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Sous les galets, l'or. [MLB FT MIDORI]

Asaara Kuuli
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Mar 24 Déc 2019 - 12:36
Les bras croisés, le regard vers l'horizon en attendant sa coéquipière.

Un nuage de tabac sortant de ses entrailles, fumer passe le temps mais pas trop non plus. Car ce qui suit ne laissera que guère de temps pour des trivialités. Chasser les trésors, fouiller les dunes à la recherche de quelques piécettes, pour un pécule négligeable, habituellement Kuuli rechignait et refuser catégoriquement de devenir comme ceux qu'elle chassait. Des bandits, des pilleurs de tombes ne respectant pas les morts ni les générations passées, alors pourquoi pour cette missive? Si tout le sable disparaissait, subitement de son pays, cette contrée déverserait, vomirait des montagnes d'ors et de trésors des temps passés. Ce que le désert referme, c'est son du, sa taxe pour héberger des humains. Mais cette occasion, ne semble que trop belle pour passer à côté et puis surtout, elle ne connaissait pas sa partenaire ni son opinion dessus mais c'était aussi parfait pour se débarrasser de cet informateur, de lui soutirer peut-être d'autres informations et le sacrifier aux vénérables dunes. Adossée contre un rocher, tirant sur le cône de tabac, ses habits paramilitaires contrastant avec ceux des nomades traversant son pays, avec ceux des sangs impurs et maladifs vivant sur le sol de Kaze. Des gladiateurs, aux bêtes à l'apparence humaine, des dégénérés en comparaison des siens naissant avec le pouvoir parfait en ces lieux. Il lui fallait des soldats, il lui fallait de la puissance et Kuuli devait revenir sur ses principes, passer outre les règles et la bienséance, alors sans aucune forme de décence elle irait arracher le spectre des mains squelettiques des immortels reposant sous le sable. Une sœur disparue, une 'cousine' partie en mission, il fallait fédérer et regrouper les siens comme des brebis marchant sans s'en rendre compte vers le précipice. Elle n'aurait de berger que le bâton, et transformerait ces moutons en loups, une meute avec à chacun son rôle établie. Voilà des animaux nobles, et une société un mode de fonctionnement bien huilé. Le plus fort domine tout le groupe, et chacun peut tenter de prendre sa place si il se juge assez puissant, une forme de dictature avec un suffrage particulier, la violence comme moyen de vote. Un candidat auto-nommé qui rafle toute la mise si il gagne, et s'exile si il perd. Un sourire carnassier se dessine sur le visage, sur sa gueule cassé tandis qu'elle écrase sa cigarette au sol et ferme les yeux un instant.

Qui la mènerait vers sa meute? Comment devenir l'alpha des siens, comment prendre en force sans se fatiguer inutilement. Avait-elle laissé sa lumière allumée en partant? Les questions fusent, surtout les inutiles, mais le corps ne tremble pas plus que l'esprit. Chaque problème en son temps, pour l'heure il fallait réussir à revenir vivant de cette expédition, avec ou sans partenaire, après tout pour le moment elle n'avait aucune raison de partager les gains en trois, mais si son intuition lui mettait la puce à l'oreille pour faire disparaître l'informateur. En revanche, celle qui devait piller le tombeau à ses côtés, de celle là à part son sexe, elle ne savait rien. Une étrangère? Une impure ou une locale? De son origine, son mode de pensée, découlerait logiquement un premier jugement, le plus important. On se base sur la première rencontre, pour établir une base de renseignement sur l'autre, décider déjà si la conversation va se poursuivre ou si après les banalités pour faire connaissance, l'on se séparera avec le masque de l'hypocrisie en se disant à la prochaine. Ici dans Kaze, il n'y avait pas de prochaine, la chaleur, le désert et les tombeaux n'étaient qu'une partie des dangers que refermait le pays du vent. Le plus dangereux?

Ses habitants.
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Hideaki Midori
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Mar 24 Déc 2019 - 17:41
sous les galets, l'or;


C’est la chasse, la chasse, la chasse aux trésors. Quand elle commence, tout le monde l’adore. C’est la chasse, celle qui éveille les instincts les plus primitifs, rappelle à l’humain son amour de l’argent. Son amour de tout ce qui brille. Oh, oui, c’est la chasse, la chasse aux trésors. Et être commanditée pour aller réaliser son travail préféré, autant dire que ça met Midori en joie. Il ne lui faut pas longtemps pour se mettre en route, sautillante comme une puce. C’est la chasse, la chasse, la chasse aux trésors. Une philosophie de vie, qu’on acquiert à force de fouiller partout et trouver les plus beaux joyaux.

Mais quand même, vingt pour cent.

Son enthousiasme se prend une balle en plein vol. Bam. À terre, plein de sang, à ne pas savoir ce qui lui arrive. Vingt pour cent c’est quand même un cinquième de la récompense. C’est énorme. Et ça c’est sans compter l’existence de l’autre donzelle qui doit l’aider. Non, mais, vraiment. Aider Midori dans une chasse aux trésors ? Il n’y a que Kaku’ qui peut faire ça, et encore. L’albinos n’admettra jamais qu’il représente une certaine forme de soutien : ça ferait trop plaisir à son acolyte masqué. Autant dire que là, quand on écrit Asaara Kuuli, ça commence déjà très mal. C’est une inconnue. Donc Midori va devoir partager son butin avec une nana qu’elle n’a jamais croisée de sa vie. Travailler en équipe ? Oh, ça, bon. Si elle n’a pas le choix, elle le fait. Mais partager son magot ? Alors qu’elle doit déjà en filer une partie ? Ça va pas la tête ?

Vingt pour cent pour le commanditaire, une autre partie pour la gonzesse.
Autrement dit : pas de jackpot. À moins d’avoir une grosse prise.
Une grosse prise ?

L’enthousiasme revient aussi sec. Midori presse le pas pour se rendre au point de rendez-vous. Le désert a beau être vaste, il n’est qu’une promenade de santé pour ceux qui y sont habitués. Kaze est sa maison, un endroit qu’elle n’a jamais quitté, qu’elle a exploré en long, en large et en travers. Les rares secrets qui y subsistent sont ceux qu’elle n’a pas pris le temps de fouiller, c’est tout. Et ils n’ont qu’à bien se tenir, parce que l’albinos est prête à rafler la mise.

Une grosse prise, une grosse prise, une grosse prise.

« Salut ! »

Elle se plante devant l’inconnue, droite comme un I, tout sourire. Beaucoup trop polie pour être une chasseuse de trésors. Mais il faut bien faire belle figure, c’est sa partenaire du jour. Celle qui va l’aider à trouver une très grosse prise. Enfin, c’est ce que Midori espère. Parce que sinon, la valeur de la mission ne sera plus la même. Partir à la chasse, c’est bien, en revenir avec deux petites pièces parce qu’il faut partager … ça l’intéresse déjà moins.

« Je suis Midori, la fille de la missive, enchantée. »

Vingt pour cent … Moins la moitié ? Sourire forcé. Cette gueule cassée est celle qui va piocher dans son butin. Son argent. Son trésor. Son magot. Cette nana, là. Qu’elle n’a jamais croisée dans sa vie, dont elle ne sait rien. Asaara Kuuli. Une descendante du clan le plus brutal de Kaze, ceux qui n’ont d’yeux que pour le désert. Autant dire que pour une pillarde comme l’albinos, ça ne présage pas grand chose de bon. Elle inspire profondément, sourit de toutes ses dents.

Moins de la moitié du butin pour partager avec elle. Alors qu’elle n’en a probablement rien à faire. Quelle déveine.

« Qu’est-ce qu’une Asaara vient faire auprès des trésors ? Il ne me semble pas que vous soyez friands de ces petites excursions … Je me trompe ? »

Mettre les deux pieds dans le plat, sans même se poser de questions. La délicatesse de la joaillière. Elle réhausse ses lunettes sur son nez. Peut-être y a-t-il une manière de faire grimper la récompense ?

Plus de la moitié ? Juste moins vingt pour cent ? Avec une grosse prise ?
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Asaara Kuuli
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Ven 17 Jan 2020 - 11:30
-Asaara Kuuli, de même.

Le regard en biais, son corps se tournant machinalement vers l'entrée du tombeau. Une exploration archéologique aurait surement trouvé cela fascinant, eux n'étaient que des pilleurs de tombes. Des voleurs s'introduisant dans la demeure d'un mort cherchant le repos éternel pour tout lui dérober, devenir ce qu'elle combattait elle et les siens depuis des générations. Pour protéger le désert fallait-il le ratisser entièrement, fallait-il donc déblayer et retirer chaque pièce se cachant dans les dunes. Kuuli ne possédait pas la réponse, et ne cherchait pas à réfléchir d'avantage sur cette réflexion. Tout ce qui comptait c'était de mettre de côté un pécule conséquent pour la suite des événements, beaucoup d'idées peu de moyens pour l'instant. L'ambition attisait la précipitation et la recherche de fonds, personne ne lui donnerait des subventions en claquant des doigts, alors se salir les mains devenait une habitude et aujourd'hui commençait la première opération pour changer l'avenir des siens, de son véritable peuple. Un sourire carnassier sur sa gueule abîmée, une main dans sa chevelure, allumant une nouvelle cigarette en posant une main contre le sable chaud de son pays. Une seule question restait en suspens et c'était probablement la plus importante, après tout si Kuuli avait pensée même brièvement à se débarrasser de son acolyte qu'est ce qui empêchait une pillarde de faire de même sur sa propre personne? Aucune envie de disparaître dans cette exploration, au contraire il restait tant à faire. S'accolant à un pilier à moitié effondré, l'Asaara tourna son attention vers sa camarade du jour plongeant son regard dans le sien, ne craignant pas de croiser son regard c'est ce qu'elle recherchait voir, sonder à première vu de quoi était faîte cette Midori et d'entendre sa réponse avant d'entrer dans les ténèbres.

-Je me permet le tutoiement si cela pose quelconque problème, pardonner moi, pour ma question aussi. Es-tu native de Kaze, Midori?

Elles partageraient le butin, c'était l'idée globale mais l'avarice et la promesse d'un butin conséquent pouvait pousser l'autre vers des idées dangereuses. Pour une Asaara, spécifiquement pour Kuuli, la réponse de Midori définirait son approche et amènerait des pistes de réflexions. Sans un mot, elle monta les marches, enjambant les décombres, les vestiges anciens bloquant le chemin vers les profondeurs et les trésors. Elles sont toutes deux inconnues pourtant chacune devra s'en remettre à l'autre pour se repérer et retrouver le chemin vers la lumière et la chaleur oppressante de l'extérieur. Qu'est ce qui pousse quelqu'un de son clan à s'en remettre à des occupations aussi vils? Le désespoir, la peur et la rage, beaucoup de sentiments et de pensées contradictoires mais certainement pas l'envie d'en apprendre plus sur les décennies passées. Ce qui l'intéresse c'est le futur, c'est le présent et c'est sa propre destinée. D'une poche de son habit paramilitaire elle sort une gourde, en descend la moitié et l'envoie vers Midori sans en préciser le contenu, sceller un début de collaboration en partageant la même boisson, refuser serait relativement impoli. Son nom de famille parle pour elle, décrivant ses capacités sans qu'elle ai besoin de lister ses compétences, en revanche Kuuli ne connait pas celle de l'autre femme mais quel besoin de la questionner à ce sujet? Tout ce qui compte c'est sa témérité, l'instinct fait tout le corps suit ensuite. Mais après tout, si elle a répondue à l'appel c'est qu'elle doit se juger apte et plus que compétente pour piller, sortir de terre des trésors. L'appât du gain, il n'y a que ça de vrai après tout. Quelque soit la face du miroir, elles ne font qu'un devant l'inconnu, quelque soit les raisons et motivations la finalité est la même pour les deux femmes.

-Il y a un début à tout, et surtout des temps exceptionnels demandent des actions exceptionnels. Mais tu as raison, mon clan me jugerait, comme je juge ceux qui pillent les tombes qu'importe la raison comme des misérables et des indésirables, mais aujourd'hui je deviens semblable à ceux qu'autrefois je chassais, alors je met de côté mes jugements passé. Pour ce que je cherche, je pourrai retourner Kaze en entier. J'ai une autre question Midori, penses-tu qu'il soit juste que nous devions laisser un pourcentage conséquent à notre informateur? Qui prend les risques? Je le ne vois pas à nos côtés, je ne vois pas pourquoi je le verrai récupérer une partie de ce que nous aurons récupérés à la sueur de nos fronts, partages-tu mon avis?

Un mauvais sourire s'affiche sur son visage, tandis qu'elle avance dans les ténèbres découvrant la première partie de l'exploration. Un escalier, plutôt une pente tant le temps a fait des ravages, impossible de voir en bas l'obscurité absorbant les maigres rayons du soleil éclairant l'endroit ou elle se trouve. Plonger dans l'inconnu, dangereux, se retournant vers sa camarade, attendant une idée de sa part. Après tout, Kuuli se trompe peut-être mais Midori semble presque faire de ces excursions sa profession.
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Hideaki Midori
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Dim 19 Jan 2020 - 17:56
sous les galets, l'or;


Cette gueule cassée, ces cigarettes portées à ces lèvres, qui parachèvent le portrait de la typique rebelle. On n’en voit que dans les livres, normalement, des comme ça. Midori va donc devoir partager le butin avec un stéréotype. C’est bien sa veine. Ah, pas seulement, d’ailleurs. Il y a aussi le type à l’origine de l’ordre de la mission. Donc il faut que ses efforts soient récompensés par moins que ce qu’elle aimerait, pour donner une partie à un type trop mou pour aller se faire une idée, mais aussi par une nana un peu bizarre qui embrasse complètement le cliché. Eh bien, il faut l’avouer, ça la fait chier, Midori. Elle aimerait être ailleurs, faire ça avec Kakusareta, ou seule. L’idée de filer une partie de son butin l’embête déjà pas mal, mais là, c’est le pompon. Elle soupire.

Au moins, Kuuli a pour elle le fait d’être polie. Ce n’est pas énorme, mais c’est une qualité qu’on ne peut ignorer. Surtout dans ce genre de cas. Partager avec une personne mal élevée ne serait pas entré dans les possibilités. Un petit meurtre, dans un temple, ça se cache bien, non ? Personne ne verra la différence. L’attention de l’albinos se porte sur la presque inconnue – elles n’ont de l’une et de l’autre que le nom de leur interlocutrice, rappelons-le – qui s’accole au temple. Un manque de respect, venant d’une Asaara. Ces êtres patriotes, dont la destinée semble dictée par un devoir à la limite du fanatisme, sont pourtant capables de faire de telles erreurs. Le patrimoine, tout ça ? Boarf, Midori s’en fout. Par contre, la question qui tombe l’intrigue un peu plus. Si elle est native de Kaze ? Quel rapport ? Qu’est-ce que ça change ? Haussement d’épaules.

« Aucun problème pour le tutoiement. Je ne comptais pas te vouvoyer de toute façon. »

Oui, parce qu’il y a ça aussi. Mais c’est le cadet de ses soucis. On pourrait penser que, dans cette situation, Midori envoie paître la politesse, mais non. Elle n’aime pas vouvoyer les autres, sauf les hautes instances. Les personnes les mieux placées de ce monde, comme les Daimyô, ou les Kage, comme ils ont dans les villages cachés. Les autres sont tous à la même hauteur, surtout dans le désert. Pas de rapport de force, pas de hiérarchie. Tous au même endroit.

« Quant au reste, je suis native de Kaze, effectivement. Ça change quelque chose ? »

Parce que ça la démange, ça, Midori. Elle veut savoir. En quoi son origine influe sur leur mission ? Sur le butin ? Sur le déroulement des choses ?

Kuuli enchaîne, sort une gourde et en boit le contenu avant de la lancer à l’albinos. Une fois encore, la chasseuse de trésors ne comprend pas trop. Une manière d’établir un lien ? De créer quelque chose ? Elle prend la gourde, en renifle le contenu. Ça ne sent pas bon. À quoi bon s’empoisonner avec un truc pareil ? Ça manque de sucre, de paillettes, d’un goût qui rappelle l’enfance. Par politesse, elle la porte à ses lèvres et goûte un peu. L’odeur va avec le goût : c’est infect. Une grimace déforme son visage. Les gens se font tant de mal, à engloutir un tel truc. Elle croise les bras sur sa poitrine après avoir rendu la gourde. Le temple leur fait face, il n’attend que d’être pillé. Midori observe, écoute. L’entrée est là, à quelques pas. Mais combien de trésors ont été dissimulés, n’attendent que d’être activés ?

Avant de s’élancer dans l’aventure, Kuuli se lance dans tout autre chose. Une sorte de tirade. Midori arque un sourcil. Il y a une certaine forme de dédain dans ses mots. Asaara Kuuli, juge, bourreau, victime, les trois à la fois. Alors qu’elle s’apprête à vandaliser les biens d’un défunt, voire même de plusieurs défunts, elle se défend de devoir le faire. La fin justifie les moyens, ou quelque chose comme ça. Puis, la teneur de la discussion change : est-il normal de devoir donner une partie du butin au commanditaire ? Accepter de lui refiler de l’argent, ou n’importe quoi, sous prétexte qu’il a donné simplement un indice ? Qui n’est peut-être pas vrai ? Ahlala. Il y a tant à en dire.

« Tu sais, Kuuli. Tu fais ce que tu veux. Néanmoins, ne parle pas de misérables et indésirables quand tu appartiens à leur catégorie. Vois-le plutôt comme une opportunité. Tu risques moins de t’attirer leurs foudres, dit comme ça. Souviens-toi également que le Kaze que tu as l’air d’imaginer et de vénérer n’est qu’un souvenir. Si tu veux qu’il le redevienne, assure-toi d’en être la figure de proue et d’être prête à ce que les misérables et les indésirables viennent à ta rencontre. »

Une nouvelle fois, Midori hausse les épaules.

« Il n’y a aucune suprématie. Simplement un pays laissé à l’abandon. Un pays dont les richesses ne sont pas exploitées, ou simplement utilisées par les riches pour manipuler les pauvres. Tu fais partie de ces gens manipulés. Je fais partie de ceux qui n’ont pas besoin d’argent pour subsister, mais qui s’en emparent parce que c’est une belle aventure. »

Les prunelles incarnates détaillent la gueule cassée. Une grosse prise, une grosse prise. Mais pas une prise donnée à une personne indésirable. Ce n’est jamais comme ça, absolument jamais.

« Tu ne pourras jamais empêcher les pillards, chasseurs de trésors et autres criminels qui pullulent dans ce pays de vivre, simplement parce que tu n’acceptes pas ce qu’ils font. Ou alors, tu pourrais prendre la tête de cet endroit et tenter d’en faire le Kaze dont tu te souviens, le Kaze dont tu rêves. Mais pose-toi réellement la question : est-ce que ça fonctionnera ? »

Un sourire étire ses lèvres. Loin de toute animosité, le discours de Midori est plutôt une manière de rappeler à Kuuli l’existence des libertés, mais aussi la réalité dans laquelle elle baigne. Un point de vue désabusé sur ce qu’est leur monde. La mimique reste un instant tel quelle, avant de se muter en un sourire carnassier.

« Quand bien même rendre un pourcentage de mon butin ne m’enchante pas, je n’ai pas le choix. Cet homme a transmis une information. Nous ne savons pas si elle est véridique, ou si c’est un piège. S’il s’agit d’un temple déjà pillé ou non. S’il a tort, il sera châtié. S’il a raison, il a transmis son information au lieu d’y aller lui-même et accepte de n’en récupérer qu’une si petite partie. C’est déjà beaucoup, mais ce n’est pas énorme non plus. »

Si, c’est totalement énorme, vingt pour cent. C’est trop, même. Mais qu’y faire ? Le tuer ?

« Les informateurs sont les êtres les plus importants de Kaze. Ceux qui permettent au pays de ne pas s’effondrer sous son propre sable. Tu peux le tuer, évidemment, mais je ne t’y aiderai pas. »

Elle hausse les épaules. Par contre, si tu le tues, je récupère vos deux parts. Les pensées restent tues. Midori avise l’entrée face à elles.

« Allez. Nous avons à faire. »

L’albinos pose ses deux mains au sol et crée un nouvel escalier de cristal, sur les débris. Elle fait en sorte de laisser un écart entre sa création et le sable, pour ne pas déclencher de piège sans le faire exprès. On ne sait jamais. Elles n’ont pas fait tout ce chemin pour mourir à l’entrée.

Avant même d’écouter les protestations ou les réponses, la voilà déjà lancée sur le chemin de leur mission. Un temple, des débris, des trésors. Des pièges, des pillards. De quoi faire trembler les moins téméraires, en somme. Mais, surtout, de quoi faire frémir Midori d’impatience. L’idée seule de se heurter à des menaces la met en joie. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, paraît-il. Arrivée en bas, l’albinos contemple les ruines qui les accueillent. Il y a, en tout, quatre pièces et la sortie, ou l’entrée, dépendamment du point de vue. L’albinos croise les bras.

« Comment veux-tu t’y prendre ? On les fouille toutes, puis on voit ce que ça donne ? »

Ne pas prendre le commandement d’une telle affaire, une manière comme une autre pour l’albinos de juger sa collègue. Voir comment elle agit, comment elle réagit, puis choisir ce qui en découlera. Les temples peuvent être le théâtre de bien des histoires, sombres, brillantes ou sordides. Tout dépend la manière dont on les raconte.
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Asaara Kuuli
Asaara KuuliEn ligne

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Lun 27 Jan 2020 - 14:49
-Le Kaze dont je rêve n'a jamais existé, si tu dois me tuer ici et maintenant parce que mes propos t'ont vexés fait le Kazejin. Tu te trompes sur toute la ligne, on peut empêcher ceux qu'on nuisible se de reproduire et proliférer, tu me penses manipulée je te trouve bien naïve. Chacun ses défauts, et ce n'est pas l'endroit ni le moment pour dire des vérités à une inconnue, je te connais pas tu ne me connais pas et pourtant nous avons toutes deux déjà visiblement au moins un semblant de jugement sur son prochain, amusant ou symbole de l'ironie de l'être humain? Je te laisse réfléchir ou non dessus, je préfère me mettre dans la peau du personnage. Celui qui ne pense qu'aux butins et aux trésors à extraire et à garder, que celui ou celle reposant en ces lieux me maudissent ça n'en fera jamais qu'un de plus.

Instinctivement, ses mains effectuèrent des mudras simple, dans un nuage de fumée apparurent deux copies de sa personne. Quatre pièces, c'est pas très grand et tant mieux? Mais les apparences sont parfois trompeuses, et ces pièces pourraient autant s'avérer riches en trésors que vides, elles ne sont pas les premières à pénétrer en ces lieux, et Kuuli ne souhaite pas être la dernière à en ressortir. Sa camarade semble lui refiler la balle, pour la jauger? Intéressant, chacune souhaite savoir ce que l'autre à dans ses tripes, une esquisse de sourire se forme sur le visage brûlée de l'enfant du désert. Il ne faut pas oublier que dès à présent, sa comparse est Kazejin en conséquence, malgré les différences de point de vue, le patriotisme prend le dessus sur les remarques ou les critiques. Ensemble elles sont entrées dans ce tombeau, ensemble elles en ressortiraient sauf si Midori changeait d'avis sur sa personne, ce qui n'était pas impossible. Se séparer pour explorer les lieux? Cela revenait de manière basique et limpide, à faire une chasse au trésor chacune de son côté, d'un geste de sa main elle ordonna à de ses copies d'avancer prudemment en direction de la première pièce. L'avantage de son clan ne demandait qu'à être exploité. La prudence était de mise, posant une main sur le sable froid et au travers de ce mélange entre poussière et or jaune, elle chercha à déceler, à sonder les environs. La sensorialité, ne comptant jamais sortir hors des frontières de son pays Kuuli se spécialisait petit à petit dans ce domaine. Elle n'était pas débutante mais guère une initiée non plus, le principe était de sentir une présence éventuel de chakra dans les environs, ou tout ce qui pourrait justement impacter sur leurs propres présence et ce qu'elles dégageaient en signature chakratique.

-Afin d'éviter que l'une ou l'autre ne finisse en brochette, ou à suffoquer d'un poison dont nous n'aurions pas le remède je propose d'envoyer des copies scouter les différentes pièces. Je doute que nous soyons les premières à entrer en ces lieux, et pour éviter les pill...les explorateurs j'aime à penser que le défunt à probablement construit une fausse salle ou reposer, il est commun parmi les rites funéraires de procéder ainsi. Je crains hélas de ne posséder que sur une courte distance des talents pour sonder salles et murs, la salle vers laquelle se dirige ma copie semble être libre de toutes perturbations, nous pouvons également nous séparer pour maximiser les fouilles et optimiser le temps. Je n'ai pas de grands sceaux sur ma personne, en possèdes-tu? Auquel cas il faudrait voir à l'oeil les babioles que nous pourrons ramener.

Ainsi avait conclu rapidement Kuuli repassant le flambeau à sa partenaire, une copie restant autour d'elle tandis que la seconde s'enfonçait dans la pénombre pour y tâter, en faisant attention d'enclencher aucun mécanisme sur les parois. La salle que découvrit le clone de l'Asaara semblait être circulaire, aucune autre porte apparente pour la relier au réseau souterrain. Sur les murs, l'on y devinait des inscriptions anciennes, décrivant la vie du défunt et ses activités, la poussière omniprésente aurait amené la Kuuli en chair et en os à éternuer, des vases brisés sur le sol, des ossements tombant en miettes et du sable partout. Guère de choses scintillantes mais après tout, la plupart des trésors étaient enfouis fallait-il encore les trouver. Au centre de la pièce, un autel en son centre parfait un ouvrage que le clone ne voulait approcher par peur de le faire disparaître vu son ancienneté. Si l'Asaara n'était pas spécialement rat de bibliothèque peut-être que ces écrits avaient une valeur monétaire, continuant de sonder la pièce elle revint bredouille décrire ce qu'elle avait vu à première vu au reste du groupe. Cela faisait à priori une pièce en moins, dans laquelle contrairement à un imaginaire collectif n'étaient pas présent des dorures du parquet au plafond au grand damne de la paramilitaire maudissant déjà en son fort intérieur celui ayant donné les renseignements sur cet emplacement. Avaient-elles été devancés par des voleurs de tombes des années auparavant ou bien? Ou bien était-ce simplement le fruit du hasard?

-As tu jamais pensé, que l'indicateur pouvait simplement avoir envie de se débarrasser de nous? Pour X raisons, si d'ici troisième pièce rien n'a été révélé à nos yeux impies, que penserais-tu d'envoyer une copie surveiller l'entrée? Je ne suis pas spécialement claustrophobe mais je ne tiens guère à finir en momie simplement pour avoir bravé le respect de ce mort.

Ou alors elle était tout simplement parano.

Ou les deux.
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Hideaki Midori
Hideaki MidoriEn ligne

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Ven 31 Jan 2020 - 0:29
sous les galets, l'or;


Cette jeune femme est amusante, tout de même. On pourrait croire qu’elle va lâcher l’affaire, réfléchir, mais elle persiste et signe. C’est une femme contrainte, qui n’a d’autre choix de renier ses convictions pour se lancer dans une aventure qui ne lui plaît pas. Pantin du destin, jouet des ordres extérieurs. Elle n’a pas le choix, se contente d’avancer dans un sens qu’on lui donne, sans réellement pouvoir le choisir. C’est dommage, quand même. Elle pourrait être tellement plus. Une femme accomplie, forte, qui pose ses exigences et s’affirme. Au fond, la gueule cassée n’a pas tout à fait tort : Midori la juge. Ce qu’elle ne comprend pas, par contre, c’est que, plus elle s’exprime, plus l’albinos la perçoit comme une femme désabusée. Une femme qui a perdu tous ses rêves et s’accroche à une ambition qui la roulera dans la boue, tôt ou tard. Une femme qui crache ouvertement sur ces pillards qu’elle déteste tant, mais qui n’a pas le choix de s’y mêler. Une victime de sa propre vie.

Elle a presque envie de lui tapoter sur la tête pour la rassurer.

Néanmoins, cette femme est efficace. Elle crée des clones, les envoie fouiller les quelques portes qui leur font face, pour s’assurer de ce qui se passe. De son côté, Kuuli sonde le sable, une capacité bien pratique pour savoir à quoi elles ont à faire. Midori l’observe, agréablement surprise. Si sa partenaire n’est pas la plus douce, ni la plus sympathique, ce n’est pas une novice, ni une idiote. Bon point pour elle.

Ses idées sont plutôt bonnes : les dangers sont partout, dans ce genre de temples. Les pillards sont nombreux, aussi. C’est étonnant qu’elles n’aient trouvé personne, d’ailleurs. En théorie, quand il y a un peu de bruit, ils rappliquent de suite. Une petite partie de la bande remonte, prête à en découdre, puis les autres suivent. Là, il n’y a rien. Pas un bruit, pas un piège. Juste le silence. Et la nécessité de faire aussi attention que possible pour ne pas mourir. L’idée des clones, de fait, tombe à pic. Envoyer une copie de soi à l’aventure, dans le danger, « juste au cas où ». Le désavantage, c’est que ça confirme sa présence, mais ça pourrait être pire. Midori hoche doucement la tête. L’inventaire de tout ce que cette demoiselle a dit se conclut par un avis positif de la part de l’immaculée.

« T’en fais pas pour les sceaux. Ni pour le reste, d’ailleurs. »

Un sourire sur ses lèvres, l’albinos patiente que l’autre clone revienne, bredouille. Il n’y a rien à tirer des salles qui les entourent. L’hypothèse de Kuuli se tient, peut-être que leur indic’ les a jetées toutes les deux ici pour les mettre en pièces. Ce serait pas étonnant : l’une est une Asaara revêche, l’autre est une chasseuse de trésors plutôt renommée qui s’amuse à piller tous les temples qu’elle trouve. Là, s’il parvient à les faire sauter toutes les deux, il s’enlève deux énormes épines du pied. Pas bête, pas bête.

« Eh bien, s’il nous tend un piège, il va avoir la peine d’être tombé sur nous. »

Elle hausse les épaules. On ne tente pas de tuer Midori sans se faire tuer derrière. Œil pour œil, dent pour dent. Plus que jamais. Pour toujours.

« On fouille ici, on trouve ce qu’on a à trouver. Si on ne trouve rien, tant pis. Puis, si on tombe sur quoi que ce soit d’étrange, on le zigouille. »

L’albinos réfléchit un instant. Un tout petit instant, qui s’inscrit à peine dans le temps.

« Oh et puis, tu sais quoi ? Peut-être qu’on va le zigouiller tout court. Même s’il n’y a pas de pillard. Parce que nous faire déplacer dans ce trou paumé, exiger vingt pour cent sans même vérifier ses sources, c’est non. »

Du familier dans le soutenu. La patience de Midori mise à rude épreuve. Il va lui enlever le plaisir d’une chasse aux trésors véritable ? D’une possibilité de mettre la main sur une épaisse réserve d’or ? Oh, non. C’est interdit, ça. Elle soupire. Ils n’ont vraiment rien à faire, ces idiots. Mais ce n’est pas le moment de ressasser, ni de se prendre la tête avec ça. Ces deux femmes ont une mission à mener à bien, ce qu’il adviendra de l’indic adviendra de l’indic. Pour l’heure, Midori se mord le pouce, crée une petite plaie d’où s’écoule le sang.

« Viens à moi, Kiba ! »

Une explosion de fumée plus tard, une truffe rose et un pelage blanc immaculé apparaissent. Kiba, éclaireur de la meute des Fenris, déboule de nulle part, son air béat sur la tête. Il a l’air complètement stupide, vu de l’extérieur. Il jappe bruyamment, tourne autour de Midori.

« Yo cheffe ! T’as b’soin d’moi pourquoi ? »

Un sourire amusé étire les lèvres de l’albinos. Elle avait presque oublié à quel point ce loup est un char. Une sorte de honte pour le clan, alors qu’il est leur meilleur traqueur.

« J’ai besoin que tu sondes les environs. D’abord pour trouver quelqu’un, ensuite pour me remonter tout ce qui te semble étrange. Présence humaine, présence d’autre chose, poison, etc. Si tu trouves quoi que ce soit, tu me le rapportes. C’est bon pour toi ? »

Il remue la tête, tout heureux.

« C’est OK, cheffe ! »

Il se concentre. Sa truffe se redresse. Il a déjà commencé à sonder les environs, à la recherche de quoi que ce soit d’étrange. Il tourne un peu sur lui-même, réitère l’action. Une fois son premier tour terminé, il s’assoit devant Midori.

« Dehors y a trois gars. Y m’semblent pas très forts. Dedans, y a un gars. À droite. L’est tout seul, lui, par contre. Mais j’sens un peu plus de chakra chez lui qu’chez les autres. »

L’immaculée dépose une main sur sa tête, le gratifie d’une adorable caresse. Il a l’air aux anges. Elle lève les yeux jusqu’à Kuuli.

« Je te propose qu’on zigouille le type, qu’on fouille de fond en comble et qu’on remonte. L’impression qu’on prend du temps donnera l’impression à ceux qui nous attendent qu’on est vraiment occupées. Qu’on trouve quelque chose ou non, en remontant, on les fait tous sauter. Si, en plus, on ne trouve rien, on embarque l’indic dans leur tombe. »

Un sourire délicat, doux comme celui d’une enfant, étire ses lèvres. Paradoxal, quand on sait ce qu’elle vient de dire.

« Mon plan te convient ? »

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Asaara Kuuli
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Jeu 6 Fév 2020 - 17:02
-Et si jamais le premier communique avec ses potes dehors via quelconque moyen? J'ai moyennement envie d'être emmurée ici, même si je ne doute pas de ta force disons que si j'ose la blague j'ai pas envie de sentir le chien mouillé.

Un trait d'humour n'a jamais tué personne, arrêtant sa tentative de détection vu la qualité de celle de l'invocation qui la fascine, abaissant sa tête en guise de respect et d'excuse pour cette vanne de mauvaise qualité et ne quittant aps du regard le loup pendant un moment un sourire se forme sur son visage brûlée. Tout devient plus limpide, sa partenaire est forte et déjà plus qu'elle au vu du pacte qu'elle semble détenir. Intéressant, un loup et donc par extension une meute s'y faire place requiert diplomatie ou force, devenir l'alpha ou se laisser dominer par celui en place. Sachant déjà sa vision des choses, Kuuli divague quelques secondes dans ses pensées puis instinctivement lève la main droite pour fermer son poing, son index et son majeur de concert pointe la salle de la première signature chakratique à son clone à côté. Le second, est dirigé vers le bas de l'entrée, se cachant à couvert et servant à scouter quiconque débarquerait une fois le bordel en marche. De l'action, son quotidien mais guère étonnant dans des sombres affaires de pillages et de commanditaires, mais il est ravissant et même l'Asaara pourrait presque s'en délecter de voir le revirement de situation et la mentalité changeante au fils des instants. Cette femme, à un fond commun, probablement un manque de patience ou de respect pour des personnes se cachant en dehors de tout risque, il est facile d'obtenir des bons plans plus difficile d'y mettre les pieds. Mais cette fois-ci ces misérables n'auront rien de plus que la dernière leçons de leurs vies, tuer ne semble pas déranger Midori et cela aussi met du baume au coeur pour la balafrée. Craquant ses articulations et baissant sa silhouette pour marcher sur la pointe des pieds elle se rapproche du canidé et de sa maîtresse, il est temps de prouver dans cette 'compétition' que chacune est utile quelque soit la puissance extérieur qui semble s'en dégager. Lorsque la force manque, il faut combler avec la ruse et le vice. Ca tombe bien, dans ça aussi elle excelle.

Le duo s'élance, Kuuli fonce en première vers la salle feignant d'ignorer la présence de la victime tandis que son clone désigne une autre salle ou se cache les trésors à Midori et son compagnon. Chacun son tour, jouer l'idiote étrangement elle se vexerait mais pour le bien de la mission bien sur Kuuli fait ça à merveille. Entrant dans la salle, elle se gratte l'arrière du crane avant d'examiner devant elle et au sol, derrière elle son assaillant sur la pointe des pieds aussi saisit une arme, et derrière son assaillant derrière le mur son clone au cas ou la situation se passerait mal. Chacun piste l'autre, le tour est de s'assurer qu'à la fin, c'est les deux Asaaras qui gagnent. Et tout s'accélère partout dans la zone, le gueux manque de patience et fonce sur Kuuli qui recule en roulant vers l'avant pour se retourner. Dégainant deux kunaïs, affichant une confiance qu'elle ne cache pas, elle laisse l'autre avancer. Première erreur, péché par orgueil dans un monde de shinobis, prenant ça personnellement l'adversaire fait éclater la roche en sa direction. Se jetant sur le côté, les débris éclatent non loin d'elle. Lasse de jouer au chat et à la souris, Kuuli siffle. Le clone en embuscade sort de sa cachette, genou bouche et envoie valdinguer l'ennemi. Ce qui suit ensuite c'est pas très ragoutant mais c'est un déferlement de haine et de mépris, à cheval sur celui qui se débat au début son clone lui assène un coup de pied en plein dans le crane. Sonné, cela n'empêche pas Kuuli de ne pas faire de preuve de pitié, ses poings martèlent le visage inerte jusqu'à ce qu'il soit méconnaissable et que la pulsion et le shot d'adrénaline soit passé. Titubant en se levant, jetant un regard à sa copie qui part fouiller l'inconscient et la pièce, l'Asaara revient ensuite vers Midori, le visage et les mains éclaboussé d'un sang qui n'est pas le sien. Elle allume une cigarette, ses mains tremblent encore de colère, son plus gros problème et défaut quelque chose qu'elle n'arrive à maîtriser pour l'instant. Sa voix presque étouffée annonce la situation.

-Problème réglé...je pense pas que ses copains attendent sagement en haut et si ils décident de descendre cela nous arrange-il vraiment?

Le clone revient, les mains pas vides cette fois, une bourse d'or un peu rempli signe du contrat sur leurs têtes. Mais également autour du cou et à ses poignets des bijoux dont la poussière s'enlève tandis que la fausse Asaara souffle dessus, le début de ce qu'elles pourraient appeler une première récolte. Il reste une pièce, à voir ce que Midori y a trouvé ou non. Il est probable que le commanditaire ai tout gardé pour lui, raison de plus.

-Si ils sont déjà là, pourquoi lui n'aurait pas gardé le plus important? Ravie de voir que finalement, nous nous accordons sur un point commun. Les lâches et les fourbes ne méritent qu'une chose.

Le clone arrête l'original en levant son poing fermé. Ça bouge en haut, tant mieux on commençait presque à partir sur un mauvais film d'archéologie en bas type la momie le retour du retour des enfers.

-La mort.
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Hideaki Midori
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Ven 14 Fév 2020 - 4:51
sous les galets, l'or;


« Ahahah ! L’est marrante ta p’tite copine, Midodo ! »

Le loup la regarde en coin. Difficile de savoir s’il se moque d’elle, ou s’il est sincère. À son comportement tout fou, il semblerait qu’il soit plus sincère qu’autre chose. Les blagues nulles, Kiba ne les relève jamais. Là, c’est autre chose. Elle a dit chien mouillé. Et elle a dit ça à un loup. Ah, quand même, le Fenris trouve ça au moins un peu rigolo. Il ne s’en cache pas, d’ailleurs. Mais il est vrai que sa manière de parler un peu particulière peut en faire un être involontairement moqueur.

Il pose son derrière sur le sol, attend que l’albinos décide de la suite des événements.

Il semble que Kuuli sache déjà où aller, quoi faire. Elle s’élance, disparaît dans la salle où se trouve l’inconnu. L’une de ses clones, elle, lui indique la salle au trésor. Il n’en faut pas plus à la Kazejin pour courir dedans, sans même se poser de question. Le trésor, le trésor, le trésor. Il n’y a que ça qui compte, le reste importe peu.

L’albinos pénètre dans la grande pièce, laisse Kiba scruter une nouvelle fois au cas où quelque chose leur tomberait dessus. On ne sait jamais, il existe peut-être quelqu’un qui passe sous le radar et parvient à échapper à son flair. Ce serait étonnant, mais on ne sait jamais.

Alors que le loup continue de mener sa petite vie tranquillement, sans chercher à comprendre, la Kazejin dévalise la salle. Des pierreries, des dorures, des lingots, des petits sacs en cuir remplis à rabord. Ils tintent quand l’albinos les remue. C’est satisfaisant. À sa pile de trésors s’ajoute une merveilleuse tiare en argent, dont les pierres scintillent timidement. Un peu de travail à réaliser dessus, puis ce sera un bel objet à commercialiser.

Satisfaite, Midori embarque Kiba et quitte la pièce. Quelle n’est pas sa surprise quand elle croise Kuuli, les mains pleines de sang. Qu’a-t-elle fait subir à l’autre, là-haut ? Il suffisait de l’assommer, ou de lui mettre un coup sec mais décisif, pas de quoi en faire une telle effusion. Elle l’observe, curieuse. Qu’a-t-elle pu vivre pour en arriver à une telle violence ? On ne devient pas un monstre en un jour, on ne se découvre pas une passion pour la bagarre sans un événement particulier. Midori n’aime pas les conflits physiques, elle n’aime pas se salir les mains. Il faut croire que son acolyte du jour voit les choses d’un autre œil.

Les prunelles incarnates débordent sur la bourse. Elle s’approche, tend la main pour se l’approprier. D’abord, l’albinos la fait sentir par Kiba, avant de lui donner une comparaison avec la missive qu’elles ont toutes deux reçue. Comme il connaît très bien l’odeur de sa partenaire, il fait rapidement fi de cette information. Il hoche la truffe.

« Ouaip’, c’gars-là vous a bien roulées. Ça sent pareil sur l’papier et sur la bourse. »

Un sourire étire les lèvres de Midori. Alors comme ça, il a tenté de les piéger, hein ? Elle regarde l’Asaara, toute amusée. Une excitation qui flirte avec l’inhumanité. Une colossale envie de le broyer doucement, tout doucement. La bagarre, ce n’est pas amusant. La punition, par contre, ça l’est un peu plus.

« Les pillards, au-dessus, n’en ont peut-être pas après nous. On dira que ce sont des collatéraux. Pour le reste … »

La crinière blanche s’étire longuement. C’est donc comme ça que tout commence et que tout se finit : la poussière redevient poussière. Il ne comprendra probablement pas ce qui va l’attaquer, le pauvre.

« On va voir qui de nous trois a la tête mise à prix. »

Sans crier gare, la Kazejin embarque Kiba avec elle et grimpe à toute vitesse en-dehors du temple. Armée de ses trouvailles, elle déboule toute guillerette, pleine d’une fausse innocence. Ils se tournent tous dans sa direction, armés jusqu’aux dents. L’un d’eux porte sur son visage le sourire le plus libidineux et le plus immonde qu’elle ait croisé. Un de ceux qui vont en Enfer … Et qui le méritent.

« Salut les copains ! »

Midori fait claquer ses deux mains l’une contre l’autre. Kiba déboule de nulle part derrière elle, se jette à corps perdu sur un des pillards. Il lui assène un grand nombre de coups de crocs et de griffes, en s’assurant de viser les points sensibles. L’albinos compose des mudras, puis crache un puissant jet d’eau sur son adversaire situé au milieu. Il est là, il attend. Enfin, il n’attend plus. Touché en plein dans les côtes alors qu’il tentait d’esquiver, il doit être heureux de constater que le choc les a brisées. Assommé, en proie à une terrible douleur, il s’écroule. Le dernier hésite. Doit-il fuir ? Rester ? Midori réalise de nouveaux signes, qui font apparaître une fine couche de cristal sur le sol. Il glisse dessus, rapidement intercepté par Kiba qui lui fait sa fête. Pour le meilleur, oui, mais surtout pour le pire.

Une fois qu’ils sont tous à terre, l’albinos en profite pour leur fouiller les poches. D’abord, elle récupère l’avance sur leur salaire, puis tout ce qu’ils possèdent, mais, en prime, elle dégaine la preuve finale. La preuve ultime. Celle qui corrobore toute cette théorie, leur donne l’autorisation, ou presque, de tuer leur commanditaire.

Une lettre écrite de sa main, dans laquelle il mentionne la présence de deux dangers venus voler des biens. Il faut les éliminer. L’une d’elles se dit chasseuse de trésors, ce n’est en réalité qu’une impure qui profite des richesses de Kaze et s’empare de la beauté du désert. C’est une hérétique qui mérite de brûler pour ses péchés. L’autre est une Asaara cinglée, partie dans une croisade inconsciente, qui salit le nom du clan le plus connu de Kaze.

Un sourire étire les lèvres de Midori, qui termine sa lecture à voix haute.

« Eh bien, ma chère cinglée, il ne nous reste plus qu’à mettre la main sur celui-là. »

Et prendre toutes ses richesses, pour lui montrer à quel point la chasseuse de trésors est une hérétique.

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