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Rencontre réconfortante. [PV : Aditya]

Sawada Tsunayoshi
Sawada Tsunayoshi

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Sam 23 Nov 2019 - 11:31
An 199, Hi no Kuni


 
Un homme était à genoux les doigts joints, légèrement éraflés et recouverts de terre devant des tombes qui semblaient être faite par les mains de celui-ci. Une centaine de croix en bois, surmontant un tas de terre légèrement bombé étaient le décore qu’entourait l’homme à la chevelure dorée. Les yeux clos, la position annonçant la prière et ses pensées accompagnant l’âme des défunts. Sa famille et son village avait été décimé quelques mois plus tôt, par sa faute, par vengeance vis à vis de ses action qui visait la protection. Le malheureux n’avait jamais vraiment pu faire son deuil, donner les explications quant à l’immondice sort qui s’était abattu sur ce paisible village. Les cernes dévoraient le visage fermé de l'homme, il avait passé deux jours et une nuit, sans manger, sans repos, à peindre cette toile dont la mort et la tristesse en étaient les principales couleurs, nuancé par l'obscurité que formait les noirs nuages au dessus du pêcheur.


Tsunayoshi ouvrait légèrement ses paupières, sa vue était brouillée par un fin liquide opaque. Ses iris se perdaient dans la vaste et noire étendue brumeuse qui surplombait le monde. Le ciel lâchait une cataracte de pleurs sur les épaules du repentit. Les morts lui parlaient, il le voyait comme un ciel. La lourdeur de la pluie était telle que le blondin éprouvait des difficultés à se relever. Le manque de sommeil et de nourriture devait être complice de ses épreuves physiques. Il passait sa main devant ses pupilles, essayant de se protéger de la rafale de désolation qui se déferlait.


" Je suis désolé.. Je ne pensais pas que mes actions auraient des conséquences aussi désastreuses. Je ne le dis pas pour me faire pardonner même si je cherche au plus profond de moi à sentir votre approbation. Je... Les hommes qui sont venus vous attaquer l'ont fait car j'ai détruit l'un de leur repaire pour sauver celle qui est maintenant ma femme et mère de mon fils.. Je m'en veux pour les vies qui ont été enlevé par mon égoïsme mais.. si je devais le refaire, je le referais. J'espère que vous me comprenez. "

Il essuyait ses pleurs à l'aide de son avant bras et tournais le dos aux morts. Il en avait assez fait, il était temps pour lui d'accepter et d'avancer. Le tonnerre retentissait, devant l'ostinato rythmique de Tsunayoshi. Sa démarche était faible mais se voulait assurée. Le vent se levait peu à peu, la fraicheur parcourait et s'imprégner dans le manteau mouillé qui couvrait le jeune homme. La pluie se changeait petit à petit en fin cristaux de glace, l'hiver était là. L'interminable averse se changeait maintenant en blizzard. La neige s'accrochait au sol d'une vitesse fulgurante, recouvrant la glace qu'avait formait la pluie cristallisé. Il passait l'entrée du village, retournant en direction de la forêt. Ses hargneux pas devenait de plus en plus faible, la neige et la glace obligeant l'utilisation de plus de force. Il s'arrêtait quelques secondes une intersection pour reprendre sa respiration, laissant apparaître une épaisse brume voluptueuse de chaleur à chaque de ses expirations. Le paysage était tout de même d'une frappante beauté. La neige faisant son nid sur des arbres dénudés, le scintillement du gèle donnant une impression d'étoile sur terre.


Le blondinet reprenait sa marche en empruntant le croisement de gauche, un timide sentier qui menait à maison respirant la vieillesse, toit en chaume. Au travers de ses fenêtre nous pouvions apercevoir des halos de lumière vaciller, donnant la direction et un point de repère dans la noirceur omniprésente de la forêt. Il avalait le peu d'amertume qui lui restait avant d'ouvrir la porte de l'habitat minimaliste, tout de même heureux et apaiser de retrouver sa famille et son confort. Il enlevait son manteau et le secouait légèrement sur le paillasson avant de le pendre sur une barre au côté de la cheminé, dans le but de le faire sécher. Le contraste de la fraicheur extérieur et la chaleur du foyer familiale laissait place à des millions de frissons qui chatouillait la peau du père. Sa femme était assise sur une chaise, autour d'une table désuet. Elle tenait le nourrisson dans ses bras, le faisant allaiter. Elle posait ses iris pourpre dans ceux de son mari, dénonçant le manque de sa présence de cette dernière nuit et des deux dernières journées. Tout de même, une inquiétude au vue de son était et une once de fierté quant à la compréhension de ce qu'il avait accomplis venaient remplacer sa lueur dénonciatrice.


" Tout va bien, je suis juste fatigué, j'ai réussis à tous les enterrer.. "

Il s'asseyait et se servait du riz et du saumon que sa femme avait préparé dans le bol en face de lui. Il attrapait les baguettes et commençait manger. La nourriture était froide mais rien ne pouvait arrêter l'apaisant sentiment que procurait la disparition de son insatiabilité. L'épouse aux cheveux mauve ne pouvait s'empêcher de sourire à la vue de cette scène. Ils n'avaient pas grand chose, leur maison était vide de tout sauf du matériel primordiale au bien être physique, lit, canapé, bain, cheminé, salle de bain, ils se débrouillaient de vivre sans électricité et devait être vigilant car ils étaient recherché pour les incroyable dons de Ishi, l'épouse du blondin. Néanmoins, leur famille était à peu prés heureuse, et c'était tout ce qui comptait aux yeux de la mère.


Un cognement à la porte de cette maison venait arrêter l'engouement de Tsunayoshi quant à sa nourriture et changer les pensées heureuse en réflexions peureuses chez la maternelle. Tsunayoshi se levait, il touchait l'un des tatouages présents dans ses poignets: une chaine sortait de celui-ci et s'enroulait autour de son bras droit, une hache se logeait dans ses mains. Enfin, il empoignait l'articulation de la porte et l'ouvrait, laissant passer un courant d'air frais et des flocons légèrement bloqué par la silhouette d'une personne encapuchonnée. D'un ton méfiant, le paternelle prenait la parole, gardant une poigne ferme sur sa hache.


"Peux-t-on vous aider? "

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Aditya
AdityaEn ligne

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Jeu 2 Jan 2020 - 1:07
Rencontre réconfortante

ft. Sawada Tsunayoshi


Hiver 199, quelque part au cœur du Pays du Feu


Un silence hivernal s’était déposé sur le Pays du Feu au rythme des flocons qui teintaient arbres et branchages de leur couleur éternelle, où seuls les rouages d’une charrette froissant la neige sur leur passage n’osaient déclamer leur présence. La poudreuse ployait tel un nuage sous les sabots d’une bête ruminante, de laquelle s’échappait parfois de sourds hennissements de protestation, lorsque ses crins perdait leurs reflets roux au profit d’une blancheur équivoque. Le crissement des rennes lui répondit avec douceur alors que deux mains approfondissaient leur course en longeant un sentier sylvestre.

« Tout va bien derrière ? », glissa le cocher de fortune en jetant un regard par-dessus son épaule.

Son regard s'échoua sur la silhouette encapuchonnée qui demeurait assise au bord de la charrette et dont le visage demeurait rivé vers l'horizon, si bien qu'il ne pouvant déterminer si elle avait ou non succombé au poids des avances de Morphée. Dépourvu de toute réponse, son attention revint se poser sur la route qui se dérobait devant lui et à la course précautionneuse de son cheval. Les endroits perdus d'Hi no Kuni étaient devenu le nid propice aux brigands et aux voleurs profitant de la rage qu'une guerre civile tenace déferlait sur cette contrée, bien qu'elle semble s’essouffler à l'approche de sa seconde décennie d'existence. En sa qualité de simple paysan ayant troqué son foin contre un peu d'outils et de nourriture, la cargaison que regorgeait son attelage était désormais bien plus précieuse sur le chemin du retour que lorsqu'il avait arpenté ce chemin pour la première fois ; se faire attaquer à un moment pareil serait une perte incommensurable.

Pourtant, il avait accepté de faire preuve de charité envers cet aventurier errant et lui avait proposé de l'acheminer sur la route que le destin avait tracé pour lui, jusqu'aux frontières du fleuve où leur route se sépareraient. En ces temps d'un rude hiver, nul ne devrait se risquer à parcourir le Pays du Feu à pied, de crainte que les engelures et la faim n'aient raison de soi. Pour cela, il avait acquis la profonde reconnaissance de son compagnon de route.

Deux orbes azurés planaient au-dessus de la cime des arbres, retraçant les lignes neigeuses qui y siégeaient de leur regard curieux. Les paysages glacés comme celui-ci étaient d'une beauté saisissante que l'inconnu n'aurait pu se passer, un énième cadeau que la nature leur offrait en échange de leur respect envers elle. Une faible brise souleva flocons et feuillages, allant jusqu'à guider quelques brins d'or en dehors de l'étole qui les y avaient bordés, un cocon de chaleur qu'il se gratifiait d'avoir acquis au fil de ses voyages. Elle n'était ni très fine, ni très épaisse et encore moins d'une richesse exceptionnelle, mais cette cape réchauffait ses muscles endoloris. C'était là tout ce qu'il demandait.

Aditya dardait les reflets miroitants de l'hiver, porté par un profond bien être et laissa son crâne reposer contre l'un des nombreux draps qui couvraient la marchandise de l'humidité. Beaucoup s'accordaient à déclamer que cette saison n'était que l'apothéose de la mort de la nature, mais il n'en avait jamais été question pour lui. Un œil avisé saurait reconnaître l'hermine qui se cachait au cœur de la poudreuse, l'écureuil qui courrait encore parmi les feuilles à la recherche de nourriture ou le renard poudré qui se fondait dans le décor. À l'approche du printemps, la neige révélerait les bourgeons à venir : d'ici là, elle les protégeait dans son carcan de glace, à l'image d'une mère et son petit. Parfois, quelques rayons timides du soleil filtreraient sur son manteau d'argent et en illuminerait la contrée, succédant à des jours de pluie calomnieux pour mieux abreuver la nature. L'hiver était d'une beauté sempiternelle, et jamais il ne se lasserait de son spectacle, que ce soit au lendemain de son dix-septième automne ou à l'orée de bien d'autres à venir.

Les remous de la charrette se firent plus lents jusqu'à ce qu'ils ne s'enfoncent tout à fait dans la neige fine qui tapissaient le sentier. L'écho d'une voix retentit jusqu'à ses oreilles, à nouveau. Il savait déjà ce que cela signifiait, si bien que sa silhouette s'échappa de son logis pour retrouver le doux confort de la neige sous ses pieds. Sa paume empoigna son baluchon de fortune, noua les cordelettes qui le retenait fermé autour de son poing et le fit glisser sur son épaule.

« Nos chemins se séparent ici, jeune homme. Il me faut prendre la route de l'Ouest pour rejoindre Urahi ; longe le cours de la rivière Yûgure, Ame et les terres neutres se trouvent au bout du fleuve, au Nord d'ici. Si tu as un peu de chance, tu devrais trouver un village ou des habitations aux alentours. Sois vigilent, des rumeurs courent au sujet d'un massacre récent par ici.
Merci pour votre sollicitude., glissa-t-il à son encontre en rejoignant le flanc du cheval. Puisse votre chemin se poursuivre sans encombre.
Toi aussi gamin ! », déclara l'homme sur un ton avenant et décidé.

D'un claquement de rennes, la charrette reprit son ascension, laissant seulement derrière elle les traces de son passage et un voyageur errant dont les pensées ne pouvaient s'empêcher de migrer sur les mots de l'homme et sur cette tuerie supposée. La guerre civile faisait encore rage malgré les années... et elle ne semblait épargner personne sur son chemin. Alors il entreprit de poursuivre le sien, délaissant à son tour les marques de ses pas sur la poudreuse éphémère bordant le rivage.


[...]


Après un temps qu'il n'aurait su quantifier tant les paysages qu'il arpentait se ressemblaient, Aditya parvint à l'orée d'un village, ou tout du moins ce qui lui semblait l'être. Ses pas ralentirent peu à peu, froissant la neige sous ses pieds jusqu'à totalement se stopper aux prémices du sentier. Quelque chose n'allait pas. Son regard éthéré se déposa sur chacune des habitations, courant sur les murs assombris par endroits, comme s'ils avaient été imprégnés de quelque chose. Par endroits, le gel avait été retourné en même temps que la terre qu'il bordait, comme si de larges objets avaient été retirés de leur carcan d'argent. Aucune odeur étrangère ne s'était éprise de ses narines. Seul le froid mordant de l'air s'y engouffrait, égal à lui-même. Ses yeux remontèrent sur les toits immaculés, où parfois, un trou siégeait dans la charpente.

Les paupières d'Aditya se plissèrent lorsqu'il comprit enfin pourquoi un tel sentiment de malaise avait pris place dans son cœur. Aucune fumée ne s'échappait des cheminées. Il n'y a personne ici. C'est un village fantôme. Avec la plus grande prudence, il reprit son avancée en dardant son attention sur ses alentours.

Certaines portes demeuraient entrouvertes, d'autres, étaient éventrées par ce qui semblait être des coups de hache ou de sabre, répétés avec anarchie. Certains tonneaux étaient renversés, là où leurs contenants, d'ores et déjà gelés jusqu'à la moelle par le rigoureux hiver, trônaient à leur pied. Quoi qu'il se soit passé ici, cela date de plusieurs semaines, si ce n'est mois. L'ensemble du tableau, aussi déconcertant qu'il ne puisse être, ne le menait qu'à une seule conclusion : tout semblait avoir été laissé en l'état, à l'image d'une peinture morte retraçant la vie de tous les jours. Les habitants semblaient avoir été attaqués par surprise, peut-être même au milieu de la nuit. Le blond poursuivit sa route malgré tout en raffermissant sa prise sur les cordes qui retenaient son baluchon.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour traverser l'ensemble du village en pavant le chemin de l'allée principale. Ses iris retrouvèrent l'azur du ciel alors qu'il délaissait un soupir lorsqu'il réalisa qu'il s'agissait certainement du meilleur endroit qu'il trouverait pour passer la nuit, au vu de la chute décroissante de l'astre solaire. Un frêle nuage s'échappait de ses lèvres dès que son souffle se mêlait à l'air ambiant, agressé par les températures glaciales ; et à l'instant même où il s'apprêtait à déposer son bagage et débuter ses installations pour une nuit des plus rudes, son regard happa les contours illusoires d'une fumée.

Ses gestes se stoppèrent tout à fait lorsqu'il réalisa qu'il ne s'agissait pas d'une simple fumée, mais bel et bien des restes d'une cheminée qui, s'il en jugeait la ferveur avec laquelle ce nuage artificiel s'élevait dans le ciel, devait encore être alimenté à l'heure qu'il était. Les cordes roulèrent à nouveau sur son épaule couverte par sa cape de fortune. Peut-être aurait-il tout à gagner à tenter sa chance auprès des habitants de cette bâtisse excentrée.

Alors, son chemin se poursuit jusqu'au pas de la porte d'entrée en retraçant un sentier devenu de plus en plus sylvestre, et dès l'instant où il fit face à la maisonnée, les iris d'Aditya s'écarquillèrent sous le joug de la surprise. Des dizaines, peut-être même une centaine de parcelle de terre retournée entouraient les flancs de l'habitation, tombes anonymes d'anciennes vies. Ses pas ralentirent une nouvelle fois alors que son regard glissait sur chacune de ces effigies graduellement dépourvues de poudreuse à leur sommet. Pour les plus récentes, elles ne devaient avoir été terminées qu'il n'y a une poignée de minutes. La neige tombait encore sur le Pays du Feu, mais elle était loin d'être aussi épaisse qu'au début du jour.

Ses doigts découverts quittèrent la chaleur de sa cape pour se refermer sur l'extrémité de sa capuche, frôlant du bout des ongles les flocons qui s'y étaient accumulés, sur elles et les quelques brins d'or qui en avaient quitté le nid. D'un geste simple, il la rabattit légèrement sur son visage en espérant que ces habitants n'étaient pas à l'origine du massacre réalisé par les rumeurs et frappa de deux coups francs le bois de la porte. À peine quelques instants plus tard, elle s'ouvrit sur un visage à peine plus marqué par les âges que le sien, des cheveux blonds et deux orbes auburn emplies de méfiance. Son regard longea le bras de l'homme, retraçant les contours de chacun des maillons enroulés autour de sa peau jusqu'à la lame trônant dans sa main ; une hache. Les paupières d'Aditya se plissèrent sous une pointe de doute avant de croiser à nouveau les yeux de son vis-à-vis. Quelle image pouvait-il donner à se présenter ainsi sur le pas de cette porte encapuchonné et recouvert par la poudreuse ? Avec un visage juvénile pourtant marqué par l'expérience des hommes et l'indifférence ? Sa voix s'éleva dans le silence de l'hiver, désintéressée de toute menace. Elle n'était marquée que par ce qui caractérisait le plus son porteur : le son clair de la sincérité.

« Navré de vous importuner à l'orée de la nuit. Je voyage jusqu'aux frontières du Pays du Bois et j'espérais pouvoir me reposer quelques instants à la chaleur d'un feu. », Aditya glissa un regard aux tombes qui surplombaient l'horizon, l'espace d'une seconde. « Je pourrais tout autant m'établir dans l'une des bâtisses abandonnées à quelques pas d'ici, mais je crains que les esprits ne m'en tiennent rigueur. La paix habite rarement ceux ayant subi un sort tel que le leur. »

L'ascèse était loin de porter pleine foi en ces superstitions. Élevé au sein des arts monastiques et par la rigueur de leurs exigences, il avait baigné dans cette aura spirituelle dès sa naissance, si bien qu'il lui était impossible de dissocier ces pensées des siennes. Il connaissait l'existence des malheurs auxquels l'on prêtait souvent l'origine aux maléfices d'esprits malins. Pourtant, le blond portait une profonde croyance en l'âme de tout à chacun et s'évertuait de les respecter, qu'elles soient encore au cœur du monde des vivants ou de celui des morts. L'idée même de bafouer ces sanctuaires teintés de souffrance de ses pas et de sa présence allait à l'encontre de tous ces préceptes qu'il allouait au respect des morts. Mais dans l'adversité de la vie, tout homme se devait de faire des concessions.

Mais peut-être cet inconnu était-il parvenu à la même conclusion. Peut-être accepterait-il qu’il écoule les longues heures de la nuit à ses côtés, près de la chaleur réconfortante d’un feu.


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