Soutenez le forum !
1234
Partagez

La victime - Hôpital de Kumo

Meikyû Kaito
Meikyû Kaito

La victime - Hôpital de Kumo  Empty
Jeu 9 Jan 2020 - 10:58
Suite de cerp


La victime - Hôpital de Kumo  Tumblr_ord4ufeWea1rh9rfqo1_500

LA VICTIME


Un morceau de t-shirt humide en guise de pansement, porté par nul autre que la personne l'ayant mis dans cet état peu agréable, Kaito arrivait doucement aux portes de l’hôpital du village caché des nuages. L'arrogant shinobi toujours à son côté l'empêchant de s'écrouler, sans pour autant le ménager, l'avait aider à se rendre jusqu'à l’hôpital après lui avoir, littéralement, cassé la gueule. Comme si la situation n'était pas déjà assez humiliante de s'être fait démolir sans équivoque par un autre Genin, avoir eu recours à une intervention miracle d'un autre shinobi sans lequel il serait sûrement dans un plus mauvais état encore, il fallait maintenant que ça soit celui-ci qui l'emmène jusqu'au bâtiment pour avoir recours à quelques soins.

Le jeune Meikyû n'aurait pas pu rêver de pire journée depuis son arrivée au sein de l'armée Kumojin. Bien que son agresseur et maintenant ambulancier avait 90% des tords, être rentré dans son jeu et s'être emporté trop rapidement n'était pas dans la nature du jeune homme qui pouvait également sans vouloir d'avoir voulu se mesurer à autrui sans juger d'abord sa puissance. Belle morale, mais trouvée dans la douleur. L'anciennement t-shirt blanc de l'homme aux oreilles de fer était maintenant imprégné de rouge, de la couleur du sang qui coulait de la tête du Meikyû. Après quelques échanges rapides entre l'autre shinobi et le personnel médical, Kaito fut amené dans une chambre seul, alité sans pouvoir normalement se mouvoir.

Les effets de la perte de sang commençait à se faire ressentir, les bruits semblaient lointoin, la vue - déjà bien réduite dû aux gonflements des paupières - commençait à se brouiller petit à petit. Il n'allait pas mourir, la blessure n'était pas si profonde et il se trouvait maintenant entre de bonnes mains, mais sans l'aide de la shinobi inconnue, dieu sait dans quel état Kaito aurait terminé. L'autre shinobi était encore là, comme un charognard qui guettait que sa proie passe l'arme à gauche pour se délecter de sa chair. Le Meikyû ne le voyait presque pas, mais il pouvait dorénavant sentir sa présence malsaine et arrogante à ses côtés. Intriguant pour une ordure de son espèce d'avoir fait le déplacement jusqu'ici et ne pas l'avoir abandonné sur le bord de la route une fois la colline de l'Assemblée calcinée descendue. Il restait tout de même asser de force au Meikyû pour lui adresser ces quelques mots, d'une voix tremblante mais on ne peut plus sérieuse.

-"T-tu compte me regarder crever? M-merci de l'aide mais tu peut partir maintenant."

Quelle humiliation, mal vécu par le Meikyû qui continuait d'employer un ton agressif envers l'homme en fer, qui pourrait une nouvelle fois sortir de ses gonds.

Spoiler:
 

_________________
La victime - Hôpital de Kumo  9oyr
Aditya <3


xoxo:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t7637-meikyu-kaito-termine http://www.ascentofshinobi.com/t8239-a-la-recherche-du-passe-carnet-meikyu-kaito#68856
Metaru Reiji
Metaru Reiji

La victime - Hôpital de Kumo  Empty
Ven 10 Jan 2020 - 17:54
Transporter votre propre victime jusqu'à l’hôpital, pour éviter qu'il ne crève comme un vulgaire clébard dans le coin sombre d'une ruelle, ça vous faisait réfléchir à vos actes. A leurs gravités évidemment, puisqu'il réalisait qu'en perdant le contrôle de la sorte, il avait pratiquement tué un camarade kumojin. Bien que le camarade en question soit un vrai trou du cul qui méritait de prendre bien plus que quelques tatanes, il n'était pas un tueur de frère d'arme. Pas gratuitement et sans aucune raison valable, en tout cas. Et ce genre de bavures pouvait lui coûter bien cher, l'envoyant au trou pour le restant de ses jours, traité comme un vulgaire criminel. En arriver au même stade du type de personne qu'il détestait tant, ça la foutait mal. Il aurait toujours pu inventer une énormité pour couvrir ses arrières, mais la présence de Yamiko avait définitivement scellé ses options.

Avec un témoin pouvant attester de sa culpabilité, il n'avait pas eu d’autres choix que de sauver la vie de ce boulet. Le pire dans toute cette histoire était que la version officielle jouerait en sa défaveur. Lui irait se plaindre auprès des siens qu'il avait été maltraité par un shinobi indigne de ce bandeau et sa cousine qui ne pouvait pas le blairer irait le discréditer auprès des membres du clan et des gradés du village. Du moins, ceux qui n'avaient pas foutu le camp hors d'ici depuis l'annexion. Déjà qu'il n'avait pas bonne réputation auprès des siens et de ses supérieurs, cette affaire scellée définitivement son sort. Il serait désormais vu comme le sale enfoiré qui a fracassé la gueule d'un de ses camarades Genin. Il n'avait pas fini de se battre pour faire taire les insultes, au contraire celles-ci ne feraient que s'intensifier. Avec un peu de chance, le poète ressortirait d'ici en bon état, sans séquelles graves, ce qui adoucirait ainsi légèrement l'ampleur de la chose.

Roh, mais t'es encore en train de te plaindre sérieux ?! T'es pas mort mon gars ! Alors arrête de chialer sur ton sort et profite de ces quelques jours de repos. Quand tu sortiras d'ici, on ira bouffer un truc tous les deux si tu veux. Me remercie pas, c'est toi qui invite.

Il le gratifia d'un regard noir, Reiji sentait une telle ingratitude se dégageait de ce type que cela en devenait écœurant.

Quoi ? Me regarde pas comme ça, j'suis fauché moi en ce moment !

Le Metaru avait un mode de vie plutôt gourmand en ryos, et ce n'était pas avec ce que payait le métier de ninja qu'il pouvait se permettre d'en gaspiller pour les beaux yeux de cette mauviette. Surtout que des deux hommes ici présents, celui allongé dans un lit d'hôpital semblait manifestement être le plus aisé financièrement. Peut-être qu'il vendait les immondices qu'il osait appeler croquis. Existait-il seulement dans Kumo un être possédant une vision de l'art aussi catastrophique que celle de la victime pour oser lui acheter ses œuvres ? Si tel était le cas, le bagarreur demandait à voir. La rencontre entre deux spécimens aussi rares devait valoir le détour, il s'imaginait bien les observer, une bière à la main, échanger dans un dialogue d’intellectuel, leur vision du monde et de sa société dépravée, décadente. Parlant de boisson alcoolisée, le petit artiste devait être le genre de péteux à boire du vin rouge hors de prix.

Tiens au fait j'y pense, mais je suis censé prévenir Papa et Maman que leur fils chéri a eu un petit accident, ou t'es une saleté d'orphelin dépressif qui noie son chagrin et sa solitude dans l'art ?

Si l'on pouvait réellement appeler ces créations ainsi, mais il se garda bien d'en faire la remarque. L'autre était dans un tel état de décrépitude psychologique qu'un autre tacle à la gorge de cette violence l'achèverait ici-même. Reiji s'affala sur le fauteuil non loin de la fenêtre, toujours dévêtu de son haut, il souffla. Cette journée virait au cauchemar, il avait été forcé d'exposer son torse meurtri par les cicatrices au personnel et résidents de l'établissement et cela n'avait pas été pour lui plaire. Qu'on le regarde comme une bête de foire l'agaçait, l'irritait, et même s'il faisait de son mieux pour ne rien laisser paraître et qu'il en avait l'habitude, le sentiment désagréable qui le prenait aux tripes était chaque fois le même, toujours aussi vif. Tout cela l'avait fatigué, il piquerait bien une sieste en attendant qu'un médecin vienne se pencher sur le cas de la petite victime, ensuite il pourrait foutre le camp.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t7624-metaru-reiji-100

La victime - Hôpital de Kumo

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages :: Complexe scientifique
Sauter vers: