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Here comes the puppy [solo]

Konran Tenzin
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Lun 11 Nov 2019 - 18:58
Cela faisait maintenant plusieurs jours que Kanna nous avait quitté. Elle avait ainsi entamé son voyage à travers le monde, et nous nous étions quitté avec la promesse de nous revoir un de ces quatre. A ce moment là, nous nous raconterions ce que nous avions appris chacun de notre côté. Pour ma part, je ne comptais pas le moins du monde quitté Kaze no Kuni. Je m'y sentais bien, même si il y avait bien évidemment un certain nombre de problèmes à résoudre, mais ce n'était pas ce qui allait me faire partir de ma patrie bien aimée. Quel meilleur lieu pour un assimilateur de vent pour grandir que le Pays du Vent lui-même, n'est-ce pas ? En attendant, Kanna avait passé plusieurs jours à la maison, et nous avions appris à faire plus amplement connaissance. Aussi ironique que cela puisse paraître venant d'un enfant capable de devenir du vent, je n'avais jamais pensé que je rencontrerais quelqu'un capable de se transformer en un chat. Nous avions beaucoup de choses à apprendre l'un de l'autre, et c'étaient autour de bols de laits divers que nous passions nos plus grands moments de discussions.

Après son départ, la maison me paraissait soudainement bien plus vide qu'avant son arrivée. Et malgré l'amour de mes parents, je me posais encore beaucoup de questions sur les métamorphes et leurs capacités. Et c'était aussi un moyen détourné de mon cerveau pour me faire comprendre que ma nouvelle amie me manquait. Je n'étais pas triste pour autant. Nous avions passé de très bons moments ensemble, et j'étais content qu'elle prenne son envol pour poursuivre son but. Mais il y avait encore tant de questions qui me taraudaient l'esprit.

La nuit ne tarda pas à tomber. La journée avait été relativement courte. Et après un entraînement avec mon père au maniement de la faux, il était bientôt l'heure d'aller me coucher. D'un dernier regard vers le ciel, je me laissai bercer quelques instants par la magnifique vue de la lune pleine en cette magnifique soirée sans nuage. La caresse du vent sur ma peau et le doux chant de l'astre lunaire furent suffisants pour me ressourcer et effacer les moindres traces de fatigues de la journée. D'un air rêveur, je ne saurais dire combien de temps j'étais resté sur le pas de la porte à contempler ce spectacle de la nature. Plus que le contempler, il semblait que je me fondais en lui, comme je me fondais dans le vent lorsque j'utilisais mes capacités. A l'exception faite que cette fois-ci, j'étais bien fais de chair et d'os.

Ce n'est que plus tard que mon père se rendit compte de ma torpeur et, après s'être posé quelques instants à côté de moi sans prononcer un mot, il m'enjoignit de rentrer à l'intérieur. La chaleur sécurisante de sa paume me sortit de mes rêveries, et je me laissai guider vers la salle à manger. Aussitôt fait, je sentis les effluves du repas préparé par ma mère, et mon ventre grogna d'une manière si bruyante qu'un sourd aurait pu l'entendre. Mon père me regarda avec un regard étonné, et se mit ensuite à rire. Le mien ne tarda pas à le rejoindre rapidement avant que ma mère ne nous demande la raison de nos éclats de rire.

-Ton fils semble apprécier l'odeur qui se dégage de la cuisine.

-J'ai une faim de loup ! Et ça sent si bon.

Ma mère rit à son tour, et nous nous installâmes à table alors que mon père dressait la table pour nous servir le repas. Ce soir là, je mangeai pour deux, et sous le regard agréablement étonné de mes parents, j'allai immédiatement me coucher, pris d'une subite fatigue.

Et ce soir là, je fis le rêve d'un louveteau courant aux côtés d'un chat tout aussi blanc que le premier, avec cependant une touche de noir profond sur les pattes...

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Mar 12 Nov 2019 - 19:48
Un loup blanc courrait aux côtés d'une chatte au pelage tout aussi hivernale en plein désert. Ils semblaient insouciants, et ce spectacle des plus étranges ne semblait pas les déranger le moins du monde. A quel moment on avait dit qu'un loup et un chat ne pouvaient être amis ? Si l'on observait ces deux jeunes bambins, la réponse à la question était : jamais. Mais soudainement, leur chemin se séparèrent, le sol se fissura entre eux, créant deux routes distinctes. Une route qui continuait tout droit, foulée par le jeune loup qui semblait ne pas bien comprendre ce qui se passait. Une seconde route qui s'éloignait vers des contrées éloignées où la chatte s'aventurait, heureuse, avec un dernier regard vers son ami canin. Et d'un coup, tout s'écroula. Les routes, les deux amis, tout s'effondra en un instant, laissant les deux compères dans une chute libre vertigineuse.


Je me réveillai en sursaut. Des gouttes de sueur perlaient sur mon front, et mon coeur battait la chamade. Dans la pénombre, mes yeux commencèrent à papilloter, et mon coeur s'emballa à nouveau alors que tout me semblait étranger dans cette pièce. Je voyais sans voir, les informations que mes yeux recevaient ne concordant pas avec les dernières images que j'avais en tête. Perdu au possible, je mis quelques secondes à me défaire du rêve que j'étais en train de faire et à redescendre petit à petit dans la réalité, et mon souffle ne tarda pas à se calmer lorsque je finis par reconnaître le décor de ma chambre. Mon rythme cardiaque prit quelques minutes supplémentaires, mais finit par revenir à la normale à son tour. Les dernières sensations de fourmillements et d'énergie dues à la peur finirent par s'estomper, me laissant presque aussi épuisé qu'avant mon endormissement. Je me laissai aller contre le mur à côté de mon lit pendant de longues secondes, prenant le temps de soupirer longuement avant de me décider à sortir de mon lit. Bien que me rendormir était tentant avec cette soudaine fatigue suite aux émotions fortes, je n'avais aucune envie de revivre un rêve pareil.

Mais alors que je commençais à bouger, de vives douleur m'élancèrent dans chacune de mes articulations. Je fronçai les sourcils en grimaçant, alors que je tentais de faire lentement basculer mes jambes hors de mon lit. L'entraînement avec papa avait été dur hier, mais je ne m'étais pas rendu compte d'à quel point. Tous mes muscles, sans la moindre exception, me faisaient mal. C'étaient de sacrées courbatures, mais j'étais habitué aux courbatures depuis mon jeune âge. Je soupirai, et procédant minutieusement, je finis par quitter les draps qui tentaient de me renvoyer dans les bras de Morphée. Une fois debout, je jetai un dernier coup d'oeil vers mon lit, puis entamai mon voyage vers le salon, lorsque je m'arrêtai net. Quelque chose, lors de ce bref coup d'oeil, avait attiré mon attention. Je me figeai, et mon coeur tapa un nouveau sprint dans ma cage thoracique. Mais qu'est-ce que...Je restai quelques secondes ainsi, sans bouger, dos au lit, ayant peur de me retourner pour découvrir ce que j'avais cru voir. Mais je ne pouvais pas faire comme si de rien était. Je me retournai donc pour découvrir avec horreur que des poils blancs parsemaient mon lit.

Au loin, dans le salon, j'entendais mes parents s'activer. Pour une raison que j'ignorais, je pris peur, et dans un élan de couardise, je courus vers mon lit pour nettoyer et enlever chaque poils blancs qui y figuraient. Mon cerveau, trop embrumé par la peur et la confusion, était incapable de comprendre ce qui était en train de se passer et d'en faire sens. Il n'essayait même pas. Je savais juste que je devais nettoyer tout ça avant que mes parents n'arrivent. Malgré la douleur qui me lançait dans chacun de mes muscles et dans chacune de mes articulations, je m'activai à rendre ma chambre aussi propre que possible. Tous les poils que je ramassais finissais dehors, par la fenêtre de ma chambre, laissant le vent s'occuper de les disperser au large. Je ne savais pas ce que tout cela signifiait, mais je refusais d'y faire face. Après avoir débarrassé ma demeure de toutes ces bizarreries, je me dirigeai donc vers le salon.

Au fur et à mesure que je marchais, un mal de tête de plus en plus violent me vrillait le crâne. Les couleurs commençaient à changer, par intermittence, alors que je posais mes mains sur mon cuir chevelu. Comme si la simple pression de mes appendices parviendraient à calmer cette douleur. Toutefois, je continuai à me diriger vers le salon alors que je titubais. Mes parents ne tardèrent pas à entendre le bruit de mes pas, et sans même me voir, m'apostrophèrent.

-Eh bien ! Il était temps que tu sortes de ton lit, fiston !

C'était la voix de mon papa, mais celle-ci résonnait particulièrement fort dans ma tête, alors que je grimaçais de douleur.

-L'entraînement devait être dur avec ton père hier.

Ma maman. Mais pourquoi tout le monde était-il en train de crier ? J'étais juste là, à côté d'eux. Je ne pris pas la peine de répondre, continuant d'avancer lentement en titubant et me tenant aux murs.

-Tu as dormi toute la matinée, et une bonne partie de l'après-midi.

De...l'après-midi ?? Quelle heure était-il donc ?? Je courus dans le salon, affolé par ces informations qui ne faisaient aucun sens. Mais chacun de mes pas me renvoyaient une douleur qui se répercutait dans tout mon squelette. Chacun de mes pas résonnaient comme si j'étais dans une grotte étroite. A bout de souffle, je finis par faire mon apparition dans le salon, en sueur, et je regardai l'horloge.

-Dix-huit heures...

Il était dix-huit heures ?? Comment était-ce seulement possible ? J'eus une bouffée de chaleur, et mon mal de tête s'intensifia. J'eus le vertige, et subitement, je me sentis partir. Ma vision s'obscurcit petit à petit, alors que je me laissait happer par le néant. La dernière chose que je vis fut le visage inquiet de mes parents. Et puis plus rien. Extinction des feux.

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Mar 12 Nov 2019 - 20:25
Des bruits épars me parvenaient, lointains, mais aux sonorités inquiètes. J'étais incapable de comprendre les mots qui s'en dégageaient, mon cerveau aussi embrumé que s'il avait été passé sous un rouleau compresseur. Les syllabes ne faisaient pas de sens ensemble. Tout semblait comme étouffé, confus. Puis le silence régna de nouveau dans la chambre de mes parents où j'étais. La chambre de mes parents ? Comment savais-je cela ? Tout était encore noir, je ne voyais rien, alors comment pouvais-je...

En prenant quelques inspirations, je me laissai calmer par la douce odeur de ma mère et de mon père, le son de leur voix finissant par être un peu plus clair à mes oreilles. Je sentais une main sur ma peau, mais elle était terriblement froide. Je grimaçai d'inconfort, en me tortillant, mais la douce caresse glaciale ne cessa pas pour autant. Etait-elle réellement froide, ou était-ce mon corps qui était bien trop chaud ? En me posant la question, je me rendis compte que j'étais en train de brûler de l'intérieur. Chaque once de mon corps était en feu, et Fujin-sama savait à quel point je n'aimais pas cela, moi qui était un assimilateur de vent. Mon père, lui, n'aurait eu aucun soucis avec cela. D'ailleurs, en parlant de mon père, il sembla se rendre compte que je m'étais réveillé. Il prononçait mon nom, avec une voix douce où les pointes d'inquiétudes ne sauraient pourtant pas se cacher.

-Comment tu te sens, fiston ?


-Brû-lant...parvins-je à articuler.

Ma gorge était sèche. Irritée. Parler en était désagréable, et au son éraillé de ma voix, mes parents s'en rendirent compte rapidement. Quelques pas plus tard, une sensation froide et dure se pressait contre mes lèvres. Je les entrouvris, et je laissai le liquide divin -et je ne parlais pas de cet boisson affreuse que les adultes qualifiaient de nectar- s'écoula le long de ma gorge pour venir la rafraîchir. Encore un peu, et j'aurais limite été capable de retracer le chemin de chaque goutte d'eau à travers mon oesophage, jusqu'à mon estomac et ensuite mes intestins. Je poussai un petit soupir de contentement. Qui ne dura pourtant pas longtemps alors que je reprenais lentement conscience de mon corps. Ce dernier était un tel brasier, qu'il était impossible de dire quels endroits ne me faisaient pas mal. Cependant, il y avait des endroits plus douloureux que d'autre.

Pour exemple, j'avais une douleur atroce derrière les yeux. Raison pour laquelle je ne les avais toujours pas ouverts. De la même manière, ma gencive me brulait au niveau de mes canines, cependant je ne comprenais pas très bien pourquoi. Ma peau me démangeait, elle aussi, me grattant, comme si quelque chose était en dessous et voulait sortir. Le bout de mes doigts, mes oreilles, et mon nez présentaient les mêmes symptômes. mais encore une fois, rien de tout cela ne faisait sens pour moi. J'entendais mon père chuchoter, inquiet, à ma mère qui semblait tout aussi inquiète. Cependant, malgré le ait que j'entendais parfaitement, rien de ce qu'il disait ne faisait sens. Ma grand-mère ? Pourquoi parlaient-ils de ma grand-mère ? Ils évoquèrent brièvement Kanna, aussi, mais la raison m'échappait totalement. Ils ne pouvaient pas être au courant de mon rêve. Je tentai d'ouvrir les yeux pour poser le regard sur eux, mais tout était flou. La seule chose qui ne l'était pas, c'était la lune. Toujours pleine, toujours si belle.

Et je laissai l'obscurité me happer une nouvelle fois, incapable de lui résister plus longtemps...

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Ven 6 Déc 2019 - 23:27
Mes phases d’éveil et de coma s’alternaient avec une certaine régularité, me laissant quelques instants de répits dans la journée. Des répits toutefois modérés, laissant les flammes qui me rongeaient le corps pour seules compagnes lorsque ma conscience s’ouvrait sur le monde extérieur. A vrai dire, les vrais moments de répits étaient ceux où je ne sentais rien, où je dormais d’un sommeil profond et insouciant. Dans ces moments là, mon esprit divaguait, rejouant sans cesse les rêves étranges qui m’avaient pris dans la nuit quelques jours plus tôt. Ceux d’un louveteau blanc et d’une chatte tout aussi blanche aux pattes ébènes. Le rêve était toujours le même, sans la moindre différence à part le fait qu’au fur et à mesure des cycles d’éveil et de sommeil, ce songe devenait de plus en plus flou. Comme si au fur et à mesure, un brouillard blanc de plus en plus épais se superposait à ces images, comme si le rêve s’éloignait. Je le sentais m’échapper, et même si j’essayais de me tendre vers lui du mieux que je le pouvais pour le retenir, je ne pouvais rien y faire. Je laissai la lumière blanche du brouillard m’éclairer, et m’éblouir, jusqu’à ce que j’ouvre les yeux dans la vraie vie.

Un soupir m’échappa alors que je tentais doucement de me relever. Je remarquai avec surprise que je n’avais plus mal nul part. Mon corps n’était plus le brasier ardent qui me consumait ces derniers jours. Je testai chacun de mes muscles, contractant mes biceps, les muscles de mes jambes sans réellement croire que j’étais en un seul morceau. Que ma chair n’avait pas fondu entre temps, et que mes muscles étaient toujours opérationnels. Je soufflai de répit. Je regardai ensuite mes mains comme si je me redécouvrais, les fermant en formant des griffes qui étaient absentes. Même si la sensation me paraissait familière. Je touchai mes oreilles et mon nez, m’étonnant de les voir si petites alors qu’elle n’avait pas bougé. Pendant un instant, pour une raison qui m’échappait, je ressentis une grande tristesse. Une mélancolie qui se rapprochait étrangement du chagrin et du deuil, comme si je venais de perdre quelque chose. Quelque chose en moi. J’attrapai mon haut de ma main, serrant mon t-shirt trempé de sueur en griffant au passage ma poitrine alors que la douleur dans mon coeur me coupait le souffle. Je surpris une larme couler le long de ma joue.

-Fiston ?

Je sursautai au son de la voix de mon père, tournant la tête vers la droite d’où provenait la mélodie rassurante de ce dernier. Je ne savais pas depuis combien de temps il était là, mais il y avait de fortes chances qu’il était présent depuis toujours. Je n’avais simplement pas fait attention à sa présence, alors que je me concentrais sur ce que je sentais en moi. Ou plutôt l’absence de ce que je sentais en moi. Mais les yeux de mon père se voulaient rassurant malgré les cernes qui couvaient sous ses yeux, brûlants d’amour comme le fond de son coeur. Il se leva de la chaise dans laquelle il était, au milieu de sa chambre et face au lit, pour venir s’asseoir à mes côtés. Sans plus de questions, je passai mes bras autour de la poitrine de mon paternel et y enfouit mon visage alors que les larmes montaient en sanglots. D’un geste bien plus doux que sa carrure ne laisserait deviner, il passa une main dans mon dos, irradiant ma colonne de sa chaleur, et une seconde sur ma tête en caressant mes cheveux. Pendant plusieurs minutes, il ne dit rien, et me laissa pleurer sans retenue. Et quelques temps après, je sentis une autre paire de bras m’entourer et des cheveux venir caresser mes bras. Ma mère était arrivée, et portait avec elle une délicieuse odeur ainsi que sa douceur maternelle. Et d’une voix douce, alors que mes pleurs cessaient petit à petit, ma mère prit la parole.

-Le repas est prêt…tu dois avoir faim.

Un grognement sourd interrompit toute protestation que j’aurais pu entreprendre, et les premiers éclats de rires fusèrent à travers la pièce. Et d’un seul coup, toute la lourdeur et le sérieux qui avait régné les quelques instants précédents s’évanouirent. Tout comme les fines gouttes cristallines qui perlaient sur mes joues. Malgré les traces évidentes des coulées salées qui ornaient mes joues, je hochai la tête avec vigueur, mes lèvres étirées en un sourire communicatif. Mais avant que l’on ne se lève, mon père caressa une nouvelle fois mes cheveux avec une insistance qui me poussait à tourner le regard vers lui.

-Tu te souviens de ce qu’il s’est passé ces derniers jours ?

Je réfléchis quelques secondes avant de me rendre compte que je n’avais aucun souvenir des derniers jours. La seule chose dont je me souvenais, c’étaient les phases d’éveils et de sommeils totalement aléatoire, et cette douleur lancinante qui parcourait mon corps. Je secouai la tête avant de répondre.

-Non…juste de la douleur…

Mon père soupira, avant d’acquiescer et de me sourire.

-Tu as eu de la fièvre pendant plusieurs jours fiston. Et ton corps a subit des changements pour lesquels il n’était pas encore prêt.

Il laissa un blanc, semblant cogiter sur la manière de dire les choses. Ou s’il devait en parler tout simplement. Mais au final, il finit par me faire un sourire avant de s'accroupir et de me répondre.

-Si jamais cela t'arrive à nouveau, vient me voir. Il y a encore beaucoup de choses que tu dois apprendre.

J'acquiesce machinalement, mais je ne sais pas ce qu'il veut dire par là...

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