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Panséléne ~ Ayume

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Chôkoku Kyouka
Chôkoku Kyouka

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Ven 13 Déc 2019 - 22:17
L’été. Le soleil. Les femmes. La monnaie qui coulait à flot.
Voilà ce à quoi s’attendait notre escroc. Après une année entière d’investissement et de fourberies à outrance, le voilà qu’il prenait quelques congés. Manque de pot – ou caprice du destin – tout tournait toujours au drame avec lui. Le sable chaud fustigeait son faciès couvert d’un épais chèche ivoire.

Kaze no Kuni. Rien que ça.

La chaleur dépassait toutes ses attentes. L’eau manquait à chaque coin de rue. Il n’y avait pas le moindre coin – et encore moins de rue – à l’horizon, dans cette mer de sédiments. Pfiou. Tout ça pour s’approcher de la banque Sabaku et des ses fonds infinis. S’il comptait, un jour, racheter Joheki no Kuni... Mettre la main sur ces trésors serait une première étape.

Les camélidés traçaient leurs propres voies dans cette étendue erratique. Mais que pouvait bien faire Kyouka, en plein désert, entouré d’une troupe de mercenaire. Dans quel bourbier s’était-il fourré me diriez vous ? C’était le cas de le dire. Oui, vraiment. Suite à une soirée un tantinet arrosé notre Chokoku s’était un poil vanté. Rien de fou. Juste qu’il avait mis la main sur un artefact légendaire. Qu’il faillit devenir Shogun de Tetsu. Qu’il possédait la dépouille de monstre marin aussi grand que des montagnes. Il leur a même ressorti l’histoire de Baka. En bref, le quotidien de tout Shinobi...

Manque de bol pour cette troupe, il n’était Chokoku que de nom. Ses compétences martiales, à l’époque, frôlait le néant. Autant vous dire qu’il allait être un point mort comme d’aucun ne purent l’imaginer. Beaucoup de bla-bla-bla pour très peu d’actions au final.

— C’est qu’il fait bon ici. Sa gourde fut tendue. Chokoku Kyouka, héros de Tetsu et toi ? Attends laisse moi deviner. Regard vide. Sur-habillée. Hmm... Je reconnais ça. Tu viens d’Ame toi ? T’inquiète, parole de héros, je vais éblouir ta journée. Héhé.

Son sourire, bien que caché par ses atours de touareg, illuminait ce visage cabossé par la réalité de ce monde. Tetsu et les Bakuhatsu, tout ceci se trouvait loin derrière. D’ailleurs, d’ailleurs, d’ailleurs... Vers quelle destination le groupe se rendait ? Petite goutte de sueur.

— J’espère que tu es prête pour cette mission. D’ailleurs, pour tester ta détermination, tu n’as qu’à me répéter la missive. Non pas que tu sembles tomber en lambeau, mais...

Kyouka ne continua pas sa phrase. Des vrombissements résonnèrent sous les pattes de sa monture. Il n’eut même pas le temps de comprendre ce qui se tramait qu’il se trouvait déjà percher à plusieurs mètres au dessus du sol. Ses mains s’agrippèrent avec force à la nuque de l’animal. Garder la classe. Voilà le leit motiv du moment.

Ses iris miraient le sol, en contre-bas. Un vers de sable géant. Pourquoi cela tombait toujours sur lui ? Il était perché sur un lombric – potentiellement assoiffé de sang – géant. Son pouls s’accéléra. Il allait faire une syncope. De l’air. De l’eau.

— Maman... Papa...

Ses yeux se fermèrent. Hop hop hop, il fallait accourir à son secours. Vite. Qu’un preux chevalier accourt. Une chevalière fera l’affaire également. Il n’était pas disposé à donner son avis, de toute manière.
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Aburame Ayume
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Ven 13 Déc 2019 - 23:04
les aléas de la vie font les belles histoires.


Encore une fois, ce vieux bois pourri l’avait abandonné à son sort, prenant le large sans lui en dire un mot, après confisqué et vider leur magot bien sûr. Tout ça pour une « poule » qui ne le supporterait pas plus de quelques semaines, et pour qui, il dépenserait sans compter – les deux étant liés. Si ce vieux scélérat de Shinrin ne l’avait pas recueillir et élevée, lui évitant ainsi jadis une mort certaine, Ayume l’aurait déjà tué au moins vingt fois de ses propres mains. Si toutefois elle était du genre rancunière, mais c’était une bonne poire, un brin couillonne aussi. Le bon coté était toutefois, que maintenant au moins, elle était habituée et donc préparée à ce genre de situation. Le plus important au-delà de vivre étant de survivre, il fallait se sustenter. Donc trouver une source de revenus rapides.

Et voilà comment on en était arrivé là.

Sous son manteau sombre, qu’il fasse plus ou moins quarante dehors, la kunoichi n’était pas décidé à relever le clicher que venait de lui offrir le joyeux luron qui lui servait de compagnon de route… Plus qu’autre chose pour le moment. Encore que, Ame, il n’était pas si loin que ça de la vérité, à quelque centaine de kilomètres près. Elle le laissait croire cette vérité si cela lui plaisait, ne lui ayant pas donné son background avant l’embauche, elle ne comptait pas le lui donner après. L’excuse de boire longuement dans la gourde lui suffirait à rester muette assez longtemps pour que cet hyper-actif qui la soûlait à peine parti, passe du coq à l’âne. Cela avait l’air d’être son genre. En plus, elle économisait sa propre eau, dans le désert, ce n’était pas négligeable.

Il parlait, encore et encore, puis la brune dont on pouvait distinguer la face maintenant, restait sans expression en le guettant du coin de l’œil, un brin perplexe. Comment son nouveau employeur avait pu être assez stupide pour croire le débit de conneries qu’il lui avait sorti entre deux verres. Une caverne de quarante voleurs et un trésor valant une nation à la clé en plus de la renommée d’un héros ? Quelle blague. Mais bon, on lui avait versé une avance et elle pouvait toujours récupérer le reste sur les cadavres de ces imbéciles pendant qu’elle observerait de loin la situation se ridiculisait d’elle même.

Tiens, parlant de ça…

La femme s’écartait du chemin sans commenter. Elle avait vu en amont devant eux, une ligne de sable se soulevait et venir vers le groupe-elle était la seule visiblement. Que le ciel ne lui en tienne pas rigueur, Ayume n’avait pas toujours été une âme charitable dans sa vie (surtout sa jeunesse). Plus vite ils mourraient tous, plus vite elle passerait à autre chose. Malheureusement, en voyant le farfelu et sa fausse contenance, un brin désespérée de sa situation actuelle, la fille se disait qu’elle ne pouvait pas laisser cette chose à son sort. C’était comme regardé un chiot se noyer, même le plus insupportable, il faudrait être sans cœur. Un coup d’œil vers les mercenaires, enfin, un bien grand mot, et la voilà qui constatait qu’ils prenaient la poudre d’escampette.

Merveilleux.

La femme restait immobile, silencieuse et le lombric ne semblait même pas repérer sa présence. Elle n’était qu’à quelques centimètres de sa gueule pourtant. Il fallait dire que la bête servant de monture avait si peur, que refusant de tomber, elle tabassait littéralement le tronc de son agresseur. Le plus fiable allié de la kunoichi ce jour là avait donc été un stupide chameau. Elle levait les yeux au ciel à cette pensée puis profitant du fait que le ver se retournait sur lui même pour chasser la source de sa nuisance, Ayume bondissait sur lui, traçant une route directe vers le cavalier, non pas sans laisser sur son sillage un collage de parchemins explosifs. Basique, mais efficace. Agrippant l’homme par le col une fois à son niveau, elle l’entraînait avec elle dans une chute visant à les éloigner en urgence d’une explosion imminente. Loin d’être suffisant néanmoins pour régler son compte à un animal de cette taille. Ayume non plus ne l'était pas d'ailleurs.

Atterrissant plus mal que bien, dans l’adrénaline, elle oubliait d’être classe (dans sa chute comme son relevé). Au diable l’héroïsme !

«  Lèves toi ! Lèves toi et cours aussi vite que tu pourras si tu veux vivre ! »

Là dessus, elle ouvrait la course s’annonçant corsée, espérant que son partenaire tout comme elle, arriverait sur le support rocheux difficilement praticable par leur poursuivant. Ses mouvements s’enchaînaient si vite, qu’elle cru un instant que son cœur s’arrêterait net de battre lorsque que ses jambes finiraient leur course…



to be continued



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Chôkoku Kyouka
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Sam 14 Déc 2019 - 1:29
— Hein... Quoi ? Mais... Ça devait pas se passer comme ça... C’é... C’était pas prévu.

Le malheureux. Ses iris ne purent rester fermer bien longtemps. Quelle triste fin. Ses camarades de fortunes détalaient, loin, loin de lui, loin de tout. Le voilà seul, sur un chameau qui faisait des claquettes sur le crâne d’un lombric affamé. Sah quel plaisir.

Son ange gardien veillait sur lui. Il n’eut point le temps de dire « ouf » qu’il se trouvait déjà projeter hors de ce monstre de chair. Qui venait de faire ça ? Était-ce le cadavre vivant qui lui servait de camarade ? Vraiment. Wow. L’explosion des notes explosives repoussa légèrement le binôme dans les airs. Face contre terre, Kyouka faisait l’autruche. Littéralement. Sa tête était enfoncée dans plusieurs centimètres de sable. Quelle déchéance pour un tel héros.

Il comptait se rattraper.

Poussant de toute ses forces, le baroudeur réussit à s’en sortir indemne. Sa bouche emplit de sable, il regardait à droite puis à gauche. Si il le pouvait, une larme aurait perlé de son visage. Impossible. Son héroïne le regardait. L’injonction résonna dans ses oreilles.

Hors. De. Question.
Il allait stopper ce monstre par la force de sa détermination. Par la force de ses mots. Face au colosse des sables, il tendit sa paume vers lui. Oui. Il faisait le shérif.

— En tant que Héros de Tetsu. JE TE SOMME DE T’ARRÊTER.

Regard noir. Biceps gonflé. Voix étonnamment grave. Kyouka en jetait, assurément. L’espace d’une micro seconde, le ver se stoppa net. Se questionnant au sujet de ces célèbres Shinobi capable de prouesse légendaire. Sa partenaire venait de prouver, d’une certaine manière, ce genre de fait. Le doute plana dans le cerveau atrophié de la bête.

Puis il se souvint des cris du dénommé Champion. Hmpf. Impossible qu’un lâche de son acabit puisse l’arrêter. À défaut de l’intimider, il venait d’énerver un monstre de plusieurs mètres de long. Sacrée vie.

— Hein ? Mais ? D’habitude ça marche le regard noir. Bien tuon... Kyouka tourna sa tête vers la mercenaire. Hé. ATTENDS MOI.

Kyouka courait tellement vite qu’il semblait fendre les cieux de ses pas maladroits. L’expression prendre ses jambes à son cou n’avait jamais su coller aussi bien. Quelle vision emplit de pitié, on était tous en droit de se demander où se trouvait le héros de service. Ses prunelles vacillèrent entre la femme, le monstre et sa bouche. De son front perlaient de nombreuses gouttes de sueurs.

— Raaaah. Sa main gauche où se trouvait une bouche le gifla. Ok... Ok... Je gère ça. Je l’ai déjà fait de toute manière.

À deux pas d’arrivé sur l’erg, Kyouka s’immobilisa. Son pouce levé vers celle qui l’avait sauvé n’annonçait rien de bon. Après avoir soufflé un bon coup, voilà qu’il faisait demi-tour. C’était un homme de spectacle. Même dans les pires situations, fou rire garantit. Le plan était simple. Rentrer dans le ventre de ce machin et le faire sauter de l’intérieur. Simple.

Il n’eut pas le temps de faire un pas qu’il se trouvait déjà dans la gueule du titan sablonneux...
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Aburame Ayume
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Sam 14 Déc 2019 - 2:17
mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Un tic nerveux s’emparait du visage de la femme. Sa mâchoire se crispait, d’un coup, sa joue droite se relevait en même temps que le sourcil du même côté se baissait. Serait-ce là la première effusion de rage que nous allions lui connaître ?

Aucun son ne voulait sortir de sa bouche quand elle tendait la main vers cet imbécile fini. Soit parce qu’elle était épuisée, soit parce que ses dents se repoussaient trop violemment d’une mâchoire à l’autre. C’était arrêté net, comme elle le pouvait encore, qu'Ayume ne pouvait qu’assister à la scène, une que la kunoichi n’aurait su qualifier, même après dix ou trente ans de réflexion.

Le monstre des sables le gobait.
La brune attendait.
Les secondes défilaient.
Son souffle lui revenait.
Comme elle était immobile et de nouveau calme, le ver avait du mal à la repérer sur son caillou.
Et le voilà qui comptait se barrer… tout simplement.
Avec son encas en guise de digestion.
Ils allaient se quitter comme ça ?


Les choses se bousculaient dans sa tête rapidement, comme toujours, quand il le fallait. Sa décision était prise et elle la regrettait déjà. Avec puissance, la gueule du lombric commençait à s’enfoncer dans le sable, la moitié de son corps, trois quart…

« Et merde ! »

Avait-elle pesté dans un cri expulsé d’un souffle meurtri encore. [Dans ce temps-là, elle avait encore son essaim d’insectes…] Quelques mudras et une petite bête noire allait s’accrochait à la queue(?) du ver avant qu’il ne disparaisse totalement. Aussitôt, la kunoichi reprenait une course, semblant suivre un itinéraire qui ne faisait aucun sens d’un point de vue extérieur. Parfois, elle se fiait au sillage laissé par l’animal, d’autres son insecte lui indiquait vers où les rejoindre. Et bien sûr, parce que quiet à avoir la poisse et se donner toutes les chances de mourir bêtement, la traque se stoppait au milieu de nulle part et du désert aride surtout.

A cet instant, la brune se disait que si ce n’était pas l’océan de sable qui les achevait, ça serait elle qui allait lui rompre le cou de toutes ses forces avec ses petites mains. Voilà pourquoi maintenant elle devait le récupérer. Une excuse comme une autre pour la motiver, elle serait du genre à le porter jusqu'au dernier souffle, cette idiote. Mais elle s'espérait être une méchante fille. Laissez la dans ses illusions. Commençant l'opération 'sauver Kyouka', par un peu d’eau pour soulager son gosier, erreur fatale. Dans le moment d’inattention, le sol se rompait sous ses pieds, directement dans la gueule du monstre où elle roulait parmi les substances sableuses et gluantes… Jusqu’à ce qui devait être son estomac ?

Fatiguée et loin de son terrain de jeu habituel, elle s’était faite prendre comme une débutante.

Un lourd soupir lui échappait tandis que ses insectes, eux au moins compétitifs dans cette histoire, s’empressaient de se répartir sur elle pour la libérer des liens de chair qui l’emprisonnaient. Ils avaient l’air d’apprécier la chair qu’ils dévoraient… C'était toujours ça de prit.

Quelques lucioles de sa collection lui offraient un peu de luminosité… Pour que son regard noir néant se pose sur le « héros » de service, il pouvait y voir toute l’affection qu’elle lui portait à ce moment. C’est à dire : une jauge en négatif.

« Écoute moi bien. » Faisait-elle d’une voix neutre malgré sa patience qui commençait à foutre le camp. «  A partir de maintenant, tu la fermes, tu me suis et surtout ! Tu ne tentes plus rien. Tu m’entends ? Plus rien. T’en as assez fait là. »

La dernière phrase avait été dite en mettant une pichenette sur son front, tandis que ses scarabées le libéraient à son tour.

«  Juste, oui juste par curiosité, avant que je nous sorte de là, c’était quoi ton plan au juste ? A part mourir et me faire perdre mon temps je veux dire ? »

Son essaim de scarabées mêlés aux lucioles virevoltaient autour d’eux, impatient de dévorer le reste de la parois de chair… Mais avec l’énergumène qu’elle se traînait comme un boulet au pied, le festin pourrait être ajourné...

«  Tu peux parler pour me répondre en revanche... »

Précisait-elle au cas où... Avec lui !


to be continued



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Chôkoku Kyouka
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Sam 14 Déc 2019 - 4:14
Êtes-vous déjà entrer, de plein gré, dans la gueule d’un super-prédateur sur son terrain de chasse ? Les myriades de dents. L’acide provenant de son estomac. Le squelette de nombreux aventurier avant vous. De quoi faire convulser plus d’un. Étrangement, Kyouka s’y sentait à sa place. N’est pas héros qui veut. Ce rang se doit d’être mérité. À prendre la vie comme un jeu, comme une pièce de théâtre, ses peurs et nombreuses phobies s’envolaient.

Cumuler à sa un talent certains pour l’explosion et vous tombiez sur un Champion comme aucun n’en avaient vu. Se faire digérer par un animal, c’était une situation très étrange à vivre. Kyouka incarnait ce bon vieux Jonas. Et cette fois-ci point d’intervention divine pour lui venir en aide.

Embourber dans la chair acidulée, ses mouvements étaient réduits à de simple mouvement de mains et de tête. La "cuve" ou plutôt l’estomac commençait peu à peu à se remplir de ce liquide biologique qui ne laissait rien sur son chemin. Il fallait penser stratégie. Il fallait penser comme... La phrase n’eut malheureusement pas de suite. Une énième proie venait d’être pris au piège dans cet estomac.

— Je rêve ou... Mais pourquoi elle est...

Mais c’est que la croquemort était bien énervée – limite plus effrayante que la situation et ce monstre. Un grand sourire naquit sur son visage. Au moins, ils seront deux à mourir, ensemble. Héhé. Quelle sacrée boutade. Kyouka avait bien un plan pour se sortir d’ici... Mais c’était le genre d’acte suicide où on avait plus de chance de mourir que de vivre. Tout ou rien. Miser sa vie sur un pari, voilà l’essence même de son existence.

Les paroles froides du cadavre vivant résonnèrent comme des coups de lames dans sa psyché. La suivre. Ne plus rien faire. La suivre. Ne plus rien faire. Ne plus rien dire, aussi. Ok. Simple.

— ...

C’est dire qu’il y avait un quiproquo. Elle voulait un plan mais le silence en même temps. Notre baroudeur tenta tant bien que mal d’essayer de s’exprimer avec ses mains. Un petit "je fais comment sans parler ???". Visionnaire dans l’âme, elle l’avait cerné directement. La permission de parler accordée, voilà qu’il pouvait s’exprimer convenablement. Ses pieds reposant sur l’une des surfaces de cette cuve charnelle, sa main droite releva la tunique qui masquait son buste.

— Voilà mon plan. Je vais me servir de ça. Une imposante bouche se trouvait au niveau de son nombril, affamée, elle était prête à faire un carnage. Par contre... Comment te dire ça. Moi et les explosions, surtout avec cette bouche, c’est souvent un poil extrémiste.

Il retint un petit ricanement. Le stress prenait le pas sur sa constitution de simple mortel. Franchement ? Ils avaient au moins deux chances sur trois de mourir. Il ne fallait pas compliquer la situation. Un héros ça sait quand assumer.

— Juste, recule un tout petit peu. Ce sera bête que tu exploses dans le processus. Mais sinon, je gère t’en fais pas.

Voilà qui se voulait tout sauf une boutade. Pauvre Ayume. Son voyage venait déjà de commencer qu’il se terminait probablement. Les deux mains de notre escroc se saisirent de ses poches ninja. Au vue du poids, elles étaient emplit d’argile. De quoi faire sauter, facilement, un quartier entier d’un village. Que dire d’un lombric d’une dizaine de mètres. Sortir par la bouche du ver aurait été franchement plus simple. Mais l’adepte du spectacle ne pouvait se targuer d’atteindre un climax de la sorte.

Tout comme son arrivée brutale, il fallait une sortie mémorable.

La bouche ventrale avala l’ensemble de l’argile. Plusieurs fois, Kyouka se retint de vomir – un goût immonde auquel il n’arrivera probablement jamais à s’habituer. Cette même bouche recracha un long filet d’argile, sa création se mêlait d’ores et déjà à l’acide. Le chakra permettait à sa confection de flotter tout en éprouvant aucune gêne vis-à-vis de la dissolution prématurée de certaines matières tangibles.

— Une dernière parole ? Ce fut drôle. Je suis sûr que l’on en rira d’ici peu.

Ses mains se joignirent l’une contre l’autre. Un ultime mudrâ. L’explosion fut si puissante qu’elle éblouit cette caverne naturelle. La suite ? Hmm... Au prochain épisode.
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Aburame Ayume
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Sam 14 Déc 2019 - 4:54
la chance sourit aux audacieux, il parait.


Sérieusement ? Non, mais, sérieusement ?

Pourquoi avait-elle demandé, puisqu’il était évident que cela serait un truc dans ce genre. Un acte fou et irréfléchis, quel animal déraisonnable celui-là. Un contre qui elle ne pourrait rien plus faire, il avait enchaîné leur tombé de rideau trop vite pour la kunoichi, une qui avait déjà eu du mal à comprendre qu’elle était cette atrocité greffée à son ventre. L’intonation retentissait, littéralement, ça venait de leur exploser au visage. Cela avait été aussi assourdissant que douloureux, même les quelques secondes que cela durait. Son dernier souvenir était la chaleur brûlant sa peau, avant que son corps ne décolle pour s’écraser avec violence contre la paroi inverse de leur geôlier.

Puis le néant. A son réveil l’air était dur à prendre par ses poumons. Mécaniquement, la femme se tâtait un peu partout, là où elle pouvait du moins, pour vérifier qu’elle était toujours entière. Et étrangement, oui. Toutes les parcelles de son corps lui faisait mal, le tissu noir avait fusionné avec sa peau par endroit. Si ce n’était pas quasiment partout. Un vrai massacre. Seul son visage avait plutôt été épargné, probablement parce qu’elle l’avait protégé avec ses bras en croix. Ses cheveux avaient raccourcis aussi et malgré tous ces éléments, l’Aburame ne pouvait être inquiétée que par bien plus grave que ses mésaventures, bientôt dérisoires s’ils mourraient étouffés et enterrés vivant ici.

L’obscurité était maîtresse, l’odeur insupportable, bien pire encore qu’à son arrivée dans le ventre de la bête. Pourquoi était elle venu le chercher déjà ? Un instant, la kunoichi se jurait de ne plus jamais aider personne… mais la réalité la rattrapait assez vite pour lui dire que de toute façon, elle allait y passer ici. Un temps de répit, sa gorge carbonisée ne saurait produire aucun son. Combien même après un rassemblement de courage ses bras poussaient assez pour la soulever et s’agripper avec assez de force pour la faire se remettre sur ses pieds. A l’aveugle, à tatillon, en s’accrochant à la paroi de chair, l’estropiée avançait tant bien que mal en espérant échouée vers une sortie ou son acolyte. Même si elle ne l’aurait pas nommé ainsi à cet instant celui-là.

Ah si elle avait eu entre ses doigts, elle aurait pu le secouer et lui hurler que c’était exactement de ça qu’elle voulait les préserver en lui disant de s’arrêter là ! Même ça elle ne pourrait pas. A quoi pensait-il au juste ? Faire exploser un monstre de cette taille avec eux en première ligne d’un espace aussi restreint… enterrés avec la bestiole plusieurs mètres sous le sable en prime. Le lombric ne semblait plus bougé d’un poil. L’avait-il tué ? Il aurait au moins ça dans ses exploits, véritables cette fois. Mais à quoi bon si personne ne contait sa gloire ? Ayume s’effondrait doucement mais sûrement, glissant sur la chair gluante qui l’avait supporté.

Elle détestait les héros, ils mouraient toujours à la fin. Pour la postérité ? Comme son frère ? Sa mère ? Ou son père ? Et bien d’autres qui l’avaient laissé seule pour cette attitude absurde. Ses paupières se fermaient d’elles-mêmes, elle n’aurait pas voulu mourir triste ou en colère et là, c’était les deux à la fois.

Décidément, quelle vie de merde pensait-elle.
Quelle vie de merde.

Puis elle réalisa : Les héros meurent toujours à la fin. Pourquoi avait-elle joué les héroïnes dans ce cas ?

Quelle idiote alors. Un sourire naissait alors sur son visage épargné, une silhouette lui faisait face, mais vu qu'elle n'entendait plus rien avec l'explosion et ne voyait rien dans le noir. Sa présence lui restait inaperçue...

Tu parles d'un héros, était sa pensée au moment où elle fut surprise par un touché. Direct, par réflexe, un coup de pied de sa part était partie là où ça fait le plus mal, tant qu'à faire.


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Chôkoku Kyouka
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Sam 14 Déc 2019 - 15:57
Un bang sonore. Un flash irradiant la vue. Une chaleur douce, légèrement mordante. Était-ce ça la naissance ? L’explosion venait de ravager le tunnel. De nombreux éboulement venait cloisonner l’avancé du ver. En parlant de celui-ci, il se trouvait dans un piteux état. Tout son estomac était ouvert, le contenu de ce dernier – qui aurait dû se répandre – n’existait tout simplement plus. Que dire de l’état de nos deux sans-cervelles. L’une avait fusionné avec son tissu, tandis que l’autre...

Où se trouvait Kyouka ? Ayume était visible, hors du ver. Elle respirait, bien que fortement endommagé.

— ... Kof. Kof... Kof.

Le visage en sang, deux longues balafres le couvraient de part en part. L’ensemble de sa peau se voyait brûler au second degrés. Les os de son bras droit était réduit en charpies, tout comme la bouche présente sur cette même main. Voilà la vraie raison concernant les deux imposantes stigmates qu’il traînait. Et si vous vous étiez toujours demander pourquoi il n’avait qu’une bouche à sa main gauche, contrairement à de nombreux Chokoku, vous voilà servi.

Un caprice de héros.

— Tu vois. Je t’avais dis que tu allais sourire avec moi. Lâcha le suicidaire tout en sortant du smog avec panache. Tu m’en dois une maintenant. Héhé, tu as vu ça ?

Contrairement à sa comparse, l’adrénaline coulait encore à flot dans le corps de notre Chokoku. Ce qui lui permettait de pouvoir marcher, parler et de ne pas subir la douleur. Le contrecoup sera terrible. Note à soi-même : ne plus jamais utiliser d’argile dans une situation désespérée.

Bon. Le plus dur était passé, il se devait de remonter à la surface.

— Franchement, pas mal cette nouvelle coupe de cheuve... Kyouka tomba au sol, le coup l’atteint. Jsksldie. Sacrée femme... On vous sauve et vous trouvez le moyen d’être pas contente. Lâcha t’il entre deux sanglots à peine retenus.

L’adrénaline chutait. Ses forces commençaient à disparaître comme peau de chagrin. Une course contre la montre se jouait dès lors. En vu de ce piteux état, impossible de porter son propre corps du coup celui de son ange gardien encore moins. Loin d’être un connaisseur dans le milieu médical, la peau de l’Aburame ne pouvait être touché sans soin. Voilà un sacré dilemme.

Épuisé, Kyouka se laissa tomber, à quelques mètres de l’Aburame. Il lui restait bien un peu d’argile au niveau de la gargantuesque, mais après ce qu’elle venait de faire, il avait peur de ses propres capacités. Sur le seuil de la mort, on ne voyait plus la vie sous le prisme de l’ignorance.

— Hé, l’Aburame, t’es morte ? J’espère pas. Je vais probablement m’évanouir d’ici peu, trouve une solution. Ensuite, tu pourras me tuer t’en fais pas. C’est que Kyouka était un comique dis donc. T’inquiète, on terminera ou plutôt commencera (??) cette mission.

Sa tête chu au sol, le black out total. En plein désert, loin de toute civilisation, seules les tribus bédouines pouvaient leur venir en aide. L’impératrice Shima régnait d’une main de fer sur ces nomades du déserts. Il valait mieux pour eux que cette explosion tonitruante n’ait attiré que des bonnes personnes sinon... Sah quel plaisir l’esclavagisme.
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Aburame Ayume
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Sam 14 Déc 2019 - 16:35
les tueurs de monstres des sables.

Elle n’entendait rien, fort heureusement pour lui, s’ils survivaient, Ayume n’aurait pas le souvenir de sa bêtise du moment. Simplement, quelques secondes après l’impact, la femme avait senti la secousse d’un corps s’écroulant près d’elle. Elle luttait tant bien que mal pour garder les yeux ouverts, se convaincre d’agir, mais rien n’y faisait. Ils ne leur restaient plus que la chance et croyez le, c’était un attribut à part entière pour un ninja...

Le Kuchiyose quant à lui se désagrégeait progressivement, car c’était de cela qu’il s’agissait. Son invocateur de son côté, alerté par le remue-ménage était enfin arrivé pour constater les troubles. Inutile de dire que la mort de sa bête ne le ravirait pas et il envoyait d’autres lombrics, plus petits cette fois, pour explorer le sable et lui rapporter la source du problème. Ayume n’avait que quelques brides de souvenirs du moment où elle étouffait dans le sable qui raclait sa peau meurtrie tandis qu’on la ramenait à la surface. Puis l’éblouissement du soleil son zénith l’avait empêché de graver toutes images.

Toutefois, ce n’était pas dans un paradis qu’elle se réveillait -probablement des jours plus tard, était elle dans un enfer alors ? Peut être simplement toujours sur terre vu comme son corps était douloureux. La voilà qui ressemblait à une momie enroulée dans une multitude de bandages. Les avait on secouru ? Un instant, elle soupirait de soulagement, un qui s’envolait très vite devant le traitement que subissait à quelques mètres d’elle un de ses nouveaux camarades de mauvaise fortune. Les coups de fouets se succédaient et le gardien de ce zoo ne tardait pas à remarquer son éveil.

« Toi là, la nouvelle ! Assez lambiné, bouge toi ! »

‘Moi ?’ avait l’air de demander l’Aburame en pointant son propre torse du doigt. La léchouille du fouet frôlant sa peau en passant à quelques millimètres d’elle, devait être censé répondre à sa question…

« Dépêche toi, vite, vite ! »

Un conseil donné par la femme qui semblait s’occuper d’elle jusque là. Ce n’était pas le moment de chercher à comprendre, trop dans les vapes pour réfléchir, la brune s’exécutait. Plusieurs jours passaient ainsi avec sa nouvelle condition d’esclave… car c’était exactement de cela qu’il s’agissait. Aucune trace de Kyouka, pas plus qu’elle n’avait pu obtenir d’explications, mais Ayume n’allait pas rester dans le brouillard très longtemps, puisque cet après-midi là, on la traînait dans un nouvel endroit…

L’édifice en cercle était colossale, l’Aburame croyait y reconnaître la légendaire arène de Kaze et la pensée la faisait immédiatement déglutir, tandis qu’on la jetait dans un sous-sol où était parqué plusieurs gladiateurs, expérimentés ou non, dans l’attente de leur tour du spectacle sur la surface. Les minutes défilaient alors, devant elle un ballet macabre de transport de corps mutilés se succédaient. Le moins amical des geôliers possible la traînait le moment venu jusqu’à sa nouvelle scène. Une dans laquelle la femme fut jeté sans ménagement. Là, à son plus grand damne ou soulagement, elle y retrouvait son acolyte en train de faire son show…

Si on lui disait qu’ils devaient s'entre-tuer, cela serait avec plaisir !

« Pour le final: Les tueurs des monstres des sables ! »

Un mauvais pressentiment la gagnait, les yeux plissés et le rictus vers le bas, Ayume affichait son mécontentement à son partenaire... Ou peut-être adversaire du jour...

to be continued







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Sam 14 Déc 2019 - 17:34
Un guerrier en armure sorti d’une des portes de l’arène. Écu et épée en main, sa démarche assurée laissait la foule sans voix. Heaume de centurion, la crinière rouge bougeait au gré du vent qui commençait à se lever – dès son arrivée.

Le speaker prit la parole.

« On ne le présente plus ! Guerrier parmi les guerriers. Champion parmi les champions. Le Fantôme du Colisée fait son apparition. Arrivé de son plein gré il y a moins d’une semaine, son palmarès fait trembler les plus grands gladiateurs du Colisée ! Destructeur de village. Dépeceur de monstre marin. Héros aux combats aussi épiques que mythique. Sa renommée n’a d’égale que sa violence... KYOUKAAAAA ENTRE EN SCEEEEEENE !!!!! »

L’ombre de son casque masquait son visage. Un rictus thésaurisait cette image de toute-puissance. Doucement, ses spartiates s’enfonçaient dans le sable chaud. Son sabre fit quelque moulinet dans l’air – élevé par des samouraï, cela aider dans ce genre de situation.

Vous souveniez vous de l’Aburame ? Du Kuchiyose ? Une sacrée histoire. Retournons une à deux semaines dans le passé.

Il s’avérait que la bête était une invocation. Celle-ci était en charge de trouver des esclaves Asaara dans le désert pour les revendre ou éventuellement les sacrifier à la princesse Shima. Le héraut et contrebandier les emmena tout simplement au marché d’esclaves le plus proche. À défaut de perdre un Kuchiyose, il allait devenir riche. S’ils étaient capable de s’occuper de son invocation, le Colisée se déchirera le binôme. C’est dire que ce bédouin était loin d’être idiot.

Toutefois. Il n’avait pas pris en compte un léger détail dans ses calculs. Kyouka était le plus grand escroc que le Yuukan pouvait enfanter. Sans rire, son esprit de persuasion, en affaire de commerce, ne connaissait nul égal. Il était capable de vous faire vendre votre propre rein pour en avoir un autre, de moins bonne manufacture. Une bombe vivante – sans mauvais jeu de mot. L’esclavagiste soigna ses deux pépites, histoire d’encaisser un maximum de ryôs.

S’en suivit alors un très long combat de persuasion entre le Chokoku diminué et le bédouin. Grâce à ses talents secrets, qui seront tus, il réussit à ressortir en tant qu’homme libre. Son asservisseur avait investit dans un business en pleine explosion, celui d’un bois magique provenant du pays du Bois – sans blague. Toutefois, il ne put sortir son ange gardien de cette misère.

Deux choix s’offraient à elle, sans qu’elle ne le sache. Le harem de l’impératrice cherchait des beautés exotiques et une femme avec une telle blancheur de peau entrait parfaitement dans les critères. De l’autre côté, c’était le Colisée qui voulait ses compétences. L’histoire le gardera secret, mais si elle n’a pas atterri dans un bordel, ce fut avant tout grâce à l’intervention salutaire du Chokoku.

Cela allait être compliqué pour notre héros. Il avait perdu une bouche et son côté jeune éphèbe suite à cette rencontre. Et puis, il lui devait la vie, en quelque sorte. Il ne connaissait toujours pas son prénom ! Impossible de laisser passer un tel affront. Le Colisée allait être une étape intermédiaire entre son départ de Tetsu et son arrivée à Rokkusu. Un trouble-fête comme lui trouvait toujours sa place dans les sales coups, de toute manière.

Retour au présent.

— Si tu ploies le genoux, femme. Le fantôme te laissera la vie sauve. Choisis ta destinée.

L’arnaqueur avait gravit les échelons du Colisée en ne faisant que des combats arrangés à l’avance. Un tchatcheur sans nom.
Toutefois, il n’avait pas reconnu l’Aburame. Quelle ironie. Il avait fait tout ce chemin pour elle et une fois qu’il avait l’occasion de la reconnaître, il passa à côté. En effet. Pour lui, à l’instant t, elle n’était qu’une faible esclave envoyée pour continuer à alimenter sa légende.
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Sam 14 Déc 2019 - 18:21
Kyouka, seul contre tous.


Ploie le genoux hein ?
A défaut de s’énerver, la femme affichait un rictus qui n’annonçait rien de bon. Soit il ne l’avait pas reconnue, après tout, le look qu’on lui avait donné la changer totalement, soit il se foutait royalement d’elle, dans tous les cas : C’était l’heure du glas du héros. Ou du moins, de l'illusion de ce dernier.

D’un revers de main, Ayume chassait les mèches devant son visage, elles qui ne comptaient plus qu’à peine une vingtaine de centimètres, grâce à lui. Elle lui devait aussi cette tenue aussi ridicule que déshabillée, couvrant de lanières de cuir, à peine ce qu’il fallait et laissant ainsi sa peau de clair de lune brûlait avec supplice sous l’ardent astre solaire. Sans parler des cicatrices, trace de brûlures de ses affres à ses côtés. Le noir de ses iris rendait son regard encore plus malaisant qu’à l’ordinaire.

Pourtant, la kunoichi n’avait jamais été rancunière, ni même belliqueuse, encore moins impulsive, mais cette fois, cette fois-là dans l’arène sans une once d’hésitation, ses doigts avaient agrippés fermement l’arc qu’on lui avait laissé pour sa tâche destructrice. Son bras avait tendu le cordage, presque on aurait cru qu’elle l’avait toujours fait (ce qui n’était pas tout à fait faux durant la chasse) et le projectile fusait à l’instante sur le bruyant favori de l’arène. Elle n’aimait ni la scène, ni la parlotte.

La foule s’émoustillait instantanément, hurlement d’excitation, tapage d’encouragement et bien d’autres résonances polluaient l’espace, tandis que l’Aburame n’attendait même pas la réaction de sa cible : le « divin » Kyouka. Un bond en avant et elle fusait comme un missile ayant verrouillée une cible, un peu comme quelques jours avant sur le lombric. Sauf qu’elle ne fonçait pas directement sur Kyouka cette fois et encore moins pour lui sauver les fesses. En effet, suivant un arc, sa challenger l’acculait sous les tirs de flèches. En temps normal, ce style de combat n’aurait pas été le sien, plus tactique que fofolle; mais il n’était pas question de dévoiler ici qu’elle était une manipulatrice d’insectes. Elle devait préserver ses bêtes et les secrets de son clan. A défaut de pouvoir le faire dévorer vivant par ses scarabées jusqu’à qu’il rampe au sol en pleurant comme un bébé, l’effarouchée pouvait toujours lui donner une correction à la bonne vieille méthode traditionnelle…

«  LÂCHEZ LES MONSTRES ! »

Une consigne à laquelle la brune ne prêtait qu’une légère attention, pas plus qu’elle ne reconnaissait l’invocateur de leur ver, cause de leur présence ici. Dommage pour elle, pour Kyouka aussi. En joignant ses mains, il invitait dans le sable deux lombrics similaires au dernier les ayant mis en échec, bien qu’un peu plus petit. Sans distinction, les bêtes voulaient la perte des deux protagonistes. Ayume esquivait le premier assaut d’un des monstres, puis celui du second – merci sensorialité, mais ne démordait pas de flanquer sa raclée à Kyouka, qu’elle n’avait reconnu qu’au nom et débit de conneries qui en émanait. Il était temps de le ramener un peu sur terre celui-ci, quiet à mourir ou finir sa vie ici, elle pouvait bien au moins soulager sa frustration.

Le spectacle était au goût du public à premières vues.

Pas d'alliance prévue donc.


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Sam 14 Déc 2019 - 22:36
Son heaume fermement ancré, il ne pouvait voir clairement son adversaire – et encore moins sa tenue, si l’on pouvait appeler ça une tenue, bien sûr. Premier bruit de cordage, une flèche perforait les cieux. Le fantôme accueillit cette dernière avec son bouclier. À l’image d’un célèbre Captain, son écu valdingua contre le projectile. Elle ne laissait aucun répit au centurion qui ne pouvait la suivre. Sa lenteur, qui semblait contrôlée, était dû au fait que cette armure était bien trop lourde pour lui.

Avoir la classe ou être bon sur le terrain, il fallait choisir.

Somptueuse féline. Son corps se déhanchait tout autour de lui, le fustigeant d’une nuée de flèches. Cette petite esclave était douée. Il comprenait tout à fait. Elle faisait en sorte de faire durer le spectacle, histoire de ne pas vendre la mèche. Vraiment, quel plaisir. Voilà quelques mois voir années que notre samouraï n’eut utilisé cette partie de ses compétences. S’il avait quitté Tetsu – en plus d’un physique atrophié – c’était avant tout pour ce que représentait le Bushido... Sinon, il se débrouillait pas mal en terme de kenjutsu.

Haussement d’épaule, le poitrail en fer s’écrasa au sol tout en libérant un rideau de sédiments. D’autres cicatrices pouvaient être perceptibles – en plus de cette étrange bouche sur son bas-ventre. Dans son rôle de bretteur hors-pair, il ne pouvait se laisser accabler par des questionnements. Loin d’avoir la qualité martial d’un samouraï, une certaine notion des arts Tetsujin pouvait toutefois se faire ressentir. Moulinant sa lame tout autour de lui, il balaya de nombreuses flèches.

Une réussit à s’enfoncer dans son épaule. Une gène certaine, mais l’infirmière s’occupera de lui d’ici peu. Il n’avait qu’à tenir encore quelques minutes. Tournant sur lui-même, il suivait du regard la sauvageonne.

«  LÂCHEZ LES MONSTRES ! »

???

Moment d’hésitation soudain. Le centurion soupira. Quelqu’un l’avait vendu. Impossible autrement. Peut-être que finalement, ce match si n’était pas arrangé. Pourtant il avait bien graissé la patte du promoteur. Il ira lui en toucher deux mots après avoir remporté cette victoire. Le public raffolait de ce genre de combat. Homme contre bêtes. Généralement les gladiateurs s’alliaient pour surmonter cette épreuve. Ce n’était pas le cas de l’archère.

Le sol trembla par deux fois. Une seconde plus tard, Kyouka se trouvait encore une fois sur le crâne d’un ver. Cette fois-ci, il fallait faire l’homme.

— Pense comme ton oncle, imbécile. Rappelle toi ton passé. Murmura-t-il à lui même afin de s’ordonner la marche à suivre.

Inspirer. Expirer. Simple. Se concentrer et foncer sur l’ennemi. À trop réfléchir, il n’avait pas suivis le coche. Le deuxième monstre chitineux percuta notre Champion de plein fouet à l’aide de sa queue. Jamais il n’avait volé d’un point A à un point B aussi rapidement. Son corps s’écrasa avec force dans le coin de l’arène. Le reste de son armure tomba en morceau, la flèche n’occupait plus son épaule. Le heaume ne masquait plus sa vision. Le voilà munit d’un simple pagne de gladiateur et d’une épée brisée en deux.

Ses iris miraient les déplacements somptueux de son adversaire. Cette peau laiteuse. Ces stigmates. Ce côté mort-vivant. Ces prunelles sans vie. Mais oui ! L’objet de sa convoitise se trouvait devant lui depuis le début. L’avait-elle reconnu ? Non, voyons, elle ne l’aurait pas attaqué sinon.

— Hé. Mais ??? Je te connais toi enfaite. Pourquoi on se bat haha... le visage de sa comparse était clair, elle ne voulait pas s’amuser.

Qu’avait-il bien pu dire pour qu’elle réagisse de la sorte ? Il réfléchissait, main sur le menton. Oh ! Probablement le fait de ployer le genou. Très mal venu de sa p... Kyouka roula depuis sa position, un-extrémis. Ne pas trop réfléchir face à deux monstres géants, c’était noté. Sans cet élan de survie, il servirait de crêpe pour vers mangeurs d’hommes.

Tout en continuant d’esquiver du mieux qu’il pouvait les assauts des démons sablonneux, Kyouka cherchait à rejoindre son amie. La première depuis... Depuis le début de son existence, au final.

— Sacrée sauvageonne. Je savais pas que c’était ton genre les tenues de ce style. Il bondit pour esquiver un assaut frontal. Allons, pardonne moi haha. Je te retrouve enfin ! Que dis-tu d’une attaque combinée pour...

Quoi ?

Ah oui, la fin du dialogue ?

Impossible. Kyouka venait d’être percuté par l’un des lombrics, encore une fois, trop déconcentré par les atours de l’Aburame. Où se retrouvait-il cette fois me diriez vous ? Eh bien à plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol. Un home run de qualité de la part du monstre. D’ailleurs, les deux se bousculaient légèrement. Tout deux souhaitaient avalés notre bon samaritain qui chutait vers eux à toute vitesse.
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Dim 15 Déc 2019 - 0:11
faites vos jeux, rien ne va plus.


Au moins il avait ça pour lui : savoir attirer l’attention. C’était précisément ce dont avait besoin la kunoichi. Les deux monstres n’avaient d’yeux que pour lui, erreur fatale. Un instant, son élan se coupait, avant qu’elle se reprenait et poursuive son objectif. Réellement, quelle folie que celle de s’en remettre à lui : cet imbécile fini. Pourtant, Ayume n’avait pas réfléchit et c’était instinctivement que la décision s’était prise, comme toutes les autres en situation de danger. Au fond, même si c’était juste un peu, la kunoichi faisait peut-être confiance aux capacités de son acolyte, elles qui étaient si dangereusement destructives. Après tout, elle en avait fait les frais et était donc bien placé pour le savoir maintenant. L’Aburame ne ferait pas deux fois la même erreur, plus question de se battre à ses côtés dans le sens littéral de la chose.

Aussi, toujours aussi peut loquasse, qu’expressive, elle n’essayait même pas de suivre comment il s’en sortait, il avait juste intérêt à survivre jusqu’au moment décisif, celui de l’ouverture, le coup de théâtre. Le chakra sous ses pieds la faisait s’accrocher fermement au corps d’un des vers, celui là même qu’elle parcourait pour rejoindre le crâne. Quelque part, la brune avait dans l’idée de le chevaucher. Ses capacités de ninja la protégeaient d’un chute certaine malgré les mouvements brusques de la bête et sans le savoir Kyouka avait parfaitement jouer son rôle en ramenant le second monstre vers elle-qu’il tentait de rejoindre.

Les frappes des bestioles soulevait un nuage de poussière dissimulant un tantinet l’arène et les protagonistes, l’occasion parfaite pour quelques mudras et sa colonie d’araignées était déployé dans les airs. Depuis le sommet de la tête de leur victime, elles commençaient leur balancement morbide, emprisonnant dans une prison de soie le lombric imprudent. Aussi, en tirant sur un fil, l’Aburame obligeait le monstre a refermé sa gueule au moment où le héros de service aurait dû se faire gober. Il n’était pas sauvé pour autant du second qui comptait bien gober son homologue aussi s’il le fallait pour avoir gaine cause. En effet, l’invocateur était mauvais perdant, aussi par on ne saurait dire quel procédé, il s’arrangeait pour augmenter assez le volume du lombric libre fonçant sur eux, afin qu’il puisse tous les gober d’un coup.

Le poids de son partenaire faisait vibrer sa toile, la femme serrait les dents en tenant fermement l’étreinte sur sa victime, malgré tout, son regard se plaçait dans celui de l’explosif imprévisible, même si cela ne durait que quelques secondes, elle tentait d’y sonder une maîtrise quelconque, espérant qu’il découvre à son tour, tout l’espoir qu’elle portait en lui. Car si Ayume n’était pas de taille à battre ses monstres, lui l’était. Il l’avait déjà fait. C’était plus la stratégie que la maîtrise qui lui manquait. Elle jouait dès lors quitte ou double, la gueule de leur bourreau la plaçait maintenant sous son ombre. La femme ne relâchait pas son emprise et ainsi, était donc condamné à ne rien pouvoir faire d’autre.

«  C’est maintenant ou jamais Kyouka. Je compte sur toi. »

Sussurait-elle plus qu’elle ne lui disait, pourtant, ses mots pouvaient être perceptibles. Alliés par la force des choses toutefois, encore une fois. Elle réalisait alors, va savoir pourquoi, à cet instant, qu'elle ne lui avait même encore donné son nom. Et les voilà pourtant aux portes de la mort ensemble encore une fois. Sa colère avait glissé hors d’elle, l’heure n’était plus à la leçon. La foule quant à elle était en ébullition, l’organisateur se frottait les mains, mais… tout le monde n’appréciait pas le spectacle pour autant…





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Dim 15 Déc 2019 - 2:09
La lionne se démenait pour que le binôme puisse subsister quelques secondes de plus. L’Aburame avait immobilisé le premier titan tandis que le deuxième comptait avaler la bande entière. L’esclavagiste avait même réussi à amplifier la taille de son invocation, les prémices du Dynamax diront certains.

Ses yeux se refermèrent. Son souffle se voulait maîtrisé. Faire comme son oncle. Il n’avait pas un quart de son talent, mais pour des badauds de la sorte, cela suffisait amplement. Sa main se referma, de toute sa force, sur le manche de son épée brisée. Impossible de trancher avec une telle arme. Déchirer restait toujours une option viable.

À l’approche de la toile, Kyouka commença à tourner sur lui-même. Astucieux comme pas deux, il vrillait pour accumuler une certaine vitesse – et donc la convertir en force. Son regard était étonnamment plus sérieux. De tout son poids, il percuta la toile qu’il usa comme une sorte de trampoline. Au plus bas de ce ressort naturel, le regard du samouraï se posa sur sa compagne.

— ... Hmpf. Le Chokoku détourna bien vite son visage d’elle.

Faire le mec, en toute situation.

Il aurai bien ponctué cette arrogance d’un petit "T’ai-je donné le droit de prononcé mon nom, femme ?", mais il voulait rentrer chez lui vivant. Comprenez-le. Pas d’artifice cette fois-ci, ni d’explosion. Rien que la simple force et l’ingéniosité d’un homme. À l’aide de la distance, à l’aide de ce trampoline, il aurai pu abattre quiconque. Le Démon du Sable en personne n’aurait pu l’arrêter.

Un bang sonore retentit.

Le voilà propulsé à une vitesse dépassant l’entendement vers ce Jörmungadr en puissance. La demi-lame se plaça dans le coin de la gueule du Titan. Il commit l’irréparable. Il avait osé. Projeté à une telle vitesse, ce premier choc ne pouvait arrêté l’inertie de sa course. Ainsi, le samouraï drifta – littéralement – sur l’ensemble du corps du monstre. Tout dans cette technique se voulait ravageur. De la dextérité à la puissance du coup. Tout était parfaitement millimétré.

Sa course le mena quelques mètres plus loin. Un genoux posé au sol, la lame n’existait plus. Elle avait disparu dans le processus. Son corps, recouvert de sang bleu, tremblait d’excitation. Sur son bras droit, de nombreux crocs provenant du démon s’étaient enfoncés. Un risque obligatoire. La foule retint son souffle. Ce un contre un terrifiant allait sonner le glas de l’une de ses deux machines. Le ver géant se tourna vers Kyouka. Il avançait. Lentement. Les derniers instants de cette légende. De ce montre, il ne restait désormais plus que de nombreuses tranches – sans vie – tapissant l’arène.

— Trop... Simple. Kyouka se releva et défia du regard cette plèbe en pleine euphorie.

La foule hurla à la folie. Une victoire. Vraiment ? Sacré fantôme.

Techniquement, il n’avait anéanti que l’une des créatures, l’autre se voulant encore emprisonnée par le cadavre en petite tenue. Vous rappeliez-vous du coup de pression qu’il avait tenté de mettre à leur patriarche ver de terre ? Ouvrez grand vos yeux. Kyouka, le regard noir, les muscles tendus par l’effort, s’avançait vers la bête immobilisée. D’un pas lent, il laissait la peur investir le cœur de cette créature qui venait de voir son grand frère mourrir face à ses yeux. Notre Chokoku ramassa une arme qui trainait, elle devait sûrement provenir d’un ancien combat. D’un geste vif, la lame fut projeté à l’encontre du filet qui retenait la créature. Un seul pan de celui-ci fut déchiré, mais cela suffit pour que la traction n’eut plus d’effet sur la créature.

Désormais libre, Kyouka se plaça face à l’invocation. De sa voix la plus grave possible, il lâcha son légendaire et possiblement son plus beau...

— HORS DE MA VUE. FAIBLE.

Intérieurement ? Il jubilait comme un petit enfant. Il avait toujours rêvé de faire ça.
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Dim 15 Déc 2019 - 2:56
Kaze rentre dans la blacklist officiellement.

Un soupir de soulagement s’extirpait de ses lèvres. Dire qu’elle y avait cru jusqu’au bout serait mentir, Ayume avait instantanément regretter son choix de s’en remettre à lui… Mais preuve était faite qu’il pouvait être compétent parfois. Presque, l’anecdote aurait pu faire changer sa façon de penser de lui, presque. S’il n’avait pas ruiné sa technique déjà. La bête se mouvait de nouveau et la kunoichi quant à elle s’était préservé de la chute en insufflant du chakra sous ses pieds pour rester accrochée.

Le voilà qui recommençait son cinéma.
Le nouveau tic nerveux qu’il avait déclenché chez elle dans le désert lui revenait…
Trop, c’est trop. Elle abandonnait l’affaire cette fois avant d'y laisser sa vie.

Prenant son élan sur le corps du ver qui restait aussi perplexe qu’elle devant l’intervention du « héros », la kunoichi se servait de sa hauteur pour bondir dans les gradins. Roulant au milieu de la foule prise de court devant son atterrissage, l’amazone improvisée accordait tout de même une dernière attention à celui qui avait attenté à sa vie ces derniers jours. Kyouka, pas le ver. C’est à dire un doigt d’honneur. Il avait abusé de sa patience pour la dernière fois se jurait-elle. Sa course reprenait de plus belle, quelques bonds et la voilà faussant compagnie aux intervenants et spectateurs du Colisée en disparaissant après avoir sauté dans le vide laissant l’émoi dans la foule…

L’ancêtre de spiderman était né.

Grâce à ses petites araignées, l’Aburame volait presque de part en part du bâtiment jusqu’à rejoindre le sol et pouvoir prendre la poudre d’escampette. Tout héros devait savoir quand il était temps de recourir à la fuite, elle espérait que Kyouka connaissait cette règle élémentaire. Qu’il se débrouille tout seul devant le lombric maintenant. L’évidence était pour elle que ce type n’apprendrait jamais rien, elle venait bien d’en avoir la preuve. Mais il avait la chance de son côté et ce n'était pas le cas de la brune qui était une vraie poissarde

« ARRÊTE TOI ! »

Dans une ville totalement inconnue, tant bien que mal, la femme ne passant pas inaperçue avec sa dégaine actuelle, tentait de fuir ses poursuivants. Pour cela, elle enchaînait les ruelles de façon purement aléatoire jusqu’à ce qu’un bras ferme l’agrippe dans un tournant pour la plaquer contre un torse dans un coin sombre. Le troupeau de gardes poursuivait son chemin, n’ayant vu que du feu.

« C’est bien elle je te le confirme. Affirmait une voix féminine.  Allons encaisser le pactole de la récompense. »

« Le type devrait être dans l’arène à cette heure-ci. Foutez la dans la malle. »

Voilà ce qui était son dernier souvenir avant la drogue ne face son effet. C’était vraiment un pays de fou Kaze. La brune n’avait pas vraiment eut le temps de réagir, fatigue, panique et bien d’autre facteurs qui avaient encore une fois jouer contre elle. Décidément, elle aurait dû se pendre ce soir là plutôt que se joindre à eux, et surtout à lui !

Plus tard, des rires gras au milieu de voix graves et plus aigus la sortaient de sa torpeur, va savoir combien de temps après son évanouissement.

«  On avait dit dix millions et le trésor de Kuetso. »

Une main tirait sur sa tignasse pour l’obliger à montrer son minois au petit rassemblement.

« C’est bien le spécimen que tu nous as demandé non ? Maintenant paye. »

Les manières de ce pays commençaient à lui taper sur les nerfs, elle voulait composer des mudras, vu qu’on avait eu la bêtise de lier ses mains ensemble, mais son chakra semblait avoir été scellé. Voilà autre chose. Mais une minute… Ayume reconnaissait bien quelques unes de ses voix...

Le destin s'acharnait faut croire.

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Dim 15 Déc 2019 - 3:23
Le coup de pression eut l’effet escompté. Transit de peur, le ver s’enfuit en creusant le sable à l’aide de sa gueule. Voilà une bonne chose de faite. ENFIN. Il pouvait enfin quitter ce fichu Colisée, continuer cette mission de mercenaire et rentrer au bercail. À la maison. Rokkusu commençait un poil à lui manquer. Quelle fut sa surprise. Son visage se tourna à droite, rien. Il bougea sur la gauche, rien. Pardon ? Venait-elle de se faire kidnappée par le ver... Pas encore. Non. Le forcing ça suffit.

Toutefois, les cris de la foule lui permirent de centrer l’attention. Un petit cochon sur deux pattes... Oups, l’Aburame, escaladait comme un cabri le Colisée. Une évasion ? Mais ? Elle était débile ? Il venait pour la délivrer. C’était lui le preux chevalier. Sa paume vint heurter son front. Un facepalm légendaire. Mais pas aussi épique que cette disparition éclaire. Il n’avait jamais eu l’occasion de voir une telle évasion. 9/10.

L’escroc allait devoir sévir. Kaze se souviendra de lui, parole de Kyouka !

~ ~ ~

Adossé dans un petit divan en cuir, cigare en bouche, le Champion de l’arène attendait l’arrivée d’un petit groupe de Kazejin intéressés par la récompense. Quoi de plus simple pour attiser le cœur des hommes que l’argent ? Les femmes, certes. En l’occurrence, dans ce cas, les deux propositions voyaient le jour. L’un voulait récupérer sa camarade, les autres un sacré pactole.

— Vous avez fait vite. Elle c’est enfuis quoi ? Une demi-journée ? Alalalah je vous jure.

Le visage du croque-mort ressortit de la malle. Un peu secouée, mais elle allait bien. C’était le principal.

— Ouais c’est elle. Les dix millions sont dans cette bourse. Comme convenu, j’ai payé en diamant et cristal. Concernant le trésor de Kuetso... C’est une nécropole faite d’or et d’autres innombrables pierres précieuse. Vous les trouverez dans le désert. Une carte se trouve sur la table. Ne la perdez pas, faites en plein de copie. Bon courage et ravi d’avoir fait affaire avec vous. Si vous avez besoin du moindre petit outil, je serai présent à Rokkusu.

Kyouka libéra un puissant nuage de fumée. Il pouvait enfin avoir un peu de répit. La comateuse commençait à se réveiller. La connaissant, elle allait lui sauter dessus pour le défigurer et plus.

— Avant de m’étreindre pour me remercier. Mange, bois et habille toi. Y’a tout quelque part vers là là pointa t’il de son doigt.

Le groupe avait déjà pris la poudre d’escampette. L’avarice. Un poison qui coulait dans le cœur de tout un chacun. Kyouka s’en servait avec malice. Kuetso, pierre précieuse...

Que
Du
Toc.

— Tu sais, tu n’aurais pas du t’enfuir hier. Si j’ai rejoins le Colisée c’était pour t’en sortir. Dit-il en haussant les épaules. Tu aurais du voir ce ver. Pfiou. Il a couru encore plus vite que toi face au premier monstre de sable haha.

Comment lui dire... Elle allait imploser.

— D’ailleurs, à la base tu étais une femme libre. Puis esclave. Puis gladiatrice. Puis recherchée par le Colisée. C’était pas facile pour te sortir de ce bourbier. Vraiment. J’ai failli perdre ce bras de fer commercial... Mais on a su trouver un arrangement. Je te conseil de t’asseoir avant toute chose.

Il fallait qu’il protège sa propre personne. Si elle était assise, il aura le temps de la voir venir pour le frapper ou pour lui jeter je ne sais quoi.

— Dans un cas moins compliqué, te racheter aurait suffit. Bon inutile de te dire que j’ai du faire l’impasse sur pas mal de chose. J’étais à deux doigts des cent victoires et du titre légendaire ! J’ai dû abandonné ça, ça allait donner trop d’espoir aux autres esclaves. J’ai dû abandonner tout l’argent que j’avais gagné via mes exploits et enfin... J’ai dû dire que tu es ma femme, pour te sortir de tout ça.

Quel homme ce Kyouka. Quel menteur d’exception. Mais pour une fois, c’était la vérité... Ou presque.

— Du coup au yeux de Kaze, on est marié haha. Mais le principale c’est que tu sois libre maintenant ! Kyouka se gratta l’arcade sourcilière, apeuré. Et du coup. Ce contrat de mercenaire... Tu t’en souviens ?

Il brisait la glace comme pas deux. Sinaaq pourrait vous le confirmer.
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Aburame Ayume
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Dim 15 Déc 2019 - 4:22
Pour le meilleur, comme pour le pire, prenait tout son sens.
.



Évidemment. Si d’ordinaire l’Aburame n’était pas très joviale, ce jour-là son fascié était plus fermé que jamais quand elle distinguait parfaitement les traits du plus grand malheur s’étant abattu dans sa vie, du moins pensait-elle ainsi ce jour-là. Était-elle en train de payer sa vie de mercenaire ? Son karma ne lui avait pas semblé aussi mauvais que ça pourtant. Aucune attention ne fut prêté aux négociants, vive d’esprit pour ces choses-là, la femme avait compris le topo ou du moins la partie visible de l’iceberg…

Quoi ? Elle était censé le remercier ? Tout ce bordel avait commencé par ses actes à lui, pas les siens à elle. Même s’il était son employeur – à la base, lui ayant versé une grosse avance-raison pour laquelle elle ne l’avait pas tout de suite abandonner, il n’en restait pas moins un boulet. Au final, les plus avisés restaient les mercenaires ayant quitté les rangs dès le début. Bon, ce n'était pas tout à fait honnête, la femme semblait avoir pris un certain goût à cette étrange compagnie aussi... Perplexe, ceci dit, elle ne crachait pas sur les vêtements, même si ce n’était pas exactement ceux qu’elle escomptait. Toujours mieux que sa tenue actuelle et depuis son coin où elle pouvait se changer à l’aise, cette fois c’était elle qui lui tenait la conversation, enfin presque.

« Tu y tiens tant que ça à ton contrat ? Je pariais ma main que ce n’est que du pipeau encore que tu nous as raconté pour te vanter après avoir trop bu. »

Parce que ça oui, qu’il était arrosé le coco le soir de leur rencontre. Mais de là à la récupérer à tout prix comme elle pouvait le constater. Voilà qu’elle lui revenait cher, très cher, il aurait été plus simple de prendre un nouveau mercenaire. Qu’est-ce que ce bougre avait dans la tête ? Voilà une question qui l’avait taraudé bien des fois. Il ne connaissait même pas son nom. Elle avait esquivé les présentations. Puis d’où est-ce qu’il sortait tout cet argent ?

« M’en sortir ? M’y enterrer tu veux dire. J’ai vu ce que donnait ton aide dans le désert. »

Bon ça c’était méchant. Mais il fallait comprendre quelle semaine elle avait eu aussi. Pour le ver en revanche, elle ne commentait pas, au fond, elle était soulagée qu’il s’en soit sorti, quelque fut la vraie version de l’histoire. Parlant de background, voilà qu’il lui faisait le sien des derniers jours. Sans intérêt, elle se posait à ses côtés, c’était le seul endroit où s’asseoir en même temps; prenant son mal en patience jusqu’au moment où il se tairait enfin, pour quelques secondes au moins.

Le blanc s’installait, un silence pesant.

Son crâne lui faisait de plus en plus mal, et ce n’était pas que les effets secondaires de la drogue qui étaient en cause. Oh pour l’étreindre, elle allait l’étreindre, ça oui. Avec ses mains autour de son cou pour l’étrangler. Mais bien que ce fut sa pensée première, la femme n’en fit rien, simplement elle se relevait.

«  Très bien, allons y. »

De toute façon, après ce contrat, elle ne foutrait plus jamais les pieds à Kaze, c’était plus que certain ! Sans l’attendre, la brune passait la porte ne lui laissant que peut de temps pour réagir à son départ semblant impossible à stopper. Si elle ne relevait pas le « détail » ouvertement, intérieurement elle implosait concernant la situation totalement loufoque dans laquelle elle était. Briser la glace hein ? Pas sûr qu’il voudrait du volcan cachait sous la couche gelé…

Dehors, elle ne reconnaissait pas l’endroit, qu’importe, pas d’humeur à être contrarié, elle s’enfonçait dans le désert un peu à l’aveuglette. Quatre heures plus tard : elle était perdu, au moins elle s'était défoulée. Mais elle ne le reconnaîtrait jamais son erreur et la nuit tombait…

Mais pourquoi elle était encore là elle ?
La question lui revenait à l’esprit quand elle lâchait la bombe.

« On s'est perdu. Je crois... »

Ils inversaient les rôles du boulet ou alors, étaient ils depuis le début celui de l'un et de l'autre ?




to be continued







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Chôkoku Kyouka
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Dim 15 Déc 2019 - 15:58
Le voilà sauvé. Elle n’avait pas réagis. Du peu qu’il en connaissait, ce n’était pas normal. Paré à toute éventualité, il restait sur ses gardes. Elle pouvait fondre à tout moment sur lui. Le voilà sous pression constante.

— Je, attends. Mon contrat ? J’étais pas un mercenaire à la base. Haha. Sacrée soirée. Je me rappelle de rien.

La bombe venait d’exploser. Lui qui avait fait tout ça par fraternité de mercenaire... Il était celui qui l’avait embauché. Flûte. Voilà une information qu’il aurait du savoir plus tôt ! Inutile de le cacher, jamais il n’aurait accouru à son secours si il était en pleine possession de ses moyens. Le harem, ce n’était pas si mal, finalement.

Kyouka et les femmes. Une sacrée histoire. Il y perdait toujours des plumes, mais le jeu y valait toujours la chandelle.

— Allons. Tu as rigolé... Ou plutôt souris. C’est du pareil au même haha. Si je disparaissais dès maintenant, je suis sur que je te manquerai héhé. On fait la paire, tous les deux.

Comme à son habitude, la solitaire laissa la situation se tasser. Un petit blanc s’installa tandis que le binôme se regardait dans le blanc des yeux. Il n’attendait que la suite. Suite qui arriva bien vite. Têtue comme pas deux, Ayume décida de quitter la pièce. Il aurai bien voulu se jouer d’elle en restant assis, mais au vu de son tempérament, il valait mieux la suivre ou sinon elle allait – encore – l’abandonné.

Les deux parias quittèrent le Colisée par la grande porte. Ne pipant pas mot, leur seconde aventure dans le désert fut bien plus soft que la première fois. Ils croisèrent des touaregs près d’un oasis, passèrent tout proche d’une antique pyramide Kazejin où un culte lié à Shima s’était installé, passèrent plusieurs fois près des mêmes vestiges. En bref, rien de passionnant. La conversation était au point mort. Kyouka marchait derrière elle, elle le guidait en plein dans les profondeurs du monde de sable.

Elle s’immobilisa. La timide nuit commençait à apparaître. La brûlure du soleil allait laisser sa place au froid mordant de la lune. Ils n’étaient pas prêts pour une nuitée dans un tel lieu.

« On s'est perdu. Je crois... »

Kyouka se retint de rire. Un tic nerveux.
Impossible. Ayume n’était pas le genre de personne à faire des erreurs. Elle voulait lui tendre un piège. Si elle voulait ruser, lui aussi en était capable.

— Allons, allons. Impossible de se perdre, tu n’as qu’à faire vibrer un insecte. Ou demander ton chemin à une luciole sauvage. Je suis sûr que ça marcherai en plus.

Quelle repartie. Kyouka s’aimait vraiment lorsqu’il était incisif de la sorte.

— Tu sais que nous n’avons pas le paquetage nécessaire pour survivre à une nuit en température inférieure ? J’espère que tu ne comptes pas sur mon argile pour nous abriter haha.

Si elle voulait se moquer de lui de la sorte, il allait lui montrer ce que c’est la taquinerie.

— Et du coup Ayume. Oui, j’ai appris ton nom grâce à l’esclavagiste, à la base je t’appelais Hime Héhé. Ouais, donc du coup, je dois t’appeler comment ? Ayume, ma femme, chérie, princesse, le zombie, la sauvageonne ? Je me perds avec toutes les possibilités – un franc sourire habitait son faciès.

Touché.
Coulé.

Elle allait imploser. C’était sûr. Il aimait tout particulièrement pousser à bout les personnes de son entourage – voilà pourquoi il était si seul.

— Je pensais pas vivre de telles histoires, non pas que je n’ai pas l’habitude, mais j’étais en vacance ici à la base. En tout cas, c’est pas si mal finalement la vie de conjoint. Mais tu ne m’a toujours pas dit. Pour quelle mission je t’ai embauché ? Peut-être qu’il y a un intérêt, même si j’étais atrocement bourré. Un héros de mon calibre... Tu connais déjà la suite haha.

Assis sur le sable froid, Kyouka tentait tant bien que mal d’assembler divers morceaux de bois morts qu’il avait trouvé sur son chemin. En les frottant les uns contre les autres, il cherchait à embraser le tout. Mission impossible pour lui, il s’y prenait mal de a à z.
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Aburame Ayume
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Dim 15 Déc 2019 - 22:24
Ayume l'exploratrice et son fidèle Kyouka.
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Immobilisée, elle l’écoutait encore, encore et encore. Il fallait vraiment faire quelque chose contre ça à l’avenir. Pivotant toutefois sur elle-même pour faire face à cet impudent, les bras croisés sous sa poitrine et un sourcil relevé, au tac au tac, la femme lui rendait sa tirade insectisée.

« Je pourrais aussi suggérer à une famille de scarabées de te dévorer vivant de l’intérieur ou à un scorpion de piquer ta gorge pour que tu meurs étouffer. »

C’était dis avec tout le sérieux du monde bien évidemment. Et elle le pensait sincèrement en partie, bien plus encore tandis qu’il surenchérissait. Fier de lui en plus aux vues de son petit rictus, elle allait instantanément casser tout son plaisir :

«  Ne m’appelle pas. Tout simplement. »

Le ton était resté neutre, son fascié ne donnait aucune indication sur son humeur, s’en foutait elle réellement ? Carrément oui, elle avait passé le temps de ses enfantillages. Mais le bougre était insistant. Pourtant, elle avait été patiente et même pédagogue en évitant de relever tous les points où elle aurait eu matière à l’atomiser sur place, aussi bien que son argile savait le faire.

« Mettons les choses au clair tout de suite : Arrête de faire référence à cette stupide histoire. Nous sommes loin du Colisée maintenant, cette anecdote est prohibée. »

Et ça pouvait très vite lui tapait sur les nerfs, ce qui n’annoncerait rien de bon pour lui, celui là même qui ne se souvenait même pas être son employeur. Si la kunoichi avait su où elle se trouvait en ce moment même, elle l’aurait abandonné sur place pour retourner à sa vie. En espérant ne plus jamais le recroiser…

« C’est bien ce que je pensais. Un ramassis de conneries, tu m’as fait perdre mon temps de a à z. »

Son regard sombre glissait sur le feu de camp qu’il tentait d’allumer, aucune chance de succès. Sa main droite capturait l’arrête de son nez pour la frottait un peu. Pourquoi elle ? Pourquoi ?

« Même si la foudre s’abattait et allumer ton feu, seule façon qu’il puisse exister vu comme tu t’y prends. Tu crois vraiment qu’il nous suffira contre le gèle du désert ? Ou que tu as assez de combustible ? »


Un soupir lourd lui échappait. Ici, ses insectes ne pouvaient pas l’aider, trop vaste. Et de toute évidence, il était tout aussi perdu d’elle, car oui, humaine avant tout, Ayume faisait des erreurs aussi. Bon son ratio de ces dernières était plus élevé depuis qu’il l’accompagnait ceci dit. Encore une fois, sans l’attendre, elle poursuivait sa route, il valait mieux rester en mouvement et tenter sa chance de trouver un abri. Un essaim de luciole quittait sa bouche, leur lueur douce les empêcherait de tomber dans les entrailles du néant de la nuit.

« Tu as parlé d’une caverne cachée dans une montagne du désert. Une dans laquelle un groupe de truant cacherait assez d’argent pour racheter un pays tout entier. Mon job était de t’assister pour retrouver l’endroit et de te protéger pendant ton investigation. Ni plus, ni moins. »

Même si elle se doutait que cela n’avait plus vraiment d’intérêt. Le pire étant qu’il avait raison sur un point, ils n’étaient pas équipé pour passer la nuit dans le désert et l’Aburame en était la seule responsable. C’était son devoir de les sortir de là. Résultat des courses ? Constatez par vous même.

Plusieurs heures plus tard...

« ... »

Elle avait la tête en bas, ses cheveux balayaient le vide, à quelques dizaine de centimètres près, un pic d’acier était prêt à l’empaler de la tête aux pieds.

« Quel sens de l’orientation inné... Tu vas me dire que c’était prévu ça aussi ?»

Commentaire adressé à son partenaire qui n’était pas mieux loti que la malheureuse. Accrochée à la taille de la demoiselle, elle-même retenu par les fils de soie de ses araignées in-extrémiste. Quelle idée aussi ils avaient eu, enfin surtout elle, de profaner une pyramide… Mais bon, c’était son tour à lui de choisir le chemin à emprunter. Ayume était presque sûre qu’il avait aussi enclenché le piège. Décidément, le décor de Kaze n’était pas fait pour elle. Encore une fois, elle n’aurait pas dû l’écouter et rester à l’entrée de l’édifice... Ou lui ne pas la suivre dans son entêtement de forcer l'entrée de la tombe démesurée...



to be continued


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Dernière édition par Aburame Ayume le Lun 16 Déc 2019 - 0:47, édité 1 fois
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Chôkoku Kyouka
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Dim 15 Déc 2019 - 23:49
Sacrée répartie.
Presque aussi perçante que celle de notre baroudeur. S’il pouvait, il aurait pu l’enchaîner, à chaque mot émis, mais il se contentait d’acquiescer en bougeant le visage de haut en bas. Inutile de rajouter de la pression à cette boule de nerf. Encore plus explosive qu’une Chokoku arrivée à maturation. C’était à la fois grave et plaisant. La titillé un peu suffisait pour la faire sortir de ses gonds.

L’enfantin Chokoku raffolait de ce genre de personne.

— Allons, allons. Pourquoi tant de haine ? Je préfère encore quand tu rigoles, même si j’ai pas eu l’occasion de voir un tel miracle pour l’instant hahaha.

Petite aparté. Sa bouche crachait des lucioles ? Urgh.

Maintenant qu’il y réfléchissait, il ne la voyait même pas rire. Comment un démon pouvait-il être habité par la miséricorde ? Alors, certes... Ayume était bien plus ténébreuse qu’un démon, l’exemple n’était pas assez parlant du coup. Cette femme devait être l’atout majeur de son clan. Il ne lui avait jamais posé la question. Qu’est-ce qui l’avait poussé à barouder...

Plus tard. Il fallait qu’elle soit un poil plus calme, plus apaisée.

Elle ne voulait pas de mots doux héhé. Plutôt que de jouer le forceur, comme à son habitude, notre héros avait un autre objectif en tête. Plus mesquin, plus sinueux et vachement plus drôle !

— Pas de problème.

Une anecdote prohibée.

Voilà comme il était remercié. Certes, un mariage arrangé n’était jamais désiré – quel pléonasme. Il allait se venger, bientôt, elle le suppliera.

— De toute manière, tu sais... Ce qui m’appartient, m’appartient qu’importe la situation ou l’endroit.

En l’occurrence, inutile de vous faire un dessin. Le binôme de mercenaire se trouvait toujours dans l’enceinte du pays désertique.

Et rebelote. Elle explosait encore. Kyouka se retenait de rire, prendre la vie si sérieusement... Il n’avait jamais vu ça. Si. Uniquement à Tetsu. La rigidité des samouraï lui avait tapé sur le système. Même si finalement ce fut lui qui se fit chasser.

— Ah ouais ? Zut. Pourquoi tu utilises pas ton affinité ? Agressive comme tu es, je suis sûr que tu dois avoir un lien avec le Karin ou même le Raiton. Allez, envois moi un coup de foudre... Tu as compris la réf ?

Impossible de se retenir plus longtemps. Il explosa en sanglot. Son corps se roulant de droite à gauche sur le sol, mort de rire collait parfaitement.

Un peu de sérieux.

C’était lui commanditaire ? Oups alors. Quelle bêtise avait-il dit encore. Dans sa tête, il avait rejoint un contrat en cours de route pour x homme fortuné incapable de se défendre seul. Certes, cela l’incluait par extension. Détail qui ne l’avait pas fait tiquer antérieurement, il avait donné une avance sur salaire ? Lui ? Il est des histoires qui ne trouvaient jamais sens, même dans la réalité.

— J’ai dis ça moi ? Ouais probablement, c’est bien mon genre. Je devais être sacrément bourré pour placer mes mains entre ta vie... Euh ma vie entre tes mains... Je me rappelle plus de l’expression. Flûte.

Bref.

Elle en avait assez entendu. D’un bond, elle partait sans rien dire.

— Fuis moi je te suis et suis moi je te fuis ? Je connais ça.

Kyouka s’en alla dans le sens opposé. Après une centaine de mètres à marcher seul, un coup de vent le fit sursauter. Il ne pouvait rester seul. Voilà qu’il courrait pour retrouver le cerveau du groupe. Boudeuse comme un petit enfant, il la suivait sans rien dire. Ses explosions incontrôlables ne lui permettaient pas de réchauffer sa compagne. Au mieux, il la brûlera. Au pire, elle mourrai.

Une gigantesque structure se voyait au loin. Une ville en plein désert ? Impossible. Kyouka n’eut malheureusement pas le temps de dire un mot que cette sorcière fusait déjà en direction de la pyramide. Elle agissait comme une vraie princesse.
Quelle plaie.

Soupirant légèrement, il décida de la rejoindre.

~ ~ ~

Il le savait. Il lui avait répété d’aller à droite. Têtue comme une mule, elle ne prenait même pas la peine de lui répondre... Mais quand il s’agissait de rendre des comptes, elle était la première à élever la voix. Le héros, quand il l’a vu disparaître dans une trape, ne put s’empêcher de bondir à son secours. Ses bras enlacèrent très vite son corps – au niveau de la taille. Être une femme au physique de cure-dent, ça aidait dans certains cas.

Comme celui-là par exemple.

— Alors madame "jedoispasdiretonprénom" ou "j’écoutepastesconseils" t’es sacrément culottée. C’est toi qui est tombée et moi qui a sauté pour te sauver. Techniquement, c’est de ta faute de A à Z.

Le binôme réussit à se tracter hors du piège – mention spéciale à ses pauvres araignées qui durent subir le poids des deux idiots.

Le couloir interminable s’étendait en ligne droite depuis maintenant plusieurs minutes. Toutefois, le piège semblait avoir déclenché une réaction en chaîne dans toute la pyramide. C’était encore pire qu’une grotte où c’était terré un groupe de brigands. C’était comme si... Comme si la pyramide se voulait vivante.

— Oh non...

Le menteur compulsif avait déjà entendu cette histoire. Il pensait que ce n’était que des mythes de menteur comme lui.

— Tu connais la légende autour des golems de sable ? Si c’est ce que je pense... Inutile de faire demi-tour. La sortie doit être fermée ou a même pu changer de place.

Leur seule torche se trouvait entre les nombreuses lames de fer, à dix mètres d’eux, dans la trappe. On pouvait oublier ça.

— Tu peux cracher deux trois insectes ? Ce serai dommage de tomber sur un quelque chose qui pourrait nous tuer. T’en penses quoi ?

Qu’importe la situation ou la dangerosité de celle-ci, notre Chokoku gardait le sourire. Impossible de lui effacer cette caractéristique. Le contraste parfait de son croque-mort d’acolyte. Kyouka regarda avec insistance sa comparse. L’air de dire "c’est toi là boss, on va par où maintenant ?"
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Aburame Ayume
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Lun 16 Déc 2019 - 0:35
Ne jamais secouer une boisson gazeuse avant de l'ouvrir...
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« Me sauver ? Il me semble que se sont MES araignées qui ont exécuté cette tâche. »

Ses sourcils étaient froncés, croyez le ou non, une expression était une expression et ce petit minois là n’en avait pas connu beaucoup ces dernières années. Elle exprimait l’agacement, plus que la colère. Il avait un don pour la sortir de son empire de marbre et la rendre peut-être plus vivante. Pour le meilleur, comme pou le pire, un peu comme leur histoire de mariage déjà passé à la trappe dans les souvenirs de la femme. La route avait repris, l’humeur de la brune traduisait sa patience légendaire s’effritant. Il dit un « oh non » et elle lui répondait sèchement :

« Quoi encore ? »

Il lui exposait le plan, elle lui en jetait un autre en pleine face.

« Sinon, tu vois le bout du couloir là-bas ? Vu la distance cette fois, si tu te rendais utile sans faire n’importe quoi… disons en utilisant tes talents explosifs pour créer une sortie. »

Elle s’en foutait d’être dans les entrailles d’un golem ou je ne sais quoi ! Avec lui, l’invraisemblable lui paraissait tout à fait possible. Il aurait pu s’agir d’un bijuu que l’Aburame n’aurait pas été plus diplomate ou respectueuse de l’endroit ou du spécimen au choix.

« Fais moi péter ce mur. »

Grognait-elle presque à son acolyte au bord de l’impatience. Elle qui voulait simplement un abri, était en train de passer sa nuit à déambuler à l’aveugle dans un autre piège pour fous de ce pays. Encore et toujours avec lui. Cette fois c’était décidé.

« Et puis, je m’en fou de ton contrat ! Je te rembourserais jusqu’au dernier centimes de l’avance, même le double si tu veux, mais une fois sortie d’ici, j’irais directement rejoindre un port pour rentrer chez moi. »

Elle faisait un grand geste en balançant ses bras dans l’espace en disant ça. Il voulait la faire imploser depuis un bout déjà, le voilà qui serait bientôt satisfait ? Pas si sûr qu’à la réflexion c’était ce qu’il voudrait. Râleuse comme pas possible, la femme repoussait chemin en pointant un doigt vers lui pour lui déconseiller de la suivre. Tout de suite du moins… Elle mettait entre eux une distance de sécurité. L’explosion de la dernière fois lui avait servi de leçon, il ne l’y reprendrait plus !

«  Explose moi ça. »

Répétait-elle presque sous le ton d’un ordre, ce qui n’était pas en soi, la façon la plus maligne d’obtenir gaine cause. Mais… Les femmes et leurs poussées d’hormones vous savez bien ce que cela donnait…

« Maintenant. »

Même ses lucioles refusaient de pointer le bout de leur nez pour les éclairer maintenant que leur volcan de maîtresse avait déclenché son irruption.

to be continued


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Chôkoku Kyouka
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Lun 16 Déc 2019 - 1:19
Plus sa comparse criait sur lui et plus le sourire de notre Chokoku national grandissait. Il le ressentait. Un pan de son armure s’était effondré. Elle devenait loquace. Comme quoi, même les zombies pouvaient déblatérer un contenu infini de propos.

Amusé, il avait toujours espéré vivre ce genre d’aventure. Depuis tout petit. Partir à la conquête du Yuukan. Survivre plutôt que de simplement vivre. Et pour l’instant, il était servis. Du rire en barre, malgré la douleur omniprésente.

Ayume-swan petait encore son câble. Elle en avait bien besoin. Son regard reprenait vie. Auparavant elle n’était que l’ombre d’elle même. Il pouvait être fier de ça – qu’importe ce qu’elle pouvait dire. Intérieurement, il le savait. Elle vivait sa meilleure vie, comme dirait certain.

Kyouka écrasa ses métacarpes les unes contre les autres. Ses poings s’entrechoquèrent avec violence tandis qu’un revêtement d’argile fut relâchée par sa main gauche. Il la pointa du doigt tandis qu’une veine barrait son front.

— Voyons. Quel homme demande à sa femme de rembourser un quelconque prêt d’argent ? Hein ?!

À son tour d’hausser le ton. Elle voulait jouer, il était né pour jouer.

— Tu veux t’en aller ? Bien, tu vas voir. Je vais avancer vers ce mur et le réduire en poussière. Ensuite, tu pourras t’enfuir dans ton pays monotone pour vivre ta vie seule.

Le visage du Chokoku tirait vers le rouge, ses cris résonnaient dans tout le labyrinthe. Si quelqu’un se trouvait dedans, il venait assurément de repérer nos deux têtes de mules.

— Me dis pas ce que je dois faire déjà. Femme. J’vais réduire en bouillit ce mur ensuite j’irai récupérer le trésor seul. J’ai pas besoin de toi. Moi.

Il jouait son rôle comme pas d’eux. Véritable acteur, il mimait la colère avec un franc succès.

Le chakra du Chokoku s’amplifiait à chaque parole. L’ire du Tetsujine alimentait directement cette couche d’argile qui lovait ses poings. Il avait perdu une main pour elle ! Chaque pas résonnaient avec force contre le pavé humide.

Ayume pouvait aisément le ressentir. La quantité de chakra accumulé dans son poing gauche dépassait largement celle de la première explosion. Trop tard, le rôle l’avait complètement avalé. Il ne pouvait plus faire machine arrière. Passant devant sa partenaire, aucun regard ne fut échangé. Son coude gauche partit en arrière, il prenait toute l’amplitude possible.
Un bruit d’engrenage retentit.

Son poing fusait à toute vitesse contre la paroi.

À l’image d’un rubik's cube, le couloir se divisa en de nombreuses salles. Chacune de ses pièces effectua une rotation en respectant un ordre précis – mais inconnu du binôme. Sans même le savoir, Ayume ne se trouvait plus derrière lui, mais quelque part dans le circuit.

Le poing percuta avec une force stupéfiante le mur. L’explosion qui fut relâchée atomisa toute matière se trouvant devant lui. Il ne maîtrisait pas sa bouche ventrale, mais celle présente sur ses mains... C’était une autre histoire. Il pouvait dire merci au Bakuhatsu qui l’avait élevé. La lumière baigna son visage.

Du moins, c’est ce qu’il devait se passer, en temps normal. Seul dans sa salle, elle aussi avait bougé lors de la rotation. La brèche qu’il venait de former menait à une nécropole où une lumière bleuet régnait. Plusieurs dizaine, non, centaines de tombes étaient entassées.

— C’est bon, tu peux déguerpir. Son visage se tourna en arrière. Elle est passée où encore ? Elle a prit son propre chemin ?!

N’étant pas au courant de la rotation, Kyouka ne pouvait penser autre chose. Constat dur mais réel. Elle l’avait abandonné. Ainsi, il n’avait plus à être attentionné à son sujet. Héros de l’Aube, il comptait bien récupérer le trésor sommeillant au plus profond de ce cimetière étrange. Un simple saut lui permit d’atteindre l’étrange nécropole. Son pied écrasa une cage thoracique.

Il se trouvait dans une chambre mortuaire. Une sorte de catacombe où siégeaient plusieurs milliers de tombes. Un trône pouvait être distingué, à l’autre bout. La lumière bleutée provenait du fond de la pièce. Un forme humanoïde s’y trouvait. Du moins c’est ce qu’il aurai cru s’il n’était pas si fatigué...
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Aburame Ayume
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Lun 16 Déc 2019 - 9:04
Toutes les actions ont leurs conséquences.
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Toutes les cases du cerveau de cet homme pour une raison ou une autre n’étaient pas capable de se connecter entres elles. Ayume ne voyait pas d’autres raisons à son comportement, même dans les sommons, il persistait et signer dans sa connerie, à bout de patience, elle ne voulait plus prendre la peine de relever. Quelle femme ? Quel prêt ? Imbécile. Pour vu qu’il s’arrête de faire le pitre et met en application ses dires, la brune voulait bien qu’il souille ses oreilles une dernière fois avec ses âneries.

« Puisqu’on est d'accord sur le fond, dépêche toi. »

Ne pouvait-elle toutefois pas s’empêcher de rajouter, comme de l’huile sur le feu, alors que la marmite avait déjà sa dose d’argile pour les faire probablement exploser tous les deux et le bâtiment aussi -encore une fois. Enfin, la kunoichi n’aurait en tout cas pas l’occasion de vérifier cette théorie, car en effet, alors qu’il lui tournait le dos, leur nouveau décor se transformait de lui même. Sans comprendre pourquoi elle était coincée dans maintenant une minuscule pièce, la brune ne pouvait que subir le changement sans broncher. Il dura quelques minutes durant lesquels elle sentait des vibrations venant du sol. Probablement l’explosion du Chôkoku, était elle en train de monter à travers les entrailles de la pyramide ?

Un bruit d’engrenage et la voilà devant l’entrée d’une large pièce sans issue éclairée par une lumière aussi douce que chaude. Elle reconnaissait là la chaleur des flammes. Qui pouvait bien alimenter ces dernières ici ? La question ne la rassurait pas et elle s’enfonçait vers l’inconnu, faute de choix annexe. Aucun signe de Kyouka. Au moins elle aurait la paix. Elle aurait dû être contente, mais Ayume ne pouvait s’empêcher de se sentir un tantinet anxieuse. Laisser celui-ci tout seul à son sort inquiéterait n’importe qui de saint d’esprit.

Face à elle, un élément du mur attirait son attention, il était à mi-chemin entre la sculpture murale et le puzzle. Tout autour en y regardant de plus près, sur des espèces d’autels, se tenaient des morceaux semblant correspondre aux dimensions des pièces manquantes du tableau. Avant de toucher quoi que ce soit, la kunoichi dispersait ses insectes avec pour consigne de lui trouver une sortie praticable. Les minutes défilaient et ses compagnons revenaient bredouille. Elle patientait encore un peu, sait on jamais que le phénomène l’ayant conduite ici se reproduise, mais rien ne se passait. Arf, les talents explosifs de Kyouka lui aurait bien servi en ce moment même…

Qu’importe. Confisquant du socle sacré le premier élément, qui semblait un cœur, la femme eut un sursaut en voyant son pied d’estrade s’enfonçait dans le sol. Sa décision était elle si judicieuse que ça au final ? C’était mieux que d’attendre de pourrir ici se convainquait elle. Une vibration ensuite se faisait sentir quand elle emboîtait la pièce à la bonne place dans la fresque intégrée au mur. Dans la salle de la fille, rien ne se passait, mais dans les limbes où se tenait Kyouka l’armure vide qui sommeillait sur son trône s’activait. Une énergie s’immisçait en elle, tandis que le sceau à la lueur bleu illuminant la pièce changeait ses inscriptions.

Inconsciente de son forfait, la femme enchaînait les mouvements jusqu’à compléter la tâche, ouvrant ainsi une sortie sur le monde extérieur. La douce lueur de la pleine lune contrastait avec celle de la prison calcaire, la fraîcheur aussi. Mettant un pied dehors, la brune avait eu un frisson et elle n’eut pas le temps de réfléchir que le mur s’était déjà refermé derrière elle l’abandonnant presque aussitôt au sommet de la pyramide.

En soi, ce n’était pas un gros problème pour une ninja, quelques bonds la sortirait de là, pourtant elle se retournait. Soupir désespéré. Non, elle ne pouvait décidément pas partir en le laissant là . Quoi qu’il en dise, à son sens, il était incapable de s’en sortir seul et la colère passée, elle ne voulait pas de sa mort sur la conscience. Amusant quand on savait qu’elle avait déclenché l’adversaire qui tentait actuellement de le tuer. En effet, le prix de sa liberté avait été un don de vie humaine. Celle de Kyouka que le gardien des lieux s’empressait de vouloir récupérer… Une armure vide, mais vivante de trois mètres de haut, il avait de quoi faire notre faux héros.

Du côté de l’héroïne, maintenant qu’elle avait les pieds dans le sable et la liberté en vue, elle envoyait ses insectes dans le sable en quête d’une entrée ou d’une sortie pour Kyouka selon le point de vue. Ce dernier avait toutefois des soucis bien plus pertinent, comme survivre par exemple.

...

L'aube pointait le bout de son nez, les bras croisés et un air impatient, la brune accueillait le héros qui s'extirpait du sable, comme un zombie des tréfonds de sa tombe...

« Il t'en a fallu du temps... »

Quel culot, vraiment. Elle savait là où il allait apparaître que parce que ses insectes l'avaient traqués pour le retrouver depuis sa sortie. Cette chieuse.

to be continued


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Chôkoku Kyouka
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Lun 16 Déc 2019 - 16:04
Un cliquetis sinistre.
Une lueur bleutée qui irradie du trône.
La silhouette d’un humanoïde large comme trois hommes.

Le géant se réveillait d’une stade longue de plusieurs décennies en vue de la poussière environnante. Notre Chokoku, les mains enfoncées dans une tombe, releva le regard vers le sinistre bruit. Il avait actionné un piège ? Tant pis, ses mains dénichèrent une couronne faite en feuille d’or – et accessoirement les os du possesseur dudit joyau.

Kyouka soupira.

L’armure vide de toute humanité s’avançait vers lui. Un fuinjutsu maintenant celle-ci en pleine forme, mais ça, il n’en savait rien.

— Oh les frères. Doucement quand même. J’veux bien être un héros, mais ça fait beaucoup. Une sauvageonne, une famille de vers géant, le Colisée et ça maintenant. Laisser moi respirer un peu.

Hyakujuu no Kyouka épongea la sueur présente sur son front à l’aide de son avant-bras. Lente voir rouillée, l’armure lui laissait le temps de chaparder encore deux ou trois objets avant de devoir prendre la fuite. Son butin final fut attrayant ; une couronne, un sceptre, un collier, une bague et deux trois dents en or. Inutile de vous dire que notre pilleur s’était équipé de toutes ses trouvailles.

— Par où sortir ? Si la folle serai là, elle lâcherai ses bestiaux pour nous trouver une voie. Tant pis.

Un simple adversaire, rien de plus, rien de moins. Loin d’être un aventurier, l’option de défaire cette armure ne lui vint même pas en tête. Il voulait juste une bonne nuit de sommeil, au chaud. Si Kyouka avait commit une erreur, ce n’était pas tant le fait qu’il pensait pouvoir s’enfuir de ce guet-apens, mais plutôt le fait de ne pas avoir surveiller la créature chakratique.

En effet.

Se trouvant au centre de la pièce, l’armure libéra une imposante lance de son étreinte. Il n’avait même pas remarqué cette arme, plantée là au bien milieu du chemin. À l’image d’excalibur, la lance libéra un pouvoir mystique dans le sol de la catacombe. La pyramide trembla, le chakra s’engouffra dans toutes les tombes.

— Oh... Non...

Des mains jaillirent de toutes les tombes. La dextre d’un ancien soldat se saisit de la cheville droite de notre bougre tandis que des crocs tentaient de goûter à sa chair. De là nécromancie. Il ne manquait plus que ça. Un puissant coup de pied vint projeter la tête de la charogne qui cherchait à le bouffer. Il bondit rapidement en arrière. Acculé et dos au mur, voilà qu’il allait devoir affronter, SEUL, une armée de mort contrôlée par une liche.

~ ~ ~

Plusieurs explosions pouvaient se faire entendre – et même voir – depuis l’extérieur de l’édifice. Un sacré spectacle. Les yeux rougeoyant par les larmes, le corps meurtrit par la douleur, Kyouka en habits dorés courraient à toute allure pour échapper à ces milliers de squelettes affamés. Certaines de ses entités étaient même accrochés à notre héros.

La scène mortifère tournait plus vers le burlesque qu’autre chose.

Le passe-muraille traversait le labyrinthe de long en large, ses explosions ne laissaient aucun mur sur son chemin. Trop dépassé par la situation, il aurait pu enfermer cette armée dans la pyramide en détruisant tous les murs porteurs. Il aurait pu.

L’aube se levait. La chaleur caressait son corps. Épuisé, il sortit de cette tombe à l’aide d’une roulade. Le fourmillement d’un millier d’âme pouvait s’entendre sur plusieurs centaine de mètre. Il tomba nez à nez sur son ancienne partenaire. Son visage ne libéra aucune émotion – la fatigue prenait le dessus. Toutefois, il était heureux de la voir. Elle, elle allait bien trouver une solution. S’il n’était pas mort, il aurait bondit sur elle et aurait probablement fini par l’embrasser de joie.

Il pensait ne plus jamais sortir.

— C...rs. Il respira. COURS.
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Aburame Ayume
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Mar 17 Déc 2019 - 18:31
Après le sable, y a les larmes.
.



Voilà qu’il lui avait ramené toute la clique avec lui…

Il lui hurlait de courir, enfin un bien grand mot, il avait plutôt l’air d’attraper l’air indispensable à sa survie; et la femme ne bougeait pas d’un pouce. Une nuit blanche, un ventre vide et une semaine digne d’un cauchemar depuis le soir de leur rencontre. De tous, c’était définitivement le pire des employeurs qu’elle n’avait jamais eu. Mais, c'était plus fort qu'elle, son professionnalisme la perdrait. Elle devait au moins le mettre à l'abri avant de le quitter. Soupirant lourdement, ses iris noires s’attardaient sur les larcins de son acolyte, pas étonnant que ça c’était énervé en arrière au point de les faire sortir de leurs tombes. Il était agaçant à ce point oui, sans aucun doute. L’évidence frappait : Elle n'en sortirait jamais rien de bon.

Sa tête se secouait, une main lui confisquait la couronne volée sur sa tête, qui était rejeté dans le sable, cette dernière ne lui sied pas du tout. Son autre membre libre s'agrippait à son bras pour l’aider à prendre de l’élan et courir, visiblement il avait besoin d’assistance.Les voilà encore en train de prendre leurs jambes à leur cou, courant comme des imbéciles en espérant cette fois, qu’il n’y aurait pas de couac sur le plan de retraite. Pour éviter ça, elle le tenait fermement à ses côtés, pour le cas où il viendrait à l’idée de jouer aux héros encore une fois. S’il essayait, elle enverrait ses scarabées le dévorer vivant, ce n’était pas un mythe...

Cette fois, mieux préparée que la vieille, l’Aburame à l’aide de son armée d’insectes, ne les guidait pas à l’aveuglette, ses petits repères sur pattes allaient les emmener vers la route principale et de grès ou de force, le bougre allait la suivre. Direction le port le plus proche, deux jours de marche dans une ambiance facile à imaginer, sans négociation possible elle le traînait sur un bateau. Aussi, le changement de décor s’annonçait, la brune n’en pouvait plus de ce pays maudit- où elle était son épouse de surcroît pour empirer les choses. Alors oui, il aurait pu lui rappeler qu’ils avaient un contrat, mais la kunoichi doutait fortement de l’existence réelle de sa fameuse grotte, aussi, lui proposait-elle en compensation, quelque chose de plus concret.

Ne fais pas cette tête, je t’emmène en lune de miel. Enfin, en quelque sorte.

Possible tentative d’humour ? Il fallait être indulgent, ce n’était pas son domaine de prédilection, alors oui ça sonnait plus comme de l’ironie. Ou de la moquerie.

J’étais censé m’en occuper après le retour de mon partenaire habituel, mais tu feras l’affaire. Une traque monsieur le héros de Kaze, ça devrait être simple pour toi non ?

Une traque en mer en fait. La fille n’avait pas choisi leur embarcation au hasard, si la première fois elle était à Kaze, là où il l’avait rencontré, c’était parce qu’elle en était à son premier essai. En effet, son employeur et on ne parlait pas de Kyouka, l’autre; lui avait promis une récompense en échange de l’élimination d’un groupe de “pirates” prenant plaisir à vider ses cales marchandes. Problème, il fallait tomber dessus pour leur filer leur correction. S’ils avaient de la chance ça se ferait en une croisière, sinon, Ayume espérait que Kyouka n’avait pas le mal de mer, il allait en avaler de l’eau salée… Sans qu’elle ne lui plonge la tête dans l’eau elle-même pour le faire taire.

D’où tu le sors celui-là ? Sacré numéro ahah !

C’était l'enthousiasme du capitaine de l’embarcation, habituée à la présence de sa protectrice des derniers temps…

Longue histoire, conseil, n’écoute rien de ce qu’il te dira.


to be continued


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Chôkoku Kyouka
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Mer 18 Déc 2019 - 3:31
— Une lune de miel ? Héhé. Je savais que tu craquerais.

Ses forces commençaient à s’épuisaient. Son souffle était saccadé. Ses rires ressemblaient plus à des murmures qu’autre chose. Ses yeux se fermèrent peu à peu. Il luttait pour fuir cette armée de squelette... Qui n’avait même pas quitté le tombeau, finalement. Leur portée d’action restant liée à la catacombe vivante mais trop ancienne pour être mobile.

Tant mieux, ça fera de l’or en prime.

— Allons à la conquête des mers. Je t’ai déjà parlé du jour où j’ai chevauché un monstre marin ?

Black-out complet et total de la part du joueurs Tetsujine. Paré d’or, il s’endormit dans les bras confortables d’Ayu... Non. De son armée de millier d’insectes. Se furent eux qui le portèrent. Il n’était pas si lourd, avec un corps si rachitique, difficile.

~ ~ ~

Après la courte page de pub, Kyouka se réveilla en sueur. Quel horrible cauchemar. Une femme mante-religieuse l’avait kidnappé. Il avait combattu plusieurs lombrics géants. Une armée de squelettes. Perdu sa main... Tant de péripéties oniriques. Sa main droite essuya la sueur perlant de son front.

— Hein ?

De sa bouche, il ne restait qu’une stigmate du passé. Sa tête se tourna à gauche. Le lit était chaud. Une femme – ou plutôt un zombie – se trouvait allonger dans le plumard. Ayume. Tout lui revenait. Merde.

— Ce n’était pas un rêve, finalement.

Sa main vint prévenir un mal de tête. La cabine était spacieuse, possiblement là meilleur du... Où se trouvait-il ? L’appartement tremblait. Non. C’était plus doux qu’un tremblement. Un bateau ?! Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait toujours rêvé de voyager sur ce genre de rafiot.

Sans prendre la peine de réveillé celle qui portait son nom, à Kaze, il quitta la couche. Sans plus attendre, il rejoint le pont du navire, plus exactement la proue.
Le crépuscule veillait sur le navire. Aucun son à l’horizon, pas même la moindre précipitation météorologique. Comme si tout ceci n’était qu’un rêve.

Selacéens comme ichtyens rôdaient près de l’embarcadère qui était bien plus qu’imposant. Le genre de navire que les corsaires de ce monde dirigeaient d’une main de fer. Mais dans quoi s’était-il embarqué. Ou plutôt, dans quoi l’avait-on amené ?

Le vieux loups de mer apparut. Sans un son, il n’avait éveillé aucun soupçon. Kyouka eut à peine le temps de tourner sa tête vers lui que sa main se plaqua sur sa bouche. L’index présent sur ses propres lèvres lui intimait de ce terre. La peur se voyait dans son regard. Kyouka était perdu. Incapable du moindre mot, il fit confiance à ce Barbarossa – charmante barbe rousse d’ailleurs.

Le vieux lui pointa un endroit, sombre.
Son regard suivit tout doucement l’index.

« Oh merde ». Voilà tout ce qui lui vint à l’esprit. À défaut de pouvoir communiquer, notre Chôkoku intériorisait beaucoup...
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