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Ô Capitaines ! Mes Capitaines !


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Lun 9 Sep 2019 - 13:57
La petite silhouette avançait d'un pas hâtif à travers les couloirs du palais. Frêle et voutée, elle dépassa un cortège de domestiques et serviteurs tout aussi pressé qu'elle, un agrégat de valets, discrets et invisibles, voués au service et plongés dans la perfection de leur art fait d'obéissance. Tels des ouvriers œuvrant au travail d'un architecte intouchable et immortel, ils représentaient l'essence même de cet empire sans en avoir conscience.

La silhouette bifurqua dans un couloir plus étroit que les autres, construit de pierres austères, sans dorure ni richesse. Un endroit où vous ne vous rendiez pas par hasard. Il poussa la lourde porte de bois, s'inclina une première fois, respectueusement puis referma la porte derrière lui. Bloquant au monde extérieur les mystères et secrets détenus en ce lieu aux apparences ordinaires.

-"Monsieur, il est l'heure."

-"Hum." Mains dans le dos et face à une carte géante des contrées connues, son regard hermétique pendu à un songe, Jiguro resta accroché encore un court instant à cette idée d'un monde unifié, comme en suspens sur une question épineuse et incertaine, celle lui demandant si le but seul justifiait tous les moyens. Son esprit ballotait ainsi au-dessus d'un enfer bien personnel, car il n'était fait ni de flammes ni de souffrances éternelles, non, il brûlait au contraire d'une frayeur bien plus délétère, celle de l'oubli.

Si vous vous approchiez suffisamment de lui et de l'immense carte peinte à même le mur, vous pouviez distinguer deux petits points discrets, deux objectifs qu'il s'était fixé suite à son dernier entretien avec l'Empereur. Deux points pour tracer la droite d'une expansion tant promise que voulue. Alors la question revint tel un écho. Le but seul suffisait-il à employer tous les moyens ? Et avec elle en émergea une seconde, une question qui tapissait le fond de sa pensée, plus discrète encore, plus sournoise. Une énigme qui lui titillait l'égo et révélait comme pour tant d'autres ce qu'il cherchait depuis si longtemps. Car si le destin vous laissait deux choix face à l'investiture de l'Empereur, préféreriez-vous n'en être que l'anecdote gênante ou compter parmi ses fidèles des premiers jours ?

Ce genre de choix en était-il vraiment un ?

Ses mains se délièrent et rabattirent les pans de son long manteau. Jiguro quitta sa carte, son bureau et ses livres pour rejoindre le serviteur venu le chercher. Il traversa une partie du palais, remontant les pas de son fidèle à la silhouette étriquée, et se présenta aux portes de son avenir aussi préparé que pouvait l'être un homme de sa trempe. Habits propres et ordonnés, coiffé d'un tissu clair -pour l'occasion- monté d'une broche en fer qui maintenait en un chignon parfait sa longue chevelure. Tout était à la place qu'il devait occuper... et devait y rester coûte que coûte. L'Ordre seul pouvait unifier les peuples et les protéger de leurs pires démons.

Taizen Jiguro, ancien membre éminent de la garde des précédents Daimyo depuis deux décennies, prêta ainsi allégeance à l'Empereur Yamanaka Rei et devint à l'aube de sa quarante-et-unième année le Capitaine de l'Unité Impériale. Des femmes et des hommes qui la composeraient, Jiguro ne leur demanderait qu'une unique chose : celle d'embrasser l'unité et sa mission, de s'y abandonner corps et âme pour que rayonne à travers eux l'essence de toutes les Nations réunifiées.

En tous lieux ils seraient l'ombre et la lumière. En toutes circonstances ils seraient l'élite.

Car à jamais, ils seraient l'Empire.
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Mar 10 Sep 2019 - 15:47
La voilà, la fameuse journée.

Ça faisait un p’tit moment que je m’y étais préparée. Je m’y étais pas attendue à celle là, et il fallait dire que j’avais demandé à tonton Rei qu’il me répète plusieurs fois ce qu’il venait de me dire. Ouais, je l’appelle tonton. Car Daiki était comme un père pour moi, et vu qu’en fait c’était Rei… Bah c’est tonton. J’peux pas avoir deux papas. Enfin si, je peux… Mais bon, à l’époque du Yuukan j’suis pas sûre que ça soit encore trop démocratisé tout ça !

Bref, encore une fois, je m’égare. Franchement, je sais plus où j’ai la tête depuis ce matin. J’suis complètement à côté de mes pompes, il faut que je me ressaisisse ! C’est donc pourquoi je m’installe sous la douche, avant de laisser les milliers de petites gouttes s’imprégner de mon corps.

- KYAAAAAAH !!!!
Bah ouais, fallait bien s’en douter, j’suis vraiment complètement à la ramasse aujourd’hui… C’est donc trempée de la tête aux pieds, que je me mets à enlever mes habits. Foutue journée. Pour me défouler, je fous un gros coup de pied dans le petit meuble où je range mes crèmes pour le visage. Il n’y résista pas. Avec une moue partagée entre la satisfaction de m’être défoulée et la vue de mes affaires étalées sur le sol, je quitte donc cette pièce pour me préparer.

Un petit coup d’oeil à la pendule murale me fait penser que j’suis pas vraiment à l’heure… Il est temps que je m’habille. Je prends vraiment le premier truc qui me vient sous la main, un pantalon un peu trop court qui laisse apparaître mes chevilles, puis j’enfile mon pull bleu ! Pas le temps de me maquiller, je prends juste mes lunettes et hop, me voilà déjà dehors en train de courir pour arriver à l’heure… Plus que 3 minutes.

Dans la rue, je me faufile comme j’avais l’habitude de le faire lorsque j’étais enfant. Et là, alors que j’étais complètement fascinée par un poulet qui était en train de rôtir à la broche, un objet lourd me rentre dedans ! Je me retrouve alors sur les fesses en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire…

- Alors toi mon pote j’vais te faire ta fête !!
Lui dis-je alors que je me remettais sur mes deux petits petons… J’avais vraiment l’air furax, et la cause de ma chute allait se faire défoncer, ça je vous le dis ! Et tandis que je concentrais déjà du chakra pour lui mettre une raclée, je m’aperçois qu’en fait… J’étais rentrée dans un poteau. La honte !

Mais c’était pas le pire, car y’avait plein de villageois qui me regardaient en rigolant, apparemment je les avais bien diverti. J’avais vraiment envie de leur mettre une bonne flanquée, mais bon, j’avais pas le temps. Tonton Rei serait pas content si j’arrivais en retard, il fallait que je fasse vite. Il ne me fallut pas longtemps pour rejoindre le palais. J’ai passé l’accueil ultra rapidement que j’ai même pas eu le temps de dire bonjour et pouf, me voilà devant les grandes portes !

À bout de souffle, je plaque presque soigneusement mes cheveux encore mouillés derrière mes oreilles. En passant la main dedans, je sens des petits cailloux… J’ai du les attraper lors de ma chute. Bon, tant pis pour le look, il fallait que j’y aille ! C’est alors que j’actionnais les portes pour les ouvrir qu’une drôle de sensation s’empara de moi…

J’étais désormais Capitaine. Capitaine de la section de Recherche de la plus grande faction militaire du Yuukan. Et c’est alors qu’un sentiment de fierté mêlé à une certaine appréhension s’emparèrent de moi lorsque je pénétrais dans cette salle… Vers un avenir meilleur.
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Mer 11 Sep 2019 - 17:17
La meute était une des choses les plus importantes à ses yeux. Pour protéger le groupe, pour veiller sur les siens, Inuko était prête à faire de nombreux sacrifices... En ce jour elle comptait n'en faire aucun mais pour le bien du clan Inuzuka, pour la prospérité de sa patrie, elle avait accepté de se joindre à l'Empire. Ce choix n'était en rien étonnant pour les personnes la connaissant, ses convictions étaient toutes aussi similaires et profondes que celles de son Empereur, Yamanaka Rei.

Inuko avait beau être âgée de seulement vingt-neuf ans qu'elle était déjà reconnue comme une guerrière parmi les siens ; Redoutable en combat, elle s'était rapidement fait un nom en apprenant aux côtés d'un des bourreaux de Kumo, surnommée « le Fidèle ». Bien que la fidélité était comme un trait de caractère inné chez les membres du clan, ce fut cet homme qui lui en apprit le sens. Solennellement, elle ne s'y était pas réellement engagée, mais... l’Empereur détenait déjà son authentique loyauté et fidélité.

Sa férocité n'était pas son seul domaine d'expertise, elle maniait aussi l'art qu'était la diplomatie. C'était quelque chose qui avait interpellé chez elle, sa capacité à résoudre des conflits sans même prendre les armes. Ceux la connaissant bien le savaient, elle préférait si possible, éviter les conflits directs et conclure des négociations sans faire couler le sang. Malheureusement et malgré sa ténacité, elle n'y parvenait pas toujours et dans ces cas-là, pas de quartier, pas de pitié...

« Inuko-sama, vous êtes prête ? »

De son balcon, elle observait non seulement la capitale, mais aussi l'horizon si lointain. Certes, elle éprouvait ce besoin de défendre ses terres mais son rôle à elle ne s'arrêtait à pas à ces frontières ; Créer un monde pacifique, où le sang ne coulerait pas inutilement, où les clans ne seraient pas décimés, un monde où l'orgueil n'influerait pas sur l'avenir d'un pays... Inuko rêvait de ce monde là et elle espérait propager ces ambitions dans le Yuukan tout entier...

« Oui, vous pouvez me laisser maintenant. »

Dit-elle d'un ton autoritaire, comme à son habitude.

Suite à ça, la future Capitaine mit son cache œil et partit en direction du lieu de cérémonie. Elle s'apprêtait à faire face à son destin. Bien qu'elle avait congédié ses homologues, elle ne marchait pas seule ; Telle une Inuzuka, elle était accompagnée d'un Ninken, celui avec qui elle avait connu tant de périples, celui qu'elle considérait tant.

La guerrière était fidèle à elle-même, elle n'avait pas troqué ses vêtements traditionnels pour des plus « appropriés ». Inuko comptait rester elle-même, peu importe sa fonction ou ses obligations.

Après avoir passé une grande porte, elle était dorénavant face à son destin. Cette prise de fonction était synonyme de nouvelle ère, Inuzuka Inuko était à présent la Capitaine de l'Unité Coloniale.
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Jeu 12 Sep 2019 - 17:00
L’Empire du Feu installé en terres conquises. Les bruits, les mouvements, les changements, beaucoup de choses s’étaient passées en peu de temps. Certains su, certains connu, et d’autres encore dans l’ombre sans que personne –ou presque- ne s’en rendent compte. Malgré les chaleurs environnemental, l’atmosphère était froid, palpable. Du moins c’était ainsi que Tomoe les ressentait. Mais en vérité, qu’importait tout ceci, la Chôkoku n’était pas de ceux qui s’en souciait. Si le ciel devait du jour au lendemain lui tomber sur la tête, elle n’aurait qu’à trouver une solution de dernière minute. A quoi bon se préparer toujours au pire. Aujourd’hui était aujourd’hui, inutile de penser au lendemain !

Il en valut de même pour chacune des directives de l’Empereur. Souvent à en sourire, lorsqu’elle le voyait, elle ne pouvait s’empêcher de revoir ce masque d’or. Il avait eu beau le laisser tomber, se dévoilant tel qu’il était au reste du Teikoku, Tomoe, elle, ne voyait toujours que ça. Au même titre que le fin voile qui était finalement tombé à l’instant même où son frère l’avait rejointe au sein de l’armée du Feu. Il n’y avait plus de raison de penser au passé, elle se sentait plutôt bien sous cette bannière enflammée. Suivre ces braves, ces courageux, en tirer ce qu’elle désirait atteindre par tous les moyens. Ce n’était plus qu’une question de temps selon elle. Sans étonnement elle n’avait pas pour autant laisser faire. Elle avait été actrice de cette colonisation, de cette première expansion de l’Empire du Feu. L’originaire de Tsuchi s’était instaurée une place dans les rangs, et elle n’en était pas peu fière. Sans même se l'avouer, elle avait souhaité stabiliser les lieux. Ce n'était pas tant pour les Kumojins, non, mais pour ses "confrères et soeurs" du feu, bien qu'elle n'en démontrait pas tant d'estime. Après tout ce n'était pas en armée désorganisée et instable qu'il était possible d'avancer pour atteindre les objectifs visés, malgré les conflits encore existants, alors il lui eut fallu commencer par l'ordre du Teikoku et l'ensemble qui lui appartenait déjà.

L’Explosive dans cette pièce seule, songeait à ce bout de papier qu’elle tenait encore entre les mains. Une convocation. Par l’Empereur lui-même. Encore. Si cela avait eu d’abord pour effet de la faire grimacer à l’idée de s’y plier, elle finit par voir l’intérêt qu’elle pouvait y trouver. « Tu vois, Tomoe, tu es comme eux. » Se dit-elle dans la solitude la plus fermée. « Oh la ferme. » Se coupa-t-elle en guise de réponse. L’esprit perdu, la jeune femme n’avait pas tout à fait raison… Et tort à la fois. Réflexion folle, totalement prise dans un engrenage d’aliénation, jusqu’alors encore inconnu de tous si ce n’était son ami des sables. Même Rei n’en savait rien. La folie ravageuse. Du moins c’était ce qu’osait croire la brune au sourire à présent carnassier, fier.

. . .

Le papier légèrement froissé au creux de sa paume de main, elle savait pertinemment. Inutile et impossible était de refuser ce rendez-vous. Opportunité trop belle. La marche entreprenante et rapide, elle arrivait au lieu. Les quelques soldats sur son chemin n’avait vu qu’un regard droit mais particulier… Celui qui n’était pas si souvent affiché sur ce visage changeant. Le sourire annoncé mais subtile, une flamme brillait dans son regard. Probablement la même que celle qu’avait pu déceler le faux Araho Daiki la toute première fois. Car c’était maintenant en tant que Capitaine de l’Unité Territoriale que Tomoe passa le pas de la porte.

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