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Marche ou crève... ¤¤ Quatuor de la Justice

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Mer 9 Oct 2019 - 21:36

Le vieux bougre de militaire était perché sur son fauteuil accoudé à son bureau dans une semi-pénombre, pour un midi ensoleillé d'été ce n'est pas l'image qu'on se faisait d'un bureau. Pourtant, il était à la tête caché derrière ses deux mains jointes à ruminer, le lieutenant général de la Kenpei était un vieux de la vieille. Il avait vu naître la main de la justice et en était à sa tête depuis sa fondation, fatigué, mais toujours présent aujourd'hui il avait convoqué quatre ninjas de ses effectifs. Il était peut-être vieux, mais il avait encore des choses à leur apprendre...

Sur son bureau quatre dossier militaire étaler et ouvert sur le bois brun du meuble ancien, le premier qui y figurait était celui de Shimazu Aomine. Shinobi de 23 ans, promu chuunin depuis quelques temps déjà, par les temps qui court quelques mois ou un an c'était déjà une longue période. Les bleus tombaient comme des mouches, guerre civile, pop de divinité des océans à trois queues, affaire internationale... Un garçon qualifié un kekkei genkai plutôt rare à Kirigakure no sato. Choisi pour sa discipline de fer sur ce qui a attrait à ses principes, ordre, rigueur et patriotisme. Il est un élément sur lequel on peut compter et qui n'a pas froid aux yeux.

Second dossier sur la table, Aditya. Shinobi de 20 ans, promu chuunin tout récemment et incorporer à la Kenpei encore plus récemment. Un jeune homme tout aussi qualifié qu'Aomine avec l'expérience en moins au grade. Pourtant, le lieutenant général l'avait lui-même recruté. Kekkei genkai ni courant ni rare à Kiri, il s'était démarqué par sa capacité d'apprentissage et sa forte courbe de progression. Un shinobi aux qualités médicales indéniable qui se faisait connaître dans ce milieu. Il avait combattu aux côtés du Rokudaime lors de l'affrontement contre Sanbi et avait reçu le titre de Héros de Mizu. Une jeune carrière prometteuse comme celui qui la mène...

Troisième dossier, un jeune genin recruté aussi par le lieutenant-général lui-même. Kurayami Zeref, shinobi de 19 ans, l'asocial a des qualités qui manque dans les effectifs de la Kenpei. Un peu de force brute, pas seulement parce qu'il a un kekkei genkai de métamorphe animal, mais aussi parce qu'il fait fit des sentiments. Il a cette capacité a dépasser le côté psychologique des choses, bien encadré il serait un très bon élément pour la main de la justice. Un homme comme les aimes Nâam. Héros de Mizu, lui-aussi.

Enfin, la petite dernière recrutée par les soins du responsable de la sécurité frontalière. Kunoichi de 16 ans à peine, mais un esprit vif et de bonnes aptitudes d'adaptation. Un art ninja difficile à maîtriser déjà dans sa musette, elle est un atout stratégique pour la Kenpei. C'est un pari sur l'avenir, bien qu'encore limité et légèrement en deçà du niveau recommandé pour intégrer la police militaire de la brume. Elle est tout de même elle aussi affublé du titre d'héroïne de Mizu. Elle a survécu à Sanbi et ne fait que progresser depuis...

La lettre de Nâam avait été particulièrement brève, voyons voir dans quelle condition, ils allaient arriver...

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Kurayami Zeref
Kurayami Zeref

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Mer 9 Oct 2019 - 21:57
Un simple bout de papier, voilà ce qu'il suffit aux puissants de ce monde pour faire rappliquer leurs sous-fifres. Je ne m'en plains pas, la Kenpei a deux intérêts pour moi, et je compte bien me faire traiter comme un larbin autant qu'il faudra si cela me permet d'accomplir mes objectifs. Je suis un canidé après tout, c'est sans doute dans ma nature. Lorsque je relis pour la troisième fois cette lettre, très courte, je finis par accepter le fait qu'il n'y ait aucun message ou sens caché. Une convocation, très simple, très banale, et pourtant pas sans intérêt à mes yeux. On me convoque, moi, et personne d'autre ? Bon, je n'en sais rien, peut-être que tous les effectifs ont été demandés, mais c'est la première fois depuis ma nomination que je suis appelé. Hors de question d'être en retard, comme toujours en fait. Mais je ne dois m'y rendre que demain, alors je range soigneusement le bout de papier dans ma poche, et je retourne vaquer à mes occupations.

***


Dix heure. Je suis réveillé depuis quelques heures, et je me suis préparé. Pas à la guerre, car je ne vois pas pourquoi l'on m'y enverrait si rapidement, mais pour une réunion dont je ne sais rien. Est-ce lié à mes découvertes sur la pègre ? Eh bien, Chôjuro s'est enfui, et une bonne partie des preuves du club de combats clandestin ont été réduites en poussières. S'ils ont du nouveau, cela dit, il y a peut-être espoir de retrouver ce criminel - qui m'a donné une bonne leçon, ne l'oublions pas. Tout vêtu de noir, je quitte la librairie des Kurayami, et me dirige vers les locaux de la Kenpei. Les rues sont animées, à cette heure, et le soleil tente désespérément de filtrer par delà les nuages, mais dans le pays de la pluie, rares sont les journées ensoleillées. Évitant habilement les passants, je me fraie un chemin jusqu'à ma destination. Arriver tôt est une bonne chose, mais trop tôt... C'est inutile. Alors j'attends un peu, quelques minutes, une heure, terré dans une ruelle sombre, où il est donc difficile de m'apercevoir. Lorsque je distingue le soleil à travers la couche grise qui le couvre, et que je devine qu'il s'approche du zénith, je me décide à entrer dans le bâtiment.

"J'ai été convoqué par le lieutenant général. Je suis Kurayami Zeref."

Le grand sourire de la jeune femme à l'entrée me rappelle que je ne suis plus tout à fait inconnu de tous. Ici, en particulier, certaines recrues ne sont pas passées inaperçues, et après m'avoir poliment salué, elle se décide à m'accompagner jusqu'au bureau du vieil homme. Sa voix se fait entendre, et je ne le fais point attendre. Poussant la porte, je pénètre le premier dans ce lieu, et sans me défaire de mon air monotone habituel, je le salue avec respect, en m'inclinant légèrement, avant d'en venir au sujet important.

"Vous m'avez convoqué, Lieutenant-Général, puis-je connaître la..."

Un bruit dans mon dos me fait réaliser que je ne suis pas le seul à avoir été appelé. Je laisse donc cette autre personne entrer à son tour. Ou peut-être y en a-t-il plusieurs ?

Spoiler:
 

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Merci Mappy pour le kit <3
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Merci Shimi pour le beau louloup <3
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Shimazu Aomine
Shimazu Aomine

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Mer 9 Oct 2019 - 23:00
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Depuis l'ancien Capitaine jamais encore le sanglant n'avait été convoqué au siège de la Kenpei, laissé en liberté dans un premier temps par Yami dont les nouvelles s'étaient faites rares avec les semaines puis absentes au fil des mois, sans que le Chûnin ne sache ni d'adam ni d'eve ce qui avait bien pu causer une disparition si soudaine. Burn-out prématuré pour une forte tête qui s'en remettrait sans le moindre doute, et qui inspirait encore dans sa réparti le brun à longue crinière, trop longue pour qu'elle ne fasse pas office de plumeau lorsque son porteur rasait les murs du QG. Depuis cette époque bien des choses avaient changées au sein même de la main de la justice et les temps puissent-t'ils êtres bénéfiques au brun, ne furent jamais d'un repos suffisant pour qu'il puisse dormir sur ses lauriers. Le village s'était finalement structuré puis effondré en quelques années et il n'était étrange de penser que les fondations pourraient à tout moment casser sous leurs pieds.

D'un côté les Hyosa, bénit soit leur leader pour la création de cette unité, qui pour les dégâts qu'il causa lui-même fut obligé de mettre en place des solutions jusqu'alors non nécessaires. De l'autre une créature rêvée adulée que les athées auraient du mal à contredire sous peine d'une exécution sommaire, renvoyant les incroyants au néant qu'ils louent de leur différence. C'est sur ces quelques pensées que le Shimazu fut surpris au milieu de la nuit à relire la lettre de convocation qui lui était adressé, à se demander s'il n'y avait pas erreur sur la personne en raison du fait que de nouvelles recrues plus fraîches et disposées avaient elles aussi tout à prouver si ce n'est se faire une place plus confortable que la sienne. Son salaire modeste comme mérite à ses précédents efforts dans la... répression d'un attentat aussi inattendu que rapidement maté avaient finalement eus quelques échos ici et là, au point de devoir se représenter au sein de bureaux qu'il ne fréquentait plus, laissant ce travail à des personnes plus disposées à la paperasse et aux classifications fastidieuses.

Il ne fut donc pas surprenant qu'à son arrivée la jeune femme de l'entrée ait eu un peu de mal à le reconnaître, lui demandant son identité par deux reprises jusqu'à ce qu'il daigne d'un sourire à la commissure de ses lèvres, mais surtout d'un badge sorti puis posé sur son bureau, indiquer qui il était et ce qu'il était venu faire.

« Au fond à droite Aomine ! Le Lieutenant-Général t'attend avec d'autres camarades, essaye de faire bonne impression, c'est pas le moment de faire des vagues. »


« Yoch, je vais bien au fond à droite, bien au fond, au fond. »
Sur un clin d'œil bien trop surjoué pour être sincère.
« Camarades ? »

Le mot sonnait comme une nouvelle intrigue, et à la fois comme une punition chez celui qui appréhendait grandement de devoir à nouveau faire équipe. La précédente de surcroît sous sa responsabilité avait miraculeusement disparu de la circulation et pour des raisons qui ne lui incombaient même pas. Sans aucune culpabilité bien que l'envie ne fut pas faible à l'époque de trancher la gorge à deux genins indisciplinés, il n'y eu pourtant plus jamais de Capitaine pour ces deux là, rendus civils, espérait t'il secrètement dans certains sourires oubliés sur son visage, qui disparaissaient dés que les pieds retournaient sur le planché face la porte ..

« Au fond à droite .. »

Se frottant d'abord les mains, il prit le temps, qu'importent les regards de la personne qui suivrait, d'écraser sa langue alors humide contre la paume de sa senestre et venir ensuite écraser une mèche trop rebelle pour l'endroit, la rangeant en rang à côté de ses consœurs qui dans la seconde qui suivit passaient la porte.

« Lieutenant-Général. »

Inutile de donner son nom au responsable des relations humaines et de tout le reste, de simples paupières fixées à un quart vers le bas, dans un sérieux maîtrisé frôlant avec l'ennui mais bien vites rouvertes à la vue d'un Torikushi dans la même pièce, pas inconnu mais très peu rencontré, une bestiole, un chien, il ne savait plus trop ce qu'il était vraiment mais lui accordait un même hochement de tête en somme cordial bien que bref. Sortant par respect son fourreau de sa ceinture, le fourreau contenant le katana, pas autre chose, il le plaçait à l'horizontal sur le bureau boisé du Lieutenant tout en gardant une main par-dessus, sait-ton jamais que l'on veuille lui rappeler de garder une défense toujours à portée de main.

« En l'attente de vos ordres.
Vous m'excuserez par ailleurs mais - suis-je en droit de connaître la raison de la présence d'un - »
N'ayant le temps de finir sa phrase qu'une troisième personne entrait dans les lieux, attirant le regard du brun.


Spoiler:
 


Dernière édition par Shimazu Aomine le Jeu 10 Oct 2019 - 16:33, édité 1 fois
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Aditya
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Jeu 10 Oct 2019 - 16:21
Marche ou crève

ft. Unité Kenpei


Été 203, Quartier général de la Kenpei, village de Kiri.


Les pas d’Aditya résonnèrent sur les planches tapissant le sol du cœur névralgique du quartier général de la Kenpei, trahissant le sentiment d’accalmie qui s’était emparé de son esprit, mêlé à une singulière curiosité. L'indifférence naturelle et chaleureuse qui trônait sur les traits de son visage se joignit à son attention lorsqu'elle s’échouait sur l’éclat de chacun des regards qui lui étaient adressé, tantôt curieux, surpris ou reconnaissants ; et à cela, il leur répondit d’un hochement de tête empreint de respect avant qu’il ne s’engouffre au cœur de l’aile administrative.

Bien que ses visites en ces lieux se soient faites discrètes et passagères, uniquement menée par un quelconque besoin – qu’il s’agisse de dépôt de rapports ou de missives – il n’avait aucun mal à se repérer entre ses dédales multiples; l'habitude, sans doute. L’ombre de son regard glissa sur l’un de ses confrères auquel il adressa la lettre tenue entre ses doigts ; frappée du sceau de la Main de la Justice et portant la signature de Yamamoto Nâam, elle n’eut aucun mal à prouver la nature solennelle de sa venue. Le bout de papier retrouva rapidement la chaleur réconfortante de son torse, glissé entre deux pans de tissus ; pour l’heure, il avait délaissé le confort de son sari au profit de son uniforme ninja, plus adapté à une telle entrevue. Pour autant, ses cheveux blonds demeuraient libres autour de ses épaules, teintés par un air de sauvagerie raffinée.

La veille, alors qu’il venait tout juste de clôturer un entraînement avec Junko, le contenu de cette missive avait capté son attention ; troublé, même. Sa dernière adresse aux forces de la Brume remontait à l’échange épistolaire qu'il avait entretenu avec Hyosa Baku le soir même où Inuzuka Asagiri, un individu lui ayant confié d’inquiétantes nouvelles au sujet de la Forêt Millénaire et d’un « Dieu des Eléments », était entré à l’intérieur de leurs murs sous sa recommandation. Nouvelles qu’il avait, de toute évidence, partagé avec la responsable de la sécurité côtière. S’il était certain que l’information avait circulé entre les hautes instances de la Kenpei, Aditya n’avait eu aucun contact avec l’unité depuis lors, si bien qu’il lui était impossible de jauger si ses écrits avaient revêtis un réel impact. Néanmoins, d'après les dires de sa destinataire, il lui reviendrait de vérifier ces informations une fois que son engagement diplomatique au sein des terres glacées du Pays des Neiges ait trouvé fin.

Ses mouvements se stoppèrent face à une large portée boisée, une frontière au travers de laquelle il percevait indéniablement la voix de ses pairs, l’une appartenant à Zeref, tandis que l’autre demeurait inconnue à ses yeux – une recrue qu’il n’avait pas encore eu le loisir de croiser, à l’évidence. Cependant, lorsque ses doigts vinrent entourer les courbes sylvestres de la poignée, des bruits de pas affolés vinrent troubler le repos de son esprit, habité par les réminiscences de cette fameuse missive ; une jeune femme inconnue accourait dans sa direction, l'air préoccupé. Ses iris éthérées vinrent se glisser sur les traits de son visage et l'espace d'un instant, il lui semblât qu'ils lui furent connus, ou tout du moins en apparence. Après quelques secondes où son regard planait sur sa silhouette, ce sentiment s'éclipsa et il reconnut finalement Kazuma Nanna, l'une des genin de la Brume ayant participé à la sauvegarde du village face au Dieu de l'Eau ; une héroïne de Mizu, elle aussi.

Un sourire respectueux se glissa sur ses lèvres tandis qu'il la vit rejoindre ses flancs, sa respiration erratique faisant écho aux brides de discussion qu'il percevait à l'intérieur. Pour autant, il ne dit rien. Au contraire, il demeura stoïque, patientant quelques instants afin qu'elle retrouve son souffle manquant ; et ce ne fut que lorsque son regard rassurant croisa le sien à nouveau, au-delà des brins d'or qui couvraient ses prunelles par endroits, qu'il entrouvrit la porte avec légèreté. Dans un cliquetis sourd et discret, il ouvrit ainsi la voie à la marionnettiste avant de pénétrer à son tour au sein du bureau.

D'une œillade perçante, Aditya avisa les trois âmes peuplant la pièce. L'une, assise derrière le meuble central et vieillie par les années que l'on lisait sur son visage, ne pouvait être que Yamamoto Nâam, l'homme même qui l'avait convoqué – aux côtés d’autres, vraisemblablement. Il adressa un hochement de tête poli à l'adresse de Zeref avant de poser ses yeux sur la troisième personne qu'il ne connaissait pas encore. Des cheveux de jais, un sabre détenant le même apparat que ceux des Sabreurs de Kiri, bien qu'il ne lui semblât pas l'avoir remarqué aux alentours du Grand Dojo, et un regard pourpre ; rien de cela n'éveillait en lui un quelconque souvenir. Ses paupières se plissèrent, l'espace d'une seconde avant qu'une singulière indifférence ne reviennent se loger sur ses traits et qu'il n'accorde l'entièreté de son attention à leur supérieur. A la différence du loup, l'ascèse ne lui fit pas l'affront de lui répéter son nom ; après-tout, il ne pouvait que connaître leur identité s'il leur avait adjoint de telles missives.

« Lieutenant-Général. », glissa-t-il en courbant légèrement l'échine.

Ni plus, ni moins ; Aditya laissait parler pour elle-même la salutation sous-jacente qui trônait au cœur de ses paroles. Après tout, il semblerait que l'inconnu et Zeref se soient d'ores et déjà investi de l'échange de banalités. Ses bras se croisèrent sur son torse sans plus de cérémonie, accueillant quelques mèches d'or qui ne s'étaient pas échouées au creux de ses reins. Il tâcherait de patienter, comme à son habitude ; les raisons de sa venue lui seraient sans nul doute révélées sous peu.


récapitulatif:
 


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encore plus spooky:
 


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Kazuma Nanna
Kazuma Nanna

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Jeu 10 Oct 2019 - 20:37
Il était incroyable de voir à quel point cinq lignes suffisent pour chambouler un petit monde. Gamine encore insouciante des réalités de ce monde, elle était cet agneau parmi les loups, offrande aux plus puissants si elle n’échangeait pas sa toge sans tarder. Et ce jour arrivait à grand pas, fixé par lettre. Les mots de celle-ci ne se répétaient pas seulement dans sa petite cabosse : elles faisaient « tic tac ».

« Tic tac ». Elle réfléchit à la tournure de la phrase : « mon bureau dans nos locaux ». Est-ce qu’elle pouvait se rassurer, en se disant qu’elle n’avait pas en main sa future lettre de « licenciement » ? Elle n’était pas stupide et savait que son admission au sein de cette unité était exceptionnelle. Ces derniers mois ont suffi à lui prouver la différence de niveau ou de puissance.

« Tic tac ». Son attention est maintenant happée par la phrase suivante : « mon sceau pour vous le prouver ». Elle était curieuse : était-ce coutume que les hautes autorités de Kiri mettent un sceau, pour chaque missive ? Un nom ne suffisait-il ? Deux questions qui menaient à une plus futile et pourtant ô importante pour l’adolescente : Devrait-elle aussi créer son futur sceau, celui qu’elle marquera sur chacune de ses créations, celui qu’elle mettra dans ses futures lettres ? Une réponse qu’elle cherche dans les courbes de ce sceau tenu entre les mains, mémorisant chaque courbe et ligne.

« Tic tac ». « Soyez à l’heure ! ». Ce dernier ordre ne laissait de place à aucun doute et ambiguïté. A l’heure elle était exigée, à l’heure elle se présentera ! Méticuleuse et rigoureuse, elle quitte son atelier récemment acquis – ou devrait-on dire, ancien local abandonné qu’elle avait piqué en détruisant le sceau – à la seconde calculée, optant pour un chemin qu’elle ne connaissait que trop bien.

La narration est douce, et pourtant, ce n’est qu’une illusion. Une illusion que Nanna ne pourra jamais maintenir, bien trop préoccupée à invoquer un oiseau géant et à le manipuler pour se diriger tout droit vers le QG, les traits préoccupés et les muscles tendus. A peine s’était-elle posée qu’elle va à l’encontre d’une dame, croisée déjà à plusieurs reprises. Il faut dire que malgré ses compétences encore balbutiantes, elle faisait de son mieux : les patrouilles de nuit, les petits vols ou encore la paperasse – à vérifier, à ranger.

- Je suis convoquée ! Dit Nanna pour bonjour, le ton stressé et paniqué. Tu sais pourquoi ?
- Non, mais ne tarde pas. Il est l’heure non ?

Cette phrase suffit pour faire détaler la brunette jusqu’à la porte en question, poser sa main sur l’encadrement quelques minutes, le temps de reprendre le souffle. Elle remarque cette autre personne, qui semble la reconnaître et qui a l’amabilité de patienter pour elle.

- Merci, dit-elle, le rouge aux joues tantôt en raison de la course, tantôt par gêne.

La porte s’ouvre finalement, et il l’invite à entrer. La brune y fait volte-face puis regrette : est-ce qu’elle était certaine d’être à la bonne réunion ? Qu’importe la réponse à cette question, elle s’incline par respect à cet aîné et ce supérieur.

- Bonjour, je suis Kazuma Nanna. Je me présente à vous suite à votre convocation, Lieutenant-Général, dit-elle, la voix perdant un tantinet de force, intimidée par ces présences et ce silence. Elle aurait pu se taire mais sa mère avait tant insister sur la politesse et les manières dans son éducation, qu’elle ne pouvait pas y outrepasser.

Elle relève la tête et son regard se glisse naturellement sur les différents protagonistes dans la pièce. Un sabre sur une table, un brun dans les parages et un type aux longs cheveux – des cheveux plus beaux que les siens, un comble pour la fashion victim qu’elle est !. Elle se promet de demander le secret à ce dernier, plus tard, si elle survivait à la réunion.

Et le petit soleil se range aussitôt parmi les membres de la Brume, tentant de cacher ses dernières tribulations dans son atelier – des doigts pansés, un autre pansement sur un sourcil brûlé et un autre sur une joue éraflée suite à une micro-explosion mal contrôlée. Dans sa poche, la convocation était toujours là. De son regard, elle cherche le sceau en question.

« Si j’ai un sceau, je devrais l’accrocher à l’entrée ! Preuve qu’on est au bon endroit pour des créations sublimes ! ».
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Ven 11 Oct 2019 - 21:38

Le premier entrant n'était autre que le jeune loup, Kurayami Zeref aux pouvoirs de métamoprhe. Il entra fit preuve de déférence envers le grade du vieux Nâam, il salua même en s'inclinant, mais il omit de faire la chose la plus élémentaire dire "Bonjour !". Les jeunes de nos jours, pensa le dirigeant de la Kenpei, il allait bien s'amuser avec eux aujourd'hui. Le lieutenant-général n'eut pas le temps de répondre à la question du louveteau qu'un autre homme vint se présenter, nul autre que l'Adjudant Shimazu. Même constat pour ce gradé, même déférence envers le grade, une forme de salut, mais pas un "Bonjour !". La politesse était-elle enseigné aux jeunes gens de nos jours, s'évertua à se demander l'homme de la Kenpei. Là encore une fois, aucune réponse du big boss, car Aomine Shimazu fut interrompu par l'arrivée discrète, mais nécessairement bruyante dans un bureau quasiment plongé dans le silence du capitaine Aditya et du soldat Kazuma Nanna. Déférence pour le grade, salut, toujours pas de formule de politesse pour le capitaine.

Le visage du lieutenant-général était plutôt fermé jusque-là, lorsque la cadette du quatuor devant lui s'inclina et commença par un "Bonjour..." elle prit même le parti de se représenter pour éviter toute méprise et même marque de respect pour son grade. Le Yamamoto sourit à la plus jeune en la regardant bien dans les yeux, son sourire n'était pas chaleureux simplement de circonstance. Pourtant, au fond il était vraiment content qu'au moins l'un d'eux est pensée au bonjour.

Merci, soldat Kazuma, votre politesse est apprécié, la plus jeune et la plus polie tout espoir n'est pas perdu, dit-il sans vraiment regarder les autres, mais en appuyant sur le mot politesse. Bonjour à tous ! J'apprécie aussi les efforts de chacun, vous êtes tous à l'heure, vous saluez et vous nommez les grades, c'est une bonne chose. Cependant, pour ceux n'y ayant pas pensé vous n'oublierez pas le "Bonjour" ou le "Bonsoir" de circonstance. La simple évocation du grade et du salut ne remplace pas la politesse commune, car ne l'oubliez jamais avant d'être des soldats nous sommes des villageois comme les autres, expliqua Nâam avec un ton ferme.

Le lieutenant-général laissa planer un long silence sur le bureau, rompu seulement par ses mains qui classaient les quatre dossiers sur son bureau afin de les refermer. Il prit volontairement un temps semblant infini pour des personnes qui attendent des ordres, mais c'était de rigueur. Il ne les avait pas fait venir pour rien, cela faisait partie de son rôle de jauger les troupes.

Capitaine Aditya, quel est le métier des parents de Nanna Kazuma, interrogea-t-il ? Soldat Kurayami quel est le nom du sabre de l'Adjudant Shimazu et pourquoi est-il nommé ainsi, demanda-t-il sans attendre la première réponse ? Soldat Kazuma, Zeref est-il fils unique ? Adjudant Shimazu, le capitaine Aditya est-il né à Mizu no kuni, interrogea-t-il de nouveau ?

ou encore le capitaine Aditya est-il un homme ou une femme ?

Le Lieutenant-général attendait désormais des réponses, lorsque chacun répondit ou pas et après un certain laps de temps, il reprit la parole:

Que vous connaissiez ou non ces réponses, posez vous cette question, que sais-je de plus sur mon camarade ? Quelles sont ses capacités ? Qu'est-il capable de faire en terme technique ? Quelles sont ces ambitions ? Politiquement, est-il plutôt militariste ou pacifiste ? Veut-il Kiri grande et puissante ou Kiri belle et prospère ? Pourquoi est-il devenu shinobi, demanda-t-il en appuyant sur les mots interrogatifs ? C'est toutes ces questions que vous devez vous poser, vous n'êtes pas obligé d'être amis ni même de vous entendre dans vos vies respectives, mais vous devez le faire en mission d'où l'intérêt de connaître vos compagnons.

Le Lieutenant-général se leva pour aller regarder à la fenêtre, il laisse de nouveau planer un silence long et évocateur.

Vous êtes ici pour prouver que vous méritez la confiance qui vous a été accordée, celle que je vous ai accordé. Vous n'êtes pas sans savoir que la brume a essuyé coup sur coup, une guerre civile puis une attaque de grande ampleur puisque vous y avez participé. Il me faut m'assurer que la Kenpei saura répondre à ce qui se prépare, des forces dont nous ignorons encore la puissance sont à l'oeuvre en ce monde et le village caché par la brume ne pourra pas indéfiniment resté caché derrière celle-ci, exprima le vieux sage. Vous aurez fort à faire ! C'est simple, vous êtes quatre, Capitaine Shimazu vous serez accompagné du soldat Kurayami, Capitaine Aditya du soldat Kazuma et vous allez vous affronter. Trois épreuves, dont voici la première, dit-il en tendant un parchemin à chaque chef d'équipe.

Sur les dits parchemins se trouvaient des instructions énoncées comme suit:

"Quartier Marécageux, près des remparts, zone sud-est. Un homme vêtu principalement de noir des pieds au cou porteur d'un masque de démon rouge menaçant de faire explosé le complexe shinobi a été remarqué puis il aurait disparu dans les bas fond des égouts de Kiri.

Dans le même temps, quartier des artisans, zone nord, un homme avec la même description aurait été aperçu. Il aurait manifesté la même intention d'attentat aux explosifs à l'encontre du complexe. Il aurait disparu lui aussi dans les égouts de cette zone.

Votre mission le capturer vivant, l'équipe qui l'attrapera en premier aura gagné."

Sachez que des équipes quadrille déjà les secteurs visés, prouvez-moi ce que vous valez ! Equipe Shimazu, vous irez au quartier des artisans. Equipe Aditya, le quartier marécageux. Autre chose, à l'issue de ces trois épreuves, les perdants se verront renvoyés au service général, rompez !



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Aditya
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Hier à 16:18
Les lèvres d’Aditya demeurèrent intimement closes tandis que les réprimandes du Lieutenant-Général parvenaient à ses oreilles, menée par l’absence d’une salutation qu’il avait jugé dérisoire. Aucune parole ne franchit leur barrière malgré le silence de son supérieur qui s’éternisait indubitablement. Il en fut de même lorsqu’il lui adressa quelques mots ; une question dont il ignorait parfaitement la réponse. Certes, il aurait pu adjoindre à ses pensées quelques conjectures : après tout, en tant que marionnettiste – un talent qu’il avait pu observer lors de l’affrontement opposant Kirigakure au Dieu de l’Eau – Nanna se devait de peaufiner le bois de ses pantins, de les réparer et d’astiquer leurs rouages, à l’image des gestes d’Okubo Zô, un autre maître de cet art qu’il avait rencontré il y a quelques mois. Ainsi, ses parents pourraient être artisans, forgerons ou même tailleurs, mais cela ne restaient que des suppositions vaines qui n’auraient fait que le pousser sur le fil d’un funambule, où le gouffre représentait l’échec. D’autant plus qu’il se serait paré de ridicule en tentant ainsi de répondre au hasard à une directive de l’un de ses supérieurs hiérarchiques.

Son intérêt rejoignis de nouveau le cœur de ses dires lorsqu’ils reprirent à nouveau, leur expliquant succinctement l’origine de telles questions ; le manque d’informations au sujet d’un acteur du village, qu’il soit membre de la Kenpei ou simple civil pouvait revêtir autant d’avantages que d’inconvénients. La Main de la Justice concentrait la plupart des rapports de missions passées – à l’exception de certains manquements ayant été détruits lors de la guerre civile – et autres denrées susceptibles d’avoir pu apporté les réponses à toutes ces interrogations qui leurs avaient été présentées, si toutefois ils avaient daigné y jeter un coup d’œil. L’ascèse comprit à cet instant qu’il s’était montré négligent.

Son regard se releva au cœur de celui du Lieutenant-Général lorsque son discours se poursuivit sur la pente d’une explication nouvelle ; celle relatant les raisons de leur venue en ces lieux. Il leur faudrait prouver qu’ils étaient dignes de la confiance que l’on avait porté en eux, en les élisant ainsi aux rangs de Capitaines et de Soldats. Ses iris éthérées se glissèrent sur la silhouette de Nanna, un peu plus en retrait que les trois autres. Il lui adressa un sourire avenant tandis que ses doigts entourèrent le parchemin qui lui était tendu. Aditya le déroula précautionneusement face à lui en s’assurant que la jeune femme puisse en lire le contenu tout aussi aisément. Ils leur faudrait donc arrêter un gredin, un gougnafier dont le seul but serait de provoquer un feu d’artifice au cœur du Complexe si durement acquis. Il délaissa un soupir. Allaient-ils vraiment se battre pour une place dans cette unité, alors qu’en cet instant précis, Kiri avait besoin de toute l’aide nécessaire pour se reconstruire ?

« J’imagine que vous devez avoir une raison pour réduire ainsi les forces dans des temps de crise. », glissa-t-il à l’adresse de Yamamoto Nâam. « Quoi qu’il en soit, nous nous mettons en route. »

Son buste se pencha une nouvelle fois vers l’avant tandis qu’il prononçait quelques derniers mots.

« Au revoir. »

Sa silhouette disparu dans l’encadrement de la porte du bureau peu de temps après celle de Nanna, en direction des marécages.





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