Soutenez le forum !
1234
Partagez

On le fait par choix [Suzuri Akina]

Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Mer 25 Sep 2019 - 10:46

On le fait par choix


Les visages avaient beau s'enchaîner lentement, il n'y en avait pas un seul qui resterait gravé dans ta mémoire. Le recensement auprès des principales unités avait commencé et chacun devait se porter volontaire. Les hésitants, les restes ou les faibles seraient placés d'office, et tu soupirais d'avance à l'idée de devoir te traîner des boulets. Tu avais un faible espoir d'être épargnée, en tant que Régente d'un village tout fraîchement annexé, une tache ingrate, tu devrais avoir des collaborateurs aux épaules solides, prêts à mater du rebelle.

Car il y aurait forcément révolte. Personne ne peut accepter une défaite ; c'est ce qui fait toute l’ironie d'un monde qui chercherait constamment à se venger, à reprendre ce qu'il lui croit dû. Toutes ces pensées typiquement humaines te répugnaient en silence. En fille de nature, on t'avait éduquée dans le silence et la discrétion, à l’abri de ces jeux d'influences qui avaient aujourd'hui coûté la vie de la plupart des Inuzuka. Un clan décimé parce qu'il avait choisi de ne pas choisir. Et toi qui désormais faisait partie de l'autre côté, celui que tu avais tant haïs.

Tu craignais tes propres actions, tes propres ambitions. Une peur morbide te creusait les intestins ; allais-tu devenir ce que tu détestais ? Ou allais-tu mieux faire ? Tu voulais tout simplement casser une roue de mal-fortune, un cercle usant qui vous ramenait toujours au point de départ ; les conflits, la soif d’expansion.

Tu avais craché en secret sur l'unité Coloniale ; piètre idée à ton goût. Vous aviez déjà bien assez de travail à faire pour stabiliser votre nouvellement construit Empire, qui n'avait plus rien à voir avec le régime d'avant.

- Rie-san...

Le changement n'était pas une mauvaise chose, mais si Rei et sa troupe pensaient pouvoir gérer la quasi moitié du monde comme on gérait une vulgaire cité en déclin, il se trompait allègrement. La gestion de deux pays, de par leur dimension, de la passerelle qui les liait désormais serait un enfer à la hauteur des guerres qui vous avaient menés jusque là.

- Rie-sama....

- MMH ?

Tu grognes comme une bête mal réveillée, tête appuyée sur une main elle même posée contre la table qui te sers de bureau. Un messager te surplombait (étant assise) et avait dépassé toute la file d'attente de soldats souhaitant s'impliquer dans la Régence de Kumo. Il grimace légèrement en voyant ta mine renfrognée, mais ne faillit pas pour autant pas à sa tâche :

- Une Kumo-jine s'est pointée aux portes d'Urahi...

Ton sourcil s'arque, l'air de demander ce que ça pouvait bien te faire, vite stoppé par la suite de la sentence..

- Elle demande audience auprès de l'Empereur mais comme vous vous en doutez...

- Et c'est trop demander à la branche Territoriale de faire son boulot ?

Tu l'avais coupé sèchement, un air blasé masquant en réalité une touche d'irritation ; faisant suinter quelques gouttes sur la tempe d'un pauvre gars qui n'y pouvait rien. Anxieux, il tente de se justifier mais tu ne veux pas en entendre plus.

- .. Amenez-la


@Suzuri Akina

 
Revenir en haut Aller en bas
Suzuri Akina
Suzuri Akina

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Mer 25 Sep 2019 - 18:03




Des centaines de kilomètres, une multitude de rencontres ; avaient fini par guider la Suzuri jusqu’à l’ancienne Yugure. Irréaliste ou trop rêveuse, la jeune bibliothécaire s’était fixée un objectif qu’elle pensait possible : rencontrer celui qui se nommait Empereur du feu. Pas pour s’en prendre à lui ni même le menacer ou le dissuader de quoi que ce soit d’une part parce qu’elle n’en avait pas les moyens et d’autre part pas l’envie ni même le besoin ; mais simplement pour lui poser des questions, tenter d’en apprendre plus sur des sujets qu’elle ne comprenait pas et qu’on n’avait pas voulu lui expliquer, simplement.

Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, et bien que Kumojine ; Akina n’avait pas à l’esprit la moindre envie de vengeance ; elle n’était pas une héroïne, ni une protectrice et son patriotisme s’arrêtait là où commençait son confort et celui de son clan, de ses amis et de ses proches. Et ce fut sans doute pour cette raison que, pendant longtemps, elle échoua en tant que kunoichi, malgré ses capacités plutôt reconnues et appréciées de ses paires. Enfin… Maintenant, devant elle, un pont la séparait de son objectif ultime. A portée de mains. Comme de nombreuses personnes, elle le traversa.

Cela faisait de nombreuses années qu’elle n’avait pas mis les pieds ici. La nouvelle Yugure rebaptisée pour l’occasion du nom évocateur d’Urahi semblait s’être remise de toutes les catastrophes qui l’eurent frappées. Secrètement, le pays du feu avait su se relever ; et devenir autre chose que le champ de bataille du Yuukan, que la victime ou le dommage collatéral de l’orgueil des Shinobi. Ce pont, ce symbole séparant le nouveau de l’ancien semblait sans fin, et pourtant les grands remparts de la cité ressuscitée grandissaient à vue d’œil, s’imposaient au fur et à mesure…

Ce ne fut que lorsque son pied foula le sol après la dernière marche de la monumentale passerelle et que les grandes portes à semi-ouvertes se dressaient qu’elle réalisa que tout ceci n’était pas qu’un songe, finalement. La réalité l’avait rattrapé le temps de la traversée d’un simple pont, mais aussi et surtout lorsqu’un de ces hommes en arme arborant, à priori, les couleurs du nouvel empire l’interpella. D’abord surprise, elle comprit rapidement que son apparence, ses vêtements et sa démarche en étaient sûrement la source, bien différents des autres badauds, des autres civils, paysans ou notables.

Comme à Kaminari les habitants avaient une facilité à remarquer les étrangers, les hijins eux aussi devaient en avoir une…

-D’où venez-vous ? Avait lancé un garde armée d’une lance, tandis que derrière lui d’autres travaillaient au contrôle des voyageurs, des chargements et du reste…
-D’Hayashi. Répondit la brunette en replaçant ses lunettes.
-Vous êtes Hayashijine ?
-Ah ! hu… Kaminarijine !

Le garde arqua un sourcil, étonné sans doute de voir ici un ressortissant de la foudre, pays qu’ils avaient attaqués quelques semaines plus tôt. Mais, il fit rapidement le rapprochement entre les deux réponses de la jeune femme. Elle était Kaminarjine, mais venait d’Hayashi, présentement.

-Que venez-vous faire à Urahi ? Interrogea-t-il, suspicieux.
-Je viens rencontrer votre empereur, Yamanaka Rei… je crois. Avait-elle repris, le visage armé d’un sourire innocent.

Le garde l’observa avec plus de soin et remarqua sur la cape verdâtre qu’elle portait, des tâches sombres, et d’autres détails comme la veste Kumojin cachée sous la cape. Remarquant son regard intrigué par les tâches, l’intendante reprit pour dissiper rapidement toutes possibles suppositions.

-Oh ! Je suis Kumojine, oui ; ces tâches ne sont pas du sang d’un de vos compatriotes, mais de l’encre ! S’exclama-t-elle maladroitement, et sans prendre garde elle porta un doigt à ses lèvres pour l’humecter et frotta une tâche en montrant le bout de son index noircit. Juste de l’encre !

L’instant suivant, un autre homme ; un autre garde, était revenu et s’adressa à son collègue.

-Nous avons ordre de l’emmener. Lança-t-il en tendant le bras vers la Suzuri…
-Bon… On dirait que c’est votre jour de chance…

Ainsi l’autre garde l’emmena avec lui ; l’escortant, en tant qu’invité ou prisonnière officieuse ; elle n’en savait rien, jusqu’à un peu plus loin dans la cité. Akina ne manqua un instant d’observer la cité qui semblait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur avoir retrouvé de sa splendide. Et, après quelques minutes, elle fit face à une femme aux cheveux noirs, l’air un peu… occupé, ou préoccupé, ou ennuyé… Quelque chose comme ça. La Suzuri l’observa alors que le garde l’annonçait.

-La Kumojine, Madame.
-Oh ! C’est… vous, Yamanaka Rei ? Lança pensive Akina sans se poser davantage de questions.

Elle, elle n’avait jamais vu ce Yamanaka Rei et, elle ne savait pas si c’était un homme ou une femme, bien que le titre « d’empereur » aurait pu lui mettre la puce à l’oreille. Mais en même temps, la bibliothécaire ne savait que trop bien de quels subterfuges pouvaient faire usage les personnes puissantes… Et, dans le fond, Rei était un prénom tant féminin que masculin.

La jeune femme à lunettes s’inclina légèrement, les égards dus à un empereur ou impératrice à vrai dire… Et se redressant tout aussi vite ajouta :

-J’ai beaucoup de questions à vous poser ! Merci de m’accueillir dans votre cité. Armée de ce même sourire, tout aussi sympathique qu’innocent.




_________________

On le fait par choix [Suzuri Akina] Owr2
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157
Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Jeu 10 Oct 2019 - 11:48

On le fait par choix


Ton sourcil s'arque lorsque le nom de Rei est prononcé et non pas le tien. Tes prunelles suivent alors l'avancée d'une jeune femme aux allures communes. Elle portait bel et bien le symbole d'une cité perdue, mais semblait bien loin d'en connaître les tenants et aboutissant. Croyant d'abord à une blague, ton visage reste perplexe, presque méfiant qu'une personne se jette naturellement dans la gueule d'un pays qui venait d'annexer le sien.

- ... Vous êtes vraiment de Kumo ?

Doutant de la véracité de ses origines, tu jettes la paperasse qui occupait tes mains et vient poser ton menton sur celles-ci alors qu'elle venaient de se croiser, coudes sur table.

- Le Seigneur Rei ne reçoit pas les visiteurs, si vous voulez vraiment un échange avec lui, il faudra déposer une demande spéciale, et justifiée.

Tu te dissocies donc naturellement de cette comparaison absurde à tes yeux, mais plausible à ceux d'une totale ignorante. Si ses mots étaient sincères, elle aurait un énorme chapitre d'histoire à rattraper. Si elle mentait, elle aurait tout à y perdre, n'étant pas vraiment dans une position de force au cœur même de la capitale d'Hi.

- Hokazuka Rie, nouvellement nommée régente de Kumo.

Pas d'artifices, pas de mensonges ; tu te présentes comme la remplaçante légitime/ou non de ce qui avait été leur Kage, te levant avec souplesse pour rendre les présentations plus gracieuses. La régence était un sale poste, une tache ingrate, qui te ferait face à des situations comme celle-ci à chaque nouvelle rencontre.

- Soit, si vous êtes vraiment de Kumo, j'aurais également quelques questions à vous poser. Une question pour une autre, d'accord ?

Une sorte de deal, proposé par tes soins. Ton regard malicieux se mêle à un sourire, tu venais de trouver une porte de sortie amusante ; la fin de la bureaucratie, le début d'un jeu de question réponse. Il te fallait honnêtement apprendre à connaître la faction que tu allais diriger, de la plus basique des façons jusqu'aux détails les plus intimes. Une Kumojine perdue serait une croustillante source d'informations. Bien sur, si elle bluffait, tu aurais alors simplement perdu de ton temps, et elle de sa crédibilité.


Revenir en haut Aller en bas
Suzuri Akina
Suzuri Akina

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Jeu 10 Oct 2019 - 13:07




L’intendante de la Grande Bibliothèque s’était donc trompée, rien de très étonnant dans le fond. Elle venait rencontrer une personne, on lui en présentait une autre sans lui dire qui elle était… Néanmoins, apprendre que l’Empire avait nommé quelqu’un à la régence du village résonna étrangement dans son crâne, une étrangère, une représentante d’un empire pour prendre la place de feu la Metaru ? C’était bizarre, mais dans le fond ce n’était pas son problème. Akina ne prévoyait pas de retourner à Kumo avant un long moment donc…

-Et oui, je suis… ou j’étais vraiment une Kumojine. Répondit-elle tout d’abord. Régente hein… ça m’étonnait que mes anciens camarades aient pu se tromper à ce point sur « l’empereur ». C’est peut-être mieux que ce soit un homme à la tête de votre empire. Rigola-t-elle. Cela pouvait paraître étrange, mais la Suzuri était du genre décontractée, quasiment tout le temps. Je m’appelle Suzuri Akina, vous connaissez beaucoup de Suzuri qui portent les atours de Kumo, et ne viennent pas de Kumo ? Fit-elle remarquer, sans subtilité.

Elle l’observa un instant, se demandant si elle, elle saurait répondre à ses questions. Akina, elle, pourrait sans doute lui apporter les réponses qu’elle voulait, mais ne voulait pas non plus se retrouver avec des « je ne sais pas » à chacune de ses interrogations…

-Bah… si vous avez les réponses, alors je suppose qu’on peut échanger. Avait-elle repris en repositionnant ses petites lunettes sur son nez. Commençons dans ce cas. Sourti-elle en ne prêtant plus attention qu’à sa nouvelle interlocutrice. L’Empereur est un criminel, c’est connu ; mais les gens peuvent changer… Alors, je voulais savoir ce qui avait motivé la trahison de ma cousine, Suzuri Kaldea ? Si vous pouvez répondre à ça… alors, je vous répondrai. Avait-elle ajouté sur un ton bien plus sérieux.

Après tout, peut-être cette Hijin Hokazuka parvenue à la régence d’un village qui la détesterait avait-elle les réponses.




_________________

On le fait par choix [Suzuri Akina] Owr2
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157
Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Lun 14 Oct 2019 - 23:55

On le fait par choix


La jeune femme se présente, argumente sur ses origines avec une certaine légèreté. Presque enfantine dans ses remarques, elle ose même qualifier l'Empereur de criminel, arrachant autour d'elle des regards acérés, et une montée de chuchotements aigris. Les soldats lambda avaient ce défaut d'être très sensibles sur les mots, et parjurer ainsi sur leur souverain n'aidait pas à les rendre plus acceuillants. Alors que les grondements et raleries s'intensifient, tu racles sévèrement la gorge pour couper court aux premières remarques que la jeune Kumojine aurait pu recevoir. Il fallait parfois un peu de sévérité pour calmer les ardeurs, même celle qu'on nomme généralement, la volonté du feu.

- Si je peux me permettre un conseil, nuancer ses propos lorsque l'on se trouve dans une cité militaire et que l'on parle de son dirigeant, me paraît être le stricte minimum pour aspirer à un séjour paisible.

Un sourire mesquin se dessine au coin de tes lèvres ; c'était plus qu'un conseil, c'était un avertissement : Tu ne pourrais pas surveiller la cité mère bien longtemps, et l'ambiance était encore trop instable pour que ce genre de commentaires ne retombent pas un jour sur sa locutrice.

- Et quand à la question sur votre cousine...

Tes épaules se lèvent et retombent aussitôt.

- Je n'ai pas plus de réponses que celles qui sont déjà accessibles. Je sais de quoi est né le Shoshikan, je sais dans quel bain il a été baptisé, dans quel environnement il a grandit ; une terre de feu, de sang, et de conflits. Mais je n'ai aucune idée de ce qui pousse quelqu'un à s'investir dans une cause qui transcende les habitudes et la bien-pensance, qui pousse au retranchement de son intimité ; Je n'aime pas parler au nom des autres, si Kaldea a agit ainsi, elle est sur terre, la seule personne à même d'expliquer ses actes.

Ton regard retombe alors au sol, fatigué.

- Sais-tu au moins que ton village vient d'être annexé par notre Empire ? N'as-tu aucune rancœur ?

Un tutoiement qui change la donne. Une recherche d'intimité, un besoin de plonger directement dans son âme, d'y creuser jusqu'à ce que la réponse sorte d'elle même. Tes prunelles se teintent d'une curiosité sombre, presque triste. Avoir à annoncer la nouvelle sans mâcher tes mots était une routine à laquelle tu ne t'habituais pas. Il fallait parler d'annexion, aussi brutal soit le terme, pour que la jeune kunoïchi dévoile sa pensée sur votre cause. Sans menace, sans fierté ; la guerre était un fait, et faisait déjà partie de votre passé commun. La plupart des protagonistes aimaient alors apparaître en choisissant un camps, un idéal à défendre. Toi, tu aimais apprendre à connaître chaque tenant et aboutissant des partis ; c'était ce qui faisait de toi plus qu'un soldat.


Revenir en haut Aller en bas
Suzuri Akina
Suzuri Akina

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Mar 15 Oct 2019 - 19:34




La jeune femme observa la patrone de ces lieux, et de ces hommes ; et acquiesça d’un mouvement de la tête. Elle avait toujours eu pour habitude de dire ce qu’elle pensait, ou qui lui passait par la tête, sans songer que cela puisse froisser quiconque. Après, n’y avait-il pas que la vérité, et même un fond, qui pouvait faire ainsi réagir les individus ? Elle ne portait aucun jugement, ni aucune accusation à l’encontre de cet empereur, ce n’était que les faits... Ceux d’un homme ayant évolué dans l’illégalité sans réellement en subir les conséquences, si ce n’était d’avoir perdu qu’un être cher. Cela pouvait être douloureux, mais n’excusait rien.

-Hum… Sauf qu’elle est morte, donc ; j’aurais un peu de mal à lui demander. Avait-elle repris en fixant toujours cette femme. Ainsi Akina comprit qu’elle ne lui apprendrait rien à ce sujet, si elle ne savait même pas qu’elle avait été tuée… Oui, je le sais. Et, n’empêche, je n’ai pas pris le contrôle d'un pays et attaqué sournoisement une autre nation pour venger la mort de ma cousine qui dans le fond est autant due au Shoshikidan, qu’à Kumo. Ce qui répond à votre seconde question. Sourit-elle en levant un doigt comme pour pointer l’évidence. Et ne vous offusquez pas que l’on parle de votre Empereur comme d’un criminel, vous l’entendrez souvent, autant s’y habituer, non ?. Adressa-t-elle directement en rigolant aux hommes présents, autour. Que ce soit vrai ou pas, à la fin, ce n’est pas mon problème. Ajoute-t-elle, avec un sourire, amicalement.

Au final, l’histoire dirait si cet homme avait raison d’agir ainsi, ou pas. Si les plans machiavéliques qu’il fomente valent mieux que la parole et la vraie justice. Se rendre justice fait de l’individu un criminel… Aurait-elle pu reprendre, mais cette fois-ci elle jugea qu’il valait mieux ne pas s’étendre sur ce sujet, dont elle aurait pu longuement parler. Tout ce qui comptait était la suite, ce que cet empire prévoyait de faire, d’imposer, de mettre en œuvre.

-Votre nation a fait subir bien pire que ce qu’elle a subi d’après ce que l’on m’a dit. Donc, je me demandais… Comment comptez-vous être acceptés de ceux tombant sous votre joug ? Enfin, pas vous spécifiquement, mais plutôt… votre Empire ? Je veux dire, c’est mathématiques. Si les autres pays se rendent compte de certaines… motivations… Le Yuukan est grand, bien plus que le pays du feu. Finit-elle, une petite moue déformant gracilement son visage. Ce n’était pas une menace, ou un avertissement ; que l’état des lieux et un regard clair bien qu’assez enfantin, ou naïf sur ce qu’était leur continent, leur monde. On pouvait être naïf, sans être stupide.




_________________

On le fait par choix [Suzuri Akina] Owr2
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157
Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Sam 19 Oct 2019 - 11:09

On le fait par choix


La confiance de cette Kumojine devait être débordante, pour continuer ainsi de s'embourber dans des comparaison grossières et enfantines. Dégradant coup par coup l'image d'un Empire et de son Roi, comme si sa parole était absolue. Cette fois-ci, les soldats s'offusquent, commencent sérieusement à se rapprocher et l'encercler comme des charognards qui se faisaient narguer par leur proie. Pas de réaction de ta part pour les calmer ; tu ne prévenais jamais deux fois la même personne. Si elle n'avait pas su entendre ton conseil, alors libre à elle de faire face au poids de ses accusations. Un premier soldat se lance ; le poing fermé

- Qui es-tu pour juger de notre Empereur ! Comme si tu le connaissais comme nous le connaissons ? Tu parles en son nom, au nom des Hijins, comme si tu avais un quelconque rapport avec nos mœurs.

Les autres s'indignent proportionnellement, s'acculent autour d'elle, se rapprochent dangereusement.

- Rei a perdu une cousine, mais j'y ai perdu ma mère et ma sœur. Même sans lui, j'aurai volontiers levé les armes pour montrer notre indignation au monde.

Un troisième devient rouge écarlate, comme s'il s'apprêtait à exploser ;

- Des années que notre pays souffre en silence, qu'il se mourrait à petit feu sous les guerres internes. Des années que des appels à l'aide étaient lancés ; et la seule réponse à jamais donnée par les puissances majeures externes ? Un massacre de plus ! Vous avez confondu soif d'héroïsme et orgueil.

Un autre s'embrase :

- Tu juges un pays entier, des individus par millier sur des « on dit ». L'assaut n'avait rien de lâche ou barbare ; nous avons fait front avec honneur et de face, perdu des soldats autant que de votre côté.

- J'en reviens pas, quel culot de se pointer ici pour se la jouer juge
- Et après ils osent dire que les factions mères ne se sentent pas supérieures
- Pfff
- Si ça ne tenait qu'à moi....


- Ca suffit, retournez à votre paperasse.

Le ton avait été sec, mais cette fois-ci, la réaction n'avait pas été directe et obéissante. Voilà ce qui arrivait quand on triturait trop les plaies encore ouvertes ; la douleur faisait hurler, rendait mauvais et impulsif. Heureusement, ton nouveau rang leur imposait le respect, mais ils espéraient probablement tous te voir dépecer l’impertinente de tes propres mains car leurs yeux restaient rivés en coin dans votre direction.

- On est tous le criminel d'un autre... Mais j'imagine que ça ne concerne pas notre belle et innocente invitée.

Sourire vicieux, être un shinobi en ces temps et n'avoir jamais blessé ou tué quelqu'un était une belle utopie. Rappeler à cette naïve qu'elle aurait sa part de noirceur n'était pas de trop.

- Quant au protectorat de Kumo, seul le temps nous dira si ses habitants sont capables de faire face à leurs propres erreurs passées, aux nôtres, et de vivre avec.


Revenir en haut Aller en bas
Suzuri Akina
Suzuri Akina

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Lun 21 Oct 2019 - 23:55




-Votre empereur a perdu une sœur, en réalité. Mais je comprends. Avait-elle répondu sans prêter attention à toutes les remarques de ces soldats visiblement blessés dans leur amour propre, et celui qu’ils portaient à leur seigneur et maître. Qui était en train de faire la leçon à l’autre, là était la question. Mais pour une fois, Akina garda pour elle ses remarques les plus acerbes, histoire de laisser à chacun d’entre eux encore un peu de dignité, et puis de toute façon elle n’était pas sûre qu’ils purent comprendre sa pensée sans en venir aux mains avant. Elle observa alors la cheffe des lieux…

-Quelle ironie… Pensa-t-elle très fort… Les maux des uns valaient-ils plus que ceux des autres ? Vous avez raison, Régente ; mais je n’en ai pas l’intention et ne l’ai jamais eu… La Suzuri avait la volonté de protéger ceux de son peuple, mais pas celle de tuer, pas volontairement tout au moins, et c’était bien ce qui la différenciait de ces barbares, qu’ils furent de la nation du feu, ou du village des nuages. Cela ne me concerne donc évidemment pas. Sourit-elle en fixant cette aux cheveux noirs.

-Ainsi votre plan pour faire en sorte que les choses aillent pour le mieux pour tout le monde est… de laisser au temps le temps ? Et compter sur un pardon que vous ne sauriez accorder ? Et bien, ma foi… Avait-elle haussé les épaules en plissant les yeux. Je vous souhaite tout le courage du monde. Ajouta-t-elle en faisant signe du pouce vers le haut. Enfin, merci pour vos réponses, madame ; puis-je disposer ? Demanda-t-elle finalement, à peu près sûre que la régente de Kumo ne pourrait décidément pas répondre à ses questions.




_________________

On le fait par choix [Suzuri Akina] Owr2
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157
Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

On le fait par choix [Suzuri Akina] Empty
Mar 29 Oct 2019 - 23:15

On le fait par choix


Tu plonges dans des pensées sans vraiment t'écarter de la discussion première. La jeune ardente avait parlé de la perte de l'Empereur, recadrant les aveux et les émois sans même chercher à s'y plonger, à tenter de comprendre comme elle avouait pourtant le faire. Elle insinuait être loin de toutes ces horreurs liées à la mort ; mais en traitait avec une certaine attitude qui serait interprétée comme de l'arrogance. Toi tu voyais une jeune déconcertante tant son esprit paraissait indéfinissable. Elle analysait les choses avec un point de vue qui lui était propre, sans pourtant craindre des répercussions qui pouvaient en découler. Malgré le détachement qu'elle voulait se donner, ses remarques prenaient toutes la forme de l'accusation et la dénonciation. Quoi que vous fassiez, quoi que l'Empire aie à dire ou à défendre ; elle y chercherait la faille et le contre sens. Elle était peut-être négationniste de nature, à vouloir trouver à coup sur une contre indication ; un creux, une faiblesse.

Elle vous jugeait incapables de pardonner, car elle voyait en ce putsch l'anti-thèse de cette même idée. Là où toi tu y voyait les prémices d'un pardon, car ceux-ci n'étaient pas toujours fait de silence.

Si Hi n'avait pas pardonné ; il n'y aurait pas eu de protectorat, ni de seconde chance. Kumo aurait simplement été décimée comme les villages du feu le furent à l'époque. Le pardon commençait avec l'acceptation d'une vie nouvelle ; d'une vie partagée.

Des citoyens tantôt empiriques, tantôt rebelles. Des neutres et des pas neutres ; des civils isolés et d'autres attroupés. Tu tentais à espérer que même dans la différence, ces parcours atypiques parviendraient à se comprendre bientôt.

La Kumojine sembla insatisfaite de ces témoignages, demandant à partir, t'arrachant un soupir perplexe. Elle était hermétique à la discussion avec un groupe qui avait déjà un parti pris. Les réponses qu'elle attendait ; celles qui iraient probablement dans son sens et non pas l'inverse, ne se trouveraient donc pas dans cette capitale. Mais bien en face.

- Soit, vous pouvez disposer.

La simple Rie aurait terminé ainsi cette entrevue ; trop flegmatique et in-intéressée par les querelles internes pour donner plus de son temps à une âme égarée. Mais la nouvelle nommée que tu étais, se devait de rebondir sur une des illustrations que pouvait être la discorde entre deux « camps »

- … Toutefois si votre conquête de savoir se veut désireux de retourner sur votre terre natale ; sachez que notre bataillon prendra la route dès demain, aux aurores. Si vous désirez partager ce trajet à nos côtés, les troupes du protectorat assureront votre protection jusqu'à Kumo.

A cette proposition, ton regard glisse vers des visages qui se pincent, qui grimacent. Escorter une jeune arrogante serait un bien beau test pour analyser quels soldats manqueraient de tempérance ou non. Et c'était une façon pour toi de lisser un drap blanc. Une proposition honnête et intéressée ; celle d'une Régente qui voulait apprendre à maîtriser son rôle.


Revenir en haut Aller en bas

On le fait par choix [Suzuri Akina]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires du Feu :: Urahi, Capitale de l'Empire du Feu :: Palais Impérial
Sauter vers: