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Mort et agitation [Shiro]

Hyakuzô Yukari
Hyakuzô Yukari

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Sam 28 Sep 2019 - 3:17
Depuis ma rencontre avec les membres de mon équipe, un idée s'était immisée dans le creux de mon esprit. Elle avait fait sa place et refusait de sortir de ma tête. Elle en était presque devenue une obsession. Voyez-vous, parmi les membres de mon équipe, il y avait une gamine. Une toute petite gamine, si jeune, qu'elle n'avait probablement même pas expérimenter ses premières règles, la chanceuse. Cette gamin avait quelque chose de bien particulier, elle était muette. Je n'avais aucune idée de la raison qui faisait d'elle une âme incapable de parler, mais très franchement, je n'en avais rien à foutre. - Tellement pas vrai, j'étais nourrie d'une curiosité morbide et déplacée et je voulais vraiment savoir pourquoi, mais j'étais trop fier pour donner l'impression que je m'y intéressais, même envers moi-même. Ouf-

Bref, l'idée que cette gamine soit incapable de parler m'étais complètement aberrante. Premièrement, son seul moyen de communication était de tirer sur nos vêtements. Franchement, il était pas celui qui allait inventer le langage du tirer de tissue. Deuxièmement, ça rendait l'échange d'idée très difficile et nous l'avions expérimenté à nos dépends contre notre senseï. Troisièmement, une partie de moi, - et aller savoir comment, pourquoi et d'où sortait cette partie de moi,- avait comme désire celui de lui venir en aide. Probablement pour montrer l'étendu de mes capacités? Ouais, c'était probablement pour ça. Afin de pouvoir l'ajouter à la liste des gens qui me seront seront redevable et qui pourront dire que je suis génial! Et finalement, parce que l'univers dans lequel elle avait décidée de se lancer, ce brutal univers ninja, n'allait pas nous faire de cadeau et tant qu'elle allait être incapable de nous parler, elle représentait un fardeau et un risque potentielle à ma vie.

De ce désire de l'aider, peut importe la raison ayant motivé ledit désir, avait découlé un questionnement encore plus grand. Comment est-ce que je peux faire? Je ne savais même pas pourquoi elle était muette et je n'allais pas passer 30 heures à essayer de déchiffrer son tirage de vêtement. Donc essayer de ''soigner'' son mutisme n'était probablement même pas possible. Il me fallait donc essayer de trouver une solution alternative au problème : Incapable de communiquer. Il me fallait créer un pont entre elle et nous afin de communiquer plus efficacement qu'en tirant un chandail. Je voulais aussi que cette solution puisse s'appliquer à d'autres personnes ayant ce problème. Il était clair dans mon esprit que j'étais mieux d'investir dans une solution qui pourrait s'appliquer à plus qu'une personne. De cette façon, j'allais être capable d'aider – et de me faire un nom – plus rapidement que si je venais en aide à une simple gamine de 12 ans.

Cependant, en réfléchissant au problème, je m'étais rendu compte à quel point je connaissais peu de chose sur le sujet de la communication. Comment communique-t-on? Ça ne pouvait pas être aussi simple que, je bouge ma bouche et avec tes oreilles tu m'entends. Une autre partie de moi – femme complexe, attention! - avait cette rage de comprendre. Je voulais en savoir plus et décortiquer, le plus possible, le mécanisme de la communication. Dans cette optique, j'avais profiter de l’immense réserve de savoir qu'était la bibliothèque de Kumo. J'y avais louée plusieurs œuvres traitant de la bouche, des oreilles, du corps humain, de la communication et accessoirement des bases du chakra. Le chakra était quelque chose de tellement nouveau qu'une solution devait forcément s'y trouver. Sans m'en rendre compte, j'entamais mes premiers pas dans la démarche scientifique.

Le seule et unique problème avec tout ça, c'était j'étais vraiment quelqu'un qui apprenais plus facilement en manipulant les choses et en expérimentant. Mes derniers jours de lecture avait apporté beaucoup de réponse à la question : « Comment communique-t-on? ». Je vous passe les détails rapidement, mais en gros, tes cordes vocales, avec l'aide de ta langue et de ta bouche, produisent une vibration dans l'air, aussi appelé un son. Cette vibration est capté par ton oreille qui fait vibrer trois petits os, le marteau, l'étrier et l’enclume qui transforme ladite vibration en impulsion électrique de notre cerveau décode.

J'avais beaucoup de difficulté à visualiser le travail que faisait les trois os dans notre oreille. Les écrits que je m'étais procuré avait quelques peintures représentant les trois os en question, mais il n'y avait aucune représentation de l'interaction qu'ils avaient les uns sur les autres et comment ils fonctionnaient mécaniquement. Ce manque flagrant de contenu venait me déranger au plus haut point. Tellement, que je devais résister à l'envie de brûler ce stupide livre. Par contre, il ne m'appartenait pas et je n'avais envie de me faire bannir de la plus grande bibliothèque au monde. Ça aurait été un peu con.

En essayant de réfléchir à des alternatives afin d'aller chercher cette information, je me rendis compte que plusieurs solutions s'offraient à moi. Je pouvais : Premièrement, retourner à la bibliothèque afin d'aller voir s'il y avait d'autres livres sur le sujet, mais la bibliothèque était mal placée dans le village, elle était loin et s'il y en avait, je l'aurai probablement vue. Deuxièmement, aller déranger un médecin afin qu'il m'en parle, mais j'avais un besoin physique de toucher les os. Le besoin de les sentir aux creux de ma main et de les manipuler. Troisièmement, je pouvais exploser le crâne de cette connasse de propriétaire, les lui arracher de la tête et les manipuler comme je le voudrais, tout en assouvissant un désir un peu noir, mais le meurtre n'était pas bien vu et bien que j'avais ses envies, ça ne dépassait jamais – et ne dépasserait jamais, sauf peut-être sur une toile avec de la peinture – autre chose qu'un fantasme. Finalement, il y avait un département d'anthropologie dédiée à l'étude biologique des Os au sein du complexe scientifique qu'abritait notre village.

Clairement, la seule solution à la fois réaliste et qui n'impliquait pas le corps démembrer de ma propriétaire était d'aller faire un tour en espérant qu'ils allaient accepter de me laisser manipuler des os. - Plus j'y pensais et plus cette idée était foireuse elle aussi.- Qu'est-ce que j'avais a perdre? Autant aller demander et au pire, l'accès me serait refuser... Je n'étais pas certaine de vouloir connaître ma réaction s'il venait à me refuser l'accès. Nous allons probablement finir par le savoir.

Je me mise donc en route, en direction du complexe scientifique qui se trouvait... juste à côté de la bibliothèque... à l'autre bout du village. Je soupira en insultant mentalement le génie de la personne ayant décider de placer les habitations à l'ouest et tout le reste d'intéressant à l'est...


***


Me voilà devant l'immense bâtiment qu'était le complexe scientifique. Ce bâtiment avait deux fonctions. Il abritait autant le complexe scientifique que l’hôpital. J'aurai personnellement séparé les deux et placé l'hôpital plus près des habitations et de la vie du village. Il ne fallait pas vivre à l'ouest complètement et se claquer une crise cardiaque, l'hôpital étant à l'autre bout, t'étais certain d'y passer...

En entrant dans le bâtiment, je remarqua un petit bureau qui faisait office de réception. Il y avait une longue queue devant la réceptionniste et je n'avais vraiment pas envie d'attendre quinze minutes afin de demander mon chemin vers le département anthropologique alors que j'allais probablement le trouver en maximum dix minutes toute seule.

Grave erreur. J'avais le sens de l'orientation un peu défaillant et une partie du batiment était inaccessible sans des autorisations. En plus de tout ça, depuis l'attaque ressente du Teikoku sur le village, l'hôpital avait connu un taux d'achalandage record et il y avait beaucoup de gens qui parcouraient les couloirs de ce complexe scientital (mixe de scientifique et hôpital). Je passa un tas de porte fermé, avant de voir un homme pencher sur ce qui semblait être un cadavre. Si j'étais techniquement à la recherche d'os de cadavre, celui là avait encore toute sa chair et ne m'étais d'aucune utilités. Je poursuivi mon chemin.

Quelques mètres plus loin, je tourna à droite, puis à gauche. Je monta un escalier, suivi le couloir. Quelques pairs de yeux me toisaient à mesure que j'avançais dans l'entre du bâtiment. Je redescendis un escalier, passa près d'une porte ouvert avec un homme et un cadavre sur une table. J'avais un sentiment de déjà-vu, mais je le chassa rapidement. Je poursuivis mon chemin et croisa un embranchement en T. Je continua à droite avant de me heurter à une porte barrée. Je fis demi-tour et continua tout droit. Un second embranchement en T fit son apparition. Je regarda de gauche à droite. La gauche était pleine de gens, la droite complètement vide. Je me disais qu'un département au nom aussi bâtard qu'Anthropologique devait pas attirer tant de gens et tourna donc à droite. Je croisa quelques portes fermés. J'essayais de les ouvrires. Elles étaient toutes fermées à clé, sauf celle complètement au fond. En ouvrant la porte, je me retrouva face à un arbre, le soleil en plein zénith me regarda, l'air un peu moquer – si si, je vous le jure que le soleil se foutait de ma gueule.-

Je soupira en faisant demi-tour. Je pris bien soin de claquer la porte afin que le bâtiment au complet puis vivre l'étendu de ma colère, et peut être quelques personnes aux passages. Dans les faits, il y avait tellement de gens que le bruit ambiant avait complètement couvert le bruit de ma frustration. Je poursuivi mon chemin tout droit, poussa quelques gens au passage avant de me retrouver devant la réception. La queue était encore plus grande qu'au départ. Je commençais à bouillir de l'intérieur. Je tourna les talons me rappelant avoir monter un escalier à un moment. Je ne me rappelais plus exactement où, mais le département devait être au deuxième. Je n'y voyais pas d'autre explication.

Incapable de retrouver mon chemin vers les escaliers, une veine était sur le point d'exploser au niveau ma tempe tellement j'étais frustré. J'étais sincèrement sur le point de frapper les portes qui croisaient mon chemin. L'idée d'exploser les mûrs jusqu'à trouver un escalier. J'étais tellement concentrer sur ma collègue qu'une infirmière essaya de m'accoster pour me demander si j'étais perdue. Par réflexe, je lui avais dit « Dégage salope! » Je ne m'en étais même pas rendu compte. J'étais tellement en colère que mon cerveau arrivait pas à gérer mon auto-contrôle, mes déplacements et ma tête qui regardaient dans tous les sens à la recherche du département d'anthropologie. Il arrivait tellement pas à tout gérer qu'il s'était complètement barrée et s'était mit en auto-pilote et aller savoir pourquoi, en auto-pilote je traitais les gens de salop.

Devant moi, il y avait une porte ouverte. Je remarqua un homme et un cadavre. Pour la troisième fois. Je poursuivis mon chemin avant de réaliser l'ampleur de mon incompétence. Cette réalisation me sortie de mon auto-pilote et je pris une grande respiration. Je tourna les talons et cogna à la porte où se trouvait l'homme.

[Yukari] – Il est où le département d'anthopologie? dis-je d'une voix roque et sec.

Mon corps affichait des signes d'hostilités. Mes pupilles étaient dilatées, mes poings étaient serrés. Ma respiration se voulait lourde et rapide. Mon torse était bombé et mes jambes un peu plié. J'étais prête à exploser et à agresser la première personne qui allait oser me donner une raison. Je remarqua le tout et ferma les yeux. Je pris une grande et profonde respiration avant d'ajouter, en forçant les muscles de mon corps à se relaxer.

[Yukari] – S'il te plaît.

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Shirō
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Mar 1 Oct 2019 - 22:39
Les quatre récipients arboraient leur sinistre contenu. Quelques millilitres de matière prélevée dans des parties importantes du corps qui décorait l’inox rutilant de la table du légiste. Foie, cœur, moelle osseuse et cerveau. Le mélange des différentes matières, qui altéraient entre phase aqueuse, solide et parfois gazeuses sous la forme de petites bulles qui se frayaient un chemin jusqu’au sommet du liquide. L’œil aiguisé et expert du maître des lieux se posait de manière alternée sur chacun d’eux, y décelant presque une sorte de beauté incomprise qui le faisait passer pour ce scientifique fou asocial.

Ces considérations ne l’empêchaient pas de trouver un certain plaisir dans son activité. Il prit le temps de déposer chaque bocal sur un établi à proximité avant d’en revenir à sa besogne. La large entaille allant du bas du menton jusqu’au pubis de la malheureuse ne serait bientôt qu’un souvenir matérialisé en un lien noir refermant proprement l’immense plaie que les mœurs réprouveraient à la seule vision de cette inhumation immonde. Shirō se chargea de déposer le matériel utilisé dans un des lavabos prévus pour le nettoyage et la préparation future. Tout le nécessaire était là pour désinfecter avec soin les outils du scientifique. Même s’il ne faisait pas dans les vivants, la déontologie de son métier lui imposait certaines précautions. Elles ne le dérangeaient pourtant pas. Il prenait même un malin plaisir à prendre soin de ses instruments pour leur redonner peau neuve à chaque fois. Comme s’ils étaient eux-mêmes vierges du péché de meurtrissure de la chair.

L’ensemble étant débarrassé, il s’empara du nécessaire à coudre pour passer à l’exercice fastidieux qui lui déplaisait. Le nœud fut machinalement fait et la fermeture de ce coffre de viscères s’entama avec le même calme olympien qui régnait habituellement en ces lieux. Une offrande de la Mort elle-même pour accueillir ses nouveaux sujets. Une paix rapidement troublé par le monde des vivants. Plus particulièrement : une vivante.

Son irruption fit redresser la tête du légiste. Pas non plus surpris, il procéda avec autant de calme et de mesure qu’il mettait dans son ouvrage. Il détailla de son œil vif celle qui lui quémanda de l’aide avec à peine de politesse. Un manque de tact qu’elle corrigea rapidement, comme si la pensée du légiste l’avait trahi en dépit du visage impassible qu’il présentait. Il allait finir par poser un verrou à cette double porte. Trop de visites à chaque fois. Finissant par relever son torse, il déplia son mètre quatre-vingt-cinq pour venir planter ses prunelles dans celle de son invitée surprise. Un tel caractère et pourtant une requête particulière. Le service d’anthropologie. Elle ne lui laissait pas l’idée d’une scientifique dans son genre. Mais il existait quelques excentriques dont elle devait faire partie. N’étant pas adepte du jugement par l’habit, il se contenta de venir ôter un de ses gants dans un claquement sec.

- Vous êtes totalement à l’opposé, comme vous pouvez le constater, dit-il en désignant d’un mouvement de bras l’endroit. Vous avez dû vous tromper à l’intersection des services réanimation et d’urgences. Leurs bureaux sont au fond du couloir sur la gauche, mais j’ignore s’il y a du monde aujourd’hui.

Ils n’avaient pas les mêmes passe-temps et le même genre de travail. Entre sa charge de shinobi et celle de légiste, Shirō n’avait pas le temps de s’ennuyer. Cette grossière interruption pouvait venir lui apporter un peu d’originalité dans son programme monotone.

- Mais peut-être puis-je vous aider ? Etant moi-même adepte du corps humain, si vous en chercher quelques secrets je puis vous aiguiller.

Le scientifique qu’il était n’était pas le genre à partager son savoir. Plutôt à l’étaler en faisant dans le sordide et le spectaculaire. Un cas aussi exubérant devait abriter une âme bien accrochée ou un esprit frêle vacillant à la vue du sang. Dans ces deux options, il avait de quoi s’occuper.

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Merci pour le kit Aimimolette ♥️
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Hyakuzô Yukari
Hyakuzô Yukari

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Mer 2 Oct 2019 - 4:10
Je n'avais pas pu m'empêcher de chercher le plus loin dans mes souvenirs lorsque l'homme devant moi m'eût donné la direction des locaux que je cherchais. Une image mentale de mon corps se détachait et explorait une version mnémonique des couloirs que je venais tout juste d’arpenter. Cette exploration des méandres de ma mémoire à court terme s'était soldé par une version imaginaire de moi traversant le couloir qu'il mentionnait et qui en ouvrant la porte de gauche, s'était retrouvée face-à-face avec le soleil et l'extérieur du bâtiment. Alors que clairement, ça ne pouvait pas être possible, parce que l'extérieur se seraient trouvé en plein milieu du building.

J'avais tellement un sens de l'orientation merdique, que même essayer de m'orienter dans ma mémoire était un bordel. Je pouvais aisément vous réciter le nom de tous les os du corps humain, je pouvais vous peindre une réplique exacte du système sanguin, sans aide visuel, mais par contre, c'était trop me demander que de me déplacer du point A au point B dans ma tête. Je soupirais face à cette auto-observation de mon incompétence.

L'homme devant moi avait ensuite étaler un point auquel je n'avais pas réfléchie. Est-ce qu'il allait être là? Sans doute, c'était une journée occupée! Pourquoi ne serait-il pas là ? Pour plein de raison idiote. Le village était en pleine expansion et la fouille des territoires qu'abritait le Pays de la Foudre allait forcément demander un travail anthropologique à un moment ou un autre. Je faisais quoi moi, si personne était là pour m'aider?

C'est alors qu'il me proposait de l'aide. De nature méfiante, je ne pouvais m'empêcher de penser à un agenda caché face a cette proposition d'aide. Pourquoi voudrait-il aider la première conne venue? Était-il curieux de savoir pourquoi je voulais voir le département d'anthropologie? Cherchait-il à ce que je lui doive une faveur? - probablement pas, c'était pas comme si j'étais connu dans le village en partant.- Peut-être il était du genre à vouloir partager ses connaissances? Son travail l'emmerdait peut-être et ma présence était une distraction qu'il voulait faire perdurer? Peut-être était-il le genre de scientifique voulant étaler son savoir sur la table comme certain homme avait tendance à étaler leur pénis sur une table pour comparer qui avait la plus longue? Cette métaphore d'une représentation phallique de la connaissance me fit sourire et, étrangement, me donnait une super bonne idée pour une toile.

Tant de questions, tant de possibilités. Au moment où il s'était définie comme un connaisseur du corps humain, je ne pu m'empêcher de regarder le cadavre par dessus son épaule. Sans doute disait-il vrai. J'étais venu ici à la recherche de connaissance et peut importe ce qui motivait ce médecin légiste à vouloir me donner un coup de main, j'étais plus gagnante en acceptant son coup de main qu'en le refusant. Je sortis alors un des bouquins de la bibliothèque parlant des oreilles avant le lui pointer une image – que j'aurai mieux dessiner – représentant les trois os qui composaient l'oreille interne

[Yukari] – Pour faire court, je veux toucher ses trois os.

Okay, j'avais voulu réduire le plus possible l'information qui allait sortir de ma bouche. Sauf que je remarquais rapidement que complètement hors contexte, c'était probablement l'une des pires phrases que je pouvais dire.

[Yukari] – Ça sonnait vraiment mieux dans ma tête. poursuivais-je rapidement

Le regard immuable de l'homme en face de moi le rendait difficile à lire. Je ne pouvais vraiment pas quel était l'impression qu'avait laisser cette phrase maladroitement dit. C'était quand même mieux que le sourire énervant qu'aurait arboré le Jonin en charge de mon équipe.

[Yukari] – En gros, je fais partie d'une équipe avec une gamine incapable de parler. Sauf que c'est vraiment énervant de pas pouvoir communiquer adéquatement avec elle, parce que tout ce qu'elle fait, s'est tirer sur tes vêtements dis-je en tirant sur les vêtements de mon interlocuteur Comme ça! C'est foutrement énervant! Donc bon, je me suis dis qu'il y avait peut-être quelque chose que je pouvais faire pour régler le problème, sauf que j'ai aucune idée pourquoi elle peut pas parler et je veux créer quelque chose pour l'aider. J'ai une petite idée de ce que je veux faire, mais pour ça, je veux comprendre PARFAITEMENT poursuivais-je en mettant l'emphase sur le parfaitement comment fonctionne l'oreille interne. Sauf que le livre vaut pas de la merde, les dessins sont mal fait et de toute façon, j'apprends beaucoup mieux quand je peux toucher, donc je me suis dit que le département d'anthropologie avait peut-être des os en réserve que je pourrais étudier. Donc voilà...

Une partie de moi espérait qu'il l'avait pas écrit, ce putin de livre, alors que je venais juste de dire qu'il valait pas de la merde...

C'était complètement l'autre extrême de ce que j'avais essayer de faire. J'avais l'impression d'en avoir trop dit, mais en même temps, je m'étais sentie un peu obliger d'en dire plus afin de justifier que je suis pas une weirdo qui prenais son pied en touchant des os.


[Yukari] – Après, si t'en as en réservedis-je en scannant l'intérieur de la morgue Ça m'éviterait le déplacement. Par contre, si tout ce que t'a à rajouter c'est du bla bla théorique, te force pas, ça m'intéresse pas.

Une partie de moi espérait qu'il n'allait pas me sortir un discours magistral digne d'un cours sur le corps humain. Je venais passer les derniers jours le nez planté dans tous les livres de médecine et traitant des oreilles que j'avais à ma disposition. En plus, je savais que je n'étais pas le genre de personnage qui dégageait savoir, connaissance et par cœur à première vue. Surtout pas avec la première impression que je laissais en générale et encore moins, quand cette première impression était moi complètement perdue avec un sens de l'orientation merdique.

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