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Au nom de l'Empire | Mission libre B

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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Mer 22 Jan 2020 - 21:44
Au nom de l'EmpireDepuis l'annexion de Kumo par l'Empire ; très peu de nouvelles officielles avaient été envoyées car jugées trop précoces. Cependant, les rumeurs et ragots ont déjà probablement annoncé la nouvelle, mais peut-être pas de la meilleure des façons. Afin d'éviter que le Yuukan tout entier ne s'offusque et décide de réagir de façon trop hâtive ; L'Empire lui même se doit de clarifier la situation.

Votre rôle sera donc de vous rendre auprès des principales factions majeures, Iwa et Kiri, et d'y délivrer avec précision l'actuelle position du Teikoku vis à vis de Kumo. Vous serez à disposition des villages pour répondre à leurs différentes questions.

Cette mission est d'ordre politique ; il va de soit que le but n'est pas de ternir l'image de l'Empire, mais bien d'affirmer sa position actuelle.

Ps : Vous serez accompagnés d'une unité complète de soldats à vos ordres (pour votre protection) lors de vos voyages.

Prendre contact avec Iwa et Kiri pour les prévenir de votre venue
Délivrer la nouvelle du protectorat de manière officielle
Faire un rapport à l'un des capitaines de l'Empire


Hi no kuni, pays du Feu | Au nom de l'empire


Pouic, pouic, pouic. En cadence, le jeune homme se balançait d’un pied sur l’autre en hissant ses jambes à hauteur de sa taille, contraint par le jus violacé qui engloutissait ses appuis de faire l’effort d’extirper à une mesure suffisante les deux guibolles qui se musclaient à chaque mouvement, les fibres striées autour de son squelette se chauffant et se contractant sans cesse pour maintenir le rythme de cette danse étrange, un peu gauche en apparence, très technique en réalité. Gauche, droite, gauche, droite… les secondes défilaient en toile de fond de cette valse grotesque au milieu d’une cuve large de cinq mètres de diamètre dans laquelle, sous la carcasse dansante du Shinrin, se réduisaient en purée les nombreuses grappes de raisin récoltées à la main par quelques paysans du village, pour lesquels il avait accepté de rendre service en pataugeant à leur place, contre quelques bouteilles de la liqueur que leurs vignobles produiraient.

Ne négligeant pas l’importance de s’aguerrir pour autant, le chapardeur qui avait bien négocié son butin s’était imposé une cadence de production si intense qu’il peinait à tenir le rythme, son souffle se faisant de plus en plus capricieux et ses poumons, pour le ventiler, de plus en plus douloureux. Même son esprit s’embrumait, au point qu’au bout de plusieurs milliers de piétinement, il avait perdu toute notion du temps. Seul le coucher de soleil vint lui rappeler qu’il était temps, peut-être, d’arrêter l’exercice. Il ne sut combien de litres il avait produit, mais se fit la confidence qu’il avait dû faire le travail de trois hommes.

Après s’être laborieusement hissé hors de la cuve, il se laissa choir à même la terre. Il s’empara d’une serviette blanche qu’il avait prévu par anticipation pour ce moment, qu’il trempa dans un seau d’eau froide avant de laver ses jambes endolories, courbaturées par l’effort. Un peu négligeant sur l’hygiène, il utilisa la même serviette pour s’essuyer le front, après l’avoir trempé de nouveau dans le récipient d’eau : c’est dire que, pour un rustique dans son genre, la notion de propreté était toute relative. Non loin de la cuve se trouvait ses appartements, seule au milieu d’une flanquée d’arbres dénudés par l’automne. Sous leur ombrageuse silhouette, la petite maison de bois ressemblait presque à une cabane et souffrait de peu d’espace ; juste ce qui était suffisant pour accueillir un jeune gaillard. Il se dirigea vers son domicile sans grande conviction en foulant la terre battue ; fit coulisser la porte de bambou recouverte de carreaux de washi (papier japonais), et entra dans la pièce d’accueil, presque vide, comme si personne ne vivait ici.

Après s’être réfugié quelques minutes dans ses appartements, il en ressortît avec une tenue de rechange sur l’épaule et une nouvelle serviette autour du cou, dans l’intention de se rendre aux bains. Là, éclairé par les pâles reflets des bougies allumées à l’extérieur de sa garçonnière, une ombre attendait. Nullement inquiété, il l’observa de haut en bas. Il avait pris l’habitude de ce genre d’intrusion à l’improviste, souvent gage de problèmes à venir. Il ne put, constatant son immobilité, s’empêcher de faire une petite remarque.

« Vous êtes actuellement au domicile de Shinpachi. Ce dernier est absent pour le moment. Vous pouvez laisser un message ou vous adresser à son secrétaire.
- Shin’… »


L’ombre s’avança et ôta son couvre-chef, puis baissa son masque. Du fond des ténèbres, il sembla au plaisantin que la personne se tirait des enfers pour le mettre en garde et, au moment même où il parvint finalement à mettre un nom sur son visage, il se figura qu’il aurait préféré cette version, certes sinistre, mais moins contrariante que ne pouvait l’être sa comparse. Kaoru, c’était encore pire que l’enfer.

« Tu ne sais décidément pas rester sérieux… pourtant, il va te falloir faire un effort. Le clan a reçu une nouvelle missive te concernant. Semblerait-il que tu deviennes la coqueluche du Teikoku…
- La coqueluche de toute la sale besogne, tu veux dire. J’aurais aimé t’y voir, toi, avec la délégation. Contraint, comme toujours, de jouer dans la diplomatie. Tout ce que je déteste !
- Alors ce que je viens te dire ne va pas te ravir. »


Au fil des mots, son teint se mit à blêmir. Alors que Kaoru lui expliquait les termes de sa mission, qui sans doute lui avait été attribué eu égard à ses récentes prouesses dans le monde diplomatique, son rythme cardiaque s’accéléra et ses muscles se figèrent à cause d’une intime conviction : celle d’être dans une foutue merde.


- - - Le lendemain, à l’aube - - -


A l’entrée du village, on pouvait assister à une scène spectaculaire. En rangs serrés, douze soldats, en position de repos, attendaient leur heure. Leurs silhouettes étaient anormales, défigurées par les armes qui pendaient à leur ceinture ou qui étaient fixées dans leur dos : pour certains, des lances, pour d’autres, des kukris, des katanas, des kusarigamas, et autres outils de la mort perforants ou tranchants. Sur les visages, toutes les émotions étaient aussi lisibles, aussi variées que pouvaient l’être l’accoutrement des soldats : la confiance, l’inquiétude, la perplexité. Chacun attendait patiemment, dans le froid mordant d’un matin gris, que le verdict tombe, et de la brume naissent les silhouettes des trois ninjas qui les guideraient jusque sur les plaines étrangères.

Il fallait bien que cela advienne. Se dessinant dans l’opaque horizon qui n’allait pas plus loin que dix mètres à cause des cumulus qui, descendus du ciel, étaient venu envahir le monde avec leur atmosphère mystique, un inconnu s’approcha. Vingt mètres. Quinze mètres. Dix mètres.

Le visage de Shinpachi jaillît d’entre les nuages et se figea devant ceux des soldats du Teikoku, qui se mirent au garde-à-vous.

« Bonjour, soldats. Je suis Shinpachi, du clan Shinrin. »

Il les scruta du regard. Ils étaient tous très jeunes. Encore plus que lui. Trop jeunes peut-être pour s’engager dans une mission aussi périlleuse. Néanmoins, l’armée du Feu n’avait pas le droit de succomber à la peur et au doute.

« Voici vos deux autres référents… »

Autour de lui, deux autres ombres approchèrent…


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Kogami Akira
Kogami Akira

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Ven 24 Jan 2020 - 15:51
Le voile de la nuit était déjà tombé. Akira n’avait pas vu le temps passer, planté au beau milieu de la forêt en périphérie de la capitale. Aussi loin qu’il se souvienne, cette forêt lui avait toujours été aussi familière. Ses arbres majestueux, donnant une impression de convivialité, semblaient être des barrières le protégeant des agressions du monde extérieur. Ici, point d’individus pour venir le déranger, seulement la nature et quelques animaux s’enfuyant sur son passage. Akira était loin d’être un grand amoureux de mère nature, mais le calme était pour sûr son meilleur ami. Et cet endroit était sans conteste le plus prompt à le lui offrir. Tel un linceul, sinistre tout en étant confortable, de l’endroit émanait un sentiment de plénitude. Akira était venu simplement pour passer le temps, mais s’était rapidement occupé après avoir ramassé un bout de bois dans lequel il devinait un oiseau.

Assis sur la branche d’un arbre haut perché, le shinobi s’était attelé à sculpter, malgré ses talents de sculpteur discutables, un oiseau. N’ayant nul outil favorable sous la main, il se contenta de son katana malgré le manque de précision qu’il offrait. Et c’est ainsi que le temps passa plus vite qu’il ne l’aurait cru, plongeant alors le jeune homme dans une nuit noire et absolue. Heureusement, les lumières de la cité étaient discernables au loin à travers les feuillages, agissant ainsi tels l’étoile polaire. De toute manière, cette situation ne gênait pas le moins du monde Akira. Le jeune homme pouvait tout aussi bien dormir sur cette branche, au beau milieu de la forêt en regagnant son poste le lendemain matin. Au vu de son caractère insondable, on évitait de le solliciter la plupart du temps. Il n’avait donc pas à craindre une quelconque sollicitation. Mais, surtout, son domicile n’était pas forcément plus confortable que cette branche.

Une simple bicoque dans la ville basse, affublée de trois pièces dont la cuisine la salle de bains et la chambre, cette chaumière était de plus au beau milieu d’un brouhaha constant, entre les patrouilles de nuit et les tavernes environnantes. On ne serait donc nullement surpris de constater son absence lors de ses heures de sommeil, Akira n’étant de toutes façons presque jamais présent chez lui.

“ … “

Le shinobi observa sa création durant un long moment, tournant et retournant ce petit oiseau de bois sans grande conviction. Il était évidemment imparfait, mais relativement réussi pour une création sculptée à l’aide d’un katana. Néanmoins, une fois terminé, il n’avait plus aucun intérêt à ses yeux. Akira le jeta donc dans les bois sans même y prêter attention, et s’installa plus confortablement sur cette branche, une branche relativement solide pour supporter ses 90 kilos.

㊋ Le lendemain… ㊋

Akira ouvrit les yeux aux alentours de cinq heures, lorsqu’une goutte de rosée ayant perlé dans les feuilles au dessus de lui vint lui couler sur le visage. Akira s’essuya machinalement avant de se retourner, mais oublia qu’il était sur une branche… et fit une chute d’au moins 20 mètres.

“ Waaaaaah… “

Heureusement pour lui, le shinobi se redressa in-extremis, concentrant du chakra sur la plante de ses pieds pour amortir sa chute. Plus de peur que de mal. Enfin, plus de surprise que de mal. Et maintenant qu’il était bien réveillé, sans parler de l’aube qui approchait, le shinobi n’avait plus qu’à retourner en ville. Il ne risquait pas de retrouver le sommeil de sitôt, et de toute manière la végétation était trop humide pour qu’il s’en serve à nouveau de coucher. En fait, il n’était même pas sûr d’avoir passé une bonne nuit entre le bruit des feuillages froissés par le vent et cette branche légèrement trop rude pour ses os. Mais il ne s’était pas retrouvé la par hasard, et Akira ne regrettait pas son choix. Mieux vaut cela que dormir dans une maison miteuse. Ainsi, ses pas le guidèrent jusqu’à la cité.

Une fois à proximité des murs, quelque chose attira son attention. Une épaisse touffe blanche dépassant d’un buisson, remuant comme si elle cherchait quelque chose. Akira afficha une mine circonspecte, du moins aussi circonspecte que son visage placide puisse afficher: des sourcils légèrement froncés. S’approchant de la chose, pensant avoir affaire à un chien du clan Inuzuka perdu, le shinobi le siffla.

“ Pffuiit. Sors de la. “

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit une tête humaine surgir du buisson, une tête surmontée d’une épaisse crinière blanche. Finalement, ce n’était qu’un vieil homme doté d’une toison capillaire surdéveloppée. Ce dernier sursauta.

“ Aaaaah ! “

“ Oh. “

“ Eh ? “

“ Hum. “

“ Hein ?”

“ Deux. “

“ Mais à quoi tu joues petit merdeux ! “

“ Petit… je fais au moins le double de votre taille quand même. “

“ Mais j’en ai rien à fiche de cela, pourquoi me siffles-tu, moi, humble messager de sa majesté impériale, le grand et flamboyant empereur du magnifient empire du teikoku, la flamme dansant sur les cadavres de ses ennemis”

A mesure qu’il alignait son monologue, le vieillard constata qu’Akira s’éloignait de plus en plus comme si de rien était.

“ Hé, reviens petit impertinent ! “

“ Qui ? “

“ Toi ! “

“ Moi ? “

“ Oui ! Toi ! “

“ Mais et lui alors ? “

Dit-il en pointant du doigt le vide.

“ Ou ça ? Je ne vois rien ! “

“ Vous êtes si vieux. Y’a personne. “

“ Mais pourquoi tu… enfin bref ! Je cherches un certain dénommé Kogami Akira, soldat de l’empire. Et t’es bin accoutré tel quel, tu le connais ? “

“ Oui, bien sûr. C’est moi. “

“ Bon sang ! Tu pourrais pas dormir chez toi comme tout le monde ! Je suis venu te délivrer un message de la plus haute importance, une mission à haute responsabilité qui pourrait bien te faire falloir une place de choix et tu te permets de t’éclipser pour jouer à la cueillette, c’est vraiment pas croyable comme comportement pour un sold…

Pendant ce temps, Akira s’éloigna avec le message que lui avait porté le vieillard, lui ayant facilement dérobé pendant qu’il divaguait de ses élucubrations obséquieuses. Ainsi, il était affublé d’une mission. Intéressant. Peut-être pourrait-il monter en grade et avoir une meilleure maison, ainsi qu’un meilleur traitement de la part de ses pairs. Ce genre de vieillards, il s’en passerait volontiers. Et visiblement, cette mission prenait acte aujourd’hui-même, si bien qu’il dû se diriger vers le point de départ sans même passer par chez lui. Peu importe, Akira n’avait pas grand chose à prendre.

Sur place étaient déjà présents les soldats censés les accompagner, et ses deux camarades. Akira arriva pile à son tour de présentation, s’avançant donc aux côtés de Shinpachi d’un air bien moins solennel et fier. Comme d’habitude, la placidité de son visage défiait toute concurrence.

“ Bonjour. Je suis Akira. Et je suis tout autant soldat que vous, mais bon… “

Le shinobi sembla chercher une formulation pour ponctuer sa phrase mais préféra finalement se taire, n’ayant rien à ajouter. Tant pis.

_________________
Au nom de l'Empire | Mission libre B Signat13

L'individu est tout à fait dissociable de la société.

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Simizu No Jinoko
Simizu No Jinoko

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Ven 24 Jan 2020 - 22:42
Le premier coup me frappe à la tempe, et sans mon casque, j’aurais sans doute été assommé, mais je n’ai même pas le temps d’y penser qu’arrive le second qui me frappe à l’estomac, me coupant le souffle par la même occasion. Je serre les dents et essaye de frapper, mais mon boken, ne touche que le vide, mon adversaire étant vraiment trop rapide.

Mon ennemi enchaîne les attaques et mes gestes se font de plus en plus lents, jusqu’à ce que je m’écroule, incapable de rester debout. L’entrainement s’arrête ainsi, faute de combattant, et je vois mon maître me regarder d’un air mauvais, de toute évidence, je n’ai pas brillé, mais ça, j’y suis habitué. Je rejoins ensuite la cour où mes camarades attendent.

La plupart sont des jeunes hommes arrivés comme moi il y a quelques mois et qui m’ignorent totalement, concentré sur le combat de sumo entre deux vétérans de la caserne qui dure déjà depuis un petit moment. Pour ma part, j’ai mal partout, mais comme c’est ma décision de suivre ce cours d’ordinaire réservé aux soldats plus expérimenté, je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi-même. J’ai pris cette décision pour impressionner mon père, mais jusqu’ici çà n’a pas vraiment fonctionné, ce dernier attend beaucoup plus de moi.
Je chasse cette pensée déprimante de mon esprit, car le combat est terminé, se terminant par la victoire logique du champion local, suivit des cris de joie de ceux qui ont misé sur lui. L’heure du midi étant arrivé, le repas est amené dans de grandes marmites et nous mangeons à même le sol notre bol de soupe, afin d’être au plus proche des conditions réelles d’engagement.

Nous n’avons que quelques minutes pour engloutir notre pitance avant de commencer une longue marche à travers la campagne présente autour de la capitale de l’Empire du Feu, Urahi, ce genre d’exercice nous permettra de rejoindre rapidement les terres annexées de Kumo, si les autochtones essayent de se rebeller. A la fin de cette marche, je suis littéralement incapable de faire un pas de plus, mais alors que j’allais rejoindre mes compagnons de caserne, je reçois un message du lieutenant de ma section, me demandant de me présenter immédiatement dans son bureau.

C’est donc avec une certaine lassitude que je rejoins mon objectif, mais arrivé devant sa porte, avant de frapper, je me souviens de mon enfance et des enseignements de mon père, et je me reprends d’un seul coup. C’est donc le dos bien droit que je frappe, et entre une fois l’autorisation reçu, avant de faire un salut que j’espère impeccable. Mon officier me regarde sans manifester d’émotion, avant de prendre la parole d’une voix autoritaire :

Soldat Simuzu No Jinoko, aujourd’hui est un grand jour, votre Empereur a besoin de vous pour annoncer à tout le Yuukan que les terres de la Foudre sont désormais à nous. Vous allez rejoindre deux autres émissaires et une unité complète de soldat, avant de rejoindre les capitales voisines. Avez-vous bien compris vos ordres, soldat ?

Très impressionné par ce que je viens d’entendre, je ne peux m’empêcher de sourire car c’est la justement une situation qui pourrait arriver aux oreilles de mon père si celle-ci est mené à son terme, puis je salut une nouvelle fois, ma fatigue ayant disparu comme par magie avant de dire d’une voix forte et claire :

Oui, mon Lieutenant !

D’un signe de la main, il me congédie et je sors de la pièce, le cœur battant très rapidement. Je commence à m’équiper de mon sabre, que j’ai nommé Nuit, car il est entièrement noir, sans oublier tout mon barda, puis je me pose la question de savoir si je prends mon arc, nommé Aube, car c’est souvent avec lui que je commence les combats. Après réflexion, le voyage risque d’être dangereux et autant être le mieux armé possible, je le prends donc.

Ainsi armuré, je prends la route du lieu de rendez-vous, un village où je n’ai jamais mis les pieds, afin d’arrivé enfin, peu après l’aube, après avoir marché toute la nuit. C’est donc avec soulagement que je vois le peloton de dix soldats ainsi que deux autres silhouettes, sans nul doute mes compagnons de voyage. Je fais les derniers mètres, avant de les saluer :

Je suis Simizu No Jinoko et c’est un honneur de servir à vos côtés.

J’espère vraiment qu’avant de partir, nous allons pouvoir manger, car je meurs de faim, mais je n’ose pas demander, car déjà que j’arrive le dernier, je ne tiens pas à faire mauvais impression en nous retardant.

_________________
Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
Fabius parle
Fabius pense
PNJ parle
Le portrait de Fabius vient d'ici: https://paintable.cc/50-digital-painting-portraits/
Ma fiche est ici:
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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Sam 25 Jan 2020 - 12:05
Au nom de l'Empire | Mission libre B Uvun
Hi no kuni, pays du Feu | Au nom de l’empire


Les trois ombres étaient à présents dévisagées. Akira, Jinoko et Shinpachi apparurent dès lors comme trois émissaires de la mort, fantômes composés substantiellement des mêmes brumes opaques qu’ils avaient traversées, comme des présences chimériques pour guider cette escouade des douze valeureux vers leur propre tombe, dans les terres de pays étrangers. C’était du reste l’une des hypothèses les plus douces dans l’esprit de ces soldats mis au garde-à-vous, qui pouvaient sans le confier s’imaginer d’autres fins plus sordides, voyant déjà leur chair se déchirer sous la torture possible à laquelle ils seraient soumis si par aventures ils n’avaient pas la force ou la ruse nécessaire pour sortir vivant de ce convoi mortel.

Les trois chefs purent lire cette angoisse déguisant l’expression des autres soldats du Teikoku, sans doute moins bien lotis qu’eux dans les arcanes de la guerre. Une aura étrange se dégageait de ce groupe figé comme des statues de plombs ; elle prenait métaphoriquement la forme d’un shinigami inconsistant en transe au-dessus de leur tête s’amusant de leur destin condamné, comme un secret non avoué qu’on pouvait sentir et ne pas supporter, aussi désagréable et semblable à une odeur de pisse : la peur. La peur dans l’obscurantisme, une sorte de refus confiné au fond de l’être pour nier en bloc l’évidence qu’ils n’étaient somme toute que de la chair à canon, tous autant qu’ils étaient. La peur à l’origine d’une confiance rachitique concédée à ces trois représentants de l’Empereur en personne, comme si, au lieu d’être leurs chefs, ils étaient littéralement leurs bourreaux. La peur qu’on a quand on pisse dans son froc, rendant encore saisissante cette sensation irréelle d’une aura nauséabonde et indélicate. Un des douze braves, qui se tenait au milieu du lot et dépassait d’une bonne tête la plupart de ses congénères, presque aussi grand sans doute que ce géant Akira qui épaulait désormais le Shinrin et le Simizu, avala sa salive si difficilement que sa pomme d’Adam fit un grand mouvement d’ascenseur bien perceptible au moins pour le chapardeur. Il avait du mal à avaler cette réalité. Du mal à engloutir ce goût de sel qui serait bientôt humecté de son propre sang, avec cet arrière-goût de fer symptomatique de la douleur et du péril.

Gaillard, mais encore candide et perméable aux émotions. Lorsque Shinpachi leva ses yeux pour croiser son regard, lisant à travers ses rétines si bleues qu’elles semblaient presque délavées et aussi transparentes qu’une vitre, pour apprendre à deviner les pensées tassées en toile de fond de son âme, il ne vît rien d’autre que du doute, ce qui le poussa à maintenir une petite tension dans ce face à face pour lui prouver qu’il pouvait avoir une confiance toute relative en son chef. Mais il esquiva, en détournant le regard, cette tentative d’échange pour que chacun sonde à l’intérieur de l’autre ce qu’il était en réalité.

Derrière leur attroupement, la porte de pierre s’élevait sur plusieurs mètres et précédait le célèbre pont d’Araho, qui portait lui-même le nom d’un mort. Cette matinée grise et froide, aussi sordide qu’un cadavre dans l’eau, ne semblait pas propice ; il revenait donc aux chefs de ce groupe, pour endiguer ce fléau de la peur, de remonter le moral des troupes.

« Repos. »

Lança d’abord le cabalistique héritier du clan Shinrin pour qu’ils se détendent. Sa pupille écarlate, jonglant d’un regard à l’autre, avait une allure sanguinaire. Elle s’arrêtait tantôt sur celui qui était devant, tantôt sur celui qui était derrière ; revenait sur le plus hésitant, retournait sur le plus téméraire.

« Comme vous le savez déjà sans doute, nous sommes missionnés pour nous rendre consécutivement dans deux pays étrangers afin d’annoncer la nouvelle de l’annexion de Kumogakure par l’Empire. Le premier de ces pays sera Mizu no kuni, avec en son sein la terrible Kirigakure et ses démons Kaguya ; le second sera Tsuchi no kuni, avec en son sein la terrible Iwagakure et ses guerriers Hyûga. Nous ne pouvons ignorer la menace implicite qui se cache derrière cette missive et les nouvelles que nous porterons, et il n’est pas impossible à ce titre que nous souffrions de quelques décousus dans un territoire qui sera de toute évidence à notre désavantage. Inutile de vous expliquer le scénario cauchemardesque qui sera le nôtre si par aventure nous devenons leurs boucs émissaires. Pour autant… »

Il s’avança vers eux.

« … nous ne pouvons ni trembler, ni faillir. »

S’étant à son tour figé sur place, il tira un parchemin qu’il avait camouflé sous son manteau et, après l’avoir tendu, le rouleau se délia de lui-même en montrant, distinctement, le cachet de l’empire au-dessus de plusieurs colonnes de kanji.

« Le Teikoku compte sur vous, soldats, pour représenter fièrement notre Empire. Demain, dans la cité de Kirigakure, vous incarnerez la flamme ; après-demain, dans la cité d’Iwagakure, vous incarnerez l’ardeur. Les échanges que vous aurez avec les différents représentants de ces cités respectives conditionneront nos relations diplomatiques futures, et seront je le souhaite propédeutiques à une entente cordiale entre nos nations. Malheureusement, la nouvelle que nous apportons ne sera peut-être pas bien prise ; aussi cela vous oblige-t-il à être d’autant plus exemplaires. D’une certaine façon, peut-être ces villages sont-ils déjà au courant de notre annonce. Chacun possède ses espions disséminés partout dans le monde. J’ose penser que cela occasionnera des débats : ne vous laissez pas prendre au piège par leurs arguments. »

Tacitement, il leur signifiait qu’il comptait bel et bien sur eux pour se taire et n’être que des fonds de décors dans les échanges avec les cités qu’ils seraient amenés à visiter. A vrai dire, il ne leur faisait pas vraiment confiance, ni pour se battre, ni pour parler. Ils étaient trop jeunes et perméables aux émotions ; ne sachant donc s'il pouvait compter sur eux au moment où la tension serait à son comble, il supposa qu'il ne pouvait se reposer sur leur bonne réactivité. Heureusement, deux autres ninjas étaient avec lui ; il espérait qu'ils seraient assez forts et malins pour pouvoir tirer leur épingle du jeu.

De l'autre côté du pont Araho, à quelques kilomètres de là, l'oiseau voyageur planait déjà dans l'azur.

« Allons. Nous pouvons partir. La première lettre est sans doute déjà dans le ciel. »


Dernière édition par Shinrin Shinpachi le Dim 26 Jan 2020 - 17:54, édité 4 fois
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Kogami Akira
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Dim 26 Jan 2020 - 4:24
Confiant et dévoué envers l’empire, c’était ce que renvoyait Shinpachi. Implicitement, c’étant sans doute lui le vrai meneur de cette expédition un brin suicidaire s’il en croyait ses mots. Le second, lui, était parvenu à arriver encore plus en retard que lui, bien que de quelques secondes. Intéressant. Cela laissa penser au shinobi qu’ils avaient peut-être été sélectionnés au hasard… bien que cela paraisse invraisemblable, comment pouvait-on bien lui donner des responsabilités ? Akira n’avait jamais dirigé aucun homme, n’étant lui-même qu’un simple soldat tout juste insignifiant, en plus d’être particulièrement discret et distant. L’empereur -ou quiconque leur avait délivré cette mission- aurait-il vu un quelconque potentiel chez lui ? Mystère. Et à en juger l’importance de la mission, elle ne devait vraiment pas être ratée. Pourquoi choisir des débutants, donc. Peut-être comme sujets de test ? Après tout, envoyer de puissants shinobis ou des membres importants de l’empire sur les territoires voisins pourrait représenter pour eux une bonne opportunité d’affaiblir l’empire en les tuant ou en les capturant. Tandis qu’une simple bande de soldats… si la mission échouait, ils ne représenteraient pas une grande perte. Akira eut un léger rictus. Du moins, autant que son visage inexpressif puisse afficher. Cette idée, si elle était avérée, était machiavéliquement bonne.

Une fois le discours du Shinrin terminé, la marche commença. Mieux valait se déplacer le plus rapidement et tôt possible afin d’arriver avant la nuit, du moins autant que puisse le faire une unité complète de soldats. Aussi loin qu’il se souvienne, et nul besoin de remonter très loin au vu de la jeunesse de l’empire, Akira ne s’était jamais déplacé en compagnie d’autant de personnes dans le cadre d’une mission. Enfin, sauf si l’on considérait la guerre en Kumo comme une mission. A vrai dire, Akira n’en savait rien et s’en fichait. Le plus important ici était de survivre et ensuite de remplir la mission. Dans cet ordre là à ses yeux. Et nul doute qu’il serait une proie facile et inoffensive en plein territoire étranger, du haut de son pauvre statut de soldat minable à peine aussi fort qu’un genin. Ce statut n’avait jamais dérangé Akira, lui qui était par nature quelqu’un de placide et indifférent au monde qui l’entourait. C’était bien la première fois qu’il se sentait réellement petit sur cette terre, et qu’il voyait cela comme un danger. Mais, de son calme légendaire, l’Hijine n’en démontra rien. Inutile de décourager les troupes, il avait une responsabilité - qu’il n’avait pas demandé - mais qu’il comptait assumer.

Le temps n’était clairement pas optimal pour voyager. Voyageant en tête de file, Akira fendait la brume ambiante tel l’avant d’un navire lui permettant de voguer sur les flots. Cela voulait aussi dire qu’au premier kunai jeté, Akira se le prendrait entre les deux yeux mais ce genre de choses ne devraient théoriquement pas arriver sur le territoire du feu. C’est du moins la réflexion qu’il se fit à lui-même, pince sans rire. Lorsque la forêt le leur permettra, peut-être devraient-ils se déplacer de branches en branches, mais leurs mouvements allaient devoir être coordonnés au vu de la taille de la cohorte. Certes, celle-ci était loin d’un régiment entier de soldats, mais nécessitait réflexion pour optimiser ses déplacements. Quelque chose qu’il laisserait volontiers au Shinrin si l’envie lui prenait.

Le voyage durait déjà depuis quelques heures. Akira n’avait toujours pas décroché un mot depuis leur départ. Étant un solitaire né, celui-ci avait l’habitude de s’occuper seul et ses pensées le faisaient presque avancer par automatisme. Chose qu’il allait vite devoir changer une fois en territoire inconnu. D’ailleurs, à ce stade, les alentours se faisaient déjà plus sauvages et silencieux qu’au sein des banlieues de la capitale. Quelques paysans au loin s’occupaient de leurs rizières, relevant la tête lorsque la cohorte passait sur les chemins escarpés normalement foulés par quelques citoyens tout au plus. Quelque part, Akira leur enviait cette quiétude qu’offrait les lieux. Si l’on omettait le travail fatigant -auquel ils devaient être habitués depuis des générations- ce cadre éloigné devait être incroyablement reposant. Néanmoins jusqu’à ce que le premier ennemi venu n’attaque le pays, ce qui ferait d’eux les premières victimes. Mais Akira préféra laisser ces pensées pessimistes -qu’il gardait sans cesse en tête malgré tout- pour se contenter d’admirer le paysage en avançant. Cette verdure était bien plus belle quand elle n’était pas souillée de sang.

Malgré les heures de marche, le brouillard ne se dissipait pas. Le jour était désormais pleinement levé, mais un léger crachin ne quittait jamais le ciel ce qui donnait cet aspect poisseux et étrange à l’atmosphère. Une atmosphère humide et angoissante, peu accueillante et particulièrement déprimante.

“ Au moins, on a un avant-goût de Kiri. “

Dit-il aux troupes à l’arrière sans se retourner, brisant le silence déjà légèrement couvert par le bruit de la pluie foulant le sol. Akira était incapable de dire si ses deux homologues parlaient d’ou ils se trouvaient, mais le silence avait accompagné ses pas jusqu’ici pour sa part. Néanmoins, le soldat n’espérait aucune interaction avec ses hommes au travers de ce trait d’humour. Parler déconcentrait les troupes, et risquerait de perturber ses pensées. S’ils voulaient parler entre eux, pourquoi pas, tant qu’ils se trouvaient en territoire sûr. Du moins, si ses deux autres camarades ne trouvaient rien à y redire. Akira était loin de vouloir opposer sa vision à la leur, et se contenterai donc tout simplement de se plier à leurs exigences envers le reste de la troupe. Du moins, s’ils en avaient. L’hijine jeta d’ailleurs un léger coup d’oeil derrière lui pour jauger leur disposition. Peut-être étaient-ils depuis le début à ses côtés sans même qu’il ne l’ait relevé au vu de son attention focalisée sur le paysage et ses pensées.

Après avoir pris connaissance de leur position, le shinobi sortit sa gourde de la poche intérieure de sa veste pour s’abreuver de l’eau qu’elle contenait. Marcher ne représentait pas un effort titanesque, mais au bout de plusieurs heures, le corps avait bien besoin de carburant. D’ailleurs, le paysage avait encore changé depuis un petit moment. Plus aucune âme qui vive à l’horizon, seulement des forêts alentours et cette brume infernale. Le chemin de terre qu’ils empruntaient fonçait d’ailleurs droit dans un bois, chose qu’Akira notifia tout en s’adressant à ses deux comparses en élevant la voix ou non en fonction de leurs positions.

“ Vous avez une idée d'où on se situe à peu près ? “

Dit-il, avouant à demi mot qu’il ne connaissait plus le chemin à partir de cette zone.

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Simizu No Jinoko
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Dim 26 Jan 2020 - 13:59
Shinrin prends le commandement des soldats, et leur lis même la missive de l’Empereur. Cette disposition hiérarchique ne me dérange pas, et j’écoute avec attention le contenu de cette missive dont je ne disposais pas moi-même, même si le contenu m’avait déjà été narré par mon lieutenant. Notre premier objectif étant Mizu no kuni, j’essaye de me souvenir de ce que m’a dit mon père sur ce pays.
Si j’ai bonne mémoire, il s’agit du pays de l’eau, pays de criminel dont les routes sont loin d’être sûrs car ne connaissant pas la lumière bienfaitrice de notre Empereur, ni ses lois d’ailleurs. J’espère qu’il y a là-bas une organisation un peu structurée qui gère le pays, sinon nous allons nous heurter à des mécréants, ou pire, des paysans armés de fourche.

Personnellement je n’ai rien contre les personnes du peuple, j’ai moi-même de très bons amis ouvriers, mais ce ne sont pas des gens avec qui on peut discuter diplomatie, il faut être lucide. De toute façon, nous verrons bien là-bas, ce qu’il en ais. En plus ce que je redoutais arrive, car nous partons immédiatement, sans que je puisse manger, et c’est donc avec le ventre vide que nous partons de ce village dont je n’ai vu que quelques masures.

Je profite de cette marche pour discuter individuellement avec chacun des soldats, me présentant à tous et leur demandant leurs noms et d’où ils viennent, ce qui me permet assez vite de me rendre compte que la plupart sont encore plus jeune que moi, et que pour certain, c’est la première fois qu’ils quittent leurs villages. Pourtant, il y a deux vétérans dans le groupe, Ito Hirobumi et Kiyotaka Kuroda qui ont quelques années d’expériences. Comme disais mon père, les hommes sont comme des loups, ils ne peuvent pas survivre sans hiérarchie, et celles-ci doit être mises en place le plus rapidement possible, sinon des combats auront lieu entre les prétendants.

J’en profite donc pour échanger avec eux, les rassurant sur notre mission et les possibles implications sur leur carrière ainsi que l’aventure qui nous attends, car même si la plupart se sont engagés pour des raisons pécuniaires, il y a dans tout soldat, l’âme d’un conquérant, et encore plus dans l’Empire du feu. Après de longues heures de discussion, je pense être arrivé à mon objectif et je sens les hommes plus confiants, de plus une certaine reconnaissance des talents de chacun à été mise en place et je sais maintenant qui est le meilleur tireur, qui sait nager, faire les repas, bref, beaucoup d’informations très utiles quand un groupe doit vivre en autarcie, dans un pays étranger et potentiellement hostile.

Après ce sondage, je me rapproche de mon compagnon de voyage qui a donné le signal de départ et je lui demande :

Shinrin Shinpachi, je suis désolé mais je ne connais pas votre grade. Votre discours était très inspirant et je pense que c’est ce dont les hommes avaient besoin. Je n’ai pas votre bagout et je ne pourrais vous assister pleinement lors des discussions avec nos homologues des pays voisins, mais je vais tacher de faire en sorte que nos hommes restent calmes et donnent une excellente image de notre nation.

Je m'arrête une minutes afin qu'il me fasse part de ses impressions, avant de poursuivre:

Sur un plan plus personnel, êtes-vous déjà allés à Kiri ou Iwa ? Pour ma part, je n’en connais aucun des deux.

Je laisse mon interlocuteur répondre à mon interrogation puis j’entends une question de Kogami Akira qui me fais sourire et je lui réponds :

Nous devrions arriver ce soir en vue du port, où nous allons pouvoir nous reposer. Je propose d’ailleurs de prendre notre déjeuner maintenant, car nous sommes dans les temps, qu’en pensez-vous ?


Alors que j’attendais les éventuelles remarques de mes compagnons, je vois un loup sortir des bois, surement curieux du bruit que nous avons fait. Sans perdre un instant, je sors mon arc, Aube et je dégaine rapidement une flèche qui s’enfonce profondément dans la boîte crânienne du canidé, qui ne devais surement pas s’attendre à un tel accueil et qui s’écroule d’un coup. Une fois la menace écartée, je dis d’une voix forte, à l’attention de nos hommes :

Personne ne se mettra en travers des troupes de l’Empire.

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Shinrin Shinpachi
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Dim 26 Jan 2020 - 19:13
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Voûte plombée au-dessus de la troupe, le ciel grisâtre commençait à s’étirer en guise de résignation, comme pour dire qu’il était prêt à rendre le devant de scène à sa nocturne sœur dans un ultime bâillement de fatigue, après que sa pluie ait noyé le monde une quinzaine d’heures durant, heures humides pendant laquelle les volontaires avaient avalé en pataugeant dans la boue la plupart de la distance qui les séparait du port destiné à être le point de départ de la partie la plus risquée de leur voyage. Pour accompagner leur pèlerinage diplomatique, le paysage s’était lové en monts et merveilles, s’habillant tantôt de plaines vertes, tantôt de forêts cadavériques rendues sordides par la tombée des feuilles, dans un vent d’automne encore assez doux mais guère agréable faute du crachin qui traversait les tissus des braves soldats composant la délégation.

Pénible, le début du périple n’en fut pas moins englouti par la détermination sans faille des itinérants qui se forcèrent au demeurant, tant bien que mal, à se découvrir mutuellement. En tête de gondole, Akira menait la cadence en musclant le rythme des foulées de sorte à ne pas s’enliser dans un morne périple, qui pouvait être rendu encore plus long et désagréable par une volonté trop vacillante. Défiant la brume, il mettait tant d’ardeur qu’il imposait presque à la colonne de trottiner pour le suivre ; et les paysans dans les rizières, voyant sporadiquement cette escouade de l’Empire défiler d’un trait sur les chemins qui bordaient leurs terres, furent marqués par leur passage symbolique, la bannière du Teikoku flottant prestigieusement sur un manche tenu par l’un des soldats au centre de la formation. Derrière le géant au pas de gazelle, le deuxième compagnon ninja du Shinrin faisait un travail d’orfèvre sur une tonalité plus managériale, ressoudant les effectifs en les invitant à se dévoiler sous leurs talents respectifs. Observant de loin la façon dont Jinoko s’y prenait pour donner une place à chacun, Shinpachi s’en voulut presque de ne pas posséder un tel talent de conciliateur ; il nota qu’il aurait été judicieux de s’intéresser davantage aux autres avant de se lancer dans cette mission avec autant d’entrain. Malheureusement, le temps était contre eux et la simple idée d’être en retard interdisait au chapardeur de se permettre de s’attarder sur ses hommes ; grave erreur qu’il commettait sans le savoir, un peu par insouciance, faute d’expérience peut-être. Il ignorait que cette négligence sur ses propres ressources était en réalité une faute de débutant. Pour dire vrai, il n’était pas aussi à l’aise qu’il n’y croyait pour tenir le rythme d’Akira et, concentré sur sa propre foulée pour ne pas ralentir le groupe, il s’efforça de garder le focus sur le trajet, au lieu de se concentrer sur l’humain. Pire. L’espace d’un moment, il songea que tous ces hommes n’étaient que de la chair à canon, et que mieux les connaître le confrontait à de possibles chagrins, si d’aventures ils venaient à disparaître. Un désintérêt pour l’autre qui était un peu le symptôme des psychopathes. Cette pensée lugubre, déshumanisant les soldats, le révulsa quand il songea qu’il n’était lui-même peut-être pas mieux considéré par sa hiérarchie ; alors, emprunt d’un profond sentiment de culpabilité, il chassa ces idées noires de son âme en se maudissant d’avoir réfléchi sur ces quelques instants comme un égoïste, voire pire, un tyran.

Son poing se serra. Depuis toujours, il s’était promis de baigner dans la vertu et de devenir une personne exemplaire sur la question de la dignité ; pour autant, il lui arrivait d’hésiter, d’avoir des pensées perverties par son propre égo, et même parfois de souhaiter du mal aux autres, si cela pouvait être dans son intérêt. Des défauts qui jaillissaient à l’intérieur de son être mais qu’il avait du mal à accepter ; et qui demeuraient pourtant, comme cette nature que l’on chasse, et qui revient au galop.

Après le passage de Jinoko au cœur des troupes, Shinpachi remarqua que tout un chacun commença à se décrisper et à échanger avec ses comparses. Du lot, les deux vétérans se distinguèrent notamment en racontant quelques prouesses du passé, récits de ce qu’ils avaient vu ou vécu. Des deux, celui qui possédait un arc vanta les mérites du combat à distance et le péril que pouvaient représenter les duels au corps-à-corps, arguant qu’il avait sans doute lui-même échappé à la mort du fait de sa fonction d’archer ; il récita, se complaisant dans son homérique récit, les quelques fois où ses flèches furent prodigues et salutaires pour les différents groupes. Bientôt, il fut toutefois remis poliment à sa place par un autre soldat, plus jeune mais aux allures plus espiègles, qui lui rappela qu’ils ne parlaient pas d’un voyage belliqueux et que malgré toute l’expérience de ces va-t-en-guerre, ils seraient ici confrontés aux sabreurs, aux Kaguya, si d’aventures ils avaient la chance de mettre le pieds sur les terres de Mizu. Le premier danger était bel et bien l’océan, avant toute forme d’ennemi humain.

Le Shinrin observa tout cela alors même que Jinoko venait de finir son sondage, et se dirigeait vers lui. L’intervention de cet homme aida Shinpachi à ôter tous les mauvais songes qui rôdaient à l’intérieur de sa tête, et lui permît d’exorciser ses démons, à l’aune d’un échange bienveillant et judicieux.

« Je propose, si tu le permets, que nous nous tutoyions. Tout comme toi, je suis un soldat. Merci pour tes mots et ton professionnalisme. Je vois que tu es habitué à la vie en communauté, Jinoko, je t’ai vu à l’œuvre et je tiens à saluer ta parcimonie. J’ai confiance en nos forces. J’ai le sentiment qu’avec toi et Akira à nos côtés, nous avons les muscles et la sagesse, héhé. »

Avoua-t-il à son interlocuteur en lâchant un petit rire machiavélique, détendant l’atmosphère qui commençait d’ores et déjà à s’alléger de tous ses tourments, tout en continuant de fixer l’horizon en direction du colosse qui menait la troupe avec son pas de fer. Entendant alors la question de son compatriote, il lui répondît d’une façon assez naturelle et sereine, sur le ton de la confidence.

« Non, ces deux nations me sont tout à fait inconnues. Et je doute que quiconque parmi nous aie déjà foulé les terres si dangereuses de Mizu no kuni. Je suis bien curieux de découvrir les guerriers de ces contrées ; je m’imagine des autochtones armés jusqu’aux dents, sauvages et violents, mais tout de même habités de raison. Qui sait. J’espère qu’ils seront plus accueillants que les kumojins. »

Déclara-t-il en faisant référence à l’hostilité latente qui avait marqué son passage dans le Kaminari, avant de répondre par la positive, quelques kilomètres plus loin, à la proposition de son associé pour faire une pause gourmande.

Au moment des frugalités, donc, le trio fut enfin réuni au même endroit, les douze soldats s’étant disséminés tout autour d’eux, par petits groupes de deux ou trois, pour apprécier le festin en toute quiétude. Akira, Jinoko et Shinpachi échangèrent une bonne heure au pied d’un arbre de quatre mètres de hauts, entouré lui-même de gros taillis et de fougères jaunies par l’automne, les mettant un peu à l’abri du vent et leur permettant de pouvoir récupérer des forces sans subir le courroux climatique. Assis sur un large tronc à côté d’autres soldats, Shinpachi occupait alors une position centrale, et le crachin avait cessé de pleuvoir sur eux ; la brume, d’ailleurs, avait un peu désépaissie, même si le village de pêcheur, considéré comme un port, qui devait leur permettre de prendre les eaux n’était pas encore visible, au vu de la distance qui leur restait à parcourir. Puisqu’il avait déjà passé par mal de temps à discuter avec Jinoko, il s’intéressa d’un peu plus près à Akira. Sous plusieurs traits d’humour, il salua sa vigueur et son rythme de marche, qui leur avaient permis d’avaler plus de kilomètres qu’ils ne pouvaient l’espérer.

« Tu y vas bon train ! On dirait que tu as hâte de rencontrer ces indigènes de Mizu ; ou alors, peut-être es-tu pressé de découvrir leurs femmes ! Hahaha ! »

Ce ne fut, bien sûr, pas le seul sujet abordé. Faisant le tri dans les compétences respectives des soldats grâce aux informations colportées par Jinoko, les trois shinobi purent envisager de composer trois équipes, commandées par chacun d’entre eux, pour envisager le voyage sur des barques. Evidemment, ils ne pouvaient espérer s’octroyer une nef digne de ce nom, et devaient en toute connaissance de causes s’assurer que les groupes soient assez homogènes dans leur composition, eu égard à l’hypothèse non négligeable que l’une des barques n’arrive pas jusqu’aux quais de l’archipel.

Trois équipages pour trois rafiots de fortune. La prochaine aube serait peut-être celle de leurs morts.
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Kogami Akira
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Lun 27 Jan 2020 - 1:10
Le groupe pouvait enfin se reposer. L’embarcadère n’était pas très loin et il fallait bien manger et dormir. La cohorte avait choisi un endroit convivial, entouré de végétation et surmonté d’un arbre pour leur servir de toit. Dormir en plein milieu d’une plaine donnait un sentiment de vulnérabilité et ne serait pas très stratégique. La chaleur étant bien mieux gardée dans les endroits clos ou semi-clos, la forêt semblait donc toute désignée. Chacun s’en alla de son côté, formant de petits groupes conviviaux en fonction de ses affinités. Akira, lui, comme à son habitude, préféra la solitude aux discussions collectives. Assis au pied d’un jeune arbre en retrait, le jeune homme dévorait un morceau de cuisse du loup abattu plus tôt. Il fallait bien reconnaître que son camarade Jinoko avait du cran, et une certaine… réactivité. Akira s’attendait simplement à voir le loup repartir une fois ayant pris connaissance de la situation, mais celui-ci s’était finalement fait rattraper par la fatalité. Il ne risquait pas de s’en plaindre, le jeune homme n’ayant pas pris de bento au vu de l’imprévu de la mission, cela lui permettait de se rassasier.

Une fois son festin terminé, le jeune homme fut surpris de voir un de ses camarades le rejoindre. Le Shinrin, visiblement. Celui-ci, à travers sa plaisanterie, souleva un fait qu’il n’avait pas remarqué. Akira avait marché vite, peut-être trop vite. Il fallait dire qu’avec ses longues jambes, couplé au fait qu’il avançait par automatisme, l’Hijine ne s’était pas rendu compte du rythme qu’il imposait aux troupes. Peu importe, au final cela ne ferait que les roder. Une fois en mer, leurs efforts seraient plus concentrés dans leurs bras que dans les jambes. Et, le jeune homme ayant le mal de mer, ce ne serait pas lui qui imposerait un rythme soutenu aux troupes. Qu’il tienne déjà le coup sans rendre son repas aux poissons serait un bon début. Mais encore une fois, le jeune homme se plongeait dans ses pensées jusqu’à oublier que quelqu’un lui parlait.

“ Oh, il y a bien assez de jolies femmes au sein de l’empire pour revoir à la baisse mes ambitions. “

Dit-il simplement, reposant au sol, deux mains derrière la tête pour observer le ciel étoilé au travers des branches tapissant le ciel. Akira n’avait jamais vraiment eu pour objectif de se trouver une femme ni même une simple maîtresse, ce genre de choses ne l’intéressaient pas. Asexualité ou simple indifférence, il n’en savait rien et n’y accordait pas grande importance. Encore moins à l’aube d’une mission aussi importante.

“ Pourquoi les traites-tu d’indigènes ? L’empereur ne s’embêterai pas à envoyer un détachement dans un but diplomatique s’il s’agissait de simples sauvages. Malgré leur rapport à la violence, je ne pense pas qu’ils soient si différents de nous. “

Expliqua t-il du ton monocorde qui le caractérisait. Derrière ses airs de rêveur, Akira réfléchissait souvent avant de parler. Surtout qu’aller à leur rencontre avec de tels préjugés pourrait leur être fatal, et mourir n’était clairement pas dans ses projets du moment. Néanmoins, il fallait bien s’attendre à un minimum d’animosité et ce qu’importe leur politesse ou respect envers les locaux. Il ne fallait pas oublier que personne ne les avait invités. Et la dernière fois que le Teikoku s’était invité quelque part, cet endroit en portait encore les stigmates.

“ Alors, laquelle de nos deux destinations redoutes-tu le plus ? Iwa ou Kiri ? “

Demanda t-il avec légèreté, quitte à faire la conversation autant aller vers le concret. S’ensuivit les plans de déplacement et autres dispositions des troupes en mer, Akira préféra choisir une équipe composée d’au moins un marin aguerri, la navigation n’étant clairement pas inscrite dans le domaine de ses compétences.

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Simizu No Jinoko
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Mer 29 Jan 2020 - 20:53
Je suis content quand Shinrin me complimente sur ma manière de gérer les soldats qui nous accompagnent, j’ai toujours vu mon père se comporter ainsi, c’est donc devenu naturel pour moi. Il enchaîne ensuite en disant qu’avec moi et Akira, nous sommes une force sur laquelle il faut compter, ce qui me fais plaisir. Cependant je suis déçu quand il m’indique qu’il n’a jamais été dans les terres que nous allons visités, nous allons devoir voyager dans un pays inconnu ont les coutumes vont nous paraitre étranges et pour certaines incompréhensibles, ce qui ne va pas faciliter notre mission.

Le repas fut l’occasion d’enfin remplir mon estomac et de mieux nous connaître, même si de nombreux sujets ne furent pas abordés. Il est réconfortant de savoir que nous sommes tous soucieux de la grandeur de l’Empire et que nous donnerions notre vie pour notre patrie. On parla également des moyens de transports et je reste dubitatif devant la possibilité de couvrir une si grande distance à bord d’une barque, surtout que nous ne sommes pas des marins expérimentés. Enfin, on parla des femmes, une passion commune à de nombreux hommes, dont je fais d’ailleurs partie, même si je ne suis pas encore marié.

Le lendemain, tout le monde se leva tôt et après un repas frugal, on marcha à nouveau, toujours guidé par les longues jambes de Kogami, afin d’arriver au village à midi. C’était un petit village de pêcheur mais plutôt en bon état avec de jolies maison peintes de couleur vives et surtout à l’embarcadère était amarré de nombreuses embarcations, la plupart de pêche mais également de grandes et solides chaloupes, qui ne pouvait appartenir qu’au bâtiment ayant jeté l’ancre un peu plus loin au large, les fonds n’étant pas assez profond pour sa silhouette massive.

C’était de toute évidence un navire marchand, venu ici pour se ravitailler car les autochtones n’arrêtaient d’aller et venir, les bras chargés de nourriture et de tonnelet d’eau. C’était là notre chance et je suis sûr qu’avec un peu de diplomatie, nous allons pouvoir nous éviter de longues et pénibles journées de voyage à bord de rafiots pourris. Lorsque nous arrivons en vue des habitants, ces derniers ont une réaction logique devant une troupe armée et s’égaillent comme une nuée de poussins, dans tous les sens.

Heureusement, notre porte drapeau lève bien haut sa hampe, et bientôt un vieil homme, sans doute le sage du village, arrive à notre rencontre. Afin de ne pas paraitre intimidant, je fais arrêter les soldats et je confie mon arc à un soldat, ne gardant que mon katana. Puis je m’avance seul, espérant ne pas tomber dans une embuscade, même si le terrain est dégagé, on ne sait jamais. Arriver à quelques mètres l’un de l’autre, je m’incline, bientôt imité par mon vis-à-vis et je lui indique d’une voix douce :

Bien le bonjour Furui seji, je me nomme Simuzi No Jinoko, soldat de l’Empire du Feu et je sollicite votre accord pour traverser votre village afin de poursuivre notre mission.

Je vois que le patriarche est soulagé par ma demande, il ne souhaite sans doute pas que nous prenions une partie de ses provisions, il me sourit donc, avec ses dents noires et m’indique d’une voix très rauque :

Bienvenue à vous, nobles guerriers, je suis Hiro Onoda, et c’est un grand honneur pour nous tous de vous accueillir, si vous voulez bien me suivre.

Sur ces dernières paroles, il commence à marcher en direction de la côte, et nous le suivons à allure réduite, pour ne pas le dépasser. Nous arrivons ainsi à notre objectif, quelques personnes, sans doute moins peureuses que le reste des villageois, sortent pour nous observer et j’ai même un marin, l’air visiblement contrarié, qui s’avance vers moi, avant de m’indiquer :

Salutation, je suis Kakehashi, capitaine du Hikawa Maru, et excusez-moi d’être direct, mais votre présence fait peur et le chargement est maintenu interrompu, alors que je dois partir avant que la marée s’inverse. Puis-je faire quelque chose pour vous aider ?

De toute évidence, nous gênons ce brave homme et il n’a qu’une seule idée en tête, nous faire partir le plus vite possible. Il me vient ainsi une idée qui pourra convenir aux deux parties, je lui en fais donc part avec un large sourire et en essayant d’être le plus persuasif possible.

C’est le destin qui vous envoie capitaine ! Mes compagnons et moi-même devons nous rendre le plus rapidement possible sur l’île principale de Mizu No Kuni, et nous sommes prêt à vous aider à finir le chargement, contre une place sur votre bateau.

Je vois l’homme se gratter la tête après avoir entendu ma proposition, qui ne semble pas vraiment l’enchanter, mais il regarde derrière moi et voit une troupe bien équipée et entrainée et il hésite manifestement à dire non, craignant sans doute les conséquences d’un refus. Pour le persuader, je décide de rajouter une couche et posant un genou à terre, tout en baissant la tête, en signe de respect, je lui dis :

S’il vous plait.

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Narrateur
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Lun 3 Fév 2020 - 20:22
Après avoir expliqué que vous voulez rejoindre Kiri, le capitaine vous laisse monter, après tout, les mers ne sont pas très sécuritaire, donc mieux vaut avoir le plus de personne capable de défendre l'équipage contre une attaque de pirate, donc ce serait une offre qui fonctionne dans les deux sens : leur protection contre la garanti qu'ils finiront sur les terres kirijins.

L'homme vous installe, vous explique les dangers des mers et vous présente à tous les membres de l'équipage, chacun sont des marins plus ou moins vieux, plus ou moins expérimenté, mais visiblement, peu d'entre eux sont capables de se défendre. Enfin, il vous présente ensuite à sa fille, la sous-capitaine, celle qui devait le succéder au cas où ça partirait mal.

Le voyage semble se passer sans accroc, pas grand chose à dire mis à part quelque fois quelques bruits la nuit, mais ce sont plus des bruits de choses qu'on jette par-dessus bord, vous vous dîtes donc que vous n'avez pas à vous inquiétez de ça. Cependant, une nuit, vous recevez une visite : celle de la jeune fille de la capitaine, visiblement l'air inquiète.

Messieurs, j'ai besoin de votre aide ... puis-je entrer vous expliquez ceci ? Je ne peux pas le dire devant tout le monde ...

LA LAISSER ENTRERTout pour la fille du capitaine !

LUI POSER DES QUESTIONSQu'est-ce qu'elle peut bien vous cachez celle-là ?

FERMER LA PORTECe n'est pas votre problème.


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Shinrin Shinpachi
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Mar 4 Fév 2020 - 18:04
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Hi no kuni, pays du Feu | Au nom de l’empire


Les accords furent plutôt concluants et au terme de plusieurs échanges, durant lesquels ils négocièrent les termes de leur collaboration, les ninjas embarquèrent à bord de la nef dont les rames fendirent derechef les flots, dans une cadence synchronisée qui en disait long sur l’expérience des marins. Les premières heures, Shinpachi se tînt sur le pont, surveillant les horizons avec l’espoir de ne pas être confronté à des navires ennemis. Sur la plaine métallique et bleutée (métaphore de la mer), il n’était guère à l’aise et pour ainsi dire il mesura bien que la moindre technique mokuton ne pourrait que puiser dans les planches qu’il avait sous les pieds, ce qui n’avait pour conclusion que de les emmener dans les profondeurs. Désarmé. Il eut la désagréable sensation d’être soudain mis à nu et si cela n’avait été une mission importante, peut-être aurait-il tenté de se faire remplacer pour ce voyage somme toute peu commode. Mais l’occasion était trop saliveuse pour qu’il risquasse de se faire supplanter par d’autres. C’était sa chance. Cette nausée passagère à force de tangage et cette sensation d’être déshabillé n’étaient qu’un inconfort passager dont il devait s’accommoder, tout en souhaitant que cela passe le plus vite possible.

Cependant, s’il parvint à s’accoutumer à ces nouveaux territoires sans fonds, ce ne fut pas sans consentir de gros efforts d’adaptation et l’énergie sacrifiée pour supporter ce voyage vint entamer son esprit. Lui qui d’ordinaire était si méticuleux et sage en devint presque défiguré dans sa façon d’être ; aussi, plutôt que de passer du temps avec les autres, il commença à s’isoler pour amadouer son mal, et ne parla pas beaucoup, sauf pour répondre aux questions posées ou faire preuve de politesse, nécessaire pour espérer un voyage de retour, si d’aventures les kirijins les autorisaient à repartir vivants de leur archipel. Pire : il en devint particulièrement irritable, comme si sa patience était grignotée sans arrêt et qu’il vivait dans une douleur permanente, suffisante pour le faire sortir de ses gonds et affaiblir ses nerfs en permanence. S’il n’en montra rien à ses coéquipiers ainsi qu’aux marins, cette tendance demeurait toutefois présente à l’intérieur de lui, comme quelqu’un qui retient ses poings de façon constante, et dont on peut voir, au visage pincé, que ses pulsions sont refoulées.

Difficile. Il était difficile pour lui de ne rien montrer de cette défiguration du soi à l’intérieur de lui. Il s’efforça néanmoins de rester aimable au possible, et sa stratégie d’évitement des conversations lui permit de ne pas arriver à bout de souffle.

Ce soir-là, pourtant, quelque chose vint rompre la corde à laquelle sa patience tenait fragilement. Après trois coups secs qui résonnèrent dans le bois, il s’empressa de voler à la rencontre de cet intrus. Les autres soldats ne dormaient pas avec les ninjas : ils avaient été disséminés un peu partout avec l’équipage marin et certains d’entres eux montaient la garde sur le pont. Ils s’étaient habitués à entendre ces bruits de délestage la nuit, et à guetter dans les ténèbres ; aussi leur vigilance était-elle toute portée sur l’extérieur, ce qui avait permis à ce mystérieux protagoniste de pouvoir approcher discrètement la cabine des ninjas du Teikoku.

Quand il ouvrit la porte, Shinpachi découvrit la fille du Capitaine, qui enchaîna avec sa question insidieuse et d’une certaine façon assez maladroite. Il la regarda de la tête aux pieds comme s’il n’en croyait pas ses yeux, visiblement surpris de cette visite improvisée, et s’assura que cela n’était pas un piège. Mais il ne décela rien de suspect, sinon l’inquiétude palpable qui se dégageait d’elle. Malgré tout, il songea qu’il ne pouvait montrer la moindre faille. Sa réponse fut claire et limpide :

« Faire entrer la fille du capitaine dans notre cabine ? Désolé, mais vous comprendrez que ce ne sera pas possible, au risque de fragiliser nos relations avec votre père. Vos problèmes ne nous concernent pas par ailleurs. Nous n’en répondons qu’au Capitaine. Navré. »

Sur quoi il commença à refermer la porte mais pas de façon complète, avant de se retourner vers ses partenaires. L’once d’une hésitation maquillait son regard. Dans l’entrebâillement de la porte, la lumière astrale émise par les étoiles semblait vouloir s’engouffrer dans la pièce, mais elle était chassée par la lumière plus chaude des bougies allumées à l’intérieur, qui permettaient aux trois ninjas de discuter dans une ambiance tamisée et mystérieuse. La fille demeurait de l’autre côté, mais s’il avait exprimé son avis, il ne voulait pas ôter à ses camarades le droit de réagir pour confirmer ou infirmer sa position. Il observa tout d’abord Akira. Droit dans ses yeux, son regard l’intimait de prendre une décision.


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Kogami Akira
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Mer 5 Fév 2020 - 7:08
De son côté, Akira n’était pas plus à l’aise que le Shinrin. Il était même affublé d’un inconfort bien plus prononcé. N’ayant jamais pris la mer de sa vie, et le pied marin n’étant pas vraiment commun aux Hijines, le soldat passa le plus clair de son temps avachi au bastingage du navire la tête la première. Malheureusement pour lui, et pour les poissons, le soldat se contenta d’agoniser sans régurgiter une bonne fois pour toutes, ce qui aurait peut-être pu arranger son état du moins temporairement. Au lieu de cela, l’Hijine resta accroché au bord, préférant scruter les embruns marins plutôt que le reste de son équipage. Un simple coup d’oeil lui permis de constater que le Shinrin à peu près dans la même situation, ce qui ne devait pas être très rassurant pour le capitaine. Si les shinobi censés les protéger en échange du transport étaient occupés à dégobiller en pleine attaque, personne n’arriverait jamais à bon port. Espérons donc que ce mal ne soit que passager.

D’ailleurs, Akira fit très vite comprendre aux marins tentant de l’accoster qu’il n’était pas en état de tenir une conversation. Point de faux-semblants avec lui, le soldat n’avait aucune envie de se forcer à discuter entre deux relents de salive. Tant pis pour la figure preste et soignée des Hijine, Akira avait d’autres chats à fouetter présentement. La seule chose qui éveilla un tant soit peu son intérêt fut la fille du capitaine, qu’il aperçut une première fois non loin de lui sur le pont. Elle avait dores et déjà compris sa situation, ce qui coupa court à tout semblant de conversation. Mais Akira ne pu s’empêcher de déceler quelque chose d’étrange chez elle. Comme une sorte… d’impatience contenue. Du stress peut-être. Il n’en savait rien et n’était pas vraiment en état d’investiguer davantage.

Au bout de deux bonnes heures, la nuit tomba. Celle-ci qu’il appréciait tout particulièrement en temps normal donnait un air encore plus menaçant aux flots. Cette sensation d’être perdu au beau milieu des mers, entouré de potentiels dangers se terrant sous les flots, invisibles et mesquins. S’il savait marcher sur l’eau, il n’irait pas bien loin sans les marins occupés à manoeuvrer le navire. Quelque part, leur présence le rassurait autant que la sienne devait rassurer l’équipage. Après tout, avoir des shinobi à bord s’avérait être utile en cas de problèmes extérieurs à la navigation. Du moins si ceux-ci n’étaient pas en train de vomir leurs tripes, ce qui n’était pas son cas. Ces quelques heures passées s’étaient avérées salvatrices et le tournis s’en était allé. Confiant donc la navigation nocturne aux marins, le soldat s’en était retourné dans sa cabine.

Cependant, le shinobi n’était pas au bout de ses surprises et eut même l’impression que la soirée ne faisait que commencer. La fille du capitaine, qu’il avait déjà remarquée plus tôt, était venue à leur encontre. Comme d’habitude Shinpachi fut le premier à réagir, au quart de tour d’ailleurs. Sûrement était-ce dû à la situation inhabituelle et d’un certain inconfort à laquelle ils étaient confrontés. Toujours était-il qu’il lui refusa tout bonnement et simplement l’entrée sans même chercher à savoir ce qu’elle voulait. Akira aurait bien protesté avec le stoïcisme qui était le sien, mais le Shinrin fut preuve de camaraderie en lui lançant un regard circonspect. Nul besoin de paroles, Akira avait compris que ce dernier lui confiait le soin de faire lui-même un choix. Fort bien.

“ Je vais sortir lui demander ce qu’elle veut. Comme ça, elle n’entrera pas. “

Dit-il. D’une pierre deux coups, Akira respecta ainsi la volonté du Shinrin tout en appliquant la sienne. Ils ne pouvaient pas en rester la, la jeune femme avait sûrement quelque chose d’important à dire pour les déranger ainsi en pleine nuit. Ainsi, Akira s’approcha de la porte en jetant un coup d’oeil à Fabius, histoire de lui signifier qu’il pouvait le suivre s’il le désirait, avant de sortir de la cabine. La nuit étant tombée, Akira n’était vêtu que de vêtements simples dont un débardeur dévoilant entièrement le tatouage de dragon qui lui entrelaçait le bras gauche. Un présent involontaire dont il ne parlerait pas, de toute manière la jeune femme était désormais en face de lui. La dépassant de plusieurs têtes du haut de son mètre 95, Akira lui fit signe de se décaler légèrement de la porte afin de ne pas gêner davantage.

“ Mademoiselle. Que nous vaut votre présence à une heure si tardive ? “
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Simizu No Jinoko
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Mer 5 Fév 2020 - 22:07
Et voilà le travail ! Je suis fier de moi et de ma négociation quand le capitaine accepte de nous prendre à son bord. Mais alors que je me rengorgeai, tel est un coq ayant séduit une poule, je vois alors l’horrible vérité s’infiltrer dans mon esprit, je ne sais pas nager ! C’est là un point délicat dont je n’ai jamais parler à quiconque, mais, une fois le chargement des chaloupes réalisées, je me retrouve tétanisé par la peur.

Il faut qu’une jeune femme, que j’identifierai plus tard comme la fille de capitaine, monte dans une des embarcations, pour que mon honneur de mâle m’incite à faire de même, ne voulant pas rester comme un idiot seul sur le ponton. Mais je reste le plus possible au milieu du bateau miniature, et je me tiens de toutes mes forces, à tel point que mes phalanges deviennent blanches. La montée sur le vaisseau marchand est un véritable calvaire, une peur sans nom m’étreint et je vois la mer comme des sables mouvant, près à me happer et m’emmener dans les profondeurs, à chaque faux pas.

Heureusement pour moi et ma future descendance, je ne tombe pas et arrive indemne sur le pont principal. Aussitôt je me dirige vers le mat, et d’un coup, ça va beaucoup mieux, je me dis que si la mer reste toujours aussi calme et que je me tiens au centre du navire, il n’y a aucune raison que je chute dans la mer et que je meurs dans d’atroce souffrance, dont, tout va bien.

Le reste de la journée se passe plutôt bien, du moins pour moi, car entre Shinrin Shinpachi qui ne parle pas à grand monde et Kogami Akira qui semble sur le point de rendre son repas, ce n’est pas vraiment la joie. Quant à moi, tant que je reste loin de l’eau je me sens bien. Je prends même beaucoup de plaisir à regarder les marins travailler, ils sont vraiment braves de jouer les funambules sur les mats, mettant leur vie en danger à chaque seconde, juste pour mettre des voiles en place.

Tout en les observant, j’échange avec certains d’entre eux, qui curieux, commencent à me poser des questions et je réponds dans la mesure de mes moyens, ne parlant à aucun moment de la mission qui nous a été confié. Nous parlons principalement des voyages qu’ils ont réalisés, me faisant ainsi comprendre que les autres pays ne sont pas aussi arriérés et barbares que je l’aurais cru. Mais la nuit tombe bientôt et je rejoins mes deux compagnons d’aventure dans la petite pièce qui nous a été réservé.

Alors que j’allais échanger mes impressions sur cette première journée de traversé, je suis brutalement interrompu avant même d’avoir commencé par des coups frappés à notre porte. Comme d’habitude, le ninja à longue jambe est le premier à s’activer et ouvre la porte sur la fille du capitaine, qui nous demande la permission d’entrer ! Voilà une occasion en or pour pouvoir se changer un peu les idées, en plus je ne sais pas dire non à une demoiselle en détresse ! Mais, surement rendu bougon par le voyage, il refuse et s’apprête à la laisser dehors !

Je suis tellement surpris par son attitude que je laisse Akira me passer devant et avec diplomatie, faire comprendre au vétéran que ce n’est pas une façon de s'adresser à une femme, enfin, c’est comme çà que je le comprends, avant de lui partir lui parler à l’extérieur. Je me lève à mon tour, et je les rejoins sur le pont, où j’entends le shinobi demandez de but en blanc la raison de sa présence. Vraiment, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre ! Pour ma part, je fais mon plus beau sourire à notre invitée surprise et je commence à lui dire, d’une voix basse pour que les membres d’équipage ne puissent pas surprendre notre conversation :

Je suis désolé de l’accueil qui vous a été fait, notre compagnon est trop méfiant. Pour ma part, je suis tout à fait prêt à vous venir en aide, demandez-moi ce que vous voulez et si cela est en mon pouvoir, je vous l’apporterai.

Je fais à nouveau mon sourire le plus charmant avant de lui dire en baissant encore plus le volume de ma voix :

Si vous le désirez, vous pouvez me le dire en chuchotant dans mon oreille, ce sera notre petit secret.

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Ven 7 Fév 2020 - 16:07
Mais ... je ...

Pris au dépourvue, elle ne s'attendait vraiment pas à recevoir une telle réponse, en tout cas, une réponse aussi négative, surtout en voyant l'homme lui fermer la porte au nez, bien qu'elle pouvait voir qu'il y avait un peu d'espace pour quand même laisser les autres sortir, et heureusement pour elle, les deux teikokujins ont décidé de quand même lui préter une oreille attentive, mais hors de la chambre. La fille est d'abord réticente à leur dire quelque chose, mais après une brève réflexion, elle revient sur ses pensées et décide de les emmener sur le pont, un pont entièrement vidé de ses matelots qui sont tous partis manger.

Je vous remercie, à vrai dire ... c'est à propos de mon père, avec lui, on a remarqué que de plus en plus de matelots ne répondent plus à l'appel, plus encore, ils ont totalement disparus. Je voulais vous demandez de l'aide, car je sais pas quoi faire ... et mon père aussi.

Après avoir expliquer la situation, elle vous laisse un certain temps de réponses, à vous deux maintenant de décider quel est la bonne solution à prendre.

L'AIDER A COMPRENDRE CE QUI SE PASSEC'est intrigant.

EN SAVOIR PLUSC'est suspect.

REFUSER DE DONNER DE L'AIDEC'est pas vos oignons.



Du côté de Shinpachi, tout est calme sans la présence de ses deux compagnons, mais cependant, une odeur étrange lui parvient à ses narines. Si au départ, la présence d'affaire appartenant à ses camarades est l'origine de cette étrange odeur, la source finit par lui revenir à l'esprit, il s'agit d'une odeur de fleurs. Plus intrigant encore, des bruits de pas semblent se faire entendre dans cette pièce, mais impossible de trouver la moindre personne qui partage cette chambre spacieuse.

TE DIRIGER (OU AUTRE ACTION) VERS L'ODEURCette fille doit avoir fait tomber un parfum, c'est pas possible.

TE DIRIGER (OU AUTRE ACTION) VERS LES BRUITS DE PASDeviendrais-tu fou ?

SORTIR DE LA PIÈCE OU SE PRÉPARER A SE BATTREÇa sent mauvais.


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Shinrin Shinpachi
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Ven 7 Fév 2020 - 23:46
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L’un après l’autre, ses camarades quittèrent la pièce, tel un défilé de chenapans exclus d’une salle de cours par un enseignant autoritaire, peut-être trop fermé d’esprit et centré sur lui-même. Alors que sa rétine vermillon accompagnait la sortie des deux autres soldats avec un air accusateur, le sôjutsuka se fit la réflexion qu’il commettait peut-être une grave erreur de négligence, que ses compagnons étaient sûrement en train de rattraper pour lui, mais qui témoignait surtout d’un manque de conformisme dans leur équipe. Ainsi, sans le vouloir, les soldats du Teikoku montrèrent la faille du jeune Empire, celle d’une armée parfois décousue et fragile non par sa structure, mais par le manque de coercition entre ses composants. On avait mélangé l’eau et l’huile et le résultat manquait parfois d’homogénéité, et ce qui faisait la force de l’Empire était la source même de ce qui pouvait finalement causer sa chute.

Il balaya tous les doutes de son esprit en fermant la porte, comme si ce geste symbolique lui permettait en quelque sorte de tourner la page et de mettre une barrière fictive entre lui et tous ses démons. Puis il retourna s’asseoir sur un tapis de fortune qu’il avait choisi pour sommeiller, mais qui en l’état pouvait tout aussi bien rendre son assise plus confortable. S’étant mis en tailleur, il ferma les paupières pour mieux sonder les méandres de son esprit tumultueux, perturbé par les fautes qu’il pouvait commettre ou les tourments qui pouvaient le hanter.

Il s’imagina Kirigakure comme une montagne infranchissable. Devant lui, les soldats marchaient le cœur vaillant ; mais celui qui devait les guider avait été abandonné, laissé pour compte faute d’avoir les qualités de meneur nécessaires pour pouvoir concrétiser son action. Le sombre combattant se laissa envahir par le remord, les scrupules s’amoncelant en lui comme des parasites pondus dans son corps le grignotant petit à petit, pompant son sang et agitant leurs dents dans sa chair. Torturé jusque dans le fond de l’âme par ces doutes parasitaires, il eut l’impression de se laisser dévorer vivant par un sentiment de défaitisme que ce terrain ballotant et insondable qui faisait flotter la nef ne guérissait pas.

Alors, soudain, une odeur fit frétiller ses narines. Ses yeux qui ressemblaient à deux rubis rouges étincelants de sang dans la lumière tamisée se réveillèrent, se posèrent sur la porte et tout ce qu'elle incarnait d'étroitesse d'esprit, de fermeture spirituelle et de barrière avec le savoir. Le parfum avait sorti son âme de sa glaciation, et sa note bucolique et fruitée rappelant l'aura florale de son enfance, quand il courait dans les bois de Hayashi, puis dans ceux de Hi, fut comme un remède miraculeux teinté de nostalgie et d'espoir. Il lui disait : retrouve ta terre. Triomphe de ces épreuves, et reviens comme un seigneur là où tu es né et où t'attend le bonheur.

Une nouvelle force l'anima. Il ne put que se lever et suivre cet envoûtement, bercé par une poésie de la nostalgie qu'il était peut-être le seul à pouvoir comprendre. Pourtant, lorsqu'il quitta sa position avec l'idée de s'enfoncer dans les cales du navire voguant, il fut alerté par d'étranges bruits. Des pas. Il se souvint de la détresse de la candide. Quelque chose ne tournait pas rond. Après avoir sondé la pièce, il se prouva qu'elle était bien vide. Quelqu'un jouait au chat et à la souris avec lui. Intrigué, il décida de répondre à cette ambiance anxiogène par l'action. Il tira sa lance, la consolida puis l'arma, brandissant le yari à bout de bras. Puis, quelques signes de mains, il fit fonctionner son sixième sens : celui qui lui permettait de ressentir le chakra.

« Le tout, c’est de toucher le premier et d’abattre sa cible d'un seul geste… »

Se murmura-t-il comme s’il se faisait une confidence, tout en tournant les yeux vers là où lui semblait l’attendre cette menace invisible, et se tenant prêt à pourfendre quiconque voudrait le prendre par surprise.


Spoiler:
 

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Kogami Akira
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Sam 8 Fév 2020 - 14:34
Akira resta interdit. Drôle d’oiseau qu’était son collègue, à jouer les séducteurs dans un moment pareil. S’il n’était pas du genre galant, ni avenant avec qui que ce soit, Akira s’était pourtant montré courtois avec cette jeune femme. Il n’avait donc pas à pâlir devant ce charmeur du dimanche, peut-être fallait-il lui rappeler qu’ils étaient en mission et non en pleine parade nuptiale. Néanmoins, pour ne pas lui faire perdre la face, Akira éviterai de le reprendre devant la demoiselle tant que la situation ne l’exigerait pas. Autant éviter de se froisser entre camarades, surtout qu’ils se connaissent depuis une journée.

Néanmoins, il y avait plus urgent. Voire suspect. Des matelots disparaissaient, hein ? Akira ne connaissait rien à la navigation, mais un simple coup d’oeil aux alentours suffisait pour constater qu’on ne disparaissait pas d’un bateau comme de la terre ferme. Etait-ce volontaire ? Si oui, peut-être avaient-ils de sombres dessins pour eux. Peut-être des rebelles. Et si c’était involontaire, alors ces disparitions étaient du fait de quelqu’un ou quelque chose d’autre. Cette idée ne l’enchanta guère, Akira ayant déjà du mal à voyager sans avoir d’ennuis en plus à gérer.

“ J’ai du mal à comprendre comment des marins peuvent disparaître lors d’un voyage en pleine mer. Il vous manque des canots de sauvetage ? Est-ce la première fois que ça arrive ? “

Demanda t-il, circonspect et surtout suspicieux. Elle pouvait très bien tenter de les bluffer en ayant une quelconque idée derrière la tête, mieux valait être prudent en suspiciant tout le monde. Excepté ses coéquipiers bien sûr. A moins que l’un d’eux voulait foirer la propre mission dans laquelle il s’était engagé, nul raison de croire en leur culpabilité. Bien qu’Akira ait toujours soupçonné la présence de traîtres parmis l’empire… le Shinrin et Fabius n’en avaient pas l’air. Si son feeling ne lui avait jamais fait défaut, pas de raisons que ce soit le cas cette fois-ci.
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Sam 8 Fév 2020 - 22:01
La jeune femme, surement mis en confiance par mon attitude conciliante, accepte de parler sur le pont. Je me tiens comme j’ai pris l’habitude, au milieu de la structure, près du mât, afin d’être le plus loin possible de l’eau, afin de ne pas tomber dans la mer. Lorsque la jeune femme nous expose son problème, je ne peux m’empêcher de frissonner un peu, car mes pires craintes se révèlent fondée, l’océan est un milieu fourbe et je suis sûr que ces marins ont pour une raison ou une autre chuté dans la mer et se sont noyés. C’est l’explication la plus rationnel que j’ai trouvé, bien qu’un fou meurtrier caché quelque part sur le navire, soit aussi possible. Ma grand-mère m’indiquait aussi que certains lieux étaient l’objet d’une malédiction et que des démons pouvaient emporter les inconscients qui osait les réveiller, mais elle disait cela pour me dissuader d'entré dans la cuisine manger ses pots de confiture.

Akira pose de bonnes questions, et je n’ai pas grand-chose à ajouter à ces paroles. Il est en effet essentiel d’en savoir plus sur les causes de ces disparitions. Dans tous les cas, nous ne pouvons pas la laisser ainsi, car je serais incapable de faire naviguer ce bâtiment sans matelot, c’est pourquoi, j’essaye de dire avec assurance :

Je vais vous aider à comprendre ce qu’il se passe, ensemble nous allons éclaircir ce mystère, vous avez été très généreux, vous et votre père en nous permettons de monter à bord, c’est donc la moindre des choses de vous assister. De plus ce cas est potentiellement dangereux pour vous et je ne permettrai pas qu’il vous arrive quoi que ce soit.


Je finis ma phrase par un de mes sourires qu’apprécie généralement la gent féminine, même si je ne sais pas si dans ce cas précis, j'ai une chance de plaire à la demoiselle.

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Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Mar 11 Fév 2020 - 21:59
Comment ? Eh bien, c'est ça le problème : hormis s'ils sont passés par dessus bord, je ne vois pas comment ils peuvent disparaître, mais on n'a pas entendu parler de bruits suspects dans la mer ... en tout cas, aucuns marins nous a prévenu.

Elle était en train de réfléchir, elle n'arrive pas à trouver de réponse, et pour elle, le plus logique, ce serait qu'ils soient tombés par dessus bord, mais si c'est le cas, on les aurait entendu appelé à l'aide, non ? Elle se gratte la tête, reste sur ses gardes en observant autour d'elle qu'un marin ne l'entende pas, elle sait que la plupart sont superstitieux, alors elle essaie de faire taire l'affaire ... ou en tout cas, faire en sorte qu'aucuns marins ne l'entendent.

Je vous remercie de votre aide. Il faut qu'on évite de faire trop de bruits à ce sujet-là. Il y a déjà beaucoup d'histoire de disparition en pleine mer, la plupart pensent qu'il s'agit d'esprit vengeur ou de la mer qui est hantée ... donc je veux éviter un mouvement de panique, j'espère que vous comprenez messieurs ...

CONTINUER LES QUESTIONSIl faut en savoir le plus possible.

COMMENCER A ENQUÊTERC'est élémentaire.

REFUSER DE DONNER DE L'AIDEOn ne nous a pas appris à gérer les fantômes à l'école des shinobis.



Shinpachi est sur ses gardes, en utilisant sa détection, il réussi à découvrir qu'une présence chakratique est dans cette pièce, et ce n'est pas la sienne. Mais l'individu se doutait que l'homme allait le détecter, car, au moment où le parfum cesse de faire effet, un homme commence à apparaître, un homme d'une incroyable beauté qui pose son regard sur le soldat, regard qui semble réussir à percer le coeur de Shinpachi, de façon très étrange.


C'est une bonne idée en effet, tu aurais fais un bon assassin.

Son regard de braise continue de fixer Shinpachi, alors qu'une rose se forme dans sa main, une rose qui est lancé en direction de son bras, menaçant de se planter dans son bras.

Résumé:
 
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Shinrin Shinpachi
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Mer 12 Fév 2020 - 11:22
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Ses doutes ne tardèrent pas à se confirmer. Naissant d’entre les songes comme un rêve éveillé, le mystique intrus se laissa dessiner dans la réalité comme une âme errante dévoilant sa chair, chose qui laissa le combattant lancier pantois. Shinpachi n’était lui-même pour ainsi dire par le dernier des lotis lorsqu’il s’agissait de se dissimuler, mais force était d’admettre que son nouveau vis-à-vis le surpassait sans doute en la matière. Alors qu’il pouvait à présent contempler son adversaire, il sentit au fond de ses tripes la base d’une angoisse qui, associée aux remous des vagues, accentuait le mal-être dont il était déjà victime depuis trop longtemps déjà, depuis précisément qu’il avait embarqué à bord de la nef pour fendre les eaux bleues qui le séparaient de l’archipel de Kiri. Croire que son voyage aurait été de tout repos n’était qu’une chimère ; les mers n’avaient pas pour réputation d’être hospitalières surtout pour quelqu’un qui n’avait pas l’âme d’un marin ; pour autant, il s’était attendu à ce que le danger vienne d’autre part. Des profondeurs ou du ciel, peut-être. S’il s’avérait que son obstacle se révélait en la personne d’un homme…

… alors il ne pouvait que se ravir de la situation. Un mortel n’était qu’un mortel et à côté des cauchemars qu’il s’était imaginé sous forme de bêtes tentaculaires et géantes, inventions qu’on pouvait mettre sur le dos de l’ignorance du Shinrin, il ne pouvait qu’être soulagé de découvrir une menace bien plus proche des hommes ; donc, inéluctablement, plus à portée de sa lance.

Toutefois, le sôjutsuka aux yeux rubiconds avait assez de virtuosité dans les périls liés à ce type d’embuscades que sa réaction fut d’abord gouvernée par la loi de l’omerta. Un temps d’analyse lui permit de comprendre que cet individu-là ne devait pas être sous-estimé, car de son faciès émanait une étrange aura de malfaisance teintée d’une arrogance sublime, qui correspondait superbement aux avantages du bellâtre. Shinpachi se laissa conquérir par ce cabalistique étranger. De la rose qui naquît dans sa main, il failli se laisser berner…

Mais l’esbroufeur n’avait sans doute pas assez camouflé son geste pour espérer toucher son but. D’un bond sur le côté, mettant de la distance avec la tige vénéneuse aux pétales parfumées, il s’écarta du projectile. Puis, mécaniquement, il commença à composer des signes pour contre-attaquer, mais…

… il abandonna. Ses iris érubescentes continuèrent de lire l’exaltante beauté de son antagoniste, qui devint dès lors presque une idole. De tous les tourments était née cette rose, s’élevant sur des monticules de déchets et de cadavres qui tapissaient le sol gourmand de son désespoir, et toutes les veines de sang et d’entrailles faisaient le paysage de son monde dystopique, ne purent que rendre encore plus poétique cette dernière survivante de l’apocalypse. Il eut comme le sentiment d’être tout à coup grisé par l’étranger ; était-ce cela, le coup de foudre ?

Il n’y avait pourtant rien d’électrique dans ce qui le reliait à cet homme, mais toutefois, une étrange connivence le possédait désormais et Shinpachi crut que l’alchimie avait transformé un cœur agonisant et stérile en un cœur fertile, peut-être encore un peu fragile, en tout cas sensible à ce que l’autre pourrait penser de lui. En aucun cas, il ne pouvait se permettre de lui faire du mal. Comme s’il voyait le héros de son enfance, comme si tout ce qu’incarnait l’intrus était ce qu’il avait toujours rêvé, Shinpachi, déboussolé, des papillons dans le ventre, ne put lancer l’assaut.

Il se révélait particulièrement perméable aux illusions. Toutefois, son instinct de survie demeurait et en l’état, conscient d’avoir enfin trouvé l’élu, il ne put se résoudre à mourir aussi vite. Aussi décida-t-il, au vu des circonstances, de s’appuyer sur un allié fidèle. Il se croqua le pouce, dessina un sceau sur le sol, puis posa sa paume dessus. Du symbole naquit Bundô, l’écureuil téméraire.

« Shin’…
- Bundô, c’est un plaisir de te voir.
- Shin’… bordel, mais pourquoi tu m’invoques sur ce putain d’rafiot ?! Tu n’es pas au courant que les écureuils détestent la mer ?! »


Le petit rongeur n’était pas du genre commode et l’amadouer n’avait rien d’une sinécure. De colère et anxieux à cause du ballotement des flots, il se mit à bondir de tous côtés jusqu’à cranter ses griffes sur la paroi de bois, près du hublot qui donnait sur le dehors. On pouvait voir, malgré le bandeau qui dissimulait l’orbite creuse abandonnée par son œil gauche qu’il avait perdu au combat, qu’une peur palpable vibrait à l’intérieur de son œil droit, écarquillé, fixant le sol comme si quelque chose d’anormal se produisait sur la planète. Pour le petit arboricole, c’était tout comme un cataclysme. Non ravi de l’affaire, il se cramponna sur ses pattes arrière tout en fixant son maître avec un air qui en disait long sur la rancœur qui étranglait sa gorge et lui faisait serrer les dents.

« Jamais ! Jamais nous n’aurions dû accepter ce pacte avec toi ! Les Shinrin sont la pire espèce de ce monde ! Personne jusqu’ici n’avait osé m’invoquer dans pareilles circonstances ! Enfin, gamin, un peu de respect ! Dis-moi juste que je ne suis pas embarqué dans ta galère pour la moitié d’une noisette, ou bien attends-toi à ce que les problèmes se… se problématisent encore plus ! Bon sang d’bonsoir ! Et l’autre, qu’est-ce qu’il fout là ?! Ne me dis pas que c’est juste une question de … »

Le tangage anodin du navire fit clore son museau, et plutôt que de poursuivre sa logorrhée parfumée de colère, il se blottît contre la paroi en contractant ses petites pattes et en poussant un petit bruit aigu, un cri d’écureuil s’élançant dans un long « hiiiiiiiiiiiiii ! ». Shinpachi, quant à lui, se contenta de boire les paroles de son compagnon sans lâcher du regard celui qui lui faisait face et qui était à présent l’objet de tous ses tourments et sentiments. Pour autant qu’il éprouvait désormais une profonde affection pour le mystique jeteur de roses, il était toujours habité par cette incertitude maquillée de crainte depuis que ce dernier avait tenté de le planter avec une fleur. Il se rendît compte que l’amour était un venin qui le contaminait de l’intérieur, mais il n’était pas encore en mesure, intérieurement, de pouvoir se défaire de ce sentiment qui habillait l’intérieur de sa peau.

« Bunbô… je voulais te présenter cet homme qui a changé ma vie… »

L’écureuil releva la tête. Shin’ et lui… Était-ce une blague ?

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Kogami Akira
Kogami Akira

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Mer 12 Fév 2020 - 16:19
" Bon, je vais voir ce que je peux faire. Enfin, on. "

Akira aurait bien posé davantage de questions, mais cette femme relativement simplette ne risquait pas de lui apprendre grand chose. Tant pis, de toute manière son chevalier blanc de collègue semblait vouloir se jeter tête la première dans l’enquête, ce serait contre productif de continuer sur sa voie. Ainsi, Akira se sépara des deux individus pour investiguer seul. Il ne risquait de toute manière pas de se perdre dans le bateau, et chercher séparément à deux endroits distincts serait plus productif à ses yeux.

“ Je vais d’abord aller prévenir Shinpachi, tu peux commencer sans moi. “

Dit-il à Jinoko avant de se diriger vers leur cabine. Bien qu’ils soient tous du même grade, le Shinrin bénéficiait d’une expérience supérieure et d’une aura inspirante pour les autres, ce qui faisait de lui le chef, du moins par défaut. De toute manière, en sa qualité de partenaire, Akira conclut qu’il devrait le mettre au courant afin d’enquêter plus efficacement tout en assurant une cohésion entre eux. Akira était réputé froid, distant et parfois cynique, mais sa plus grande qualité était l’adaptation. Surtout lorsque la situation le nécessitait, ce qui était le cas.

Arrivant alors proche de leur cabine, Akira poussa la porte… sans s’attendre à tomber sur ce qu’il découvrit une fois qu’il posa le pied à l’intérieur.
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Simizu No Jinoko
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Mer 12 Fév 2020 - 20:40
La jeune femme semble complètement dépassée par les évènements et souhaite que nous investiguions discrètement, ce qui risque de compliquer l’affaire, si nous ne pouvons interroger personne. Kogami s’en va prévenir le chef non officiel de cette expédition pendant que j’essaye de rassurer la fille du Capitaine :

Je comprends tout à fais votre demande de garder votre équipage le plus calme possible. D’abord, nous allons inspecter ensemble toutes les pièces de ce navire, afin de vérifier si rien de potentiellement dangereux n’est monté à bord pendant une escale.

Je reste sûr de moi, si une créature carnivore se cache à bord, il découvrira vite qu’entre un marin sans défense et un soldat de l’Empire du Feu, il y a une énorme différence. De plus, même si j’ai laissé mon arc dans la cabine, j’ai avec moi mon Katana dont je sais fort bien me servir. Concernant le combat, je suis donc paré, ce qui est plus compliqué, c'est se déplacer à bord de l’esquif car je crains toujours de tomber à l’eau, c’est pourquoi je propose à la jeune femme :

Nous allons commencer par les pièces à côté de la chambre que votre père nous a assigné, ce qui permettra de fouiller sans attendre, à quatre rien ne nous échappera !

Je joue pas mal le fier à bras, mais il faut avouer que cette diversion me permet de réfléchir à autre chose que les flots m’engloutissant ce qui est une bonne chose pour mon moral. En plus, je vais faire cette mission à côté d’une représentante du beau sexe et non de dix hommes ne s’étant pas lavé depuis plusieurs jours. C’est à ce moment précis que je me rends compte que la vie en caserne, ne me conviens vraiment pas, il faudrait que je réfléchisse à trouver un poste plus prestigieux.

C’est donc un peu l’esprit ailleurs que nous marchons vers notre chambre, où Kogami a déjà ouvert la porte, j’espère qu’il arrivera à convaincre Shinrin de se joindre à nous, le Teikoku a besoin d’alliées et c’est là une occasion de faire bonne impression. S’il refuse encore, nous allons commencer à avoir mauvaise réputation, en plus, qu’est-ce qu’il y a de si intéressant que çà à rester seul dans une cabine ? Il doit s’ennuyer comme un rat mort !

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Mer 19 Fév 2020 - 23:21
Je vous remercie beaucoup de m'aider, s'il vous plait ... trouvez pourquoi toutes ses personnes ont disparus dans le plus grand des secrets ...

En guise de remerciement, elle fit une petite bise sur la joue de Jinoko, visiblement le plus charmé par son apparence physique et son côté des chromosomes. Cependant, il sera certainement moins charmé que ce cher Shinpachi, en effet, après son invocation, il pouvait sentir le regard de l'homme en train de le charmer totalement. Il semble même totalement incapable de réagir face à l'homme, hormis en ayant esquiver la rose.

L'homme pose son regard sur les deux autres, souriant en l'observant en se tournant vers eux, ayant une nouvelle rose dans sa main qu'il place dans sa bouche, une rose rouge qui semble chargé de chakra. Vous ignorez d'où elle sort, mais vous pouvez vite remarquer que Shinpachi le regard avec envie.


Bien le bonjour, on est en pleine discussion romantique avec votre ami, pouvez-vous nous laissez en paix ? Quoique, je peux toujours vous envoyer dans les roses.

Après une série de mudras, des pétales se forment autour de l'homme, pétales qui se dirige vers le duo qui tentait d'entrer, avant de se tourner vers Shinpachi. Il sourit, puis s'approche de lui, lui prenant le menton.

Ce n'est pas très gentil de refuser les cadeaux d'une personne qu'on aime ... ni même très poli. Pourquoi ce refus mon cher ?

L'homme sourit, avant de reculer, le gardant à vu. Il semblait réfléchir à comment le faire passer par dessus bord ...


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Shinrin Shinpachi
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Sam 22 Fév 2020 - 23:14
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Hi no kuni, pays du Feu | Au nom de l’empire


Grisé, le Shinrin laissa l’étranger s’en prendre à ses alliés sans même intervenir. Un doux sentiment d’extase l’envahissait, comme s’il était rassuré de savoir ce cabalistique illusionniste présent ; aussi, et malgré l’attaque lancée contre ses deux camarades, il ne put lui en vouloir. Akira et Jinoko étaient-ils seulement capables de se défendre d’une telle technique ? Il ne le savait guère autant qu’il n’en avait cure, tout subjugué qu’il était par cette hypnose relativement simpliste, mais redoutable en l’état. Il resta presque parfaitement immobile tout en laissant son idole lui caresser le menton avec un faux air de confident, et ne sembla pas plus dérangé de voir l’intrus se pavaner dans la cabine comme en terrain conquis.

Mais derrière le teikokujin, il y avait une autre menace tout aussi persistante. Bunbô, agrippé au mur de bois, observait d’un œil encore sceptique la situation pour le moins particulière et alarmante qui se déroulait sous ses yeux. Il ne reconnaissait plus son maître, tout en ignorant encore qui étaient Akira et Jinoko, ainsi que l’aigrefin qui avait visiblement volé le cœur de son invocateur. Il ne tarda pas à se rendre à l’évidence qu’un charme opérait sur son maître ; malheureusement, il ne disposait pas lui-même des ressources adéquates pour rompre l’hypnose. Son pelage roux, qui se mariait parfaitement à l’air ambiant et boisé de la cabine, se mit à danser alors qu’avec ses pattes, il commençait à se mouvoir lentement, dressant soudain sa tête pour mieux analyser la situation. Il balaya la paroi avec sa queue dans un mouvement de va-et-vient comme pour s’apprêter à bondir, mais il n’en fit rien et se contenta de croiser les bras en s’arrogeant un air paternaliste, traduisant sa nature acariâtre.

« Je vois que tu n’es encore qu’un enfant, Shin’. Tu ne remarques même pas qu’une illusion trompe ton jugement. Tâche d’apprendre à te connaître, avant de m’invoquer sur les flots. »

Lança-t-il avant de spontanément disparaître comme il était venu, envisageant que son travail était accompli.

Dans le dos de l’illusionniste, le sujet de son sort commença enfin à retrouver ses sens. Ses mains se joignirent après quelques mundras, comme pour affirmer ce que l’écureuil venait de lui assurer. Avec le symbole final, il termina le Kai qui rompit le charme qui opérait sur lui ; aussitôt, il se rendit à l’évidence que son cœur avait été trompé, et eu presque le sentiment impudique d’avoir été victime d’une infidélité. Son confesseur avait vraisemblablement joué avec ses sentiments et c’était là une chose qu’il ne pouvait tolérer. Alors qu’il avait été, quelques instants plus tôt, comme un doux agneau domestiqué par la main d’un charmeur, il se révélait enfin comme le loup qu’il était, avide et féroce et surtout, très fier, un défaut qu’il ne cachait guère. Il s’empara de sa lance qui traînait non loin de lui en bondissant sur le côté, puis au gré d’une roulade se redressa en la brandissant derechef. Il chargea en tentant de déséquilibrer son adversaire, puis enchaîna avec trois estocades de plus en plus puissantes et précises avec l’espoir de transpercer ses jambes et de le clouer sur le sol. Profitant de l’allonge de son arme, il gardait une certaine distance tandis que le bois noirâtre aux kanjis d’or dansait dans la cabine en tentant de frapper juste. Sa vengeance ne faisait que commencer.


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Kogami Akira
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Dim 23 Fév 2020 - 5:48
Akira entra en premier, suivi finalement par Jinoko. Néanmoins, son attention fut très vite accaparée par cet homme androgyne, qui semblait prétendre être en pleine réunion romantique avec son camarade. Aussi peu connaissait-il le Shinrin, il savait pertinemment que ses paroles étaient fausses. On ne fricote pas en pleine mission, et l’état végétatif dans lequel se trouvait son camarade ne semblait clairement pas anodin. Malheureusement pour lui, et pour son camarade derrière, il ne fut pas en position de protester puisque l’inconnu les attaqua presque instantanément. Le soldat réagit au quart de tour en voyant ces pétales blanches fuser vers eux, ce qui n’était sûrement pas destiné à les caresser. Ainsi, il effectua quelques rapides mudras avant d’ériger un mur de terre devant lui et son collègue. N’ayant aucune connaissance de la puissance de son adversaire, et ayant conscience de sa faible puissance personnelle, le jeune homme jaugea que la protection ne suffirait pas à absorber le choc dans son intégralité.

“ Ça va sûrement piquer malgré tout. “

Dit-il à l’attention de Jinoko, lui indiquant donc que s’il était en possession d’une quelconque technique utile, c’était le moment. A trois contre un, ce combat ne devrait tout de même pas être si laborieux. Du moins, si ce type n’avait pas de complices. Sans parler du fait que s’ils voulaient arriver à bon port, il allait falloir faire attention à ne pas trop abîmer le navire…

Comme prévu, le mur se brisa en absorbant une partie de l’impact et Akira fut le premier à encaisser les pétales de fleurs, protégeant son visage comme il le put. Les lacérations furent nombreuses mais peu profondes, ce qui lui indiqua qu’il aurait peut-être fini bien plus mal en point s’il n’avait pas réagi à temps.

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Simizu No Jinoko
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Dim 23 Fév 2020 - 11:58
Beau gosse, c’est la première pensée qui me vient à l’esprit quand je vois l’homme dans la pièce avec Shinrin, c’est même plus que cela, l’individu dont je n’ai d’ailleurs aucune idée comment il a pu arriver ici, est d’une beauté incroyable et je suis même un peu jaloux de son aspect. Bon, mon admiration ne dure pas longtemps car il nous envoie des objets en plein face, ça ressemble à des pétales, donc je ne me méfie pas, mais Kogami prudent lève une espèce de mur de terre.

Je trouve çà particulièrement inutile, car je ne vois pas comment des pétales pourrait être dangereuse mais quand je vois le mur se faire littéralement défoncer et mon acolyte être lacérer par les pétales aussi aiguisés que des lames, je me dépêche de faire une esquive en bondissant un peu plus loin. J’aurais pu me dégager complètement de passage, mais je pense alors à la fille du capitaine, celle qui m’avait embrassé sur la joue peu de temps avant et qui se trouve juste derrière moi.

Je la plaque donc au sol dans le même mouvement, de manière à la protéger et je prends quelques pétales dans le dos. Je pense avoir sauvé la jeune femme de toute blessure, et je lui commande :

Rester au sol, je m’occupe de cet invité indésirable.

Je me relève ensuite à grande peine, et je dégaine Nuit, un katana d'un mètre de long, plus grand que la normale, extrêmement tranchant dont la poignée constituée de deux coques de bois de magnolia est entièrement noire. La garde représentant le symbole de l'Empire du feu et comme la situation commence sérieusement à m’énerver, je me mets au côté de mon compagnon de combat et je lui dis :

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.


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