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Marchandise volée [Mission C]

Hotaru
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Dim 15 Déc 2019 - 16:10
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Des familles ayant perdu leur maison et aujourd'hui réfugiées à Kiri se sont récemment plaints auprès des autorités de Kiri au sujet d'un marchand qui serait en train de vendre dans sa boutique, des objets personnels qui leur appartenaient et qu'il a probablement récupéré dans les ruines après le passage de Sanbi. D'autres ont remarqué la présence d'objets volés après avoir été racketté par des bandits alors qu'ils fuyaient vers Kiri. Attention cependant, le marchand n'est pas seul mais accompagné de gardes armés pour assurer la sécurité. Tâchez de faire le moins de dégâts possibles et usez de la force que si nécessaire.

Hotaru lut et relut l'ordre de mission. Le sourire qui s'affichait sur son visage était différent de d'habitude. Ce n'était pas cet espèce de petit rictus malicieux, ce sourire espiègle. Non, cette fois, c'était un vrai sourire d'excitation. Il venait de recevoir sa première mission, il en tenait le rouleau entre les mains. Il allait pouvoir commencer à faire ses preuves pour le village. Se montrer utile à la communauté.

"Merci, vraiment ... Merci !"

Et il claqua la porte de son appartement au nez du messager, incrédule, si peu habitué à recevoir une telle gratitude lorsqu'il apportait du travail aux shinobis. Mais c'était la ferveur du débutant, la hardiesse du nouveau converti qui animaient Hotaru. Ses membres étaient fébriles, et il dut faire un effort pour se calmer. Rien ne lui servirait de paniquer et de se précipiter. Il fallait agir avec calme, et se préparer en conséquence.

Il médita son ordre de mission en rassemblant ses affaires. Il était question d'un marchand qui profitait du malheur des victimes de l'attaque de Sanbi, en somme. D'un point de vue moral, c'était à gerber. Mais il ne s'agissait pas de faire la morale à ce marchand, et cela Hotaru le comprit assez vite. Sa mission ne consisterait pas à essayer de convaincre l'homme qu'il agissait mal, mais à le livrer aux mains de la justice qui, elle, délibérerait sur son cas. C'était contre ce penchant de sa personnalité, qu'il connaissait bien, qu'il lui faudrait lutter. Quand aux hommes de main du marchand, il ne se faisait pas trop de souci. Il avait foi en ses propres capacités de combat, et il n'était même pas seul.

Il avait hâte de découvrir son partenaire de mission. Il ne connaissait que son nom et son grade, qui étaient indiqués sur le rouleau. Kurayami Zeref, Chûnin. Un gradé, donc. Hotaru n'était pas très à cheval sur la hiérarchie, mais il devait admettre que la seule pensée d'agir aux côtés d'un supérieur avait quelque chose à la fois d'intimidant et de gratifiant, en un sens. Il aurait l'occasion de faire ses preuves. Etait-ce du pur orgueil ? Il n'aurait su le dire. En tout cas, cela ne nuirait sans doute pas à la mission, qu'il veuille faire de son mieux. Que ce soit pour épater un supérieur ou simplement par zèle, l'important était qu'il accomplisse les tâches qui lui avaient été assignées. Et sans doute Zeref serait-il du même avis que lui.

Il attacha à sa ceinture la sacoche qu'il venait de finir de garnir avec tout son matériel de base, et noua à son bras gauche son bandeau frappé aux armes du village, qu'il arborait en ce jour avec plus de fierté que jamais. Du reste, il était vêtu très simplement: un pantalon noir, et une chemise assez ample, blanche. Il prit une grande respiration, se calma un peu. Lorsqu'il eut la tête froide à nouveau, il sortit de chez lui.

Il prit aussitôt le chemin de la boutique du marchand. Ce devait être là qu'il retrouverait son partenaire. Il était un peu nerveux, sans trop vraiment savoir pourquoi. Qu'arriverait-il s'il commettait une faute, s'il laissait ses pouvoirs prendre le dessus, s'il tuait un de ces hommes ? Il n'était pas sûr d'y être autorisé, sauf peut être pour se défendre. Une sentence immédiate serait-elle appliquée par Zeref ? Le radierait-on de l'ordre des shinobis ? Pas une seule fois, au cours de ses tergiversations, il ne lui vint à l'esprit que la mission pourrait se passer sans anicroches. Et c'est dans cet état d'esprit, un peu apeuré, qu'il arriva devant la boutique indiquée.

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Yasei Zeref
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Mer 18 Déc 2019 - 12:31
Mon regard a quitté la missive depuis bien longtemps. Je n’ai pas besoin de la relire deux fois, j’en ai assimilé les points les plus importants. Un sale type a profité du chaos pour voler de pauvres citoyens et se faire du bénéfice sur leurs affaires personnelles, allant de simples bijoux et mobiliers possédant une certaine valeur marchande, jusqu’à des objets ayant une force valeur sentimentale. Dans tous les cas, cet acte me débecte, cela fait partie des raisons pour lesquelles je ressens cette colère en moi, omniprésente, qui ne s’arrête jamais. Tel un loup enragé prêt à bondir sur le premier individu me regardant de travers, montrant un signe d’hostilité ou tentant de m’intimider. La criminalité à Kiri est connue de tous, elle s’établit sur plusieurs niveaux, dont certains me sont inconnus, mais je ne compte pas rendre mon bandeau de protection attestant du fait que je suis un shinobi de la brume avant d’avoir trouvé le sommet de cet iceberg qu’est la Pègre et de l’avoir détruit avant qu’il ne heure le navire qu’est ce village de plein fouet.

Depuis mon retour du palais du Daimyô, avec tout ce qu’il s’est passé depuis, je ne vis plus à la librairie Kurayami. Difficile de dormir au milieu des cendres, là où son propre père adoptif a péri dans les flammes pour sauver ma petite sœur, qui elle-même n’est toujours pas revenue à elle. Nul ne sait si elle le fera un jour d’ailleurs. Je loge dans un appartement très petit, avec le strict nécessaire. Pas un livre aux alentours, pas une chose qui pourrait me détourner de ma voie, à savoir : la justice ultime. La justice basique consiste à punir les criminels, en les envoyant en prison ou éventuellement en les condamnant à mort, mais pour ma part, j’opte pour une stratégie plus pointue, plus radicale. Une personne qui menace la vie de mes proches, de mes alliés, ou de n’importe qui de ce village, se verra infliger le châtiment de la guerre. En d’autres termes, au sein d’un combat, et sans témoin pour en attester, la mort d’un adversaire ne peut pas être incombée au shinobi, et c’est cela que je souhaite.
Le manque de livre ne me fait ni chaud ni froid, il s’est passé une éternité depuis la dernière fois que je me suis posé sur un roman fantastique, et j’ai à la fois gagné une infinité de chose, pour en perdre presque autant. La vie des héros de roman est devenue la mienne, avec les péripéties et les pertes que cela engendre. Pour être plus précis, je m’approche un peu des récits relatant de héros qui tournent mal, et optent pour des solutions cruelles pour parvenir à leurs buts, aussi louables soient-ils. La seule différence est que je ne me vois pas retourner du côté de la lumière avant qu’il ne soit trop tard… Enfin, c’est aussi le cas de ces protagonistes au fond.

Ma tenue enfilée, le noir dominant largement comme toujours, je quitte mon foyer pittoresque pour rejoindre le coéquipier qui m’a été affecté. Je n’ai réalisé que peu de missions, mais dans ce cadre-là, je n’ai encore jamais essuyé de pertes, et ce n’est pas aujourd’hui que je laisserai un pauvre Genin souffrir de mes lacunes. Je me montrerai fort, et prendrai les coups à sa place s’il le faut, car tout Kirijin est bon à protéger. J’arrive assez vite devant le commerce où se trouve Hotaru. Allant au plus simple, je fais montre de ma sympathie la plus profonde en adoptant un visage parfaitement impassible, impossible à déchiffrer.

« Yasei Zeref. Nous allons travailler ensemble pour cette mission. Je propose qu’on commence par les règles de base. Tu ne prends aucune initiative sans mon aval, principalement pour ce qui est de discuter et de se battre. Si un adversaire t’attaque, assure-toi de me prévenir de n’importe quelle façon, n’essaie pas de jouer les héros, tu ne sais jamais à quel point l’ennemi peut être fort. »

Je n’en dis pas plus, je ne suis pas son professeur, et si celui qui l’est a un peu de jugeote, il lui aura déjà tout expliqué, mais un peu de rappel ne fait pas de mal. Je me tourne vers lui, et après m’être assuré qu’il a compris mes propos, je m’avance vers la porte. C’est un magasin, et rien n’indique dans notre apparence que nous venons lui causer des soucis. J’entre alors, sans doute suivi de près par le Genin.

« Bonjour, nous aurions besoin d’un renseignement… »

Je regarde Hotaru, lui faisant signe qu’il a le droit d’intervenir. Même si mes consignes sont strictes, je lui octroie la confiance de prendre les devants, après tout, le meilleur moyen pour un shinobi de survivre est de progresser, et en ne le laissant rien faire, il finira indéniablement par stagner.


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Mer 18 Déc 2019 - 22:09

Les consignes étaient strictes, sans équivoque. Et elles en disaient assez long sur la façon dont la mission devait se dérouler: elle serait placée sous l'entière supervision de Zeref, qui semblait prendre très à coeur sa supériorité hiérarchique. Et qui avait l'air d'être d'un zèle remarquable, ou en tout cas d'une conscience professionnelle irréprochable. Hotaru n'avait rien à redire à cela. Il n'avait pas vraiment de haine pour la hiérarchie, et il trouvait même plutôt rassurant d'accomplir cette mission en compagnie d'un plus haut gradé que lui, qui avait une meilleure expérience de ce genre de choses, naturellement. Il attendait de voir, maintenant. Pour apprendre, à la fois comment exercer sa fonction de shinobi et comment se comporter face à son supérieur.

Il suivit Zeref à l'intérieur de la boutique, en ayant pris le soin de ranger son bandeau de shinobi bien à l'abri dans une de ses poches, caché aux yeux de tous. inutile de faire paniquer qui que ce soit en dévoilant trop tôt leur nature. Hotaru n'avait pas beaucoup de notions d'infiltration, sinon aucune, mais il estimait qu'il ne pouvait décemment pas être bon de montrer toutes ses cartes dès le début de la partie. Zeref entama l'échange, puis il sembla qu'il attendait que Hotaru prenne le relai. Celui-ci ne se fit pas prier, et arbora son sourire le plus tranquille à l'adresse du marchand, du reste assez renfrogné:

"En fait, nous sommes à la recherche d'un type d'objet bien spécifique, et on a pensé qu'on pourrait s'en procurer un ou deux exemplaires dans votre boutique. Vous vendez tellement de choses ..."

C'était vrai. Les murs du magasin étaient recouverts d'étagères montant jusqu'au plafond, elles-mêmes pleines à craquer de toutes sortes de babioles. Ca allait des batteries de cuisine jusqu'aux icônes religieuses et aux vieilles poupées. Tout n'était pas du meilleur goût, c'était certain. Pourtant, certaines pièces qui semblaient être d'une valeur supérieure à celle des autres étaient mises en avant. Peut être des pièces du genre de celles qu'on avait volé dans les décombres laissés par Sanbi ?

"C'est exact. Notre enseigne est fière de pouvoir proposer à ses clients des objets de toutes natures, et de la meilleure qualité. Qu'est-ce que vous cherchez ?"

Le ton n'était pas vraiment cordial, et empreint d'un certain orgueil. Hotaru répondit en balayant les étagères bondées du regard.

"C'est très spécifique, je ne suis pas sûr que vous ayez ça en stock ...

-Dites toujours."

Le jeune homme crut déceler une pointe d'agacement dans la voix du marchand. A moins qu'il ne s'agisse de défi ? A nouveau, il sourit.

"Ce que nous cherchons, ce sont des sortes d'amulettes contenant des petites portraits. Vous savez, c'est le genre d'objet qui se transmet dans une famille. On y place les portraits de ses proches, et on les porte autour du cou. Mon ami et moi-même sommes assez friands de ce genre d'artefacts, d'autant que beaucoup sont arrivés sur le marché après ... Enfin, vous savez quoi."

Il avait adopté un ton d'amateur, puis un ton compatissant. Son jeu d'acteur n'était pas exubérant, et à vrai dire il ne cherchait pas vraiment à jouer. Simplement à amener le suspect sur son terrain. Et maintenant, il attendait de voir s'il y avait réussi.

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Yasei Zeref
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Sam 21 Déc 2019 - 17:25
Je laisse Hotaru prendre les devants, afin de voir ce dont il est capable dans une situation où il faut être discret et jouer un rôle particulier. Les shinobis ne sont pas que des armes de guerre, ils doivent posséder un attirail de compétences diverses et variées leur permettant de palier à toutes les situations envisageables, mais je n’attends pas d’un Genin qu’il sache tout faire. En d’autres termes, mon premier but est de voir si le jeune homme est plutôt doué ou dans la norme. Il peut aussi bien être un imbécile fini, mais on s’en rend vite compte en général. Il y a un autre but à ma manœuvre, plus tactique cette fois. Si je n’ai pas besoin de prendre la parole, je peux me concentrer sur les mimiques de l’interrogé ainsi que sur les alentours. Je remarque assez vite la présence d’une arrière-salle, cachée derrière une armoire, et gardée par un homme assez épais, tout en muscles, difficile à apercevoir depuis la position de mon acolyte. Il doit s’agir de l’un de ses gardes armés. S’ils sont nombreux à se terrer là derrière, il vaut mieux ne pas éveiller leurs soupçons. Nous sommes avant tout ici pour découvrir la vérité et faire arrêter cet homme, mes camarades de la Kenpei devront être informés pour s’occuper de la suite.

J’écoute d’une oreille distraite ce que dit Hotaru, mais rien ne me semble aller de travers, il entre bien dans la peau du client pointilleux. L’idée de mentionner les pendentifs avec des photos des proches est ingénieuse, car il est rare de posséder ce genre d’objets dans une boutique. En fait, je ne vois que deux possibilités pour se les être appropriées : les avoir rachetés à quelqu’un en mal d’argent, ou les avoir simplement dérobés. Mais bien sûr ce commerçant est fourbe et ne dira rien qui l’impliquera dans des actes malhonnêtes, il faut donc jouer rusé et le forcer à se trahir.

« Je dois bien en posséder quelque part, si vous saviez le nombre de pauvres bougres qui viennent récupérer de l’argent contre des biens ! Je me vois mal refuser la charité à ces gens-là… »

Bingo, il a opté pour le mensonge évident. Et parler de charité quand on rachète des objets – ce qui est un mensonge qui plus est – ayant une valeur sentimentale, c’est pitoyable. Il se retourne pour chercher des pendentifs, comme mentionnés par mon subalterne, et de mon côté, je m’éloigne rapidement du comptoir pour parcourir les allées. Les objets sont vraiment variés, il y a des bijoux, du mobilier, et même des enseignes de magasins… Il ne se cache presque pas. Le garde me regarde avec suspicion, et finit par ne plus me lâcher des yeux. Je vois alors une bague en or, du véritable or, et la saisit entre mes doigts. A l’intérieur de l’anneau se trouve une inscription « Pour Nagisa, mon seul amour ». Je la repose, ne pouvant décemment pas m’en servir de preuve, étant donné que l’objet aurait pu être revendu suite à une rupture ou un décès, par besoin d’argent. Je reviens alors à ma position de départ, et je constate que le vendeur a déposé plusieurs des pendentifs demandés. Je les inspecte du regard, avant de modifier la structure de mon nez, ce qui ne se voit pas de l’extérieur, pour sentir les objets. En effet, si ceux-ci ont été pris sur des cadavres, et même après nettoyage, il est possible que je sente du sang ou du brûlé, dépendamment de la façon dont sont mortes les personnes. Mais rien. C’est une fausse piste, ils ont au mieux été volé directement dans des demeures, au pire simplement rachetés comme semble l’indiquer notre cible. Je me tourne vers Hotaru :

« Hum, ceux-là ne me plaisent pas. Je ne sais pas si nous trouverons notre bonheur ici… Tu voulais des objets spéciaux, pas des babioles qu’on trouve dans n’importe quel magasin. Dommage, j’étais prêt à dépenser beaucoup pour te faire plaisir, mon jeune ami. »

Je commence à me déplacer vers la sortie. Le fameux appât du gain est toujours alléchant… Avant que je n’atteigne la porte, je suis interpellé :

« Attendez mon bon monsieur ! Il y a toujours de quoi faire plaisir à votre ami ! Nous avons une collection privée, mais il faut jurer de garder le secret… »

Hop, il a mordu à l’hameçon. Les félons aiment l’argent, on l’apprend assez vite lorsque l’on en côtoie.



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Sam 21 Déc 2019 - 18:53

Hotaru eut un sourire malicieux en entendant le marchand mordre à l'hameçon. Il n'était pas difficile à provoquer. Il avait suffi que Zeref et lui usent de quelques ruses somme toute assez sommaires pour le pousser à dévoiler ses méfaits. Bien sûr, ils ne pouvaient pas totalement exclure la possibilité que le marchand, lui aussi, joue un rôle. Mais ils avaient en tout cas une occasion de poser les yeux, si ce n'est la main, sur ces trésors volés qu'on les avait envoyés chercher. Alors, traquenard ou non, ils auraient été bien bêtes de s'y refuser. D'autant qu'ils étaient parfaitement en mesure de se défendre dans l'éventualité d'une attaque.

"Mon bon marchand, vous vous doutez bien que si vous me fournissez des pièce qui me conviennent, et qui conviennent à mon ami, nous nous garderons bien de donner à qui que ce soit l'adresse de celui qui nous les a vendues. Nous ne voulons pas que les plus beaux spécimens nous glissent entre les doigts.

-Bien sûr. Et je peux vous garantir que vous n'en reviendrez pas lorsque vous aurez vu ce que je garde pour mes clients les plus exigeants."

Le marchand sortit de derrière son comptoir, et se dirigea vers une porte dissimulée que Hotaru n'avait jusque-là pas remarquée. D'un geste, il fit signe au gorille qui en bloquait l'accès de se pousser, et le colosse obéit.

"Si vous voulez bien me suivre ..."

Il avait adopté un ton mielleux qui déplaisait tout à fait à Hotaru, qui devinait bien que le marchand ne cherchait qu'à flatter l'ego et surtout la bourse de ses futurs clients. Pas une once de honte, de regret ou même de gêne dans sa voix. Les deux shinobis s'avancèrent cependant, et Hotaru entra le premier dans une nouvelle salle.

Elle était nettement moins surchargée que la première. Les murs n'étaient pas recouverts d'armoires encombrées de toute une foultitude de babioles sans intérêt, mais tapissés d'étagères propres, luxueuses, et ne présentant que quelques objets que l'on devinait choisis pour charmer l'oeil de l'amateur. Hotaru devait leur reconnaître une certaine beauté. Il y avait là de ces bijoux anciens dont ils avaient prétexté la recherche auprès du marchand, mais aussi des vêtements de soieries richement brodés, et de toutes les couleurs imaginables, des dispositifs ingénieux de mécaniques, des ornements précieux, des livres anciens, des pierres précieuses, des perles ... On ne savait plus où donner de l'oeil.

Le marchand s'était approché d'une étagère en particulier. Il en retira trois petits pendentifs, qu'il amena posés sur un coussin de velours pourpre.

"Voici les fleurons de ma collection. Leur prix est conséquent, mais votre oeil expert jugera sans aucun doute qu'ils le valent, compte tenu de leur valeur particulièrement haute. Voyez par vous-même ..."

Hotaru laissa couler entre ses doigts la fine chaîne d'argent de l'un des médaillons lorsqu'il s'en saisit. Le pendant contenait bien deux portraits. Ceux d'un homme et d'une femme. Hotaru sentit son coeur battre la chamade. Ils approchaient du but.

"Ce sont en effet de belles pièces, mais ce n'est pas que leur apparence qui m'intéresse. Ce que je cherche - et je suis prêt à mettre le prix qu'il conviendra pour l'obtenir - ce sont des objets d'histoire autant que d'art. Ces breloques n'ont aucune valeur si elles n'ont pas vécu. Me comprenez-vous bien ?"

Il le poussait dans ses derniers retranchements. Oserait-il avouer ses crimes, avec pour seule motivation l'or ?

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Yasei Zeref
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Dim 22 Déc 2019 - 13:45
La mission en est presque trop facile, le marchand semble tomber dans le piège assez facilement, et nous guide même vers la pièce secrète où se trouve sans doute les objets volés. Encore une fois, je laisse Hotaru prendre les devants, et me tais, observant les alentours, une fois la porte passée. Le lieu est différent, et cette fois, je peux sentir une légère odeur de calcination, et même un peu de sang, un peu partout. Alors il aura été chercher les objets jusque sur les cadavres et dans les maisons détruites… Un homme bien vil que voilà, qui mériterait mon courroux le plus cinglant.

Néanmoins, ma mission est de le faire arrêter, et je vois mal commencer expliquer une effusion de sang sur une personne qui n’est pas dotée de capacités ninja. Le Genin mène la danse avec brio, ce qui me fait me demander s’il n’est pas au fond un réel manipulateur né. Alors que le voleur lui présente certaines pièces de sa collection, il lui demande quelque chose de plus rare, de plus précieux. Regardant à gauche et à droite, comme s’il était observé, le vendeur claque des doigts. Six gaillards surgissent de l’ombre environnant, et viennent sécuriser la zone, formant un cercle parfait empêchant toute échappée.

« Eh bien… Si vous insister, je peux vous proposer quelque chose de plus… précieux encore. Mais cette fois, il faudra être encore plus discrets sur l’obtention. »

Il affiche un petit sourire satisfait. Il nous croit totalement, mais est prêt à nous faire disparaître si jamais nous faisons un faux pas. Et bien entendu, si nous achetons un produit volé, en connaissance de cause, alors nous serons complices de son larcin, du moins c’est ce qu’il doit se dire, car lorsqu’il revient avec un pendentif orné de petites pierres de diamant, dont le revêtement accuse de son âge, il rajoute :

« Celui-là est le joyau de ma collection. Je l’ai récupéré dans l’une des plus grandes bijouteries de Kiri lors de l’attaque du Dieu de l’Eau. Ce n’est pas très légal, mais il ne manquera à personne, ni vu, ni connu. »

Il émet un petit rire avant de reprendre son sérieux. J’inspecte l’objet, mais ce n’est pas nécessaire, au fond. Si ce qu’il dit est vrai, il ne sera pas difficile de remonter à ladite bijouterie et de confirmer qu’il a bien volé l’objet. A ce moment, il sera définitivement coupable. Le problème vient ensuite : trouver une solution pour s’éclipser et aller chercher les soldats de la Kenpei pour procéder à l’arrestation.

« Quel en est le prix ? »

Se frottant les mains, le malhonnête prononce distinctement :

« Dix millions de Ryos. »

Je regarde Hotaru. Bien entendu, ni lui ni moi ne possédons une telle somme, nous ne sommes pas des Yuki, alors il va falloir improviser.

« Je vais le prendre, mais je n’ai pas l’argent sur moi. Mon ami va aller chercher ce qu’il faut, et je vais attendre ici avec vous, il n’y en a pas pour très longtemps de toute façon. »

Le regard devient suspicieux, mais il hoche la tête, indiquant la porte au brun. Pour ma part, je croise les bras et attends son retour, non pas avec une mallette pleine d’argent, mais bien avec la milice. En espérant que d’ici là, les choses ne dégénèrent pas et que je ne tue pas l’ensemble des personnes en présence, sur un malentendu.



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Dim 22 Déc 2019 - 18:31

Tout marchait comme sur des roulettes. Zeref et Hotaru agissaient comme un seul homme, sur la même idée. Et à présent, Hotaru savait quoi faire. Zeref lui avait donné l'occasion parfaite d'aller chercher du renfort car, à présent, ils étaient certains de tenir leur homme, et ils étaient certains que cet homme était bien le criminel qu'ils recherchaient. Les choses allaient bien trop facilement ... Hotaru ne pouvait que s'en inquiéter. Il était d'un naturel inquiet. Et ses soupçons ne furent que renforcés lorsque, alors qu'il s'apprêtait à quitter les lieux, le marchand reprit la parole:

"Un instant, mon bon monsieur. Un de mes hommes va devoir vous accompagner. Vous comprendrez certainement cette mesure de précaution."

Hotaru s'arrêta. Un léger vent de panique sembla glisser le long de sa nuque, mais il n'en laissa rien paraître. Il fallait pas perdre la face maintenant. Sinon, il s'exposait, ainsi que Zeref, à des dangers peu souhaitables.

"Non, je ne la comprends pas."

Le marchand sembla frustré, et il fronça les sourcils.

"Eh bien, il s'agit d'assurer mes arrières. Je ne voudrais pas que vous vous enfuyiez avec des informations si ... précieuses."

Son ton, de mielleux, était devenu suspicieux. Il n'était pas idiot. Pas au point de laisser Hotaru vagabonder librement alors qu'il connaissait le crime dont la pièce toute entière était imprégnée. Le jeune homme balaya du regard la salle, la demi-douzaine d'hommes menaçants.

"Très bien. Mais vous avez une curieuse façon de traiter vos clients ..."

Le marchand ne répondit rien, et c'est en compagnie d'un de ses gorilles que Hotaru quitta la réserve. Il pourrait toujours s'en débarrasser en chemin pour aller trouver des renforts. Ils sortirent de la boutique, et déboulèrent dans la rue.

"Nous allons aller chez moi. J'y garde mon argent plutôt que dans une banque."

Le gorille acquiesça d'un signe de tête. Hotaru guida la marche. il était nerveux. Il allait devoir agir vite, et proprement. Il s'engagea dans une ruelle peu fréquentée, et sombre. Il s'efforçait de garder une allure normale.

D'un coup, il se retourna, et donna un coup du tranchant de la main droit vers la gorge du gorille. Avait-il manqué de rapidité ou de discrétion ? Son attaque échoua dans la poigne de fer de son escorte. Il y eut un flottement assez gênant.

"On peut discuter ...?"

Mais le gorille ne voulait pas discuter (et Hotaru se demanda même s'il savait discuter). Il envoya son propre poing droit dans l'estomac du jeune shinobi. Il sembla avoir réussi son coup, et poussa un grognement de satisfaction. Mais Hotaru eut un petit rire.

"Ne me sous-estime pas."

Le gorille sembla alors commencer à éprouver une vive douleur. Il retira son poing du diaphragme de Hotaru: la main était écarlate, comme brûlée à vif. Le gorille allait crier, mais Hotaru ne pouvait se permettre de le laisser les faire repérer. Il frappa à nouveau, droit dans la gorge, et cette fois réussit son coup. Le souffle du colosse fut coupé net, et son cri mourut en un étrange gargouillis dans sa trachée. Le ventre de Hotaru, là où le poing l'avait frappé, bouillonna et redevint peau. Avec toute la vivacité dont il était capable, il donna un nouveau coup précis, dans le plexus, puis encore un au niveau des tempes. Le colosse vacilla un instant, puis s'effondra sans même pousser un râle.

Pantelant, Hotaru considéra le corps inerte. Il lui fallait le cacher. Il lui fallut bien cinq bonnes minutes pour réussir à tirer le corps derrière un tas de caisses, et encore cinq minutes pour arranger le tout de façon à ce qu'on ne puisse voir aucun bout de bras, de jambe ou de quoi que ce soit d'autre. Ceci étant fait, il se dirigea vers les locaux de la Kenpei les plus proches. Il espérait que Zeref n'avait aucun problème. Il serait rapide, autant que possible. Mais ... serait-ce suffisant ?

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Lun 23 Déc 2019 - 21:09
Une escorte. Je ne suis même pas étonné de cela, après tout, l'homme semble prudent, malgré le fait qu'il dévoile facilement ses secrets aux premiers venus. Je ne m'interpose pas, après tout, Hotaru sera plus en sécurité avec un seul balourd que six. D'ailleurs, en comptant celui qui gardait la porte, cela ne change pas grand-chose au nombre de base, puisque dès lors que le brun a quitté les lieux, le dernier des gorilles vient remplacer son prédécesseur, à l'intérieur. Je garde mon calme, comme à mon habitude, pour ne pas alerter mes ennemis de quoi que ce soit. Si près du but, il serait idiot de se faire avoir et de devoir en venir aux mains. L'attente se fait longue, et le maître des lieux me propose une chaise, avant de s'assoir lui-même, juste en face de moi. Il me dévisage avec peu d'intérêt, au début, se disant que je suis, au mieux, un riche héritier qui ne sait pas quoi faire de son argent.

"Je crois que nous avons un peu de temps avant que votre ... petit-ami ne revienne, alors pourquoi ne pas nous présenter ? Je m'appelle Shifu, et vous ?"

Petit... quoi ? Se méprendrait-il ? Ou joue-t-il sur les mots pour tenter de me déconcentrer et parvenir à son but ? Et ce but, il est sans doute de me faire faire un faux pas. Alors depuis le début, il doute de ce que je raconte, et de toute cette histoire d'achat. D'un autre côté, il ne doit pas être certain de la supercherie, et s'il se trompe, il sait qu'il perdra un riche acheteur. Ceci est donc un jeu du chat et de la souris, mais de mon côté, je sais que j'ai le chronomètre pour moi. A l'heure qu'il est, Hotaru a très probablement mis l'armoire à glace hors d'état de nuire, et est en route vers le QG de la Kenpei. D'après l'endroit où nous nous trouvons, il lui faudra dix minutes pour y aller, et autant pour en revenir, s'il passe par les bons endroits. Par chance, étant en mission, une équipe est déjà prête à intervenir, et il n'aura à convaincre personne sur place, le temps sera optimisé. Je décide donc de jouer la montre, même si mon instinct animal me dicte de laisser éclater ma rage et de tous les massacrer.

"Je m'appelle Sabuyo, et pour tout vous dire, je ne suis pas si riche que ça ! C'est mon ami, Sanji, qui est doté d'une très grande fortune, dont je profite allègrement, en échange de quelques... services."

J'esquisse un sourire très parlant, qui fait sans doute monter quelques sueurs froides chez Shifu. Il avait dit ça pour me déranger, me mettre mal à l'aise, voire m'énerver, mais je suis entré dans son jeu, et seulement dans son jeu, pour être honnête. Il ne dit plus rien, pendant quelques instants, trop dégoûté par ce qu'il vient d'entendre, mais finit par reprendre du poil de la bête, constatant que dix minutes, c'est assez long pour un aller-retour. Enfin, il ne sait pas où le Genin est supposé habiter, alors il ne peut pas s'en plaindre. Ses sourcils se froncent alors, lorsqu'il me fixe de nouveau. Sa face commence à m'agacer, je me demande ce qu'il a à me fixer. Il prend alors la parole, encore.

"Ta tête, elle ne m'est pas inconnue... Je t'ai vu, lorsque le Dieu de l'eau a attaqué ! Tu courais de toit en toit pour rejoindre la tête de la Bête. Et je déduis du fait que tu es vivant que tu n'es pas juste un civil un peu zélé qui a voulu avoir une belle vue !"

Son ton ne montre plus aucune condescendance, ni aucune autre des caractéristiques qu'elle a pu avoir jusqu'alors. Il se situe entre la crainte, parce qu'un ninja puissant lui fait face, et la rage, parce qu'il s'est bien fait avoir. Ses gorilles sont à l'affût, et il reste encore quelques instants avant l'arrivée des renforts. Alors je serai obligé de les maîtriser avant leur arrivée. D'un geste vif, mais puissant, je frappe sous la table qui se tient entre le marchand et moi, lui faisant perdre connaissance avec le choc du bois sur son nez. Me levant en un éclair, j'attrape la chaise sur laquelle je me trouve afin de la fracasser sur le crâne du balourd le plus proche de moi. Il titube, mais ne tombe pas. Je prends une impulsion assez grande pour m'envoler de deux bons mètres, et je viens l'achever d'un coup de genou dans la face. Alors que j'atterris, je vois son corps commencer à tomber, tandis que les cinq autres se mettent en mouvement. Je m'incline, tout en passant sous celui qui n'est plus à battre, et il s'affaisse sur moi, ce qui me donne la possibilité de me relever en balançant son corps vers deux de ses amis. La force doit être le principale qualité, mais pas la vitesse, car ils reculent de deux mètres, tombant à la renverse par la même occasion.

Il reste cinq adversaires, et mon code de conduite de shinobi m'interdit de les tuer si une autre solution s'offre à moi, sans me mettre en danger. Je me saisis d'un bouclier - dont la valeur est probablement inestimable - puis je charge sur un des musclors, le frappant avec puissance dans le ventre, à l'aide de l'objet de défense que j'ai pris. Le gras-double crache une gerbe de salive sous le choc, mais ne rompt pas. Il tente de frapper avec beaucoup de force, m'obligeant à le parer à l'aider d'une armure de terre. J'attrape ensuite son poing, et de ma main libre, chargé de chakra doton pour la renforcer, je lui fracture l'avant-bras, lui arrachant un cri jouissif. Mes crocs commencent à se dévoiler, mais je contiens ma soif de sang.

"J'aimerais tous vous buter ici, mais ça paraîtrait trop gros, je ne veux pas attirer l'attention des hautes sphères, alors je vais juste vous faire passer un sale quart d'heure."

L'air impassible a disparu de mon visage, un visage de sadique prend le dessus. Je pousse avec force, transformant mes jambes en pattes de loup, pour entraîner le géant vers le mur se trouvant dans son dos. La force que j'utilise est grande, et il décolle même un peu, se heurtant d'abord le dos, puis l'arrière de la tête, contre le mur de pierre. Il perd ainsi connaissance, me laissant deux porcs à coucher, du moins tant que les deux autres n'ont pas réussi à se défaire de leur ami assez lourd. J'expire un bon coup. Je compte ne pas trop détruire la salle, alors j'éviterai les trop grosses techniques. Le lourdaud encore debout se rue alors sur moi, allant à la vitesse d'au moins un kilomètre par heure, ce qui n'est pas rien.

"Tu irais plus vite en marchant, gros tas."

Je lui montre alors une véritable ruée, en étant incliné très près du sol, et au dernier moment, je glisse pour lui faucher les jambes. Après que son équilibre ait été rompu, je pousse avec mes mains pour m'écarter sur un côté et éviter la chute de son imposant corps. Avant qu'il ne heurte le sol, j'attrape son t-shirt, et me propulse vers le plafond, sur lequel je prends un nouvel appui pour m'envoyer droit dans son dos, le coud en avant. Traversant une épaisse couche de gras, je finis par atteindre les os, faisant un peu craquer ces-derniers. Il perd aussitôt connaissance. Les deux derniers me regardant avec un air mauvais. Ils ont réussi à se relever...

"Cette démonstration de Taijutsu ne vous a pas suffi ?"

D'une minute à l'autre, les renforts arriveront...


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Lun 23 Déc 2019 - 23:29

L'escouade filait de toit en toit. Silencieuse comme une brise. Agile comme un chat. Les hommes agissaient comme un seul corps. A leur tête, Hotaru guidait le mouvement. Lui seul connaissait l'adresse exacte du magasin. Le fait de se trouver à la tête d'un groupe de soldats qui étaient tous beaucoup plus expérimentés que lui lui donnait une fausse illusion de responsabilité, et le rendait assez nerveux. Ils ne tardèrent pas, cependant, à revenir sur les lieux. Le magasin paraissait toujours aussi banal de l'extérieur. Il n'avait pas été réduit en cendre, ni saccagé complètement de l'intérieur. C'était un soulagement. Il y avait au moins une chance que Zeref n'ait pas eu à faire face à un assaut groupé.

"C'est celui-ci. Je vous laissez partir devant, je-"

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase: l'escouade avait déjà sauté du toit, et défoncé la porte de la boutique. Comme une bourrasque, elle s'engouffra dans le bâtiment, et en un instant le calme revint, comme si rien ne s'était produit.

Hotaru ne les rejoignit pas tout de suite. Il avait quelqu'un à aller récupérer, avant de leur prêter une main forte dont ils n'avaient probablement pas besoin. Il sauta à son tour du toit, et ne tarda pas à retrouver la ruelle où, un petit moment auparavant, il avait laissé le corps inconscient de son escorte. Il était toujours là, assommé derrière sa pile de caisses. Personne n'était venu pour le déloger de cette cachette, et il ne s'était pas réveillé pour s'en sortir lui-même. C'était parfait. Hotaru saisit dans sa sacoche une bobine de fil de fer, solide, dont il se servit pour lier les poings du colosse. Considérant ces menottes improvisées comme une garantie suffisante, il réveilla l'homme à grandes taloches dans le visage.

Au bout d'une bonne minute à lui tanner le cuir des joues à main nue, il obtint le résultat escompté: l'homme se réveilla, non sans des grognements.

"Levez-vous. Vous êtes en état d'arrestation, au nom de Kiri, pour complicité de trafic d'objets volés."

Il ne savait pas si c'était la formule consacrée, mais c'était la première fois, alors ... Il s'était un peu laissé aller à dire ce qui lui passait par la tête. Il parvint à remettre sur pieds son prisonnier, et à le tirer à sa suite dans le magasin.

La salle principale était vide. Hotaru la traversa, tirant toujours son captif, et poussa la porte de la petite réserve. Là, il y avait tout un beau monde: la brigade de la Kenpei avait procédé à ses propres arrestations. Zeref était en bon état. Le marchand était assommé. Tout semblait être pour le mieux.

"Vous pouvez rajouter celui-là à vos prises. J'ai été obligé de l'assommer pour venir vous chercher."

Et le colosse prisonnier de Hotaru alla rejoindre le groupe de ses petits camarades. La mission semblait terminée. Et tout s'était déroulé sans anicroche aucune. Etait-ce possible ?

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Yasei Zeref
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Mer 25 Déc 2019 - 14:22
Du nombre d'ennemis initial, il ne reste que deux gorilles, ce qui fait une grande différence, toute de même. Je sais que les renforts ne vont pas tarder, mais je ne peux pas rester sans rien faire, car eux ne le feront pas. J'attends de voir s'ils comptent me foncer dessus ou non, peut-être ont-ils compris qu'ils ne peuvent rien faire contre un shinobi expérimenté comme moi ? Alors l'un des deux donne ses mains à son camarade. Sont-ils un couple qui veut se dire quelques derniers mots avant de se faire arrêter ? C'est hautement improbable. Alors il commence à faire tourner son allié sur place, avant de le balancer avec force dans ma direction. J'esquive par la gauche, me retrouvant contre une armure en métal, et je peux voir avec quelle force ses mains frappent le mur, y laissant un imposant cratère. Le problème de la vitesse semble réglé, et ce duo posera un peu plus de soucis que le reste de la troupe. Fixé sur celui qui vient de servir de missile, je ne remarque pas l'autre qui vient de poser les mains au sol et les pieds contre un mur, pour prendre une sorte de demie impulsion extraordinaire. Il se propulse à une vitesse similaire à celle de son ami, et je me retourne à la dernière seconde pour le voir arriver vers moi, les deux poings serrés vers l'avant. Je me place face à lui, les deux bras en opposition, mon armure de terre toujours en place, et encaisse le choc. Ses mains semblent céder au contact, mais de mon côté, je recule avec beaucoup de vitesse, l'armure derrière moi volant en éclats et mon dos - heureusement protégé - heurtant un mur de pierre.

Alors que le balourd se tord de douleur au sol, je remets mes bras le long de mon corps, non sans difficulté du fait de la résistance que j'ai dû opposer, et mes yeux se dirigent vers le dernier des hommes debout. Il a l'air un peu désemparé, sa combinaison étant probablement son meilleur atout. Il se met alors à genoux, les mains derrière la tête. Pour ma part, l'ignorant totalement, je vais vers le marchand qui commence à émerger de son sommeil. J'attrape un kunaï d'une main, et ses cheveux de l'autre, pour que son visage me fixe bien. Il a l'air effrayé, préférant sans doute la prison à la mort. Je lui souris, approchant la lame de sa gorge.

"Tu vas me confirmer que tout ce qu'il y a là est bien volé, des aveux ça peut t'aider à t'en sortir."

Il n'hésite pas une seule seconde à hocher la tête, et je m'apprête à lui lacérer la gorge lorsque des bruits de pas discrets et rapides se font entendre dans mon dos, dans la salle principale du magasin. Rangeant habilement la lame, je donne un bon coup dans le nez de Shifu, qui perd de nouveau connaissance. La Kenpei entre au même moment, constatant qu'ils n'auront aucun travail à effectuer. Ils attachent tous les hommes de main, ainsi que le principal suspect de l'affaire, et je leur fait mon rapport.

"Cet homme a dérobé un grand nombre d'objets pour les revendre, lors de l'attaque de Sanbi. Il faudrait que tout soit restitué à leurs propriétaires, le plus simple serait de vérifier les plaintes pour vol, même si je doute que beaucoup l'aient fait, pensant que tout est parti en fumée ce jour-là."

Voyant que Hotaru est de retour, son propre gorille attaché, je le laisse le déposer auprès de mes collègues, et je l'invite à me suivre dehors. Je lui glisse quelques mots avant de quitter les lieux, le reste de la mission n'étant plus de notre ressort.

"Tu as très bien agi lors de cette mission, tu peux être fier de toi. Un simple conseil, pour tes futures missions : si tu as à faire à des criminels violents, fais bien attention à ne pas les laisser fuir, surtout s'ils ont reconnu ton visage. Tu ne voudrais pas être responsable de la mort de personnes qui comptent en n'ayant mal fait les choses, je pense. J'ai chargé la Kenpei de délivrer notre rapport, ils se chargent du reste, tu peux disposer."

Et sans un mot de plus, je bondis sur un toit proche, puis m'éloigner à haute vitesse. Le mieux pour ce Hotaru serait qu'il n'aie personne à protéger, il n'aura pas à retenir mon conseil comme ça...



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