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What if ... ? - (Aditya)

Hayame Atsumi
Hayame Atsumi

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Lun 23 Déc 2019 - 14:44
Bip … Bip … Bip

Ce matin, c'était le bruit discret et répétitif de l'assistance respiratoire qui avait tiré la blonde du sommeil. Les machines avaient été requises à la suite d'une nouvelle crise nocturne. Suffoquant, elle avait bien failli y passer tant elle se sentait partir rapidement. Mais l'équipe médicale était intervenue rapidement, elle était sauvée, une fois de plus.

Son premier mois à l’hôpital s'était achevé il y à quelques jours à peine. Au final, peu de choses avaient changé. La même infirmière venait presque à la même heure tous les jours, avec les même pilules à avaler, les mêmes questions, et les mêmes vêtements de rechange.

Atsumi était relativement autonome et en pleine possession de ses moyens, lorsqu'elle n'était pas complètement épuisée et incapable de faire le moindre pas sans aide. Son corps réagissait mal au traitement. Il le rejetait. Et cela ne donnait rien de plus que des violentes crises comme celle de cette nuit. Le regard inquiet, elle se contentait de hocher la tête lorsqu'on lui annonçait qu'on allait changer de molécule, une fois de plus. Un jour seulement, elle avait interpellé un médecin.

« Tout cela ne nous mène nulle part, pas vrai ? »


L’intéressé avait attendu quelques secondes avant de lui répondre, en évitant son regard.

« Il faut d'abord tout essayer avant de se prononcer. »

Puis il était reparti.

Comment s'occupe une Kunoichoi forcée à rester au lit d'ailleurs ? On pourrait croire que Atsumi ne tiendrait pas en place, passerait son temps à se remémorer ses missions les plus périlleuses … Mais non. La manipulatrice de l'acide avait stocké son statut et ses exploits dans un petit coin de sa tête, elle ne se contentait que de tâches standards, banales : Remplir ses papiers, faire ses comptes, coiffer ses cheveux, écrire des lettres …

D'une certaine manière, elle appréciait ce repos forcé. Son cerveau n'était fixé que sur sa carrière depuis son arrivée à Kiri. Elle n'avait au final pas eu le temps de réfléchir à autre chose. Une passion ? Un petit-ami ? Non, rien de tout ça.

Son regard se perdait vers la fenêtre, comme souvent, lorsqu'un toqua à la porte. Il devait sûrement s'agir d'une visite matinale à la suite de sa crise nocturne. Un faible « entrez », d'avantage pour la forme, traversa ses lèvres.

Un visage mal éclairé fit son apparition dans la pièce encore sombre, mais ces cheveux étaient reconnaissables parmi mille autres.

« Aditya, je suis ravie »
dit-elle, se forçant à sourire malgré les appareils qui obstruaient son visage.

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Aditya
Aditya

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Mar 31 Déc 2019 - 18:03
What if ?

ft. Hayame Atsumi


Été 203, Hôpital Général, village de Kiri.


Un soupir lourd de sous-entendus s'échappa des lèvres d'un des Irounin peuplant les couloirs de l'Hôpital aux premières lueurs du jour, à peine extirpé de la chambre d'un malade. Nombre d'entre elles demeuraient peuplées au lendemain du Cataclysme provoqué par le Dieu de l'Eau. Certaines représentaient un cocon protecteur pour les blessés qu'elles abritaient, les gardant bien du monde extérieur et de sa souffrance. D'autres accueillaient ces silhouettes anonymes dans leur dernière demeure, peinant le cœur résigné de chaque homme et femme qui avaient voué leur destin à endiguer ces pertes. Aditya n'en faisait pas exception alors même qu'il observait son confrère s'absoudre à la compagnie d'une kunoichi qu'il ne connaissait que trop bien, les sourcils froncés par une expression indéchiffrable. Un souffle fendit la barrière de ses lèvres, faisant écho à celui de son comparse tandis que ses pas le menèrent dans une tout autre direction, loin de la présence de la blonde. Il ne se présenterait pas devant elle à nouveau sans avoir trouvé une solution, par respect pour elle et pour cet amour partagé qu'ils vouaient à la sincérité. Les masques et les faux-semblants n'avaient jamais été monnaie courante pour ces deux âmes ; et jamais l'aurore qui berçait les murs de ses faisceaux de lumière ne verrait pas naître l'once de leur présence.


[...]


Les prunelles d'Aditya parcouraient les lignes encrée de son carnet personnel à un rythme limpide et empreint d'un calme sempiternel, uniquement bafoué par les pas et dialogues discrets de ses confrères qui allaient et venaient dans ce qu'il pourrait s'apparenter d'une salle de repos. Un havre de paix pour eux, Irounin, où toute sorte de mets étaient laissés à leur disposition afin de renflouer leurs réserves de chakra, vidées par les soins qu'ils avaient octroyés. Sa poigne se renferma sur l'un des fruits à la peau rougeoyante qu'il avait approché de lui plus tôt tandis qu'il tournait une page du bout de son pouce. Deux nouvelles présences ne manqueraient pas de le rejoindre à nouveau, s'il en jugeait les tintements qui lui parvenaient depuis le couloir partagé avec l'allée principale ; et comme pour confirmer ses doutes, le son de leur voix se fit plus pressant alors qu'il croquait dans la chair du fruit, jusqu'à ce que deux hommes ne passent en effet l'encadrement de cette porte dérobée. D'une œillade, il reconnut l'un d'entre eux comme étant celui qu'il avait aperçu sortir de la chambre d'Atsumi, quelques jours plus tôt.

Son regard indifférent quitta ses traits dès lors qu'il ouvrit à nouveau la bouche, plus par désintérêt que pudeur quelconque. Ōgai, qui siégeait silencieusement derrière lui, sembla se replonger dans son mutisme au même titre que l'ascèse dès lors qu'il eut aperçu le visage des nouveaux arrivants.

« Plus ça va et moins je sais quoi faire sur son cas, à part la maintenir en vie jusqu'à ce que son corps ne le supporte plus. Mais ça n’est pas là une vie pour une kunoichi.
Tu es toujours sur son cas ? Je croyais que tous ceux liés à la Résonance avaient été réglés ces derniers jours.
Pas celui-ci. Ça n'a rien à voir avec son chakra... on dirait que son corps s'attaque lui-même de l'intérieur, c'est totalement nouveau. On peut remplacer les cellules les unes après les autres pour éviter que ça ne se propage, mais ça ne durera qu'un temps.
Avant qu'elle n'en meure ? »

Un simple silence gênant ponctué d'un signe de tête désuet fit office de réponse à son vis-à-vis. Bien que leur discussion ne se soit écoulée dans une discrétion certaine afin de ne pas gêner leurs confrères présents avant eux, chacun avaient pu la suivre de la plus claire des manières, si bien que malgré l'effort certain qu'Aditya allouait à sa lecture, il n'avait pu en rater les grandes lignes. Quand bien même il n'était pas à l'aise avec le fait que l'on parle ainsi d'une personne qu'il appréciait, il tint sa langue, sachant qu'il n'y avait là aucun combat à mener. Ou tout du moins, pour l'instant.

Une nouvelle fois, il s'enquit de prendre une bouchée de son fruit, écho sourd au froissement des pages de son carnet. Son esprit s'échauffait sur toutes les possibilités qu'il représentait, en étant ainsi pourvu de toutes les retranscriptions de ses recherches. Bien qu'elles n'étaient destinées qu'à la création de prothèses pouvant servir au village et à ses blessés, peut-être y trouverait-il des pistes qui amèneraient ses pensées sur une ébauche de solution.

« Peut-être vaudrait-il mieux laisser cela se faire. »

Le regard outré du médecin fut si bruyant que même le blond put en deviner l'existence, même sans jeter un regard au-travers de ses mèches d'or.

« Sais-tu même qui elle est ? Je ne pourrais me résoudre à la laisser mourir, quand bien même elle n'aurait pas la réputation qui la précède. Nous nous sommes engagés à sauver des vies, et non pas les laisser dépérir. , souffla-t-il dans un murmure qui ne manqua pourtant par de retranscrire son indignation.
Tout le monde connait les faits d'arme d'Hayame Atsumi, mais elle n'est pas la seule ninja que compte ce village. La relève est déjà là, et face à un mal qu'on ne sait soigner, nos efforts seraient tout aussi bien répartis à d'autres blessés qui en ont besoin., glissa-t-il avec une œillade timide au seul Héros de Mizu qui trônait dans la pièce.
Tu as une certaine audace de parler ainsi d'elle comme si sa vie n'avait aucune valeur, Mitsuhide. », lâcha Aditya sans même lever les yeux vers lui. « Je me demande si tu apprécierais que l'on ait les mêmes propos à ton sujet si tu étais toi aussi à l'orée de ton lit de mort. »

L'intéressé adressa un regard outré au blond qui refusait toujours de le gratifier d'un regard. Lorsque sa voix s'éleva à nouveau dans l'espace, elle fut dépourvue de la discrétion du murmure, puisque désormais, le calme semblait s'être absout.

« Il y a une différence entre laisser mourir quelqu'un et admettre que cela est en dehors de notre champ de compétences.
Alors quoi ? Tu vas l'abandonner à son sort parce que le mal dont elle souffre ne t'a jamais été appris dans les livres ? »

Aditya releva son regard éthéré vers l'orée de la porte, surpris par cette voix qu'il ne connaissait que trop bien. Une Shimazu et confrère de confiance qui l'avait épaulée lors de sa première opération le soir du coup d'État, aux côtés de celui qui était désormais son mentor, si toutefois Ōgai tenait encore ce titre à ses yeux au profit de celui d'un ami. Il avait eu l'occasion de travailler à nouveau à ses côtés ces derniers mois, et chaque fois, il n'en gardait que le souvenir de son sang-froid aussi imperturbable que sa sollicitude envers les malades. Une qualité qu'il respectait profondément, mais qui ne se montrait que rarement sans la franche dureté de ses propos.

« Tu te joins au débat, Osamu ?, questionna Ōgai sur un ton ironique.
Cela te surprendrais ? »

Il laissa s'échapper un rire bref, mais franc, avant de retourner à ses occupations mentales, se gardant bien de prendre part à un tel échauffement d'esprit alors que cette pièce n'avait qu'un but : apaiser leurs corps. Finalement, Aditya releva un regard vers la jeune femme qui les avaient rejoint et qui traversait désormais la pièce pour s'emparer de quelques mets laissés à leur disposition, après avoir accordé un coup d’œil aux duo devenu muet... bien que cela ne dura pas.

« Que ferais-tu à sa place ? De beaux discours ne vont pas la sauver.
Tu sais que je suis fidèle à la loi de la vie, Mitsuhide. Je trouverai un moyen, tout simplement., déclara-t-elle en se servant une tasse de thé encore fumant.
Je n'ai aucune envie d'abandonner son cas, tu le sais bien. Mais quand bien même j'aimerai trouver une solution, je n'en vois ni le début ni la fin. En théorie, il faudrait remplacer entièrement les cellules touchées ou toutes les effacer en même temps ; en pratique, cela relève du miracle, d'autant plus lorsque celles-ci vieillissent au fur et à mesure des soins pour les endiguer. »

Aditya referma son carnet dans un tintement qui se voulut profondément discret et entrepris de le déposer sur la table en bois à ses côtés avec la même délicatesse. Son attention vint pour la première fois s'attacher sur les traits de Sôzô, l'homme qui était actuellement en charge du cas de la blonde.

« Si tu crains de ne pas trouver de solution, confie-la-moi. »

Ses mots semblaient avoir surpris son vis-à-vis, qui ne sut quoi dire au premier abord. Osamu, qui s'était adossée à ce qui leur servait de comptoir, croisa ses bras sur son torse, son breuvage encore chaud tenu entre ses fins doigts. Cette fois-ci, ce fut à Ōgai de rebondir sur les paroles d'Aditya, sur un ton dépourvu de jugement ; au contraire, il était teinté d'une confiance entretenue par les deux hommes, bien que perlé d'un voile de doute.

« Tu sais comment la soigner ?
Non, pas encore., avoua-t-il.
Mais tu as une idée, n'est-ce pas ? »

L'ascèse se redressa du siège où il était demeuré depuis son arrivée et planta son regard dans celui de la jeune femme, puis dans celui de Sôzô ; assuré, mais sans être présomptueux.

« Rien n'est encore sûr, je ne voudrais pas lui donner de faux espoirs. Cependant, les dons naturels de Sôzô sont assez précieux pour qu'ils soient refusés à d'autres malades et sont loin d'être exclusivement demandés pour le cas d'Atsumi. Alors si tu souhaites laisser le fardeau de sa guérison, je peux m'en charger pour toi.
Écoute... », sa main glissa dans sa nuque, palpant les muscles endoloris sous ses doigts alors qu'il délaissait un soupir. « Tant que tu es sûr que ça ne te posera pas de problème, je ne vois pas de raisons à m'y opposer. Si tu as une piste, il vaut mieux que tu la suives. J'aimerai simplement lui annoncer moi-même. C'est quelqu'un de bien.
Bien sûr. », son regard glissa sur les traits d'Osamu. « J'aurai besoin de ton aide. »

Un seul sourire lui répondit avant qu’il ne soit plongé dans le verre qu’elle tenait, traçant un accord tacite.


[…]


Plusieurs jours plus tard, la silhouette d’Aditya se tint au sein de ce même couloir, ses paumes afférées à lier ensemble ses mèches d’or sous l’égide d’un anneau de tissu. Celles-ci glissèrent de ses doigts une fois retenues, effleurant ses omoplates de leur poids avant qu’il ne s’approche de la chambre où demeurait encore Atsumi ; et alors que sa main frappait quelques coups légers contre le bois, il réalisa combien de temps s’était écoulé depuis leur dernière rencontre. Bien trop de temps. Le cliquetis de la serrure fit écho à la réponse faible qu’il entendit, résonnant au creux de cette allée vide en précédant son entrée à l’intérieur. Et avec la même délicatesse, il la referma derrière son passage afin de ne pas déranger plus la jeune femme que sa présence ne le faisait déjà.

Son regard s’éternisa sur ses traits que la fatigue s’était résignée à épargner, barrés de divers appareils que leur médecine encore précaire avait pu développer au fil des âges. L’ascèse était loin d’ignorer la crise qui s’était épris d’elle quelques heures plus tôt, alors que l’aurore n’avait pas encore percé la couche brumeuse qui berçait le village. Elle marquait encore la jeune femme, d’une certaine manière. Ses cheveux blonds s’étaient légèrement ternis, les cernes sous ses yeux devenaient plus visibles qu’à l’accoutumée. Pourtant, elle demeurait fière, courageuse. Aditya la traiterait comme telle.

« Je suis content de te voir, Atsumi. », glissa-t-il sur un ton chaleureux en approchant un tabouret de bois de son lit.

Sa main vint reposer sur l’un de ses poignets, entourant méticuleusement la peau fine qui recouvrait ses veines avec la pulpe de ses doigts. Les pulsations de son cœur lui parvinrent petit à petit, peut-être moins férocement qu’ils n’auraient dû. Peut-être ne s’était-elle simplement pas défaite de cette habitude à dissimuler sa présence.

« As-tu encore des douleurs ? »

Il était évident qu’il faisait référence à sa dernière crise. Dans l’attente de sa réponse, l’ascèse termina de décompter son pouls. Au lieu de cela, sa main migra sur son abdomen en se parant d’une lueur bleutée, si forte qu’il semblait qu’un orbe blanc ne se soit formée au creux de ses doigts et ne se soit fondue dans l’organisme de la jeune femme.

« Navré de ne pas t’avoir rendu visite plus tôt. Je ne voulais pas me présenter à toi avec les promesses vaines de te soigner sans avoir ne serait-ce qu’une idée de comment le faire. », avoua-t-il à demi-mot. « Peut-être aurais-tu tout de même préféré ma compagnie à celle de ces murs. »


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Hayame Atsumi
Hayame Atsumi

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Mar 7 Jan 2020 - 19:36
Le jeune homme était une bonne connaissance d'Atsumi, et sa présence en ces lieux vides de figures familières avait forcément quelque chose de rassurant. Elle n'était pas en colère après lui. Même si ce dernier avait connaissance de sa présence ici, il avait certainement bien du travail. De plus, que dire à une camarade qui s'apprête à trouver la mort ? Difficile d'affronter certains regards, parfois. Atsumi n'était vraisemblablement pas une patiente lambda aux yeux de l'irounin, et elle pouvait facilement comprendre qu'Aditya pouvait douter sur l'approche à avoir.

Elle garda donc un visage souriant pendant un long moment après son entrée. Si Atsumi avait du bousculer ses habitudes de vie ces derniers temps, il fallait lui reconnaitre qu'elle abordait toujours une attitude aussi sereine et apaisante que d'habitude. Son aura était à peine perceptible, comme si il se fondait dans la masse des différentes énergies qui circulaient en permanence.

La jeune femme se laissa donc faire, bien que surprise que les gestes prodigués à son attention soient professionnels et non amicaux. Il était également là pour une consultation ? A moins que …

« J'ai encore l'intégralité de l'appareil respiratoire irrité, mais les infirmières m'ont dit que je m'en sortais bien ... ».

Une fois de plus, elle se laissa faire sans rien dire lorsqu'Aditya poursuivit son analyse. Il fallait dire qu'à présent, il s'agissait d'avantage d'une routine que d'un véritable examen hors du commun. Ceci étant fait, le médecin se confondit en excuses pour son absence. Atsumi agita simplement la tête de gauche à droite avec un petit rire.

« Voyons, tu n'as pas à t'en vouloir. Je comprends tout à fait ce que tu ressens. »

La phrase du moine avait par ailleurs fortement attisé la curiosité de la blonde.

« Néanmoins … si tu es présent … J'en déduis donc que tu as quelque chose qui ressemblerait à une solution ? »

Cela était plus fort qu'elle. Les dernières semaines avaient été si moroses, si sinistres, sans espoir, qu'elle était prête à saisir le moindre soupçon de lumière, peu importe d'où il jaillissait. Dissimuler ses émotions ne signifiait en aucun cas ne rien ressentir, trop peu de personnes faisaient la confusion. Si l'espionne semblait accueillir toutes ces mauvaises nouvelles avec calme et résignation, elle était bel et bien abattue à l'idée de laisser derrière elle une vie en plein essor. A peine avait-elle eu le temps d'éclore que le ciel souhaitait déjà l'enlever à ce monde ...

« Sôzô m'avait prévenue qu'une autre personne allait se pencher sur mon cas, mais je ne m'attendais pas à te voir prendre sa place. » Elle soupira un instant, définitivement gênée par l'appareillage qui obstruait son visage.

« Dans ce cas, je t'écoute. » dit-elle simplement, en plongeant ses yeux bleus dans ceux de l'irounin.



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