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Une soif intarissable | Fuyumi

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Jeu 12 Déc 2019 - 13:33
Une soif intarissable | Fuyumi Yjon

Une Soif Intarissable


Ete 203 – Nuit

Ses pieds se frottaient machinalement contre sa couverture, une friction nerveuse qu'Amiko n'arrivait pas à faire taire. Cela s'expliquait par un sommeil agité dans lequel l'apaisement n'était pas le bienvenu. Soudain, ses paupières s'ouvrirent. Ses iris, éclairés par les rayons de lune, fixaient le plafond. Ses sueurs brûlantes coulaient le long de son front pale tandis que ses mains agrippaient le tissu qui recouvrait son frêle corps. Alors que le silence régnait dans son humble chambre, les battements de son cœur tambourinaient dans ses oreilles tel un instrument de musique fonctionnant sans arrêt. Ce son insupportable la força à poser ses mains sur ses oreilles et à se tourner sur le côté, se recroquevillant sur elle-même. L’assimilatrice naissante sentait tout son corps prendre feu petit à petit, de ses doigts de pied à la dernière pointe de ses cheveux, mais tout se faisait intérieurement et c’était là le problème. En effet, la jeune femme n’arrivait pas à différencier sa soif de sang et la manifestation de ses nouvelles capacités. Si elle pensait qu’en perdant la possibilité de contrôler ses effluves d’hémoglobine, ses canines acérées continuaient de réclamer son dû. Amiko aurait pu se lever et demander de l’aide, mais elle ne voulait pas être un poids pour Fuyumi ou les autres habitants. Alors, la brune aux mèches de feu tenta de fermer les yeux avec insistance et de faire taire ce battement de cœur qui ne signifiait qu’une chose : son appétit sanguinaire.

Tentant de se convaincre mentalement que tout allait bien et qu’elle allait y arriver, un bruit venant des escaliers fit réagir la demoiselle qui se redressa dans son lit. Tout le monde était en train de dormir non ? Ses tremblements et sa transpiration continuaient toujours, alors que ses idées se faisaient confuses et maladroites, perdant toute sa rationalité. Ses pieds nus touchèrent le parquet et la genin se dirigea alors vers la porte de sa chambre, confuse, sa vision était biaisée, mais sûrement, la main tendue, elle attrapa la poignée et ouvrit la porte. Un grincement timide résonna, donnant sur une large pièce bordée par une rambarde et des marches. Dans la pénombre, ses pupilles cristallines tentèrent de chercher la provenance de ce bruit inquiétant, jusqu’à tomber sur La silhouette. Un léger sursaut avant que son corps ne se tende complètement, tous ses sens s’éveillèrent et son sang se mit en ébullition. Dans sa tête, les battements du cœur de cette présence faisaient perdre tous ses moyens à Amiko. Elle ne savait plus si c’était une intrusion ou un habitant de la maison, tout ce qu’elle savait, c’était que ses jambes quittèrent le sol pour se lancer tête la première dans cette ombre bien plus grande qu’elle. Son crâne entra alors en contact avec une surface dure et froide et l’impact les fit partir en arrière tous les deux, dégringolant les escaliers. Un vacarme sans nom résonna dans les deux étages, le bruit de métal s’entrechoquant avec les marches en bois.

Amiko se laissa tomber avec l’intrus dévalant les escaliers sans se rendre compte de la douleur occasionnée par la chute. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était planter ses crocs dans cette chose qui lui avait fait peur. À califourchon sur l’inconnu et sans la barrière sur sa bouche, Amiko tenta alors de planter ses crocs sur l’épaule à sa hauteur. Mais elle rencontra une armure assez solide pour l’en empêcher et ce fut à cet instant qu’elle retrouva une part de lucidité. Trop tard, sa cible ne se laissa pas faire et éjecta l’Amejin avec force en arrière. Son dos heurta durement une chaise et la table, la faisant couiner de douleur. Ce choc remit en place ses idées, tandis que son regard se posait sur l’individu en métal. Ses yeux s’écarquillèrent quand elle se rendit compte de la personne face à elle, qui ne comprenait pas plus qu’elle ce qu’il venait de se dérouler.


« Ta…Taiyo… » S’échappa de ses fines lèvres rosées, dans un murmure qu’il pouvait tout de même entendre.

Ses mains vinrent se plaquer sur sa bouche tandis que la terreur se dessina sur chaque trait de son minois d’ordinaire très doux. Amiko tenta de reculer, honteuse et confuse par ce qu’il venait de se passer et se glissa sous la table où elle tenta de se recroqueviller sur elle-même. Taiyo avait l’habitude des réactions imprévisibles de l’assimilatrice, mais cela restait toujours très peu supportable de traverser celles-ci. De plus, avec tout ce boucan, elle avait sûrement réveillé tout le monde… Que faire ?



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Dernière édition par Amiko le Mar 17 Déc 2019 - 15:00, édité 1 fois
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Ven 13 Déc 2019 - 11:39
Assise sur le rebord d’une fenêtre entrouverte, Fuyumi observait à sa manière la vie nocturne d’un village en pleine reconstruction. Sans l’absence de lumière atteignant ses paupières fermées, il lui aurait été même difficile de remarquer que la nuit était tombée depuis plusieurs heures. La Jonin n’avait su se démarquer lors de l’assaut de Mamushi, préférant mettre en danger sa réputation plutôt que la vie de ses proches. Tout cela pour que ceux-ci finissent malgré tout par en souffrir malgré tout, touchés par la Résonance.

Ce fut un bruit métallique assourdissant qui la sortit de ses pensées. Devinant aussitôt ce qui avait pu faire un tel bruit en tombant, elle accourra vers les escaliers. Lorsqu’elle arriva, le géant en armure se relevait avec difficulté avant de s’approcher de la femme masquée sans dire un mot. Prenant sa main, il posa celle-ci à l’emplacement où Amiko avait tenté de le mordre, la laissant y découvrir la salive déposée. Il tendit alors la main de la jeune femme en direction de la responsable de cette perturbation.

Merci Taiyo, tu devrais faire plus attention cela dit, dans ta condition actuelle.

Fuyumi s’approcha alors de la table où s’était réfugiée Amiko, avant de s’accroupir pour lui faire face. Elle tendit la main à travers le vide devant elle, avant d’heurter celle qu’elle cherchait. Son mouvement hésitant prit alors aussitôt de l’assurance, sa main venant caresser tendrement la joue de son amie.

— Tout va bien maintenant, rassura Fuyumi tout en essayant de l’apaiser par ses gestes. Inutile de se réfugier ici, tu vas te salir.

Elle s’écarta alors légèrement en arrière, retirant également sa main du visage de son amie, avant de lui faire signe de la rejoindre. Elle savait que tout cela était difficile de gérer pour la nouvelle assimilatrice. Elle connaissait bien ses pulsions sanguinaires et devinait aisément que sa nouvelle condition diminuait d’autant plus ses capacités de contrôle. Mais pour Fuyumi, ces justifications n’étaient pas nécessaires, son soutien envers Amiko n’était pas conditionnel.

Ce fut alors Taiyo, remis de ses émotions, qui s’agenouilla pour faire face à la jeune femme qui lui avait sauté dessus. Si le casque qui recouvrait son visage dissimulait ses expressions faciales, il explicita sa peine pour son amie en ouvrant ses bras vers elle, l’invitant à une embrassade pour signifier son absence de ressentiment.

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Mar 17 Déc 2019 - 14:57
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Ete 203 – Nuit

Assise sous la table, Amiko avait enveloppé sa tête dans le creux de ses bras, la soif était toujours présente, mais étrangement, ce qu’il venait de se passer l’avait bien calmée. Sans surprise, la brune aux mèches de feu entendit des pas descendre les marches avec précipitation. Un silence durant une courte minute avant que la voix de Fuyumi fit écho dans la pièce, forçant l’assimilatrice à se recroqueviller encore plus, ayant honte de ce qu’elle avait fait. La femme du froid s’approcha de la table, incitant la Genin à relever son visage marqué par la douleur, une souffrance interne qui la tiraillait depuis si longtemps qu’elle ne la ressentait plus vraiment comme pour quelqu’un lambda. Une main s’avança vers elle, qu’elle devisageait de ses pupilles rosées tandis qu’elle reçut de douces caresses qu’elle ne méritait sûrement pas.

Amiko ferma les yeux, appréciant tout de même cette attention rassurante. Ses paroles réconfortantes sonnaient tristement, la femme yoton ne se pardonnait pas si facilement de ses péchés mais elle écouta quand même l’hôte de leur maison et quitta la table en la suivant sans rien dire avant de poser son regard brillant sur le samouraï et de baisser la tête honteusement. La silhouette d’armure s’agenouilla face à son agresseur avant de lui tendre les bras. Tout d’abord surprise, la jeune femme posa une main contre sa poitrine, hésitant avant de se remémorer tous ses souvenirs avec le muet et de sentir son menton trembler, son nez lui piquer et ses yeux s’embuer de larmes. Sans attendre, Amiko se jeta dans les bras de Taiyo tandis qu’elle laissa son soûl contre son épaule métallique, ses pleures faisant trembler tout son corps. Savoir qu’il ne lui en voulait pas retirait un poids conséquent de ses épaules, mais cela restait quelque chose de très difficile à digérer, et encore plus pour se le pardonner.

Une fois calmée, la genin se retira de ses forts bras et lui sourit, montrant ses canines aiguisées, avant d’essuyer ses larmes séchées. Elle se retourna vers la femme masquée qui ne la voyait pas et s’approcha pour l’enlacer doucement, comme pour la remercier de ne pas lui en vouloir.


« Pardon… » Murmura-t-elle tout de même contre l’aveugle avant de reculer. « Est-ce qu’on peut aller dehors, je… il faut que je sorte… »

Demanda-t-elle timidement, n’osant pas expliquer qu’elle avait encore cette sensation désagréable de planter ses crocs. Sa soif n’était toujours pas partie, bien qu’amoindrie et elle voulait prendre l’air pour se changer les idées et se calmer.



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Jeu 26 Déc 2019 - 14:48
Comme la plupart des problèmes, la crise d’Amiko n’eut aucune raison de continuer après une démonstration d’amour de Taiyo et Fuyumi. La jeune fille se sortit donc de sa cachette avant de se précipiter dans les bras du samouraï. Au-delà des normes sociales et de l’éthique commun, les liens qui unissaient la famille de Fuyumi démontraient à nouveau la confiance et l’acceptation qui les définissaient.

La femme masquée accueillit alors Amiko dans ses propres bras. Une étreinte fugace ne fut pas suffisante pour enlever toute culpabilité de l’esprit de la jeune femme, mais un contact humain et rassurant se voulait au moins de la calmer quelque peu. Fuyumi attrapa alors la main de son amie avant de la diriger vers la sortie.

Nous irons où tu le désires, lui répondît elle avec un ton enjoué.

Malgré son apparente jovialité, elle était bouleversée de l’état de son amie. Ses inquiétudes étaient sensiblement différentes, mais ce manque de contrôle de soi ne lui plaisait pas plus. Les conséquences de ces crises lui importaient bien moins que l’aliénation d’Amiko qui les accompagnaient. Elle se voulait toutefois rassurante, ne voulant pas en ajouter à ses craintes.

Les deux femmes empruntèrent alors la porte de la maison, rapidement suivie par Taiyo. La fraîcheur de cette nuit d’été pouvait être aussi agréable que possible, les travaux qui agitaient le village rendait tout repos difficile.

Nous pouvons sortir du village si tu veux du calme, proposa Fuyumi après s’être arrêtée à la sortie de sa propriété, je doute qu’on puisse en trouver à Iwa avant un moment.

Tenant toujours la main de son amie, elle lui fit signe de prendre la direction de son souhait. La femme masquée pouvait également bien profiter d’un peu d’air frais et de se changer les idées, mais c’était surtout d’avoir sa famille à ses côtés dont elle avait besoin. Elle n’avait perdu aucun d’entre eux durant l’attaque, mais leur détresse l’affligeait malgré tout.

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Mer 1 Jan 2020 - 23:58
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Ete 203 – Nuit

La main de Fuyumi fut comme une bénédiction, tous ses maux s’enterraient au fond de son âme meurtrie, tandis que la rédemption illuminait la chevelure blonde de son amie. Amiko hocha de la tête et sourit de toutes ses dents, avant de poser les doigts de la jonin sur son visage pour lui montrer qu’elle était contente. L’assimilatrice savait très bien que les inquiétudes et l’ombre qui planait sur sa tête ne pouvaient totalement disparaître. Fuyumi ne devait sûrement pas où se mettre dans cette situation et cela devait être éprouvant. Pourtant, elle était là, présente pour la femme de lave dans ces moments et cela était un don du ciel pour Amiko, lui donnant envie de combattre sa soif de sang.

Une fois prêtes, les deux kunoichis quittèrent la maison. Taiyo était à leur côté et les suivait de près. Main dans la main, l’assimilatrice contemplait la jeune femme lui proposer de quitter le village, elle pressa sa dextre légèrement de ses doigts une fois pour lui dire qu’elle était d’accord. Quitter la cité commerçante et militaire de la Roche allait lui faire grandement du bien. Amiko proposa à Taiyo de lui prendre aussi la main, ce qu’il fit et le trio avançait à travers les rues endormies d’Iwa, vers les portes du village. Avoir le monopole de décision sur la direction à prendre enjoua la Genin qui savait déjà où se rendre. Sa nouvelle famille à ses côtés lui donnait envie de se battre contre ses démons, comment faire ? Elle qui avait été bercée dans l’hémoglobine et qui maintenant ne parvenait plus à comprendre ce qu’elle était ?

Ses pas accompagnèrent ses deux mentors vers un petit-bois qui les séparait de la rivière. C’était un endroit de paix, de plénitude et qui lui permettait d’enlever le sang des animaux dont elle se nourrissait. Il ne fallut que quelques minutes pour entendre l’eau qui s’écoulait au gré du timide courant aquatique. C’était un son qu’elle appréciait beaucoup et Amiko était contente de pouvoir partager cela avec eux.


« Voilà, nous sommes arrivés Fuyumi, Taiyo. »

L’amejin rapprocha les deux shinobis du bord de l’eau puis lâcha leur main avant de se baisser et de tremper ses doigts dans l’étendue éclairée par la lune. La brune aux mèches rousses releva son visage angélique vers la jeune femme et se redressa, touchant la paume de sa main de ses doigts qui montraient que l'eau n'était pas glaciale.

« Est-ce tu veux venir te tremper les pieds avec moi Fuyumi ? Je viens souvent ici après avoir… chassé… » La fin de sa phrase fut moins joyeuse. En effet, Amiko n'appréciait pas se vanter de cette activité pour le moins étrange.« Tu peux venir aussi Taiyo. »

Si seulement elle comprenait comment vaincre cette dépendance, si seulement cette chaleur dans ses veines témoignant de sa soif cessait… Mais maintenant qu’elle était une assimilatrice de la lave, faire la différence était impossible… Pour le moment en tout cas, elle le trouvait inenvisageable sans contrôler son nouveau don.



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Mer 8 Jan 2020 - 14:06
Sa proposition acceptée, Fuyumi suivit calmement sa jeune amie à travers le village puis les montagnes. Si elle connaissait bien les différentes routes qui découlaient de la Roche malgré son infirmité pour les avoir empruntées à de nombreuses reprises, elle ignorait totalement la destination prévue par Amiko. Ce n’était pas pour autant pour lui déplaire, ravie d’être dirigée ainsi vers l'inconnu. Très rares étaient ceux qui pouvaient se prévaloir de mériter suffisamment la confiance de la femme masquée pour pouvoir ainsi la guider sans explication. Elle était d'autant plus rassurée qu'ils prenaient la direction du Nord, évitant ainsi de potentiels soucis liés aux tensions internationales et aux délires nécrotiques des semaines précédentes.

En sentant du bois craquer sous ses pieds et une odeur champêtre enivrer ses sens, elle réalisa qu'elle ne connaissait pas l'endroit choisi par son amie. Se demandant comment celle-ci était venue à découvrir ce lieu, elle se laissa envahir par ces nouvelles perceptions, respectant le silence des deux marchant à ses côtés. Seuls le flot d'un cours d'eau, les cliquetis métalliques de l’armure de Taiyo et les cris des oiseaux n'ayant pas encore migrés se faisait entendre de ce coin presque idyllique.

Son amie les guida jusqu’au bord de la rivière, avant de lâcher leurs mains pour plonger les siennes dans l'eau face à elle. Déposant quelques gouttes contre la peau de Fuyumi, elle l'invita à l'accompagner pour y patauger quelque peu.

Avec grand plaisir, laisse moi juste me préparer.

Étendant sa proposition au géant en armure, la jeune femme n'eut comme réponse qu'un grognement agacé. Taiyo se recula alors de quelques mètres du bord avant de s'assoir sur une souche avec nonchalance, faisant craquer cette dernière, qui céda presque sous son poids considérable.

Pendant ce temps, la Jonin avait retiré ses bottes, pénétrant pieds nus dans l’étendue d'eau réchauffée par la période estivale, malgré l'heure particulièrement tardive, ou plutôt matinale. Remarquant rapidement que la profondeur de la rivière progressait rapidement, elle réalisa l'occasion qui lui était offerte de nager en son sein. Si une telle activité pouvait paraître triviale, pour Fuyumi qui se refusait de s'exposer aux inconnus, c'était loin d’être une occasion comme une autre. Remontant sur le rebord, elle retira le reste de ses vêtements, les pliant soigneusement sur le sol avant de déposer son masque par-dessus.

Jetant son regard en direction d'Amiko, appréciant ce moment qu'elle ne s'offrait que rarement, elle finit par plonger dans l’eau. Si tremper ses pieds s’était montré agréable, la sensation de son corps submergé par la rivière était d'un autre niveau. Comme complément libérée de ses entraves, elle se sentait ainsi en pleine communion avec la nature, ses deux amis et surtout, son dieu. Elle était venue en ce lieu pour soutenir Amiko, mais venait de réaliser à quel point elle en avait également besoin. Oubliant ses préoccupations, le conflit qui venait de toucher le village et le danger qui avait menacé ses proches, elle se laissa aller dans la relaxation.

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Lun 20 Jan 2020 - 12:17
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Ete 203 – Nuit

Amiko souhaitait surprendre son amie. Celle-ci passait beaucoup de temps dans le village et devait sûrement connaître beaucoup de recoins. Mais en dehors de la cité rocheuse, tout était différent. C’était un monde bien plus vaste, bien que très rocheux et montagneux, on pouvait y déceler des trésors colorés qui égayaient les pupilles de l’assimilatrice. Bien évidemment, il était hors de question de mettre la blonde dans l’embarras, elle savait qu’elle voulait se faire discrète et ne comptait pas l’emmener dans un endroit non désiré. Mais elle était certaine que cet endroit lui plaira. Tous ses sens étaient mis en éveil, et elle pouvait ressentir que les trois silhouettes changeaient de paysage. Les pieds faisaient les branches échouées sur le sol, les feuilles verdoyantes de l’été ainsi que les pousses végétales offraient une odeur de la faune que la femme de lave appréciait beaucoup.

La son de la rivière parvint à leur ouïe concentrée sur les alentours. Un air enjoué illumina le minois de l’Amejin qui s’approcha avec ses deux camarades de la rivière. La jeune femme accepta sa proposition, tandis que Taiyo n’était pas du même avis et qu’il se contenta de s’agacer et de s’éloigner. Amiko se doutait bien qu’il ne serait pas intéressé, mais pour le principe, elle souhaitait tout de même lui proposer.

La genin se contenta de quitter ses bottes et laissa la plante de ses pieds caresser l’herbe séchée par la chaleur de l’été. La jonin en fit de même avant de rencontrer l’eau de la rivière qui était très agréable. Après un certain temps à tester cette étendue d’eau qui s’allongeait sur plusieurs kilomètres, Fuyumi décida de s’adonner à une baignade nocturne. Elle ne s’accommoda d’aucun artifice, laissant la lune et les spectateurs observer son corps nu et parcouru de stigmates de son passé tortueux. Rares étaient les moments pour Amiko pouvait voir les pupilles sanguines de son amie, ces yeux qui l’avaient poussée à prendre la main tendue par sa sauveuse. Elle les aimait et profitait de chaque instant pour les contempler lorsqu’elle le pouvait. Avant de plonger, Amiko lui offrit un grand sourire, lui laissant par occasion la possibilité de voir ses quatre canines qu’elle ne montrait que très rarement.

L’assimilatrice se contenta pour sa part de retirer son long manteau sombre, de remonter son kimono jusqu’à ses cuisses laiteuses et de s’installer au bord de l’eau pour y tremper ses jambes, jusqu’à ses genoux. Elle n’était pas aussi à l’aise que Fuyumi et arrivait difficilement à accepter ses propres cicatrices sur son corps. La Sakki était contente de voir la déité se détendre dans l’eau, elle aussi avait beaucoup de préoccupations, en plus de devoir garder un œil sur elle, tout cela n’était pas de repos. Amiko s’en voulait intérieurement de lui causer autant de soucis. Si seulement elle arrivait à se contrôler et ne plus être qu’un fardeau sur ses épaules…

Enfin, ce n’était pas le moment de se torturer l’esprit, ce moment était précieux et il fallait en profiter pour se vider l’esprit. L’assimilatrice fit danser ses jambes dans l’eau tandis que ses iris rosés observaient la nage de la jeune femme. Perdue, dans cette contemplation qui la fascinait, Amiko se rendit compte trop tard que ses mains commençaient à se changer. Prise d’une panique certaine, la belle brune aux pointes rousses plongea ses mains dans l’eau. Dans le reflet, on pouvait observer une couleur chaude et étincelante, alors que sa peau se liquéfiait pour prendre la forme de ses membres. L’assimilation qu’elle ne contrôlait pas encore commençait à prendre de l’ampleur, remontant sur ses bras.


« Oh non, ça recommence ! »

L’Amejin retira sa ceinture et laissa le kimono glisser le long de ses bras à demi-blanc et de lave. Son corps blanc comme neige, dessiné par des balafres qui étaient vieilles, dont certaines marquées au fer chaud, se laissa alors glisser dans l’eau. Le sous vêtement qui cachait le reste de son jardin fut trempé aussi. Ici, elle ne risquait pas de brûler quoi que ce soit et tant que la lave était parcourue de son chakra, elle restera sous forme visqueuse. De loin, on aurait dit une lanterne qui était en train de fondre. Amiko ferma fortement ses paupières et tenta de calmer la transformation, ordonnant à son essence volcanique de retourner à son sommeil. « Aller, tu peux le faire Amiko, tu vas le faire. Comme on te l'a dit, maîtrise ton chakra assimilateur.» Cela était laborieux, mais elle réussit à stopper le cheminement bouillonnant. Son visage de porcelaine se posa sur Fuyumi qui se détendait. Un peu gênée, elle fit une petite moue embarassée, comme si elle venait de faire une bêtise. Elle qui ne voulait pas aller dans l'eau, la voici.



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Lun 20 Jan 2020 - 18:07
Profitant de ce moment d'accalmie bien mérité, la jeune femme rejoint rapidement le rivage en apercevant la détresse de son amie. Malgré la tranquillité de la situation, celle-ci avait à nouveau perdu le contrôle de sa nouvelle capacité. Si elle réussit à inhiber sa transformation en plongeant dans l'eau après s’être dévêtue, elle ne semblait pas parvenir à retourner à son état normal d'elle-même. Fuyumi s'approcha donc d’elle avant de réaliser une série de mudras, revêtant rapidement une couche de froid intense tout autour de son corps. Attrapant sans crainte les bras transformés d’Amiko, elle les croisa devant son buste avant de l'enlacer fermement. L'eau de la rivière gelait derrière elle et bouillonnait derrière la jeune assimilatrice. À la rencontre des deux opposés thermiques, elle devenait explosive, provoquant des émanations de vapeur intenses d'une beauté qu'aucune des deux femmes ne prêtait attention.

Par cette action, la Jonin ne souhaitait pas uniquement refroidir son amie, mais également la rassurer par sa présence. Si elle ne pouvait expérimenter ses sensations lors de ses crises et transformations, elle ne connaissait que trop bien le sentiment de solitude qui accompagnait une telle perte de contrôle de soi.

Tout va bien, susurra Fuyumi au creux de l'oreille d'Amiko, prends le temps qu’il te faut pour te calmer, je ne te lâcherai pas.

Même si elle ne manifestait aucune inquiétude pour ne pas aggraver la situation auprès de son amie, elle ne pouvait qu'en éprouver en son for intérieur. L'espoir qu’il ne s’agissait que d'une situation temporaire restait présent, mais l’hypothèse que cette capacité risquait de dépasser totalement le contrôle d’Amiko en son absence et atteindre un point de non retour où aucune aide ne serait possible suffisait à la terrifier. La nature mystérieuse de la Résonnance rendait cependant toute recherche à son sujet bien complexe et elle devait se résigner à laisser son amie combattre cet état d'elle-même, ne lui procurant qu’un soutien émotionnel lorsqu'elle en avait la possibilité.

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Mer 22 Jan 2020 - 13:09
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Ete 203 – Nuit

Son regard cristallin aux reflets rosés fixait ses bras de lave plongés dans l’eau. La surprise de sa transformation désarçonna Amiko au point qu’elle n’osait pas faire un seul geste. C’était l’une des rares fois où son pouvoir volcanique se manifestait sans qu’elle ne le souhaite. L’assimilatrice comprenait bien que le lave faisait partie intégrante de son corps et de son esprit, elles ne faisaient qu’un et pourtant… Rien n’allait, tout prenait une direction désordonnée où l’Amejin n’avait aucun contrôle. Ses poings se serraient formant des boules semi-liquides et visqueuses d’une température extrêmement élevée. Bien trop confuse et perdue, la brune aux mèches rousses n'entendit pas sa précieuse amie s’approcher.

D’ailleurs, l’air ambiant s’était considérablement refroidi et l’eau derrière la blonde se solidifiait petit à petit. Amiko se retrouva alors encerclée dans des bras glacials, tandis que son visage s’était posé contre la peau à très basse température de la jonin. Même si elle avait le corps chaud et qu’elle était solide, ses membres ne pouvaient s’empêcher de trembler. Une fumée s’échappait de sa bouche tandis qu’elle reprenait une douce respiration. Le contact de la lave contre sa peau ne semblait pas lui faire de mal. Le genin oublia tout ce qu’il se passait autour d’elles et ferma ses paupières pour se concentrer et tenter de se calmer. La présence de Fuyumi lui faisait un bien fou, combien même elle pouvait finir gelée.

Dans sa tête, tout se mélangeait. Elle réfléchissait à comment faire disparaître le yoton qui formait ses bras, tout en cherchant une solution pour apprendre à se contrôler. Il lui fallait trouver la personne qui pourra l’aider et lui apprendre à comprendre ce qu’elle était devenue et comment se servir de son nouveau don. Les traits de son visage prenaient une direction bien plus triste et désemparée, se détendant complètement. Amiko se laissait aussi aller ce tout ce qu’elle ressentait depuis la résonance. Mêler cela sa soif de sang, sa vie, bien qu’illuminée par ceux qu’elle aimait, n'était pas ce à quoi elle aspirait. Quelque chose de chaud commençait à quitter ses yeux, coulant telles des larmes, tandis qu’elle tremblait encore plus. Ses bras quittèrent le buste de la femme de froid, l’encerclant à son tour tandis qu’elle déversait son désarroi contre elle.

La tendresse, la proximité de Fuyumi et ses pouvoirs réfrigérants eurent raison de l’assimilatrice, qui sentait ses bras devenir de moins en moins chauds. La calme après la tempête arrivait petit à petit, tandis qu’elle calmait ses pleurs magmatiques, sans pour autant relâcher la pupille écarlate. Intérieurement, elle demandait à cette essence de réchauffer son corps pour supporter les pouvoirs de son amie, mais cela ne fonctionnait pas vraiment. Par ailleurs, l’eau autour d’elles commençait à se durcir jusqu’à son propre corps. Elle ne fit rien, resta là contre celle qui arrivait à la calmer, complètement désespérée par tout ce qui lui arrivait. Bien que ses lèvres tremblaient aussi, la Sakki tenta de lui dire quelques mots.


« Mer… Merci Fuyumi… Je suis désolée de te causer tant de problèmes… Je vais tout f…faire pour demander de l’aide et appr..endre à ma contrôler, je te le promets… »

N’importe quel humain ne pouvait supporter une température négative comme celle-ci, mais Amiko tenait bon, pour combien de temps par contre ?






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Jeu 23 Jan 2020 - 13:21
Durant un long moment, Fuyumi continua son embrasse, laissant son amie se calmer peu à peu. Elle interrompit sa technique en voyant que cette dernière commençait à en souffrir, n’étant plus protégée par la température extrême dégagée par la lave. L'eau gelée se brisa alors rapidement, amenant un courant d'eau tiède salvateur aux deux jeunes femmes. Si la Jonin était immunisée contre le froid de sa propre technique, elle ne pouvait l’être également de l'eau gelée qui persistait après son interruption. Son corps nu toujours collé à Amiko, ce fut alors celle-ci qui réajustait sa chaleur corporelle avec la sienne, plus élevée malgré la fin de son assimilation.

Bien que la relation, devenue familiale avec les années, qu'elle entretenait avec la jeune fille depuis qu’elle l’avait recueillie à ses côtés l’empêchait d’éprouver autre chose qu’une affection innocente à son égard, ce contact charnel lui procurait un profond sentiment de bien-être. Perdue au milieu des bois, sans devoir et sans préoccupations extérieures, elle se savait capable de rester ainsi pendant un long moment. Ce ne fut cependant pas le cas puisque l’attention de Fuyumi fut happée par l’arrivée impromptue d'un individu traînant derrière lui un chariot de marchandises.

Préférant poursuivre son idée d’approcher la rivière, ignorant la possibilité d’être indésirable en ces lieux, il se dirigea directement vers le groupe. Bien qu'elle n’était pas foncièrement pudique, la Jonin n’appréciait vraiment pas être interrompue ainsi. L’absence de son masque à son visage y jouait également un rôle important. Probablement intrigué par la scène qui se dérouler devant ses yeux, il décida de s’approcher peu à peu de Taiyo, toujours assis et impassible. Lorsque Fuyumi relâcha son emprise et se tourna vers eux, affichant une expression reflétant toute la colère de son esprit sur son visage, le géant en armure comprit sa volonté sans avoir besoin du moindre mot. Malgré la perte de sa puissance liée à la Résonnance, il restait un samouraï accompli et expérimenté. D'un geste précis et rapide, il dégaina son sabre, l'abattant sur l'intrus avant de le replacer dans son fourreau. L'espace d'un instant, l'air fut tranché, dégageant un léger sifflement dans l’air qui interrompu le bruit répétitif du chariot s'approchant. Sans un cri ni un râle d'agonie, le voyageur impertinent termina son périple sur le sol fleurie, ternissant ce dernier d'une teinte écarlate.

Fuyumi sortit alors de la rivière, s'approcha de Taiyo et du corps inerte. Attrapant la tête tranchée par ses cheveux, elle l'examina quelques instants, cherchant dans sa mémoire si ce visage s'y trouvait. Rassurée, elle laissa tomber la tête avant de se tourner vers le chariot de marchandises.

C’est parfaitement regrettable qu’on soit encore réduits à côtoyer ce genre d'individus, déclara Fuyumi. Enfin, c'est surtout son manque de chance et de discernement qui lui ont valu ce destin funeste que son impertinence, mais je ne vais pas compatir à son égard pour autant. Si tu veux festoyer Amiko, c'est pas ici que cela va te causer du tort.

Elle s'approcha alors un peu plus du chariot, y récupérant du tissu soyeux pour essuyer l'eau qui résidait sur son corps. Si l’étoffe semblait assurément luxueux, la jeune femme n’avait que faire de futiles richesses en cet instant, qui ne constituaient en plus qu'une preuve de leur crime. Elle remarqua cependant en la soulevant une petite boule de poils endormie paisiblement. Un petit chaton, pas plus vieux que quelques semaines, trônait au milieu des marchandises.

Salut toi, s'exclama-t-elle, qu'est-ce que tu fais ici ? Je suis désolée de t'imposer ça, mais tu vas venir avec nous.

La jeune femme saisit alors plusieurs autres étoffes, une pour permettre à Amiko de se sécher à son tour et une autre pour envelopper le félin avec délicatesse. Elle déposa alors le tout aux côtés de Taiyo, retourné s’assoir, avant de déplacer la charrette au bord de la rivière. Elle comptait y mettre le cadavre, après que son amie eut terminé avec lui, et incendier le tout, brûlant ainsi tout indice de leur méfait et du passage du marchand.

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Amiko
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Jeu 23 Jan 2020 - 15:07
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Ete 203 – Nuit

Pour rien au monde, Amiko ne voulait pas quitter les bras chaleureux de celle qui représentait toute sa famille. D’autant plus que la blonde stoppa sa technique, le son de l’eau glacée se brisa autour d’eux, laissant la rivière à bonne température venir caresser leur peau nue. Un long soupire se dégagea des lèvres de la Genin qui apprécia cette chaleur estivale, en plus de réchauffer la température du corps de la jonin. Elle se calmait doucement, se lovant entre ses bras. Bien que le contact entre les deux femmes ne rendait pas indifférent, c’était en toute innocence que la brune aux mèches de feu se cajolait contre sa douce peau. Après s’être excusée, l’Amejin libera tout ce poids de ses épaules et se décontracta. Seulement, tout le monde n’était pas de l’avis de laisser les deux kunoichis profiter de l’instant présent, une présence indésirable fit son apparition.

Instinctivement, Amiko se cacha derrière Fuyumi qui ne montrait aucune gêne à se montrer en tenue d’Eve. Il semblait s’agir d’un marchand qui devait passer par là avec son convoi. S’il aurait pu simplement passer le chemin, celui-ci présenta une curiosité malsaine et déplaisante que la femme de froid n’apprécia guère. Malheur à lui de s’être approché de leur cocon d’insouciance et de plénitude. Taiyo n’attendit plus longtemps, avant de dégainer aussitôt qu’il s’était levé, réduisant à néant la vie du commerçant. Le sang avait giclé de toute part, venant aux narines de l’assimilatrice qui se crispa aussitôt.

Immobile, au milieu de la rivière qui dansait, ignorant les actes barbares qui se déroulaient sous ses yeux, Amiko laisse Fuyumi s’occuper de ses vérifications. Lorsque celle-ci prit de nouveau la parole, la genin s’avança vers le bord de la rivière et quitta celle-ci à contrecœur. Les paroles de son amie résonnaient de manière lointaine, tant l’odeur du sang taquinait son nez. Il était mort non ? Est-ce que cela serait mal de lâcher prise le temps d’un moment, où personne n’en saura rien ? Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas planté ses dents dans la chair d’un humain… La tentation était si forte qu’elle en oubliait sa nudité affichée devant la lune et les siens. Même si le meurtre n’était pas un crime qu’acceptait forcément l’Amejin, elle ne s’exprima guère : la sûreté de son amie et des siens passant avant tout le reste.

La brune oublia tout ce qui se déroulait autour d’eux et s’agenouilla près du corps. Elle avala sa salive difficilement, tandis que tous ses sens s’éveillaient à l’extrême. Le liquide rougeâtre qui nageait dans ses veines bouillonnait lui aussi. Il était déjà mort, rien de plus. Amiko lança un regard hésitant vers Fuyumi, mais celle-ci était concentrée sur la marchandise. Son visage s’approcha de sa clavicule, ignorant le fait qu’il n’ait plus de tête et planta ses canines acérées dans la peau. Le corps était encore chaud, le sang coulait de la zone de lacération, mais était encore bon. Amiko inspira profondément, d’un son proche d’une satisfaction inouïe lorsque l’hémoglobine coula dans son corps. Cela faisait si longtemps… Ses ongles agrippaient le haut du corps, les enfonçant dans sa chair sans retenue. Prise d’une frénésie sans non, elle força encore plus dans sa peau, aspirant le liquide qui semblait la revigorer après un coma qui avait duré cent années.

La prise de parole de la chevelure dorée stoppa net la genin qui se retira soudainement. Troublée par cet élan d’assoiffée qu’elle avait pu être, Amiko tenta d’essuyer le sang autour de sa bouche et qui avait coulé dans son cou et à sa poitrine. Elle détourna le regard, tandis qu’elle écoutait Fuyumi s’adresser à un chaton qu’elle avait trouvé dans le chariot. La jeune femme apprécia l’attention de celle-ci, prenant soin de préparer un linge, mais son état l’empêchait de réagir. Cela lui avait fait du bien, c’était si bon qu’elle en eût arraché la moitié de son torse et ne parlons même pas de la zone de ses crocs… L’assimilatrice laissa sa précieuse pupille rouge s’occuper des preuves et resta assise sur l’herbe verdoyante, entourant ses bras autour de ses genoux. Sa tête se nicha au milieu de ses bras, ne souhaitant pas que son amie la voit dans cet accoutrement des plus sanglant.


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Fuyumi
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Ven 24 Jan 2020 - 11:04
Jetant ce qui restait du corps du marchand sur le chariot après le repas d'Amiko, Fuyumi finit par projeter une boule de feu dans sa direction. Celui-ci s'enflamma aussitôt, éclairant d'une lumière vive le groupe. Elle se sécha alors près du feu avant de se rhabiller et de remettre son masque. Plongée à nouveau dans l'obscurité, elle récupéra une étoffe sèche et se dirigea ensuite vers la jeune fille. Elle essuya alors délicatement le contour de sa bouche ensanglanté avec sa propre serviette encore humide avant de déposer en douceur celle sèche autour des épaules de son amie. Elle déposa alors ses mains sous ses aisselles, la soulevant du sol pour l'aider à se relever.

Tu sais bien que je n'aime pas quand tu t'excuses comme ça, lui murmura Fuyumi, rien de ce qu’il s’est passé n'est grave ou problématique. Tant qu’on est ensemble, tout ira bien. N'aies pas honte de qui tu es ou de ce que tu as fais, tu contrôles ton destin et t'imposes ta volonté à ce monde. Si tu veux te nourrir, tu te nourris. Si tu veux qu’on trouve une solution à tes pulsions, on en trouvera une. Ne te prive pas de tes souhaits pour les idéaux des autres. L’important c'est de ne pas laisser ce monde t’imposer sa volonté.

Après l'avoir aidée à nettoyer les traces de sang et à se sécher, la Jonin prit à nouveau Amiko dans ses bras. Une embrasse valait bien plus que tous les mots qu'elle connaissait pour exprimer l'amour inconditionnel qu'elle éprouvait pour celle qui partageait sa vie depuis plus d'une décennie. Elle dura cependant moins longtemps que la précédente, l'attention de Fuyumi fut reprise par le chaton finissant finalement par se réveiller au creux du tissu qui l'enrobait. Dépassant un Taiyo qui l'ignorait complètement, le petit être avança avec hésitation et maladresse en direction des deux femmes. Celle masquée s’approcha de l'animal, guidée par ses bâillements, avant de le soulever de terre. Le récupérant dans le creux de ses mains, elle analysa de tous ses sens disponibles la créature. Si celle-ci semblait parfaitement ordinaire et que son analyse n'offrait pas plus d'information, Fuyumi ressentait dans cette rencontre atypique une origine plus complexe que le simple hasard. Elle savait qu'elle n’était ni prophète ni psychique et que cette sensation pouvait très bien n’être que le fruit de son imagination, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle ne devait pas laisser ce chaton à son propre sort.

Elle n'avait pas le même niveau de certitude que le jour où elle avait croisé le regard d'Amiko dans cette ruelle d'Ame, mais cela ne lui coûtait rien de l'embarquer avec eux, agrandissant ainsi pour la première fois leur famille avec un animal. Après tout, l'animal n’était qu'au commencement de sa vie, il avait encore le temps de faire découvrir à Fuyumi la destinée qu’il pouvait se forger.

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Sam 1 Fév 2020 - 15:28
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Ete 203 – Nuit

 L’Amejin sentit une intense chaleur se dégageait derrière elle, provenant du bord de la rivière. Le feu faisait disparaître toute trace de vie de cet homme qui avait fait l’erreur de croiser leur chemin. Durant ce moment, Amiko resta stoïque, en boule tandis que le sang commençait à sécher à cause de la température élevée de son corps. À chaque fois qu’elle se laissait aller, tous ses souvenirs la frappaient violemment et elle remettait tout en question. Était-ce bien ? Ne confirmait-elle pas être un monstre en se laissant aller à ses désirs peu communs ? Devait-elle vivre ainsi et faire avec, jusqu’à trouver une solution ? 
Ses pensées furent interrompues par une serviette humide qui effaçait les stigmates de ce qu’elle était. La brune se laissa simplement faire, son regard baignant dans le vide. La douceur dont faisait preuve Fuyumi n’arrivait pas à amoindrir les entailles profondes qui marquaient son âme depuis tant d’années. Et pourtant, cet amour inconditionnel et ses mots arrivaient toujours à la ramener à la raison et à la remettre en question. Grâce à son aide, elle se releva, oubliant sa tenue d’Eve et remarquant que la blonde avait remis son masque. 

Coupable, Amiko écouta la jonin tandis qu’elle lui offrait une échappatoire, qu’elle lui faisait comprendre que personne n’avait à dicter sa vie et qu’elle était maître de son destin. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’elle le lui disait, mais cette fois-ci était différente. Pour une fois, la Sakki s’interrogea lourdement sur sa vie et ce qu’elle représentait aujourd’hui. Non, ce n’était pas ce à quoi elle espérait, arrivera-t-elle à finir à s’accepter et vivre fièrement, sans avoir honte de ce qu’elle représentait ? Sa volonté... 

Des bras l’étreignirent de nouveau, lui offrant une chaleur bien plus agréable que celle de la lave. Ene sensation qui lui rappelait qu’elle n’était pas seule et qu’avec Fuyumi à ses côtés, elle pouvait tout surmonter. Une allégresse qui lui permettait de faire disparaître tous ses maux. La jeune femme chérissait plus que tout son amie, elle l'avait sauvée et l'acceptait depuis que leurs regards s'étaient rencontrés. Alors cela n'était pas étonnant qu'à elle-seule, elle était son remède.

Même si cela ne dura que quelques secondes, Amiko inspira profondément pour se redonner de l’aplomb. La présence d’un autre être lui aussi seul attira leur attention. La genin se rendit compte que maintenant qu’il y avait un chaton avec eux maintenant. Surprise, elle posa son regard rosée sur cette petite bouille qui sortait d’un long sommeil. Son pelage était assorti à ses mèches rousses et sa petite taille le rendait si mignon. De crainte de le brusquer, l’assimilatrice laissa son amie récupérer le petit félin qui se laissa porter très facilement. Curieuse, elle se rapprocha et l’observa longuement. 

La chaton semblait se sentir à son aise au creux des mains chaleureuses de la jonin. Même si elle ne pouvait le voir, la boule de poil lui offrait un regard pétillant de quelques semaines très significatif, comme s’il l’avait adoptée. Doucement, Amiko laissa sa main s’approcher, tandis que son index frotta le haut du nez de leur nouveau compagnon. Il semblait apprécier, ce qui fit sourire Amiko de plus belle, tandis qu’elle posa ses iris cristallins vers la femme masquée. 


« Je crois qu’il t’aime bien, on dirait qu’il t’a déjà adopté Fuyumi ! Et il est si mignon… J’espère qu’on va le garder !  »

La femme volcanique triste et craintive avait disparu. Elle s’approcha de Taiyo et passa dans son dos et s’y accrocha comme une enfant comme pour l’étreindre. Elle aimait les animaux, en avoir un dans leur foyer la remplissait de joie. 

« Hein Taiyo ! C’est une bonne idée non ? Notre famille va s’agrandir !  »

 Celui-ci se contenta de grogner, ce qui fit sourire de plus belle la sanguine, montrant ce quatuor de crocs fièrement. 


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Mer 5 Fév 2020 - 13:33
Tenant la petite boule de poils de le creux de ses mains, Fuyumi laissa volontiers Amiko s'en approcher. Ressentant l'insouciance de son amie face au félin, elle sourit à son tour, ses doutes dissipés. Au-delà de sa propre volonté, si la présence d'un animal pouvait être bénéfique à l’état émotionnel d'Amiko, elle n'avait pas à s'interroger. Naturellement, la vie du chaton et son espérance de survie au sein de leur foyer dépendaient grandement des pulsions de la nouvelle assimilatrice. Cela ne suffisait toutefois pas à la femme masquée pour être dissuadée de le garder. L’enthousiasme de son amie paralysait ses réflexions.

Je suis persuadée que cela te fera du bien en plus. Vivre au côté d'un petit être incapable de se défendre si tu l’attaques.

Fuyumi se doutait bien qu'il s'agissait tout de même d'un risque élevé. La tentation mêlée aux pulsions d'Amiko pouvait la mener à attaquer des proches et si elle venait à s'en prendre à l'animal après s'y être attachée, cela ne pouvait que la conduire vers un nouveau traumatisme. De ce dernier, ou de son absence, pouvait cependant faire naître chez l'assimilatrice une épiphanie concernant le mal qui la rongeait.

Tu as l'air d'aller mieux, tu veux qu’on rentre à la maison ? Enfin, quand tu te seras rhabillée.

La Jonin se tourna alors vers le bûcher qui avait déjà bien perdu en intensité. Elle réalisa une technique Doton, créant un gros rocher pour écraser les flammes et leur combustible. Les traces du chariot n'allaient pas complétement disparaître, mais entre le feu et le temps avant que quelqu’un soulevât la pierre, les probabilités que ce crime revienne les hanter étaient suffisamment faibles pour Fuyumi. Elle enterra ensuite sommairement le sang écoulé sur le sol

Je suis navrée d'avoir souillé ainsi ton lieu de recueil Amiko. J’espère que tu sauras continuer d'en profiter ou en trouver un autre satisfaisant.

Après tout, Amiko les avait conduit dans ce recoin idyllique en quête de calme et la colère de Fuyumi avait poussé Taiyo à y commettre un meurtre, le condamnant à l'impureté du sang humain.

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