Derniers sujets
Partagez | 

Une mission officieuse et volontaire. [pv Gozan Arukisa]


Jeu 3 Aoû 2017 - 21:21
LES OKAMI AGISSENT


Cela faisait maintenant quelques semaines que j'étais arrivé dans ce village nommé Kiri. Le village caché de l'eau. J'avoue que cette ville fortifiée était bien nommée, je n'en avais jamais entendu parler malgré le nombre d'années où j'avais voyagé pour prêcher la parole de ma Mère. J'avais fait tout ce qu'il fallait, et maintenant, j'étais un résident de cette petite citadelle.
M'étant fait oublier, laissant paraître rien d'anormal, faisant croire que tout ce que je voulais était de vivre dans la quiétude. La situation des lieux était propice à ma mission. Je n'avais pas très bien compris les enjeux de ce qui se jouait en ce moment, mais la perplexité des gens me permettrait d'aboutir à quelques victoires pour mon clan.

J'avais entendu parlé qu'avec tout ce remue-ménage au sein de la cité, une sorte de mission de volontariat avait été déclaré pour l'hôpital. Celle-ci avait pour but d'aller aider les patients qui avaient vu des horreurs, subits des traumatismes et des blessures physiques plus ou moins importante. Là était une chance, celle de pouvoir faire entendre raison ces fous qui avaient tourné le dos à la Grande Amaterasu. Qui plus est, il se pourrait même que je rencontre certain shinobi et si je pouvais en attirer certain dans notre noble cause, alors ce serait bénéfique. Peut-être même, recruter pour avoir plus de prêcheur dans les rues.
Je sortais de ma demeure, habillé de mon traditionnel kimono blanc, de mon cercle d'or au cou et du rouleau que le Sage m'avait donné. Les rues étaient embrumées, la pluie menaçait de fendre l'air et la température était quelque peu fraîche. Mes tatouages au visage me lançaient une petite douleur, sûrement à cause du temps humide qu'il y avait, mais rien de comparable au moment où l'on me les a faits. Les gens me regardaient étrangement, comme si j'étais une bête de foire, un maillon divergent du commun des mortels. Ils avaient raison, j'étais le messager des dieux et leurs regards n'étaient rien d'embêtant, bien au contraire.

L’hôpital se trouvait face à moi et devant l'entrée, une personne habillée d'une veste rose fluo donnait des prospectus aux passants dans l'espoir d'une aide. C'est une fois à sa hauteur qu'elle me donnait ce même papier.

-Bonjour demoiselle. Vous recherchez de l'aide ? Je l'ai entendu et je suis présent pour vous et vos malades. Malheureusement, j'ai bien peur que les habitants n'ont pas l'air d'être très réceptif à vos appels. Alors me voici, je me ferai une joie de vous aider. De plus, je ne serais pas seul, vous non plus. Sachez que je suis accompagné de la bénédiction de notre Mère et elle peut aussi vous accompagner dans votre magnifique démarche. Elle aide et aime les gens de votre nature.


La jeune me regardait tout aussi étrangement, mais d'une autre manière. Comme subjugué par mes paroles. J'avais fait mouche. Un peu plus, et ce serait la première qui entendrait raison dans les murs de cette ville. J'étais concentré sur cette jeune femme, mais une silhouette arrivait droit sur moi et la requérante. Il ne fallait pas que cette personne entende mes dires aux risques qu'elle prévienne du monde. Ainsi, je ne pourrais plus agir dans l'ombre si je venais à être découvert.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 3 Aoû 2017 - 23:30
L’aventure du jour devait amener Arukisa au plus près de la raison qui l’avait fait venir à Kiri. Les victimes du banditisme qui frappait l’archipel. Depuis que le village avait été créé, les clans avaient pris la décision inévitable de créer un hôpital militaire afin d’accueillir les premiers touchés par le mal que chaque kirijin essayait d’endiguer. Son objectif était multiple. Il devait servir à évidemment soigner les blessés, que ce soit les cas les plus graves comme les petits bobos du quotidien. Il permettait aussi d’accueillir les habitants ayant subi un traumatisme mental. La guerre offrait parfois des images d’horreurs difficiles à oublier. Pour les esprits les plus fragiles, cela pouvait se compter en années. Ainsi, l'hôpital comportait une section destinée à la psychiatrie et qui tentait de dénouer les rouages complexes qui permettaient de débloquer ces blessures invisibles.
Cependant, malgré la sécurisation de l’île principale, les patients affluaient sans cesse chaque jour. Le flux continu commençait à submerger le personnel, et ce malgré un recrutement massif des volontaires et bonnes âmes souhaitant se former dans l’art de l’Irou Jutsu. Si bien, que des tentes de premiers secours avaient été installés autour de l'hôpital afin d’en augmenter ses capacités d’accueil. Et, en dernier recours, les dirigeants décidèrent d’accepter toutes personnes souhaitant ne serait-ce que soulager un peu le travail des médecins. C’est là qu’Arukisa faisait son apparition ! Aider le bas peuple, c’était son credo. Elle aurait fait une excellente ambassadrice humanitaire d’ailleurs. Elle avait énormément d’empathie et ne supportait pas de voir quelqu’un souffrir.

Ainsi, emmitouflée dans sa cape rouge, elle se présenta à l’entrée du bâtiment médical. Une personne plutôt voyante, à cause de son accoutrement fluo qui piquait les yeux, se tenait face à elle, prospectus à la main. Visiblement, elle tentait de trouver de l’aide. Un grand shinobi en kimono blanc venait de l’interpeller. Après avoir entendu qu’il finisse leur discussion, Arukisa s’approcha d’eux.

- Hmm. Elle se racla la gorge pour attirer son attention. Apparemment, elle avait l’air de déranger. C’est bien ici pour les volontaires ? On m’a dit qu’il y avait besoin d’aide.

Elle toisa l’homme qui se tenait près d’elle. En fait lui aussi son habillement était très...spécial. On aurait dit un genre de religieux, il dégageait quelque chose d’un peu mystique. La Rose Rouge était très terre à terre donc peu touchée par les paroles de ce genre de personnage mais peu importe, elle n’était pas là pour ça. Et s’il venait pour aider, tant mieux ! La dame sembla reprendre ses esprits et se mit à gesticuler comme si on venait de lui mettre un petit coup de jus.

- Oui ! Oui ! Vous êtes au bon endroit. Venez, suivez-moi, ne perdons pas de temps. Elle marchait rapidement et parlait tout aussi vite, elle semblait stressée. Pas étonnant vu la situation.

Quand ils pénétrèrent dans le hall de l'hôpital, le spectacle était désolant, alarmant. Des dizaines de blessés attendaient sur les quelques bancs à disposition, la plupart sur le sol. Les médecins couraient partout. Certains patients gémissaient. D’autres semblaient paralysés par la douleur. Des larmes, des cris, la sabreuse ne s’attendait pas à cela. Elle resta quelques secondes à contempler cette scène attristante. C’était donc cela la guerre ? Le résultat de toutes ces prises de pouvoir ? Alors qu’elle venait tout juste d’assister aux tensions entre son clan et la Mizukage, elle s’imagina les conséquences désastreuses qu’un tel conflit pourrait avoir si il éclatait vraiment. Son errement fut interrompu par un médecin qui la bouscula et la somma de ne pas rester au milieu.

- Pardon ! Excusez-moi… Dit-elle gênée. Elle regarda le grand monsieur qui l’accompagnait. Tu crois qu’on va s’en sortir ? Elle ne le connaissait pas, mais ils étaient maintenant tous les deux dans la même galère.
- Comme vous le voyez, on est débordé. J’ai besoin de vous pour assister les médecins et distribuer le matériel médical rangé dans la réserve. On commence par quoi ? Elle attendait une réponse rapide visiblement. Pas le temps de lambiner.

_________________
"Un autre jour, une autre aventure !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t117-la-rose-rouge-termine#454 http://www.ascentofshinobi.com/t536-gozan-arukisa-s-adventures

Dim 6 Aoû 2017 - 2:17
La silhouette qui venait proche de ma position s'était arrêtée. En la regardant du coin de l'œil, je remarquais que c'était une enfant, pas très âgée et tout de rouge habillé. Elle tombait vraiment au mauvais. Un peu plus de temps, et j'aurais eu la possibilité de faire voir la réalité à cette femme. Un sentiment de très légère colère se manifestait envers cette fillette. C'est alors qu'elle prit la parole en se raclant la gorge.

- C’est bien ici pour les volontaires ? On m’a dit qu’il y avait besoin d’aide.

Mon regard croisa le sien de manière succinct et je remarquais que de son coté, son expression voulait tout dire sans même avoir besoin de parole. Sans ajouter d'avantage, la requérante nous invitait pressément à la suivre à l'intérieur des locaux. Elle semblait dans tous ses états et le spectacle qui s'offrait à nous était macabre. D'une manière, tous ici, avaient souffert des conflits qui pouvaient se passer sur les terres de ce pays. Que ce soit politique ou non, ils étaient dans les premières lignes de front sans le vouloir, ni le choix. Néanmoins, c'était triste à dire, mais ce genre de moment était des plus propices pour éveiller les gens, le rendre leur vraie vision et voir que la Mère était la seule qui pouvait les sauver. Les soigneurs de cette terre ne faisaient que prolonger leur agonie.

Un homme poussa la jeune à côté de moi et celle-ci s'excusa de manière solennelle tandis que le médecin l'envoyait paître comme une mal-propre. Décidément, les humains sont vraiment impossibles. Elle et moi venions aider et encore, ils en étaient désagréables et non-reconnaissants. Je comprenais notre Déesse, qu'elle soit en colère contre ses fils et fille présents dans ce bas monde.

- Tu crois qu'on va s'en sortir ?

C'était à moi qu'elle posait la question ? Je n'étais pas du tout dans mon élément, comment pouvais-je le savoir. Avant même que je n'ouvre ne serait-ce que d'un millimètre ma bouche, la femme en rose fluo nous expliqua ce que nous devions faire.

- Comme vous le voyez, on est débordé. J’ai besoin de vous pour assister les médecins et distribuer le matériel médical rangé dans la réserve. On commence par quoi ?

J'avais l'impression qu'elle-même ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait ici. Complètement perdu face à la situation. Les médecins allaient et venaient, certains couvert de sang, d'autre avec un sceau ou se trouvait un pied. Je regardais mon kimono. Le sang tâche extrêmement bien, il me faudrait faire attention.

- Écoutez-moi demoiselle. Je ne suis qu'un humble servant. Je me laisserais guider comme il se doit. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est de bloquer l'arrivé des blessés-mineur. Ils peuvent se soigner ailleurs pour le moment. La priorité est de laisser entrer les cas aggravés. En ce qui concerne qui sont proche de la mort. Malheureusement, leur existence sur cette terre sera terminé. Ils ne feront que retourner dans les bras de leur créatrice. Ce sera une nouvelle vie pour eux et sans douleur. Si vous voulez être productif et sauvez ceux qui peuvent l'être, c'est ainsi qu'il faut faire.


La femme restait bouche-bée comme si j'avais dit la pire des âneries qui puisse exister. Quelques secondes s'écoulèrent et elle me regarda l'air déconfit avant de me répondre que j'avais raison. Qu'en tant de guerres ou de périodes troublé comme c'était le cas, il fallait faire des choix.

- Et toi, jeune fille ? Qu'en penses-tu ? Je sais que pour toi, cela peut te paraître inconsidéré d'agir de la sorte. Mais tu verras, avec les années de vécu que tu pourras avoir, tu apprendras qu'il y a des choses que nous sommes obligé de faire et pas par plaisir. Tu comprends ? Et puis, ce n'est pas la fin. Ils retourneront vers notre Grande Mère. Comme toi un jour. La mort n'est que le début d'un nouveau chemin.


Je l'observais, scrutant son regard, plongeant mes yeux ambrés dans les siens. Essayant de percer les défenses de sa personnalité et arriver à lui faire entendre raison, à elle aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 8 Aoû 2017 - 20:29
La Rose Rouge n’en croyait pas ses oreilles en entendant le grand manitou dire ces mots. La quasi totalité de ce qu’il venait de dire était à l’opposé de son optimisme habituel. Laissez-de côté les plus souffrants ? Mais ce n’était pas cela être médecin ! Pourquoi ne pas les achever directement aussi !?! Arukisa possédait une détermination à toute épreuve et il était hors de question pour elle de faire un tri de cette façon et de ne donner aucune chance à ceux qui semblaient être les plus souffrants. Le pire, c’est qu’il justifiait ces choix par une idéologie très étrange. Grande Mère ? D’ailleurs, la sabreuse ne mit pas longtemps à le voir d’un mauvais oeil. Il décrivait la mort comme un nouveau chemin ou je ne sais quoi. Mais pensait-il aux survivants qui eux devaient faire le deuil de leurs défunts ? Il n’avait pas de coeur. Elle détestait les fanatiques. Encore plus quand ceux-ci s’en prenaient aux esprits faibles, et quoi de mieux qu’un hôpital pleins de villageois dans la détresse pour cela ? Elle se demanda si celui-ci n’avait pas calculé son coup en venant ici. C’était d’ailleurs la première fois qu’elle le voyait à Kiri. Cependant, la femme les accompagnant lui donna raison, elle était entrée dans son jeu. Et visiblement il ne nota pas les yeux écarquillées d’Arukisa quand il osa lui demander son avis.

- Il est hors de question que je laisse les plus faibles mourir ! Tu n’as donc aucune pitié ? Depuis quand laisse-t-on les gens mourir ? Dit-elle tout fort. Je suis peut-être jeune mais je sais ce que c’est que de perdre un proche. Ajouta-t-elle plus sèchement. Je ne sais pas qui tu es mais toi et ta Grande Mère, vous n’avez aucun coeur. Elle regarda la femme fluo. Je vais à la réserve distribuer le matériel.

Le fanatique avait peut-être raison. Il était préférable de prioriser les victimes sûrement. Mais Aru’ était comme cela, directe, impulsive, agissant avec son coeur avant tout. Et que ce soit un enfant, une femme ou une personne âgée, elle ne les laisserait pas tomber en les regardant mourir. Tout le monde se démenait pour essayer de les sauver, et s’il fallait qu’elle passe des heures ici pour changer les choses, elle l’aurait fait sans hésiter. Malheureusement, elle n’avait aucun talent dans l’irou jutsu, mais sans aucun doute, elle aurait fait un médecin formidable. Son sens du dévouement était irréprochable.

La femme, un peu choquée par la virulence de ses propos, lui expliqua ce qu’elle devait faire. Tant bien que mal, elle essayait de calmer les tensions naissantes entre les deux volontaires en expliquant qu’il fallait trouver un terrain d’entente et que ce serait bénéfique pour le service. Leur but n’était pas de laisser de côté les blessés les plus graves mais plutôt de se concentrer sur les cas qui avaient le plus de chance d’aboutir à une fin heureuse. Tout cela voulait dire la même chose pour la kirijin qui écoutait sans répondre, encore trop agacée par les inepties de l’homme en kimono. Elle prit un carton contenant des bandages et autres produits de premiers secours. Sa venue dans ces lieux avaient pour but de sauver des vies et c’est bien ce qu’elle comptait faire. Néanmoins, elle continuerait de garder un oeil sur cet étrange personnage et ses idées de mauvaises augures… D’ailleurs, celui-ci n’était pas bien loin, sûrement occupé à baragouiner son charabia.

- C’est la première fois que je te vois au village. D’où viens-tu ? Dit-elle froidement.

_________________
"Un autre jour, une autre aventure !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t117-la-rose-rouge-termine#454 http://www.ascentofshinobi.com/t536-gozan-arukisa-s-adventures

Sam 19 Aoû 2017 - 5:33
- Il est hors de question que je laisse les plus faibles mourir ! Tu n’as donc aucune pitié ? Depuis quand laisse-t-on les gens mourir ? Je suis peut-être jeune, mais je sais ce que c’est que de perdre un proche. Je ne sais pas qui tu es, mais toi et ta Grande Mère, vous n’avez aucun cœur. Je vais à la réserve distribuer le matériel.

Apparemment, cette petite était impulsive, et ne comprenait pas les véritables raisons de notre vie sur cette terre maudite. La mort était essentielle à la vie, c'est un tout. Je la regardais partir vers des cartons tandis que je continuais de parler brièvement avec la quémandeuse d'aide. Dans mes pensées, il n'allait pas être simple de lui faire voir la vérité et de la convaincre que notre cause est juste et noble. Nous étions, les messagers, la voie de la Déesse du soleil. Avant peut-être que nous aurions réagit autrement et peut-être nous aurions été de son avis, mais Amaterasu-sama n'était pas contente de ses fils et filles, ainsi, elle ne voulait plus chercher à sauver ces êtres proches de la mort. La voyant revenir un carton en main, elle m'adressa la parole d'une manière sèche.

- C’est la première fois que je te vois au village. D’où viens-tu ?

Une question à laquelle je m'attendais. Depuis mon arrivée peu de personne ne m'avait encore vraiment rencontré. Je tâtais le terrain pour savoir si ce village fortifié serait une bonne position pour me déplacer ou pour trouver des adeptes à notre voie.

-Effectivement, je ne suis arrivé que depuis peu, demoiselle. Je vois que vous remarquer les choses. Je viens d'une lointaine contré, peu connue de ces villages fortifiés dans lesquels vous vivez. Nous sommes perdu dans les montagnes et nul ne peut nous trouver, sauf les natifs. Laissez-moi donc prendre ce carton, il a l'air lourd pour vous. Au moins, vous pourrez vous servir de vos deux mains et piocher en son intérieur afin de trouver ce dont vous avez besoin. Je dois vous avouer que ce n'est pas mon domaine. Je suis venue ici en tant qu'assistant, je ne connais pas les soins humains. Seuls les soins divins, nous sont donnés par notre Mère. Ainsi, je vais vous observer

Je me déplaçais à coté d'elle attendait qu'elle veuille bien me donner la charge qu'elle transportait.

-Excusez-moi de vous le dire, mais il me semble que mes paroles vous ont choqués ? Est ce vrai ? Vous ne comprenez pas ma vision des choses, sûrement dû à votre jeune âge, mais plus tard vous comprendrez. Je ne vous en veux d'aucune manière.

Le premier patient se présentait sur un lit de fortune. Un bras bleu et un bandage sur la tête.

- je vous laisse agir, demoiselle. Me tournant vers le malade. Monsieur, n'ayez pas peur, notre mère vous sauvera, ici ou ailleurs, ce ne sera pas la fin. De ce que je peux en voir, votre vie n'est pas en danger, il vous reste encore des années à vivres sur cette terre. Ma collègue va vous faire les soins qu'il vous faut. Si vous avez besoin de parler, je me tiens à votre disposition.

Je me déplaçais vers la feuille accrocher à son lit notifiant les soins à prodigués.

-Demoiselle, pour cet homme, il faut lui changer le bandage et prendre le diamètre de son bras au niveau. Je veux bien m'occuper de ce dernier point, si vous le voulez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 21 Aoû 2017 - 15:30
Agaçant. Irritant. Bornée. Les qualificatifs ne manquaient pas pour décrire ce mystérieux shinobi qui venait de débarquer à Kiri. Encore une fois il reparlait de sa croyance particulière. Mais comme Arukisa le présageait, il n’était pas natif du pays de l’Eau. Lui aussi il venait d’une contrée lointaine. Il le portait dans son attitude, et celle-ci n’allait pas tarder à agacer la plupart des locaux s’il continuait à prêcher sa foi au grand jour. Au moins il admettait être incompétent en ce qui concerne la médecine, il s’en remettait à sa divinité. Avait-il réellement eu recours un jour à ses services ? Pff, sûrement pas. Sur le moment, la sabreuse eut l’envie de lui planter un scalpel dans le jambe et de voir s’il allait guérir tout seul. Son culte était dangereux, pour ceux qu’il endoctrinait, mais également pour lui. Il disait ne pas connaître les soins humains. Cette phrase était intrigante, voir surréaliste. Il était possible que lui-même se prenne pour autre chose qu’un humain. Quand il prononça ces mots, Aru’ le regarda d’un air étrange, avant de lui passer le carton et de l’écouter à nouveau.
Visiblement, il s’entêtait à penser que sa différence d’opinion n’était dû qu’à son seul âge. D’ailleurs, il ne semblait pas si vieux lui aussi. Hors, il semblait assurément croire en ce qu’il disait. Etaient-ils tous comme ça chez lui ? D’où pouvait bien venir cette foi ? Plus la discussion progressait et de plus en plus de mystères entouraient ce personnage.

Le duo commença finalement leur véritable action humanitaire en s’attaquant au cas d’un homme à première vue pas en danger de mort imminente. Les seuls soins à lui prodiguer étaient un changement de bandage et une vérification basique de son état. Une nouvelle fois, l’étrange genin sortit son discours fanatique au patient. Il ne s’arrêtait jamais. Mais qu’il se taise ! En plus, il devait certainement faire peur aux gens avec son discours alarmistes à parler de la mort à tout le monde. Arukisa prit le bandage et commença le soin. Elle n’était pas une experte dans ce domaine bien évidemment, mais son enfance dans un petit village de Hi no Kuni se suffisant à lui-même lui permit d’obtenir quelques rudiments dans tous les domaines et notamment les premiers secours. De toute manière, sa famille ne l’aurait jamais laissé partir si elle n’avait pas su se débrouiller seul dans ce genre de situation. Appliquée, elle tentait de limiter la douleur du patient.

- Ce n’est pas moi la Mère, moi c’est Arukisa. Elle lui sourit pour instaurer un lien de confiance. Dites moi si je vous fais mal. Elle regarda son équipier du jour. Dis, tu ne parles jamais d’autres choses que de ta croyance ? Je ne suis pas certain que de parler de la mort aux patients soit une idée de génie, ils ont besoin d’espoir, pas d’entendre qu’ils vont emprunter un autre chemin ou un truc du genre. Elle leva les yeux au ciel. Sa franchise était certaine, surtout que la vue de tous ces blessés la rendaient plus émotive qu’en temps normal et donc moins enclin à se contenir. Pourquoi tu es venu à Kiri ? Il y a une raison particulière ?

La sabreuse était curieuse, et en même temps elle sentait que cet homme pouvait être un danger pour la population. La raison de sa venue lui était encore inconnue. La population traumatisée de cet archipel était une nouvelle fois le lieu idéal pour manipuler des esprits comme il semblait faire.

Visiblement dérangé par les questions, ce personnage mystérieux ne parla plus et quitta les lieux, sans rien dire. Etrange. Kiri ferait bien de surveiller qui elle laisse rentrer...

_________________
"Un autre jour, une autre aventure !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t117-la-rose-rouge-termine#454 http://www.ascentofshinobi.com/t536-gozan-arukisa-s-adventures

Une mission officieuse et volontaire. [pv Gozan Arukisa]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume :: Hôpital général
Sauter vers: