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Ils l'ont fait vôtre [Capitaines du Teikoku]

Taizen Jiguro
Taizen Jiguro

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Lun 9 Sep 2019 - 18:57
La petite silhouette avançait d'un pas hâtif à travers les couloirs du palais. Frêle et voutée, elle dépassa un cortège de domestiques et serviteurs tout aussi pressé qu'elle, un agrégat de valets, discrets et invisibles, voués au service et plongés dans la perfection de leur art fait d'obéissance. Tels des ouvriers œuvrant au travail d'un architecte intouchable et immortel, ils représentaient l'essence même de cet empire sans en avoir conscience.

La silhouette bifurqua dans un couloir plus étroit que les autres, construit de pierres austères, sans dorure ni richesse. Un endroit où vous ne vous rendiez pas par hasard. Il poussa la lourde porte de bois, s'inclina une première fois, respectueusement puis referma la porte derrière lui. Bloquant au monde extérieur les mystères et secrets détenus en ce lieu aux apparences ordinaires.

-"Monsieur, il est l'heure."

-"Hum." Mains dans le dos et face à une carte géante des contrées connues, son regard hermétique pendu à un songe, Jiguro resta accroché encore un court instant à cette idée d'un monde unifié, comme en suspens sur une question épineuse et incertaine, celle lui demandant si le but seul justifiait tous les moyens. Son esprit ballotait ainsi au-dessus d'un enfer bien personnel, car il n'était fait ni de flammes ni de souffrances éternelles, non, il brûlait au contraire d'une frayeur bien plus délétère, celle de l'oubli.

Si vous vous approchiez suffisamment de lui et de l'immense carte peinte à même le mur, vous pouviez distinguer deux petits points discrets, deux objectifs qu'il s'était fixé suite à son dernier entretien avec l'Empereur. Deux points pour tracer la droite d'une expansion tant promise que voulue. Alors la question revint tel un écho. Le but seul suffisait-il à employer tous les moyens ? Et avec elle en émergea une seconde, une question qui tapissait le fond de sa pensée, plus discrète encore, plus sournoise. Une énigme qui lui titillait l'égo et révélait comme pour tant d'autres ce qu'il cherchait depuis si longtemps. Car si le destin vous laissait deux choix face à l'investiture de l'Empereur, préféreriez-vous n'en être que l'anecdote gênante ou compter parmi ses fidèles des premiers jours ?

Ce genre de choix en était-il vraiment un ?

Ses mains se délièrent et rabattirent les pans de son long manteau. Jiguro quitta sa carte, son bureau et ses livres pour rejoindre le serviteur venu le chercher. Il traversa une partie du palais, remontant les pas de son fidèle à la silhouette étriquée, et se présenta aux portes de son avenir aussi préparé que pouvait l'être un homme de sa trempe. Habits propres et ordonnés, coiffé d'un tissu clair -pour l'occasion- monté d'une broche en fer qui maintenait en un chignon parfait sa longue chevelure. Tout était à la place qu'il devait occuper... et devait y rester coûte que coûte. L'Ordre seul pouvait unifier les peuples et les protéger de leurs pires démons.

Taizen Jiguro, ancien membre éminent de la garde des précédents Daimyo depuis deux décennies, prêta ainsi allégeance à l'Empereur Yamanaka Rei et devint à l'aube de sa quarante-et-unième année le Capitaine de l'Unité Impériale. Des femmes et des hommes qui la composeraient, Jiguro ne leur demanderait qu'une unique chose : celle d'embrasser l'unité et sa mission, de s'y abandonner corps et âme pour que rayonne à travers eux l'essence de toutes les Nations réunifiées.

En tous lieux ils seraient l'ombre et la lumière. En toutes circonstances ils seraient l'élite.

Car à jamais, ils seraient l'Empire.
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Sendai Shizuku
Sendai Shizuku

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Mar 10 Sep 2019 - 20:47
La voilà, la fameuse journée.

Ça faisait un p’tit moment que je m’y étais préparée. Je m’y étais pas attendue à celle là, et il fallait dire que j’avais demandé à tonton Rei qu’il me répète plusieurs fois ce qu’il venait de me dire. Ouais, je l’appelle tonton. Car Daiki était comme un père pour moi, et vu qu’en fait c’était Rei… Bah c’est tonton. J’peux pas avoir deux papas. Enfin si, je peux… Mais bon, à l’époque du Yuukan j’suis pas sûre que ça soit encore trop démocratisé tout ça !

Bref, encore une fois, je m’égare. Franchement, je sais plus où j’ai la tête depuis ce matin. J’suis complètement à côté de mes pompes, il faut que je me ressaisisse ! C’est donc pourquoi je m’installe sous la douche, avant de laisser les milliers de petites gouttes s’imprégner de mon corps.

- KYAAAAAAH !!!!
Bah ouais, fallait bien s’en douter, j’suis vraiment complètement à la ramasse aujourd’hui… C’est donc trempée de la tête aux pieds, que je me mets à enlever mes habits. Foutue journée. Pour me défouler, je fous un gros coup de pied dans le petit meuble où je range mes crèmes pour le visage. Il n’y résista pas. Avec une moue partagée entre la satisfaction de m’être défoulée et la vue de mes affaires étalées sur le sol, je quitte donc cette pièce pour me préparer.

Un petit coup d’oeil à la pendule murale me fait penser que j’suis pas vraiment à l’heure… Il est temps que je m’habille. Je prends vraiment le premier truc qui me vient sous la main, un pantalon un peu trop court qui laisse apparaître mes chevilles, puis j’enfile mon pull bleu ! Pas le temps de me maquiller, je prends juste mes lunettes et hop, me voilà déjà dehors en train de courir pour arriver à l’heure… Plus que 3 minutes.

Dans la rue, je me faufile comme j’avais l’habitude de le faire lorsque j’étais enfant. Et là, alors que j’étais complètement fascinée par un poulet qui était en train de rôtir à la broche, un objet lourd me rentre dedans ! Je me retrouve alors sur les fesses en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire…

- Alors toi mon pote j’vais te faire ta fête !!
Lui dis-je alors que je me remettais sur mes deux petits petons… J’avais vraiment l’air furax, et la cause de ma chute allait se faire défoncer, ça je vous le dis ! Et tandis que je concentrais déjà du chakra pour lui mettre une raclée, je m’aperçois qu’en fait… J’étais rentrée dans un poteau. La honte !

Mais c’était pas le pire, car y’avait plein de villageois qui me regardaient en rigolant, apparemment je les avais bien diverti. J’avais vraiment envie de leur mettre une bonne flanquée, mais bon, j’avais pas le temps. Tonton Rei serait pas content si j’arrivais en retard, il fallait que je fasse vite. Il ne me fallut pas longtemps pour rejoindre le palais. J’ai passé l’accueil ultra rapidement que j’ai même pas eu le temps de dire bonjour et pouf, me voilà devant les grandes portes !

À bout de souffle, je plaque presque soigneusement mes cheveux encore mouillés derrière mes oreilles. En passant la main dedans, je sens des petits cailloux… J’ai du les attraper lors de ma chute. Bon, tant pis pour le look, il fallait que j’y aille ! C’est alors que j’actionnais les portes pour les ouvrir qu’une drôle de sensation s’empara de moi…

J’étais désormais Capitaine. Capitaine de la section de Recherche de la plus grande faction militaire du Yuukan. Et c’est alors qu’un sentiment de fierté mêlé à une certaine appréhension s’emparèrent de moi lorsque je pénétrais dans cette salle… Vers un avenir meilleur.
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Inuzuka Inuko
Inuzuka Inuko

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Mer 11 Sep 2019 - 22:17
La meute était une des choses les plus importantes à ses yeux. Pour protéger le groupe, pour veiller sur les siens, Inuko était prête à faire de nombreux sacrifices... En ce jour elle comptait n'en faire aucun mais pour le bien du clan Inuzuka, pour la prospérité de sa patrie, elle avait accepté de se joindre à l'Empire. Ce choix n'était en rien étonnant pour les personnes la connaissant, ses convictions étaient toutes aussi similaires et profondes que celles de son Empereur, Yamanaka Rei.

Inuko avait beau être âgée de seulement vingt-neuf ans qu'elle était déjà reconnue comme une guerrière parmi les siens ; Redoutable en combat, elle s'était rapidement fait un nom en apprenant aux côtés d'un des bourreaux de Kumo, surnommée « le Fidèle ». Bien que la fidélité était comme un trait de caractère inné chez les membres du clan, ce fut cet homme qui lui en apprit le sens. Solennellement, elle ne s'y était pas réellement engagée, mais... l’Empereur détenait déjà son authentique loyauté et fidélité.

Sa férocité n'était pas son seul domaine d'expertise, elle maniait aussi l'art qu'était la diplomatie. C'était quelque chose qui avait interpellé chez elle, sa capacité à résoudre des conflits sans même prendre les armes. Ceux la connaissant bien le savaient, elle préférait si possible, éviter les conflits directs et conclure des négociations sans faire couler le sang. Malheureusement et malgré sa ténacité, elle n'y parvenait pas toujours et dans ces cas-là, pas de quartier, pas de pitié...

« Inuko-sama, vous êtes prête ? »

De son balcon, elle observait non seulement la capitale, mais aussi l'horizon si lointain. Certes, elle éprouvait ce besoin de défendre ses terres mais son rôle à elle ne s'arrêtait à pas à ces frontières ; Créer un monde pacifique, où le sang ne coulerait pas inutilement, où les clans ne seraient pas décimés, un monde où l'orgueil n'influerait pas sur l'avenir d'un pays... Inuko rêvait de ce monde là et elle espérait propager ces ambitions dans le Yuukan tout entier...

« Oui, vous pouvez me laisser maintenant. »

Dit-elle d'un ton autoritaire, comme à son habitude.

Suite à ça, la future Capitaine mit son cache œil et partit en direction du lieu de cérémonie. Elle s'apprêtait à faire face à son destin. Bien qu'elle avait congédié ses homologues, elle ne marchait pas seule ; Telle une Inuzuka, elle était accompagnée d'un Ninken, celui avec qui elle avait connu tant de périples, celui qu'elle considérait tant.

La guerrière était fidèle à elle-même, elle n'avait pas troqué ses vêtements traditionnels pour des plus « appropriés ». Inuko comptait rester elle-même, peu importe sa fonction ou ses obligations.

Après avoir passé une grande porte, elle était dorénavant face à son destin. Cette prise de fonction était synonyme de nouvelle ère, Inuzuka Inuko était à présent la Capitaine de l'Unité Coloniale.
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Chôkoku Tomoe
Chôkoku TomoeEn ligne

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Jeu 12 Sep 2019 - 22:00
L’Empire du Feu installé en terres conquises. Les bruits, les mouvements, les changements, beaucoup de choses s’étaient passées en peu de temps. Certains su, certains connu, et d’autres encore dans l’ombre sans que personne –ou presque- ne s’en rendent compte. Malgré les chaleurs environnemental, l’atmosphère était froid, palpable. Du moins c’était ainsi que Tomoe les ressentait. Mais en vérité, qu’importait tout ceci, la Chôkoku n’était pas de ceux qui s’en souciait. Si le ciel devait du jour au lendemain lui tomber sur la tête, elle n’aurait qu’à trouver une solution de dernière minute. A quoi bon se préparer toujours au pire. Aujourd’hui était aujourd’hui, inutile de penser au lendemain !

Il en valut de même pour chacune des directives de l’Empereur. Souvent à en sourire, lorsqu’elle le voyait, elle ne pouvait s’empêcher de revoir ce masque d’or. Il avait eu beau le laisser tomber, se dévoilant tel qu’il était au reste du Teikoku, Tomoe, elle, ne voyait toujours que ça. Au même titre que le fin voile qui était finalement tombé à l’instant même où son frère l’avait rejointe au sein de l’armée du Feu. Il n’y avait plus de raison de penser au passé, elle se sentait plutôt bien sous cette bannière enflammée. Suivre ces braves, ces courageux, en tirer ce qu’elle désirait atteindre par tous les moyens. Ce n’était plus qu’une question de temps selon elle. Sans étonnement elle n’avait pas pour autant laisser faire. Elle avait été actrice de cette colonisation, de cette première expansion de l’Empire du Feu. L’originaire de Tsuchi s’était instaurée une place dans les rangs, et elle n’en était pas peu fière. Sans même se l'avouer, elle avait souhaité stabiliser les lieux. Ce n'était pas tant pour les Kumojins, non, mais pour ses "confrères et soeurs" du feu, bien qu'elle n'en démontrait pas tant d'estime. Après tout ce n'était pas en armée désorganisée et instable qu'il était possible d'avancer pour atteindre les objectifs visés, malgré les conflits encore existants, alors il lui eut fallu commencer par l'ordre du Teikoku et l'ensemble qui lui appartenait déjà.

L’Explosive dans cette pièce seule, songeait à ce bout de papier qu’elle tenait encore entre les mains. Une convocation. Par l’Empereur lui-même. Encore. Si cela avait eu d’abord pour effet de la faire grimacer à l’idée de s’y plier, elle finit par voir l’intérêt qu’elle pouvait y trouver. « Tu vois, Tomoe, tu es comme eux. » Se dit-elle dans la solitude la plus fermée. « Oh la ferme. » Se coupa-t-elle en guise de réponse. L’esprit perdu, la jeune femme n’avait pas tout à fait raison… Et tort à la fois. Réflexion folle, totalement prise dans un engrenage d’aliénation, jusqu’alors encore inconnu de tous si ce n’était son ami des sables. Même Rei n’en savait rien. La folie ravageuse. Du moins c’était ce qu’osait croire la brune au sourire à présent carnassier, fier.

. . .

Le papier légèrement froissé au creux de sa paume de main, elle savait pertinemment. Inutile et impossible était de refuser ce rendez-vous. Opportunité trop belle. La marche entreprenante et rapide, elle arrivait au lieu. Les quelques soldats sur son chemin n’avait vu qu’un regard droit mais particulier… Celui qui n’était pas si souvent affiché sur ce visage changeant. Le sourire annoncé mais subtile, une flamme brillait dans son regard. Probablement la même que celle qu’avait pu déceler le faux Araho Daiki la toute première fois. Car c’était maintenant en tant que Capitaine de l’Unité Territoriale que Tomoe passa le pas de la porte.

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Hokazuka Rie
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Ven 20 Sep 2019 - 12:01

Ô Capitaines ! Mes capitaines !


Chamboulement.


Ton pied s'amuse avec des restes rocailleux, déclenchant alors une légère avalanche de gravillons. Les débris se noient dans la poussière le long d'une petite pente, puis le tout s'éteint aussi promptement que discrètement. Pierre qui roule n'amasse pas mousse. Une tête qu'on coupe emporte avec elle son savoir, sa maîtrise. Si l'Empire avait définitivement besoin de ce renouveau, il faudrait aussi faire accepter ses multiples facettes. L'ancien Seigneur aurait encore ses fidèles, le nouveau aurait ses ennemis. Toutes les raisons étaient bonnes pour choisir un camp d'allié ou d'opposants, mais l'essentiel de votre travail serait désormais de prévenir plutôt que de guérir. Anticiper les remous des bas-fonds, les querelles rebelles, la fierté mal placée. Seuls des regards experts pouvaient sentir venir les plus internes des amertumes.

Un veuf abattu par sa solitude, l'orphelin qui pleure, la bête perdue, un quiproquo, l'honneur d'un clan. Tout pouvait justifier la venue d'une révolte au sein de l'Empire. Avorter les plans avant qu'ils maturent serait la principale des missions du nouveau régime.

Ta lettre de convocation était claire et sans ponctuation ; Ce n'était ni une question, ni un ordre. Tu serais l'une des tête grimpante dans cette hiérarchie réinterprétée. Une Régente. L'armée féodale avait été réorganisée, en fonction des effectifs restants, des nouveaux arrivants, happés par la grandeur de votre force de frappe. Des spécialités avaient étés mises à l'honneur, prônant les atouts de chacun et non plus l'uniformisation. Les plus méritants n'avaient plus à craindre de l'emprise royale ; ils auraient leur digne place.

Tu rentres en retardataire dans une pièce confinée ou les regards se jaugent et s'estiment déjà. Certains se connaissent, d'autres se découvrent. Des visages t'évoquent quelques souvenirs, recyclés du régime précédent, et d'autres rayonnent d'une aura nouvelle. Ton regard évite intentionnellement celui d'Inuko, mais ton odorat ne peut ignorer les effluves d'un passé commun. Ton cœur était mauvais, et battait son plein en souvenir d'un ninken qui n'était plus.

Reiketsu* avait sifflé à l'instant même ou tu commençais à te perdre dans une jalousie masquée. Première et dernière victime de tes relents de cœur, il toisait de ses yeux perçants la bête canine qui lui faisait de l'ombre malgré elle.

Un soupir, meilleure façon de faire évaporer les souvenirs.
Puis un léger sourire, meilleur salut pour complimenter tes nouveaux acolytes.
Le silence ; l'introduction parfaite pour le discours d'une silhouette vers qui les prunelles s'étaient désormais toutes tournées.

L'Empereur allait parler.

Spoiler:
 


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Rei
Rei

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Dim 22 Sep 2019 - 15:36
Au centre de la grande salle, il y avait un grand récipient en bois, vide. Autour de ce dernier, les cinq Capitaines d’un Empire flamboyant. Chacun d’entre disposaient de jutsus parmi les meilleurs de leurs arts respectifs. D’autant plus forts et respectables, leurs différences avaient autant de puissance que leur point commun : la loyauté au Teikoku et à celui qui le dirigeait. Et pourtant, même si ces Cinq-là étaient les piliers les plus robustes de l’Empire et craints par leurs ennemis, ils se turent tous lorsqu’Il entra. L’Empereur arrivait.

Recouvert d’une large capuche en tissu noir, Yamanaka Rei pouvait avoir surpris ses conviés. Mais cette mise en scène n’était que les prémices pour introduire le message le plus important d’aujourd’hui. Aussi, les mots du leader du Teikoku furent aussi brefs qu’intenses.

« J’aimerais que vous ouvriez un peu plus vos esprits… »

Ce n’était pas une demande habituelle, et pourtant les Capitaines n’avaient guère le choix. Comprenaient-ils qu’ainsi, ils se laissaient davantage vulnérables aux techniques si particulières de leur chef Yamanaka ? C’était, dans tous les cas, inutile de chercher à s’interposer face à celui qui avait été l’ancien élève de l’Homme au Chapeau : ses techniques spirituelles dépassaient presque l’entendement du code shinobi.

Ainsi, coopérant ou non, les cinq Gradés du Teikoku purent sentir leur chakra légèrement perturbé. Pourtant, ils ne pouvaient être gênés, au contraire : ils étaient de plus en plus apaisés. Et lorsqu’ils ouvrirent les yeux…

« Les voyez-vous ? »

… des silhouettes étaient apparues.

Il y eut d’abord la plus droite et digne, celle dont le vécu avait dépassé les crises du Pays du Feu. Son arrière-prédécesseur et celui qui avait affronté la guerre civile : Araho Masao.

Araho Masao:
 

En face de lui, son ennemi, le dévisageant presque mais sans pour autant aller jusqu’à le haïr, il avait le Hijin qui avait affronté et changé l’Histoire des shinobis à jamais. Celui qui avait dirigé le Soshikidan et qui avait su s’opposer aux villages cachés. Certains le considéraient comme le plus grand des criminels avant le retour de son maître, l’Homme au Chapeau. D’autres le considéraient comme le Héros qui avait posé les premières pierres vers la pacification du Pays du Feu : Nara Alderan.

Nara Alderan:
 

Opposé et sur l’autre coin derrière l’Empereur, la seule silhouette féminine parmi les quatre qui étaient apparues. Symbole effroyable des dérives des Kumojins et de tout le système shinobi, assassinée pour s’être opposée à ce que son pays soit piétiné par des institutions disposant des plus grands guerriers ou lieutenante terroriste du Soshikidan : elle avait toujours œuvré pour sa nation… et pour son frère. Yamanaka Ema se tenait là, le visage déterminé.

Yamanaka Ema:
 

Enfin, positionné au dernier coin de la grande pièce, il avait à la main le masque en or que Yamanaka Rei avait porté pour se faire passer pour lui pendant plusieurs mois. A jamais dernier des Daimyô de Hi no Kuni et peut-être celui au destin le plus tragique : mort des mains jointes des Kumojins et des Iwajins qui l’avaient placé à la tête du Feu dans l’espoir de le manipuler. Lui qui n’avait voulu que l’indépendance et la paix pour les siens. Lui qui avait tout eu d’un grand Seigneur et qui n’avait eu qu’une mort atroce. Araho Daiki était silencieux, débarrassé des cicatrices et brûlures horribles qu’il avait reçues avant de mourir.

Araho Daiki:
 

Et l’absence de blessures sur le corps du dernier Daimyô pouvaient confirmer ce que les cinq Capitaines pouvaient avoir pensé. Ces quatre illustres Hijins n’étaient pas revenus d’entre les morts. Mais de par leur amour pour leur nation, leur devoir et avec l’aide des capacités spirituelles de leur Empereur, ils avaient pu poser leurs yeux sur ces Héros.

En un instant, ces Quatre esprits furent chacun dotés d’une torche dont la flamme resplendissait. La voix de l’Empereur n’enlevait rien au spectacle.

« Ce que nous avons accompli en fondant cet Empire et en prenant Kumogakure no Satô, nous l’avons fait pour tous les Hijins et pour tous les peuples qui veulent être libres. Ces Héros d’autrefois ont eu cette flamme de la volonté et qu’importe la voie qu’ils eurent chacun choisie, jamais ils ne firent autre chose que de se battre pour la nation du Feu. »

Les quatre esprits se rapprochèrent, réduisant pas à pas la distance qui les séparaient du grand récipient de bois, sur la grande table qui était au milieu de la pièce.

« Et aujourd’hui, cette volonté du feu… »

Yamanaka Rei rompa sa technique. Les esprits disparurent. Mais au centre de la pièce, sur la grande table : un immense feu avait gagné le récipient en bois, qui ne s’embrasait pourtant pas, comme s’il s’agissait d’un feu à part.

« … ils l’ont fait vôtre. Capitaines de l’Empire du Feu, asseyez-vous. »
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Hokazuka Rie
Hokazuka RieEn ligne

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Lun 23 Sep 2019 - 19:05

Ils l'ont fait vôtre


Le manteau charbonneux fait honneur à la renommée de son hôte, ombrageant ses traits pour n'en laisser apparaître que les plus rudes. Une mâchoire fermée, sans sourire. La victoire sur Kumo était sans joie, presque mécanisée. Sa requête en fin frissonner plus d'un ; personne ici n'avait envie de se heurter aux capacités innées d'un Yamanaka qui excellait dans son art. Pas par crainte, mais par connaissance de cause; Il était capable de faire plier le genoux aux plus féroces des esprits sans avoir à lever un doigt. Il pouvait tourmenter les cœurs comme les apaiser. Il était ce genre d'homme qu'on ne regardait plus de la même façon; un Seigneur qui ne l'était pas par le sang. Un dirigeant impérial.

De nouveaux invités se joignent alors à votre tablée. Ils n'ont plus les traits irrités, plus de peine à cacher, plus de fougue à extérioriser. Apaisés par la seule chose qui éteint vraiment toutes les passions ; La mort.

Le premier à apparaître n'était autre que l'ancien Daïmyo, mais surtout le Monstre de toute une génération. Ton sang Inuzuka ne fit qu'un bond en apercevant son visage détendu. Il ne méritait même pas une telle sérénité. Sa mort avait était le début de la délivrance d'un peuple opprimé et désorganisé. Il avait fait massacrer ton clan tout entier; Drôle d'ironie de voir que 2 des 5 capitaines en étaient des rescapés. Ton cœur grondait à l'unisson avec celui d'Inuko, de son ninken, du tien qui vous regardait sûrement de l'autre côté du monde. Si ce fou n'avait pas été happé par les foudres du Yuukan, tu l'aurais probablement égorgé de tes mains.

Pour autant, ton visage reste de marbre; préférant se détourner vers d'autres réminiscences qui venaient bercer la salle dans une nostalgie muette. Un discours vient accompagner leur danse fantomatique ; Avant de rappeler à tous ce pour quoi vous étiez réunis aujourd'hui : Faire vivre la volonté du feu malgré les pertes humaines.

Une sensation qui n'avait même pas besoin d'être expliquée; car les prunelles brillaient toutes de cette étincelle mordorée, prête à vous consumer jusqu'à la fin, à dévorer les restes et le surplus de vos âmes, à s'enfuir et voler vers d'autres pour peu qu'ils en soient digne.
Une force interne; un cœur unique.

Tu t'assois sans mot audible; mais avec la passion d'un renouveau; l'espoir d'entendre de ce nouvel Empereur, une meilleure doctrine pour le bien commun.
 

 
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Rei
Rei

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Dim 29 Sep 2019 - 12:23
Et ils s’assirent. Yamanaka Rei, retirant alors sa capuche qui recouvrait presque entièrement son visage jusqu’alors, révéla ses pupilles qui reflétaient le grand feu au centre de la tablée. Il avait bien conscience que certains des esprits qu’il avait réveillés auprès de ses Capitaines avaient pu rappeler des souvenirs douloureux. Mais qu’importe les sources dont elle pouvait tirer son pouvoir et sa grandeur, la Volonté du Feu habitait chacune des personnalités présentes. Et c’était bien là tout ce qui importait.

De nature plutôt impatiente et surtout désireux de ne jamais se perdre en futilités ou inutilités, l’Empereur entra aussitôt dans le vif du sujet.

« Vous êtes les premiers Capitaines de l’Empire, mais il me semble judicieux de rappeler à chacun sa mission et de vous présenter les enjeux prioritaires de notre Empire. »

Ayant rappelé la victoire sur Kumogakure no Satô plus tôt, il sembla tout naturel au leader du Teikoku de parler des Nuages et des objectifs qui en étaient liés en premier. Son regard calciné se rapprocha de Chôkoku Tomoe – dont l’ascension au sein de Hi no Kuni avait été fulgurante – mais surtout et évidemment d’Hokazuka Rie. Ces deux femmes aux personnalités opposées en apparence, mais qui brûlaient de la même passion, l’une bien plus explosive que l’autre pourtant.

« La cité de Kumo a été prise, mais n’est pas encore totalement conquise. Il nous faudra plusieurs mois avant que le spectre d’une possible rébellion disparaisse et que le monde entier ne considère ce village comme un véritable Bastion du Feu. Ce n’est pas seulement parce que nous savons que leurs déserteurs viendront tenter de la libérer prochainement qu’il nous faut asseoir notre pouvoir sur les Nuages, c’est aussi parce que c’est toute notre crédibilité pour les prochains peuples que nous libérons qui est en jeu. »

Il pointa du doigt la Hokazuka.

« Hokazuka Rie sera la première Régente de Kumo et, ainsi, la Capitaine du Protectorat des Nuages. Votre autorité dans la cité Kumojine sera totale et votre objectif sera de la garder aux couleurs du Teikoku pour qu’elle devienne rapidement et dans la conscience collective comme l’un de ses poumons. »

Son index vira vers l’Explosive, Chôkoku Tomoe.

« Chôkoku Tomoe dirigera l’Unité Territoriale. Je veux que cette unité envoie une partie de ses soldats porter assistance au Protectorat de Kumo lorsque ce sera nécessaire. N’oublions pas que si nous voulons que Kaminari no Kuni devienne un territoire libre du Feu, nous devons déjà le considérer et agir comme tel. C’est de ce travail commun entre ces deux unités que le futur de Kumo se jouera. »

L’Empereur marqua une pause. Kumogakure no Satô était donc l’une des trois priorités du nouvel et puissant Empire du Feu. Son visage balafré en croix se tourna vers la Sendai.

« Sendai Shizuku mènera l’Unité de Recherche. La stabilité et le renforcement de notre capitale et de tout notre territoire sont une priorité absolue. Conjointement à l’Unité Territoriale, je compte sur ton unité pour protéger et prévenir les nôtres des dangers et jalousies extérieurs. Je veux que l’Empire soit protégé et armé. »

Le second objectif prioritaire révélé, il ne pouvait néanmoins avoir provoqué de grande surprise chez les Capitaines. Quel Empereur digne de ce nom oserait ne pas se soucier de la stabilité de sa capitale et de son pays ?

« Inuzuka Inuko sera à la tête de l’Unité Coloniale. Et c’est bien le troisième objectif de notre Empire et peut-être le plus symbolique. Kumogakure no Satô n’était que l’exemple premier de toute une philosophie animée par notre Volonté du Feu. Nous sommes un peuple libre, mais certains n’ont toujours pas pu l’être. Nous chercherons toujours à libérer ceux qui sont opprimés, que ce soit par les villages cachés ou les pouvoirs persécuteurs. »

Yamanaka Rei reprit aussitôt, disposant d’ores-et-déjà d’informations à faire connaître.

« Nous avons reçu des informations sur une menace qui pèserait sur le pouvoir à Ame no Kuni, et il semblerait aussi que Jôheki no Kuni soit en passe d’être le centre d’un événement international. L’Empire devra probablement être sur place de ces deux pays, et je compte sur l’Unité Coloniale pour envoyer des hommes là-bas. »

La main ouverte et tendue vers le dernier Capitaine pas encore présenté, il était venu le temps d’introduire la dernière unité.

« Avec Taizen Jiguro à sa tête, l’Unité Impériale sera l’Ombre de l’Empire. Elle sera affectée aux missions et tâches les plus ingrates et à tenir secrètes du Teikoku. De par sa conception et ses objectifs, elle pourra seconder les autres Unités. Dans tous les cas, je ne peux que vous encourager à vous entraider entre Capitaines pour fournir à tous les soldats les plus adéquats en fonction des missions que vous aurez à accomplir. Nous formons le même Empire, tous animés par la même Flamme de la Volonté : ne l’oubliez jamais. »

Il se reposa davantage sur le dossier de sa chaise, comme pour maquer la fin de son « discours ». L’heure était venue de laisser la parole à ceux qui souhaiteraient peut-être s’exprimer.

« Avez-vous des questions, Capitaines de l’Empire ? »

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Ils l'ont fait vôtre [Capitaines du Teikoku]

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