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Les Rois de la Montagne. [PV;Asiyah]


Dim 6 Aoû 2017 - 22:28
Le brouhaha des gradins venait gêner ta concentration alors que tu foulais à peine le sable de l'arène. Cet état d'esprit te dégoûtait; pour beaucoup, la force salvatrice n'était qu'un spectacle, ceux qui se jugeraient, des animaux. Le petit dieu scandait ton nom dans cette logique cynique et détachée que seuls les êtres divins pouvaient avoir. Tu levas le poing, ce dernier fit s'élever l'hystérie un peu plus. Autour de toi, un nombre incalculable de jeunes guerriers fatigués pour certains, nerveux pour d'autres. Ta taille, ta couleur, l'accent que certains avaient entendu tantôt, tout cela faisait de toi la cible première de ceux qui ne réfléchiraient pas, ceux qui laisseraient leurs instincts les plus mal affûtés ouvrir la dance. On voyait ta silhouette dominer la foule, toi l'étranger. On devait t'abattre.

Ton regard, placide, scrutait le sable malmené depuis la mi-journée. L'arène continuait à se remplir.

***

Plus tôt dans la journée, tu t'étais mis en chasse pour dénicher un matelas. Le petit dieu t'accompagnait, marchant à tes côtés, l'humeur plus malicieuse que jamais. Lui qui d'habitude se contentait de rester dans sa gourde ou se poser sur ton épaule, son engouement pour le matelas t'étonnait. Lui qui ne dormait jamais ni même ne mangeait, il était bizarre qu'il daigne marcher sur deux pieds pour te conduire chez le "meilleur marchand du pays", selon ses dires. D'autant plus que vous vous éloigniez des rues commerçantes.

Après quelques centaines de mètres, vous approchiez du lieu où les jeunes guerriers de la tribu de Kiri aimaient "s'entraîner". Un propos à mettre entre guillemets tant les entraînements que tu avais pu observer jusque lors t'avaient semblé improductifs. A croire qu'aucun n'avait cette peur de succomber qui leur mordait les tripes, cette morsure qui te blessait trop souvent. Tu espérais simplement que le petit dieu n'avait pas pour dessein de t'envoyer frapoter quelques jeunes recrues, l'ennui serait mortel.

Au fur et à mesure que vous longiez les nombreux terrains, son visage changeait, bientôt, l'expression du visage de son enveloppe mortelle s'embellit du plus espiègle des sourires. Intrigué par l'expression, tu scrutas au loin. La réponse se trouvait là, juste à côté de vous.

-Qui pour les qualifications du...

-C'pour nous ! Fit-il en arrachant un tract des mains du garçon chargé de publicité. Enfin, pour toi. Fit-il en te tendant le papier.

Tract:
 

-Un tournoi, petit dieu ?

-Ouais t'inquiète... Il semblait chercher quelque chose. Il est bientôt 18h, ma biche.

Un arène avait été montée pour l'occasion, plusieurs rangées de gradins et de larges coulisses. Autour de l'édifice démontable, une foule tantôt civile tantôt militaire grouillait et luttait pour les accès. C'est avec grande facilité que tu dégageas les rares qui osaient se trouver sur ton chemin. Tu pouvais observer un guichet de bois où l'on enregistrait les noms. Tes yeux se posèrent brièvement sur une femelle du coin. Sans doute une bonne génitrice pour les standards locaux.

-Va enregistrer ton binôme ! De mémoire, ton partenaire s'appelle Asiyah, ah bah c't'elle !

Décidément, tu ne comprenais rien. Qui ?

-Ton nom ! Fit l'homme du guichet. Allez, le dernier round commence dans 20 !

-Euh... Nagu. Wakibara Nagu et...

-Répète ? Ton accent difficile à saisir était incompréhensible avec le bruit ambiant.

-WAKIBARA NAGU ET euh.. AZIA SHMLMLEUHLM!

Enregistrés.

***

-Oh ! Fit Suiatsu à l'égard d'une kunoichi. Tiens, t'es avec Nagu Wakibara des Kaguya. Il tendit un ticket d'entrée pour les coulisses des combattants. Ouais j'sais on s'connait pas et tout mais c'pour les besoins de l'histoire, tout ça... Bref il est grand et tout noir, tu le reconnaîtras. C't'un bon type et vous gagnerez les qualifs facile. Allez !

***

La foule s'était fin tut dans ton esprit. Seule ta respiration dictait tes sens, battait le rythme du temps. Tu étais lucide, la même lucidité qui différenciait l'expert du novice pendant le combat. Tu étais cerné par un binôme désireux d'éliminer l'adversaire le plus imposant de l'arène. Celui de gauche te chargera au sabre et celui de droite, à en juger par son physique et sa posture, resterait à distance. Un assaut simultané. Tu iras charger celui de gauche et joueras de l'épaule pour briser son assaut, tromper sa lame. L'autre aura déjà fait feu. Celui au sabre fera bouclier. Deux en moins. Des débutants impatients, leurs mouvements se lisent dans l'impatience de leur regard. Tu entendais la voix d'un homme porter, il intronisait le match. Ton épaule gauche et les os de ton poing droit se densifièrent à tel point que leur poids t'obligea à jouer de plus de tonus.

Tu sortis de ton observation. Le départ sonna. Dans un grand coup de jambe tu partis sur la gauche, épaule en avant. Le court laps... Un souffle. Cette fille de l'autre côté de l'arène... "Asiyah ! Ah bah c't'elle !" Bonne génitrice pour les standards locaux. Atteindre la mâchoire, charger vers elle et l'atteindre d'une traite. Alourdir le haut du squelette, donc. Muscles des jambes stressés, buste gainé.
Le choc te sortit de ton observation. Tu entendis les dents claquer, quelques côtes rompre, il était fini. Ton bras gauche le saisit et tu pivotas, un sabre qui tombe. Les flammes de son allié vinrent lui mordre le dos. Une autre impulsion, vers le cracheur de feu sans doute aveuglé par son souffle enflammé, cette fois-ci. Vous bondirent, toi et le corps inconscient, des flammes. Ton poing droit, alourdi auparavant, vint rencontrer la mâchoire du second.

On était à tes trousses, mais pas de temps à perdre, ton momentum s'arrêtait bientôt. Charger vers elle. En un battement de paupière, ton squelette s'alourdit en se densifiant. Le chakra des Wakibara vint à l'aide des muscles de tes jambes pour te propulser tel un météore à l'endroit de l'équipière que les dieux t'avaient attribuée. Peut-être que tu avais heurté quelqu'un pendant que tu traversais l'arène, tu n'en savais rien, tu fixais "Azia". Enfin tu arrivas à son niveau, peut-être le destin t'avait fait rentrer en collision avec un des ses assaillants. Il ne s'en remettrait pas si tel était le cas.

Ton regard croisa le sien. Tu te retournas vers le reste de l'arène et son émulation. On vous menaçait, naturellement. Un jambe devant l'autre, prêt à charger, les bras ouverts, tu commandas à ton squelette de revenir à la normal pour mieux extirper quelques-unes de ses pièces de ton enveloppe charnelle. Un sentiment de surprise. L'étranger était un Kaguya.

Tu baissas la tête pour adresser ce message à ton binôme, message implicite, bien-sûr: "Je te couvre". Prêt à recevoir les coups, les appuis solides profitant tout de même d'un peu de repos.

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Jeu 10 Aoû 2017 - 13:55
Les Rois de la Montagne
Un étrange goût parsemait mes lèvres en cet instant. Âcre et puissant, un mélange de sable et de fer tachant le coin gauche de ma bouche. Une légère sensation d'étourdissement me paralysais alors que je me retrouvais à contempler le ciel. Le temps semblait s'égrainer avec lenteur déconcertante, tel le grain de sable s'écoulant d'un sablier. Je devais l'admettre, le coup m'avait surprise, une attaque opportuniste que je n'avais pas su déceler. Je pouvais entendre tel un brouhaha de fond indescriptible les combats continuer autour de moi. Une sensation étrange m'envahissait, de vieux souvenirs refaisaient surface. Mon regard se déportant légèrement sur la gauche et je pouvais observer celui qui m'avait porté un coup au visage. La surprise était plus incisive que la douleur en cet instant. Il avait bien calculé son coup, patienter pendant que mon attention était portée sur un autre objectif et frapper. Une technique pouvant sembler lâche et pourtant je ne pouvais que saluer sa présence d'esprit. Un combat n'a rien d'honorable, il n'est souvent que question de victoire ou de défaite. De survie ou de trépas, la simplicité même de ce constat était d'une banalité pouvant paraître effrayante. Je me souvenais peu à peu ce qui m'avait amené à cet instant. Un tournoi entre genin au sein du village. Avec un binôme que je ne connaissais pas, j'ai pu l'apercevoir quelque instant auparavant. Un homme à la peau sombre, devrais-je dire, une montagne noire même. Il avait semblé se déplacer dans l'amas des autres participants sans pour autant y prêter attention. Pourtant, sur son chemin, un monceau de corps inconscients. Sur le coup, quand cet être physiquement impressionnant m'adressa la parole, je ne pouvais cacher un certain soulagement qu'il ne soit pas mon adversaire. Enfin, je devais penser à me ressaisir si je voulais lui montrer que je n'étais pas qu'une potiche écervelée qui n'avait pas sa place ici.

Dans ce tournoi, il était interdit de tuer peu importe la manière, chose que je pouvais comprendre malgré tout. Fort bien dans ce cas, rien n'empêche de blesser un participant. Continuant de feindre une éventuelle perte de connaissance alors que mon agresseur se rapprochait au-dessus de moi pour fanfaronner. D'un geste véloce, je venais entrecroiser mes jambes autour de son cou lorsqu'il avait eu la maladresse de se pencher pour contempler son forfait. Passant la main dans ma chevelure, je venais saisir ma fameuse lame effilée. Sous la pression que j'infligeais sur sa nuque, je faisais choir en partie mon opposant qui, par réflexe plaçait une main en opposition pour tenter de contrer la suffocation. Son autre appui sur le sol, déséquilibré par mon geste, je saisissais cette opportunité pour planter mon arme dans ce dernier. Maintenant bloqué par sa blessure à la main ficher dans le sol. Je ne pouvais lui adresser qu'un sourire entaché d'un filet de sang. Resserrant peu à peu mon étreinte lascive qui se muait en une soumission terriblement efficace. Suffoquant peu à peu son visage virait lentement à une teinte moins réjouissante. Je gardais mon sourire satisfait alors que finissais par le relâcher lorsqu'il perdait finalement connaissance. Me relevant alors, je venais épousseter mes vêtements de la poussière de l'arène. Crachant sans grande féminité le trop plein d'hémoglobine qui envahissait encore ma bouche. D'un coup d'œil, je fixais mon camarade du jour avec un léger rictus de satisfaction. Repartant au combat avec une certaine envie compétitrice, je ne manquais pas de faire tomber quelques participants de plus. Le combat n'était pas terminé et une victoire trop appréciée à l'avance n'est souvent que l'aperçu d'une défaite cuisante à l'arrivée.

Codage par Libella sur Graphiorum
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Les Rois de la Montagne. [PV;Asiyah]

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