jamais fait ça, mais vu que c'était Doudini qui l'avait invité à venir, cela devait être amusant, sûrement. La jeune fille n'était pas non plus si excitée que cela à l'idée d'aller se balader hors du village, c'était bien pour cela qu'elle avait pris son temps pour venir. Il n'y avait pas tant que cela de différence d'âge entre elle et la fille de son coéquipier, cependant, elle pouvait sentir à son regard, sa façon d'être qu'elle avait encore une certaine pureté, innocence même, qu'elle-même avait perdu depuis longtemps.

Jiki Masami • « Ha bon ? Je suis en retard ? Ben non tu vois, je n'ai pas de réveil, et avant, on venait me réveiller à heure fixe, mais maintenant ... C'est compliqué. »

Répliqua alors Masami sans vraiment faire attention au ton utilisé par la petite fille . Elle n'avait pas tellement fait attention, elle pouvait côtoyer des gens bien moins agréable, enfin par le passé. La châtaigne n'eut même pas l'idée d'aider Saya à se lever du banc, chacun ses problèmes.

Jiki Masami • « Ha ouais ? Tu crois que tu connais mieux ton papa que moi ? Ok, alors dis moi un truc que je connais pas de lui ! Un truc vraiment que seul toi connaîtrais. »

Demanda alors finaude Masami à la progéniture de son partenaire désigné par le village caché ninja. Si elle pouvait en apprendre de cette façon sur Teruyo, ce serait amusant de monter un dossier. Elle trouvait tout de même qu'il y avait un faussé sur la manière de réagir bien plus enfantin et léger de cette enfant qu'elle-même n'avait jamais connue. Très vite, Masami avait dû grandir rapidement, entouré de personnes dangereuse. Par contre la scène qui suivie lui parut totalement irréaliste voir totalement ubuesque. Le père semblait se mettre à la hauteur de sa fille pour lui donner une sorte de leçon de morale sur la manière de se comporter. Elle n'avait jamais vu cela et encore moins la chance de pouvoir être traitée ainsi, et le pire c'était que cela semblait fonctionner. Vu la réaction de Saya, ce n'était pas la première fois, c'était sans doute une sorte de code entre eux. Masami avait le sourcil relevé étonnée de cet échange qu'elle interrompt en aucune façon, mais elle ne put se retenir d'éclater de rire quand Saya prononça comme une phrase qui ne lui appartenait pas. Elle était admirative de la manière où la forme de suggestion voir de manipulation de la pensée fonctionnait parfaitement.

Jiki Masami • « C'est de l'hypnose ? Ça marche tout le temps ce truc là ? Enfin ... C'est quand même un peu bizarre non ? »

Demanda sans ombrage Masami à Teruyo, ne comprenant pas du tout cette forme d'apprentissage tant elle avait connu des méthodes bien plus douloureuses.

Jiki Masami • « C'est cool d'enfin de rencontrer, parce que ton papa, il parle tout le temps de toi. En bien, je crois, oui c'est ça. »

Indiqua tout de même Masami. Elle remarqua que la petite fille n'osait presque pas parler comme elle l'entendait vu qu'elle cherchait l'approbation de son paternel. C'était une situation des plus étranges car pour qu'elle même hésite à prononcer ses paroles, il fallait que la personne doit dangereuse ou avec une certaine influence, sinon que la situation ne se prêtait pas par la force des choses.

Jiki Masami • « Pour ton information, bien entendu que ton papa il s'appelle Doudini, c'est comme ça qu'il s'est présenté d'ailleurs ! C'est un magicien, il fait des spectacles aux enfants dans la rue. Il ne t'a jamais montré ? C'est comme ça que je l'ai vu la première fois. Tu vas voir ! »

Bien décidée à profiter lâchement de la situation, la Jiki commença à scander le nom de Doudini en boucle en frappant des mains en rythme comme pour appeler un artiste timide ou qui se faisait désirer en regardant Teruyo qui trainait assit sur le banc, fainiasse. Elle donnait un petit coup de coude à Saya pour qu'elle la rejoigne et forcer son père à débuter un spectacle improvisé pour son auditoire. Elle comptait bien esquiver les questions sur son retard, car elle ne se voyait pas comment expliquer tout de suite à Saya le pourquoi et le comment de la situation.

Jiki Masami • « Parlez d'autres choses nos activités de ninjas ... Mouais ... bon après, si vous voulez savoir un truc sur moi, il suffit de me demander hein ! »

Indiqua alors Masami totalement ouverte à répondre à propos de sa propre personne. Elle était honnête et franche, beaucoup trop d'ailleurs.

Jiki Masami • « un festival ... C'est quoi ça ? »

Demanda perplexe à ce que cela peut bien vraiment dire. La jeune fille connaissait bien le mot, mais elle ne pouvait imaginer ce que cela pouvait être pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait participer à aucune festivité.

Jiki Masami • « En même temps, un ninja est toujours un ninja qu'il ait son matériel sur lui ou non. »

Masami possédait des marques de fuinjutsu sur elle pour se battre, sans compter du reste. Elle avait toujours ses poings, ses connaissances et un rôle. Cependant, elle comprenait ce désir de faire une pause. Il fallait espérer que rien ne grave n'arrive en cette charmante journée. Un voyage pourrait être bien rapide avec du chakra, on pourrait porter Saya sur le dos de leur père, mais Masami avait l'impression que Teruyo désirerait faire cela comme des personnes normales.

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Dim 22 Sep 2019 - 8:46
Bien qu’elle boude encore un peu, Saya faisait un effort pour discuter et s’intéresser à Masami. Elle était encore jeune, et bien qu’elle ne le comprenne pas toujours ou qu’elle n’y pense pas à chaque fois, je lui avais appris qu’il était absurde de juger quelqu'un sur son apparence ou sur quelques mots échangés. Pour se forger un avis raisonnable, il était nécessaire de côtoyer et d’échanger avec une personne. Masami, malgré son comportement, et peut être même à cause de son comportement, n’échappait pas à cette règle. Au moins, après avoir échangé quelques paroles avec mon petit bout de choux, j’avais la certitude, qu’elle ferait un effort, même à contre cœur s'il le fallait. Pour autant, même si Saya faisait la moue par moments, elle semblait attentive à la discussion qu’elle tenait avec son ainée. Cependant, telle une candide, elle répondait et posait ses questions avec un mélange de franchise et d’innocence que je connaissais que fort bien. Sagement, Saya avait donc écouté la genin avant de pouvoir lui répondre. Je dois avouer que j’étais curieux de voir ce qui pourrait se dégager d’une discussion entre les deux jeunes filles au tempérament si différent, au passé si diamétralement opposé et que l’on forçait presque à discuter ensemble.

Alors que Masami interrogea la petite rousse sur son père, tout en prenant soin de la replacer docilement quant à son retard, cette dernière ne se pria pas pour répondre à son tour.

« Mais comment tu fais si t’as pas de réveil ? T’es jamais en retard pour tes missions ? Mon papa il dit qu’il faut toujours être à l’heure, car sinon c’est qu’on respecte pas les autres. T’es pas d’accord ? »

À la suite de cela, Saya sembla réfléchir intensément à quelque chose qu’elle pourrait dire pour confirmer à la genin qu’elle me connaissait bien mieux que quelqu’un qui m’avait croisé quelques heures.

« Ah je sais ! Même si mon papa il fait parfois le bébête quand on s’amuse, quand il joue de la flute, il est super sérieux, et en plus il est super fort ! Tu le savais pas qu’il savait jouer de la musique hein ? »

Saya semblait fier de sa tirade. Je dois dire que j’étais quelque peu soulagé de sa révélation, je m’attendais à quelque chose de bien pire que mon talent musical mis au grand jour. Je ne pense pas que c’était ce que voulais entendre Masami, mais d’un certain côté cela m’arrangeait. Après tout, quand on voit que « Doudini » était devenu mon surnom officiel pour la genin, je me demande ce qui serait ressorti de la divulgation d’informations plus compromettantes. Je verrais bien ce qui ressortira de tout ça. En attendant, ma coéquipière me fit une remarque quelque peu étrange. Je n’arrivais pas à discerner le vrai du faux. Était-elle sérieuse quand elle me demandait si mes paroles envers ma fille étaient de l’hypnose ou était-ce une autre de ses blagues ? Pour autant, j’avais le sentiment qu’elle était sérieuse. Sa situation a Wasure avait dû laisser des traces et notamment l’éducation, si on peut oser appeler ça ainsi. Autant dire que ses repaires n’étaient pas les mêmes qu’une enfant normale.

« Euh non, ce n’est pas de l’hypnose, c’est juste de l’éducation. Mais je suppose que c’est pas vraiment ce que tu as vécu par le passé. J’imagine qu’à la place tu as eu droit à une série d’obligations ? »

Alors que j’allais une fois encore enchaîner sur l’un de mes monologues ennuyeux pour des enfants, Saya prit à nouveau la parole, rebondissant sur les dernières affirmations de Masami. Étrangement, à l’écouter la complimenter en quelque sorte, sa moue boudeuse se changea en sourire espiègle et ravi.

« Hihihi, il parle de moi parce que je suis la meilleure ! Et bah toi il m’a jamais parlé de toi avant-hier ! »
« Saya ! Si j’ai parlé de toi à Masami, c’est d’une part parce que tu es ma fille, mais aussi pour faire connaissance elle et moi. »


Puis me tournant vers Masami, comme souhaitant désamorcer un conflit naissant.

« Et si je n’ai pas parlé de toi à Saya, c’est qu’elle n’a pas à connaître ce qui se passe dans nos missions ou nos affaires de shinobis. » dis-je en m’asseyant sur le bac à proximité.
« Saya, parler ou pas de l’une ou de l’autre à chacune de vous ne rend pas l’une meilleure que l’autre. Il n’y a aucune raison de vous comparer, tu comprends ? Chacune de vous est qui elle est avec ses qualités et ses défauts et c’est comme ça que l’on apprécie une personne, en l’acceptant telle qu’elle est et non pas telle que l’on voudrait qu’elle soit. Tu comprends ce que je veux dire ? »
« Oui papa. »
« Bon, et puisque Masami souhaite le retour de Doudini, tu vas voir. »
dis-je en souriant.

Après avoir expliqué à ma petite qui était Doudini, ce magicien qui était venu faire un spectacle pour un enfant inconnu et sa mère, tous deux rencontrés dans la rue le jour de notre mission commune avec Masami, j’entamais globalement les mêmes tours.

Premièrement, faire disparaître une pièce de monnaie de ma main pour faire faire « ressortir » derrière l’oreille de ma fille. Deuxième tour, faire flotter une petite balle grâce au fûton. Quant au final de mes tours, cette fois, il serait différent. Fouillant dans mon sac, j’en ressortais la nappe qui était destinée à notre pique-nique. Rassemblant les deux jeunes filles devant moi, je les laissais dans le doute, manipulant le tissu ici et là avec de grandes volées sans que rien ne se passe réellement. Mais le dénouement final se joua lorsque levant la nappe devant moi, étant désormais entièrement caché de la vue de mes deux spectatrices, j’utilisais une nouvelle fois mes dons d’Hikariton afin de me rendre invisible. C’est à cet instant que je lâchais la nappe, révélant une absence totale de ma part derrière elle.



Quant à moi, justement, j’en profitais pour me mettre derrière Saya et Masami et après quelques secondes d’attente, je réapparaissais par des paroles connues de tous magiciens.

« Tadaaaa … »

Espérons que cela serait suffisant à mon assemblée de spectatrices.

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Mar 24 Sep 2019 - 7:04
Masami ne traitait pas Saya différemment des autres, pourquoi le ferait-elle alors que l'on l'avait traité comme une adulte depuis toujours. C'était bien une des raisons qu'il l'avait forcé à grandir très rapidement au milieu de ce marasme. La Jiki avait parfaitement conscience que cette fille avait eu de la chance, sans doute, d'avoir pu grandir dans ces conditions-là. Elle savait parfaitement qu'elles étaient très différentes. La vision du monde, les réactions, elle sentait dans les propos de cette enfant plus jeune une innocence certaine qu'elle n'avait jamais connue. Cela ne la dérangeait aucunement, voir au contraire, il fallait qu'elle aide cette jeune âme à entrevoir ce qu'allait être son monde prochainement. Elle se sentait dans l'obligation de la préparer en quelque sorte comme elle l'avait été plus ou moins.

Jiki Masami • « Ben ... Généralement, je me réveille à peu près dans les mêmes horaires en fait, mais ça m'arrive d'être en retard. Faut dire avant que j'étais toujours réveillée à heure fixe par des gens, alors je n'ai pas trop l'habitude de tout ça. Ça m'est arrivé d'être en retard pour des missions oui, mais on les a quand même réussi hein ... Comme quoi ... »

Commença à dire l'adolescente en minimisant clairement l'impact du retard dans les missions. Elle n'arrivait pas à saisir le manque de respect ou de politesse à ne pas être à l'heure. Ce n'était pas ce genre de données qui allait la troubler.

Jiki Masami • « Ne pas respecter les autres ... Hmmm ... il y a bien pire que juste manquer quelques minutes hein ... Par exemple, manquer à sa parole ou encore trahir l'autre. »

Manquer quelques minutes lui paraissait tellement ridicule par rapport à de vrais problèmes, que Masami n'arrivait pas à en être sensible. On pourrait penser qu'elle était sans foi ni loi avec son passé, mais il n'en était rien. Sans doute que dans peu de temps, elle allait connaître davantage Teruyo que sa propre fille à mesure de passer du temps avec la véritable face de son père. En mission shinobis, les personnes se révélaient finalement au grand jour, sans artifice. On en apprenait davantage sur quelqu'un en une bataille de quelques minutes qu'en plusieurs années de le côtoyer.

Jiki Masami • « Doudini ... En plus d'être magicien, il joue de la flûte ? Moi qui croyait que c'était surtout le pipo ... J'ai hâte de voir ça dis donc ! Super info Hehehe ... »

Dit alors la jeune fille en levant un pouce en l'air, alors qu'elle faisait un coin d'œil en direction de Saya à propos de la fibre artistique de son paternel. Elle s'était même permis une petite blague, ce qui était assez rare. Sans doute qu'à force de parler avec Saya lui permettrait d'en connaître davantage sur son partenaire avec des informations croustillantes. Quoi qu'il en soit, Masami était très sérieuse car en voyant la réaction de Saya, elle avait l'impression de voir quelqu'un de conditionné avec une phrase type ou quelque chose comme cela. Elle n'avait pas vraiment été éduqué avec son passé si particulier, ce n'était pas l'exemple le plus noble et de bien séances que d'apprendre les règles de vie avec des prisonniers ou quelques mâtons avec une certaine âme paternelle. À la précision de Teruyo au sujet que sa fille n'était pas sous hypnose, elle regarda Saya comme si elle avait un doute.

Jiki Masami • « Hmmm ... Mouais ... Admettons ... ha bha ça c'est sûr, je n'ai pas été forcée d'apprendre par cœur des phrases. Moi c'était plus la privation de nourritures, se faire frapper ou encore humiliée devant tout le monde, mais bon, ça n'a guère d'importance. On s'y habitue, au bout d'un moment, on n'y fait plus trop attention. »

Expliqua alors Masami ouvertement devant Saya du peu qu'elle avait vécu dans cette prison devenue si réputée en si peu de temps. Le but n'était pas d'épargner cette enfant, elle parlait sans filtre volontiers à qui le voulait bien entendre des aventures wasureriennes.

Jiki Masami • « Quelque chose me dit que l'on va se connaître plutôt bien toutes les deux à partir de maintenant Saya. Tu sais te battre ? Faut savoir se défendre, c'est important. »

Être soit disant la meilleure ne semblait pas avoir vexée ou gênée d'une quelconque façon l'adolescente, qui trouvait sur savoir se défendre face à une agression était bien plus important que de l'honneur ou de l'ego mal placé. Elle n'avait jamais connu le passage de l'enfance, cette innocence ou cette légèreté. Il fallait réussir à survivre, c'était ça son message. Personne ne saurait mieux défendre que quelqu'un que soi-même, car en cas de coups durs, on se retrouvait seul. C'était une des règles qu'elle avait apprise. Malgré les jolis mots prononcés, la réalité était souvent différente.

Jiki Masami • « Pourquoi tu ne lui parles pas de ta vie de ninja ? Tu as peur de quoi exactement ? Se terrer en boule dans un coin en cas de problème ne va pas l'aider. »

Questionna alors l'ancienne prisonnière de Wasure no Kuni, qui ne pouvait décidément pas comprendre cette réaction. Ce n'était pas aider que de chercher à protéger de la réalité une personne jeune. Elle connaissait parfaitement la vie, sa dureté et sa haine. Cela lui semblait être totalement hors de propos et idiot. Il y avait une différence d'âge, d'histoire et de force entre les deux, et pour tout dire, Masami se fichait bien de paraître la meilleure tant qu'elle réussissait à survivre un jour de plus. C'était un objectif difficile à obtenir à ses yeux. Elle pencha la tête légèrement sur le côté lorsque son partenaire semblait dire qu'il allait se lancer dans un nouveau spectacle de magie. Elle espérait bien que le tour soit meilleur que le précédent pour le petit garçon.

Mêmes si les deux premiers spectacles étaient connus, Masami était toute souriante à la réaction de Teruyo. Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour sa fille ! Après qu’elle avait vendu la mèche sur son côté magicien, il n’avait pas eu le choix que de procéder à un rapide spectacle de magie pour sa fille avant qu’elle ne fasse une crise. Masami se permit alors d’applaudir avec le coup de la pièce, c’était à dire qu’il avait un bon coup de doigt pour faire des tours de passe-passe. Il faudrait penser à utiliser ces dons-là un jour pendant une mission. Le coup de faire flotter dans les airs avec du chakra de vent, bon, ce n’était pas extraordinaire, presque normal pour un ninja. La seconde vague d’applaudissement était donc légèrement plus bas pour signifier son mécontentement. Sursautant légèrement lorsque Teruyo réapparut derrière elles, elle se força presque pour applaudir, car elle connaissait ses capacités, mais c’était quand même impressionnant.

Jiki Masami • « Hey ! Pas mal non ? Bon, il doit travailler de nouveaux tours, mais franchement, c’est cool non ? »

Demanda alors simplement Masami à Saya comme pour prendre la température auprès de la jeune fille.

Jiki Masami • « Moi mon côté spectacle pourrait être assez limiter, je ne sais qu’attirer ou repousser des trucs entre eux. Sauf si ça t’intéresse vraiment ! »
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Miyamoto Teruyo
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Dim 29 Sep 2019 - 15:30
Sans interférer dans leurs échanges, je laissais les deux jeunes demoiselles discuter entre elles. J’écoutais leurs discussions sur la ponctualité non sans un certain sourire affiché au coin de lèvres. Se dessinaient dans la conversation deux points de vue radicalement différemment, deux visions qui démontraient toutes deux la différence culturelle entre les deux enfants et la différence en termes d’éducation reçue. Si l’une semblait très à cheval, parfois trop, parfois naïve, la seconde en revanche semblait prendre bien trop à la légère. Il fallait que Saya comprenne que vivre avec des responsabilités imposait parfois de devoir agir en priorité sur différents fronts et que de fait certaines choses passent en priorité par rapport à d’autres. Une mission de dernière minute et notre petite rencontre en vue d’une journée au festival se voyait annulée, aussi sec. De la même manière, à mon sens, Masami devait elle aussi comprendre qu’elle avait désormais des responsabilités. Si un retard sur une journée comme celle que nous vivions n’avait que peu d’importance, il en était tout autre selon un cas de figure militaire. Délivrer un message en temps et en heure, intercepter un colis ou une patrouille à un endroit et un moment précis, voilà des éléments qui nécessitaient ponctualité et sérieux. Au final, les deux jeunes filles partageaient à mon sens vérité et erreur. Seulement, seraient-elles en mesure de le comprendre ?

Mais je laissais tout cela de côté en me concentrant sur mes « tours ». Ce n’était là rien de plus que du ninjutsu, rien de plus que ce que Masami avait déjà pu voir, en partie contre notre chef d’équipe Ashitaka, mais pour Saya, c’était plutôt quelque chose de nouveau, et tout simplement, car je n’avais jamais fait usage de mon chakra pendant ma période de retraite. Sous les applaudissements plus ou moins chaleureux de Masami, Saya elle, semblait ébahie par ce qu’elle voyait. En attendant, si nous voulions profiter de l’ensemble des festivités, il nous faudrait nous mettre en route.

Entre le retard de Masami, et le spectacle miniature, voilà que l’heure était déjà avancée dans la matinée. Par chance, cela n’affecterait pas trop le planning que j’avais imaginé. Connaissant un peu Masami, mais aussi la curiosité de ma fille, j’avais prévu une marge de manœuvre suffisante pour que l’on ne soit pas trop impacté par les flâneries de chacune. Il était temps d’y aller.

« Bien, maintenant que le spectacle privé est terminé, mettons nous en route, nous avons un peu de marche avant d’arriver sur place. »

Puis me tournant vers Masami.

« Mais tu verras, cela vaut le coup, je pense, du moins, j’espère que cela te plaira. »

Le voyage était fort simple et facile à prendre, il suffisait de prendre l’un des chemins principal permettant d’accéder au village et de suivre la route jusqu’à arriver au premier gros hameau, destination finale du jour. Et si la peur de se perdre ou de s’égarer sur un chemin tracé pouvait en effrayer plus d’un, le festival des fleurs avait suffisamment de reconnaissance pour que notre trio ne soit pas les seuls villageois d’Iwa à profiter de ces réjouissances pour s’offrir une telle sortie. C’était d’autant plus facile en suivant le flot de visiteurs, affublés de kimonos colorés et pour certains de colliers ou couronnes de fleurs.

Saya courant devant, s’émerveillant comme à chaque fois de ce qu’elle pouvait rencontrer, ne restait, je pense, que Masami et moi. Bien que toutes les deux n’aient pas beaucoup d’écart en terme d’âge, je n’imaginais pas ma coéquipière en train de gambader sur le chemin, à jouer avec un papillon ou à s’émerveiller devant une fleur ou une coccinelle.

Après quelques minutes de marche silencieuse, je coupais court à cette monotonie en prenant à nouveau la parole, m’adressant à la genin.

« Tu sais, si je ne parle pas de ma vie de ninja, c’est pour elle justement. Ne crois pas qu’elle ne sache rien de la vie d’un shinobi. Elle sait pertinemment que c’est dangereux et qu’il est possible qu’un jour, je ne revienne pas. Pour autant, ce n’est pas une raison pour lui détailler tout ce que nous faisons. Alors oui, il y a peut-être des choses joyeuses qui méritent d’être racontées, mais n’oublie pas que nous voyons également des horreurs. Tu as eu une enfance difficile, inhumaine, je dirais même. Ce que tu as dû faire pour survivre, je n’en ai aucune idée. Je ne doute pas de la force de caractère qu’il faut, de la volonté nécessaire pour quelqu’un de ton âge pour te sortir de Wasure, mais la majorité des enfants, une immense majorité n’a jamais vécu et ne vivra jamais les mêmes tourments que toi. Nos enfants, les enfants d’Iwa sont un trésor à protéger, un bourgeon à cultiver pour qu’éclose quelque chose de beau. Mais parmi les plus belles fleurs, certaines ont des épines, certaines sont même carnivores. Pour autant, elles sont une nécessité, elles ont une raison d'être. »

M’arrêtant quelques secondes, je levais la tête, observant le ciel bleu au-dessus de nous, ces nuages épars qui glissaient, balayés par le vent. À côté de nous, une vision lointaine sur la vallée, une vision magnifique de notre pays.

« Et toi aussi, tu as une raison d’être. Tu as cette force en toi. Tu es différente et typiquement lorsque nous sommes en mission, je sais que je peux avoir confiance malgré ton âge, car ce n’est pas l’âge qui compte, mais notre talent. Quant à Saya, elle a des amis qui ont décidé de suivre la voie de l’académie. Pour autant, elle a toujours eu d’autres projets. Alors au final, non, je ne la couve pas, c’est juste que je n’ai pas de raisons particulières d’aborder ce genre de discussion. »

À peine avais-je terminé que Saya arriva en courant devant nous. La bouche et les dents noires, toute souriante, elle tendit ses mains pleines de mûres sauvage.

« Regardez ce que j’ai trouvé, vous en voulez ? »

Tout en piochant dans ses petites mains quelques fruits dont je me délectais, je montrais du doigt un torii devant nous.

« Ah voilà l’entrée du hameau, nous y sommes. »

Devant nos yeux, quelques habitations richement décorées de fleurs et surtout, une agitation hors norme pour un tel environnement. Nous étions encore à quelques pas des festivités et pourtant, nous pouvions déjà entendre la musique, les clameurs et le brouhaha de la foule, sans parler des odeurs qui se mélangeaient, offrant un parfum atypique entre floraisons et graillons.

« Alors Masami ? Tu n’as jamais rien vu de tel, je suppose ? »

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Jiki Masami
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Jeu 3 Oct 2019 - 11:10
La ponctualité, c'était une grande difficulté pour la jeune jiki, car sans le gardien pour taper à la porte chaque matin, comment les gens pouvaient bien arriver à l'heure ? Impossible ! À moins qu'il y avait une technique ninja qu'elle ne connaissait pas. Il fallait creuser certainement dans cette direction. Le mot responsabilité n'était pas vraiment dans le vocabulaire de Masami, elle n'en avait jamais vraiment eu au final. Emprisonnée à Wasure no Kuni, elle n'avait qu'un seul objectif, survivre. Le reste était inutile. Lorsque Doudini se mit à l'œuvre, elle put remarquer que Saya semblait étonnée de ce qu'elle pouvait voir, alors cela voulait bien dire qu'elle n'avait sans doute jamais vu ça. Pourtant, un ninja se devait sans doute de promouvoir son art auprès de sa famille en quelque sorte non ? Dans un village militaire, cible d'attaques régulières, la bonne place devait sans doute être du côté des combattants. Peut-être désirait il l'épargner de ce côté-là, lui donner le choix de la voie. Cela aurait été une famille renommée de guerriers de l'ombre, la question ne ce serait même pas posée.

Jiki Masami • « Tu as vu hein ? Il est fort ton papa ! Et puis, je te montrerais peut-être ce que je sais faire à l'occasion. »

Perplexe, la châtaigne pencha la tête doucement sur le côté, alors qu'elle entendit Teruyo dire qu'ils avaient un peu de marche.

Jiki Masami • « Oui enfin on peut y aller bien plus rapidement nous que simplement marcher ... Avec Saya sur le dos par exemple ! »

Masami haussa les épaules en soupirant légèrement.

Jiki Masami • « Ouais ben ça a intérêt d'être cool ce festival ! Il y a des trucs à bouffer ? »

Demanda alors vraiment sérieusement la jeune fille en regardant Teruyo. Voyager n'était certainement pas sa spécialité, mais peur de se perdre sûrement pas. Elle arriverait sans doute à survivre dans nombre de situation délicate. Un festival des fleurs, sans doute charmant, même si elle n'était pas aussi sensible qu'une femme comme les autres. On pouvait le dire, elle était un garçon manqué. Les personnes s'y dirigeant semblaient être bien habillés, ou en tout cas, elle n'avait jamais vu pareil parure. Les tenues dans la prison de Wasure no Kuni étaient sommes toutes assez banales. Masami était bien plus calme que sa consœur de jeunesse à courir partout, comme si elle avait déjà tout vu et tout vécu, alors que c'était bien le cas quand on la connaissait un minimum. Cependant, quelque chose était comme mort en elle depuis presque sa naissance, une certaine joie de vivre, une innocence. Il n'y avait plus grand chose qui pouvait la fasciner comme l'était Saya visiblement. Elle marchait bien effectivement les mains dans les poches en regardant régulièrement autour d'elle, comme si elle s'attendait à une crasse ou quelque chose de mal sur la route. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle avait une vie idyllique sans aucun souci, comme si le karma devait frapper.

Jiki Masami • « J’imaginais bien que c’était quelque chose comme ça, préserver ta fille, même si je ne comprends pas, mais c’est un choix comme un autre. Il faut juste espérer que la vie ne lui revienne pas à la gueule. Ce n’est pas comme si Iwa avait subi plusieurs attaques déjà hein … »

Commença par dire Masami en regardant Teruyo parler de comment il traitait sa fille au sujet de la vie de ninja. Elle avait tellement vécu la dureté de la vie depuis la naissance, que l’adolescente était bien incapable de comprendre pourquoi préserver cette gamine. Elles avaient beau ne pas avoir beaucoup d’années d’écart, c’était un vrai gouffre mentalement.

Jiki Masami • « J’ai comme l’impression que je ne vais pas raconter ma vie à wasure no Kuni dans un livre avant longtemps … sinon vos petits bourgeons ils vont avoir peur hein … Et puis je ne suis pas certaine que les différentes tortures que j’ai vécu soit très intéressantes à lire. J’ai dû faire des … choses différentes pour survivre. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, c’est évident. »

Concéda la châtaigne au sujet de son propre sort. Elle n’était pas du tout du genre à avoir besoin de parler de son cas personnel pour se décharger de la terrible expérience. Elle était beaucoup trop égoïste, personne n’était capable de rentrer dans son cercle restreint. Elle n’était pas capable d’accepter un ami, ce n’était pas qu’elle n’aimait personne, c’était que ce genre de détails n’était pas arrivé dans sa façon de vivre. Il n’y avait pas d’ami, uniquement des personnes ayant plus ou moins d’intérêt.

Jiki Masami • « Une raison d’être hein ? Moi ? Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, c’était mon pouvoir, ma capacité qui était ma raison d’être, la raison pourquoi on me donnait à manger et que l’on acceptait le fait que je vive. C’était même une chance d’après mes gardiens, que d’autres n’avaient pas eu cette chance, et je peux te dire que c’est vrai. »

Masami enfonça ses mains dans ses poches en hochant la tête légèrement.

Jiki Masami • « Ne t’en fais pas pour les missions, je ferais toujours ce qu’il faut en respectant les consignes. C’est comme ça que j’ai été formaté. »

La jiki écoutait la façon de voir du père la vie de sa fille. Des amis ? Elle ne savait pas trop ce que cela voulait dire, ou en tout cas, cela ne la concernait pas vraiment. Cruel vérité, mais jusqu’à maintenant, ils venaient juste de se rencontrer avec Teruyo.

Jiki Masami • « Moi perso … je n’avais pas grand-chose à faire à part devenir une kunoichi. Alors je me suis engagée pour faire partie de l’armée, mais je dois bien avouer que c’est arrivé ici tout simplement qu’après ma fuite de la prison, je me suis échouée avec d’autres dans ce pays là, sinon cela aurait été un autre j’imagine. Le destin d’avoir choisi cette barque là plutôt qu’une autre. Et elle compte faire quoi saya du coup dans sa vie si ce n’est pas le shinobi ? »

Masami se pencha ensuite alors vers la trouvaille de saya en plissant les yeux.

Jiki Masami • « Ça se mange ça ? T’es sûre ? »

Fait une petite moue méfiante en regardant les mûres sauvages, mais en voyant Teruyo à boulotter quelques-unes, elle en prend plusieurs en appréciant à coups de bruits de satisfaction.

Jiki Masami • « Hmmm ! Mais Ché bon cha ! »

Arrivant au petit village, Masami regarda alors les maisons avec des fleurs de partout. Il y avait beaucoup de monde, c’était assez étonnant. Elle n’avait jamais vu ce genre de choses nulle part, il fallait bien avouer. L’ile de Wasure no Kuni n’était certainement pas réputée pour ses magnifiques papiers peints ou ses coquillages, même si la jungle était magnifique et présentait des fleurs de ce type-là. Entendre de la musique était assez étrange également, elle n’était pas habituée non plus.

Jiki Masami • « Il y a …. Beaucoup de monde. »

Dit alors Masami qui étudiait la possibilité de marcher sur les murs ou les toits afin d’avoir plus d’espace plutôt que de se bousculer au milieu de la foule. Elle épiait en penchant légèrement la tête afin de guetter.





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Jeu 10 Oct 2019 - 17:14
Cela faisait des années que nous venions, parfois Saya et moi, parfois en famille, et c’était même une tradition à l’époque ou Yui était encore de ce monde. Pour moi venir à ce festival, outre les réjouissances qu’il pouvait offrir à celles et ceux qui participaient avec autant de ferveur, c’était aussi une madeleine de Proust, un souvenir ravivé chaque année, une tendresse amoureuse de mon passé qui me caressait la joue, une pensée réjouissante de tant de bonheur.

Si ma petite fille commençait à avancer et à plonger ses yeux enfantins pleins d’étoiles dans les premiers stands qui s’offraient à notre vue, pour ma part je m’arrêtais à l’entrée du hameau, marquant une pause presque méditative. Dès lors, bien qu’entendant les paroles de Masami, je ne l’écoutais plus vraiment. Dans un premier temps, les yeux clos, je humais doucement l’air qui se dégageait des lieux à travers une douce et légère brise qui venait emplir mes narines avides d’odeurs. Et je dois avouer qu’elles ne pouvaient être plus ravies.

Les fragrances se mélangeaient les unes aux autres. Un véritable capharnaüm olfactif. Pour autant, dans tout ce méli-mélo d’effluves, le nez averti ou attentif saurait distinguer tout ce qui faisait la richesse de ces empyreumes estivaux. Dans un premier temps, des notes florales, des dizaines telles que le jasmin, la rose ou bien sûr, le tournesol, fleur préférée de ma défunte épouse et de ma charmante fille. Mais à cela se superposait égalent toute une essence gastronomique. Le hameau était principalement un lieu de villégiature, agrémenté d’activités paysannes. Il n’y avait ni restaurant ni auberge, et pourtant, en ce jour de l’année, on pouvait sentir des yakitoris griller sur la braise ou encore l’odeur doucement sucrée de la pomme d’amour encore chaude.

Mais ce n’était pas tout, ouvrant les yeux doucement, après ce long moment dans le noir, mes pupilles dilatées au maximum s’ouvraient à toute la splendeur colorée des lieux. Vendeurs ambulants à foison, que ce soit de nourriture, de fleurs ou de souvenirs, mais aussi stands implantés pour l’occasion, offrant les mêmes activités, mais sur une proportion plus large. Pour autant, si la diversité avait son charme, l’atout majeur des lieux était bien le thème du festival. Il y avait des fleurs partout, en guirlandes, en pots, en couronnes et j’en passe. Mais le plus impressionnant était avant tout ces maîtres de l’ikébana, aussi appelé « l’art de faire vivre les fleurs ». Hommes et femmes de talents démontraient ainsi de leur sagesse et de leur expertise en confectionnant de magnifiques œuvres d’art.

Puis enfin, en dernier lieu, l’explosion sonore des lieux se dévoilait enfin. Un brouhaha immense mêlant musique de rue ou traditionnelle, appels de marchand venant racoler le client depuis leurs stands, mais aussi le vacarme de la foule où se côtoyaient discussions chaleureuses et rires sincères.

Ainsi donc, après un temps quelque peu indéfini pour ma part, je revenais enfin à la réalité. Me tournant vers Masami, je la regardais dans les yeux, lui offrant un regard joyeux, sincère, amical, presque paternel. C’est à cet instant que ses paroles résonnaient à nouveau dans ma tête. Mais désormais peu importe. Notre route était une chose, maintenant nous étions à destination et notre voyage ne faisait que commencer. Alors avec une voix pleine d’empathie, je lui adressais quelques mots.

« Je te comprends… oui, je sais, je suis long à la détente pour te répondre, mais si je comprends ton point de vue, tu partageras peut-être le mien quand tu seras plus âgée et que tu auras toi-même ta propre famille et tes propres enfants. »

Puis m’avançant de quelques pas, me retournant vers elle, ouvrant mon bras vers le festival comme un majordome guiderait ses convives dans un salon, j’invitais Masami à poursuivre cette radieuse journée.

« Dis-moi. Par quoi veux-tu commencer ? »

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Mar 15 Oct 2019 - 12:42


Au bout d'un moment, alors que l'on aurait pu courir comme des ninjas et divisé le temps de trajet par six au moins, Teruyo s'arrêta aux portes du village. Qu'est-ce qu'il avait maintenant ? Alors que l'on touchait enfin au but, voilà que monsieur s'arrêtait sans rien dire où faire. C'était vraiment n'importe quoi ! Alors c'était ça de vieillir ? Ben, elle n'avait pas hâte du tout ! Au bout de quelques secondes d'inactivité, elle agita la main sois ses yeux.

Jiki Masami • « Heho ... Allo la terre ? Ta fille est en train de se faire manger par un crocodile ! »

Tenta alors de dire pour faire réagir son coéquipier, mais rien à faire, bien au contraire. Juste après, il ferma les yeux comme s'il allait s'endormir debout. Masami lâcha un râle en haussant les épaules abandonnant l'idée, au moins Saya faisait quelque chose, alors la Jiki l'abandonna à son sort. Elle n'allait pas faire un bouche à bouche ou le gifler pour le réveiller ! Quoi que, la dernière idée était pas mal du tout. Le seul truc, c'était que le sort des autres ne l'intéressait pas tellement, alors elle s'éloigna en soupirant.

Jiki Masami • « Il n'y a pas de crocodiles dans le coin ? C'est pour faire une blague. »

Demande alors la jeune fille à Saya tout à fait naturellement, tandis qu'elles commençaient à faire le tour des stands. Une douce fragrance se faisait sentir, des brochettes en train de cuir ! Elle se pencha vers le doux parfum, alors qu'elle se mit à rire.

Jiki Masami • « C'est marrant, ils font tous la queue pour en prendre en donnant des morceaux de métal en échange. Le plus simple c'est quand même d'être assez rapide pour en récupérer quand personne ne regarde. Tu as faim ? »

Demanda Masami à Saya, alors qu'elle parlait très naturellement de voler de la nourriture, alors qu'elle avait de l'argent qu'elle se servait quasiment jamais. Elle ne connaissait pas vraiment le système monétaire, le besoin de s'y plier comme pour récompenser le travail des autres, mais le problème, c'était qu'elle s'en fichait totalement de cette histoire et de la vie des autres. Alors, elle espérait bien que Saya marche dans le coup comme cela elles pourraient se régaler. La châtaigne ne se rendait pas du tout compte de l'énormité qu'elle proposait alors que Teruyo ne l'avait certainement pas éduquer ainsi.

Jiki Masami • « Ils sont marrants avec toutes leurs fleurs, mais ça se mange pas ça ... À quoi ça peut bien servir ... Si elles sont empoisonnées à la limite ... Tu crois qu'ils en vendent Saya ? »

S'interrogea alors Masami à l'autre enfant du groupe assez naturellement, mais il fallait dire pour sa défense qu'elle n'avait pas grand chose à faire avec des fleurs. Elle n'était pas du tout décoration ou amour pour ces extensions naturelles végétales de reproduction. Ce n'était pas en vivant en prison la grande majorité de sa vie que l'on pouvait s'attacher à ce genre de détails, la survie avant tout ! Il y avait un monde fou, cela pullulait littéralement. Cet événement devait rassembler tout un tas de personnes différentes venu de toute la région. Elle évitait toujours d'être enfermée dans la foule, un réflexe. Tant et si bien qu'au bout d'un moment, elle proposa à Saya de monter sur son dos et qu'elle marche sur les murs où il y avait sérieusement moins de monde ! C'était beaucoup plus simple, et elle en avait la force grâce à son entraînement de taijutsu. La châtaigne n'avait sûrement pas attendu la bouche en coeur Teruyo qu'il finisse sa sieste, non, mais elle était suffisamment voyante pour être repérer dans la foule en compagnie de sa fille. Ce fut ainsi que Doudini les rattrapa et Masami ne comprenait évidemment pas le regard étrange que lui lança le vieil homme. Il avait plus du double de son âge après tout !

Jiki Masami • « Ben quoi ? Qu'est-ce que t'as ? J'ai un truc sur le visage ? »

Demanda alors dubitative la jeune adolescente en réponse au regard.

Jiki Masami • « Nan mais à la prison, il y avait un vieux, il faisait le sieste après manger pendant vingt minutes top chrono à chaque fois. Toi tu en fais peut-être une avant et après manger, va savoir. »

Déclara Masami assez directement lorsque Teruyo s'excusa en quelques sortes de son absence. Elle ne pouvait guère imaginer le pourquoi du comment de la situation de Doudini, loin de là. Même si on lui expliquait, elle risquait de ne pas mieux comprendre de toute manière. Quoiqu'il en soit, elle se pencha lentement de plus en plus proche de Teruyo lorsqu'il lui dit qu'elle comprendrait sûrement lorsqu'elle aura sa propre famille et des enfants. Elle ouvrit lentement un oeil en grand signe si besoin qu'elle ne semblait pas comprendre, mais elle éclata de rire ne trouvant guère cela crédible. Évidemment à quatorze ans et dans sa situation, c'était assez inimaginable.

Jiki Masami • « Hahahaha ! En plus d'être ninja et magicien, tu ferais un super amuseur public en plus ! Hahahaha ! Moi avec une famille et des enfants ! C'est trop marrant ! Pas crédible du tout, mais c'est drôle ! »

Masami était pliée de rire en s'essuyant le bord d'un oeil tant elle en pleurait de rire. C'était pas possible à ses yeux, elle ne laisserait personne s'approcher et elle ne cherchait pas du tout ses parents.

Jiki Masami • « Si on commençait par manger ? Après les fleurs je ne sais pas trop ... Hein ... Bon voilà ... Mais il y a l'air d'avoir des jeux là-bas avec des énormes rouleaux de pailles à pousser le plus vite possible. Je parie que je te bats les doigts dans le nez hehehe »

Dit alors amusée en ayant déjà un plan à ce sujet Masami en se frottant un doigt son nez avec un grand sourire.
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Dim 20 Oct 2019 - 18:21
J’étais perdu dans mes pensées, perdu dans mes souvenirs d’adolescent avec Yui, perdu dans mes songes de père avec Saya. J’étais perdu dans une béatitude certaine, un plaisir retrouvé, telle une ode à la vie, la vraie, celle que l’on se devait de vivre. Une vie célébrant l’amour, l’amitié, la famille, les amis. Une vie où l’on pouvait vivre son plaisir, ce plaisir à travers tant de stimuli déclenchant moult déclics dans notre esprit. Sentir, flâner, se promener, goûter, s’enivrer, aimer. Voilà ce que devait être la vie, la vraie, celle à laquelle tout le monde devrait aspirer, loin des méandres actuels.

Alors que je méditais tranquillement, ressassant le passé et ses bons moments, Masami elle ne goûtait pas au même plaisir que moi. Outre le fait que ce festival était une nouveauté, tant dans la thématique que dans le concept même de fête, son tempérament était aussi un frein à la découverte. Oubliant tout, me concentrant sur mes sensations, en m’ouvrant à nouveau au monde qui m’entourait, Saya et Masami avaient disparues. Que d’empressement. C’est mon petit bout de choux qui me raconta comment elle s’était « trop amusée » avec la genin, même si parfois elle était vraiment bizarre.

Saya était déjà loin devant quand son père et son amie s’arrêtèrent à l’entrée du hameau. Elle ne connaissait que trop bien le festival, elle il venait depuis toujours et se souvenait parfaitement des cinq derniers d’entre eux. Ce qu’elle aimait ? C’était avant tout les fleurs, surtout les bouquets et particulièrement ceux composés avec des tournesols. Elle le savait, son père le lui avait déjà dit depuis des années, mais le tournesol était la fleur préféré de sa mère, tout comme elle. De manière enfantine, Saya se disait que c’était pour sa maman une manière de veiller sur son enfant. Mais ce n’était pas tout. Il y avait une autre chose que Saya aimait particulièrement dans ce festival et dans tous les festivals en général. C’était la nourriture et pour le coup, c’était surtout dû à son père et à son goût immodéré pour la bonne chère.

Plantée devant un étal, les yeux écarquillés, elle pointait du doigt l’objet de son désir sous le regard amusé du propriétaire de la chariote qui attendrit par le visage angélique de la petite fille lui fit moitié prix. Contente, Saya retourna auprès de son paternel et de son amie d’un pas de chevreau, levant une main vers le ciel tout en secouant son trésor. C’est à ce moment-là que fut abordé le sujet des crocodiles.

« Mais t’es bête ou quoi ? » dit-elle en riant de bon cœur.
« Y’a pas de crocrodiles ici. Ils sont pas dans la montagne, ils sont dans les rivières avec de la forêt autour. »

Puis, changeant totalement de sujet à la vitesse d’un poisson rouge oubliant son tour de bocal, elle tendit à Masami une sucette traditionnelle des lieux, un doux bonbon sucré dans lequel était représenté un motif bien particulier.

« Tiens, j’en ai pris une pour toi. Tu veux laquelle ? Celle avec la rose ou celle avec l’hirondelle ? Celle avec le tournesol, c’est pour moi, je la donne pas ! »

Contente de son cadeau, Saya entraîna sa jeune amie au cœur même de la fête, Masami s’arrêtant devant un stand de yakitoris. Cependant, la remarque de la genin interloqua la petite rousse qui resta silencieuse quelques secondes.

« Mais c’est mal de voler. Pourquoi tu veux voler ? T’as pas d’argent ? Je t’en donne si tu veux, j’en ai plein. J’économise toute l’année pour pouvoir acheter des choses pendant le festival et offrir un cadeau à mon papa pour le remercier. »

Saya, Masami.
Masami, Saya.

Deux mondes étranges pour l’une et pour l’autre. Deux mondes qui s’opposaient. Si l’un n’était qu’un passé à effacer, l’autre était un avenir à tracer. Saya encore petite ne comprenait pas pourquoi Masami agissait ainsi. Son père quant à lui savait ce qu’il en était, ou du moins le comprenait. C’était d’ailleurs pour cela qu’il avait invité sa coéquipière à partager ce moment en famille avec eux. Mais pour Saya, Masami était juste une amie un peu bizarre.

« Les fleurs ? Ca se mange pas. T’es toc-toc ou quoi ? C’est juste pour faire joli, pour sentir bon. Quand t’as des fleurs chez toi, t’es content en général. Pas toi ? »

C’est quelques secondes après la réponse de la Jiki que Teuryo fit son grand retour de solitude.

Légèrement essoufflé, frottant ma tignasse orangée, je jetais un coup d’œil affectueux sur notre petit groupe, ce qui me valut une remarque de Masami.

« Non, non, y’a rien. Oh ! Merci pour la sucette ma puce, je la garde pour ce soir. »

Pourquoi croire ainsi ? Pourquoi toujours être sur la défensive ? Je me doutais que c’était une réaction normale pour elle compte tenu de son passé, mais pouvait-elle changer ? Arriverais-je à l’aider à oublier ses troubles ?

« Une sieste ? Eh bien, oui, c’est reposant, ça aide à bien digérer après un bon repas. Tu devrais essayer. Bon, en tout cas, tu as raison, il est grand temps d’aller manger. Et je sais où nous devons aller.»

Et avant que quiconque ne puisse dire quoi que ce soit, autant dire, avant que Masami ne fasse une remarque, j’invitais l’une et l’autre à ne rien dire et à attendre de voir.

Le hameau n’était pas un village, presque, mais il avait quelques commerces à demeure. L’un d’eux tout particulièrement était réputé des locaux et des connaisseurs. C’était le genre d’établissement qui ne souffrait d’aucune publicité et qui n’en avait pas besoin. Pour preuve, devant l’établissement ou à l’intérieur, aucun lien avec le festival des fleurs. C’était un petit restaurant, niché au fond d’une petite ruelle. Certains diraient que c’était un bouge, personnellement, je préférais le terme « typique ». Une devanture misérable, un intérieur des plus austères et pourtant, des mets d’une qualité exceptionnelle.

À peine étions nous entrer qu’une vieille dame fit son apparition. C’était la caricature type de la grand-mère marquée par les années, et rabougrie sur elle-même. À la vue de notre petit groupe, elle s’inclina poliment.

« Teuryo-kun, bienvenue, quel plaisir de te revoir mon garçon. »
« Obâchan ! Je suis content d’être là mamie. Ca fait quelque temps déjà. Je te présente Masami, une jeune amie. Masami, je te présente Okuyo, la propriétaire des lieux. Cela fait des années que je viens ici régulièrement. »


Invitant notre troupe à s’installer à une table, la grand-mère me toisa du regard.

« Comme d’habitude ? »
« Comme d’habitude ! »


Puis, me tournant vers la genin, ma petite Saya sachant exactement de quoi il en retournait, je dévoilais enfin l’objet de notre visite dans ce restaurant qui ne payait pas de mine.

« Tu verras, ça ne ressemble peut-être pas à un palace ici … »
« J’ai entendu vilain garnement ! »
« … mais ce sont ici les meilleures ramens de tout Iwa ! »


Dans le fond, un homme d’âge mur s’activant en cuisine sourit pleinement en entendant ces paroles.

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Jiki Masami
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Mar 22 Oct 2019 - 11:19
Peu encline à comprendre le rapport entre l’enfant et le parent qui généralement déteste d’être séparé l’un de l’autre trop loin, Masami avait entrainé avec une excellente volonté Saya loin sans se poser aucune question existentielle. Elle n’avait même pas pensé que le père pouvait s’en inquiéter, tant elle n’avait jamais eu de parents. Enfin bon, ce n’était pas comme si elle était une ninja avec quelques facultés, il ne risque pas de se passer grand-chose de si dangereux pour la petite au milieu d’une fête. La jeune fille regarda assez curieuse ce que pouvait être le formidable trésor trouvé par Saya, mais lorsque cette dernière lui répondit au sujet des crocodiles, elle plissa les yeux en se penchant légèrement.

Jiki Masami • « Ha oui ? Vraiment ? Dans les forêts autours ? Tu me sembles bien renseignée … bon c’est un petit peu trop loin de toute façon pour faire une blague, mais j’ai comme l’impression que ton père n’est plus du tout là …. Il dort !. »

Masami se retenait de dire que de toute manière, pour ce que servait les parents hein, ce n’était pas un drame ! Cependant, elle changea du tout au tout d’intérêt lorsque Saya lui présenta alors une sucette. C’était quelque chose de tellement rare en prison, quasiment inexistant, que cela la faisait saliver rien qu’à la voir. Elle s’accroupit légèrement en se concentrant comme si elle devait choisir d’appuyer sur le bouton pour tuer un de ses parents ou un autre pour tuer un de ses amis.

Jiki Masami • « Bon finalement … je vais prendre la rose … manger une hirondelle, ça ne me dit rien, même si avec les épines hein … c’est étrange la rose. Enfin bon, un vieux dans la prison disait que l’hirondelle ne fait pas le printemps, mais je ne suis pas certaine que cela a un intérêt ici au final. »

Dit alors Masami en haussant les épaules.

Jiki Masami • « Hmmm …. Mais … c’est quoi cette histoire de tournesol ? elle a un meilleur gout ? »

Demanda alors en toute innocence la châtaigne, bien incapable de savoir ce que cela pouvait dire pour la petite fille de quelques années sa cadette. Elle trouvait cela quand même étrange de donner quelque chose comme cela. Est-ce que Saya désirait quelque chose d’elle ? Protection peut être ? Un service ? Elle pourrait bien casser un genou d’un autre gamin si on l’embêtait, mais bon, elle y viendrait sûrement bientôt de toute façon. En tendant la main vers la sucette à la rose, elle la fit disparaitre dans un sceau de contenance. Il fallait respecter l’ordre des mets, et ça, c’était le dessert évidemment ! c’était quand même bien pratique pour le transport sans en avoir plein les mains.

Jiki Masami • « Voler tout de suite … C’est un grand mot … j’emprunte à long terme un objet qui n’est pas forcément très important sur le moment ! Et puis, si on est pas repéré … je te paris qu’il ne voit même pas la différence ! »

Tenta alors de s’expliquer Masami en levant un doigt. Elle se frotta l’arrière de la tête doucement dans un soupir

Jiki Masami • « Si … de “l’argent” j’en ai, mais j’en fais jamais rien ou presque. Je ne comprends pas bien l’intérêt de faire l’échange de pièce contre des trucs, alors que je peux les …. « Récupérer ». Tiens regarde. »

Finit par dire l’adolescente en tendant sa bourse débordant d’argent, il y en avait une sacrée somme, vu qu’elle commençait à gagner sa vie grâce aux missions ninjas, et que dans son esprit de survivante, il fallait tout garder au maximum. Elle n’avait jamais utilisé le système monétaire, et ce n’était pas en prison qu’elle allait en avoir des exemples. Le pire en tout cas qui lui fit lever un sourcil perplexe fut quand même le coup de faire un cadeau à son père. Jamais au grand jamais, elle pourrait penser à faire ce genre de choses. Donner quelque chose comme cela à quelqu’un d’autre pour quoi ? Rien ? Ridicule ! Mais pourquoi surtout ? La jeune fille ne trouvait pas de logique à cette pratique étrange des gens de l’extérieur.

Jiki Masami • « Alors là si ! Je t’arrête ! Les fleurs, ça se mange. Je me souviens quand pendant une période on ne me donnait pas à manger du tout, avec un prisonnier, on a fait des soupes avec des pétales de fleurs que je récupérais dans la jungle. C’était pas mal et cela avait un gout pas si mal que ça, mais faut pas prendre n’importe quelle plante évidemment. »

Commença à expliquer Masami comme si tout le monde savait cela, la norme en gros. C’était une bonne astuce de survie n’empêche.

Jiki Masami • « Faire jolis … mouais … sentir bon, je veux bien, oui, ça sent bon. Sinon, j’ai pas vraiment de … chez moi tu vois, alors la question d’avoir des fleurs ne se posent pas vraiment. En ce moment, je suis hébergée dans une chambre d’un dojo d’une collègue en attendant. Moi quand je suis contente, c’est que c’est calme, j’ai tout pour survivre pendant plusieurs jours, et le reste ben on verra. »

Expliqua alors Masami dans son esprit de survivance et en pensant que le danger pouvait être partout. Elle décida de tester la méthode de saya avec les brochettes. Ce n’était pas très économiste, ni très survivant, mais soit. C’était aussi une excellente méthode pour tester le rituel de l’échange du métal contre autre chose. Elle regarda sa bourse avec plein de pièces différentes, assez perplexe, pendant un long moment. La jeune fille soupira légèrement et en prit une au hasard complètement pour la poser en face du type aux brochettes.

Jiki Masami • « Je veux des Yakitoris … »

Dit alors la châtaigne en surveillant de près les manigances et les mouvements de main de l’homme, comme s’il pouvait être un adversaire ou qu’il tente de partir en courant avec la pièce tant cela lui paraissait saugrenus ce genre de pratique.

« Heuuu tu es sûre petite ? Ca va en faire beaucoup … »

Jiki Masami • « Comment ça si je suis sûre, ce n’est pas comme cela que l’on deal ici ? Je reprends la pièce si cela ne va pas … »

« Bon bon … très bien. »

L’homme se mit alors à préparer brochettes sur brochettes jusqu’à arriver à une bonne vingtaine toute chaude. Plus l’homme en rajoutant face à elle, plus elle se demandait pourquoi lui en donner autant. Ils étaient étranges quand même les gens de l’extérieur. Un simple bout de métal, et elle avait à manger pour des jours. Elle serait bien incapable de manger tout cela ? Elle pourrait bien tenter de se forcer, car pas question de jeter de la nourriture, c’était bien trop un élément vital ! Ce fut après qu’elle récupéra tout cela, sans trop savoir quoi en faire vu l’épaisseur du paquet qu’elle en donna une dizaine à saya.

Jiki Masami • « tiens, comme ça on est quitte ! »

C’était quelque chose d’important à ses yeux, ne pas avoir de dette morale, et puis si jamais elle n’avait pas discuté à chercher à en prendre moins, c’était surtout pour ne pas passer pour une idiote, comme si elle connaissait parfaitement le rituel de la pièce et de l’objet. Ce fut qu’à ce moment que Masami se rendit compte de la nouvelle présence de Teruyo. Par instinct elle se recula en rentrant dans des gens afin de protéger son énorme réserve de brochettes par réflexe. Se défendre, c’était bien l’unique objectif de la châtaigne. Il fallait être discret, se faire petit, rentré dans la masse et survivre. Elle ne vivait libre que depuis peu au final quand on voyait le temps passé à Wasure no Kuni, alors il pouvait encore avoir de l’espoir. Et puis si à quatorze ans tout était déjà foutu, autant laisser tomber pour tout le monde.

Jiki Masami • « Mouais ben … déjà un bon repas, je n’ai pas trop l’habitude hein, et puis ça me dit rien de dormir, c’est pour les vieux … »

Lança alors immédiatement la pique en direction de Doudini en pleine face, alors que Masami faisait une petite moue. Quand il était question de nourriture, elle n’allait pas discuter et elle allait suivre Teruyo sans hésitation. Elle n’était pas du genre à juger, vu ces anciennes conditions de vie, c’était très luxueux même. Elle trouvait simplement la réaction de l’ancestrale mamie et de Teruyo très étrange. Elle ne dit rien et pencha la tête légèrement.

Jiki Masami • « Ha heuuu d’accord … »

Commenta simplement un peu perdue Masami lorsqu’elle fut présentée à la propriétaire des lieux, surement. Elle n’était pas mal polie, mais pas du tout élevé, ce qui était quand même une différence de taille.

Jiki Masami • « Je ne vois pas qu’est-ce que tu as à reprocher à cet endroit, le réfectoire de Wasure où j’ai vécu était bien moins en état que ça … »

Dit alors avec une petite moue Masami.
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Miyamoto Teruyo
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Sam 26 Oct 2019 - 20:20
Si la réponse de Saya concernant la sieste de son père avait été un sourire amusé et un rire enfantin, signifiant largement l’approbation des paroles de Masami, mais aussi quelque peu la moquerie fine d’une enfant vers son paternel.

« Des fois il ronfle tellement fort que ça fait trembler les murs hihihi ».

Bon, il fallait avouer que la jeune fille exagérait quelque peu la réalité, mais pour toute histoire, il y avait toujours un fond de vérité, surtout de la part d’une fillette comme Saya qui ne pensait pas à mal et enjoliver les choses plus pour s’amuser et faire rire que pour nuire à qui que ce soit. Mais al situation qui sembla amuser plus particulièrement la jeune fille, c’était le choix cornélien qu’elle semblait avoir imposé à son amie en lui proposant de choisir entre deux des trois sucettes qu’elle avait acheté. La rousse regardait donc une fois de plus la châtain d’un air amusé, mais à la fois dubitatif et curieux. Qu’est-ce qui pouvait bien pousser une personne à se poser autant de questions sur une sucette pensa Saya. Sa réflexion n’alla pas au-delà de cette question et elle ne chercha pas la moindre réponse à sa propre question étant bien plus absorbée par les remarques de Masami que par ses propres pensées.

« C’est pas une vraie hirondelle hein, c’est juste un dessin sur une sucette. Mais c’est pas de la peinture je crois. Mon papa, il m’a dit y'a longtemps que ceux qui font les sucettes ils sont comme des peintres mais sans peinture, et qu’ils ont pas de tableau, mais que des sucettes. J’ai pas tout compris, mais c’est pas grave tant que c’est bon. »

Et en soi, la logique de Saya était bonne, mais quelle idée pour son père de raconter toutes ces choses à sa si jeune progéniture ?

« Le tournesol, c’est ma fleur préférée, comme ma maman, alors du coup, je la garde pour moi. Mais si tu en veux une avec un tournesol dessus, on peut demander au monsieur, je suis certaine qu’il la changera si on lui dit que tu préfères une avec un tournesol ».

Mais la situation sembla satisfaire Masami qui fit disparaître sa sucrerie dans un sceau, sous les yeux émerveillés de sa jeune amie.

« Wahouu, toi aussi tu fais de la magie ? Mon papa aussi il fait des trucs avec des symboles. Des fois, je le regarde en cachette s’entraîner et y’a des trucs un peu comme toi. Pas toujours, mais je crois que ça ressemble. Par contre, je l’ai rien vu cacher, alors ça doit pas être ça en fait. »

Finalement contente de sa comparaison, Saya sembla soudainement déçue de sa comparaison au final pas si ressemble que ça. Cependant, alors que la jeune rousse admirait son amie sur certains aspects de sa vie et de sa personnalité, il en était d’autres aussi qu’elle n’arrivait pas à comprendre ou à concevoir, comme le fait de voler.

« Mais c’est mal de voler. Si y’a de l’argent c’est pour payer les gens. Quand tu travailles, tu gagnes de l’argent et tu peux acheter plein de choses avec. Si tu voles les gens, ils vont plus pouvoir vivre, ils auront plus d’argent. C’est mal du coup. Mais du coup, ça te sert à quoi ton argent si tu t’en sers pas ? »

Saya ne comprenait définitivement pas ce comportement assez particulier vis-à-vis d’un élément de la vie courante qui régissait le quotidien de tout le monde. Curieuse, elle regarda faire Masami qui s’essaya à cette tradition qui était de payer ce que l’on voulait à un marchand. Finalement, la petite fille allait d’étonnement en surprises, bonnes comme mauvaises. De tous ceux présents au stand de yakitoris, celui qui en avait acheté le plus était un gros monsieur dégarni, boudiné dans des vêtements trop serrés et qui sentait l’alcool. Il en avait pris « que » six. Masami elle, en avait pris une vingtaine, dont une partie lui revint.

« Quitte ? Pour la sucette ? Mais t’es bête, c’est un cadeau ! Y’a pas besoin d’être quitte pour un cadeau, sinon c’est plus un cadeau. On te l’a jamais dit ? Et surtout, pourquoi t’as acheté autant de brochettes ? Elles sont super bonnes, pas aussi bonnes que celles de mes mamies, mais on pourra pas tout manger. »

Des brochettes ? Un tas de brochettes ? Venant de la part de Masami, je dois avouer que je ne me posais plus vraiment de questions sur les raisons qui l’ont amenée à acheter autant de Yakitoris. Ce que je sais, c’est que j’ai récupéré celles de Saya et qu’elles étaient doucement parfumés au soja, une douce sauce sirupeuse qui collait parfaitement à la viande grillée. Le temps d’arrivée au restaurant, voilà que c’était en quelques sortes, notre mise en bouche avant notre copieux déjeuner.

Attablé, je regardais avec une certaine nostalgie les lieux que j’avais vu vieillir à mesure qu’ils m’avaient vu grandir. La vieille dame au service, son mari en cuisine, ils étaient presque comme des grands-parents pour moi, toujours là depuis tant d’années, toujours aussi attachés et fiers de leur travail et du bonheur qu’ils procurent aux clients.

« Ah mais je ne reproche rien à cet endroit, au contraire, il est rempli de merveilleux souvenirs gastronomiques, de mon enfance à aujourd’hui. Toujours à déguster les mêmes spécialités. Tiens, d’ailleurs, en parlant de ça … »

J’avais à peine eu le temps d’aborder le sujet que notre hôte revint à notre table avec un grand plateau sur lequel étaient posés trois énormes bols.

« Ah ! Voilà ! Des ramens tous chauds. Tu connais ? En tout cas, je suis certains que tu n’en as jamais mangé de meilleurs. Déjà, le bouillon. Il faut savoir que le dashi n’est pas un simple bouillon à base de miso, mais une soupe un peu épaisse réalisée à partir d’os de porc, le tout mijoté pendant vingt-quatre heures. Et puis les nouilles, des pâtes larges faites maison pour éviter qu’elles ne soient trop cuites. Et bien sûr, une garniture d’excellence, des lamelles de porcs, des œufs ajitama, une pâte de piments, des poireaux, des germes de soja et pour finaliser le tout, de l’ail grillé. Un vrai régal, plusieurs fois copié, jamais égalé. »

C’est la passion qui pouvait s’entendre à travers mes paroles, un véritable amour pour la gastronomie, une ode à la bonne cuisine et particulièrement pour ces ramens.

« Tu sais, depuis toujours, je rends le plaisir qui m’est offert en faisant découvrir les lieux à celles et ceux pour qui j’ai de l’estime. Je dis toujours, là où le Katon est l’art d’utiliser le feu pour brûler, la gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer du bonheur. Si certaines mangent pour vivre, pour ma part, je vis pour manger. »

C’est sur ces paroles que « mamie ramen » nous apporta une planche de gyozas tous chauds, offerts par la maison. Et bien sûr, une garniture d’excellence, des lamelles de porcs, des œufs ajitama, une pâte de piments, des poireaux, des germes de soja et pour finaliser le tout, de l’ail grillé.

« Vas-y ! Mange pendant que c’est chaud ! Et si tu en veux d’autres, n’hésite pas ! »

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Mar 5 Nov 2019 - 6:34


Masami pouffa de rire en entendant Saya parler que son père faisait trembler les murs en ronflant. Elle imaginait ça très bien comme pouvoir ninja, même si dormir pendant un combat pouvait se montrer particulier. Elle leva un pouce légèrement vers le ciel en faisant un clin d'œil.

Jiki Masami • « T'inquiète, si jamais tu vois des fissures sur les murs, appelle moi. Je sais manier la terre et la roche. Je ne suis pas super douée avec mais ... Enfin ça sera déjà pas mal hein. »

Chuchota alors la châtaigne au niveau de son manque de compétences. Ce n'était pas quelque chose d'habituel pour elle de communiquer sur ses faiblesses, question de survie. Ce fut pour cela qu'elle chuchota à Saya cette dernière information, avec une certaine confiance d'ailleurs en cette enfant. Était-ce dû à son âge ? Peut-être, mais elle pouvait être certaine de son mutisme à ce sujet. Elle devait commencer à s'acclimater à la vie à l'extérieur, doucement mais sûrement.

Masami dut réfléchir avec acharnement au sujet de cette sucette, c'était quelque chose de commun pour la plupart des personnes, mais pour elle c'était presque une première. Il fallait choisir avec minutie la forme et le goût de ce met sucré. C'était une vraie réflection, pas uniquement pour la galerie ou autre chose. Son regard acéré se posait sur chaque avant d'enfin se décider.

Jiki Masami • « Hmmm ouaip ... J'imagine que ce serait compliqué de capturer une hirondelle et la plonger dans un bain de sucre bouillant. En tout cas, j'ai déjà mangé de la mouette, c'est pas mal, mais beaucoup trop d'os. Vous avez de la chance d'avoir tellement de trucs si différents et bons à manger quand même ! »

Finit par indiquer l'ancienne prisonnière de Wasure no Kuni, ne s'estimant pas encore aussi chanceuse que les autres alors que tout semblait être à porter de main. Elle s'estimait comme en surtie dans ce monde extérieur de la prison, comme si elle pouvait y retourner à n'importe quel moment. Cependant, elle pourrait se défendre cette fois-ci, elle se battrait même pour éviter d'y retourner.

Jiki Masami • « Haaa ! Je vois, moi je n'ai pas tellement connu ma mère, ni mon père d'ailleurs. Alors je ne saurais dire s'ils ont une fleur préférée. Ne t'en fais pas, c'est très bien comme ça pour la sucette. »

Masami venait de parler d'une indication grave pour la plupart des gens, mais pour elle ne pas avoir connu ou presque ses parents était quelque chose sans importance. Elle en parlait froidement comme si cela ne la touchait pas du tout, tant elle s'était faite toute seule.

Jiki Masami • « Eh bien en fait, ce n'est pas de la magie tu sais, c'est du fuinjutsu ! Le principe c'est de former un sceau en harmonisation l'énergie, les symboles et former un équilibre selon ce que l'on veut en faire. Capturer un truc, le faire exploser, paralyser quelqu'un et tout ce que l'on veut. Je t'apprendrais si tu veux. Ça peut aider pour se défendre. »

Dit alors tout à fait naturellement la jeune fille à une autre. C'était tout à fait normal à ses yeux qu'une enfant apprenne des moyens de se défendre tant le monde était violent à ses yeux. Elle n'aurait jamais survécu à Wasure no Kuni sans. Masami savait que son père essayait de ne pas l'influencer, mais delà à lui cacher ces détails, elle trouvait cela anormale de ne pas offrir ces possibilités à sa fille. Elle ne s'imaginait aucunement avoir des enfants un jour, mais si jamais cela arriverait, elle l'entraînerait évidemment.

Jiki Masami • « Mal ou pas, il vaut mieux voler et rester en vie que le contraire. Les gens de l'extérieur ont tellement de trucs, que je leurs empruntes deux ou trois machins ne leurs changeront pas leurs vies je pense. En tout cas, je gagnes ces trucs là ... Mais je m'en sers pas tellement, parce que je ne comprends pas du tout en fait. Ces pièces ne servent à rien, c'est juste des morceaux de métal. À la limite, un kunai, ça je comprends ! Je peux t'en filer de ces pièces si tu veux, mais c'est marrant, il y en a de différentes formes et tailles. »

Avoua alors Masami bien incapable de comprendre le système monétaire et que certaines pièces valaient différentes valeurs. Elle n'avait jamais connu cela en prison et elle préférait garder sa façon de faire dans celle-ci, largement plus efficace. Quoi qu'il en soit, la châtaigne papillonna des yeux en entendant Saya dire qu'un cadeau n'attendait rien du tout en retour. C'était une manière gentille de parler et qu'elle ne le pensait pas ? C'était très étrange, du jamais vu, un geste contre un autre, cela avait toujours été sa manière de vivre. Elle regarda perplexe sa vis à vis ne comprenant pas non plus.

Jiki Masami • « Hmmm heuuu non ... On m'a jamais dit qu'un cadeau n'attendait rien. T'es un peu bizarre tu sais... Quand on fait un geste, on a une dette et il faut la payer maintenant ou plus tard. »

Masami regarda alors son tas de brochettes, assez impressionnant d'ailleurs.

Jiki Masami • « Ben ... J'ai donné la première pièce qui venait en fait. J'ai pas trop réfléchi au reste. C'est pas comme ça qu'il faut faire ? Oui, je vois bien que l'on en a trop ... Mais j'en fais quoi du coup de tout ça ? »

Demanda carrément Masami à Saya. Il n'était pas question de jeter la moindre nourriture, c'était impensable, quitte à se forcer pour tout manger. On ne savait jamais ce que l'avenir était fait, si cela se trouvait, on n'allait pas pouvoir ingurgiter quelque chose avant plusieurs jours.

Jiki Masami • « Ouais ben ... Les souvenirs d'enfance, je préférais les oublier moi ... »

Se contenta de dire Masami, qui ne risquait pas d'avoir de bons souvenirs, sauf à partir de maintenant peut-être. L'avenir le dira. Même si c'était une manière de dire qu'elle ne voulait pas forcément tout oublier, elle désirait garder ses souvenirs en mémoire afin d'en tirer les bonnes conclusions, mais c'était des moments plus sur douloureux. La jeune fille regardait les grands bols avec attention. On aurait dit de la soupe, mais largement plus argumentée. Elle secoua la tête doucement lorsque Doudini lui demanda si elle connaissait, mais elle n'allait pas non plus être super surprise. C'était une grande soupe avec des trucs qui flottaient en sommes.

Jiki Masami • « Ouais enfin ça va quoi ... C'est de la soupe ... »

Lança simplement Masami avant de prendre la grosse cuillère fournie avec pour manger. Elle gouta alors le bouillon, et il fallait bien avouer qu'elle était surprise, cela pouvait se loge sur son visage.

Jiki Masami • « Ha mais c'est super bon ! Pourquoi tu m'as rien dit ? »

Répliqua alors la Jiki avec une bonne dose de mauvaise foi. Elle ne se pria pas tellement pour se jeter sur la nourriture, comme d'habitude d'ailleurs. Elle était habituée à manger le plus vite possible afin de ne pas se faire piquer par les autres quoi que ce soit ou encore à cause de bagarre ou tortures maladives par les gardiens de prison. Elle avait beau être sorti depuis quelques temps de toute cette horreur, cela continuait à marquer sa vie dans différents petits détails comme celui-ci. Elle releva son visage en direction de Teruyo lorsqu'il expliqua montrer de pareils lieux aux personnes qu'il estimait.

Jiki Masami • « Ha bon ? Tu m'estime comment exactement ? »

Demanda alors la bouche pleine Masami assez curieuse de sa réponse, car elle ne connaissait pas la réponse. Ils étaient de simples collègues de travail, peut-être plus ? Elle ne savait pas trop quoi y penser pour tout dire. Elle ne savait pas trop ce que pouvait être un ami, manque d'expériences dans le domaine sans doute. Pour sa part, elle mangeait surtout parce que son corps s'affaiblissait lorsqu'elle ne mangeait pas régulièrement. Elle n'avait pas tant l'habitude de manger des plats vraiment bon, alors elle mangeait pour survivre contrairement à Doudini. C'était vraiment une réflexion de quelqu'un de l'extérieur.

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Miyamoto Teruyo
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Lun 11 Nov 2019 - 6:39


« De la soupe ? »

La remarque de Masami provoqua en moi une explosion de rire, un rire franc à gorge déployé devant l’énormité des paroles de la jeune genin. À côté de moi, ma propre fille, me regardait d’un air étonné, ébahi, une nouille dans la bouche comme une paille trop molle qu’elle aspirait dans un bruit de succion bien distinct. Elle se mit à rire de bon cœur également, bien que je soupçonne qu’elle le fit, car ma situation la faisait rire plutôt que par rapport à la petite phrase de Masami.

« Goûte donc avant de parler de soupe ! » dis-je d’une voix douce et amusée.
« Regarde comment on fait. »

Avant qu’elle n’entame le repas, baguettes dans une main, cuillère dans l’autre, je lui montrais comment procéder pour bien manger les ramens. En premier, prendre un peu de bouillon. Deuxième point, prendre quelques nouilles avec les baguettes et en faire un petit nid dans la cuillère. Pour la troisième étape, prendre quelques éléments de garniture, de la viande, du poireau, du soja ou autre et les glisser dans le nid de nouilles. Et enfin, dernière étape, enfourner tout ça dans sa bouche.

Un véritable régal. Plaisir et satisfactions pouvaient se lire sur mon visage rougi par la chaleur du plat. Bien que mâchant, un sourire se dessiner sur mes lèvres donnant à mon visage arrondi un air guilleret. Doucement, je prenais une simple cuillerée de bouillon, soufflant doucement dessus pour en évacuer la chaleur qui me brûlerait la langue et avalais la gorgée de ce précieux nectar. À ce moment-là, tout mon corps se relâchait. Mes épaules retombaient, je me tassais un peu sur moi-même comme débarrassé d’un poids, d’un stress. Dans la foulée, j’invitais Masami à se lancer dans la dégustation de sa « soupe ». Attentif, je la regardais goûter pour la première fois ce petit bijou gastronomique.

C’était « super bon ». Du Masami tout craché. À sa remarque, je m’esclaffais une nouvelle fois de gaieté de cœur.

« Pourquoi je t’ai rien dit ? Si je t’avais dit que c’était super bon, est-ce que tu aurais autant apprécié la chose en la dégustant ? Et n’est-ce pas meilleur que de faire tes propres expériences ? Sans personne pour t’orienter d’une quelconque manière. De cette manière, tu es la seule à décréter que c’est bon nous non, et pas seulement parce que moi ou quelqu’un d’autre l’aurait dit. En tout cas, ravi d’apprendre que tu apprécies ce bol. »

À la voir engloutir son plat, je me demandais si elle avait entendu ne serait-ce qu’un bout de mes paroles. C’était encore mon côté paternel qui prenait le pas et bien que mon discours était sincère, surtout quand il s’agissait de nourriture, il était aussi empli d’un double sens. La jeune fille était assez intelligente pour lire entre les lignes, seulement le ferait-elle dans ce contexte ?

En revanche, si je m’attendais à toutes sortes de réactions de la part de ma partenaire, je devais avouer que je ne m’attendais pas à ce qu’elle rebondisse sur l’estime que je portais pour elle. Connaissant quelque peu le tempérament de la genin, j’étais étonné qu’elle en ait quelque chose à faire de savoir comment les gens quels qu’ils soient la voyait.

« Comment je t’estime ? Eh bien, pour être franc avec toi, je ne pensais pas que tu me poserais cette question. J’étais persuadé que tu n’en avais rien à faire de ce que pouvaient penser les gens de toi, que tout ceci te passait au-dessus de la tête. J’ai dû me tromper. »

Laissant ma phrase en suspens, je m’octroyais trois cuillerées pleines de « mini ramen » avant de reprendre le fil de la discussion, m’essuyant au passage la bouche pleine de bouillon de porc. Posant baguettes et cuillère à côté de mon bol à demi plein, je me demandais s'il serait encore chaud avant la fin de notre conversation.

« Comment je t’estime ? Si je devais te décrire en un seul mot, ça serait « battante ». Tu ne m’as jamais vraiment raconté ton passé ni tout ce que tu as vécu, mais par le peu que tu as mentionné au fil de nos différentes discussions, missions et autres, il est indéniable que tu as vécu l’enfer à Wasure. Et bien que l’on dise que l’enfer peut prendre divers aspects, je suis certain que le tien a été très sombre. Pour autant, tu es là aujourd’hui, à Iwa, mais aussi ici, avec Saya et moi à déguster ces ramens. Combien de personnes étaient à Wasure ? Combien ont-elles été brisées à jamais ? Et pourtant toi, tu es là, faisant montre d’une force de caractère hors norme. Et sans parler du fait que tu as simplement survécu à ce douloureux épisode de ta vie, tu as su rebondir, reconstruire quelque chose là où d’autres se seraient murés dans une bestialité ou une monstruosité ignoble. »

Reprenant quelques cuillerées encore chaude à mon grand soulagement, je poursuivais par la suite.

« C’est en ça que je t’estime, que j’admire ta force de caractère. Pour autant, dans ce contexte, c’est peut être puéril de ma part, ou trop paternaliste, mais j’estime que tu as le droit de découvrir d’autres choses, de voir que le monde n’est pas aussi pourri que ce que tu as vu et que ce que l’on cotoie lorsque l’on est amené à partir en mission. Il y a énormément de bonnes choses à découvrir, et ces ramens en font partie. »

Finissant mon bol tiédis, je regardais la demoiselle d’un regard doux et du coin de l’œil j’interpellai la mamie pour qu’elle nous amène deux nouvelles tournées de gyozas bien chauds.

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