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Un futur proche [ Nagamasa Chôgen - Yaoguaï Senkū ]


Ven 4 Aoû 2017 - 23:30

Un futur proche
RECRUTEMENT YAMAGENZŌ



    Là où les nébuleuses devaient fleurir le ciel, il n’y avait plus qu’une nappe bleutée. La vallée toute entière se taisait, consciente et endeuillée. Iwa avait perdu des morceaux d’âme, des cristaux de vie. Certains n’avaient rien, d’autres emportaient avec eux, une fortune émotionnelle, des brides d’une histoire écourtée. Iwa était meurtrie, salie. Ses résidents remuaient avec peine et gravité. Personne n’avait quitté le village, conscients que leurs vies étaient plus fortes que la barbarie. Il n’y avait eu qu’une panique passagère, celle qui fait virer les cœurs du cœur jusqu’aux entrailles : la vision de mercenaires qui tranchent des vies, qui les prennent en voleurs.

    La plupart des assaillants avaient étés stoppés nets, d’autres avaient fui délibérément : Cette attaque était vouée à l’échec dès le début, mais leur victoire résidait dans le fait de se faire un nom, une image, assimilée à la terreur et à l’insécurité. Une mise en bouche, peut-être même un avertissement.

    Naiem renifla une ultime fois l’enveloppe décorée du cachet officiel de votre nouveau régime : Le Triumvirat. La bête dériva alors ses prunelles le long de ton bras écorché, avant de pousser un léger grognement. Il n’avait pas besoin de lire la lettre qui se logeait dans tes paumes pour comprendre qu’on te réclamait déjà pour une nouvelle missive. Et sa réaction transpirait les haut-le-cœur, l’inquiétude de te voir en danger de nouveau.

    - C’est notre devoir, Naiem

    Il souffla comme un humain aurait soupiré, mais son autorité naturelle s’était évanouie dès l’instant où il avait croisé ton regard. Dur, froid, honteux.

    Tu étais vivante, d’autres étaient morts.

    Tu avais une mission simple, être gardienne et sentinelle des Crocs Rocheux. Prévenir du danger, materner cette contrée. Une seule tache, une seule, à laquelle tu avais faillis. Le crépitement des braises nocturnes te ramenèrent à la vie de village, avec la lourdeur qui s’y joignait. Chaque regard croisé, chaque prunelle. Toutes ces commissures de lèvres qui s’affaissent et ne témoignent que trop bien. Tout t’était devenu acerbe et toxique. Ils avaient dans leurs yeux, les reflets des êtres qu’ils regrettaient. Tu avais dans les tiens, ceux des ennemis que tu avais laissé filer.

    Ton poing se resserra tel un étau sur le papier. Un bruissement, un seul, qui amorça le début d’une marche à forte cadence vers le lieu de la destination nommée. Le début d’une course à la rédemption, d’un acte de pardon, d’une honte que tu voulais masquer.

    La requête était simple, se rendre aux hauts-plateaux, ces sommets qui surplombent le village et plus encore. Elle était signée d’une main qui avait sauvé la tienne. Nagamasa Chogen, récemment élu au Trumvirat, et surtout, ex compagnon de bataille.

    De ton erreur, il avait été témoin.
    De ton rachat, il était roi de décision.

    ♦♦♦♦

    Pas de halte ni de précipitation. Le rendez-vous était pour les aurores et tu avais pris la route avec une avance suffisante pour te sentir sereine d’y être à temps. La rocaille avait pris sa place de guide et reine des lieux : Elle rendait certains passages aisés et d’autres impossibles à franchir. L’escalade se faisait comme les lieux l’imposaient, et non pas par choix prémédité.
    Seuls les plateaux étaient soumis à la présence des shinobi, pas leurs accès. Certains pics s’étaient vus tranchés nets pour créer de vastes surfaces planes afin de s’entraîner à l’abri des regards indiscrets.

    Ton pied se posa sur l’ultime plateau, le dernier en date, le plus haut, le plus vaste aussi. Dans un soupir de satisfaction, tu jaugeas de la vue qui se brouillait d’elle-même tellement elle était vaste. Naiem lui, huma l’air ambiant comme si c’était sa façon à lui d’apprécier le paysage.
    Des galets roulèrent, stoppant net votre pause. Mais la silhouette qui se dessinait n’était pas familière, pas de chevelure crépusculaire, ni de peau blafard. A la place, des filets de charbon et des marques sur un faciès qui s’apparentaient à des cicatrices.

    Ce n’était pas vraiment une surprise, puisque la lettre était formulée au pluriel, mais découvrir un nouveau visage demandait toujours un temps d’adaptation, même pour Naiem qui avait baissé les oreilles.

    Ton visage se pencha en guise de salut, et, une fois arqué, il fusilla du regard le loup pour qu’il finisse enfin à faire un semblant de salut. Les bêtes et la courtoisie n’allaient pas de pair.

    - Enchantée, Inuzuka Meian, et Naiem

    Ta main avait désigné l’animal comme si ce n’était pas assez évident, puis elle était venue se reloger à sa place originelle, le long de tes hanches.

    - Je suppose que nous sommes là pour la même raison

    Tu n’osas pas ressortir la lettre broyée précédemment, de peur qu’il ne se méprenne sur le geste de base.





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Dim 6 Aoû 2017 - 19:46





募兵 - Yamagenzõ



« Un futur proche. »


Déesse dans les cieux éblouissants, la Voie Lactée était un chemin de triomphe et de joie - Et ce flot de clarté qui, dans le firmament, jetai parmi l’azur son blanc embrasement, apparaissait comme pour réconforter les hommes du haut de son piédestal.

Tapis sur les rochers qui regardaient le lac mystérieux, l’autochtone y voyait flamboyer des astres dont la terre elle-même, admirait en pâlissant sa sereine splendeur. Et dans le vaste point d’eau sacré dont la candeur éclatait, la nuit blanchissait les sombres voiles, on pouvait voir s’épanouir des millions d’étoiles, nappant le ciel de leur éclat scintillant.

Plonger dans ses songes, suivis de visions horrifiantes causées par la récente attaque sur Iwagakure, le natif fut victime d’écho de bruits assourdissant au fond de son être, retentissant de manière frénétique dans sa tête, pourtant habituellement, exempt d’angoisse.

Il entendait des hurlements, des cris effrayant… Se remémorant l’odeur fétide des corps gisant sur le sol teinté d’un rouge sanglant. Les regards des locaux s’étaient transformés, à travers leurs yeux, on pouvait y percevoir un mélange de haine et de peur.

Sensation de déjà vu pour le natif, son clan s’étant autodétruit par le passé. Cet incident lui rappelant avec une certaine gêne, la guerre civile entre tribales partageant le même sang, s'entre-tuant pour nourrir leur ego, acquérir plus de terres, de pouvoirs, l’homme était naturellement doté d’une avidité démesurée, et ce, qu’importait les ethnies.

~~

L’Aurore brillante et vermeille préparait le chemin au soleil qui la suivait ; tout riait aux premiers traits du jour qui se réveillait paisiblement. Sortant de sa délicate torpeur quotidienne, le Yaoguaï sorti de son habitation fraîchement acquise, afin de se rendre au point de rendez-vous avec un membre tout juste intronisé parmi le célèbre Triumvirat.

Effectivement, le shinobi atypique avait été convié à un recrutement militaire très tôt dans la matinée, le général des forces armées iwa-jin, ‘Nagamasa Chôgen’ ayant eu vent des exploits pour le moins, notoire du chasseur de fauve, désirait sans doute s’entretenir avec le jouvenceau des montagnes.

Le fait que Senkū ait, lors de son opposition face à l’ennemi, parfaitement répondu à leurs assauts en défendant son village avec courage et acharnement, l’avait véritablement rendu visible aux yeux de ses homologues, qui ne le considéraient d’ailleurs, plus comme une simple bête s’invitant parmi les hominidés civilisés.

Vêtu de son traditionnel ensemble en peau de félidés, le Chûnin durant sa marche lente et sereine, pris la peine de jeter un dernier coup d’œil à la lettre recommandée, reçu la veille. Particulièrement satisfait de son ascension qui allait alors débuter, celui-ci ne désirant que prouver sa valeur au sein de l’organisation ninja.

En effet, faire la fierté de ce qu’il restait de ses semblables sauvages l’affectait, et il n’avait de cesse de penser à son évolution, son objectif étant d’atteindre la sommité de la communauté rocailleuse et commercial.

Rangeant l’enveloppe légèrement chiffonnée à l’intérieur de son habillement inaccoutumé, il s’approcha des hautes plateformes surplombant les alentours du village. D’après les rumeurs, les Chôkoku et les Borukan travaillèrent ensemble afin de donner à ces monts, une forme plus accessible pour les shinobi. Ces dernières servant dorénavant tantôt comme lieu d’entrainement et de méditation, s’apparaissaient telles de véritables symboles du village montagnard.

Le vent fraîchissait, l’astre solaire dans sa timidité, dévoilait à l’horizon, sa moitié de sphère. Parvenu sur le dit lieu, l'artiste martial s’avançait en zieutant les alentours d’un air suspicieux avant de tomber sur une jeune femme aux traits encore plus bestiaux que les siens.

« Yaoguaï Senkū... Yoroshiku onegaishimasu. » Se présentait-il en saluant la jeune femme.

Son accoutrement vestimentaire et ses marques rougeâtres sur son faciès, se rapprochait curieusement du style des tribus de natifs de Tsuchi no Kuni. Une kunoichi intrigante qui se faisait d’ailleurs, accompagnée d’un canidé majestueux répondant au nom de ‘Naiem’.

Les pupilles dorées du Yaoguaï se détournèrent de celles de Meian, et vinrent croiser celle de la bête au pelage blanchâtre. Le guerrier n’avait encore jamais rencontré de membres issus du clan Inuzuka auparavant et cela se voyait de par sa curiosité naturelle. Cependant, il avait eu vent de la symbiose que ces derniers partageaient avec leurs bêtes, et d’un point de vue personnel, le juvenculus trouvait cette coutume honorable.

« Meian c’est ça ? On discutera plus tard, nous avons de la visite. » Ajoutait sèchement le guerrier en coupant la parole à son interlocutrice.

Subitement, quatre ombres apparurent autour des deux iwajin primitifs, vêtu de noir, leur visage était camouflé d’un masque terrifiant, cet ornement démoniaque en forme de Tengu rouge-sang qui préservait leur anonymat, les rendait d’autant plus menaçant, sans compter le silence pesant qui s’était installer dès lors, accentuant de ce fait, leur dangerosité.

« Ces types ne sont pas là pour plaisanter. Restez sur vos gardes... » Disait-il en adoptant sa pose de combat.

L’expression de son visage dénotait une fermeté inébranlable, serrant les poings, il se demandait premièrement, si le village n’avait pas encore été envahi par l’ennemi. Néanmoins, la tenue de ces mystérieux individus semblait indiquer l’inverse. Droit sur ses deux jambes, il examina le quatuor les entourant, avant de se mettre en position de combat, prêt à en découdre sans se poser plus de questions.


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Mar 8 Aoû 2017 - 6:53


UN FUTUR PROCHE
— Meian, Senkū & Chôgen


Juste après son élection et de part son envie de faire d’Iwa une puissance militaire, l’un des premiers actes fort du samouraï était de mettre en place une unité spéciale au sein du village. Il voulait vraiment prendre son nouveau rôle très au sérieux, relancer Iwagakure no Sato et refaire briller ce village qui héberge les commerçants du monde entier et les festivités les plus impressionnante.

Pour ce faire, il devait revoir les plans de défense du village caché. C’est aussi pour ça qu’il avait créé cette unité spéciale. Avec l’aide des soldats armés de katana, qui sont venu avec son clan au moment de la construction du village, il voulait également avoir l’aide des puissants shinobi vivant aussi ici. Il voulait trouver des gens de confiance pour défendre ce havre de paix en cas d’attaque et ceux, coûte que coûte.

En se renseignant sur les différents ninjas vivant dans le village, car il faut dire qu’avec sa nouvelle fonction, avoir des informations de ce genre n’était pas si difficile, il trouva deux recrues potentiel, dont l’une des deux qu’il avait déjà rencontré, il y a pas si longtemps. Il décida de ce fait de leur envoyé une missive à chacun pour les inviter à venir sur le plus imposant sommet des haut plateaux. Ce qu’ils ne savaient pas, c’était la raison de leur venu si haut.

Accompagné de quatre de ses hommes de main, certainement faisant parti des plus forts, portant cette tenue noire, signe des assassins de l’unité spéciale, avec leurs masques Tengu. Ils n’étaient encore jamais apparus au sein d’Iwa, personne n’avait vu ces ombres de la montagne pour le moment, ce qui était un avantage pour Chôgen, qui voulait tester ses nouvelles recrues.

Ils arrivèrent en avance sur le plateau pour préparer le terrain. Un endroit parfait pour tendre une embuscade, entre des rochers. Le samouraï lui aussi, portait cette tenue avec un masque Tengu, pour passer inaperçu au début. Ils étaient prêt, caché dans les rocs, attendant que les deux ninjas arrivent.

Et c’est juste après quelques dizaines de minutes d’attentes que la première venait d’arriver sur place, suivit de prêt par le second. Ils étaient tous les deux en train de discuter, c’était le moment opportun pour Chôgen. « Iku ze ! » dit-il en chuchotant à ses acolytes. Les quatre assassins venaient alors de se déplacer d’une grande vitesse, pour former comme un cercle autour des deux Iwajins. Ils semblaient vraiment être surpris, sûrement que les deux ninjas ne s’attendaient pas du tout à ça. Avec une synchronisation parfaite, les quatre Tengu venaient de faire avec leur main le mudra du clonage. C’est alors qu’il n’y avait plus quatre, mais bien huit ninjas au visage de Tengu autour d’eux. Ils étaient alors tous en position de combattre, les mains placées pour attaquer avec rapidité. C’est alors que Chôgen, caché derrière son masque, katana ranger à la ceinture, venait d’apparaître, juste derrière ses hommes, en face des deux ninjas. Aucun mot n’était sorti de sa bouche, n’étant là qu’en observateur. Il était temps de voir ce dont ces deux personnes sont capables.




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Ven 11 Aoû 2017 - 3:39

Un futur proche
RECRUTEMENT YAMAGENZŌ


    Les rencontres qui se veulent éphémères. Ces douces utopies matinales. L’homme avait répondu à ta brève présentation d’une façon toute aussi concise. Votre temps fut volé, écourté par de nouvelles présences. Ton acolyte du moment avait signalé leur présence par politesse, comme s’il recevait des invités.

    Le vent joua alors des humeurs, des sons, des bruits. L’assemblée masquée de ces visages tirés des légendes obéirent à une voix, une seule. De quatre monstres mythiques en papier de soie, il en vint huit ; Les silhouettes avaient joué de miroir, s’amusant à créer leur propre reflet en guise de point de corde pour vous encercler plus minutieusement. Une ronde de robes charbon, la valse d’un groupuscule qui chasse.

    Mais ton visage ne se plissait pas, il bronchait à peine. Tu avais déjà les réponses que tu souhaitais entendre ; les effluves étaient meilleures oratrices que bien des hommes.

    Là où beaucoup ne voyaient que nappe invisible et source de frais, toi, et Naiem, voyiez avec aisance ces touches colorées qui vrillaient en boucle dans le vide. Les odeurs ont des couleurs, des tons, des textures. Parfois citronnées, de rouille ou de rosée. La nature vous avait offert ce spectacle aux milles couleurs, l’arc-en-ciel identitaire de chaque être, chaque chose.

    Une nuée mélangeait le Klein à la grisaille orageuse. Parfois opaque, parfois éparse, mais avec une seule et même source. Le dernier homme qui s’était avancé, katana en garde, masque figé d’une énième bête. Mais une seule odeur. Une odeur que tu reconnaîtrais sans grande difficulté, puisque rencontrée pour la première fois quelques jours auparavant.

    Vous aviez combattu ensemble. Il avait été membre de l’escouade qui avait t’avais épargné une mort certaine. Et son nom en avait d’ailleurs été récompensé. Aujourd’hui membre du Truimvirat et chef de l’élite militaire, Nagamasa Chogen. Sa griffe était marquée de rouge sur la lettre de porcelaine qui était à l’origine de ta venue ici.

    Il était maître d’œuvre et souverain des choix d’avenir. Et en ce sens, tu lui devais un profond respect ; assez pour que tu n’oses gâcher le suspens de cette ronde macabre trop rapidement. Un regard à Naiem suffit à lui faire comprendre tes intentions futures ; répondre à cet intriguant accueil par une présentation toute aussi originale.

    Quelques mudras, un souffle lourd, poussiéreux, et la zone devint en un instant recouverte d’une volute opaque ; Le sol s’était retourné sous l’air, avait volé loin, haut vers le ciel. Sable et résidus, tout ce qui pouvait entraver la vue flottait désormais dans un tourbillon pâteux.

    Naiem s’était rapproché à ce moment-là, proposant son dos comme support. En une enjambée, te voilà sur ses côtes dorsales, cramponnée à quelques poils rebelles.

    - Notre assemblée semble à la solde de l’homme qui nous a conviés ici, autant aller le saluer directement ? Murmuras-tu dans la direction du balafré, qui avait très clairement pu sentir le contact de Naiem à son approche.

    Ultime sursaut, nouvelle charge sur le dos de Naiem, qui ne put s’empêcher un léger retroussement de babine. Sa course démarra en silence, mais sa foulée devint plus intense, plus féroce, intensifiant alors les sons de roche qui crissaient sous ses griffes de titan.

    Foncer avec fougue contre ce qui s’assimilait à une nouvelle escouade de protection, de garde ou plus encore n’était peut-être pas l’approche la plus délicate, mais se présenter corps et visage masqués ne marquait également pas de points en terme d’accueil.

    Un saut majestueux, le canin qui s’envole, au grès de ses muscle, de sa vélocité. Il jouait à saute-mouton avec un groupe masqué.
    La retombée est lourde. Les griffes labourent une nouvelle fois le sol, le sciant sans difficulté, freinant la foulée dans son élan zénithal. Vous étiez à destination, devant l’homme qui se voulait hôte des lieux.

    Ta première réaction serait de courber le buste en guise de salut, mais la nappe poussiéreuse empêcherait tout constat de cette situation. Seule ta voix pouvait transpercer ce que l’œil ne peut voir.

    - C’est un honneur de vous revoir, Nagasama-san.

    Sobre, pur. Des retrouvailles qui n’en étaient pas vraiment, car l’homme persévérait à se masquer derrière ces faciès tortueux. Restait à savoir comment ton compagnon de charge allait répondre à cette rencontre quelque peu intrusive. Que la peur, la méfiance, la colère règne : le résultat est toujours le même, l’adrénaline monte, et souvent les gestes parlent bien avant l’esprit.
    Le marqué était libre de ses actions, seul juge du nécessaire ou du surfait.


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Lun 4 Sep 2017 - 15:07





募兵 - Yamagenzõ



« Un futur proche. »

Des gouttes éperdues attisaient le ciel d'une bourrasque de pleurs qui, comme un chagrin s'estompait dans un ciel trop songeur. L'écoulement serein de ruisseaux chimériques s'accomplissait très tôt le long des pentes encore vertes des montagnes vives d’Iwagakure no Satô.

Parmi les hauteurs de ces monts brunâtres où le vent insolent venait apporter ces brumes, Senkū en compagnie d’une jeune femme tout aussi atypique que sa personne, se voyait entouré d’un groupuscule de shinobi masqués, leur éternel silence rendant l’atmosphère des plus pesants.

Leurs antagonistes voyaient leurs ombres se décupler, doublant ainsi leur nombre face au duo juvénile aux traits primitifs. S’invitait derrière les Tengu, une silhouette vêtue d’un haori blanchâtre, celui-ci semblait de par son habillement et sa prestance singulière, être à la tête de cette embuscade inopinée.

Les pupilles automnales rivés en direction de l’Inuzuka, celle-ci s’apprêtait déjà à passer à l’offensive, donnant naissance à un souffle poussiéreux, un épais nuage brunâtre rendait dès lors la zone de combat particulièrement difficile à distinguer. S’agrippant au pelage du canidé ‘Naiem’ en même temps que sa maîtresse, le Yaoguai profita de la course féroce du loup blanchâtre afin d’asséner un violent coup de coude à l’un des adversaires face à lui.


« C’était prévisible. » Répondit-il à la femme-louve .

Meian et le Chûnin s’était extirper de l’encerclement de leurs assaillants pour atterrir aux côtés de l’individu au fourreau, contre toute attente, son identité fut révélée par la kunoichi et ses sens affûtés.

« Le Gunjiteki en personne, ômoshiroï. » Ajoutait le sauvageon armé d'un sourire malicieux.

Le jouvenceau au faciès peinturluré ne s’affichait guère surpris par cette nouvelle, bien au contraire, soupçonnant l’identité du bretteur masqué dès son apparition. En effet, ‘Nagamasa Chôgen’ se voyait être le principal émetteur de cette entretien, la présence de ce dernier était donc, inéluctable quant au recrutement des deux prochaines recrues.

La fumée sablonneuse s’évaporait lentement, le Yaoguaï comme à son habitude, restait de marbre, placide en quasi toute circonstance. Il salua d’un léger mouvement de tête le membre du Triumvirat sans pour autant baisser sa garde. Car si son acolyte semblait délaissé ou plutôt snobé la présence des sbires du samouraï en retrait de ce dernier, ça n’en était pas le cas pour l’artiste martial, qui zieutait le groupuscule avec insistance.

Résumé:
 


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Mer 6 Sep 2017 - 5:17


UN FUTUR PROCHE
— Meian, Senkū & Chôgen


Malgré la surprise et une bonne stratégie lancée par le samouraï, il faut dire que ses deux futures recrues n’étaient pas du tout impressionné, du moins c’est ce qu’il pensait juste d’apparence. Mais il était le premier à savoir qu’il ne faut juger personne par son apparence.

Il n’avait pas du tout choisi ces deux iwajins pour rien et ils venaient de faire preuve d’astuce pour arriver devant le Gunjiteki. Un travail d’équipe, c’est ce qu’il voulait voir, c’est pour ça qu’il eut l’idée de créer cette unité spéciale.

Regardant ses deux disciples devant lui, il souriant derrière son masque. Meian, sans grande surprise, l’avait reconnu, étant donné que ce n’était pas la première fois qu’il la voyait et qu’il connaissait un tant soit peu les Inuzuka. Il était content de la revoir après tout ce temps, elle semblait en plus être en meilleure forme. Mais ils n’étaient pas là pour une petite discussion au coin du feu. « Vous manquez de prudence. » dit-il sur un ton assez froid.

Suite à ça, trois des homme qui était ici pour l’accompagner dans ce recrutement venait de composer des mudras puis poser de poser leurs mains au sol. C’est alors que trois murs de terre venaient d’apparaître autour des deux Iwajins, les bloquant sur trois côtés, comme dans une forme de U. Une sorte de tombeau, dans lequel ils se retrouvaient piégés.

Sur la seule face ouverte, un des ninja venait d’apparaître et la suite d’une série de mudra, cracha une vague de feu devant lui, qui était en train de se diriger en direction de ce creux dans les trois murs. Le dirigeant militaire d’Iwa était là pour tester ces deux personnes et il n’allait pas le faire à moitié.

De son côté lui, Chôgen venait, d’une course rapide, monter en haut d’un des murs pour observer la scène. Mais aussi pour montrer qu’à tout moment, il était présent pour lui aussi rentrer dans le combat.




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Ven 29 Sep 2017 - 18:59

Un futur proche
RECRUTEMENT YAMAGENZŌ


    Une réponse muette, archaïque. Tu voulais des conclusions hâtives, des finalités qui arrivent avant même le commencement. Cette mascarade n’était à tes yeux, qu’une tierce façon d’examiner vos réactions, de vous faire peur, de nouveau. Hier le groupuscule et ses chiens galeux, aujourd’hui leurs simulacres. Ils ont l’allure de ceux qui ne plaisantent pas, leur tenue également. Des sans visages, complétés par des chimères aux reflets d’argent et de vermeil. Une apparence uniforme et singulière : Probablement l’accueil d’une escouade érigée par le sabreur lui-même. Votre course avait été stoppée dans son élan, Naiem s’était retrouvé coincé par des corps agités, des toges qui s’enflamment. Un brasier de charbon, l’encre et le feu. Les ombres n’étaient plus de simples hôtes, mais la métaphore même d’un examen à valider. Leurs faciès dissimulés ne peinent pas à évacuer une composante embrasée, tandis que d’autres érigent un mur sur laquelle l’odeur familière de ton supérieur s’était glissée. Longeant la paroi, retraçant en historique son mouvement, parfois plus dense, parfois évasive. Était-ce là sa réponse ? Sans mot, sans émetteur. Il se contentait de dominer, par facilité, par volonté, porté seul sur la roche vers un ciel criard. En quel honneur, pour quel droit ? Seriez-vous la misère à tout jamais ? Damnés aux enfers, mariés aux tréfonds et ses sols de lave. Un poing qui se serre, un autre qui jalonne la nuque du loup, tout aussi vexé que toi (si ce n’est plus). Un ego blessé, une phrase solitaire, perdue dans ses propres échos au creux d’un terrain rocailleux. Les haut-plateaux étaient témoins et théâtre d’une apologie de direction. Le convoquant en haut, les fidèles à ses pieds, l’éternelle pièce qu’on s’imagine, qu’on interprète et qu’on caricature. Joueurs en herbe, acteurs à vos heures perdues. Il voulait une introduction scénarisée, il l’aurait.

    Naiem, qui avait continué sa course le long de l’obstacle à mesure qu’il s’élançait vers les cieux, stoppa sa fougue dans un mouvement de poitrail. Quelques signes, un plongeon maîtrisé, et une ronde qui prend place. Il n’était plus question de cinéma, mais de danse, d’un duo vrombissant, énergique.

    L’horizon s’unifie : il n’y a de place que pour une unique couleur, une symbiose organique. Un gris rosé, chaud. Le tourbillon de ton propre corps balaye les détails, les allie à une identité commune : Une vision sphérique et brouillée par la vitesse. Tes mains, ta fougue, ton corps entier étaient devenus force brute : Une toupie hybride, lacérant tout ce qui entrait à leur contact. Naiem avait fait de même, éjectant au passage son ultime destrier, créant un doublon pâlichon en réponse à tes mouvements. Tu filais, il suivait, tu sautais, il plongeait. Et l’objectif n’était pas de chair, mais de roc. Le mur était l’image même de la hauteur, l’escalier de vers domination, le foyer des peurs. Que son onirisme s’éteigne avec lui : Il tomberait sous vos coups, dans le bruit et la poussière.

    Ce n’est pas en regardant de haut qu’on gouverne, ça n’a jamais marché.


    Un arrière-goût vaquant entre l’amère et l’acide. Le visage d’Araho Masao en testament, signé d’un cachet de sang et de chair. Illustration humaine de la cupidité, de sa démesure, perché sur un nid d’os et d’argent. Il avait dominé en brisant, souillant ses propres terres. Et voilà le résultat. Un pays natal dévasté par ses propres habitants, en guerre contre eux-mêmes, contre leur arrogance. Une rescapée et joueuse de mort, ni vouée ni dévouée, en bataille contre une paroi de terre, contre sa symbolique.

    Les gravas s’étalent et rejoignent leur matrice originelle : Un sol capricieux, rasé à sec. Un nuage opaque en guise de cercueil, la silhouette dissimulée d’un homme qui avait intérêt à se montrer plus prévenant que les démons de ton passé. Ton poignet tombe, las. Ignorant le feu, ignorant la glace. Ton bras est mordu, rongé, mais il ne combat pas la faim des étincelles qui le repeignent. La scène à l’image de ton esprit. Ce combat n’avait pas de sens, si ce n’était que démonstration de ce qu’était la puissance d’une ville. Or tu savais Ô combien ce genre scène rudimentaire était futile et dangereuse. Témoigner de sa force n'offrait que deux finalités : Justifier sa dignité, ou régner au préalable. Les vestiges d’Hi no Kuni ne pouvaient qu’attester de l’échec du premier choix et du cercle vicieux lié au deuxième. Le serpent arrogant, ou celui qui se mord la queue. Dans les deux cas, tu étais de trop, bien trop loin de ce genre d’idéaux et de logique.

    « Je ne me battrais pas, pas contre eux, je ne suis pas là pour ça. Et encore moins pour faire étalage de mes capacités ; seul le pouvoir abusif et ses effets obscurs sont mes adversaires. Chose qui est rarement tangible, loin du physique... Et qu'on peut illustrer avec des murs, par exemple. »

    A défaut d’être nombreux, les seuls cœurs corrompus avaient souvent une telle soif de conquêtes qu’ils suffisaient à basculer parfois des pays entiers dans le néfaste et l’horreur de leurs idées. Masao en était le modèle, la hantise des nuits tranquilles. Chôgen quant à lui, avait les clefs en main pour devenir le héros de ces contrées, où sa bête noire. Et tu étais là pour l’observer, à sa demande.

    HRP :

    Spoiler:
     

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Lun 9 Oct 2017 - 22:17





募兵 - Yamagenzõ



« Un futur proche. »

Les hauts-plateaux, ces monuments imparfaits de ce siècle vanté qui, avaient été fondés par les mains des éminents Borukan et Chôkoku. Masques en folklore, à l’horizon, là-bas, où le combat se tordait sur la surface de cette montagne façonnée, contre sa volonté. Face à eux, deux jeunes shinobi à l’allure primitive, quelque peu bestiale, représentant fièrement la jeunesse d’Iwagakure.

L’escouade accompagnant le membre du Triumvirat décida de passer à l’acte, sans grande surprise pour le Yaoguaï, qui avait pris soin de rester attentif aux moindres faits et gestes alarmant de leurs parts. Des remparts rocailleuses naquirent du sol, cloîtrant les deux Chûnin, tels des bêtes sauvages, curieuse ironie…

Cette campagne d’embrigadement s’accélérait frénétiquement, face au Yasei, se trouvait la seule et unique issue, avec bien évidement l’un des membres de ce groupuscule sybilin, qui ne tergiversait pas à l’instar de leur supérieur. En effet, il composa une série de signes incantatoires, avant de libérer une rafale de sphères enflammées miniatures, se dirigeant vivement sur les jouvenceaux aux faciès peinturlurés.

De manière instinctive, Senkū se positionna devant la kunoichi prise pour cible, il faisait office de véritable bouclier humain, sa stature étant assez imposante pour qu’aucunes boules de feux ne puissent atteindre l’Inuzuka et son canidé au pelage hivernal.

« Ne sois pas si imprudente, Meian ! » S'écriait-il en s'apprêtant à se sacrifier pour sa coéquipière .

Ses deux bras étaient placés devant son visage, se protégeant du mieux qu’il pouvait face aux brûlures du Katon. Etant un habitué de la douleur, cela ne l’empêchait point d’avancer et de répliquer. Dans un élan de courage alliant vélocité et hargne, le natif atteignit sa cible d’une seule course, lui assénant un coup de pied acrobatique des plus féroces.

Quant à sa compagne de recrutement, plus loin en retrait, elle venait de faire écrouler le mur où nichait au sommet, le général des forces armées. Indiquant avec véhémence sa réticence quant à cet affrontement. Les avant-bras légèrement calcinés, l’Ostrogoth ne s’affichait guère surpris de par les propos tenus par la louve. Curieusement, il partageait le même point de vue, trouvant ce combat quelque peu hâtif par rapports aux récents événements survenues la veille.

Sans émettre le moindre son, le balafré garda sa position, étant dorénavant sorti de ce piège à rat tout bonnement ridicule. Croisant les bras, le mur de pierre s’étant écrouler souleva une brève bourrasque de vent mélangée à de la poussière, faisant virevolter sa chevelure noirâtre. Perpétuellement à l’affût, le virtuose du poing persistait dans son analyse, épiant continuellement les anonymes masqués.

Résumé:
 


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急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Un futur proche [ Nagamasa Chôgen - Yaoguaï Senkū ]

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