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04. Face-à-face


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Lun 9 Sep 2019 - 18:49


« Sur les deux équipes qui auront pénétré le Palais du Shogun, l’une devra chercher le Shogun. Inutile de vous dire l’objectif d’une telle manœuvre : il faut le capturer… ou le tuer. »

***

Le plan avait donc été tout tracé par la Dame Volcan et avec l’aval des conviés lors de cette fameuse réunion sous l’œil avisé du Seigneur de la Terre. Non seulement Iwagakure no Satô allait lancer une offensive sur Tetsu no Kuni, mais ils allaient directement s’en prendre au Shogun assassin, Taira Fugaku.

Pour ce faire, les troupes Iwajines avaient été divisées en deux groupes. Le premier servait de diversion prévisible, puisqu’il était allé vers les gardes frontaliers de Tetsu no Kuni afin d’être sûr d’être repéré. Quant à la présence de Nagamasa Hisa – la seconde héritière du Shogunat du Fer – elle servait à s’assurer que le Shogun enverrait des hommes en masse, créant une ouverture pour le second groupe qui lancerait presque en même temps l’assaut sur le palais.

Les objectifs étaient clairs : capturer ou éliminer le Shogun et mettre la main sur la petite-fille de son prédécesseur, devenue héritière du Fer.

Vous faites partie du groupe qui lance l’assaut sur le Palais du Shogun. Même si vos comparses s’occupant de la diversion à la frontière vous permettent d’éviter de faire face à une armée, c’est bien sur vous que tout repose : vous devez trouver le Shogun et sa petite-fille.

La première équipe a retenu ceux qui gardaient l’entrée, vous avez donc pu pénétrer dans le palais. Il faut désormais vous diriger vers la grande salle et trouver le Shogun pour venger les vôtres…


Voici les règles et indications à suivre :
  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Vous pourrez demander un délai de 12h durant tout l'Intrigue.

  • En cas de non-respect des délais, votre tour sera sauté une première fois. Si cela se reproduit durant l'événement, vous serez exclu et subirez une pénalité d'XP.

  • Seules les techniques validées avant votre deuxième RP dans ce groupe pourront être utilisées durant l'Intrigue.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Ce groupe se déroule à l'intérieur, dans la grande salle du Palais du Shogun alors que le soleil s'est levé. Vous devez trouver le Shogun et le vaincre.

  • Ce groupe est très fortement lié aux groupes 03 et 05 puisque ces derniers se déroulent également au palais.

Ordre de post :
  • Hyûga Toph

  • Iijima Rika

  • Oterashi Yanosa

  • ???

Bon RP à toutes et à tous !
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Mar 10 Sep 2019 - 22:37
Aujourd'hui marquait un triste anniversaire.

Il y avait une année de cela, Yoshitsune-sama partit en vadrouille sans prévenir quiconque du village. Pas un message, pas une note. A vrai dire, le Sandaime n'était pas connu comme le shinobi le plus rigoureux de sa génération, et l'histoire oubliera ce qu'il apporta au village de son vivant. Sa droiture, par contre, n'était plus à prouver. Un messager l'avait averti que Tsuchi traversait une période trouble - et que son cousin Daiymo aurait besoin de lui. Sa cause était noble - son départ était justifié en un sens. Le Daimyo ne serait guère en difficulté avec un Tsuchikage à ses côtés, pas vrai ?

Il y avait une année de cela, Musashi et Hisa s'étaient eux-même rendu au pays de Tetsu en entendant parler de cette rebellion. Leur valeureux bras ne pouvaient laisser passer une telle infamnie sans réponse. Le Daimyo avait leur plein soutien, tout genins qu'ils étaient, et leur lame tranchèrent bien des opposants. Samourais dans le sang, tant l'un que l'autre, ils s'allièrent à Nagamasa Tenmei. Etsuko était dans les parages, chunin à l'époque, et elle garda un oeil bienveillant sur ces jeunes pousses.

Il y avait une année de cela, Tenzin, Gabushi, Toph et son cousin Hayate étaient partis à la recherche de ce Kage un peu fou, avec des envies de libertés. Une genin du nom de Sakuya s'était jointe à eux. Cinq genins - deux Hyûgas qui se détestaient cordialement, deux assimilateurs de l'élément futon, et une eisenin. Moyenne d'age de quinze ans, à tout casser, avec une seule adulte. Une équipe qui n'était pas à proprement parler formidable et qui, dans des circonstances autres, n'auraient jamais été autorisée à quitter le village. Toph ne connaissait rien du Bushido, à cette époque. Combinant leurs efforts et leurs talents respectifs, ils suivirent le Tsuchikage à une heure d'intervalle seulement.

Il y avait une année de cela, tous se retrouvèrent au Palais du shogun. Sakuya fut tuée d'emblée par le Rebelle - celui qui portait désormais le titre de Shogun. Pour quelle raison ? Toph... l'ignorait à vrai dire. Peut-etre simplement pour assouvoir sa puissance et son nouveau status. Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. Et si Taira Fugaku fut sans doute un samourai suivant le Bushido un jour, ce n'était certainement pas sous cet étendard qu'il tua la jeune eisenin de treize ans devant les yeux de tous ces shinobis, kunoichis et samouraïs. D'autant plus que cela n'avait pas été son premier meurtre de la soirée.

A ses pieds gisaient l'ancien Shogun et son cousin - Nagamasa Yoshitsune. Sandaime Tsuchikage, de son vivant, entra dans la mort par deux portes séparées à l'image de son cadavre purement et simplement sectionné en deux par un épéiste plus doué que lui-même. L'histoire ne retint peut-être pas que des kumojins étaient également présents, ce jour-là. Dans l'esprit de Toph tout disparut. Le palais, d'abord. Les gardes, ensuite. Ses propres alliés, enfin. Sa vision se focalisa sur ce meurtrier, et seulement sur lui. L'histoire ne retint pas non plus qu'elle lança un assaut avec Hisa, Musashi, Tenzin, Gabushi et même Netsuko (à contre-coeur). Qui échoua. Natsuko arriva à convaincre les iwajins d'arrêter leur assaut. Enfin, presque tous. Musashi suivit son Bushido jusqu'au bout, et périt dans un duel contre le nouveau shogun. Les iwajins rentrèrent les mains vides chez eux.

Mais leur tête et leur coeur étaient pleins de pensées et d'émotions. De la tristesse et, surtout, de la rage. La rage, mes amis, est le meilleur moteur. Si la foi peut escalader des montagnes, la rage peut les dynamiter. Toph commença son chemin du Bushido à ce moment-là, mû par le sacrifice de Musashi et l'envie de Justice.

Il y avait une année de cela.

Depuis, que de chemins parcourut. Toph, Hisa et Gabushi devinrent les Amazones en abattant la sorcière Mamushi. Tenzin fut promu Jonin en défendant Iwa et devint membre du Sazori. La Hyûga était également devenu Conseillière, et sa réputation dépassait le simple cadre du village. Bushi, elle l'était désormais. Son sabre parlait le Iaido, et ses actions rendaient échos aux Septs Vertus.

Réminescences inutiles. Tout ces souvenirs lui étaient remonté d'un coup. A ses côtés, le jeune Yanosa et une certaine Rika. Deux genins, mais pas des moindre. Le premier était un assimilateur doton, qui avait apportée de bien sombres nouvelle à la réunion avec le Daimyo et serait un excellent bouclier pour stopper tout sabre. Un ailier solide. La seconde était une manipulatrice shoton extrêmement douée, d'après son dossier, et plus orientée sur l'offensive. Leur spécialisation était plutôt tournée autour du corps-à-corps, mais contre le Shogun, cela serait probablement nécessaire. Toph était elle-même suffisamment polyvalente pour arrondir les angles de cette équipe.

Yanosa-san, Rika-san... Je vous fait confiance. Notre tâche ce soir est importante. Je m'occupe du repérage.

Toph aurait bien voulu qu'un de ses compagnons de l'époque viennent l'épauler. Mais Hisa et Gabushi faisaient diversion à la frontière. Et si elle avait croisé la route de Tenzin, ce dernier s'était jeté avec son équipe contre une personne non identifiée à l'entrée du Palais. Chaque pion comptait, et le rôle de Toph ce soir était celui de la Justice. Son rôle, et celui de Rika et de Yanosa, bien entendu.

Son groupe à elle avait une tâche particulièrement importante. Ses yeux brillèrent de chakra bleuté. Son Byakugan était activé. Et déjà, elle cherchait les environs toute trace du funeste chakra de leur cible.

Maintenant, après un an, les iwajins revenaient récupérés leur du. Car nulle dette en ce monde ne resterait impayée, et Toph comptait personnellement récupérer les intérêts tandis qu'elle montait les marches vers la grande salle du trône.
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04. Face-à-face Toph1_1
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Mer 11 Sep 2019 - 17:38



Voyageant dans les terres des lames, nous filions à toute vitesse à travers les feuillages des arbres de Tetsu no Kuni, de branche en branche nous avancions vers un futur sanglant. Je ne savais pas vraiment comment je m'étais retrouvée parmi eux. D'illustres nom accompagnaient ce groupe, ainsi que de nombreux shinobis ayant déjà fait leurs preuves au sein du village. Mais j'étais bien là, en train de foncer vers un palais imprenable gardé par l'un des plus puissants clans du monde ninja. Les cloches de la guerre avaient résonné il y avait seulement quelques jours qu'une vaste opération était déjà en cours. La vengeance du passer du pays vibrait dans l'air du matin et malgré mon incompréhension de ma présence dans ce groupe, je comptais bien assouvir se désir que tous shinobis du pays de la terre avait dans son sang. Celui qui avait versé le sang de notre Kage allait aujourd'hui faire couler le sien et j'avais été sélectionnée parmi tant d'autre pour accomplir cette tâche. Accompagner de la légendaire « secrétaire » Toph et du très reconnu Tenzin, je n'avais pas doute quant à la réussite de cette épreuve.

Le palais de visu, le premier objectif de l'attaque avait clairement fonctionné. Hisa dont j'avais appris le passer que très nouvellement était clairement la cible à abattre pour le faux Shogun et nous avions pu passer le gros des forces ennemi sans problème grâce à elle pour jouer l'appât. À chaque seconde le bâtiment qui ressemblait plus à un fort grandissait devant nos yeux et l'heure du combat arrivait. C'était d'ailleurs à ce moment que Toph nous confirma l'importance de nos actes prochains, et sans un mot, je lui fis un signe de tête pour lui faire comprendre qu'étant malgré moi la nouvelle du village, je comptais prouver ma valeur et mon honneur au combat.

Le moment de la séparation était maintenant là, notre groupe se divisa en trois. Un pour l'entrer, un pour récupérer la petite fille du traitre et le nôtre… Et se fut une fois entrée dans le palais que j'activais ma technique de détection malgré le fait que Toph nous avait précisé qu'elle s'occupait du repérage. C'était une habitude de combat plutôt qu'un manque de confiance en ma camarade, j'appréciais savoir où se situaient mes adversaires tout simplement. Et un repérage de plus ne pouvait pas faire de mal à notre mission.

Entre ses froides pierres qui avaient vu et appris tant d'histoires, je me sentais survolter face à ma destinée. « C'est partie ma cochonne ! Que pleuvent mes poings dans les gueules » Me disais-je à moi-même… Et oui, je n'arrivais décidément pas à retirer ce tic de comportement de ma personnalité, malgré que ses mots traversaient mon esprit.


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04. Face-à-face Xg6f
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Jeu 12 Sep 2019 - 10:23
Tel un éboulement en pleine haute montagne, les événements s’étaient rapidement enchaînés, les uns après les autres, comme une force que rien n’aurait su arrêter, une marée inexorable, et dont la cible pouvait aisément se laisser deviner en étudiant sa trajectoire. Etana Borukan avait apporté à Iwa tous les éléments nécessaires sur la table, avait fourni toutes les raisons et tous les outils dont le village pouvait avoir besoin pour finalement faire tomber le couperet de sa justice sur l’usurpateur du Pays du Fer. Elle avait poussé le premier rocher, et c’était à présent un glissement de terrain gargantuesque qui se dirigeait droit vers la contrée des samourais. Pendant un long moment, au cours de la réunion qui s’était poursuivie, Yanosa avait du ronger son frein, écoutant attentivement les idées s’échanger sur les moyens exacts qui allaient être employés sur le terrain et la composition des groupes d’assaut qui allaient être envoyés. L’incertitude qui l’avait habité quant sa participation aux opérations avait fait bouillir en lui un magma toxique et bouillant, trop peu sûr de lui au milieu de cette instance autant politique qu’elle était militaire pour s’imposer où que ce soit.

Mais le soulagement, et l’excitation qui le suivit presque immédiatement, étaient finalement arrivés lorsqu’Etana elle-même, briefée sur ses compétences quelques jours plus tôt, lui avait intimé l’ordre de se joindre au groupe d’attaque qui serait chargé de débarrasser Tetsu de son usurpateur de Shogun, Taira Fugaku. Un ordre qu’il avait accueilli avec un enthousiasme débordant, et qu’il avait du contenir et réduire à son expression la plus simple : un hochement de tête vif et déterminé. Mais alors qu’il s’était attendu à partir au front en compagnie de ses coéquipières, la suite des événements le prirent quelques peu à contre-pied : c’était aux côtés de Toph Hyûga, la jeune prodige, ainsi que d’une certaine Rika Iijima qu’il allait se rendre en terre samourai. Et si le guerrier rouge se doutait que ce genre de décision était dûment pesée et mûrie afin d’aboutir à une efficacité maximale, l’idée de croiser le fer en compagnie de la jeune conseillère et Amazone, à la renommée particulièrement éloquente, avait de quoi exercer une pression toute particulière à l’arrière de son crâne.

Toph, ainsi que la jeune Hisa et bien d’autres shinobis, avaient un passif très fort avec les événements qui s’étaient déroulés à Tetsu, plus fort que lui-même n’en aurait jamais, et si il savait qu’il devait se montrer à la hauteur pour son village, il devrait également se surpasser pour que la Hyûga et ses camarades trouvent enfin la catharsis qu’ils recherchaient si ardemment. Se battre pour les autres. Ce n’était pas nécessairement un domaine où brillait l’Oterashi. Mais, songea-t-il tout au long de la longue traversée de Tsuchi et du Pays des Cascades qui les mèneraient tous à Tetsu, la promesse des combats à venir lui suffisait amplement pour trouver en lui toutes les ressources qu’il avait accumulé et raffiné pendant ces longues semaines. Iwa était en mouvement, et s’en allait adresser un coup de marteau mémorable à la face des usurpateurs : bientôt, les différents groupes d’assaut se séparèrent tout à fait pour rejoindre le théâtre d’opération qui leur avait été confié. L’avant-garde, chargée de fixer les défenses aux frontières pour permettre le passage du reste des troupes, remplit parfaitement son rôle, et les équipes dirigées vers le palais du Shogun ne rencontrèrent aucune résistance ni la moindre embûche.

Le même procédé, simple mais diablement efficace, fut ensuite appliqué aux alentours dudit palais, où une formation se détacha du groupe de tête pour prendre les devants et concentrer les défenseurs à l’écart. Vint enfin le moment de l’ultime scission : Toph, Rika et Yanosa firent irruption dans le hall d’entrée du palais, se laissant remarquer ostensiblement afin de laisser plus de marge de manœuvre à leurs camarades chargés de récupérer la petite fille de l’ancien Shogun. Nul doute que la grande porte fracassée derrière eux saurait attirer l’attention, mais ce n’était pas n’importe quelle attention que le trio voulait à présent capter. Car leur trois pairs d’yeux étaient à présent remplies d’une lueur meurtrière et vengeresse, une aura assassine tenue en laisse par la discipline et la concentration émanant de leurs corps échauffés et affûtés. Le calme tranchant de Toph… la concentration de Rika… Et la colère de Yanosa. Ses appuis fermement ancrés au sol, il se dégagea de ses pieds un tremblement sourd, une onde sismique trop faible pour provoquer le moindre dommage mais suffisamment forte pour ébranler les éléments de décoration les plus fragiles, et sans doute les plus coûteux, éparpillés aux quatre coins du hall.

« Rappelle-moi pourquoi on enterre pas ce palais tout entier dans le coeur de la montagne… ? Fit-il à Toph, tâchant de camoufler sa hargne qui grimpait en flèche. Ah. Oui. Hisa doit emménager ici… Bien, dans ce cas... »
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Ven 13 Sep 2019 - 17:48
Calme.

Les assauts avaient commencé. On entendait déjà les prémices d’un affrontement qui marqueraient à jamais l’histoire de Tetsu no kuni. Le sang allait couler en cette chaude journée d’été, et une lune rouge ferait sûrement son apparition dès que les derniers rayons de l’astre solaire auront disparu. Mais avant cela, Iwajins comme protecteurs du Daimyo avaient leur mission… Leurs ordres étaient clairs.

Tandis que les Iwajins avaient déjà réussi à se frayer un chemin jusqu’au palais, il n’avait pas bougé d’un pouce. Installé dans une position propice à la méditation, il ne ressentait rien d’autre qu’une plénitude absolue. Bien sûr, la situation se gâterait sûrement dans les prochaines minutes… Mais il était prêt. Cela faisait un moment qu’il savait que ce jour arriverait, il n’y avait donc aucune surprise de lisible sur les traits de l’homme.

Cependant, pour l’occasion, il s’était préparé. Soignant sa coiffure afin d’éliminer toute trace de gêne potentielle, ses cheveux noirs étaient fermement attachés en une natte dans son dos. Elle retombait sur son kimono de couleur noire, classique mais parfaitement adapté à l’homme. Le tissu était aussi léger qu’une plume et épousait parfaitement ses mouvements lorsqu’il s’entraînait au sabre. En parlant de sabre, il était accroché à sa ceinture.

Rangée dans son fourreau, une lame d’une pureté incroyable attendait aussi impatiemment que son manieur le dénouement de cet affrontement. Le sang jaillirait en ce jour décisif. Plus affûtée que jamais, plus résistante qu’aucune autre lame, elle était son compagnon de toujours… Son amie qui ne l’avait jamais trahi. Et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle commencerait.

-
Ils étaient là.

Relevant les yeux, l’homme put alors jauger ceux qui seraient ses adversaires aujourd’hui. Trois individus venaient de pénétrer dans la grande salle du Palais. Les tenant dans son champ visuel, notre homme reconnut immédiatement la plus jeune du groupe. Malgré le fait qu’il ne montra rien, il se délecta intérieurement d’avoir une telle adversaire en ce jour si important. Elle était accompagnée de deux autres shinobis, plus âgés. Tous semblaient motivés et gonflés à bloc… à leur façon.

Lors de leur entrée dans la grande salle du palais, ils purent alors apercevoir un endroit décoré de la façon la plus simple possible. Peu de bibelots, presque aucun tableau… Seule un siège légèrement surélevé se tenait au fond de la salle. Bien que minimaliste, cette salle était extrêmement belle. Un alliage argenté recouvrait les murs, le plafond ainsi que le sol, donnant au lieu une impression surréaliste. Vous étiez bien au pays du Fer, à n’en pas douter ! De nombreuses colonnes de métal soutenaient l’édifice. Elles venaient apporter de la profondeur à la pièce et semblaient extrêmement solides. Pour seule décoration, un énorme tapis brodé avec les tissus les plus coûteux se trouvait entre vous et le quidam.

- Ainsi donc, vous serez mes adversaires en cette journée sanglante. Sachez que je suis honoré de me retrouver face à un adversaire tel que vous… Hyûga Toph.
En prononçant ces quelques mots, l’homme se releva alors lentement et se tint alors droit comme un i. Il vous fut alors facile de remarquer que vous ne faisiez pas face au Shogun… Mais bien à un autre homme… Vous faisiez alors face à Fuusho, l’un des proches les puissants du Shogun…

Fuusho ne montrait aucun signe d’agressivité, aucune pulsion meurtrière. Si quelqu’un sondait son rythme cardiaque, il n’y trouverait que calme et tranquillité. Pourtant, il s’apprêtait à faire face à trois individus envoyés par Iwagakure no Sato… Trois shinobis valeureux qui n’auraient de cesse de combattre que quand ils auraient atteint leurs objectifs.

Etait-il sûr de ses capacités à ce point ? N’avait-il aucune crainte de mourir ? Ou était-ce simplement la présence chakratique à ses côtés qui le rassurait ?


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Sam 14 Sep 2019 - 16:32
Heu Riku, a qui exactement vous vous adressez ?

La genin semblait assez vulgaire, surtout si elle avait traitée la Conseillière et pseudo-kage du village de cochonne. Bon, en vrai, elle était plus une secrétaire glorifiée et absente de tout adversaire politiquement capable de s'opposer à elle. Quand à Yanosa, il semblait brûler d'un feu ardent. Un feu dangereux.

Un feu que Toph tenterait d'un peu calmer, de risque d'y voir s'y nourrir un incendie.

Parce qu'il faut une justice, Yanosa-san, et une discipline. En dehors de tout utilitarisme primaire... Si je détruis ce palais, combien de serviteurs innocents seraient ensevelis ? Une vengeance aveugle n'amplifie que la chaine de violence. Mais vengeance, il y aura, sois-en certain.

Ils entrèrent dans cette salle - structurellement de pierre mais recouverte de partout d'un alliage de métaux inconnus. Et elle vit un homme, vêtu de noir et portant le sabre.

Elle ne reconnaissait pas ces Tenketsus. C'était un étranger en kimono noir en face d'elle. Puis, quand il se retourna, elle reconnu la description physique d'un proche du Shogun. Un de ses lieutenants directs, en quelques sortes. Il avait une certaine renommée, bien qu'il fut le premier à reconnaitre la Hyûga et se dit honoré de l'affronter. Son calme, sa sérénité, et son sabre à ses côtés laissait présager un samourai en bonne et due forme. Toph jeta un coup d'oeil pour voir s'il avait d'autres armes. Un seul sabre n'était pas courant, le daisho était plus souvent porté par ceux qui suivaient la Voie.

La petite fille samourai commença donc par saluer l'étranger. Car la courtoisie en tout temps et à tout instant faisait partie des valeurs du Bushido.

Fuusho-san, je crois. Un proche du shogun ? Je suis enchantée de faire votre connaissance, et je suis honorée de l'estime que vous me portez. Je n'ai point de rancune envers vous, ceci dit. Uniquement envers votre suzerain. Je suppose que vous n'accepterez pas simplement de vous rendre ? Aucun mal ne vous sera fait.

Ce n'était pas l'objectif de Toph de tuer cet adversaire. Au besoin, le capturer serait suffisant. La question néanmoins qu'elle se posait était la suivante. Mais où était donc le véritable shogun ? Question subsidiaire - qui avait transmis les informations sur l'invasion de Tetsu ? Car véritablement, l'ennemi était au courant. Le plus probable était quelqu'un de présent lors de la réunion, mais qui ne participait pas à l'invasion en tant que tel. Masato ? Difficile à croire. Restaient Etana et Tenmei - personnes en qui Toph avait modérément moins confiance. Cette réflexion serait pour un autre jour.

Car aujourd'hui, ce matin, Toph composa des mudras et plaqua sa main au sol avant de faire apparaitre en-dessous d'elle un ours polaire de trois mètres de haut. Elle lui dit.

Combat. Support distance - opportuniste.

Se faisant, Toph annonçait à son invocation qu'il s'agissait d'une situation réelle, de son rôle et d'une stratégie à appliquer s'il en voyait l'opportunité. C'était son modus operanti classique avec kuchyiose. L'Ursidé au blanc pelage acquiesça, avant de composer des mudras et de cracher un jet d'eau sous haute pression en direction du samourai. Si la Conseillière ne maitrisait pas encore énormément le suiton, son invocation était parfaitement à l'aise avec. De l'eau qui coula au sol ou qui aspergea les colonnes.

Toph fit ensuite un signe à chacun de ses alliés. Elle fit signe à Yanosa d'aller par la droite, et à Rika d'aller par la gauche. A ce stade, la princesse Hyûga n'avait aucune connaissance d'une seconde présence à côté de sa cible, et avec son Byakugan, était même plus confiante que sa cible était seule. En effet, il fallait se camoufler visuellement mais également camoufler ses tenketsus pour se soustraire au Byakugan.

Toph s'avança devant l'ours - petite fille devant un ours polaire - et composa elle-même des mudras avant de cracher de la boue sur son avant-bras gauche qui durcit et devint une pierre très solide sous forme d'un écu très solide. Une protection, pour le grabuge à venir. Une protection nécessaire quand on comptait croiser le fer avec un épéiste de talent.

L'ours composa de nouveau des mudras, et cracha un second jet d'eau sous pression sur la cible, avec plusieurs flaques d'eaux dans la pièce désormais. Des flaques d'eau qui pourraient révéler une présence - mais c'était de l'ordre de la coïncidence et non de la planification de la part de la Chunin. Son invocation ne pouvait pas attaquer à distance d'une autre manière, en fait. Et si la Hyûga testait toujours ses adversaires à distance avant de foncer la tête baissée contre eux, l'alliage au sol rendait difficile l'utilisation de doton. Il lui faudrait ruser.

Cela tombait bien, elle avait plus d'un tour dans son sac.
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Lun 16 Sep 2019 - 0:48



Une aura particulière stagnait dans la salle du trône où nous venions d’arriver. Un calme sans bruit s’était installé bien que nous pouvions sentir la force jaillir des deux groupes d’opposant. Deux volontés allaient s’affronter en ce jour, le Fer et son bushido, ainsi que la Roche et sa résolution indéfectible. Seul l’avenir pouvait nous dire ce qui allait se dérouler dans cette pièce se rapprochant à un sarcophage d’argent.

Un homme se présentait face à nous, malgré la présence de deux chakras différents dans la pièce. Profitant de la discution qu'avait entamé Toph et cette adversaire, je regardais avec vigilance la zone où j'avais sentie cette deuxième présence. C'était d'ailleurs une chose que je ne comprenais pas avant une bataille. Venant de loin, jamais je n'aurais pris le temps de discuter avec mon ennemi, c'était plutôt l'inverse là où j'étais. On frappait en premier et on posait les questions après. Au final, la simplicité du lieu m'aidait dans la tâche de recherche qui se concluait par l'échec de trouver le deuxième individu. Malheureusement pour cet homme dissimulé, je ne comptais pas arrêter mon investigation et pour cela j'avais déjà une solution. Bien qu'on pouvait me qualifier de grosse bourrine, je n'avais pas réussi à prendre le contrôle des gangs de toute une région d'Iwa seulement avec mes poings. Mes tactiques de combats et de guérillas avaient fait leurs preuves et mon talent pour l'art de la guerre était maintenant dans les mains du village shinobi.

Ce n'était que quelques secondes après le début de son discours que Toph invoqua son ours de guerre. La taille de celui-ci n'était pas des plus méprisables, haut de ses trois mètres, l'animal à la fourrure blanche et à l'armure de fer imposait son charisme dans cette immense salle. On pouvait entendre les ordres donnés par la jeune conseillère à sa bête et ça n'annonçait rien de bon pour nos adversaires. Cela allait également m'aider dans mon choix d'approche du combat qui débutait à l'instant.

Dans un champ d'argent, l'Ursus composa sa première attaque et sous ses mudras, un jet d'eau sous haute pression partait frapper la cible visible, alors que Toph nous indiqua les directions à prendre. Je profitais de cet échange de regard entre nous trois pour indiquer la présence des deux chakras grâce à trois signes de la main. Le premier était le nombre deux, suivi par celui indiquant le mot cible pour finir sur un geste circulaire du doigt désignant le lieu. Avec ses symboles militaires, j'avais la certitude que Yano et la jeune fille comprenaient clairement le message que je voulais passer sans avoir à parler à haute voix. Et c'était une fois l'information transmise que je m'étais à courir à la gauche de la pièce. Cet ordre allait d'ailleurs m'aider dans ma première tâche…

Ayant pour but de traverser la longue salle, je profitais des piliers de métal comme potentiel protection à l'attaque pouvant m'atteindre. Une fois estimée la distance minimale pour ma stratégie atteinte, je me concentrais une nouvelle fois pour repérer le deuxième chakra qui se camouflait dans la pièce. « Et de deux, plus qu'un ! » Pensais-je en silence dans mon esprit. Courant frénétiquement, à gauche de la salle, j'observais un deuxième jet d'eau à travers les colonnes qui défilaient sous mon regard. Yano se trouvait également dans mes champs de vision à travers tous les soutiens de la salle. Le voir était un avantage pour notre équipe, j'allais pouvoir lui indiquer dans quelques instants l'endroit précis du deuxième chakra… « Maintenant ! » Une nouvelle fois, j'activais ma technique de détection pour avoir mon troisième Ping et ainsi avoir une triangulation parfaite de cette localisation.

A travers les colonnes, j'indiquais une nouvelle fois grâce à des signes l'endroit précis d'où je sentais le chakra, à l'aide des coordonnés spéciales. Nord, Est, Ouest, Sud et un nombre de pas … C'était une méthode basique, mais reconnu mondialement. Yano allait pouvoir maintenant attaquer directement cette personne cachée dans l'ombre et cela sans que notre adversaire visible ne puisse sans rendre compte. C'était ce que j'espérais en tout cas, mais la feinte d'une attaque sur lui, les nombreux piliers dans la salle et les deux salves de jets d'eaux étaient autant de facteurs perturbants en notre faveur.

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Mar 17 Sep 2019 - 0:15
Sans relever, Yanosa entendit et comprit les raisons soulevées par Toph. Il n’avait évidemment jamais été question de raser le palais : l’impact visuel et symbolique aurait eu beau être très fort, ce n’était pas le genre de méthode qui garantissait le résultat qu’ils étaient tous venus rechercher ici. Ce n’était pas non plus celle qui octroyait le plus de plaisir et de soulagement cathartique aux combattants tels que lui, ou que la jeune Hyûga pour ce qu’il pouvait en juger. Sans plus attendre, le trio s’était donc enfoncé dans le coeur du palais pour atteindre la grand salle, qui par sa taille et son revêtement entièrement métallisé donnait l’impression de rentrer dans une autre dimension. Une dimension… où les capacités de l’Oterashi allaient se trouver foutrement limitées, songea celui-ci en fronçant les sourcils. Fort heureusement pour lui, se dit-il dans la foulée, et malheureusement pour le quidam qui les attendait sereinement à l’autre bout de la pièce, limiter un potentiel tel que celui qu’il avait acquis et développé au cours des dernières semaines s’avérait être une tâche particulièrement ardue…

Sans perdre un ersatz de confiance et de concentration, le guerrier rouge commença donc lentement à se déporter sur la droite, droit comme un i, mûrissant chaque pas avec une mesure et un doigté particulier. Fuusho. Ainsi, ce n’était pas le Shogun qui leur faisait face, mais un « simple » samourai d’élite. En silence, détaillant la salle sobrement mais richement décoré, Yanosa l’écouta échanger quelques politesses d’usage avec Toph, une autre adepte du Bushido. Bien loin d’embrasser tous ses principes, le Tellurique en respectait malgré tout la rigueur et la visée, toujours dans l’honneur et le perfectionnement de soi. Ce qui n’allait pas l’empêcher, à la moindre occasion, de fracasser la tête de cet adversaire contre cet alliage poli et réfléchissant qui constituait l’apparat de cet endroit. Et Yanosa fut ravi de constater que Toph partageait vraisemblablement son objectif lorsque, à ses côtés, apparut un ours blanc particulièrement impressionnant au devant duquel elle s’était rapidement avancée. Un allié de poids en plus dans la balance, c’était peu de le dire, et si l’Oterashi savait pertinemment qu’il ne fallait jamais sous-estimer un ennemi, les chances pour cet honorable samourai de s’en sortir s’amenuisaient à vue d’oeil de seconde en seconde. Un premier jet d’eau sous haute pression jaillit de la gueule de l’ursidé, bientôt suivi d’un second, tandis que amorçant sa manœuvre de contournement, Rika communiqua une information capitale à ses deux coéquipiers via quelques signes de la main.

Deux cibles, ici ? Cela fit rapidement sens dans l’esprit de Yanosa, qui avait également entamé sa manœuvre à une vitesse moins important que Rika, trottinant à peine en jetant un regard suspicieux au large tapis qui ornait le sol métallique. En effet, tout samourai qu’il était, ce Fuusho avait davantage de raisons d’être confiant si il savait qu’il bénéficiait d’un appui camouflé, et le fait même qu’il soit ici, en lieu et place du Shogun, laissait planer la senteur d’une duperie savamment calculée de la part des usurpateurs. Lui qui aurait rêvé de pouvoir se jeter à corps perdu dans un affrontement brutal et passionné, le voilà qui devait faire primer la raison et la réflexion avant tout. Un mal qui n’en était pas vraiment un. Son regard oscillant entre le second jet d’eau puissant lancé par l’ours contre Fuusho et Rika, qui remettait le couvert avec son langage signé, le guerrier rouge comprit qu’elle lui montrait là approximativement l’endroit où elle avait cru détecter cet autre chakra. Sans rien voir, difficile pour Yanosa de se lancer à corps perdu dans une technique coûteuse en énergie et qui pourrait causer plus de mal que de bien, mais laisser les indications de la kunoichi lettre morte n’était pas non plus une option.

Freinant d’un seul coup sa petite course en se baissant significativement via une flexion des genoux, le guerrier au crâne tatoué fit un geste vif de la main vers l’emplacement situé par les indications de Rika, projetant dans le mouvement deux projectiles rocheux pointus en léger décalage qui jaillirent de ses phalanges. Puis, de son autre main, il attrapa fermement le tapis, large et richement décoré, et tira dessus aussi fort qu’il le put pour le projeter sur le côté, vers les colonnes d’alliage. Si la masse de l’objet pouvait éventuellement le surprendre et l’empêcher de dégager tout à fait la tapisserie, au moins aurait-il à présent une bonne idée de ce qui se trouvait, ou pas, en dessous...



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