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Une soif intarissable | Fuyumi

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Jeu 12 Déc 2019 - 13:33
Une soif intarissable | Fuyumi Yjon

Une Soif Intarissable


Ete 203 – Nuit

Ses pieds se frottaient machinalement contre sa couverture, une friction nerveuse qu'Amiko n'arrivait pas à faire taire. Cela s'expliquait par un sommeil agité dans lequel l'apaisement n'était pas le bienvenu. Soudain, ses paupières s'ouvrirent. Ses iris, éclairés par les rayons de lune, fixaient le plafond. Ses sueurs brûlantes coulaient le long de son front pale tandis que ses mains agrippaient le tissu qui recouvrait son frêle corps. Alors que le silence régnait dans son humble chambre, les battements de son cœur tambourinaient dans ses oreilles tel un instrument de musique fonctionnant sans arrêt. Ce son insupportable la força à poser ses mains sur ses oreilles et à se tourner sur le côté, se recroquevillant sur elle-même. L’assimilatrice naissante sentait tout son corps prendre feu petit à petit, de ses doigts de pied à la dernière pointe de ses cheveux, mais tout se faisait intérieurement et c’était là le problème. En effet, la jeune femme n’arrivait pas à différencier sa soif de sang et la manifestation de ses nouvelles capacités. Si elle pensait qu’en perdant la possibilité de contrôler ses effluves d’hémoglobine, ses canines acérées continuaient de réclamer son dû. Amiko aurait pu se lever et demander de l’aide, mais elle ne voulait pas être un poids pour Fuyumi ou les autres habitants. Alors, la brune aux mèches de feu tenta de fermer les yeux avec insistance et de faire taire ce battement de cœur qui ne signifiait qu’une chose : son appétit sanguinaire.

Tentant de se convaincre mentalement que tout allait bien et qu’elle allait y arriver, un bruit venant des escaliers fit réagir la demoiselle qui se redressa dans son lit. Tout le monde était en train de dormir non ? Ses tremblements et sa transpiration continuaient toujours, alors que ses idées se faisaient confuses et maladroites, perdant toute sa rationalité. Ses pieds nus touchèrent le parquet et la genin se dirigea alors vers la porte de sa chambre, confuse, sa vision était biaisée, mais sûrement, la main tendue, elle attrapa la poignée et ouvrit la porte. Un grincement timide résonna, donnant sur une large pièce bordée par une rambarde et des marches. Dans la pénombre, ses pupilles cristallines tentèrent de chercher la provenance de ce bruit inquiétant, jusqu’à tomber sur La silhouette. Un léger sursaut avant que son corps ne se tende complètement, tous ses sens s’éveillèrent et son sang se mit en ébullition. Dans sa tête, les battements du cœur de cette présence faisaient perdre tous ses moyens à Amiko. Elle ne savait plus si c’était une intrusion ou un habitant de la maison, tout ce qu’elle savait, c’était que ses jambes quittèrent le sol pour se lancer tête la première dans cette ombre bien plus grande qu’elle. Son crâne entra alors en contact avec une surface dure et froide et l’impact les fit partir en arrière tous les deux, dégringolant les escaliers. Un vacarme sans nom résonna dans les deux étages, le bruit de métal s’entrechoquant avec les marches en bois.

Amiko se laissa tomber avec l’intrus dévalant les escaliers sans se rendre compte de la douleur occasionnée par la chute. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était planter ses crocs dans cette chose qui lui avait fait peur. À califourchon sur l’inconnu et sans la barrière sur sa bouche, Amiko tenta alors de planter ses crocs sur l’épaule à sa hauteur. Mais elle rencontra une armure assez solide pour l’en empêcher et ce fut à cet instant qu’elle retrouva une part de lucidité. Trop tard, sa cible ne se laissa pas faire et éjecta l’Amejin avec force en arrière. Son dos heurta durement une chaise et la table, la faisant couiner de douleur. Ce choc remit en place ses idées, tandis que son regard se posait sur l’individu en métal. Ses yeux s’écarquillèrent quand elle se rendit compte de la personne face à elle, qui ne comprenait pas plus qu’elle ce qu’il venait de se dérouler.


« Ta…Taiyo… » S’échappa de ses fines lèvres rosées, dans un murmure qu’il pouvait tout de même entendre.

Ses mains vinrent se plaquer sur sa bouche tandis que la terreur se dessina sur chaque trait de son minois d’ordinaire très doux. Amiko tenta de reculer, honteuse et confuse par ce qu’il venait de se passer et se glissa sous la table où elle tenta de se recroqueviller sur elle-même. Taiyo avait l’habitude des réactions imprévisibles de l’assimilatrice, mais cela restait toujours très peu supportable de traverser celles-ci. De plus, avec tout ce boucan, elle avait sûrement réveillé tout le monde… Que faire ?



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Dernière édition par Amiko le Mar 17 Déc 2019 - 15:00, édité 1 fois
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Ven 13 Déc 2019 - 11:39
Assise sur le rebord d’une fenêtre entrouverte, Fuyumi observait à sa manière la vie nocturne d’un village en pleine reconstruction. Sans l’absence de lumière atteignant ses paupières fermées, il lui aurait été même difficile de remarquer que la nuit était tombée depuis plusieurs heures. La Jonin n’avait su se démarquer lors de l’assaut de Mamushi, préférant mettre en danger sa réputation plutôt que la vie de ses proches. Tout cela pour que ceux-ci finissent malgré tout par en souffrir malgré tout, touchés par la Résonance.

Ce fut un bruit métallique assourdissant qui la sortit de ses pensées. Devinant aussitôt ce qui avait pu faire un tel bruit en tombant, elle accourra vers les escaliers. Lorsqu’elle arriva, le géant en armure se relevait avec difficulté avant de s’approcher de la femme masquée sans dire un mot. Prenant sa main, il posa celle-ci à l’emplacement où Amiko avait tenté de le mordre, la laissant y découvrir la salive déposée. Il tendit alors la main de la jeune femme en direction de la responsable de cette perturbation.

Merci Taiyo, tu devrais faire plus attention cela dit, dans ta condition actuelle.

Fuyumi s’approcha alors de la table où s’était réfugiée Amiko, avant de s’accroupir pour lui faire face. Elle tendit la main à travers le vide devant elle, avant d’heurter celle qu’elle cherchait. Son mouvement hésitant prit alors aussitôt de l’assurance, sa main venant caresser tendrement la joue de son amie.

— Tout va bien maintenant, rassura Fuyumi tout en essayant de l’apaiser par ses gestes. Inutile de se réfugier ici, tu vas te salir.

Elle s’écarta alors légèrement en arrière, retirant également sa main du visage de son amie, avant de lui faire signe de la rejoindre. Elle savait que tout cela était difficile de gérer pour la nouvelle assimilatrice. Elle connaissait bien ses pulsions sanguinaires et devinait aisément que sa nouvelle condition diminuait d’autant plus ses capacités de contrôle. Mais pour Fuyumi, ces justifications n’étaient pas nécessaires, son soutien envers Amiko n’était pas conditionnel.

Ce fut alors Taiyo, remis de ses émotions, qui s’agenouilla pour faire face à la jeune femme qui lui avait sauté dessus. Si le casque qui recouvrait son visage dissimulait ses expressions faciales, il explicita sa peine pour son amie en ouvrant ses bras vers elle, l’invitant à une embrassade pour signifier son absence de ressentiment.

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Mar 17 Déc 2019 - 14:57
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Ete 203 – Nuit

Assise sous la table, Amiko avait enveloppé sa tête dans le creux de ses bras, la soif était toujours présente, mais étrangement, ce qu’il venait de se passer l’avait bien calmée. Sans surprise, la brune aux mèches de feu entendit des pas descendre les marches avec précipitation. Un silence durant une courte minute avant que la voix de Fuyumi fit écho dans la pièce, forçant l’assimilatrice à se recroqueviller encore plus, ayant honte de ce qu’elle avait fait. La femme du froid s’approcha de la table, incitant la Genin à relever son visage marqué par la douleur, une souffrance interne qui la tiraillait depuis si longtemps qu’elle ne la ressentait plus vraiment comme pour quelqu’un lambda. Une main s’avança vers elle, qu’elle devisageait de ses pupilles rosées tandis qu’elle reçut de douces caresses qu’elle ne méritait sûrement pas.

Amiko ferma les yeux, appréciant tout de même cette attention rassurante. Ses paroles réconfortantes sonnaient tristement, la femme yoton ne se pardonnait pas si facilement de ses péchés mais elle écouta quand même l’hôte de leur maison et quitta la table en la suivant sans rien dire avant de poser son regard brillant sur le samouraï et de baisser la tête honteusement. La silhouette d’armure s’agenouilla face à son agresseur avant de lui tendre les bras. Tout d’abord surprise, la jeune femme posa une main contre sa poitrine, hésitant avant de se remémorer tous ses souvenirs avec le muet et de sentir son menton trembler, son nez lui piquer et ses yeux s’embuer de larmes. Sans attendre, Amiko se jeta dans les bras de Taiyo tandis qu’elle laissa son soûl contre son épaule métallique, ses pleures faisant trembler tout son corps. Savoir qu’il ne lui en voulait pas retirait un poids conséquent de ses épaules, mais cela restait quelque chose de très difficile à digérer, et encore plus pour se le pardonner.

Une fois calmée, la genin se retira de ses forts bras et lui sourit, montrant ses canines aiguisées, avant d’essuyer ses larmes séchées. Elle se retourna vers la femme masquée qui ne la voyait pas et s’approcha pour l’enlacer doucement, comme pour la remercier de ne pas lui en vouloir.


« Pardon… » Murmura-t-elle tout de même contre l’aveugle avant de reculer. « Est-ce qu’on peut aller dehors, je… il faut que je sorte… »

Demanda-t-elle timidement, n’osant pas expliquer qu’elle avait encore cette sensation désagréable de planter ses crocs. Sa soif n’était toujours pas partie, bien qu’amoindrie et elle voulait prendre l’air pour se changer les idées et se calmer.



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Jeu 26 Déc 2019 - 14:48
Comme la plupart des problèmes, la crise d’Amiko n’eut aucune raison de continuer après une démonstration d’amour de Taiyo et Fuyumi. La jeune fille se sortit donc de sa cachette avant de se précipiter dans les bras du samouraï. Au-delà des normes sociales et de l’éthique commun, les liens qui unissaient la famille de Fuyumi démontraient à nouveau la confiance et l’acceptation qui les définissaient.

La femme masquée accueillit alors Amiko dans ses propres bras. Une étreinte fugace ne fut pas suffisante pour enlever toute culpabilité de l’esprit de la jeune femme, mais un contact humain et rassurant se voulait au moins de la calmer quelque peu. Fuyumi attrapa alors la main de son amie avant de la diriger vers la sortie.

Nous irons où tu le désires, lui répondît elle avec un ton enjoué.

Malgré son apparente jovialité, elle était bouleversée de l’état de son amie. Ses inquiétudes étaient sensiblement différentes, mais ce manque de contrôle de soi ne lui plaisait pas plus. Les conséquences de ces crises lui importaient bien moins que l’aliénation d’Amiko qui les accompagnaient. Elle se voulait toutefois rassurante, ne voulant pas en ajouter à ses craintes.

Les deux femmes empruntèrent alors la porte de la maison, rapidement suivie par Taiyo. La fraîcheur de cette nuit d’été pouvait être aussi agréable que possible, les travaux qui agitaient le village rendait tout repos difficile.

Nous pouvons sortir du village si tu veux du calme, proposa Fuyumi après s’être arrêtée à la sortie de sa propriété, je doute qu’on puisse en trouver à Iwa avant un moment.

Tenant toujours la main de son amie, elle lui fit signe de prendre la direction de son souhait. La femme masquée pouvait également bien profiter d’un peu d’air frais et de se changer les idées, mais c’était surtout d’avoir sa famille à ses côtés dont elle avait besoin. Elle n’avait perdu aucun d’entre eux durant l’attaque, mais leur détresse l’affligeait malgré tout.

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Mer 1 Jan 2020 - 23:58
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Ete 203 – Nuit

La main de Fuyumi fut comme une bénédiction, tous ses maux s’enterraient au fond de son âme meurtrie, tandis que la rédemption illuminait la chevelure blonde de son amie. Amiko hocha de la tête et sourit de toutes ses dents, avant de poser les doigts de la jonin sur son visage pour lui montrer qu’elle était contente. L’assimilatrice savait très bien que les inquiétudes et l’ombre qui planait sur sa tête ne pouvaient totalement disparaître. Fuyumi ne devait sûrement pas où se mettre dans cette situation et cela devait être éprouvant. Pourtant, elle était là, présente pour la femme de lave dans ces moments et cela était un don du ciel pour Amiko, lui donnant envie de combattre sa soif de sang.

Une fois prêtes, les deux kunoichis quittèrent la maison. Taiyo était à leur côté et les suivait de près. Main dans la main, l’assimilatrice contemplait la jeune femme lui proposer de quitter le village, elle pressa sa dextre légèrement de ses doigts une fois pour lui dire qu’elle était d’accord. Quitter la cité commerçante et militaire de la Roche allait lui faire grandement du bien. Amiko proposa à Taiyo de lui prendre aussi la main, ce qu’il fit et le trio avançait à travers les rues endormies d’Iwa, vers les portes du village. Avoir le monopole de décision sur la direction à prendre enjoua la Genin qui savait déjà où se rendre. Sa nouvelle famille à ses côtés lui donnait envie de se battre contre ses démons, comment faire ? Elle qui avait été bercée dans l’hémoglobine et qui maintenant ne parvenait plus à comprendre ce qu’elle était ?

Ses pas accompagnèrent ses deux mentors vers un petit-bois qui les séparait de la rivière. C’était un endroit de paix, de plénitude et qui lui permettait d’enlever le sang des animaux dont elle se nourrissait. Il ne fallut que quelques minutes pour entendre l’eau qui s’écoulait au gré du timide courant aquatique. C’était un son qu’elle appréciait beaucoup et Amiko était contente de pouvoir partager cela avec eux.


« Voilà, nous sommes arrivés Fuyumi, Taiyo. »

L’amejin rapprocha les deux shinobis du bord de l’eau puis lâcha leur main avant de se baisser et de tremper ses doigts dans l’étendue éclairée par la lune. La brune aux mèches rousses releva son visage angélique vers la jeune femme et se redressa, touchant la paume de sa main de ses doigts qui montraient que l'eau n'était pas glaciale.

« Est-ce tu veux venir te tremper les pieds avec moi Fuyumi ? Je viens souvent ici après avoir… chassé… » La fin de sa phrase fut moins joyeuse. En effet, Amiko n'appréciait pas se vanter de cette activité pour le moins étrange.« Tu peux venir aussi Taiyo. »

Si seulement elle comprenait comment vaincre cette dépendance, si seulement cette chaleur dans ses veines témoignant de sa soif cessait… Mais maintenant qu’elle était une assimilatrice de la lave, faire la différence était impossible… Pour le moment en tout cas, elle le trouvait inenvisageable sans contrôler son nouveau don.



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Mer 8 Jan 2020 - 14:06
Sa proposition acceptée, Fuyumi suivit calmement sa jeune amie à travers le village puis les montagnes. Si elle connaissait bien les différentes routes qui découlaient de la Roche malgré son infirmité pour les avoir empruntées à de nombreuses reprises, elle ignorait totalement la destination prévue par Amiko. Ce n’était pas pour autant pour lui déplaire, ravie d’être dirigée ainsi vers l'inconnu. Très rares étaient ceux qui pouvaient se prévaloir de mériter suffisamment la confiance de la femme masquée pour pouvoir ainsi la guider sans explication. Elle était d'autant plus rassurée qu'ils prenaient la direction du Nord, évitant ainsi de potentiels soucis liés aux tensions internationales et aux délires nécrotiques des semaines précédentes.

En sentant du bois craquer sous ses pieds et une odeur champêtre enivrer ses sens, elle réalisa qu'elle ne connaissait pas l'endroit choisi par son amie. Se demandant comment celle-ci était venue à découvrir ce lieu, elle se laissa envahir par ces nouvelles perceptions, respectant le silence des deux marchant à ses côtés. Seuls le flot d'un cours d'eau, les cliquetis métalliques de l’armure de Taiyo et les cris des oiseaux n'ayant pas encore migrés se faisait entendre de ce coin presque idyllique.

Son amie les guida jusqu’au bord de la rivière, avant de lâcher leurs mains pour plonger les siennes dans l'eau face à elle. Déposant quelques gouttes contre la peau de Fuyumi, elle l'invita à l'accompagner pour y patauger quelque peu.

Avec grand plaisir, laisse moi juste me préparer.

Étendant sa proposition au géant en armure, la jeune femme n'eut comme réponse qu'un grognement agacé. Taiyo se recula alors de quelques mètres du bord avant de s'assoir sur une souche avec nonchalance, faisant craquer cette dernière, qui céda presque sous son poids considérable.

Pendant ce temps, la Jonin avait retiré ses bottes, pénétrant pieds nus dans l’étendue d'eau réchauffée par la période estivale, malgré l'heure particulièrement tardive, ou plutôt matinale. Remarquant rapidement que la profondeur de la rivière progressait rapidement, elle réalisa l'occasion qui lui était offerte de nager en son sein. Si une telle activité pouvait paraître triviale, pour Fuyumi qui se refusait de s'exposer aux inconnus, c'était loin d’être une occasion comme une autre. Remontant sur le rebord, elle retira le reste de ses vêtements, les pliant soigneusement sur le sol avant de déposer son masque par-dessus.

Jetant son regard en direction d'Amiko, appréciant ce moment qu'elle ne s'offrait que rarement, elle finit par plonger dans l’eau. Si tremper ses pieds s’était montré agréable, la sensation de son corps submergé par la rivière était d'un autre niveau. Comme complément libérée de ses entraves, elle se sentait ainsi en pleine communion avec la nature, ses deux amis et surtout, son dieu. Elle était venue en ce lieu pour soutenir Amiko, mais venait de réaliser à quel point elle en avait également besoin. Oubliant ses préoccupations, le conflit qui venait de toucher le village et le danger qui avait menacé ses proches, elle se laissa aller dans la relaxation.

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