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Rendez-vous en terre inconnue | pv Benkei


Mer 9 Aoû 2017 - 22:23
Dans l'ombre de l'anonymat, car il fut toujours plus simple d'émettre rumeurs et hypothèse quand la personne concernée n'est pas prête à vous répondre du tac au tac, il se disait que les libertés que s'accordait le dernier des Nagamasa n'étaient possibles que de part son lien de sang avec Chôgen, partie prépondérante du Triumvirat chargé -aux yeux de Kôga- de la partie la plus importante qui incombe généralement à un Kage ; l'armée. Que serait Iwagakure sans cet aspect belligérant ? Rokkusu.

Toujours était-il qu'ils oubliaient que depuis que le pays de la Terre avait développé son propre village caché et que le jeune homme insolent avait obtenu sa promotion de ninja supérieur, si ce n'est avant cela, il n'avait eu de cesse que de n'en faire qu'à sa tête et de défier l'autorité pour agir en tant qu'électron libre, bien que ses missions furent toujours un succès. Là était toute la subtilité du comportement du Chien Errant ; sachant bien dans quoi il était embarqué en tant que Jônin, il remplissait soigneusement ses obligations, sans se priver de s'en imposer à lui-même.

Et c'est dans cette optique exacte que le shinobi avait quitté les murs de sa patrie pour prendre la route de cet énorme contrée sinueuse couverte de monts, collines et pentes escarpées. Prêt à en découdre, amasser des informations pour les ramener au fief ou rencontrer des étrangers semblait plus amusant que de rester cloîtré dans l'espoir d'une éventuelle mission.

Le plat de ses sandales couvert de terre, c'est confiant qu'il arpentait sa terre d'adoption, son apparence laissant présager quel type d'homme il était et ses activités en ces lieux. Après plusieurs jours de marche où il ne croisa que peu d'animosité, les autres hommes sur son chemin n'étant que marchands ou patrouilles, il arriva bientôt à la frontière proche du Pays de l'Herbe.

L'endroit se fondait entre les éléments, terre et eau, argile savamment liée donnant à ce paysage une teinte d'un bleu souillé. Dans la région, l'autorité d'Iwa ne faisait pas office de loi, les natifs de Kusa se targuant d'être auto-suffisants, bien qu'ils vinrent parfois réclamer l'aide des shinobis du pays d'accueil de notre sabreur. C'est dans une auberge près de la ligne 'imaginaire' séparant les deux entités, une seule pourvue d'une armée, que Kôga s'autorisa une pause, une oreille attentive traînant entre les conversations animées. Certains se plaignaient, d'autres se vantaient, parfois de crimes et d'autres de bonnes actions.

Face à son verre à moitié rempli, ne portant aucun signe d'appartenance à la hiérarchie militaire du village caché de la Terre, seules les deux gardes de ses donneuses de mort trahissait sa propension et connexion au monde Shinobi. Certains lui jetèrent des regards interrogatifs mais bientôt il se fondit dans la masse, toujours à la recherche de quelque chose de probant qui réveillerait son appétit insatiable pour l'action.
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Lun 14 Aoû 2017 - 2:18

- Rendez-vous en terre inconnue -


Dans une partie de la forêt non loin de la ville d’Iwa, un sanctuaire fut bâti par une caste antique de nomade et chaman parcourant le monde depuis des temps immémoriaux, et d’après-certain de leur membre, bien avant l’avènement du chakra et l’arrivé de l’ère des mercenaire shinobi. Ce sanctuaire de modeste de taille a été bâti pour honorer l’arbre millénaire et fut édifier autour d’un arbre à la sève possédant des vertus thérapeutiques, c’est justement grâce à cet arbre et ce sanctuaire érigé tout autours que naquit un nouvel écosystème propre à la forêt où se situe la bâtisse. Cette faune rare qui séjourne désormais près de la pagode est l’un des trésors gardé par notre protagoniste, Kagehisa Benkei. Alors que sa caste de Manshin-musas est nomade et donc très peu voir jamais présent pour garder ce lieu, la tache de gardien fut donné au jeune Shinobi, ainsi, son rôle lui demandais de protéger le temple, l’arbre, mais aussi la faune et la flore y vivant. Malheureusement, puisque cet endroit abrite des espèces rare d’animaux, cela créer des envieux, un jour alors que le sauvage rentrait d’une mission, il vu à l’entrée de son temple d’énorme traces de sang qui jonchait le sol de son lieu de culte, en y enquêtant, il découvrait que des brigands, sûrement des braconniers, avait tué des bêtes sacrée pour le chaman, une hérésie qu’il voulait leur faire payer, étant le gardien de ce lieu et de cette forêt, il ne pouvait pas laisser impuni cet acte malveillant.

Le Manshin étant un chaman guerrier et un ancien nomade, et même sauvage, il savait comment traquer des êtres humains imbéciles qui ne savaient probablement même pas couvrir leurs traces. Après des jours de traque et de recherche intensive dans tout le pays, Benkei avait réussis à retrouver leur trace vers une ville non loin de la frontière entre Tsuchi no Kuni et Kusa no kuni. Deux hommes âgés entre la vingtaine et la trentaine de taille moyenne et possédant une faible carrure, le tribal n’avais qu’une idée en tête, les agresser et les dépecer vivant, les faire souffrir le plus longtemps possible afin de leur faire regretter ce qu’ils avaient commis, mais bien que son envie malsaine dominait, quelque part au fond de lui, il savait que quelque chose n’allait pas dans son raisonnement, les hommes qu’il épiait depuis quelques heures ne pouvait pas avoir commis cet acte à deux seulement, leurs faibles constitutions ne leur aurait jamais permis de venir à bout des animaux qu’ils avaient braconné, quelque part devait se trouver d’autre personne de leur groupe, mais comment les trouver ? Se disait-il, car les dernières traces l’avaient emmené à cet endroit précis et seul ces deux personnes étaient présentes. Il y avait toujours l’option de la torture, mais il aurait fallu qu’il les capture vivant et les kidnappe dans la ville, à l’insu de tout le monde, ce qu’il ne pouvait pas commettre au risque de donner une mauvaise image des shinobi d’iwa, il élabora un stratagème finement imaginé, il allait devoir être discret et bon menteur et son plan serait ingénieux, enfin, c’est ce qu’il pensait.

Les deux hommes firent halte à la taverne du village, le plan du Shinobi était le suivant, feindre de les connaître, se lier d’amitié avec eux puis espérer que les deux zigotos l’emmènent à l’endroit où se trouverait le gros de leur groupe, mais surtout, dans un endroit isolé. Cependant, Benkei ayant longtemps vécu à l’air libre de la nature et non dans des structures sociales comme des villages, il ne connaissait que très peu tout ce qui s’apparentais a des lieu de beuverie, autant vous dire qu’il ne connaît pas vraiment ce qu’est l’alcool. Il entrait donc dans cette taverne le plus naturellement possible mais malgré cela, son accoutrement atypique lui valut le regard acharné de quelques personnes, les ignorant et ne sachant où se mettre dans cet endroit, Benkei fixa alors ses deux cibles puis souriait a toute dent tout en s’approchant d’eux « Mais je vous connais ! Mon groupe de marchand a déjà travaillé avec le vôtre me semble-t-il ! » Criait-il vers les deux hommes qu’il chassait il y a peu. Les deux énergumènes en question se regardaient longuement avant que l’un deux ne lui rétorque « D’solé m’sieur mais vot’ face ne nous dit rien » Benkei feignait de les connaître tout en insistant et cela payait, ils invitaient le chaman sous mission de couverture, pensait-il, à les rejoindre et qu’en l’honneur de leur ancien commerce payait leur boisson à notre cher ami. Alors que les trois discutaient longuement de leur prétendu commerce, Benkei qui trouvait la boisson peu bonne et très douloureuse pour sa gorge, ressentait rapidement que ces gestes et paroles était de moins en moins contrôlé, avait-il trop bu ? Non, seulement quelques gorgées de l’alcool maison de la taverne, qui certes était fort, mais n’aurais jamais pu assommer un homme si vite. Le Manshin qui était peu voir jamais habitué à l’alcool fit sa première expérience d’état d’ébriété, il regardait son unique verre en mains avec un étrange regard avant de dire à ses deux nouveaux amis « Ce breuvage est bien étonnant, son goût est infecte, mais je me sens si biennnn » disait-il tout en tanguant sur sa chaise. À peine quelque minute suivant, l’homme ne se contrôlait plus du tout.

- MAIS VOUS COMPRENEZ RIEN ! *Burp* CHOGEN EST TROP BÊTE DE LAISSER LES DEUX AUTRES AVOIR DU POUVOIR ! *burp* oh p’tin depuis quand z’etes quatre a cette table ?

Les deux braconniers n’y comprenaient rien, leur compagnon de verre déblatérait tout un tas de connerie qui n’avait pas vraiment de sens jusqu’au moment où cet imbécile brisa sa couverture

- JE SUIS SHINOBI D’IWA ! ET CES SALOPE DE BORUKAN AU POUVOIR N’ONT AUCUNE LÉGITIMITÉ !

Rétorquait-il en levant sa main bien haute tel un signe de protestation, tout juste avant de s’écrouler face contre la table. Oui, le nomade fini par s’évanouir pour un seul maudit verre d’alcool, son amateurisme étant lamentable et il était sûr qu’il regretterait cette boisson du diable qui par chance, n’avait pas été régurgité avant de s’évanouir. Les deux charlatans furent pris de panique lorsque Benkei annonçait qu’il était un ninja d’Iwa, tous les regards de la taverne se jetais sur leur table, cet alors qu’ils eues une idée tout aussi intelligentes que le plan du chaman. « Dit… Si on ligotait pour l’livrer au chef ? Un ninja d’Iwa s’t’une bonne prise non ? » Ni une ni deux, les deux sacripants tirais le Shinobi hors de la taverne pour le ligoter tel un saucisson tout frais. Lorsque Benkei rouvrait les yeux, il était alors devant un homme d’une taille conséquente, dans un endroit qui semblait être sous terre, une grotte ou des souterrains sûrement. Bien que son mal de crâne l’empêchait de tout comprendre, il semblait que le colosse le menaçât pour avoir quelques informations et surtout, avait envoyé un homme demandé une rançon a son village militaire. Son temps était compté, non pas qu’il craignait la mort, il ne voulait simplement pas qu’un autre de ses compatriotes shinobi apprennent dans quel bourbier il s’était fourré, il serait la honte du village si cela s’apprenait, il était donc dans l’obligation de s’en sortir seul.

Il fut mis dans une sorte de cage faisant office de prison, par chances ces bouseux ne l’avait même pas fouillé pensant que ligoté comme tel, il ne pourrait peut-être pas tenter de se défaire de ses liens. Sa gueule de bois l’empêchant de manipuler le chakra son aise, il ne pouvait que manier une infime quantité de sa limaille, mais juste assez pour former une petite lame venant couper lentement ses liens, mais avec hâte, car il ne voulait absolument pas être découvert par un compatriote.

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Lun 14 Aoû 2017 - 18:34
À la recherche de quoi pimenter sa soirée, il abandonna après quelques heures le fait de la passer aux dérives shinobis pour s'adonner à la boisson, le Jônin se réservant ceci pour la journée qui suivrait. Déjà, il avait absorbé une quantité d'alcool si importante que ses sens s'en trouvaient émoussés bien qu'opérationnels et le sabreur n'écoutait qu'à moitié les conciliabules de fortune établis autour de lui. Après tout, il ne s'agissait que de civils braguant autour de leurs vies que le shinobi trouvait pathétiques. Vivre ainsi comme le bétail attendant sa fin dans la servilité, proie de tout les instants à ceux de son acabit capable de les supprimer de l'existence d'un simple revers était un cauchemar dans lequel ils vivaient inconscient, et même heureux. L'ignorance se révélait souvent un bienfait pour les petites gens et même pour certains de ses pairs au village.

Occupé à engloutir le fond de sa coupe d'une traite, il n'entendit que la lourde porte en bois du débit de boisson grincer sur ses gonds sans porter dans un temps attention à qui venait de pénétrer à l'intérieur de l'établissement. Il s'étira peu gracieusement puis jeta un coup d’œil à Benkei, la façon singulière dont il s'était affublé provoquant l'hilarité des uns, les moqueries d'autres et un certain amusement chez lui, bien que le shinobi sentait en cette présence une certaine force tranquille venant se joindre à la sienne en cet endroit perdu.

Curieux, il se laissa tourner pour se mettre dos à comptoir et observer l'assemblée pittoresque lui faisant face, un nouveau verre d'eau de vie à la main tandis que ses deux coudes prenaient appuis sur le long morceau de bois taillé derrière lui, le Yaken se tenant ainsi dans une position décontractée mais pourtant hautaine qui trahissait sa parenté à un clan qu'on pourrait qualifier de noble.

Il ne fallut pas longtemps pour que le sauvage, enjoué, se mette à crier. Kôga entendit quelques bribes, l'aborigène se présentant comme un marchand. Pourtant il exhalait d'une aura guerrière mais il crut se tromper, trempant ses lèvres dans son breuvage en scrutant le reste des quidams présents.

Son indolence fut bientôt brisé quand ce même homme qui s'était déjà fait remarquer se mit à beugler une dizaine de minutes après le nom de son frère aîné et son mécontentement quant à la fondation du Triumvirat. Déjà en train de douter sur l'affiliation du Kagehisa à son village d'accueil, cela fut confirmé quand il entonna sur la même fréquence qu'il était un Iwajin, en autres. La petite pique aux Borukan provoqua allégresse chez le manieur de la Fossoyeuse, un rire franc et guttural s'échappant de sa trachée sous le regard subjugué du barman qui ne comprenait pas un traître mot à appellation du clan manieur de Yôton.

Passant l'arme à gauche quelques instants après, ce qui l'encouragea à continuer de rire et ce que les braconniers prirent pour la raison de tant de joyeuseté provoquée chez lui, ils eurent vite fait d’échafauder un plan pour se remplir les poches après avoir été affolés. Dans la région, Iwagakure no Satô était connue comme la main de fer dans un gant de velours chargée de faire régner l'autorité mais ils n'eurent visiblement pas peur longtemps puisqu'ils se mirent à enrouler le chaman rond comme un cul de bouteille dans du cordage qu'un d'eux transportait en lasso autour de son torse.

Le plus grand d'entre eux le mit sur son épaule et ils quittèrent l'endroit sous les regards atterrés des habitués qui n'allaient visiblement rien faire. Tout s'agenca vite dans la tête de Kôga, les vapeurs des alcools mélangés dans son estomac le poussant à courir derrière l'action qu'on lui proposait. D'un bond alors que la porte venait de se refermer, il prit le pas sur ses futurs nouveaux amis, leur laissant une longueur d'avance.


Alors qu'il prenait enfin l'air nocturne, enfermé depuis quelques heures dans ce troquet minable, il n'eut pas beaucoup d'efforts à fournir pour trouver la trace des kidnappeurs et du saucisson humain. En plus des empreintes, une substance noire et fine, semblable à de la poudre le menait vers une piste toute fraîche.

Il ne fallut que peu de temps pour qu'il s'enfonce encore plus loin dans le territoire et la frontière, non sûr de s'il était encore à Tsuchi. Les pas se séparaient, un individu s'éloignait en effet du groupe en direction de là où il était arrivé initialement, le village caché. Savait-il au moins comme il était périlleux d'y pénétrer ? Consciencieux il le suivit alors, laissant le sauvage à son sort quelques minutes ou heures de plus.

Peu après, il arriva bientôt à portée de celui qu'il chassait en la personne d'un homme dans la trentaine à la chevelure poivre et sel. Sans chercher à l'attaquer par surprise, il tituba vers lui en surjouant de son état, ne cachant que partiellement ses intentions.

« Tu m'suis pochtron ? J'ai mieux à faire dégage de mon chem.. » Il s'interrompit quand il vut à la ceinture de Kôga deux lames qui, même pour un néophyte, témoignaient d'une certaine richesse. Ce qu'il pensait dire ou faire ne fut jamais révélé, puisque à quelques mètres de lui, l'acier fendant l'air aida le haut de son crâne à quitter le reste de son faciès, ce qui lui servait de matière grise gisant dans l'herbe humide tandis que le reste du désormais macchabée s'écroulait grotesquement au sol, le contenu de sa boîte crânienne s'écoulant par la sortie fraîchement créée. Tournant directement le dos à sa victime, l'arme du crime déjà rengainée, il revint sur ses pas.

C'est après une trentaine de minutes qu'au sein d'une forêt drûe et habitée de multiples espèces grouillantes qu'il finit par trouver une entrée vers un endroit obscur qui serpentait pour atteindre les profondeurs.

Executant les mudras du chien, du sanglier et du mouton dans la nuit noire, c'est sortant d'un petit nuage de fumée blanchâtre qu'il s'aventura dans le dédale pourvu de sa nouvelle identité. Il s'était métamorphosé en celui dont il avait été le bourreau pour tromper ce beau monde, sûrement occupé à il ne savait quoi avec son accolyte du village de la Pierre.

Finalement, il suivit les torches allumées par les habitants de cette caverne qu'ils n'avaient sûrement pas creusée eux-mêmes pour atteindre une pièce spacieuse avec beaucoup de hauteur de plafond, retrouvant la petite troupe de l'estaminet regroupée autour d'un petit feu et le chaman ligoté dans une geôle de fortune en acier, utilisée d'habitude pour les animaux.

« Me revoilà les gars, sur la route j'ai... Pourquoi vous me regardez comme ça ? » En effet, les quatre hommes dont celui qui interrogeait Benkei le dévisageaient hagards, et pour cause. Un peu trop assaisonné à la vinasse, son Henge ne le transfigurait que grossièrement -c'est le cas de le dire- en sa rencontre précédente, son corps ayant des proportions très étrange par sa grosseur surestimée, un ventre gras pendant de sous sa chemise à moitié fermée. Quand il fit descendre ses yeux sur son expérience ratée et vit qu'en plus de ça, un de ses bras n'était pas transformé du tout, il ne put s'empêcher de rire seul face à la petite troupe. « Bon, j'avoue, j'ai mangé sur la route. Et j'ai perdu un bras donc j'en ai... » Ne pouvant garder son sérieux, il se coupa lui-même pour reprendre son apparence normale, sous la stupeur de trois d'entre eux, tandis que le plus vieux, plus sage et aguerri ne sembla pas déstabilisé par le tour de passe-passe.

Alors qu'il regardait que tout était bien rentré dans l'ordre, l'un d'eux s’élança vers lui et frappa d'un crochet sa mâchoire. Esquivant partiellement, le coup le fit tout de même vaciller et bien qu'il lui rendit la pareille, il tomba en arrière. Se relevant d'un saut approximatif, il tâtonna à sa ceinture pour attraper Andāteikā jusqu'à qu'il se rende compte qu'elle était de l'autre côté de sa taille.


Alors que le titan de chair s'élançait encore une fois vers lui, il se mit à composer des mudras à une vitesse respectable puis à bomber le torse, ce qui eut pour effet de faire s'arrêter net son opposant, choqué quand il comprit que seul de l'air venait de sortir des poumons du shinobi face à lui, un sourire moqueur le guidant sur ce qui venait de se passer. D'un bond, il apparut alors face à son visage et vint faire s'écraser son genou contre ses dents. Le fracas de l'os contre l'émail grinça dans tout la caverne et cela calma le plus gros d'entre eux qui semblait aussi le plus stupide, au sol, au moins pour quelques minutes.

« L'animal ligoté vient de chez moi, va falloir m'le rendre ! Même si j'dois avouer que kidnapper un homme adulte au lieu de petites filles ou d'une princesse, c'est original, j'vous dois au moins ça. » regardant la demoiselle en détresse qui avait l'air de s'affairer à se sortir de ce guêpier, Kôga se mit en garde face au trois hommes encore debout. Peux-être qu'ils étaient plus à arriver et que certains d'entre eux se voyaient pourvus d'attributs shinobis et conscient de l'éventualité, il reprit tout le sérieux dont il était capable, se tenant sur ses appuis et prêt à en découdre à l'aide de ses deux lames, main sur la garde de l'une d'elles.

Même si dans cet état le maniement du chakra s’avérerait difficile, il n'en restait pas moins une bête sanguinaire armé de son arme de prédilection, totalement confiant, ce sentiment renforcé par l'alcool ingurgité.

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Mar 15 Aoû 2017 - 3:40

- Rendez-vous en terre inconnue -

Le jeune Iwajin fraîchement capturé tentait tant bien que mal à se défaire de ses liens dans sa prison de fortune dans laquelle ses geôliers l’avaient enfermé, cependant Benkei avait par chance gardée sa limaille sur lui et bien que l’alcool coulant dans son corps l’empêchait de malaxer son chakra et donc de manier correctement son Satetsu, il avait formé une toute petite lame avec sa poudre de fer et tenté avec de couper la corde qui le saisissait. Malheureusement, comme dit précédemment, il était très dur pour lui de se concentrer sur cette tâche, la cause a son gros mal de tête suite à sa petite « beuverie » étant sa première cuite. Sa concentration étant au minimum, il n’arrivait pas à couper ses entraves, car la lame qu’il avait formée avec sa limaille était tout simplement mal foutue, même un doigt serais plus tranchant que cette foutue création soit disant acéré.

Alors que les brigands et braconnier l’ayant capturé semblaient discuter, boire et s’amuser, une silhouette se profilais non loin de l’entrée de la grotte dans laquelle était retenu le sauvage, mais cette chose, bien que Benkei voyait floue, avait une forme hideuse, chaotique, les proportions du corps de cet être humains était totalement inimaginables et personne ne semblait l’avoir vu. Avec un taux d’alcoolémie assez élevé et sans retenir ses mots et surtout dans la panique le shaman criait de peur « LES GARS ! C’EST UN MONSTRE PUTAIN ! » En temps normal, jamais cet homme n’aurait crié et eu une telle frayeur face à ce genre d’abomination, mais la boisson du diable agissait avant sa logique. Suite à ses paroles d’affolement, tous les regards des criminels se tournaient vers cette chose difforme ? Soudainement, cette même bizarrerie prenait une nouvelle forme, « une transformation ?! » Se disait l’Iwajins quelque peu éméché. Non, cette chose reprenait seulement sa forme originelle, sa technique devait être un Henge très mal fait pour arriver à un résultat de si piètre qualité.

La vision floue de Benkei se focalisait donc sur la nouvelle forme de l’arrivant dans ce show piteux, la forme de ce qui semblait être un homme a l’allure de combattant qui se prenait aussi une belle rouste lui rappelait vaguement quelque chose. Après quelques secondes d’intense recherche dans les limbes de ses souvenirs, il se remémorait enfin un détail, dans la fratrie Nagamasa, le cadet des frères possède exactement le même type de vêtements, s’agirait-il de Kôga Nagamasa ? Il semblerait que oui. Damnée soit ce shinobi ! Les craintes du Manshin-musas devenaient réalité, un shinobi d’Iwa avait fait éruption pour venir l’aider, Benkei allait-il devenir la honte de sa nation à cause de cela ? Il semblerait pour lui que sa crainte soit justifiée, il criait de nouveau dans un élan de panique encore causé par le breuvage alcoolisé « C’EST UN SHINOBI D’IWA ! TUEZ LE VITE BON DIEU ! »

Le tribal ne se rendait pas compte de l’énormité de ce qu’il venait de dire, demander à des ennemis de tuer l’un de ses compatriotes était un acte très grave, malheureusement, il n’y faisait guère attention. Ne pouvant rester les bras croisé, notre protagoniste réussissait enfin à couper les liens qui l’emprisonnaient se levant et essayant te tenir sur ses jambes du mieux de ses capacités de l’instant. Sa tête tournait légèrement, juste assez pour qu’un simple pas requière une énorme concentration de sa part. Trois brigands étaient sur le shinobi d’Iwa qui était venue en aide à Benkei, un autre gardait la prison qui le retenait.

Cet ennemi restait sur ses gardes quand il vu que le sauvage était parvenu à se libérer de la corde qui l’entravait cependant, il ne savait pas vraiment où être, aider ses trois amis à combattre l’autre gus ou garder le prisonnier, telles étaient les questions qui le tourmentaient. Profitant de cet instant de faiblesse, Benkei qui encourageait haut et fort les trois brigands affrontant Koga, se rapprochait de son garde en tentant de lui murmurer quelques choses « Vient ici bonhomme, je vais te dire la faiblesse de l’homme que vous attaquez » le garde rapprochant alors son oreille Benkei profitait de l’occasion pour assener un violent coup de poing à son geôlier, mais non, son coup-de-poing était aussi faible que celui d’une fillette tout juste sorti du bide de sa génitrice et je vous laisse de nouveau deviner la raison de ce coup très faiblard. Le garde répliquait lui d’un violent coup qui fit renverser le shaman dans sa cellule. Mais grâce à la dextérité légendaire, ou pas, du shinobi, il réussit à prendre les clefs de son cachot et d’en sortir rapidement tout en poussant grossièrement le garde.

Essayant de fuir avec la grâce d’un pingouin qui court, cet à dire totalement désordonné et tanguant comme le dernier des poltrons, il s’arrêtait net quand il remarquait qu’en l’espace de dix à vingt seconde, il n’avait même pas parcouru trois mètres… Pivotant sur lui-même pour être face à tout le raffut que provoquait Kôga. Le sauvage regardait son compatriote se prendre quelques coups en pleine poire, Benkei encourageait de nouveau les adversaires de son frère d’armes espérant au fond de lui qu’il meure dans cet affrontement, qui rappelons-le, agissait sous l’effet de cette boisson malfaisante. Mais sa joie fut brève quand l’un des brigands fut tué d’un seul geste de la lame du Samurai. Le visage du Manshin-musas était figé, neutre, laissant transparaître une certaine déception dans ce retournement de situation, finalement le guerrier shaman encourageait son ami d’Iwa espérant pouvoir rayer ses anciens dires.

Il était enfin temps de passer à l’action maintenant qu’il soutenait soudainement son compagnon d’armes. Le garde de sa prison sifflait pour faire rappliquer deux autres adversaires, mais Benkei était prêt à en découdre, il se mit en position, concentré, les mains jointes puis criant haut et fort pour malaxer son chakra. « AAAAAAAAHHHHHHHHHHH » criait-il bêtement, il forçait son chakra à se malaxer, mais finalement, la seule chose qui venait suite à cet acte était une flaque de vomi qu’il régurgitait lentement de sa bouche. Les trois hommes qui le regardaient restaient figés face à cette scène improbable… Ils se jetaient tous d’un coup sur le shinobi et le ruait de coup au sol tel un simple lynchage de quartier. Benkei leur ordonnaient d’arrêter, mais il n’y avait rien à faire, le ninja vécu sa pire humiliation, la scène était gênante lorsqu’on savait que celui au sol était censé être un Jônin d’Iwa… Puis dans un élan de colère, le sauvage réussit à contrôler sa limaille quelques seconde, mais juste assez pour empaler ses trois agresseurs par des lances de fer.

L’avilissement était terminé, mais il restait encore les trois péquenauds qu’affrontais tant bien que mal le cadet des Nagamasa , approchant furtivement derrière leur dos, Benkei dit haut et fort le nom d’une de ses technique « LANCE DE FER ! » Mais rien ne se passait, son chakra n’arrivant toujours pas à former la moindre technique quand bien même son excès de colère lui avait permis d’en lancer une. Alors que ses adversaires l’avaient remarqué et étant dans l’incapacité de se défendre correctement, le sauvage récupérait de sa limaille rependue au sol pour la jeter sur le visage de ses futurs assaillants en espérant que cela ait au moins un petit effet sur eux, et bien entendu le résultat fut nul, sans réaction. « Allez s’il vous plaît, faites au moins semblant de recevoir un peu de dégâts les gars… » Et comme pour les trois autres qu’il avait empalés, ces trois-là se jetaient aussi sur lui pour l’enchaîner de toute part « Pu………tain………Pas……..En……..core……..MER……..DEUH ! » La limaille se formait de nouveau en un gros bloc les repoussant tous légèrement, juste assez pour laisser suffisamment de place pour qu’il puisse se lever correctement.

Cette fois-ci, sa colère était levée et son chakra de nouveau manipulable, l’iwajins était prêt à en découdre avec ces malfaiteurs ! Il forma quelques épines de fer et les lança droit vers lui, seulement, à cause de sa vue légèrement troublé, sa visé était bien moins bonne, résultat, aucune ne ciblait ses adversaires, mais arrivait droit vers le Nagamasa qui arrivait facilement à s’en protéger « Ok, mes excuses ! Ce n’était vraiment pas voulu… Promis… ». Voyant son inefficacité, celui qui semblait être le chef envoyait ses deux acolytes s’en prendre au Manshin-musas. Rapidement, le nomade posait deux dalles magnétiques pour piéger leur pas et les envoyer dans les airs, et encore une fois, son manque de précision les fit envoyer directement sur lui-même. Ne pouvant esquiver leur charge provoqué par les dalles du Kagehisa, Benkei modélisait deux pieux dans lesquels ils vinrent s’empaler. « J’ai vraiment cru me les prendre ceux-là.». À la mort de ses deux amis, le colosse ne restait plus inactif, après l’incantation rapide de mudra, une trombe d’eau fut crachée en direction de Benkei qui fut emporté par le courant. Dans la même action, son adversaire reprit de nouveau ses sortilèges et électrifia sa technique Suiton avec une autre technique Raiton venant frapper l’ancien prisonnier de cette personne. La technique paralysait brièvement l’Iwajins au sol, le chef des brigands sautant vers lui avec un poing chargé de chakra Raiton, son prochain coup allait être sûrement très violent, suffisamment pour infliger de lourds dégâts.

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Jeu 17 Aoû 2017 - 22:58
Bien qu'il ne s'attendait pas à grand chose du chaman, celui-ci se mit à attiser la motivation des ennemis du samouraï, bien que Benkei fut lui aussi un compagnon d'arme. Trop éméché pour le blâmer mais assez compréhensif de ce qui l'entourait pour saisir l'idiotie de son propos, il se contenta de le regarder avec une moue interloquée, les doigts toujours enroulés autour du manche de la Fossoyeuse.

Trois face à lui, il ne tremblait pas et s'imaginait déjà les possibilités pour venir à bout de l'adversité, armés de divers instruments qui trancherait la chair ou briserait ses os. Il ne lui fallut pas beaucoup plus de temps pour se décider à mener l'assaut sous les quolibets de l'autre Iwajin, qui se mit bientôt à chuchoter à son gardien. Etait-il en train de vendre le Yaken contre sa propre liberté ? Soit, il lui réglerait son compte aussi.

D'un mouvement moins véloce qu'à l'accoutumée, son premier coup fut paré et ripa pour trancher l'autre quidam, tandis que le troisième lui asséna un coup de poing américain dans la machoire. Une gerbe de sang coula d'un coin de sa bouche, et il reprit un appui, ferma ses paupières une fraction et seconde et frappa si vite qu'il en fut surpris lui-même. Sa lame trancha horizontalement le torse du plus petit d'entre eux, le haut de son buste coulissant sur la plaie pour tomber misérablement au sol, ce qui eut pour effet d'animer une rage aveugle chez ceux qui restaient. Visiblement Benkei avait retourné sa veste puisqu'il se mit à scander des propos visant à l'encourager lui, prenant la tangente. Sans s'en préoccuper, il arrivait petit à petit à se mettre en situation de combat réel, comme si tout ceci n'était plus un jeu et porta un autre coup pour parer une masse vêtue de longs pics.

Quand il adressa un regard pour tâter le terrain du côté de son accolyte, il le vit tout simplement crier puis vomir le contenu de son estomac au sol. Avait-il été drogué ? Si Koga avait été doué de pitié il en aurait éprouvé pour lui, mais le shinobi était pour l'instant trop occupé et rempli de cet amour du démembrement. Il le mit en œuvre encore une fois, laissant l'orbe de métal venir à son contact pour l'éviter de quelques centimètre et d'une demi rotation en rapprochant son dos du ventre de l'homme qui l'attaquait, il glissa contre lui, enfonçant au passage sa seconde lame droit dans son cœur. Le dernier debout tenta bien d'en profiter mais le Jônin se servit de sa dernière victime comme bouclier pour au final le jeter sur lui, tranchant à travers en tenaille pour faire sauter leurs deux têtes.

Crachant le peu de sang qui lui restait dans la bouche, l'adrénaline de cet échange l'animait encore bien que le peu de répondant avait le don de le décevoir. De ce qu'il avait pu apercevoir pendant ce temps, l'homme à la longue chevelure ébène maniait une poudre noire et ferreuse qui pouvait se changer en plusieurs formes différentes avec une dextérité assez inégale, sûrement dû à son état.

Exprès ou non, Benkei jeta sur lui plusieurs projectiles un peu plus rapides que de simples kunaïs qu'il dût dévier en croisant ses lames dégainées, l'un d'eux se frayant tout de même un chemin jusqu'à son biceps en arrachant sa peau superficiellement. Il n'avait réellement pas prévu d'être visé de cet angle et bien qu'il eut envie de répliquer ses excuses lui parurent sincères. En comptant les deux shinobis de rang supérieur, il ne restait dans la salle que leur chef, d'une stature plutôt imposante.

Il était visiblement doué dans le Ninjutsu puisqu'il se mit à utiliser de l’élément de l'Eau, inondant d'une trombe la position du manieur de limaille pour ensuite la combiner à l’Éclair pour l'immobiliser. Manier deux natures de chakra révélait qu'il avait été formé d'une façon ou d'une autre dans une institution ou qu'il était un incroyable autodidacte et le laisser vagabonder dans le pays de la Terre n'était pas forcément une bonne idée.

C'est quand il leva le poing, enveloppé de Raiton que Koga se sentit le devoir de réagir. S'il tuait le chaman, alors il n'aurait ni réponse ni personne avec qui discutait de la direction que prenait cet amas de pierre qu'était Iwagakure. Le Chien Errant rééquilibra sa respiration sur son rythme cardiaque, rengaina les deux donneuses de morts ensanglantées, penchant vers le sol dangereusement. Puis il disparut tant il avait été rapide et se transfigura en une guillotine vengeresse sectionnant d'une tranche une seule la main du géant qui tomba, sanguinolente, sur Benkei.

À entendre les bruits dans les différents couloirs, c'était loin d'être fini. Profitant de la vive douleur qu'éprouvait le titan il dégaina sa lame encore une fois et trancha sa gorge, le laissant se noyer dans son sang tandis qu'il faisait signe à son partenaire de jeu de prendre la direction opposée, ses sandales pataugeant dans l'eau mêlée au liquide carmin tandis qu'il saisit le chaman par le col de sa tunique sans lui demander son reste et s'enfonça dans la noirceur de la grotte, une petite piste de limaille laissé derrière eux par le chaman qui se débattait.

Assez loin, il s'arrêta enfin et se laissa tomber dos à un mur, dans l'attente de l'arrivée des renforts ennemis. Y avait-il au moins une autre sortie que celle qu'il avait emprunté pour arriver ? « Espérons qu'il y ait des types un peu plus coriace que ces attardés. » Effectivement, un seul de tout ces hommes valait la peine d'être affronté et il l'avait défait rapidement seulement car il essayait d'en finir avec Benkei en l'ignorant.

Ils n'allaient pas tarder à en découdre avec d'autres hommes, leurs pas résonnant sur le sol de la grotte.

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Ven 25 Aoû 2017 - 0:51

- Rendez-vous en terre inconnue -

Autant le dire, depuis le début de toute cette histoire, Benkei ne fut pas vraiment dans ses plus beaux jours, il vécut sûrement l’une de ses pires soirées depuis son arrivée aux villages ninja de la Terre, Iwa. Pour sa première cuite, il fut capturé, emprisonné, lynché et tout ça devant un compatriote shinobi, une honte, un déshonneur total. Son mal de crâne perdurait encore et à cause de son état précaire qui l’affaiblissait, le jeune shinobi s’était fait avoir facilement par son ancien geôlier, ce colosse savait manier le chakra, et même deux forme différentes qui plus est, il devait donc posséder un certain niveau, car cela n’est point à la portée de tous. À la suite de l’attaque combiné du géant, le sauvage fut momentanément immobilisé et fort heureusement, bien que ne l’ayant pas apporté grand-chose dans les combats qu’avait mené Koga, l’ayant même gêné et apporté des soucis, le Samurai d’Iwa d’une charge rapide et d’un coup éclair tranchais la main imbibée de chakra raiton de l’adversaire qui comptais achever le chaman encore sonné par son attaque, cette charge et cette technique de coupe vif était familière à Benkei, lors de son passage à Tetsu No kuni il y a de cela fort longtemps, quand il vivait encore sa vie de nomade, il eut la rare chance de voir certains maîtres de cet art à l’action. Cette main tranchée retombait ensuite sur Benkei venant taché ses vêtements du sang de cet adversaire.

-Non putain… Ma tunique…

Bien que sa tunique fût souillée du sang de ses ennemies bien avant ce fâcheux évènement, la décharge électrique semblait lui avoir au moins réveillé quelques zones de son cerveau. Il n’est pas faux de dire que le tribal devait une fière chandelle au cadet des Nagamasa, bien qu’il soit probable que Benkei ait survécu à cette attaque, mais non sans laissé de grosse séquelles qui l’aurait sûrement empêché de sortir de cet endroit maintenant devenu une scène de carnage avec des corps jonchant le sol. Alors que son ancien malfaiteur se tordait de douleur, la lame du Nagamasa vint entailler profondément la gorge de l’adversaire, son hémoglobine giclait alors sur le sang mais aussi droit devant lui, cet a dire directement dans les yeux de notre protagoniste, venant lui brûler les rétines du sang encore chaud du titan « MERDE MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! MES YEUX PUTAIN ! » Criait-il de douleur en mettant ses deux mains sur ses yeux pour retirer tout ce liquide rouge.

Finissant de nettoyer au mieux son visage, l’Iwajin relevait Benkei en tirant directement sur le col de sa tunique avec suffisamment de force pour ne pas laisser le choix au sauvage, se débattant légèrement « Attend, laisse-moi me remettre les idées en place, je ne suis pas tout frais là ! » Mais à peine avaient-ils eu le temps de s’enfoncer plus loin dans la grotte que les bruits de pas étaient de plus en plus proche de leur position, ce qui semblait enjouer son équipier suite aux mots qu’il prononçait peu de temps avant. Le Manshin-musas avait repris quelque peu ses esprits, fort heureusement, il n’avait bu qu’une seule de ces chopes, il n’osait pas imaginer son état si d’autre chope d’alcool fut ingurgité.

Voulant se rattraper des méfaits qu’il avait commis, surtout envers son camarade, Benkei ramenait toute la limaille qui traînais dans les environs, tous pour forme plusieurs lance de fer encore une fois, son chakra de nouveau stable, cette fois-ci, il ne pouvait se permettre de faire n’importe quoi face à un Iwajins, l’excuse de l’alcool ne serait plus valable. Alors que deux silhouettes apparurent de l’endroit d’où ils venaient, le chaman lança ses lance avant même de les voir clairement, empalant ces cibles sans hésitation. Il s’adressait alors au Samurai.

« Tu souhaites sûrement sortir de cet endroit en trucidant quelques brigands au passage, mais j’ai une autre tâche ici, ces braconniers ont capturé certain des animaux du sanctuaire que je protège, je ne peux donc point partir pour le moment, rentre au village et fait donc un rapport. Disait-il en le regardant du coin de l’œil, son corps tourné vers leur ancienne position. « Au fait, je me nomme Benkei »

D’autres bruits de pas incessant pouvait être entendu dans la grotte, cette fois-ci, les assaillants devait être bien plus que deux, il était sûrement irréfléchis de rester plus longtemps en ce lieu ne connaissant pas les effectifs réel de ces bandits. Benkei s’enfonçait plus profondément dans la grotte, tournant le dos à son coéquipier, avant qu’il retourne légèrement sa tête vers lui « Tu retournes à Iwa où tu me suis donc ? » Ajoutait-il. Une partie des bruits venant de la grotte s’affichait, une horde d’une dizaine d’hommes armée jusqu’aux dents apparurent. À l’aide de sa limaille le jeune shinobi façonna diverses armes blanches directement dans sa main puis sautais dans la foule pour tenter d’occire les assaillants. Est-ce que Koga viendrait l’aider ? Surement vu son tempérament, seulement allait-il vouloir le suivre dans le reste de son aventure ? Cela était moins sûr.

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Ven 25 Aoû 2017 - 12:00
Après que Benkei se soit plaint comme l'aurait fait une personne du sexe opposé de l'état de ses vêtements et qu'il se soit laissé traîner, alors que deux hommes s'avançaient dans le dédale de pierre, l'aborigène se mit à parler de façon bien plus claire et posée que ce qu'avait put entendre notre épeiste dans la fleur de l'âge, exposant ses faits et convictions sur les évenements à venir. Il lui annonça qu'il ne pouvait quitter les lieux sans avoir accompli son objectif, ce qu'il décrypta comme la première annonce du chaman digne d'un tant soit peu de respect car pour le samurai, il n'y avait d'homme de valeur qui abandonnait à la première déconvenue et il semblait comme lui pourvu d'une détermination propre aux shinobis. Le seul point noir et qu'il venait d'une façon détournée de lui donner un ordre, titillant l'égo de Kôga.

« Ne me dis pas ce que je dois faire, Yasei-kun. Tu viens à peine d'égayer ma soirée et tu veux me congédier ? J'y suis, j'y reste. » Son rictus carnassier au coin des lèvres, véritable signature en ces temps d'adversité, il entendit le prénom du sauvage sans pour autant révéler le sien, la main sur sa garde sans avoir eut le temps d'agir que déjà Benkei avait pourfendu de sa limaille forgée en lances le petit duo de brigands, les deux corps s'écroulant dans une mare de sang ocre. Son temps de réaction était tout à fait louable, ainsi que son aptitude à manipuler cette poudre sombre. Il n'avait pas le souvenir d'avoir croisé quelqu'un doté de cette capacité auparavant et en analysait déjà les avantages et vices comme s'il se préparait à affronter son compère sans pour autant ressentir quelconque animosité envers lui. Après tout, il s'était rangé derrière Chôgen de par ses propos dans la taverne, ce qui faisait de lui avant un Iwajin un allié pour les durs temps à venir.

« T'as d'autres questions stupides, Benkei ? » Expulsant via ses narines un petit souffle moqueur, il se tenait prêt à frapper l'envahisseur de son espace vital cette fois bien plus nombreux. Et dans ce groupe, en son for intérieur il espérait que d'autres opposeraient une résistance et des capacités similaires à l'homme qu'il avait rendu manchot.

Au lieu de venir l'aider et d'attendre que son partenaire attaque, il se projetta en avant en dégainant pour porter le premier coup et élaguer la meute de ses plus faibles membres composant la première ligne de la dizaine d'individus à une rapidité surprenante, même pour le Jônin qu'était Benkei.




Les lanciers se tenant côte à côte dans le petit couloir virent venir Kôga et tentèrent de l'empaler mais ce fut peine perdu, sa sandale bloquant l'une d'elle en prenant appui dessus tandis que sa lame fendait un crâne en deux dans un crissement strident qui aurait fait tourner de l’œil un enfant ou un homme peu habitué aux affres de la bataille. Sans se contenter de cela, il para un autre coup d'estoc en bloquant la lance venu le frapper sous son aisselle, effectuant un demi-tour pour en esquiver une autre tout en brisant le bout de celle qu'il avait saisit. Touché par une flèche tiré par un homme bien plus loin en retrait, il eut juste le temps de se décaler de quelques centimètres, sa joue se trouvant éraflée. Le tireur semblait amusé puisqu'il encocha un nouveau projectile, tandis que ceux de Benkei venait de défaire le reste des hommes composant une devanture sommaire au petit groupe.

À sa place dans le sang les cris et la sueur de ce champ de bataille qui aurait donné des sueurs froides à un claustrophobe, il continuait d'agiter l'Andāteikā pour blesser, et déjà il put remarquer que trois des cinq hommes restant reculaient pour effectuer des mudras. D'un geste il rengaina puis dégaina, son corps se mouvant en synchronisation avec cette action qui semblait menée pour ôter la vie par l'aura seule dégagée tandis qu'il se trouvait déjà au corps-à-corps de l'un, empêchant son incantation par sa rapidité, un doigt tombant au pied de l'utilisateur de ninjutsu qui ne put voir son chakra malaxé se transformer en une technique, le coude de Kôga venant s'écraser contre sa mâchoire en le propulsant contre une des parois rocheuses. Les deux autres se trouvaient dans un angle parfait pour l'attaquer et Benkei allait devoir faire vite.

Se ruant sur l'un d'eux en tentant de le décapiter, le coup fut paré par la hache d'un quidam qui venait de se relever, n'ayant pas eu son compte à en voir la limaille couler d'une de ses plaies au thorax. De sa main libre, il posa le doigt sur l'acier y résidant et une décharge électrique vint troubler les pulsations de son cœur, le faisant retomber là où était sa place, face contre terre.

À cette distance des deux ninjas et vu la configuration de l'endroit, s'ils venaient à utiliser du Doton, il se trouverait en très mauvaise posture, sans oublier que l'archer était encore là et venait de le rater de peu, sûrement pour viser Benkei derrière lui. Deux contre trois et demi en comptant celui qui avait perdu un doigt, deux autres hommes venaient de rejoindre l'archer.

Que pouvait-il bien trouver aux animaux pour se donner à corps perdu dans cette traque se demanda le samurai, à qui il suffisait pour sa part qu'on agite la carotte d'un duel armé pour que ses sens et son appétit s'aiguise.
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Ven 25 Aoû 2017 - 18:03

- Rendez-vous en terre inconnue -

Les hostilités étaient donc lancées, le chaman ne pouvait plus faire pâle figure maintenant qu’il avait à peu près repris conscience. Se jetant corps et âme dans la foule d’hommes armées qui était apparue devant les deux Shinobi du village de la terre, il façonna à l’aide de sa limaille deux sabres ressemblant fortement à des cimetières, des sabres aux lames courbée originaire de Kaze no Kuni. Benkei s’en allait confronter la première ligne d’attaque des brigands, de simple lancier, mais avant même qu’il ne puisse les atteindre, il vu le corps du Nagamasa se jeter dans la bataille, sa vitesse dépassait celle du chaman. À l’aide de son agilité, le Samurai passait les premières lignes pour finir en plein dans la mêlée plus loin derrière.

Deux des gaillards à la lance décidaient d’ignorer le coéquipier du sauvage pour s’en prendre directement à lui et bien que la dextérité en Kenjutsu du chaman ne soit pas excellente, face à ce genre de péons, elle suffisait amplement pour en venir à bout. Le primitif esquivait le premier coup d’estoc en utilisant son arme de limaille pour dévier le coup et trancha net la hampe de sa lance, puis avec sa deuxième lame, plongea avec le bout de son arme directement dans la cage thoracique du lancier. Le second lancier lui essayait de profiter que Benkei soit focalisé sur son ami pour l’occire, mais cela était le sous-estimer de penser qu’il ne pouvait être concentré sur plusieurs adversaires à la fois, sa lance tentais elle aussi un coup d’estoc vivant directement la tête du chaman, mais avant qu’elle ne la pourfende un épais pieu de fer que le tribal avait assemblé peu de temps avant s’était rapidement caler entre les deux homme pour dévier le coup et ce fut avec ce même pieu qu’il le planta férocement dans l’adversaire l’envoyant loin du sauvage, son corps inerte décorant le sol de la grotte.

Toute cette action fut très brève, entre-temps, il semblait que Koga soit déjà aux prises avec des adversaires plus puissants, peut être du même niveau que l’ancien geôlier de Benkei. Le reste des hommes du front qui n’avait pas encore fait couleur leur sang avait pris pour cible le rônin, tournant le dos au primitif, un affront pensait-il. Les Lance qu’il avait au préalable faites vinrent tous s’enfoncer dans le corps de ces braconniers, malheureusement, un ne fut pas tué immédiatement et vint troubler l’attaque du Samurai. Les deux criminels qui se trouvaient autour de son compatriote préparaient alors une combinaison d’attaque, exécutant des Mudras l’un, à gauche, envoyait un mur de terre vers le sabreur, quant à l’autre de la lave en fusion se déversait depuis sa bouche, si l’aborigène ne réagissait pas vite, qui sait ce qu’il adviendrait-il du cadet des Nagamasa.

Réagissant le plus vite possible et pendant que ces deux brigands expérimentés préparaient leur attaque, le shinobi d’Iwa rassemblait une grande partie de sa limaille tout autour de son équipier afin d’y créer un dôme de fer le protégeant, malheureusement, focalisé sur la protection du Ninja, une flèche vint se loger dans l’épaule droite de Benkei. Lorsqu’il reçut cette flèche, il eut une vive réaction de contre-attaque, tendant le doigt vers l’archer, une petite balle de fer fut envoyé directement sur son attaquant de longue distance, a son contact, cette fameuse boule de fer augmenta de volume autour de son cou et l’enveloppât d’une grosse masse de fer, le clouant littéralement au sol. Il fit de même pour les deux hommes qui avaient rejoint l’archer au même moment, coupant directement les adversaires de possible renfort.

Une partie de la limaille qui avait protégé Koga avait fini par fondre suite à l’attaque de lave qu’elle avait subie, un des adversaires était sûrement un Borukan, un clan d’Iwa très réputé pour leur Yoton. Cependant voyant la situation se détériorer, les deux hommes instruit dans l’art du chakra préféra battre en retraite, du moins, pour le moment. Étant encore dans son dôme pour le protéger d’éventuel résidu de lave, Benkei stoppa sa technique pour laisser l’Iwajins libre de ses mouvements.

- Ceux-là sont d’un tout autre niveau, c’était amusant ! Disait-il avec un large sourire.

Le sauvage coupait les deux extrémités de la flèche afin de l’expulser de son corps plus facilement, une fois cela fait, il réunissait la limaille non fondu afin qu’elle reste stationnaire autours de lui, pour parer une éventuelle technique surprise. « Je dois encore continuer, je touche au but… » D’après lui, les animaux enlevés ne devait pas se trouver bien loin vu la forte résistance à laquelle les deux shinobi avait dû faire face et son instinct était bon. Benkei arrivait dans une énorme pièce, quelque peu sombre, mais rien qui empêchait de voir correctement, seulement, les lanternes étaient toutes éteintes présageant un piège. Cependant, l’on pouvait voir au loin des cages, certaine petite, d’autre grande, si des bêtes devaient se trouver quelque part dans cette grotte, il était fort possible qu’elle soit ici. Courant vers les cages, le défenseur de la faune n’y trouvais que le corps d’animaux sans vie, dépouillé de leur fourrure ou de leur bois, certain même était encore en vie, sans peaux, agonisant dans la douleur, les braconniers vivant ici devait sûrement être en train de les dépouiller vivant quand le raffut les obligeant à venir aider leur collègue se battant contre Koga et Benkei.

Accroupis au sol, genoux a terre, l’on pouvait ressentir une énorme rage émané du sauvage, ils avaient réveillé son côté bestial qu’il s’efforçait de cacher lorsqu’il était devenu officiellement un Shinobi de la Terre, ses yeux dorés apparaissant avec sa rage. Les deux fuyards de tout à l’heure leur avaient tendu une embuscade, la porte d’où ils étaient rentrés fut scellée par un énorme bloc de terre, puis l’utilisateur de Yoton fit déferler une grande vague de lave directement sur nos protagonistes. Le Manshin-Musas tirait rapidement sa manche pour y toucher un sceau s’y trouvant, une grande quantité de limaille apparaissait, provenant directement du sceau. « Monte dessus Samurai je t’envoie sur eux » lui disait-il, car les deux braconniers qu’il restait alors étaient suspendus en hauteur dans une cavité, Benkei assemblait toute sa limaille en un énorme pieu de fer sur lequel le Nagamasa pouvait facilement se tenir et lorsque qu’il posait enfin pied dessus, l’envoyait à forte vitesse vers ses adversaires qui espérons-le, allait être pourfendu par le sabreur.

Pour survivre à l’attaque de lave, il se protégeait a son tour lui aussi d'un dôme de limaille, seulement il n'allait pas pouvoir tenir très longtemps face a cette vague, la Samurai devait donc faire au plus vite.

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Sam 26 Aoû 2017 - 16:33
Alors qu'il était aux prises avec les assaillants qui paraissaient être des shinobis, ceux-ci ne se firent pas prier pour apporter une réponse à la découpe de l'index du troisième camarade qui ne tarderait pas à se relever. Et il allait devoir faire vite puisque d'une des parois de la grotte s'extirpa un mur fait de cette même roche qui englobait la petite troupe d'hommes dans le seul but de l'empêcher de fuir tandis que l'autre manieur de chakra chargeait ses poumons de ladite matière pour en faire de la lave en fusion qu'il cracha sur le Nagamasa dans le but ultime de le faire fondre.

Heureusement pour Kôga qui était en facheuse posture, Benkei agença sa limaille avec diligence autour de lui et il n'eut pas à se déplacer, ce qui aurait pu se rêlever ardu tant sa zone de manœuvre se trouvait restreinte. Le sauvage s'occupa ensuite du trio jouant leurs coups à longue distance à l'aide d'une technique efficace qui en plus de réduire au minimum leurs mouvements les condama à subir les dégâts et la brûlure visqueuse du crachat de leur compère, ces derniers lâchant leurs derniers soupirs dans des convulsions gutturales.

Une fois libre de l'emprise de la poudre de fer qui avait été passablement endommagée par l'attaque brûlante, lui empêchant d'être lui-même carbonisé, ce qui était un maigre prix à payer, il écouta les quelques mots avec pour seule réponse de sa part un déridement catégorique au profit d'un large rictus approbateur.

Persuadé d'être bientôt arrivé à bon port, le soulignant par une réplique allant dans ce sens, il venait d'ôter de sa chair le projectile de bois, droit sur ses appuis tandis que son arme métamorphe gravitait autour de lui dans un portrait presque artistique, la lave éclairant la grotte et l'animant du crépitement produit. Ils avancèrent en suivant de près les deux fuyards qui n'avaient pas dit leurs derniers mots et le samurai et le chaman ne tardèrent pas à débarquer dans une large pièce peuplée de pauvres âmes animale, tantôt échappées de leurs enveloppes, tantôt encore enfermées dans ce qu'il restait de leurs lien physique à leur monde. Benkei courut vers ces dernières pour voir de quoi il en retournait tandis que Kôga restait stoïque à cette scène qui aurait tiré des larmes à tout ami des animaux. Il avait vu juste et les attaques perpétuelles qu'ils avaient subies étaient toutes dans le but de protéger ce trafic de biens matériaux générés par la faune de Tsuchi no Kuni et ses environs.

Sur le Kagehisa toutefois, cela eut l'effet d'une détonation puisqu'il fut animé d'un zèle destructeur et palpable. Sans avoir le temps de discuter ou d'analyser plus longuement la réaction justifiée de son compagnon de route, ils furent bientôt privés de toute porte de sortie. Tombés dans ce piège grotesque, cette pièce serait le sanctuaire de deux dépouilles, restait à définir à qui elles appartiendraient. Sans attendre, il aggrippa l'Andāteikā par sa poignée de fer et de tissu, écoutant sans broncher la directive de Benkei qui lui semblait parfaite. Les deux gus étaient en hauteur et la propulsion qu'il lui offrait, Kôga ne pouvait pas rêver mieux. Hochant la tête, il posa le talon sur la pointe plate de ce qui ressemblait à une rampe de propulsion pour nos engins volants contemporains, s'éjectant à une vitesse qu'il l'étonna même au début. S'habituant à la vitesse dans la petite intervalle offerte avant l'impact, il se concentra et effectua grâce à la gravité et ses atouts un kata du iaidō sans rengainer à la fin de ce dernier. Il arriva si vite que l'homme qui venait de lancer cette énorme vague de lave ne put appréhender ce qu'il se passait. Sa dernière vision fut une boule rouge brillante venant s'écraser contre lui, ses mains encore jointe. C'est le mur de l'alvéole qui arrêta la puissante charge, son poignet ressentant le violent choc au point même de presque se fouler. La lame encore enfoncée dans le mur, il pivota sur ses talons aidé par la flaque de sang dans laquelle il patogeait, son coup précédent ayant tout simplement coupé le Borukan en deux parties distinctes, sort bien mérité vu ce qu'il était arrivé à ces pauvres animaux peu capable de prouesse comme celle de Kôga.

Une fois tourné vers le second et dernier ennemi qui n'avait pas eu le temps d'user de Ninjutsu tant son arrivée avait été véloce, il usa d'une charge rapide vers lui qui fut cette fois parée par un wakisashi sortit in-extremis. À la première touche, il put lire en son adversaire qu'en combat singulier à la lame, il n'avait aucune chance. Ne lui laissant pas loisir à user de l’élément de la Terre dont ils étaient entourés, il vint frapper verticalement le bras tenant la petite arme, que l'autre homme lâcha pour composer deux mudras. Sa peau se teinta d'un noir peu profond, rappelant celui de la terre sous un coucher de soleil, ce qui para une première fois tout en se propageant sur le reste de l'enveloppe charnelle du brigand.

N'ayant pas dit son dernier mot, il pivota sur lui-même, cachant sa lame dans le processus. Mais quand il arriva encore une fois contre l'épiderme de son adversaire confiant, le chakra Raiton insufflé vint tout simplement exprimer sa supériorité sur celui de la Terre dont il s'était protégé, le sang de la profonde coupe venant gicler sur ses vêtements. Sûr de la profondeur de son coup, il poussa d'un mawashi-geri le corps dans le vide et la lave où Benkei luttait à l'aide de sa limaille pour ne pas être brûlé, lui faisant signe de sauter sur le cadavre pour se projeter vers lui, tendant une main amicale pour le rattraper. Le saut serait ardu, mais possible pour un shinobi.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 6:33

- Rendez-vous en terre inconnue -

Le Kagehisa fut pris d’un excès de rage lorsqu’il vu l’état dans lequel ces brigands avaient laissé la pauvre faune de son vénérable sanctuaire qu’il devait protéger, telle était la mission que lui avait confié son peuple lorsque Benkei avait pris la décision de rester vivre à Iwa et voir les corps sans vie de ces êtres et d’autre encore en vie, mais souffrant, encore, était alors intenable, la rage qu’il exprimait physiquement par l’apparition de ses pupilles aux pigmentations dorée, sa colère seulement focalisée sur les deux survivant restant, ces deux même ayant voulu tuer le Nagamasa avant de prendre la fuite pour finalement tenter une embuscade sur les Iwajins alors occupée à regarder l’état des animaux.

Mais aussi grande que l’est sa fureur, son esprit lui était toujours clair, sachant comment réagir à l’instant présent face à cette trombe de lave qui leur tombait dessus depuis la cavité creusée dans le mur par laquelle le Borukan usait de cette technique dévastatrice. Réagissant avec rapidité, le Chaman avait déjà un plan en tête, malheureusement n’ayant plus beaucoup de chakra suite a toutes ces péripéties qu’il avait vécu, il devait laisser faire le Samurai pour en finir avec les deux derniers braconniers. Le bretteur d’Iwa avait suivi le plan sans hésiter, faisait-il confiance à son compère ? Rien n’était sûr.

Alors propulsé à forte vitesse vers ses adversaires, Koga sauta du pieu de limaille avant que celui-ci ne s’empale dans la roche, accumulant la vitesse de lancement plus la charge ultra rapide des Samurai, le cadet Nagamasa était devenu un missile tranchant le Borukan littéralement en deux. Après avoir pourfendu le cracheur de lave, il s’en allait s’occuper du deuxième manieur de chakra avec son Taijutsu, pendant que Benkei était lui occupé à retenir la lave avec le peu de chakra qui lui restait, a dire vraie, ses jours était compté si son compatriote Iwajins n’en finissait pas rapidement avec le dernier des brigands. Son souhait fut vite réalisé, le shinobi jetant le corps du malfaiteur du haut de la plateforme sur laquelle ils étaient, le corps chutant directement dans la lave, brûlant la chair de cet homme, hurlant à la mort face à une telle douleur qui dit-on, est la pire de toutes, celle de bruler vivant.

Voyant le bras tendu de Koga lui signalant de le rejoindre en haut, le Manshin-musas sauta sur la masse organique du braconnier se calcinant sous la chaleur de la lave, bien que ces cris perçaient dans toute la salle tant ils étaient forts, le chaman n’en avait que faire, le regardant avec mépris lorsque la plante de son pied prenait appui sur son épiderme pour ensuite rejoindre la main de Koga l’aidant à le rejoindre. Du haut de la cavité, Benkei regardait souffrir le dernier des brigands, consumé et absorbée petit à petit par la lave bouillonnant de la technique du Borukan malveillant. Le sauvage ne ressentait pas de satisfaction réelle à la vue de ce spectacle ni même de peine ou de la pitié envers son ennemie, il était seulement satisfait par la tournure des évènements que les esprits avait réservé pour cet homme, satisfait que les animaux soit vengé.

Le guerrier était exténué, ayant subi des dégâts plus ou moins important et son manque de chakra n'arrangeait point les choses, il se posait contre le mur de roche, seulement un instant se disait-il, pour reprendre un peu de force, il en profitait alors pour tenter de bavarder avec son frère d’arme, une attitude rare de sa part, étant à l'accoutumer peu sociable même avec des Iwajins. « Toute cette histoire est enfin terminée… Et maintenant que j’y pense, je n’ai toujours pas connaissance de ton prénom, Nagamasa-musas, lequel des frères es-tu ? » Lui demandait-il pendant que le dernier des braconniers criât encore de douleur dans le bruit de fond, mais plus pour longtemps normalement. Lui laissant suffisamment de temps pour répondre, ou non à sa question, Benkei se relevait dans l’intention de s’en aller de cet endroit souillé au plus profond de son être par le sang. Cependant, leur seule issue avait été obstruée par d’énormes pierres et le sol empli de lave en fusion. « Il n’y a plus de sorties… Comment aurait fait ces deux brigands pour sortir d’ici ? » Pensait-il a voix hautes, il regardait tout autour de lui et alors qu’il réfléchissait, il ressentait une légère brise de vent émané du mur « Là ! » S’écriait-il, ni une ni deux le Samurai lacerait la roche de son sabre afin d’y découvrir un tunnel menant en toute logique vers l’extérieur.

Les deux Iwajins s’enfonçaient donc dans cette petite galerie souterraine dans l’espoir d’arriver rapidement au bout et leur attente fut vite comblé, ce corridor visiblement creusé a même la roche menait directement dans la forêt non loin de la grotte, un passage secret ? Surement, les brigands l’utilisant peut-être en cas de fuite. S’écroulant au pied d’un arbre, le sauvage ne pouvait presque plus tenir debout, l’adrénaline étant retombée, il n’y avait plus rien pour booster son corps et l’aider à se maintenir.

- Je me doute que ce ne soit pas la meilleure position où discutailler, mais si tu le permets, j’aimerais faire halte ici le temps de reprendre plus de force. Disait-il exténué par toutes ces péripéties. Une question me taraude Iwajins, qu’es-tu venu faire ici ? Quand mon geôlier avait envoyé la demande de rançon, tu es arrivé bien trop vite pour que le message eu le temps de faire le chemin jusqu’à Iwa, donc tu étais peut-être déjà sur place et ta silhouette me dit vaguement quelques chose, peut être t’ai-je vu dans les parages avant de me faire honteusement Kidnapper…

Il n’était pas fier de l’avouer, mais cela était un fait qu’un Ninja de son niveau fut kidnappé par de simples criminels de seconde zone. Son visage marqué par la honte face à cette vérité.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 20:44
Son geste fut pris comme argent comptant et le chaman-guerrier n'attendit que peu de temps pour sortir de l'emprise et la chaleur ambiante de la lave précédemment expulsée par le Borukan en se servant du cadavre tranché comme appui. Bercé et presque encourage par les braillements de douleur de celui qui n'allait pas tarder à émettre ses derniers sons dans ce bas monde, son poignet attérit dans l'emprise de sa paume et il le tira à ses côtés sur le piédestal, leur positionnement leur donnant une vue imprenable sur un spectacle mortuaire et quelque peu poétique. La pâleur orangé de la lave se repercutait en ombres dansantes sur les murs de ce colisé improvisé, jurant avec la peau des deux individus. Visiblement affecté par les événements Benkei s'adossa quelques instants avant de parler, tout ceci l'ayant affaibli assez pour que des troubles physiques qu'un maître du Taijutsu comme Kõga décela dès qu'il posa le pied sur la plateforme.

« Elle fut courte mais intense, hein. Il ne continua pas, Kõga habituellement ne se gênait pas pour faire remarquer les points faibles mais son compère l'avait bien aidé. Kõga, c'est mon prénom. » À la prononciation de son propre patronyme, il fut empli d'une fierté teintée d'un calme étrange, presque magnétique.


Sans se gêner pour parler alors que le dernier debout dans l'équipe adverse lâchait un cri à en refroidir les os, comme si ce contexte lui était familier et rassurant à l'instar d'un salon au coin du feu pour une famille normale, il continuait de jauger son partenaire, droit dans ses getas en jetant une fois de tant à autres un coup d'oeil à la masse de chair qui disparut complètement sous les flots ardents dans des crépitements particuliers. Une odeur de chair grillé froissa ses naseaux quelques instants puis il écouta celui qui venait de se remettre en position pour se mouvoir. « Je suppose qu'il planifiait une évasion par un endroit proche. » Sans que le samurai ait à se mettre en branle l'autre shinobi parvint à trouver l'emplacement rocheux et fragile qui semblait s'activer à l'aide d'un Doton ou d'un interrupteur. Ça aurait été mal le connaître que de penser qu'il aurait perdu du temps à s'épancher en recherches, se contentant de taillader la roche avec sa lame principale, les résidus s'écroulant pour les laisser passer.

Ils sortirent donc, assez loin de l'entrée principale à l'orée d'une forêt drue et peuplée où les animaux étaient encore bel et bien là, ignorants du sort de leurs congénères dont les cadavres brûlaient sûrement encore entre les murs de ce cimetière.

Il ne fallut pas longtemps à Benkei pour succomber à ses blessures, mais il n'imposait pas à son partenaire l'ennui de devoir le porter, restant conscient contre son arbre, allégorie parfaite du personnage qu'il avait en face de lui. Alors qu'il se mettait à parler, Kõga s'accroupit à ses côtés, quelques mètres plus loin, attentif. « Fais-toi plaisir, t'as l'air d'en avoir besoin. » Il avait après tout, tout le temps du monde à tuer, le Yaken pas pressé pour un sou de se rapatrier entre les murs de la grande cité commerciale. « J'étais dans le bar où tu t'es fait enlever. À l'annonciation de ce terme il découvrit ses dents blanches, assez amusé de la situation dans laquelle il s'était fourré. Je t'ai entendu déblatérer sur Chôgen et parler de ton appartenance à Iwagakure, ça a attisé ma curiosité. Je suis généralement discret mais c'est bien possible, on sert la même autorité après tout. » Encore une fois, son visage se figea d'un rictus moqueur, ne se sentant pas obligé du tout envers la puissance ninja et encore moins soumis à quelconque autorité que ce soit.

« Et si tu me parlais de tes mots dans ce troquet, Benkei ? » Peut être allait-il lui décrire ce qu'il pensait vraiment, ou draper ses véritables pensées derrière des mensonges. Au moins cela l'occuperait le temps de reprendre la route.

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Ven 1 Sep 2017 - 0:21

- Rendez-vous en terre inconnue -

Depuis le début de cette histoire, l’on peut dire que le chaman n’avait pas eu beaucoup de chance, bien que le commencement de ces mésaventures soit totalement de sa faute, il ne pouvait cependant pas prévoir que ce breuvage qu’il qualifie maintenant de boisson du diable, pouvait l’assommer à tel point de ne plus devenir maitre de lui-même et ce pendant un long moment. La seule chose bénéfique qu’il retira de cette aventure fut l’extermination totale des déchets s’en étant pris aux animaux de son sanctuaire et la rencontre fortuite avec Nagamasa Koga.

Il eut justement vent de son prénom lorsque enfin le Samurai daignait lui donner après tout ce temps, tout juste avant de sortir du dédale de galerie dans lequel il fut amené de force par les brigands qu’il traquait. Alors que les deux compères arrivaient enfin à l’air libre, il s’en suivait d’une discussion au pied d’un arbre auquel le sauvage avait pris appui pour s’y reposer un peu de temps, juste assez pour reprendre au moins quelques forces afin de se déplacer dans un endroit lui permettant de se soigner.

Alors que le bretteur n’était pas très bavard depuis le début de sa rencontre avec le tribal, il semblait plus enclin à parler à ce moment précis, une bonne chose pensait donc le chaman, le temps d’attente n’en serais que moins long. Il semblait donc que le Nagamasa ai assisté de lui-même à l’enlèvement du protecteur de la faune, de plus son sourire clairement narquois laissait clairement sous-entendre que la scène l’avais beaucoup amusé « Je t’en prie, ait au moins l’amabilité de cacher ces grandes dents blanches, je me doute bien que la scène dût être risible… Haha » disait-il non sans honte.

Il semblait pourtant que le Manshins-musas ait dit certaines choses qu’il aurait préféré gardé pour lui-même, malheureusement, il n’avait pas beaucoup de souvenir de son séjour à la taverne, et quelle ne fut pas sa surprise quand il entendu de la part de l’autre Iwajins qu’il voulait de nouveau retourner dans ce bar, rien que d’entendre ce nom-là lui fit parcourir quelques frissons dans son dos, mais il ne pouvait pas s’y dérober, le Nagamasa l’avait clairement tirée d’affaire et bien qu’il avait du mal à se l’avouer, il ne pouvait pas changer la réalité. « Cette taverne… Bien que cela ne m’enchante guère, de quoi nous rafraîchir la gorge et nous remplir la panse est bienvenue » Il se leva lentement, ayant récupéré suffisamment de force pour se déplacer jusqu’à là-bas à vitesse tout à fait respectable pour une personne exténuée.

Alors qu’ils rentraient dans la taverne suite à une brève marche, le patron reconnaissait rapidement le chaman, sûrement grâce a son accoutrement ou alors… « Mais c’est le gueulard de tout à l’heure ! Où sont donc passé vos amis avec vous ? Venez-vous asseoir, je vous ressers un peu d’alcool ?! » La première réaction du guerrier fut directe, il criait un non haut et fort en agitant les bras, semblant indiqués qu’il n’en voulait absolument pas se contentant alors de lui dire « Servez moi juste vos plats les plus copieux ! Et votre boisson très forte pour l’homme qui m’accompagne ! » Ils se mirent alors tous les deux autours d’une table.

Il était maintenant temps de parler de ce qu’avait potentiellement dit le chaman lors de son état d’ébriété, en vérité, il ne s’en rappelait strictement plus, il avait cherché à s’en rappeler lors du chemin vers la taverne, mais impossible, un véritable trou noir de souvenir. Il pouvait très clairement mentir à son deus ex machina pour esquiver le questionnement, mais Benkei avait sa petite idée sur les propos qu’il avait pu tenir et surtout, dans les préceptes des Manshin-musas, il en existe un qui lui demande d’être sincère envers les gens, de ne pas mentir ouvertement si cela n’est pas nécessaire. Ne voulant pas aller à l’encontre des dogmes qu’il suit depuis des lustres, il préférait donc être entièrement honnête envers lui-même et son homologue shinobi.

- Je ne vais pas te mentir, je ne m’en rappel plus… C’est le trou noir complet dans mes songes, mais je pense savoir ce que j’ai pu dire. Vois-tu, j’ai aidé à la construction du village alors qu’il n’était que Rokkusu, j’ai vu Iwa se bâtir et mes mains ont participé à cet effort collectif. Cependant, la mise ne place du Triumvirat n’est qu’une vaste plaisanterie de mauvais goût ; disait-il d’un profond dégoût ; Chez les guerriers chamans, ou d’autre tribus « sauvages » si il n’existe qu’un seul chef, doyen ou autre autorité suprême du clan c’est pour justement éviter les dissensions et que la famille stagne, lorsqu’un clan stagne, il est vulnérable et dans ce monde ou la lois du plus fort règne, une vulnérabilité est synonymes de morts… Je connais Chogen-musas personnellement, je sais donc qu’il est apte à diriger le pays sans avoir des pseudos « conseiller » pour diriger le village.

Ces mots étaient tranchants, son regard assuré, montrant clairement sa position. Entre temps, le serveur déposait l’alcool et les nombreux mets parsemant dorénavant la table.


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Ven 1 Sep 2017 - 17:40
À l'image d'un sabre qu'on rengaine après utilisation, son sourire se mua en rictus amusé à la prose du chaman des terres arides du sud-ouest, se délectant de sa honte comme le ferait un enfant moqueur, sans pour autant mettre des mots sur ses pensées vagabondes. Alors qu'il était prêt à poser un petit bivouac le temps que l'homme à la chevelure aussi noire que son passé pour Kõga, il interpréta sa dernière phrase d'une façon qui l'étonna. Lui qui parlait de la nuit dernière, il put vite comprendre que Benkei avait pris la phrase au pied de la lettre et voulait prendre la route de cet endroit miteux pour continuer la discussion et répondre à ses propos précédents, ce qu'il accepta tout naturellement. L'exercice avait tendance à lui creuser l'appétit et trancher ces quidams avait réveillé son instinct carnivore, qu'il allait apaiser sur le lieu de sa première rencontre avec l'autre Jônin suite au malentendu. « Faisons, alors. » Sans être plus expressif sur sa faute, ses tendances à pointer du doigt les craquelures chez son prochain s'étaient muées en couleuvres glissantes prête à resurgir plus tard, son estomac satisfait.

Benkei suivit donc Kõga qui était visiblement en meilleur forme que lui sans pour autant qu'il ait à lui servir de béquille, sa constitution lui permettant de tracer dans Tsuchi no Kuni un chemin connu d'eux deux en étant suivi de peu, ne forçant pas jusqu'à courir ou accélérer le pas comme il le faisait seul. Bien qu'il ne l'apprécia jamais, la compagnie avait ses bons côtés, brisant sa solitude habituelle et glaciale. Le nouveau frère d'arme du Nagamasa n'avait pas eu l'air emballé de rejoindre son lieu de débauche de la nuit dernière, les rayons du petit matin laissant transparaître sur ses vêtements originaux les traces de leur affrontement et ce qu'il lui avait coûté.

Ils arrivèrent ensuite dans ledit estaminet, le frère du dirigeant militaire poussant la porte le premier dans un choc qui fit chantonner les gonds qui nécéssitaient d'être huilés. Le gérant ne put qu'admirer l'accoutrement débraillé du chaman et le remarquer et il ne se gêna pas pour lui adresser la parole sous le regard inquisiteur du manieur de lames qui cherchait déjà un coin tranquille pour parler et s'entendre sans être dérangés par les allées et venues des voyageurs qui faisaient étape ici. Sans prêter attention à ce qui déclara le restaurant ventripotent, il lança un regard amusé à son collègue qui gesticulait pour refuser de boire ne serait-ce qu'une goutte d'alcool de plus puis s'installa dans le coin supérieur droit de la bâtisse rectangulaire à une table isolée du comptoir, laissant au prêtre de la forêt le soin de commander de quoi les sustenter et c'est ce qu'il fit en le rejoignant peu après.

L'homme à la carrure athlétique en face de lui dont l'épaule commençait à cicatriser de sa blessure dûe à l'archer, sûrement grâce à un onguent appliqué lors du trajet, semblait enclin à enfin parler, non pas que le silence dérangea à quelque moment la Bête qui se complaisait dans le calme autant que dans l'agitation et les membres arrachés. Il se mit enfin à table et lui tint un discours qui semblait assez crédible pour être écouté soigneusement, au moins avant que la longue liste de mets soit mise sur le bois poncé entre eux.

Il écouta passivement et il fallait avouer que les choses qu'il avait à dire étaient lourdes de sens. Il n'était pas commun pour lui de rencontrer ce genre de personnes et il joua même le jeu.

« Oh tu ne rates rien. Tu parlais de la légitimité des Borukan.. À prononcer ce patronyme, il se rappela le sort de celui qui avait essayé de les noyer dans la lave et qui était sûrement apparenté à ce clan poids-lourd d'Iwagakure no Satô. Je n'ai que peu connu Rokkusu, mais je partage ton dégoût pour cette institution désuète. » Il ne venait pas de révéler un secret, ayant nombre de fois laissé entendre à nombre de gens ses pensées sur ce système de trio qui divisait le pouvoir là où selon lui, un ensemble censé fonctionner comme un seul être ne pouvait se permettre ce genre de luxe. « J'en déduis que tu es membre d'une de ces tribus aborigènes dont on raconte la sauvagerie, au combat comme dans la vie ? Je ne suis que néophyte dans ce domaine, mais à te voir à l'oeuvre, certaines choses se vérifient. » Il continua d'absorber la substance remplissant son verre d'une traite, ses canines râpant sur le bord de la soucoupe en cachant la partie inférieure de son sourire taquin. « Ne compte pas sur le Nagamasa Ichizoku pour stagner. Je le connais aussi, tu t'en doutes et quoi qu'il advienne, sache qu'il arrivera à la place qu'il est censé mériter, avec ou sans l'aide de la population des shinobis. » Son dernier mot était empli de mépris pour une race de personne qui l'avait souvent déçu, autant par leurs capacités que leurs comportements pitoyables, semblable à des insectes qui auraient appris à manier leur environnement microscopique pour espérer se protéger de la botte énorme venue les décimer. « Chez nous, les samurais, nous avons des valeurs semblables à celles que tu me décris. Le faible n'est au service que du fort, et jamais ce dernier ne viendra s'imposer en égal sans que l'honneur soit bafoué. » Il omettait le fait, intentionnellement ou pas, que les doctrines de son pays paternel n'ait jamais été vraiment des lignes directives dans sa vie, et alors qu'il s'apprêtait à continuer, il se tût pour laisser le rondouillard les servir. Sans attendre, il attrapa ses baguettes avec autant de dextérité que ses sabres et se mit à se goinfrer, laissant les bonnes manières et la bienséance de côté.

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Mar 5 Sep 2017 - 4:12

- Rendez-vous en terre inconnue -

L’arrivé de tous les mets à la table des shinobi était une sorte de salvation pour le Chaman, lui qui n’avait rien avalé depuis bien trop de temps, entre sa traque, son kidnapping et le massacre dans les grottes, il s’était passé un long moment avant de pouvoir remplir sa panse. Le nomade écoutait attentivement les dire du Nagamasa, bien que cet homme ne semblait pas « Sage » il débordait d’une énergie similaire, pour son jeune âge, plus jeune que le chaman, il semblait avoir une certaine maturité qu’il, visiblement, cachait derrière un comportement plus où moins malicieux, le faisait-il exprès ou est-il juste comme ça par nature ? Bien qu’il s’en interrogeait vaguement, Benkei n’y prêtait pas attention, sa nature ne l’intéressait guère et rarement le chaman jugeait les gens sur ce critère, préférant plutôt juger les actes, passé ou futur.

Il enfilait à mains nue la nourriture qui passait sous son nez, à chaque nouveau plat qu’il compta enfoncer dans son gosier le nomade joignait les deux paumes de sa main, signe de prière. Continuant à manger tel un sauvage et bien qu’il semblait beaucoup plus concentré sur la nourriture que les paroles de son interlocuteur, il prêtait grande attention à ce que le Samurai lui disait. « Avec ce que tu me dis et les bruits qui courent aux villages, peu de personne ont l’air enjoué face à la situation du village, enfin, je veux bien sûr parler de ce triumvirat… D’après toi, est-ce arrivée aux oreilles des dirigeants ? » Le sauvage se questionnait, peut être que d’autres personnes étaient du même avis que les deux Shinobi, et puisque qu’il est le frère d’un du Triumvirat peut être était-il au courant sur d’éventuelles autres personnes partageant les mêmes idées sur cette institution.


Une viande lui tenait tête, l’épiderme de sa chair étant trop résistante pour arracher des morceaux avec de simples dents humaine, Benkei sorta donc son couteau de chasse pour pouvoir la découper plus aisément, son couteau à double tranchant était ornée de diverse gravure et symbole tous des plus singuliers et atypiques. Puis un terme l’interpellait plus que les autres, la formule utilisé pour le désigner n’étais en soit pas fausse, mais ne lui convenait pas vraiment. « Sauvage ? C’est vrai qu’au cours de mes périples à travers le monde lorsque j’étais encore nomade, beaucoup d’individus, de groupe d’hommes et de femme nous désignait comme tel, pourtant, je me demande qui sont les plus sauvages, nous qui vivons en communions avec la nature ou ces être tuant, violant et volant vilement pour de l’argent, de la gloire ou autres prétextes bien souvent égoïste. » Souriait-il tous en coupant et plantant son couteau dans la viande pour ensuite l’ingérer « Mais oui, je fais partie de ces sauvages, mais il existe tant de tribus unique en leur genre que nous rassembler sous le terme « sauvage » est je trouve, plutôt réducteur. D’ailleurs, j’ai rencontré un autre Shinobi d’Iwa qui est issue de l’une de ces castes guerrières des monts et forêts, il semblerait qu’Iwa les attire ! Hahaha » Riait-il pleinement.

Koga continuait de rapporter des mots très intéressants pour le chaman. « Je ne doute pas de ces capacités pour avoir la place qu’il mérite, espérons seulement qu’il est bien entouré pour un tel objectif » Benkei regardais attentivement le Nagamasa en même temps qu’il prononçait ses mots, avec un regard quelque peu inquisiteur et railleur. Finissant son assiette avant de reprendre. « C’est bien ce qu’il me semblait ! Ton style de combat, surtout cette charge et cette découpe aussi vif que l’éclair m’évoquais quelque chose dans mes plus profonds souvenirs. Lors de mes voyages avec mon clan, nous avons fait halte au pays du fer pour commercer avec certaine caste de Samurai, un de mes anciens amis, lui aussi guerrier chaman, a même perdu son bras lors d’un duel amical » Ajoutait-il tout en riant « Son adversaire lui a perdu son œil gauche… Ou droite, je ne sais plus haha. J’ai un grand respect pour eux, ceux que nous avons rencontré ne nous avait aucunement jugé pour qui nous étions censés être, aucun préjugé, seul les actes comptais. J’en garde un très bon souvenir ! »

Ces souvenirs l’avaient rendu joyeux, il y avait fort longtemps qu’il ne s’était pas rappelé de bon souvenir comme celui-là. Cependant, la table était maintenant vide de victuailles et l’estomac du sauvage criait encore famine, ordonnant de quoi le remplir « GARÇON ! NOTRE TABLE EST VIERGE DE VICTUAILLES ! » Les deux goinfre avait livré une vraie guerre, celle de pouvoir contenter leur estomac, mais il semblerait que cette escarmouche sera longue et fastidieuse pour les deux camarades de repas. « Je me demandais Koga-musas, mais qu’est tu venu faire ici dans cet endroit reculé du pays ? Si loin, près des frontière ? » Lui demandait Benkei, il était étrange de croiser des camarades Shinobi si loin d’Iwa et si près des frontières.




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Mar 5 Sep 2017 - 18:57
Les deux hommes ne s'embarassaient pas de manières ou de précautions ; ils laissent aller leurs pulsions estomacales par des gestes une tenue à table qui aurait sûrement fait pâlir les nobliaux et autres engences attachées à l'étiquette. Armé de ses baguettes il piochait à une vitesse presque surhumaine au point qu'il soit difficile de le suivre en tant que civil, que certains s'amusaient à observer tant le spectacle était impressionnant.

« C'est une bonne question. Je ne suis pas du genre à m’épandre mais disons que je fais une exception. Je pense que les Borukan ne sont pas stupides. Ils doivent se douter que beaucoup n'aiment pas le climat instauré, et j'en fais partie. Je ne me gêne pas pour dire ce que je pense. » Lança-t-il avant d'engloutir l'équivalent d'un bol de ramen d'une traite, la chaleur de celui-ci le faisant hoqueter à mi-chemin entre le plaisir et la douleur. Tout ceci était fort bon, il fallait l'admettre.

Même s'il semblait peu enclin à l'écouter au vue de son combat contre la nourriture, que Benkei joignit à l'aide d'un coutelas orné qu'il trouva tout à fait remarquable et singulier, ses yeux se rivant assez longtemps dessus sans l'empêcher de dévorer la récompense du sauvetage improvisé, Kõga était bel et bien intéressé par le récit du chaman-guerrier. « N'y vois rien de péjoratif. Je préfère la sauvagerie à la bienséance des conseils et autres cercles hautains. Je m'y sens bien mieux. Je t'avoue que je ne ressens rien pour la nature au point où tu as l'air d'y être attaché. Mais je comprends cette envie d'être nomade, elle m'habite aussi. Je ne suis pour autant pas moins égoïste et attaché à certains principes archaïques. » La loi du Talion, la victoire sur le champ de bataille, autant de choses capable de faire vibrer l'homme qu'il était, cette bête informe capable des pires horreurs pour se démarquer sur les champs de Mars.

« Iwagakure attire en effet de bien étranges spécimens ! » Il riait lui aussi, plein d'arrières pensées pour certaines de ses rencontres dans le village d'Iwa, et Benkei en faisait évidemment partie intégrante, les circonstances étant assez risibles bien qu'intéressantes et débouchant sur tout ceci.

« Tu n'as pas à t'en faire de ce côté. » Il pensait bien sûr à lui et Yoshitsune en disant cela, et qui sait, peut être même au Yasei et ses acolytes, Chôgen étant le parfait leader pour un peuple expatrié. « Elle se nomme le iaidō. C'est un art qui nous vient de nos ancêtres du temps où le chakra n'existait pas. » Il se permettait d'en dévoiler plus car l'homme en face de lui l'avait vu à l'oeuvre et de surcroît était un allié potentiel. « Si il n'y a pas laissé la vie alors c'est qu'il était certainement très doué, haha. » Son rire était franc comme peu souvent, foncièrement emporté par le récit de l'homme qui se révélait un bon conteur. « Il est vrai que juger un homme sur son apparence ou ses dires est juvénile. Et de ce que j'ai pu voir, tu as l'air doté de capacités héréditaires sur le chakra et sa sculpture qui dépassent des utilisateurs du ninjutsu que j'ai croisé jusque là, malgré ton état... » Encore une fois il lui montrait un sourire amusé par ces souvenirs récents en commun.

Acquiesçant à la demande du musa d'un signe de tête qui s'en voulait presque menaçant à l'encontre du pauvre homme qui se trouverait bientôt à cours de vivres s'ils se goinfraient encore ainsi pendant plusieurs tournées, il posa un coude sur la table avec la garde de son épée dans sa paume, la faisant toucher le bois dans lequel elle était taillée.

« J'aime l'isolement et la solitude ; de surcroît je suis intrigué par les pays mineurs qui nous entourent, je viens vérifier que les frontières soient toujours bien dessinées, que personne n'empiète jamais. Et toi ? C'est seulement ta protection de la faune et la flore ? » Il fit claquer le bout de ses doigts de sa main libre comme un signe d'attente, encore affamé.

« Dis-moi la vérité Benkei. Serais-tu capable de faire un choix qui entraînerait des conséquences ? Es-tu un homme d'honneur ? Qui peut compter sur toi à l'heure actuelle ? » S'il était bien celui qu'il croyait, alors le sauvage serait un parfait partisan pour ce qui s'apprêtait à déferler sur Iwagakure.

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Mar 5 Sep 2017 - 21:40

- Rendez-vous en terre inconnue -

La bataille ne faisait que commencer, les deux hommes était déterminé à gagner la guerre pour finir par remplir leur pense de victuaille à en faire craquer le bide d’un Akimichi à fleur de l’âge. Les règles de bienséance étaient mises de côté pour le repas, alors que l’un avait l’air d’ingurgiter la nourriture sans la mâcher au préalable, enchaînant les plats a une vitesse hors du commun, l’autre lui mangeait véritablement comme un sauvage, attrapant la nourriture à pleine main. La scène, quasi-surréaliste intriguait nombre de personne dans la taverne, tel que même certaine gens s’était amassé derrière les fenêtres pour contempler ce spectacle.

« C’est, je pense, le minimum de dire ce qu’on l’on pense, dans ma famille l’on disait souvent d’être sincère dans les actes et la pensée, un esprit sain dans un corps sain. » Continuant d’utiliser son couteau pour se nourrir, il était assez remarquable de constater qu’il ne s’était pas encore coupé avec vu l’utilisation qu’il en faisait. « Excuse-moi, je ne voulais pas induire l’idée que tu m’es manqué de respect en utilisant un tel terme, je soulignais juste ce qui parait pour moi comme étant un fait, rien d’autre. » Cependant, il était plutôt satisfait de sa mentalité envers la « misanthropie » pour les gens de son acabit.

« L’inconnu attire autant que les gens le craignent, nous y sommes attirés tel des moustiques vers la lumière. Je comprends cette envie irascible de voyager, bien que j’ai décidé de rester à Iwa je ne peux me contraindre à y vivre totalement, y être me fait me sentir tel une bête en cage, ce sentiment de frustration de ne pas pouvoir arpenter les monts et merveilles qui s’étirent à perte de vue. » Disait-il avec les yeux dans le vide, empli de nostalgie. « Tout ça me manque cruellement. Mais je suis intrigué, tu n’as pas l’air d’être une personne suivant quelconque principes ou dogmes, étant Chaman je ne te cache pas que c’est cependant le cas pour moi, toi, tu donnes l'impression d'être libre de tout entrave, mentale ou physique. De mémoire les Samurai, pas tous, suivent les dogmes du Bushido non ? »

Selon les dires du Nagamasa, les Samurai avaient inventé leur style de combats bien avant l’avènement du chakra « Donc vous combattiez sans Chakra à l’époque ? Et aujourd’hui pourquoi avez décidé d’user de cet art qu’est le Ninjutsu ? » Il était foncièrement intéressé par cette rhétorique, son clan répugnant le chakra, il voulait savoir pourquoi les Samurai qui sont de redoutable combattant même sans chakra s’étaient tournée vers l’utilisation de celui-ci. « Oui, je tiens cette capacité de ma mère, elle habitait dans le pays du vent, Kaze no Kuni, de ce que j’ai appris par mon père, sa famille possédait l’étrange capacité de manipuler le fer grâce à leur chakra. Cependant, ma caste de Chaman et nomade ne possède aucun chakra, tous sont « purs » d’après eux, je suis le seul cas de manipulateur du chakra dans ma famille » Puis il riait face à la petite pique que lui avait lancé son camarade de bouffe.

« Oui… Je n’étais cependant pas en pleine capacité, ne juge pas mes aptitudes par rapport à cette journée. » Souriant avec sincérité, il était grandement amusé finalement par ce qui s’était passé dans cette immense grotte, bien que la fin soit moins joyeuse à la découverte des corps de ses camarades du sanctuaire, parlant bien sûr des diverses bêtes. Benkei n’est pas le type d’hommes à se morfondre éternellement, le mal était fait et donc passé, le mieux à faire dans ces cas-là, d’après lui, était simple, en rire sans oublier, toujours garder en mémoire cette histoire pour les honorer. « Peut-être qu’un jour, je t’exposerais mes véritables capacités, dans un futur proche si les esprits sont cléments, peut-être même dans un duel ? » Lui souriait-il.

Le gérant arrivait enfin avec quelques commis, les plats était trop nombreux pour être servi par une seule personne « Cet homme et moi-même avons relativement faim, comme vous pouvez le voir sans doute, donc continuez d’apporter les plats sans cesse quitte à vider vos combles et ramener de quoi boire aussi, je veux que vous rameniez votre boisson très forte, la meilleure que vous avez et pas cette piquette que vous servez habituellement. »

Ayant fit ordre au gérant en même temps que la réponse du Samurai était prononcée, il reprenait la parole à la fin de celle-ci « Oui, je suis seulement arrivé jusqu’ici, car je traquais les hommes que nous avons envoyés six pieds sous terre, je pense que tu te doutes du pourquoi de ma traque. »

Les plats affluaient et tous finissaient très vite dans le ventre des goinfres Iwajins. « Hm… Le doyen de ma tribu disait sans cesse que tous nos actes, même les plus insignifiants, avait des répercussions pas forcement visible. Je pense et je l’ai prouvé par le passé que j’ai un mental assez fort pour prendre des décisions même lourde. » Disait-il sur un ton maintenant beaucoup plus sérieux que depuis le début du repas « L’honneur est une notion que je ne connais pas beaucoup, mais j’ai des principes fort que j’aime à suivre, ils sont ma voie à l’instar du Bushido. Cependant, bien que je sois un Iwajin, je vis reclus dans mon sanctuaire alors je pense que peu de personne réellement peuvent compter sur moi et puis je suis peu sociable. Si « quelqu’un » pouvait compter sur moi, c’est Iwa, il est mon chez-moi alors je n’hésiterais pas à agir pour le bien de la cité. » Il s’abreuvait d’eau pour dessécher sa gorge après ce long discours « Pourquoi donc une question si sérieuse aussi soudainement ? »


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Mer 6 Sep 2017 - 15:57
Et avec la même ardeur que des orphelins qui n'avaient point mangé depuis des jours, ils continuaient de dépeindre une œuvre titanesque mais bien réelle, engloutissant assez de nourriture pour apaiser l'estomac d'un ours gigantesque. « Dans la mienne, il n'en a jamais été question, mais les valeurs de notre fratrie m'ont poussés à adopter un mode de raisonnement similaire. » En effet, il ne passait pas un jour sans que le samuraï perfectionna ses katas dans le but d'affûter ses sens et son corps, en faisant une arme d'une puissance n'ayant que peu d'égaux dans son domaine de prédilection, le Iaïjutsu. « Ne t'excuse pas devant moi, Benkei. » Il ne paraissait ni froid, ni chaleureux. Seulement un homme de conviction énonçant à l'autre qu'il n'avait point besoin de se draper de telles mots envers lui. Le pardon n'était pas une chose prépondérante chez l'éphèbe brun, et il ne l'accordait tout simplement car une fois sa rancœur développée, rien ne pouvait bloquer la lame de sa magnanime vengeance, tout les Hommes étant égaux devant elle.

« Mes raisons sont sensiblement différentes des tiennes mais je reste quelqu'un proche de ton raisonnement. Je suis un Yaken, il m'est impossible de rester tranquillement dans Iwagakure à exécuter des ordres et remplir des papelards. » La nostalgie d'une époque où il ne servait que le clan, parcourant Tetsu à son gré sans hiérarchie ni ordres traversait aussi ses pupilles, dépeignant un tableau bien funeste tant il détonnait avec sa vigueur à caresser son palais de divers aliments, tantôt salés, tantôt acides. « Effectivement, je me moque des conventions. Tu connais donc le Bushidô... ? Ses lignes directrices ont bercées mon enfance mais je m'en suis vite extirpé pour beaucoup de raisons. » Il prit une profonde inspiration, se demandant pourquoi il venait en parler à cet homme. Peut être que sa sauvagerie olympienne lui inspirait un confident, quelqu'un pour porter une partie de son fardeau. « Je suis mon propre maître, ni obligé ni Rōnin. Je ne prends en compte que certains préceptes. Tu dois penser que c'est un comportement puéril, mais je remets bel et bien en cause le fondement de certains adages. Nous vivons une époque troublée, et les mots des anciens deviennent vite obsolètes, délétères... » Il expira l'air bloqué dans ses poumons, son regard presque triste à la réminiscence de tout cela croisant le Yasei.

Visiblement la conversation tournait peu à peu autour de lui, ce qui était étrangement nouveau, mais pas si dérangeant. « Oui, quand la nation du Fer développa son premier réseau clanique, les écrits content que l'homme qui vainquit la bête et distribua les précieuses ressources spirituelles n'était encore qu'un enfant. J'ai personnellement fait ce choix par intelligence. Tu ne peux vaincre l'adversaire qu'en le connaissant aussi bien que toi-même. Puis j'ai toujours été doué pour cette merde... » Il émit un rire franc après avoir avalé une bonne bouchée de bœuf de Kobe, dont la viande nervurée de gras fondait sous sa langue. « Kaze, hein... ? Je n'y suis jamais allé. On dit ce pays aride et difficile à vivre. Autant que Tsuchi dans ses saisons les plus froides. Il tira d'une autre brochette quatre morceaux qui glissèrent rapidement tandis que son confrère jouait du couteau. Tu es donc par définition le plus fort d'entre eux. L'ont-ils seulement saisi ? L'évolution et ses tourments. S'ils ne s'adaptent pas, ils seront décimés par ces mêmes personnes qu'ils haïssent. L’Ouroboros qui se mord la queue... » Songeant au Kamon de son clan et sa signification, l'histoire du guerrier semblait intéressante, singulière. « Un duel, hein... ? Tu me prends par les sentiments, chaman. » Il avait touché la corde sensible et s'il n'avait pas été occupé à vider les réserves, il aurait très bien pu le tirer dehors. Mais il préferait remettre ça un jour plus apte, où il disposerait de toutes ses ressources.

Comprenant que l'alcool était pour lui, il le remercia d'un geste de tête rapide, trop occupé à finir le peu qu'il restait entre ses baguettes vives comme le dard de deux guêpes.

« Tu sembles fidèle à Iwagakure, c'est de l'honneur Benkei, d'une certaine façon. S'attacher et offrir ce que l'on possède, laver ses fautes quand on les commet. Voilà le vrai honneur. » Hochant la tête à ses propres mots, il vint à le regarder encore. « C'est bête à dire mais tu me rappelles un de mes frères. Et prochainement, nous pourrions avoir besoin de soutien. Tu serais le bienvenu mais ne va pas croire que nous soyons en position de faiblesse. Je te propose seulement de prendre part à quelque chose de plus grand que toi. » Curieux de savoir ce qu'il avait à dire, il se resservait maintenant dans ce cas aux mille et un goût, tout en agrémentant le tout d'un alcool de riz qui aurait débouché un évier.

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Mer 6 Sep 2017 - 20:34

- Rendez-vous en terre inconnue -

Les allés et venue du gérant et de ses commis commençait à faiblir, peut être que son stock diminuait bien vite avec les deux goinfre a table pour dévaliser son commerce, cependant, il pouvait être sans crainte, le Chaman ne vivant que dans son sanctuaire, chassant pour manger et confectionnais lui-même ses propres habits. Benkei n’était donc aucunement dépensier, tout l’argent qu’il récoltait en travaillant durement en tant que Shinobi, n’étais que peu voir pas du tout utilisé, pouvant se contenter de lui-même des besoins que tout homme a.

Il semblait bien anormal de la part du nomade de s’être excusé pour quelques choses d’aussi peu important et surtout assez facilement, lui qui avait plutôt pour habitude de rester relativement froid. Peut-être que le chaman devenait plus sociable, il était en fait très rare pour lui de parler autant avec une personne, cela était sûrement l’une des rare fois qu’une discussion de sa part fut aussi longue et à dire vraie, plutôt intéressante ! Lui qui souvent avait pour compagnie la faune de son sanctuaire se plaisait à apprécier la compagnie d’un autre shinobi.

« Tu aimes donc seulement la liberté ? Sans raison particulière ? » Disait-il intrigué, pour lui, si les Hommes affectionnent la liberté, c’est pour des raisons qui son chère à chacun, souvent différente selon la mentalité. « Je connais vaguement le Bushido, certains Samurai de Tetsu nous en avait longuement parlé, certain de ces préceptes ressemblent aux nôtres » Alors qu’il mangeait a sa faim, il regardait aussi la foule qui s’était amassé dehors, regardant les deux shinobi de leurs yeux, dans la foule, des personnages avait interpellé l’attention de Benkei.

« Se détacher de tout lien avec le passé n’est en sommes pas puéril, même plutôt courageux si tu veux mon avis. J’ai appris à honorer mes ancêtres, car c’est le fondement de mes croyances animistes. Nous les Hommes avons une attache particulière avec le passé, il nous façonne autant que ce qui se passe au présent, décider de s’y détacher, c’est aller vers l’inconnu, décider de totalement changer et il en faut du courage pour opérer un tel changement, je me trompe ? » Lui disait-il le sourire aux lèvres, il pensait chacun de ses mots, sans vouloir les enjoliver pour paraître plus sympathique.

« Je comprends ce choix, c’est pour cette même raison que j’ai rejoint la grande caste des Ninja, mon clan vous, enfin plutôt nous détestant nous les utilisateurs de chakra, j’ai décidé de tenter de le comprendre en devenant moi-même la chose qu’ils exècrent le plus » Le Chaman était bien bavard, lui qui ne parlais de ce genre de chose a personne, sans doute pensait-il que Koga le comprendrait, a tort ou a raison. « Oui, je n’y suis pas beaucoup passé, mais je compte y retourner, bien que l’on dit le pays très hostile par son climat, j’ai besoin de rencontrer la mère que je n’ai jamais vue et d’en savoir plus sur cette faculté de manipuler le fer. » Disait-il avec un bout de chair de poulet entre les mains.

« Le plus fort ? Je me risquerais pas à dire ça, ma caste de Chaman sont des guerriers sans peur, certains sont bien plus fort que moi, leur force est si grande aux combats qu’en général, il nous est interdit de les aider de risque d’y passer avec l’adversaire » Disait-il sur le ton de l’amusement, seulement tout cela était véridique, il existe dans son clan deux guerriers légendaires, car dit-on, n’ont jamais éprouvé la rancœur de la défaite. « Si j’étais toi, je ne les sous-estimerais pas, pour qu’un « chaman » soit reconnu comme guerrier, un Manshin-musas donc, il doit faire ses preuves, et pour les avoir vu à l’œuvre, chacun d’entre eux valent un ninja de haut rang, voir plus pour deux d’entre eux. » Puis vint la proposition du Samurai, le chaman n’est point naïf, il savait très bien que le Nagamasa venait d’émettre la possibilité d’un coup d’état, en soit l’idée n’était absolument pas mauvaise pour Benkei, seulement la manière d’arriver à cette fin l’était possiblement.

Le chaman d’Iwa voyant que la table était maintenant vide de victuailles sauf une assiette qu’il avait au préalable mise de côté, il se levait ensuite de table pour donner une bourse pleine de Ryo au gérant, suffisamment grosse pour payer le repas, voir plus. Il fit ensuite signe à Koga de le suivre, son assiette de nourriture en main, voulant lui présenter quelques choses en particulier afin de répondre à sa question. Le Manshin-musas l’emmenait voir un groupe d’enfant qui regardait leur festin depuis l’extérieur pour leur donner le plateau de nourriture qu’il avait mis de côté pour eux. À la vu des vêtements, il est clair que ces enfants étaient orphelins et vivants donc dans les rues de ce petit village.

« Ces gosses ont sûrement perdu toutes leurs familles à cause des guerres, des Shinobi ou autres brigands, au cœur du pays, cela arrive rarement, mais près des frontière où les affrontements sont plus fréquent ce genre de misère n’est pas rare, si ce que tu me proposes est ce que je pense, comment comptez-vous vous y prendre ? Une guerre civile dans le village ? C’est en partie pour ça que mon peuple déteste les Shinobi, d’après eux, ils ne font que semer la mort, la tristesse et la haine partout où ils sont… Et je les comprends parfaitement » Il reprenait sa respiration prenant un ton plus dramatique, plus sérieux « Je ne souhaite pas que mon village soit touché par un tel désordre. Dit moi donc comment tu comptes t’y prendre, toi et tes frères, pour récupérer la régence de la cité sans verser le sang d’innocent »

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Jeu 7 Sep 2017 - 19:28
La conversation suivait son cours au rythme des mots des deux Jônins qui chacun de son côté, était assez taciturne pour ne pas s'épandre en rivières de mots à l'accoutumée mais faisait un sacrifice ici. Un sacrifice consentit et mutuel qui les engageaient à se réveler, à donner à l'autre de quoi frapper, de quoi être informé de la personne qu'il venait de côtoyer dans une danse mortelle puis un repas bien garni qui n'arrivait pas à attaquer leurs appétits féroces.

« Je suis un électron libre. J'ai besoin de mon espace et d'avoir toujours le maximum de possibilités. Bien sûr plusieurs liens me rattachent à certaines personnes. Mais je reste celui que je suis, et aucune chaîne ou aucun village ne peut m'assigner à une niche. » Le Chien Errant, allégorie parfaite. Bien qu'issue d'une meute, il n'en restait pas moins votatil, effervescent. « De toutes les maximes, je n'en retiens de toute façon que peu. J'ai mon propre code moral érigé par mes soins, et rien ne peut m'en détourner. Pas même l'expérience des anciens. Seulement celle que je me forge. » Il semblait bien sûr de lui, peut être trop. Comme un colosse aux pieds d'argile qui ne cherchait qu'à chuter en faisant une erreur, inconscient de la fragilité de son socle.

« Je pense qu'effectivement se lier au passé c'est s'armer de lames émoussées qui ont déjà servies. Je suis dans l'optique où seul le présent et le futur importent. Je n'ai pas peur de l'inconnu. Du moins, pas assez pour ne pas l'appréhender à bras le corps. » Il était serein en disant cela, la nourriture entre ses baguettes restant stables et prête à être gobée.

« Les samurais aussi abhorrent les manieurs de cette énergie. Je n'ai pourtant aucune honte à m'en servir. On se bat avec les armes qu'on nous donne après tout. » Oui, il comprenait le sauvage, car lui même il avait mené sa vie et fait ses choix comme les siens, sans se soucier de la société. « Intéressant. Qui sait, peut être viendrais-je avec toi. J'ai entendu que dans le désert, un clan connu pour ses lames circulaires était composé d'effroyables combattants. » Affronter de nouveaux assaillants pourvus de capacités étrangères était le meilleur moyen d'éprouver son corps et son entraînement en transposant cela à la réalité, il n'avait donc aucun soucis quitte à perdre -même si la défaite pure et dure lui était difficile à appréhender.

« Il y a donc des guerriers qui n'utilisent pas le chakra et qui peuvent vaincre les shinobis ? Ca ne m'étonne pas. J'irai bien éprouver mes capacités seules contre eux. Tu m'intrigues, Benkei. » Il savait lui parler, attiser en son corps musculeux pour le motiver à se mettre en mouvement vers des horizons possiblement ensanglantés. Tapant dans le tas qui s'affaiblissait petit à petit au gré de sa faim elle aussi repoussée dans sa tanière par les flambeaux de toute cette quantité, il semblait hagard. « Je ne sous-estime jamais mes adversaires. Je suis seulement très confiant. Dis-toi que tu ne m'as pas vu sous mon meilleur jour. » Munie d'un petit rire narcissique, sa phrase laissait entendre qu'il était un monstre, et il avait raison. À Tetsu, son habileté seule l'avait emmené vers les sommets, là où ses frères excellaient eux dans le Ninjutsu et le Genjutsu.

Alors qu'il allait piquer dans la dernière assiette, il comprit que Benkei l'avait au préalable réservée pour une occasion et planta donc les baguettes dans la table avec une facilité déconcertante, d'un simple mouvement de poignet. Le repas était fini et payé, ce qu'il remercia d'un penchement de tête pour dévoiler sa nuque au Yasei, signe de bonne foi dans son pays natal. Il aurait pu payer mais il ne lui fit pas l'insulte de refuser ce cadeau.

Kõga le suivit ensuite muni de son assiette dehors. Un petit groupe d'enfants se tenait là, leurs yeux et leurs estomacs illustrant parfaitement la faim à laquelle ils étaient assujetis. Il écouta Benkei patiemment, le laissant prouver son point grâce à cette scène pittoresque.

« La misère existe de tout temps, c'est une composante de ce monde. Tu es bien naïf si tu crois que les jeux de trônes et les intrigues influent sur cela et la créée. Certes, cela peut empirer les choses. Mais je ne propose en aucun cas de m'en prendre au peuple, ni d'user de violence. Je ne suis pas féru de politique, Chôgen t'expliquera tout ça mieux que moi. Je te préviens seulement que des changements vont arriver, pour donner à ce village un espoir de s'élever. À de de décider. Acteur ou spectateur ? Si tu aides, qui sait, tu auras peut être assez de pouvoir et tu pourras agir sur cela. » Son regardait allait d'enfant en enfant, sans s'apitoyer. Certains d'entre eux, avec le courage nécessaire, pourraient devenir son égal un jour. « Tout est une question de clans, de droits et de finesse. Tu sais à qui en parler pour en savoir plus. »

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Ven 8 Sep 2017 - 17:37

- Rendez-vous en terre inconnue -

Le repas était donc fini, bientôt, il serait temps de rentrer à Iwa, méditer sur ce qu’il s’est passé dans cette grotte, méditer aussi sur les mots du cadet des Nagamasa, car beaucoup d’entre eux étaient finalement lourds de sens. Mais avant que le repas ne soit fini, il restait quelque échange de phrase à clôturer.

« Je te comprends parfaitement » Cette sorte d’indépendance est parfaitement ce qu’a besoin Benkei à son quotidien, bien entendu il rendais avant tout des comptes a son village, Iwa mais ce n’est pas pour rien si sa demeure se trouve à l’extérieur même du village, aux abords, de ce fait, il peut encore avoir l’impression d’avoir son autonomie qu’il possédait avant de devenir un Shinobi. « Je ne m’en rappelle que vaguement, mais dans mon souvenir, c’est un code moral bien large, peut être bien difficile d’appréhender la chose totalement » Disait-il en tentant de fouiller dans ses souvenirs

« Ton point de vue est différent du miens sur ce point, mais je le respecte » Pour le Chaman qu’il est, il est inconcevable de ne pas être en phase avec le passé, les esprits sont en général, des âmes justement attaché à ce qu’ils furent jadis, errant dans le monde. De ce fait, un chaman est étroitement lié au passé de ses ancêtres, d’après lui le passé un est livre ouvert permettant d’apprendre de nos erreurs, vouloir s’en affranchir totalement peut être courageux, mais un brin trop téméraire, risquant de répéter les erreurs déjà commises.

« Tu dis « donner » comme-ci le chakra avait été un cadeau, je pense qu’on a volé ce pouvoir, enfin, je ne vais pas m’étendre sur ce sujet, cela les croyances de mon peuple qui ne t’intéresse guère » Les croyances particulières de sa famille sont longue et « farfelue » selon certain, ne pas s’attarder dessus était la meilleure chose car déclenchant bien souvent des conflits inutile. « Toi, m’accompagner à Kaze no Kuni ? Pourquoi pas, ce serait avec plaisir, je connais ta valeur, cependant toi, tu ne cherches que des combats pour palpiter ta vie, j’ai bien l’impression ! » Lui disait-il avec un petit rire, cela l’amusait fortement, Benkei étant particulière « sage » il était donc difficile de le voir comme un ardue du combat, pourtant le chaman aimait combattre lui aussi.

« Hm.. Si j’ai des nouvelle de mon clan, si jamais ils reviennent dans les environs alors peut être te présenterais-je, cependant ce ne sera pas aisé, comme je l’ai dit avant, c’est un clan de guerrier qui n’affectionne point les Shinobi ou tout utilisateur du chakra, alors il est hors de question que tu les rencontres seul, tu devras forcement être à mes côtés ce jour-là » Il ne blaguait pas, déjà, car cela pouvait être bien dangereux pour Koga et pour le clan lui-même. Si Iwa apprenait qu’un de ses Shinobi avait été attaqué ou peut être tué par le peuple nomade de Benkei, qui sait la réaction que la cité militaire pouvait avoir.

Puis ensuite vint la fin du repas, la scène n’avait point pour but d’être larmoyante, le chaman voulait exposer un fait, bien entendu la misère existe bien avant la guerre, mais elle est bien souvent accentuer par celle-ci. Les Hommes lors de conflit ne deviennent plus que de simple statistique, des points sur une carte. « Naïf ? Peut-être.. Pourtant ais-je tort ? Les Shinobi sont de notre temps la source principale des guerres et depuis que je vis avec vous, aucun n’a été capable de me dire comment apporter une période de paix durable. » Il soupirait, voyant bien que son compagnon ne comprendrait pas sa vision du monde, sans doute que le chaman était endoctriné par la mentalité de son peuple « Cependant, tu as raison, je ne peux pas rester spectateur, si je peux poser mon grain de sel et influer directement de l’intérieur, alors oui, je pense que c’est le meilleur choix à faire. »

Il se faisait tard, voilà déjà un petit moment que les Shinobi d’Iwa avaient quitté leur village, il était temps de faire un rapport détaillé sur ce qu’il s’était passé dans cette grotte. « Je pense qu’il est temps de rentrer au village et faire notre rapport non ? Qu’en penses-tu ? »

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Ven 8 Sep 2017 - 20:22
Même si leurs avis divergeaient, les deux hommes repus se respectaient de la façon la plus virile qui soit, chose propre à toute relation entre deux adultes à peu près de bonne foi. Ce n'était pas souvent le cas de Kõga mais il avait cette fois fait un effort. Croire qu'il fut simplement la même personne qu'un lointain Daimyio ou chef militaire et que ses prises de décisions l'amenerait devant les mêmes choix était pour lui infantile, mais il comprennait la démarche et donc l'éducation de Benkei.

« À l'occasion, tu me raconteras l'histoire que ton peuple pense réelle sur le chakra et la source. Cela promet d'être intéressant et je suis sûr qu'il y en a des choses à tirer. » Les légendes avaient ça de vrai que parfois, au cœur de celles-ci se trouvaient des indices sur la réalité ; des fragments historiques à assembler pour amener les enquêteurs sur des routes tortueuses au bout desquelles se cachaient des secrets plus grand que la race Humaine elle-même, l'ayant façonné pour en faire ces regroupements claniques sous les bannières élementaires.

« Qu'y a-t-il en ce bas monde qui vaille plus la peine qu'éprouver ce que tu as passé des années à acquérir ? » Un sourire qui illustrait parfaitement son honnêté se greffa à ses lèvres gerçurées. À l'appel du combat, il répondait souvent premier, préferant ce dernier à toute autre chose censée ou raisonnable. Accompagner Benkei et rencontrer les autochtones peuplant ce pays était donc une évidence et il semblait assez d'accord pour se doter d'une allégorie de garde du corps de son gabarit, même s'il serait plus occupé à trancher les possibles opposants qu'à le protéger en cas d'assaut.

« Je suis un homme difficile à trouver mais si l'opportunité se présente, alors je la saisirai. Ne t'en fais pas pour moi, tu ne sais pas à quel degré j'ai côtoyé les monstres de ce monde. » Songeur et assez catégorique comme si son expérience prévalait sur tout le reste et surtout sur celles vécues par ses compères, assez hautain, trait qui revenait après avoir disparu un certain temps, il restait de marbre face au spectacle fourni par Tsuchi et ses reliefs, comme las.

« Avant les shinobis, sans le chakra, les hommes se battaient déjà. Seules les armes changent, les moyens. Le fond reste le même, toujours. C'est la nature humaine. Si tu veux la paix, il faudra annihiler notre espèce entière, Benkei. » Et par là il entendait lui et son clan avec une perspective guerrière des plus jouissantes.

« Soka. Une fois à Iwagakure, nous discuterons de cela plus en détail. » C'était une invitation à bord, une main tendue comme celle qui l'avait extirpé de l'enfer bouillant de la lave. Une assurance d'avoir sa chance de faire respecter des préceptes que Kõga ne respectait pas lui-même mais savait nécessaires.

Sur le départ, ils marchaient côte à côte, illustrant une amitié naissante, deux graines plantés dans des terreaux infertiles qui germaient pourtant. « Un rapport ? Il n'y a rien à rapporter sauf quelques quidams. Si on doit stopper ceci et qu'il y a une plus grande envergure derrière tout ça, faisons-le ensemble. Nous ferons un rapport une fois ces gens éradiqués. »


À SUIVRE.

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