Derniers sujets
Partagez | 

Iwagakure ennuyante ? | LIBRE


Mer 9 Aoû 2017 - 19:26
Déviant deux lèvres charnues de venir embrasser les siennes, les ébats qui duraient depuis plusieurs dizaines de minutes s’éteignirent après une exhortation provoquée par un coup de bassin final tandis que Kôga se laissait chuter de son côté du lit aux draps opalins, de la sueur coulant le long de son échine. Sans demander son reste, n'éprouvant aucun désir de donner ou de recevoir plus d'affection, il enfila son sous-vêtement, puis le hakama carmin qu'on lui connaissait, prenant sur son épaule le reste de ses affaires. Accrochant Andāteikā et sa jumelle à sa ceinture, chose qui était presque un rituel tant il tenait à ce morceau de métal par son obtention et son histoire, il prit la direction du dôjo Nagamasa. Le soleil s'élevant à peine dans le ciel, il n'était pas le genre d'homme à profiter du repos offert par les bras d'une demoiselle ou de Morphée trop longtemps.

Arrivé sur place, il fit comprendre d'un signe de mains aux quelques quidams occupant la place de laisser le champ libre pour qu'il puisse s'excercer pleinement. Déposant le linge suspendu sur son épaule nue dans un recoin, il se mit en place au centre même de la pièce éclairée de quelques rayons de l'astre brûlant entrant par un orifice seulement obstruée par un morceau de verre.

Ses paupières fermées, sa main gauche et principale -bien qu'il soit ambidextre- sur la garde de sa faucheuse d'âme, il entama alors une série de katas dans le plus grand silence, ce dernier uniquement interrompu par le sifflement du métal étranger venant le fendre à une rapidité déconcertante. Enchaînant taille et estoc contre un ennemi seulement représenté en pensée, le Chien Errant semblait dans son élément, preuve en était qu'il passait plusieurs heures par jour à s'imposer ce genre de pratique. Une fois qu'il eut assez éprouvé le fil de la Faiseuse de Tombe, il la rengaina dans un dernier kata semblable au Iai, puis se mit à travailler son enveloppe charnelle par plusieurs exercices qui aurait fait tourner de l’œil les moins vaillants des Iwajins.

Une fois ceci terminé, bientôt arrivé au milieu de la journée, fait prouvé par la chaleur de la boule de feu ayant atteint son zénith, il trempa quelque temps dans la source chaude privée accaparée par la résidence de son clan, qui était pourvu d'une fortune assez imposante pour être indépendant financièrement. Propre et vêtu de sa tenue, Kôga s'en alla arpenta Iwagakure no Satô à la recherche de ce qui pourrait agiter ses sens et agrémenter ses souvenirs de quelque chose de remarquable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Jeu 10 Aoû 2017 - 20:26
~ Prouuuuut ~ le son totalement audible de la délivrance. Assis en tailleur, je ne fais que m'ennuyer au milieu de cet amas de bois et d'outils confectionné de ma propre personne. Une journée totalement vide de sens tant les rues sont désertes. Où sont-ils bien tous passés ?! Ce n'est pas comme si l'on pouvait se volatiliser en pleine journée au beau milieu de Iwa en tout cas je -...

- Qui veut du poisson ?! Du poisson frais chez Robert & Fils c'est ici ! Qui en veut ? Une truie, une morue ? Prix réduits !

Aaaaah ! C'est donc ce con qui fait fuir les rues en gueulant comme le veut la réputation de sa profession. Celui-ci, il va m'entendre ! Descendant de l'étage de mon atelier, je marche d'un air colérique -mais pas pour le moins menaçant, essayant d'utiliser mon regard sombre et travaillé afin de lui faire comprendre qu'il ne faut pas jouer avec moi.

J'ouvre la porte de mon atelier, me dirigeant vers son stand dépourvu d'une quelconque grâce ou même de style. Relevant ma manche, les sourcils froncés et faisant des rugissements -des sortes de " grrrr "- qui accompagnent chacune de mes avancées vers lui. Je me stoppe net, inspirant profondément afin de lui balancer au visage mon plus beau et singulier :

- URUSAAAAAAAIIIIII !
- Quoi ?! Il te plait pas mon poisson ? Il sent le frais !
- C'est toi qui sent le poisson gros débile ! Tu vas arrêter de gueuler devant mon atelier connard ?!
- Répète voir ?!

Il se lève de sa chaise -celle-ci se remit droite, stoppant de supporter le poids de ce géant-, me laissant découvrir notre différence de taille ! Mais je suis un pou, un parasite, un homme qui a des couilles ! Je n'en démord pas ! Qu'il vienne me foutre une raclée, je lui en filerai deux demain ! Je n'ai pas peur *jambes qui trembles* !

Prêt à en découdre nous ne sommes pas loin d'en arriver aux mains. Si une personne veut bien passer dans cette rue et découvrir ce spectacle, elle lâcherait sûrement une pièce pour l'animation -pièce qui me reviendra de droit et je n'hésiterai pas à user de mes pouvoirs pour l'obtenir- ! C'est ainsi que commence une journée chiante et chiante encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 11 Aoû 2017 - 1:50
Lui qui voulait de l'animation, il fut servi d'une certaine façon, même si ce n'était pas ce qu'il recherchait en substance. Arrivant dans une ruelle marchande assez peuplée, son pèlerinage fut interrompu par un homme vêtu d'un bonnet qui semblait aux prises avec un colosse faites de chair et de graisse se tenant derrière un stand de produits venus de la mer qui ne devait pas être de premier choix, tant les kilomètres les séparaient de toute étendue d'eau.

L'odeur confirma sa pensée tandis qu'il arrivait à quelques mètres des deux duellistes l'air de rien, sans exhiber son appartenance au régime militaire. Passant entre eux, l'obèse tenta quand même de frapper son opposant malgré la présence du brun entre sa main et le manieur du Mokuton.

Le civil trouva vite son coup bloqué par l'index et le pouce du sabreur formant une pince qui s’enfoncèrent sans une once de compassion dans son membre potelé, tandis qu'il tournait son visage pour être face à lui, la moue surprise du vendeur de crustacés se figeant devant le rictus carnassier du natif de Uzu no Kuni.

« T'es attardé ou quoi ? » lâcha-t-il dépité, regardant tour à tour ses deux nouveaux amis. Pourquoi avait-il fallu qu'il soit assez bête pour tenter son coup à ce moment précis, alors que Kôga serait sorti de son champ d'action quelques dizaines de secondes après.

Peu enclin à croire à un coup de la destinée, il se contenta de repousser l'homme en surpoids via la prise qu'il avait sur lui, ce qui le fit tituber en arrière pour au final tomber maladroitement sur les produits qu'il vendait, une truite giclant de son étalage pour finir son vol plané dans la face du troisième quidam, cible initiale de la mandale de forain.

Son regard se porta sur la victime de l'assaut maritime, qui lui arracha un sourire. « Effectivement, ça m'a pas l'air très frais tout ça. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Ven 11 Aoû 2017 - 14:41

Ce poissonnier a le don de me taper sur le système ! Pour qui se prend-il à gueuler devant ma magnifique charpenterie et se croire tout permis quitte à me menacer physiquement en se levant ?! Quoique... il fait une bonne taille tout de même ! Il a été nourrit au lion dans son adolescence ou quoi ? Je n'ai aucune chance ! Mais n'oublions pas ! Je suis un Shinobi ! La crème de la crème du village d'Iwa Gakure No Sato ! L'avenir de ce monde ! L'utilisateur de techniques légendaire ! Je ne peux plus reculer ! Je ne peux pas avoir peur ! JE NE PEUX PAS FUIR ! Quitte à lui démolir la tronche avec mon don et transformer cette poutre en statue de bois, je vaincrai l'adversité !

Mes jambes cesses de trembler alors que je fais un pas vers ce géant de chair pour lui coller la dérouillée du siècle : un viol en place public ! MAIS SOUDAIN ! Wow ! Voici qu'un inconnu au bataillon s'avance pile au moment où j'allais me prendre la torgnole qui m'aurait tué sur le coup. Ni une, ni deux, il stoppe net l'attaque avec deux doigts, avant de l'envoyer valser dans ses stands.

D'un regard ébahi, j'admire cet homme, qui vient de me tirer une sacrée épine du pied, je ne peux que lui être reconnaissant pour son acte : mais je dois tout de même garder ma fierté... face à l'utilisateur de la technique des deux doigts.

- Comment z'avez fait ? Est-ce la fameuse prise du doigt Mushi dont on conte les légendes ? Ce " Vlam, Boom " était impressionnant ! Mais...

Je ferme alors les yeux, aiguisant un sourire très frimeur et me dirigeant vers ce gros sac de patates allongé comme une crotte essuyée sur un trottoir. C'est alors que je lui donne une série de coup de pied dans la jambe, de manière très... efféminée dirons-nous : " tiens ! Tiens ! Prends ça ! Et ça ! Tu ne viendras plus chercher les noises à Gin le Charpentier ! Tiens encore ça ! " Piouuuuf ! Ça défoule. Mais revenons à nos moutons. Je me tourne vers l'inconnu et tout en le pointant du doigt, j'affirme ouvertement :

- Heureusement pour sa tronche que z'êtes là ! Sinon, c'serait mal passé pour sa poire à c'gros sac !

Minute papillon. Qui est cet homme et que fait-il par ici ? Que veut-il ? Un créancier ? Un agent des impôts ?! Merde, j'ai retiré trois ryôs de la caisse aujourd'hui ! Je suis dans la merde. Vite ! Les jambes écartées n'importe comment, je me mets en garde -très approximative-.

- Et vous z'êtes qui ?! Un créancier ?! D'la mafia ?! Que voulez-vous ?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 11 Aoû 2017 - 15:28
Continuant d'observer l'autre homme d'à peu près son âge qui n'avait pas réagi le moins du monde à l'attaque aérienne infligée par la poiscaille s'étant écrasée sur son faciès, il l'écouta à moitié déblatérer ses inepties sur la façon dont il avait fait perdre l'équilibre à l'olibrius grassouillet. Se demandant si l'artisan au couvre-chef blanc était sérieux ou sarcastique, il le regarda frapper l'homme sonné avec le peu de force dont il disposait.

« J'ai l'impression que tu t'affoles un peu, c'est pas grand chose. J'dois en déduire par la force de tes coups et ton comportement que tu n'es pas un shinobi... ? » Celui qu'il avait face à lui pouvait très bien être un simple civil à l'instar de l'ami mi-homme mi-porcin qui servait à ce moment même de mannequin d'entraînement à 'Gin le charpentier', appellation dont il venait de se pourvoir, le renseignant un peu plus sur son identité sans même s'adresser à lui.

Tenté de couper l'index accusateur tendu vers lui, il se ravisa au vue de la paperasse et des remontrances qu'il devrait subir et laissa le menuisier s'exprimer. « Tu penses ? Vu ta constitution, t'aurais pu douiller si il t'avait touché. Tu m'en dois une. » Souriant légèrement d'un air mauvais, comme pour indiquer qu'il était bien sérieux à la diction de sa dette, il jeta un coup d’œil derrière Gin et observa la boutique, qui, a en observer le contenu, semblait lui appartenir.

Paranoïaque, il dût bientôt faire face à une mise en garde approximative dans laquelle il pouvait apercevoir une multitude d'ouvertures. Conscient que cela ne lui offrirait aucune adversité et donc par extension aucun défi, il déclina la possibilité de jouer le jeu et roula simplement des yeux, comme pour se moquer du ridicule de la situation.

« Si j'étais un créancier, je t'aurais d'abord laissé prendre la mandale puis je me serai servi. J'suis juste un Iwajin que vous venez d'déranger avec vos conneries d'bonimenteurs. Maintenant quitte cette position ridicule, et allons vaquer à nos occupations à défaut de meilleur programme. »

Peu patient, il ne voyait pas l'intérêt de rester dans cette ruelle à se donner en spectacle, quelques personnes s'étant arrêtées par curiosité, propre à chacun d'entre nous. Peux-être, se disaient-ils, qu'ils allaient assister à une rixe ou quelque chose du genre, mais malheureusement, cela n'avait pas lieu d'être.

Que pouvait-il bien arriver maintenant qui justifierait la présence de Nagamasa Kôga ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Ven 11 Aoû 2017 - 18:21
Oh le saligaud ! Il m'humilie ! Il se croit supérieur ?! Okay, ça valse du ténébreux pour envoyer voler ce sac de frappe -qui au passage a bien failli m'écraser au vol- était impressionnant... mais insinuer que je ne suis guère un Shinobi ? Que je suis inintéressant ?! Que je suis faible, prêt à mourir à la moindre difficulté ?! Par saint Uchiyamada, ça non ! Je refuse d'entre dire de tel sorbet à la fraise sortie tout droit de la bouche de cet inconnu aux chevilles plus gonflées que ce tas de fumier étalé sur le sol.

- J'ai l'impression que tu t'affoles un peu, c'est pas grand chose. J'dois en déduire par la force de tes coups et ton comportement que tu n'es pas un shinobi... ?
- ???!
- Tu penses ? Vu ta constitution, t'aurais pu douiller si il t'avait touché. Tu m'en dois une.
- ???!

- Si j'étais un créancier, je t'aurais d'abord laissé prendre la mandale puis je me serai servi. J'suis juste un Iwajin que vous venez d'déranger avec vos conneries d'bonimenteurs. Maintenant quitte cette position ridicule, et allons vaquer à nos occupations à défaut de meilleur programme.
- ???!

Trois réponses au tac au tac, qui m'ont laissé sur le cul -fort heureusement les portes sont fermées-. Ce vil personnage me sous-estime et m'abaisse. Je me dois d'entrer dans son jeu d'esprit par fierté et lui prouver que je suis un homme plus malin que lui, que dis-je, infiniment plus malin et intelligent même. Posant deux de mes doigts sur mon menton, je fais mine de réfléchir un instant, l'air agacé.

- Avant d'partir, laissez moi réfléchir un instant... suis-je un Shinobi hein... ?

Je fléchis légèrement les genoux n'exécutant qu'un bref mudra venant faire pousser depuis le sol un pilier de bois, servant d'appui à mon maigre derrière pour m'assoir -en tout bien tout honneur, n'y voyait aucune allusion-. C'est donc une réponse sarcastique que j'offre à cet homme, semblant vouloir reprendre sa route. Mais bien moins l'idée de moi de le laisser s'en tirer ainsi.

Cherchant à entrer dans son jeu de l'esprit et du plus bête -chose que je vais sans doute remporter haut la main-, je fais mine une nouvelle fois de réfléchir de manière agacée, venant de temps à autre, me gratter le front pendant mon intense -et fausse- réflexion. Je ne dois rien à cet individu des plus lugubres.

- J'aurai très bien pu m'en sortir seul m'voyez ! Et ma position n'est en rien ridicule, c'était bien évidemment pour jauger vot'niveau ! J'vois que z'avez l'oeil d'ailleurs.

Je raconte un peu des bobards ! Mais qui joue au plus malin s'y frotte et qui s'y frotte s'y colle ! C'est bien sûr une métaphore qui ne veut rien dire, mais ça fait styler.

- Alors, z'êtes qui ?!

Dis-je d'un air inquisiteur ! Je veux connaître son identité, savoir si cet homme est un peigne zizi ou quelqu'un d'important. Il me parait intriguant et mystique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 11 Aoû 2017 - 19:22
Alors qu'il était sur le départ, sa trajectoire fut interrompue par quelques mots fusant en sa direction qui l'interpellèrent. Répondant à son accusation de n'être qu'un vulgaire pékin, il se mit à composer des signes ninjas pour lui prouver son tort, ce qui eut pour effet de faire germer du sol un morceau veineux ressemblant à du chêne sur lequel il posa son postérieur. Son ton narquois ne lui inspira, comme son action, que peu d'émotions positives bien qu'il venait de prouver être possesseur, en plus de manier le chakra, d'une affinité combinée, le Mokuton.

Il n'en connaissait pas plus qu'un autre les aboutissants, mais il savait cette nature rare et transmise par la lignée, à ne pas sous-estimer. Toutefois, son possesseur, à tort ou à raison, ne lui inspirait aucune crainte. Se donnant un air penseur, le sabreur haussa un sourcil, comme pour souligner que ce petit cinéma ne menait à rien de bien probant.

« Disons que tu as raison, c'est pourtant moi qui suis intervenu. Et mon temps ne se troque par contre une simple démonstration, surtout qu't'as abimé le pavé. » L'état des routes étant le dernier de ces soucis, lui souligner qu'il allait devoir réparer ses propres dégats le fit sourire narquoisement.

Partagé à l'idée de lui répondre ou d'ignorer sa demande, il se résigna à continuer ceci faute de mieux prévu dans son agenda. Bien que Jônin, il lui arrivait d'avoir des périodes creuses, qu'il occupait généralement à la collecte d'informations ou à l'exploration. Aujourd'hui, il devrait se contenter de Gin.

« Kôga. J'suis un 'shinobi', comme toi. Enfin, comme toi... Tu m'as compris. » Il aurait fallu qu'il fasse des guillemets avec ses doigts -ce qu'il évita- pour surligner son propos et l'once de mépris incorporé tant son intonation transfigurait sa pensée. Se mettre sur un pied d'égalité était une chose difficile pour lui, encore plus quand il s'agissait de ce genre de personnes foncièrement différente. « J'te retourne pas la question, Gin le charpentier. » Appuyant sur le mot charpentier comme pour indiquer que sa profession principale n'était pas les arts ninjas, il fit craquer sa nuque puis avança de quelques pas vers les créations de l'homme en passant à côté de lui sans même le regarder. Il avait l'air, au moins dans sa vie civile, capable de certaines prouesses.

S'il devait parier il l'aurait sûrement dit Genin, ou peux-être Chûnin ayant un potentiel bien caché. Laissant son regard courir un peu partout, l'attroupement commençait à se disperser et le gros lard allait bien finir par se lever, repu ou demandeur d'un deuxième round, sans que Kôga ne prête attention à ses actions, trop occupé à juger le travail devant ses yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Ven 11 Aoû 2017 - 20:25
Et bim ! Ça t'embouche un coin ça hein mon couillon ? Tu vois tu n'es pas le seul à être doté de capacités extraordinaires. Ma maîtrise du bois est sans nul autre pareil, un vrai pro, un vrai surhomme ! Un enfant de Dieu, sans conteste. Même si ce noeunoeu ne semble pas être du même avis, mais qu'importe, je suis unique -surtout pour ce village-.

Et le v'là qui me parle d'un pavé ! Sérieux ?! Ceci est fait devant ma boutique alors c'est moi qui a droit de vie ou de mort sur ce putain de pavé ! D'ailleurs qui a eu l'idée de faire des routes de pavés ? Qui est ce con, je veux un nom tout de suite !

M'enfin pour ne pas nous éloigner du sujet, je le vois fanfaronner et exhiber de manière nonchalante sa supériorité. Il est peut-être fort, mais en tout cas il a une grosse tête, même pas sûr qu'il puisse passer la porte de l'atelier celui-ci. Et ainsi donc, après un interrogatoire mené à la baguette, il déclare son nom. Prévisible l'animal -frime plus ultra-.

- Kôga ? Juste Kôga ? Z'êtes orphelin ou sans famille, ou quelque chose du genre nan ? Moi c'est Nageyarina Gin, comme vous l'dites j'suis charpentier, le meilleur d'ce village et qu'porte c'monde, admirez les œuvres d'arts derrière moi ! dis-je d'un ton tout à fait démesuré, frimeur et sans conteste un poil hypocrite.

Il se contente de se déplacer, regardant à droite puis à gauche et je le laisse faire. Je le suis du regard, en y ajoutant quelques commentaires de ma personne : " pas mal hein ? " " Oh ça c'est du bois de qualité sur mesure ! " " Vous trouverez pas mieux " " Tout fait à base du bois de mon don que j'vous ai montré taleur ! " Fin... je l'harcèle de parole tandis que le gros lardon se réveille. Voyant un potentiel client, je n'hésite pas une seconde à prendre la poutre que j'avais fait sortir du sol plutôt et BAM ! Un bon coup dans la tronche du poissonnier qui se rendort aussi tôt.

- Si vous souhaitez obtenir quelque chose fait de bois -une maison, une pièce, des meubles ou autre- j'suis prêt à faire un prix parce que vous z'êtes mouillé pour moi et que j'vous en doit une *fait les guillemets avec ses doigts*.

Je tente de marchander comme un chef qu'il loue mes services, alors que je m'assois sur le ventre du gros lard, regardant ce Koga admirer mon art et mes oeuvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 11 Aoû 2017 - 21:47
Peu affecté par le jugement du manieur de bois, il n'en faisait comme habitude que peu pour essayer de partager ou même comprendre ce qu'il pouvait ressentir ou espérer de lui. Seul comptait son propre avis et ressenti, chose qui prouvait malgré son expérience et sa solidité une certaine immaturité. Après tout, Kôga n'avait pas encore atteint les vingt ans et la vie lui réservait encore d'être molesté jusqu'au point que sa psyché en soit affectée.

L'homme avait l'air de ne pas se gêner pour se vanter de ses talents dans la création de divers artefacts liés à son pouvoir, ce qui ne lui déracina pas son sempiternel rictus, comme pour se moquer qu'il ne puisse mettre de prime abord ses compétences ninjas avant celles-ci.

« Nagamasa Kôga. J'ai bien quelque chose qu'on pourrait rapprocher d'une famille. Un clan tout du moins. En disant cela le ninja supérieur ne cherchait pas à prouver -pour une fois- sa supériorité via sa parenté, trouvant le droit de naissance nul quand il fallait comparer deux hommes. De l'art hein ? »

Cette notion était assez abstraite à ses yeux et il ne prêtait que peu d'attention à ce genre de nourriture pour l'âme, la sienne se rassasiant de mets plus sanglants.

Voguant à travers diverses pièces de mobiliers, il était indéniable que tout ceci était de bonne facture bien qu'il ne soit pas un spécialiste de ce domaine. Cela semblait tout de même assez résistant pour ne pas se briser après un coup, chose qu'il vérifia d'un mouvement du plat de son poing sur une table, coupant la parole à Gin qui l'affublait de ses phrases de vendeur de babouches avec assez de force pour le faire sursauter.

Peu après, la victime de Kôga fut bientôt celle de Gin qui profita qu'il soit sonné pour un coup fatal armé de son petit poteau de bois, le crâne résonnant à l'encontre de ce dernier sans détourner notre samurai de sa visite bientôt terminée.

« J'ai déjà de quoi faire mais s'il faut je n'hésiterai pas à faire valoir ce jour comme monnaie trébuchante. » Regardant de haut celui qui venait de s’asseoir plus à cause de la position qu'il venait de prendre sur le ventre du poissonnier trapu que par snobisme, il revint dans la ruelle, une main dans sa poche et l'autre près de la garde de la Fossoyeuse.

Iwagakure était un endroit propice au commerce mais c'était une facette austère qui n'éveillait au natif de Uzu no Kuni, à tort ou à raison, que peu de sentiments. L'argent était une valeur importante mais sa lignée et son métier ainsi que son rythme de vie spartiate ne lui donnait que rarement l'occasion d'en profiter pleinement.

Diamétralement opposés, il résidait entre les deux entités un fossé de puissance comme d'opinion, ce qui pouvait amener à bien des choses qu'il ne soupçonnait peux-être pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Ven 11 Aoû 2017 - 23:40
Qu'est-ce que j'entends ?! Nagamasa Koga... mon Dieu ! Ça ne me dit rien du tout, pas un pet ! Qui est ce lugubre personnage ? Feintant un instant la compréhension, je ne cesse de chercher dans mes pensées où j'ai pu entendre ce nom. Il me semble que c'est une famille assez connue, mais je n'en suis pas sûr, mieux vaut s'en méfier.

- Nagamasa... cela me dit quelque chose... dis-je en apposant deux doigts sur mon menton en réfléchissant.

Il semble s'intéresser à mon art, après tout je le comprends : on reconnaît les mains d'or que je possède et mes capacités uniques ! Il ne peut être qu'ébahi par mes créations. Je le regarde d'un air inquisiteur, surveillant ses faits et gestes. Je me demande même si je pourrai le surprendre ; il semble être un homme très peu sur ses gardes quoi qu'il en soit.

Il refuse donc mon offre, quelle immondice ! Comment ce fils de famille -peut-être aisé- ose t-il refuser l'offre du meilleur charpentier que porte ce monde ? C'est une honte considérable. J'en ai ma claque que se type ne me respecte pas ! Je vais devoir lui en mettre plein la vue et lui faire comprendre que dans mon atelier c'est moi le chef !

- En tout cas sachez que j'suis l'un des meilleurs artisans qu'porte c'monde. Comprenez mon don me permet d'créer d'choses résistantes, rapidement et d'très bonne qualité et ce qu'importe la complexité ! Il m'suffit d'une bonne imagination et d'une bonne image -vous devriez raviser l'offre-.

Quel art commercial ! Je marchande ça comme un chef, je ne suis que l'apogée d'une profession utile et très noble. Je suis au moins aussi classe que ce gugus, peut-être pas en matière de puissance, mais au moins en matière d'influence ! Alors Monsieur Koga, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 12 Aoû 2017 - 2:56
Il était évident que pour tout Iwajin un minimum informé, ce nom sonnait familier puisque c'était d'abord le clan dont provenait l'actuel chef des armées du Triumvirat. La famille était aussi assez célèbre depuis sa migration à Iwagakure no Satô, leur dextérité au sabre et leur puissance grandissante faisaient d'eux une faction à considérer dans les jeux politiques actuels auxquels il ne se mêlait pas pour autant.

« Je veux bien te croire, cependant je privilégie de façon systématique la voie des shinobis à celle du négoce, bien que je dois admettre que pour une métropole comme celle-ci, cela doit sûrement être très utile. » Par là, il espérait lui faire comprendre que même s'il était capable de tirer une caravelle de ses deux paumes, le sabreur n'en avait aucune utilité.

Alors qu'il allait entre-ouvrir ses lèvres pour continuer sa tirade, se sentant d'humeur à déblatérer d'autres indices quant à sa façon d'appréhender la réalité de ce climat, une escouade de Chûnin passa entre eux, gênant la vue sur son partenaire de conversation.

« Oï, Nagamasa-san. Rien à signaler ? » Lui adressa un homme à la chevelure blonde, sa chevelure sortant par gerbes de son bandeau frontal surmonté d'une casquette bien vissée sur son crâne. « Circulez. » Assez sèchement, il fit déguerpir la petite troupe sans vraiment essayer d'expliquer le chahut, s'évitant ainsi une personne de plus à lui rabâcher des inepties.

Se retournant vers Gin, il chercha une raison de ne pas se mouvoir directement vers sa demeure pour se restaurer. C'était une rencontre fortuite qui ne lui apportait qu'un contact dans le domaine de la menuiserie, ce qui semblait étonnamment peu utile.

Sa patience s'effilait petit à petit dans le brouhaha ambiant, et tenir au milieu de la cacophonie lui demandait un self-control qu'il allait finir par perdre. Ce n'était pas dans son habitude de discuter avec des inconnus sans raison, mais se sociabiliser ne pouvait après tout pas lui faire de mal.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Sam 12 Aoû 2017 - 11:00
Quoi ?! Vous voulez me dire que cet homme fait partie de la famille Nagamasa ? La même qui a un enjeu dans la situation du village et qui est dirigée par un homme possédant un siège au triumvirat de Iwa ? Je comprend maintenant, cela explique en tout l'expression sûr et confiante de ce sinistre personnage. C'est sans compter mon esprit de reflexion, que mes pensées s’entremêles. Cet homme, possède de hautes relations -ainsi qu'un très bon niveau de pouvoir-, comme le témoigne le fait qu'il puisse faire dégager une troupe de chuunin d'un simple mot.

Si je pouvais avoir un contact parmi le triumvirat il est évident que mon art et son utilité en serai révélé. C'est ainsi donc que je réfléchis au tenant et aboutissant de cette nouvelle rencontre. Malgré mon air idiot voulu et mon style nonchalant, il n'est pas très vrai que je sois bête par nature : je préfère ne pas montrer mes capacités intellectuelles afin que l'on me fiche la paix avec ces histoires shinobiesques pour le moment, afin que je puisse me concentrer sur mon travail manuel.

- J'n'avais pas compris qui z'étiez, Nagamasa-san. Ou Sama ? J'ne sais plus, il y a tellement de terme pour les supérieurs qu'j'ai du mal à m'y retrouver. Quoi qu'il en soit, vous faites partie de la même famille qu'cet homme qui possède un siège au tirumvirat n'est-ce pas ?

Mettant mes mains dans mes poches pour signifier un acte et un désir pacifique, je m'avance légèrement vers lui afin de lui faire une requête légitime et sincère.

- J'souhaiterai l'rencontrer et avoir une audience avec lui, si vous voulez bien m'aider.

Au premier abord, ce Koga peut penser qu'il s'agit d'une vaste blague, d'une futilité comme une autre, mais après mûre réflexion, il s'agit bien évidemment de faire part d'une demande sérieuse envers celui siégeant au triumvirat et j'en appel à un membre de sa famille pour avoir cette opportunité. Je me doute seulement que cela ne se ferai jamais sans condition ou ristourne sur quelque chose, mais si j'ai moyen d'essayer, autant le faire.

Après tout, j'ai trouvé une utilité conséquente à mon don qui m'a permit de gagner ma vie et ce de manière trésorière ou sociable. Alors pourquoi ne pas mettre ce don en avant et le partager directement avec le village afin d'agrandir son utilité ? C'est une idée qui me passe en tête depuis un long moment maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 12 Aoû 2017 - 18:20
« Utilise le suffixe que tu préfères, c'est pas très important. Et c'est exact, tu parles de Chôgen, mon frère. » À appellation de son frère, il leva les yeux au ciel sans réel but autre que de penser, le ciel bleu dessinant à l'encre nuageuse diverses formes qui lui rappelait les cumulus du pays du Fer.

Il put remarquer qu'en prononçant sa dernière phrase, le langage corporel de Gin autant qu'oral s'était réorienté et que celui qu'il avait pris pour un simple civil jouait un rôle, ou du moins cachait une partie de sa personnalité et de ses capacités. Le bout de bois sorti de terre plus tôt n'était certainement pas son maximum, et pour se permettre de lui demander un rendez-vous avec son aîné après avoir compris qui il était, le charpentier était ou définitivement stupide ou un peu plus que ce qu'il laissait paraître.

« Je fais pas dans le bénévolat, va falloir que tu te débrouilles comme un grand. J'ai pas de temps à perdre et mon frère non plus. » Bien qu'il n'avait rien contre son interlocuteur, l'amener au membre de son clan était bien trop demander, chose qu'il refusait pertinemment. Peu curieux de savoir ce qu'il avait à demander au chef militaire d'Iwagakure no Satô, Kôga se contenta de balayer d'un revers de main les espoirs de rencontre du charpentier, sans pour autant lui donner de pistes.

S'il désirait vraiment une entrevue, il saurait se débrouiller par lui-même et se montrer assez méritant pour l'obtenir. Soupirant bruyamment, il tourna alors le dos à Gin, et leva une main au-dessus de son épaule comme seul signe de salutation, commençant à marcher vers le centre névralgique du village. Le Jônin n'avait pas grand chose à faire mais entre discuter et reprendre l'entraînement le choix serait vite fait. De plus, une idée lui trottait dans la tête depuis quelques temps et il allait la mettre en application, à défaut d'autre chose. Peux-être changerait-il d'avis sur la route ? Les envies éphémères étaient nombreuses chez le Yaken, mais celle-ci avait le mérite de se promettre amusante.

Il retiendrait de Gin l'image d'un homme particulier, assez stupide de prime abord mais suggérant plus par la fin de leur discussion. Kôga n'oublierait pas de lui rendre visite si d'aventure il requérait un travailleur du bois, bien que dans sa vie personnelle s'offrir des meubles lui semblait d'un ridicule affligeant.

Pour Iwagakure cependant, un homme capable de produire en quantité bateaux et autres balistes pourrait éventuellement se révéler crucial, mais ce n'était pas le Nagamasa apte ni désireux à prendre des mesures dans ce sens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t763-yaken-koga

Dim 13 Aoû 2017 - 10:32
- Je vois.

C'est d'un sourire que je réponds à son refus. Observant l'homme agir, je le scanne de manière hargneuse, tentant de comprendre chacune de ses réflexions, de ses tocs et ses tics. De ma poche, je sors un paquet de cigarettes, prenant une d'entre elle, je l'allume, ne faisant que l'écouter. Et au final, le voilà qu'il part : disparaissant comme il est venu. Il me laisse néanmoins un petit adieu d'une main tendue par-dessus son épaule, sans même se retourner.

Souriant une nouvelle fois, je tire sur ma cigarette tenue par mes deux lèvres, relâchant la fumée entre celle-ci après un court instant, on entendit plus que le bruit de mon souffle parcourir l'air. Cet homme, ce Koga, reste quelqu'un de malin malgré l'apparence qu'il arpente. Son attitude désinvolte, celle affichant un homme renfermé ne montre là qu'un terrible ennuie du quotidien ; preuve d'un esprit supérieur. Il ne me fallut que peu de seconde pour le comprendre : nous sommes pareils. C'est dans cette optique, que je m'occupe chaque jour grâce à ma profession, ne laissant aucune place à l'ennuie.

Je retiendrais de lui à l'avenir, quelqu'un de spécial et d'unique. C'est pour ça que je garderai une place dans mon cerveau pour cet individu : repérer les personnes uniques et spéciales, c'est la meilleure façon de s'amuser en quelque sorte. Jetant ma cigarette au sol et l'écrasant du pied, voilà que ce gros lard se réveille demandant ce qu'il s'est passé. Le regardant d'un air supérieur, je me contente de lui mettre un coup derrière la nuque afin de le rendormir, me dirigeant vers mon atelier.

- Il ne s'est rien passé de spécial *sourit*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Iwagakure ennuyante ? | LIBRE

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Cœur commerçant
Sauter vers: