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la Lame, le Poing, le Tentacule et le Scalpel [Mission A]


Jeu 10 Aoû 2017 - 21:09
Peu de choses avaient le mérite d'animer dans les yeux ébènes du Jônin cette flamme si particulière, mais l'appel du terrain et les promesses qui en découlaient faisait vibrer en lui une corde sensible. S'il avait accepté de rejoindre Iwagakure no Satô, c'était spécialement pour ce genre de desseins, pour être mis dans ces situations qui faisaient si peur à certains mais faisaient naître au sein du sabreur une énergie toute particulière prête à être dépensée en combats, investigations et autres joyeusetés.

La journée venait de commencer, et c'est au réveil dans sa propre demeure non loin de celle familiale qu'il ouvrit les yeux, réveillé au petit matin par un messager envoyé par son frère qui frappait le bois de sa porte frénétiquement, comme s'il s'agissait de quelque chose d'extrêmement important. Pas pressé mais déjà sur le branle-bas de combat, il ouvrit sèchement au perturbateur qui lui tendit une missive ainsi que quelques phrases, dont il retenu les termes 'Chôgen', 'Triumvirat', 'Importance capitale'.

Lâchant le rouleau scellé de la marque de son clan qu'utilisait son frère sur son lit défait, il sauta dans la douche puis se prépara, avant d'entamer la lecture du parchemin une fois pourvu de sa tenue complète. Ce dernier parlait d'un enfant de la lignée du Daimyô d'Hi no Kuni victime d'un empoisonnement et de la nécessité d'escorter un des médecins de Tsuchi jusqu'à lui. Il ne lui en fallut pas plus et fourrant le bout de papier replié sommairement dans une de ses poches, il ouvrit deux volants en bois pour en tirer leur contenu, qui s'apparentait à une armure, bien que plus légère.

C'était son héritage et il l'enfila avec aisance tant ces mouvements lui étaient familiers, attachant chaque protection pour au final se trouver pourvu à plusieurs endroits de longues bandes de métal forgé.

Paré à un long voyage ayant emporté quelques provisions et autres essentiels pour traverser les contrées du monde ninja, il se dirigea vers le croc rocheux. Il serait donc accompagné de deux autres de ses congénères pour mener la tâche à bien.

Sur le chemin, il s'interrogea à de multiples reprises sur les tenants et aboutissants de telle tâche. Etait-ce lié à ceux qui avaient pris d'assaut Iwa quelques temps auparavant ? Etait-ce l'oeuvre d'un des pays frontaliers au pays du Feu ou même celle de l'un des clans le peuplant, qui se faisaient si farouchement la guerre ? Il comptait bien y répondre sur la route.

Bientôt, il arriva au début de l'un des quelques chemins permettant d'entrer et sortir de la mégalopole du pays de la Terre. Là, il ne fut pas surpris de trouver l'objet de leur vadrouille, Aranada Toshiro. Seuls au point de rendez-vous, vu l'avance sur l'horaire, il s'arrêta à quelques mètres de son futur interlocuteur.

« Yô. Je suis l'un des hommes qui va vous escorter jusqu'au pays du Feu, doc'. J'espère que vous êtes en bonne condition physique, faudrait pas trop s'attarder, le mioche a l'air d'être dans un sale état à ce que j'ai compris. Des choses que vous devriez nous faire savoir? Après tout, c'est vous l'instigateur de cette mission. »

Il sous-entendait clairement le peu de confiance qu'il plaçait en ses propos, même s'il était bel et bien là, prêt à se jeter dans la gueule du loup. Et si Toshiro n'était qu'un pion sur un plus large échiquier... ? Même si c'était des mensonges, il voulait entendre ce que le Eisei-nin avait à dire sur les divers détails de cette épopée. N'importe quoi qui leur donne un avant-goût de ce qui attendait le trio d'Iwajin.


Dernière édition par Nagamasa Kōga le Mar 15 Aoû 2017 - 16:20, édité 1 fois
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Jeu 10 Aoû 2017 - 22:47
C'était une belle journée qui s’annonçait sur le village caché. Les petits oiseaux gazouillaient, chantant les louanges des premières lueurs de l'aube. Même malgré l'hiver s'étant enraciné, ils faisaient de la résistance.

Kanon était assis en tailleur devant une pile de livres, ou plutôt de romans de mauvais goût. Dès le matin, il aimait profiter du calme pour poursuivre un bref instant ses lectures, dans son bureau personnel du centre-ville. Vous savez, être un shinobi n'octroi que rarement moment de répit. Les journées sont toujours bien chargées, pour ne pas dire trop.

De l'agitation près de la porte attira son attention. Qui osait troubler le rituel de la Calamité des Cieux? Qui donc!?

Quelques coups résonnèrent, demandant passage en ce lieu saint.

Kanon referma son ouvrage, affichant un air stoïque avant de se relever prestement. Il posa l'objet sur son bureau.

"Entrez."
-déclara le fier shinobi-

Un homme fort laid apparu, une sorte de messager. On ne lui demandait pas d'être beau certes, simplement de livrer les messages, mais il y avait des limites tout de même. La bête s'approcha, semblant se vouloir discrète car chargée d'une missive de la plus haute importance. Il sortit un rouleau de sa manche et le tendit au Divin Tentacule.

"Ku ku ku!"
-comprenant tout de suite qu''il avait affaire à quelque chose d'importance-

Kanon prit le rouleau.

"Tu peux disposer."

La monstruosité s’exécuta sans demander son reste. Pourquoi à chaque fois lui envoyait-on ce messager fort déplaisant. N'aimant pas particulièrement ce qui manque d'élégance, cela horripilait intérieurement le jeune Iwajin au plus haut point. Une fois seul, il ouvrit le parchemin et lu son contenu d'une traite.

Le Triumvirat mandait enfin son plus fidèle Shinobi pour une mission de la plus haute importance. Kanon afficha un léger sourire. Ses tentacules en frétillaient d''impatience.

Il activa le passage secret menant vers son laboratoire, descendant dans les abysses de son repère tentaculaire. La lueur de quelques torches éclairaient faiblement le chemin ténébreux. L'antre du poulpe aurait donné des cauchemars à toute personne saine d''esprit. Avançant dans le dédale sinueux, il disparut.

Peu de temps après, sur le plus haut sommet du centre ville, un fier Shinobi, tout équipé de sa plus saillante tenue de mission et autres équipements vitaux, surplombait les bâtiments telle une sentinelle aux aguets. Il était la vengeance, il était la nuit diurne elle-même. Admirant le paysage en contre bas, les Iwajins patriotes vaquant à leurs occupations, le fabuleux cœur commerçant de sa nation si vivant. Une chose était sûr, à ces yeux, nul n’empêcherait le tentacule de la justice d'accomplir sa mission sacré. L'hérésie plierait l'échine sur son divin passage.

C'est le cœur emplit d''une noble cause que le Shinobi s'élança en direction du point de rendez-vous, fendant le vent comme un habile funambule jouant sa vie à tout instant. Il arriva près du lieu-dit. Etant prudent et calculateur par nature, il examina les alentours avant d'avancer, de manière plus discrète cette fois-ci. Non pas craignant qu'il ne s'agisse d'un piège, mais prudence est mère de sûreté. S'assurer que nulle filature d''hérétique  était en place était la base à toute réunion se voulant secrète.

*Moi qui pensait arriver en premier.*

Il aperçut deux individus qui engageait la conversation. Le Shinobi en déduisit qu'il s'agissait certainement du fameux Aranada Toshiro et un de ses coéquipiers chargés de l'escorter.

Kanon s’avança vers eux. Arrivant au même moment, il pu entendre une partie de la fin de la phrase de son futur collègue de travail. Il arrivait au bon moment apparemment.

"Salutations. Je vous escorterais également."
-s’avançant fièrement vers eux pour prendre part à la conversation-

Ne voulant pas couper plus que de raison la conversation inquisitrice déjà engagé par son collègue, Kanon n'en dit pas plus.
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Ven 11 Aoû 2017 - 16:01





護送 - Hi no Gosou



« Première mission. »


Plus d’ardentes lueurs sur le ciel alourdi, qui semblait tristement rêver. Les arbres démunis de leur feuillage, demeuraient sans mouvement et dressaient au loin une dentelle grisâtre. Dans cet air flottaient les apaisements, les résignations et les inquiétudes. Du sol consterné montait une rumeur étrange, quelque peu surhumaine. Cabalistique langage entendu uniquement par les âmes attentives. Perché sur l’une des branches d’un Kuromatsu séculaire, le futur monarque du clan d’autochtones se situait face à un large étang, habillé de sa tunique atypique, observant cette flaque tout aussi limpide que son esprit.

Le Yaoguaï pouvait y voir le vitrail de son âme démultipliée par son être, miroir psychique de son amoralité dorée, était-il condamné à sombrer comme ses aïeuls aux regards et aux agissements plus sombres encore que la nuit ? Senkū sonnait comme une histoire virginale et redondante, cornaquée par l’opulence des sens. Sur la surface de ces eaux cristallines, son passé se dessinait et prenait une forme mosaïque surréaliste, enluminé par la brume lactescente environnante.

Il fut brusquement, tiré de ses rêvasseries chimériques par le biais de l’un de ses homologues masqué, lui tendant un rouleau de parchemin recommandé et marqué de l’insigne du Triumvirat, avant de disparaître dans un écran de fumée blanchâtre .

« Wakateiru. » Susurrait le chasseur de bêtes, d'un sourire du coin des lèvres.

Une missive de la plus haute importance venait de lui être attribuer, on pouvait entrevoir le léger rictus s’affichant sur son faciès primitif. Le natif apparaissait des plus satisfait, ravi du fait que ses supérieurs hiérarchique l’aient sélectionné quant à l’accomplissement de cette tâche ardue.

Le shinobi-messager volatilisé, le guerrier indigène leva légèrement la tête en direction des cieux, l’air pensif et déterminer. Serrant avec insistance la paperasse qu’il chiffonna légèrement, avant de la ranger à l’intérieur de son haut similaire à un Haori, haut de kimono fabriqué exclusivement à partir de fourrure de fauve montagnardes.

Se relevant lentement sur ses deux jambes longues et solides, le missionné descendit de l’arbre à la manière d’un primate, faisant preuve d’une agilité sauvage hors du commun. Il souleva un léger nuage de poussière à son atterrissage, ses pieds nus et abîmés venaient impacter le sol caillouteux de cet espace naturel qu’il affectionnait tant. Un coin reculé et paisible, positionné non loin du domaine des impétueux cracheur de laves, ceci expliquant cette intrigante odeur de calcination.

~~

Se dirigeant vers les frontières majestueuses d’Iwagakure, celui-ci passa par les ruelles commerciales animées, ces dernières affluaient de manière significative en dépit des récents évènements tragiques qui avaient touchés la ville. Bon nombres des commerçants saluèrent avec le tribal avec gaieté, la majorité Yaoguai expatrié en Rokkushû, faisaient partie des piliers du commerce Iwajin depuis leur venue, ceux-ci nourrissaient un grand respect parmi les marchands, du fait de leur produits uniques.

Parvenu à proximité des plateaux rocailleux historiques, où se situaient les nombreux passages étroits permettant d’entrée et de sortir du village caché, l’artiste martial en se rapprochant plus subtilement et ralentissant sa course distingua trois silhouettes en train de converser.

« Yaoguaï Senkū, je suis également chargé de vous escorter. » Se présentait-il avec un certain détachement.

Manifestement, l’Ostrogoth semblait être le dernier à être arrivé sur les lieux. Ses longs cheveux gras noirâtres tombant le long de son faciès jusqu’à camoufler ses yeux dorés, son habillement qui différait de ceux de ses compagnons mieux vêtu, en disaient long sur la personnalité plus que singulière du Chûnin.

Croisant ses bras rigides, il s’était déplacer et mit en retrait pour ne pas perturber les échanges vocaux entre le Nagamasa et l’Eisei-nin réputé. Patientant en montrant un calme imperturbable, ses pupilles jaunâtres se posèrent avec véhémence sur chacun des individus face à lui.


© GS'

_________________
急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Mar 15 Aoû 2017 - 12:53
Les Iwajins. Inutile de dire que lors de sa fondation, le village avait tenté d’approcher Toshiro et sa famille. Mais ce dernier avait toujours refusé, ne voyant aucune garantie quant à la stabilité financière et le confort qu’un tel accord lui offrirait. De fait, ils ne les voyaient d’un œil bienveillant que depuis peu. Il fallait avouer que tout s’était accéléré avec ce qui était arrivé à Hi no Kuni. Le petit fils du Daimyô, tombé subitement malade. La théorie du poison était probablement sur toutes les langues. Mais était-ce la vérité ? Dans tous les cas, ce n’était pas à lui d’en juger. Il devrait simplement le soigner.

« Enchanté, Senkü et… les deux autres. Merci sincèrement de prendre cette escorte au sérieux. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés au Pays du Feu mais moi, personnellement, on m’en a raconté que des horreurs. »

Il n’avait jamais été à Hi no Kuni. Et il tenait à le préciser. Loin d’être d’un intellect surnaturel, Toshiro avait cependant un flair certain. Il n’avait donc pas manqué la méfiance qui pouvait se lire chez certains, surtout chez le premier. Des choses que les Iwajins devraient savoir ? Ils allaient être servis.

« Je vais être très franc. Ce qui m’intéresse, c’est l’argent. Ma mère souffre d’une maladie héréditaire impossible à guérir, j’ai besoin d’argent et de temps pour mes recherches. Quand votre village a été fondé, y avait aucune garantie. Le Daimyô d’Hi no Kuni est prêt à me payer sans réfléchir tant que je sauve la vie de son petit-fils. Et maintenant qu’Iwa est stable et que ma situation financière le sera également, j’accepterai volontiers de rejoindre votre cause. »

Aranada Toshiro avait voulu être direct, c’était sans aucun doute chose faite. Avare, mais apparemment pour la bonne cause, ses intentions avaient été dévoilées sans demi-mesure. Il continua d’afficher un air sérieux, qui allait plutôt bien avec ses lunettes qu’il replaçait parfois à bonne hauteur.

« Je vous suivrai et obéirai à chacun de vos ordres. »
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Mar 15 Aoû 2017 - 16:15
C'est à l'heure initiale du rendez-vous que ses deux compères arrivèrent sur le lieu de réunion et de départ tandis que face à lui se tenait toujours le ninja médecin, son allure évoquant au shinobi à la lame obscure celle d'un simple civil. Ses lunettes et son anneau nasal rendait le tout peu crédible et l'imaginer dans un duel à mort avec lui arrachait presque à ses lèvres un sourire qu'il masqua d'impassibilité tandis que bientôt après que ses acolytes se soient introduits, le Eisei-nin se mit à parler. Il allait participer à ce dessein mystérieux avec un homme paraissant sauvage et qui le revendiquait, presque féral et un autre plus conventionnel qui dégageait une aura inquisitrice, ce qui était très représentatif de sa personne enchevêtrée dans un long manteau. Ils avaient eu la politesse de ne pas le couper et tous à portée d'oreille, ils écoutèrent ce que Toshiro avait à dire pour effacer les soupçons qu'il sentait peser sur lui.

Il choisit d'être franc, ce qui plut assez à un homme de la trempe de Kôga. Même s'il était pourvu d'une bonne raison, le Nagamasa sentit l'avarice générée par son but et tout ce que cela impliquait. Un homme appâté par le gain est forcément malléable selon ce qu'on lui offre, et il ne faisait sûrement pas exception. Pourtant, le Jônin ne pouvait s'empêcher de se dire que tout n'avait pas été révélé à sa connaissance et assez paranoïaque tant pour lui, tout ceci paraissait important, il hocha la tête à la fin de son speech pour indiquer qu'il avait bien reçu son message.

Se permettant de prendre encore une fois la parole après un autre signe de tête visant à saluer ses pairs, il plongea son regard dans celui du Aranada d'une façon qui mélangeait empathie et détermination de fer.

« Ça a le mérite d'être honnête. De ce que nous savons, Iwagakure est la cible de malfaiteurs dont on ne sait rien et si tu es d'accord, je vais envoyer une équipe de Jônin là où tu m'indiqueras que ta mère est. Sait-on jamais qu'elle vienne à avoir besoin de soins ou de protection, les Eisei-nin du village se feront un devoir de s'en occuper. » Sa prose semblait honnête, comme si le samourai tenait vraiment à garder sa génitrice en vie, se servant de la corde sensible pour avoir ce qu'il désirait, à savoir une manière de vérifier le fond de ses motivations. S'il refusait, alors tout ça était sûrement monté de toute pièce. « Ta réputation te précède et tu seras certainement très utile. » Exhalant une certaine forme de respect en perdant un peu de cette antipathie habituelle, il aurait fallu que l'homme aux lunettes puisse lire dans les pensées pour comprendre les ficelles de ce qui se mettait en place sous ses yeux. En rien il ne l'avait menacé et pourtant, ses demandes n'étaient pas anodines.

L'attaque sur le village l'avait laissé pensif et avait aiguisé son sens du protectionnisme à tel point que pensant l'homme face à lui capable de les trahir pour de l'argent ou même qu'il visait à les guider dans un piège, il chercha la seule façon viable d'avoir une emprise invisible sur lui. Toshiro était aussi un médecin très connu et il pouvait très bien être lui-même la cible d'un piège visant à le faire basculer vers un groupe, comme Kiri, Kumo ou encore d'autres indépendants avide de quelqu'un avec ses talents. Les prochains événements lui dirait s'il avait fait ça à tort ou à raison. Après tout, il allait faire déplacer des Jônins hors des frontières, une garantie n'était que peu demander. « Je vais régler les derniers préparatifs. »

Se penchant rapidement face à lui en signe de respect, il s'éclipsa le temps de quelques instants en allant vers les quelques shinobis gardant le village et ses alentours, assez loin pour que leur conversation ne soit pas à portée de l'ouïe de Toshiro ou ses camarades, le vent qui se levait couvrant le peu de bribes qu'une oreille affûtée aurait pu capter.

« Oï, j'ai besoin que vous dépêchiez une escouade là où l'homme à lunettes vous l'indiquera. L'objectif sera de sécuriser le périmètre, et si ce n'est pas possible de rapatrier la femme dans nos murs. Prenez un médecin avec vous, ainsi qu'un senseur. On ne peut se permettre d'être dupé par une illusion ou un Henge élaboré. Avant de partir, vous allez donner ça à Chôgen Nagamasa, je crois qu'il se trouve dans les gêoles à l'heure actuelle. » Tout en parlant, sans même regarder son interlocuteur, il sortit un parchemin vierge sur lequel il griffonna des kanjis à une vitesse impressionnante, avant de l'enrouler et le donner au shinobi face à lui. « Bien, Nagamasa-san. C'est compris. »

Acquiesçant, il prit d'abord la direction de Toshiro pour quémander le lieu de l'envoi du groupuscule puis disparut en s'enfonçant dans l'ombre du village tandis que Kôga revenait parmi ses camarades.

Prêt à quitter les lieux si l'homme avait accepté de leur faire confiance, leur moyen de couverture n'allait pas tarder et ils pourraient parcourir Tsuchi no Kuni jusqu'à sa frontière.


résumé:
 

Missive adressée à Chôgen:
 
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Mar 15 Aoû 2017 - 20:17
Le troisième Shinobi ne tarda pas à faire son apparition. Il s'agissait un homme à la longue chevelure, portant une tenue des plus classiques, propre aux artistes martiaux ne s'embarrassant pas des frivolités de la vie. Un guerrier, un vrai. Du genre à affronter un ours sauvage sur une colline, à main nue, sur fond de couché de soleil. Il se présenta sous le nom de Yaoguaï Senkū.

L'escouade était donc composée de vaillants guerriers. Traverser une contrée connaissant les atrocités de la guerre ne serait pas une mince affaire, sans une puissance de feu en conséquence. Un épéiste et un artiste martial était un bon choix. Kanon était celui qui semblait le plus inoffensif des trois. Plus porté sur l'infiltration et les affaires économiques, il savait néanmoins se battre lui aussi. Le Triumvirat l'avait certainement choisit pour la mission en raison de ses connaissances et ressources dans le commerce. Monter une couverture plausible afin de traverser sans encombres les contrées hostiles était tout à fait dans ses cordes.

Le fameux médecin ne semblait guère être rompu au combat. N'ayant pas la tête, ni le regard, d'un homme de l'ombre. Plutôt celui d'un civil tout ce qu'il y a de plus commun. Deviner qu'il s'agissait d'un célébrissime et réputé médecin ne coulait pas de source.

Kanon écouta attentivement les dires du fameux médecin.

« Enchanté, Senkü et… les deux autres. Merci sincèrement de prendre cette escorte au sérieux. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés au Pays du Feu mais moi, personnellement, on m’en a raconté que des horreurs. » 

Kanon n'était jamais allé en dehors de Tsuchi no Kuni. Néanmoins il en avait lui aussi entendu parlé.

« Je vais être très franc. Ce qui m’intéresse, c’est l’argent. Ma mère souffre d’une maladie héréditaire impossible à guérir, j’ai besoin d’argent et de temps pour mes recherches. Quand votre village a été fondé, y avait aucune garantie. Le Daimyô d’Hi no Kuni est prêt à me payer sans réfléchir tant que je sauve la vie de son petit-fils. Et maintenant qu’Iwa est stable et que ma situation financière le sera également, j’accepterai volontiers de rejoindre votre cause. » 

Le Shinobi ne réagit pas. Bien que quelque peu choqué par les paroles de l'individu. Comment un habitant de Tsuchi no Kuni pouvait rechigner à rejoindre de son plein gré la noble cause Iwajin? Cela était de l'hérésie, ni plus, ni moins. De plus, ses dires semblaient contradictoires. Nul doute qu'un médecin aussi réputé se serait rapidement fait une place incontestable dans le Village Caché de la Roche. Ainsi qu'une fortune considérable avec un peu d’efforts. Apparemment, ce Aranada Toshiro était un être vénal. Corruptible même. Prêt à retourner toujours sa veste du bon coté. Du coté lui rapportant le plus. Cela au méprit de la plus élémentaire charité. Pourtant, ce dernier semblait se préoccuper de sa famille avec grand intérêt selon ses propres dires. Cela était louable. Mais tout cela n'était que spéculation. Kanon était quelqu'un de méfiant. Soupçonnant tout le monde d' « hérésie » ou de trahison. Le personnage semblait aussi accorder beaucoup d'importance à ses « recherches ». Il y avait peut être une carte à jouer là dessus. Après tout, La science est primordiale dans le pouvoir et donne un avantage économique certain. Trouver de nouvelles thérapies et développer la médecine serait bénéfique à tout point de vue pour le village. C'était étonnant qu'aucun dirigeant ne lui ai proposé de financer ses recherches. Peut être que l'individu était trop fier pour partager l'étendu de ses talents. Voulant garder les fruits de son labeur et son indépendance.

« Je vous suivrai et obéirai à chacun de vos ordres. » 

Kanon fut rassuré. Bien que toujours sur ses gardes. La coopération du civil était primordiale. Si ce dernier ne faisait pas d'excès de zèle, cela était préférable.

L'épéiste rétorqua quelques mots, prenant en main l'opération.

« Ça a le mérite d'être honnête. De ce que nous savons, Iwagakure est la cible de malfaiteurs dont on ne sait rien et si tu es d'accord, je vais envoyer une équipe de Jônin là où tu m'indiqueras que ta mère est. Sait-on jamais qu'elle vienne à avoir besoin de soins ou de protection, les Eisei-nin du village se feront un devoir de s'en occuper. » 

L'épéiste semblait savoir ce qu'il faisait. Rassurant Toshiro concernant ses inquiétudes. Sa mère serait entre les meilleures mains. Dans tous les sens du terme. De plus cela permettait de vérifier l'alibi et les intentions du personnage. Ainsi que d'avoir une garantie si tout cela était vrai. Kanon approuvait l'initiative de son collègue, ainsi que son plan.

« Ta réputation te précède et tu seras certainement très utile. » 

Tout était dit. L'importance de l'individu, ainsi que ses talents, allaient être indispensables. Tout d'abord lors de la mission, puis pour le Village Caché de la Roche.

« Je vais régler les derniers préparatifs. » 

S'éclipsant de son coté. L'épéiste alla s'occuper de ses affaires. Tissant sa machiavélique toile dans l'ombre. Laissant l'artiste martial, le médecin et Kanon entre eux. Ces derniers eurent l'occasion de se regarder longuement en chiens de faïence. Attendant le retour du Nagamasa. Kanon finit par briser le lourd silence. Ne voulant pas rester impoli et ne pas faire la conversation au potentiel futur plus talentueux médecin d'Iwa.

« Ne vous inquiétez de rien, nous assurerons votre protection. Vous ne craignez rien et serez rapidement de retour afin de continuer vos recherches et traiter la maladie de votre mère. S'il vous faut la moindre chose, nul doute que le Triumvirat vous l'accordera. »

Se voulant rassurant, le Shinobi attendit le retour de l'épéiste. Le Nagamasa revenu prestement. Ayant rapidement terminé les derniers préparatifs. Kanon exposa donc son plan concernant la couverture de l'expédition.

« Je me nomme Sōryū Kanon. » 

Révélant, par politesse, son véritable nom aux membres de l'escadron. L'artiste martial l'ayant fait précédemment, il n'y avait pas de raison d'utiliser de noms d'emprunts.

« J'ai préparé le nécessaire concernant l'expédition. »

Une chariote, tirée par un canasson, arriva depuis le village. Se dirigeant près du lieu de rendez-vous, mais à l'écart. Un homme, emmitouflé dans une capuche dirigeait l'engin. Il s’arrêta, attendant visiblement quelqu'un venant récupérer l'engin, avant de repartir de son coté.

« J'ai fait préparer une chariote contenant tout ce dont nous aurons besoin pour le voyage. Vivres et réserves d'eau. Matériel si nous devons camper. Il y a aussi un compartiment spécial. Ainsi que quelques marchandises servant à notre couverture. Nous nous ferons passer pour de simples marchands dès notre départ. J'ai aussi avec moi tous les papiers concernant des identités d'emprunts de commerçants et une licence commerciale officielle. Cela devrait nous aider en cas de rencontre avec une patrouille. Du moins tant que nous sommes à Tsuchi no Kuni. Passé ce point, je ne sais pas ce qui nous attend dans les terres de Hi no Kuni. Mais nous aurons toujours l'effet de surprise. En cas d'attaque, nos assaillants ne s'attendront pas à ce que de pauvres marchands sans défenses ne répliquent. J'ai aussi prévu en cas de rencontre avec une patrouille, quelques marchandises spéciales pour les soudoyer et les inciter à fermer les yeux sur d'éventuelles inspections trop minutieuses.»

Une fois les explications faites, Kanon alla chercher ladite chariote. Se séparant à son tour du groupe. Ne pas compromettre la mission était primordial. Le départ du groupe devait rester secret.

« Je vais chercher notre couverture. Attendez moi ici. »

Rejoignant l'inconnu qui était proche de la sortie du village, Kanon lui fit signe en arrivant. Ce dernier s'éclipsa dans l'ombre, tel un fantôme. Ramenant le chariot, qui avait été minutieusement préparé, le Shinobi rejoignit l'escouade.

L'engin était banalisé. Il ressemblait à n'importe quel outil de marchand. Une grande bâche couvrait la cargaison. Se composant de quelques barils d'eau potable, de diverses viandes séchées, de sacs de riz. Il y avait aussi des ustensiles de cuisine assez sommaires, des couvertures, un marteau, une pelle, une pioche, des cordes, une botte de fourrage. A cela venait se rajouter des marchandises moins utiles, mais il fallait bien justifier la cargaison. Le compartiment secret contenait pour sa part de l'équipement Shinobi. Un peu d'armement. Des tenues de mission banalisées. D'amples capes avec capuche. Il y avait aussi de l'argent en cas de besoin. Kanon avait aussi eu la présence d'esprit de faire rajouter du matériel médical de première nécessité dans la cargaison. Pensant que peut-être, leur nouvel ami en aurait besoin. Ainsi que quelques cartes pouvant servir à leur pérégrination en terres inconnues. Prévoir tout équipement en double était la base de la prudence.

Une fois que tout le monde était d'accord sur leur couverture et préparés, le convoi pu prendre la direction d'Hi no Kuni.

Kanon releva sa capuche, cachant dans les abysses son visage qui demeurait la plupart du temps inexpressif. Marchant près du médecin, afin de le surveiller et de le protéger d'éventuelles menaces. Il avait bien prit le soin de dissimuler tout signe distinctif et tout son équipement Shinobi de base sous son ample cape crépusculaire. Passant donc pour un simple marchand.

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Ven 18 Aoû 2017 - 13:14
Il les écoutait, surtout celui qui semblait « diriger » les opérations. A première vue, il souhaitait faire au mieux, et assister la mère du médecin qui patientait jusqu’à entendre tout ce que les Iwajins avaient à dire. Puis lorsque c’en fut terminé, le médecin replaça ses lunettes à la bonne hauteur, tout en gardant son sang-froid.

« Rassure-moi, s’adressa-t-il directement à Sôryû Kanon, pointant du nez son collègue. Iwa n’a pas que des trous du cul dans ses rangs ? »

Sans la moindre hésitation, Toshiro se mit à hauteur de l’homme à l’épée, relevant fièrement son nez percé à son égard.

« Que tu me fasses pas confiance c’est une chose, mais tu penses quoi là, au juste, que ce que je t’ai dit sur ma mère est un mensonge, ou qu’elle est peut-être une pseudo criminelle ? Si ce que tu dis à propos des malfaiteurs est vrai, et qu’ils en ont après Iwa, tu crois vraiment que je vais gentiment t’indiquer où des Iwajins pourraient trouver ma mère ? Tu rêves. »

Il détourna son regard pour faire quelques pas devant les shinobis de la Roche. Passant à côté de la charrette, qui représentait également le fait que les Iwajins pouvaient bien faire leur boulot, l’Aranada se retourna tout en haussant les épaules.

« Perdez votre temps à essayer de tout contrôler, à voir le mal partout. En attendant, y a un gosse de même pas dix piges qui va y passer si je n’arrive pas à temps. Alors vous m’excuserez, mais moi, j’y vais. »

Commençant alors à marcher vers l’extérieur, Toshiro était dans son droit le plus strict. C’était lui qui avait payé et demandé l’assistance d’Iwajins, ils n’avaient aucun moyen logique de le retenir. De plus, en dehors cette mission, il restait un citoyen de Tsuchi no Kuni, libre de faire ce qu’il voulait. Et l’Aranada l’avait décidé depuis longtemps : il allait sauver ce gamin. Avec ou sans sécurité.

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Ven 18 Aoû 2017 - 16:02
***

Ce souvenir était à la fois le plus vieux, le plus récurrent de fait, le plus important pour Daiki.

Ce jour-là, lorsqu’il était tout petit, il se souvint être dans un paysage beau, lumineux et rocailleux, comme certaines contrées du Pays de la Terre. Mais si le visuel était séduisant, la sonorité était loin de l’être. Des cris, des coups, une violence qui accompagnait l’enfant alors qu’il rampait sur l’herbe tout en pleurant. Quel âge pouvait-il avoir, deux ans, sinon trois ?

« Ne le touche pas ! Daiki, fuis ! »

Toujours en pleurs, l’enfant continuait de rampait à quatre pattes, tandis que les cris de sa mère persistaient à se faire entendre.

« Daiki ! Je ne te laisserai pas faire, tu en- »

Un bruit sec, qui apparut dans toute son atrocité lorsque Daiki eut l’âge de comprendre de quoi il s’agissait. Sa mère, à cet instant très précis, venait de mourir. Mais le bébé qu’il était alors ne s’en rendait sans doute pas compte. Il continuait de ramper.

Peut-être espérait-il s’enfuir. Mais il tomba sur un obstacle de taille : un ruisseau. Comme si l’instinct lui faisait comprendre qu’il ne pouvait le traverser, l’enfant passa simplement sa tête au-dessus de l’eau. Tandis que ses pleurs faisaient onduler le courant, il se vit dans le reflet. Et autour de son cou, il vit une chaîne, avec quelques lettres écrites. Ensuite, l'assassin l'attrapa par l'arrière et l'arracha. Et le souvenir s'arrête à cet instant.

Des fois, lorsque Daiki fit ce rêve, il n’arrivait pas à discerner ce qui y était écrit. D’autres fois, il le pouvait. Sur sa chaîne était finalement écrit : OHARA.

***

Ses deux mains posées à terre, Daiki avait les yeux fermés. Presqu’une minute lui fut nécessaire pour parachever sa technique et savoir le nécessaire. Il se releva aussitôt, et se tourna vers l’homme qui était à côté de lui.

« Une charrette, et peu de présences. C’est forcément eux, ou une diversion. Mais dans tous les cas, ils font partie de l’escorte. »

L’homme à côté de l’Ohara était plus grand et bien plus robuste que lui. Mais son identité ne pouvait être connue de regards extérieurs puisqu’en plus d’habits certes fins mais très larges, il portait à la fois une capuche et un long foulard qui masquait son visage. Seul son regard, à condition de poser les yeux dessus suffisamment longtemps, pouvait éventuellement être visible.

« Si c’est une diversion, tu n’auras qu’à sonder à nouveau les environs. Je saurai les rattraper. »

Ohara Daiki esquissa un sourire, entama la marche, et sans détourner ses yeux de l’objectif devant, il conclut.

« Allez viens, c’est par-là.

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Ven 18 Aoû 2017 - 16:21
« Ici. Droit devant. Va leur parler. Je te couvre. »

Les deux hommes s’étaient aussitôt arrêtés. Entre les arbres et les rochers qui dessinaient un paysage coupé par la route que l’escorte du médecin devaient emprunter, nul doute qu’ils étaient bien cachés. Daiki, s’il approchait par le côté sans aller sur le sentier, aurait tout le loisir de ne pas se trahir. Mais pour Ao, la tâche était bien plus compliquée. Devait-il leur parler, attendre le bon moment, profiter d’un éventuel effet de surprise, ou devait-il choisir une solution plus… abrupte ?

Il y réfléchissait, tandis qu’il resserrait le foulard qui masquait son visage. Son large habit et ses gants en cuir complétaient une tenue de combat plutôt légère, mais qui dissimulait surtout chaque partie de son corps. L’objectif était plutôt simple : ne pas trahir son identité. Mais il était le mieux placé pour accomplir la mission liée au projet Titan.

Et pas le droit à l’erreur.

« J’y vais.
Attends, tu fonces comme… »

Trop tard, il était déjà parti sur le sentier, et courait dans la direction de l’escorte. Bordel, pensa aussitôt Daiki qui se mit lui aussi à avancer, tout en restant entre arbres et rochers pour ne pas se faire repérer. Pourquoi était-il si pressé, ce foutu Conseiller ! Surtout qu’en plus, c’était un civil. Il espérait quoi en courant ainsi ?

Mais alors qu’il se le demandait, il put constater quelque-chose d’assez… étonnant. Lui, Daiki, ninja de grande envergure, se faisait presque distancer par Raonaka Ao.

Le Conseiller du Daimyô de Mizu no Kuni courait vite, peut-être autant qu’un ninja entraîné. Et il ne tarda pas à voir au loin l’escorte représenté principalement par la charrette auparavant repérée par l’Ohara. Ao, sous son foulard, accéléra encore la course.

Les Iwajins et le médecin pouvaient alors voir un homme, inconnu, qui fonçait tout droit vers eux.

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Ven 18 Aoû 2017 - 23:27
S'il n'avait pas été mandaté expressément pour assurer la protection de ce médecin, la façon qu'il eut de lui manquer de respect aurait sûrement valu au percé d'être frappé de la garde de sa Fossoyeuse pour briser ce nez qu'il avait eu le culot de pointer vers lui. Il avait l'air trop stupide pour comprendre les enjeux de tout cela, ne se préoccupant que de sa sacro-sainte mission à la rescousse de l'enfant. Avait-il peur pour sa chère maman ? Ne comprenait-il pas dans quel monde ils vivaient ? Après tout c'était un civil peu aguerri aux us et coutumes en vigueur. Bien sûr, le manque de délicatesse et les sous-entendus de Kôga n'avaient rien arrangé.

Toshiro se sentait visiblement pousser des ailes et il avait l'air de penser que seul, il arriverait à destination tranquillement. Alors qu'il manquait presque de coller sa paume sur son visage par dédain de tant d'infantilité, ce dernier continua d'agir comme il l'avait fait les dernières minutes, boudant la petite troupe et spécialement son capitaine en s'approchant de la chariotte. Non, même en tant que civil, l'autorité militaire prévalait sur ses intentions et désirs.

Malheureusement pour le natif de Uzu no Kuni, la mission ne pouvait qu'être une réussite et échouer à cause de ses propres propos et actes n'était pas envisageable. Sa réputation ne pouvait s'entacher d'un échec, surtout sur une mission extra-territoriale de cette importance pour son dirigeant, du moins le seul du trio qu'il respectait en la personne de son aîné.

Il lui fallut user de raison pour ne pas dire ses quatre vérités à l'homme qui lui tournait le dos, et adressant un regard qui en disait long sur son état d'esprit à Senkû, resté incroyablement calme depuis quelques temps, il suivit les deux autres hommes en se résignant à ne pas le frapper, pour l'instant du moins. Si l'opportunité se présentait, Kôga aurait le dernier mot, il en était certain.

C'est alors que tout ses sens en éveil comme le devait tout shinobi en mission, il perçut une menace réelle et tangible qui ne s'embarassait pas de faux semblants. Ses pas résonnaient sur la glaise et sa charge n'avait pas l'air amicale pour un sou, le leader de la petite troupe s'engageant directement dans les manœuvres appropriées alors même qu'il venait d'apparaître dans leur champ de vision.

Tout naturellement, il se placa d'un bond entre l'homme enchevêtré de tissu et Kanon proche du médecin de manière à faire barrière à tout assaut s'il continuait sa course effrénée. La main sur la garde d'une de ses lames sans dégainer pour autant, son Art était tout à fait à même de le protéger sans qu'il la sorte de son écrin. Il défendait donc le petit duo derrière lui, laissant soin à l'aborigène de se placer en conséquence. « Il n'est sûrement pas seul. Restez sur vos gardes, couvrez le périmètre. » Pensif, scrutant chaque détail du paysage alentour tandis que l'homme n'allait pas tarder à rentrer dans son champ d'action, l'excitation si propre au combat l'envahissait petit à petit.

Il espérait seulement que Senkû se prête au jeu et se mette lui aussi en position pour prévenir d'une attaque en tenaille au lieu de simplement se mettre à côté de lui. Kanon aurait donc tout loisir d'intervenir sur une quelconque attaque venant pour Toshiro. « J'espère que t'es prêt, trou du cul. » On aurait pu croire à son ton et son rictus qu'il était heureux de la situation, les yeux rivés sur Ao et son cache-visage, s'adressant pourtant à leur invité d'honneur qu'ils se devaient de protéger à tout prix.

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Sam 19 Aoû 2017 - 4:27
Le médecin ne comptait pas obtempérer si facilement à la requête de l'épéiste. Comprenant rapidement les motivations générales de son offre de protection. S'assurer du récit. Mais surtout, avoir un otage sous la main. Employant même un langage fleuri à son encontre, en signe de protestation. Demandant à Kanon si la charité de tout Iwajin était si malicieuse. Toshiro expliqua clairement sa manière de penser au Samurai. Pointant son nez accusateur, porteur de l'anneau, face au Shinobi maître des lames. Ce nez cherchait-il querelle? Ce n'était pas là sa préoccupation principale. Non! que nenni! Enfin, nul doute que le ton était déjà donné entre les deux hommes. Ils n'allaient très certainement pas être amis après la scène qui venait de se passer. Kanon comprit que le Jonin, qui avait en quelque sorte naturellement prit les commandes concernant la mission avait le sang chaud. Enfin, fort heureusement, le Nagamasa semblait donner priorité à ses devoirs envers le Village Caché de la Roche. Ce qui était parfait. Kanon savait que tout cela allait entraîner des tensions inutiles lors du voyage vers Hi no Kuni. Ce n'était pas le départ qu'il avait escompté, mais il devrait faire avec. Peut être même jouer les médiateurs. Il en avait l'habitude. Après tout, cette tache, il ne la connaissait que trop bien grâce à la scission frappant son clan.

Aranada lança une tirade accusatrice. Signifiant bien son intérêt concernant l'urgence de la tache qu'il avait à accomplir. Avec ou sans escorte, il irait vaillamment sauver la vie de l'enfant au péril de sa propre existence si il en coûtait. Pressant le pas, de lui même, pour entreprendre le voyage dans les terres chaotiques.

Kanon comprit que le bougre avait son petit caractère. Trouvant même sa réaction des plus sincères. Il n'était clairement pas un mauvais bougre. Les soupçons du Jonin à son égard se réduisirent en conséquences. Le Sōryū accompagna le médecin sans tarder. Ne comptant pas faillir à sa mission, le Shinobi ne le lâcherait pas d'une semelle. Sifflant le canasson, pour que ce dernier se mette lui aussi à avancer. Chose qu'il fit, tirant la chariote.

L'artiste martial pour sa part était étonnamment calme. C'était sans doute le genre d'homme à suivre les ordres de mission à la lettre. Ce dernier avança lui aussi.

L'épéiste, bouillant intérieurement, sans en douter un seul instant, se plia aux exigences de Toshiro. L'accompagnant sans envenimer la situation déjà épineuse. Du moins pour le moment. Nul doute que ces deux là n'allaient pas se piffer durant toute l'excursion.

L'escouade prit donc le départ, ensemble, en direction de Hi no Kuni. Kanon marchait à coté du médecin. Juste derrière lui, emboîtant ses pas. Surveillant que tout se déroule bien. Ses coéquipiers n'étaient pas loin. Le Chariote était aussi du voyage.

Soudain, à l'horizon quelque chose apparu sur le sentier. Il s'agissait visiblement d'une personne. Courant à vive allure. Une telle rapidité était digne de jambes rompues aux arts obscur. Et cette tenue particulièrement mystérieuse, ne laissant apparaître aucun visage... indiquait bien le caractère du personnage.

Cela n'allait pas... A peine partit que voilà une situation inattendue. La mission secrète avait-elle était compromise ? Un ennemi prendrait-il la peine d'attaquer l'expédition si tôt ? N'attendrait-il pas plutôt les terres de Hi no Kuni, bien plus hostiles et inconnues ? Pourquoi lancer une attaque en signifiant clairement sa présence... et surtout en venant seul ? Tout cela n'avait aucun sens. Il y avait clairement tentacule sous roche.

L'épéiste réagit vivement, se plaçant devant Toshiro et Kanon.

« Il n'est sûrement pas seul. Restez sur vos gardes, couvrez le périmètre. »

Kanon se plaça en position. Gardant Toshiro pour assurer sa défense. Prêt à sortir ses tentacules dès qu'il le faudrait pour faucher les âmes de tout individu un peu trop désireux d'en découdre.

« Nous avons un...probable imprévu... »
-posant sa main sur l'épaule de Toshiro un bref instant afin de bien s'assurer qu'il avait compris la situation-

Les chances d'un ou de plusieurs hostiles étaient plus que certaines. Pour ne pas dire une évidence. Gardant son calme, Neuro se concentra sur la protection. Surveillant du mieux qu'il pouvait qu'aucune pluie de projectiles ou autre joyeuseté ne viennent s'abattre en direction du porteur de l'anneau.

Il attendait de voir comment la situation allait évoluer avant d'agir en conséquence. Attendant de devoir sortir ses appendices au clair.




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Dim 20 Aoû 2017 - 0:56





護送 - Hi no Gosou



« Premières hostilités ? »

Les arbres dénudés enrobés de givre savouraient le silence des monts, le vent polaire et matinal fouettait férocement les corps et engendraient des formations de glace qui s’extirpaient au moindre souffle. Bien heureusement pour le natif, sa fourrure le couvrait, la crinière du lion réchauffant ses épaules saillantes.

Il était perpétuellement ancré dans cette attitude analytique, un état d’esprit propre aux autochtones à l’égard des étrangers, pouvant s’avérer dérangeant lorsque l’on ne connaissait pas l’énergumène et ses coutumes. Ses iris d’ors s’attardèrent longuement sur la ‘victime’ de cette missive aux desseins nébuleux, de même que durant la prise de parole de ce dénommé Aranada Toshiro, d’innombrables pensées l'assaillaient, se pressaient, se bousculaient, se dérobaient puis s'éloignaient.

Hi no Kuni, le Yaoguaï n’avait encore jamais dépassé les frontières de la Terre, n’ayant eu vent que de quelques échos de ce qu’il se tramait dans ces contrés forestières, notamment par le biais des commerçants et voyageurs des quatre coins du globe, venant profiter des quartiers animés du cœur-marchand Iwajin.

Face aux regards pesants et lourds de sens, tous rivés sur sa personne, le médecin dévoila une partie de ses intentions, dénotant un attachement excessif pour la richesse, avec un zeste de noblesse pour sa maternelle victime d’une maladie qui, d’après ses récentes paroles, demeurait dans l’impossibilité d’être défait.

Sans émettre le moindre son sonore, le Chûnin de ses mains marquées et abîmées par les combats et entraînements auxquelles ils s’adonnaient quotidiennement, vint ranger ses mèches noirâtres derrière ses oreilles. Déviant légèrement la tête en direction de celui qui semblait mener les opérations, il fut agréablement surpris de par sa perspicacité, le bretteur désirant s’assurer de la véracité des propos du chercheur médicinal. Cependant son manque de tact apparent, dénonçait violemment le manque de confiance à l’égard de Toshiro qui pouvait par conséquent, bien loin d’être à son aise à cet instant précis.

Le Nagamasa s’éloignant pour s’assurer des derniers préparatifs, Senkū décida de s’attarder plus conséquemment sur le troisième individu de l’équipe, qui daignait enfin partager son point de vue, sans pour autant se désintéresser de ‘l’avare à lunette’.

Sõryū Kanon, tel était son nom. Ce Jônin raffiné fit comprendre à ses deux interlocuteurs de manière détaillée, la présence de ce qui s’apparaissait à une charrette à proximité de leur position, celle-ci serait d’après lui, un moyen de détourner l’attention et de conforter cette identité de commerçants qu’il avait par ailleurs déniché.

Le ressortissant de la faune de Tsuchi salua l’initiative de son coéquipier, acquiesçant sa prise de décision et son désir de vouloir faire les choses minutieusement. Toutefois, le chasseur de gibiers affichait continuellement cette expression insatisfaite sur son faciès bestial.

En effet, le fait que le temps leur était compté durant cette mission périlleuse constituait déjà un problème majeur, et la présence d’une charrette allait contribuer au ralentissement de l’avancé du trio parmi les terres hostiles du Feu, sans oublier la probabilité d’altercations élevée avec les brigands et clans shinobi désireux de les dépouillés.

Le balafré observait d’un air sceptique, le Jônin aux pupilles violacés s’éloigner afin de récupérer la charrette. Directement interpeller par la voix du client aux naseaux percés, ses yeux se rivèrent rapidement vers celui qui n’y allait pas de mains mortes dans ses propos à l’égard du capitaine d’escouade. Une facette que le sauvageon appréciait même si cela manquait cruellement de professionnalisme.

La petite querelle survenait dès lors, l’Aranada démontrant à Kõga qu’il ne fallait en aucun cas le prendre pour un individu simplet. Le Yaoguaï face à cette scène, s’affichait d’autant plus lassé par le déroulement de cette mission qui d’ailleurs, n’en était qu’à ses prémices. Le regard du Nagamasa en disait long sur sa retenue à vouloir défaire le portrait du médecin, un civil peut être trop téméraire et discourtois.

~~

La marche débutait enfin et la petite troupe quittait les crocs rocheux servant à la fois de camouflage et de défense non négligeable au village rocailleux. L’aborigène à la chevelure graisseuse et négligée s’était positionné légèrement en retrait du manieur d’Uchigatana, toujours introverti, car cela faisait partie de sa personnalité atypique, ayant pris l’habitude de l’ouvrir uniquement lorsque cela s’avérait utile.

Subitement, lors que le groupuscule venait tout juste de quitter la ville montagnarde, une silhouette se dessinait au loin, se rapprochant à une rapidité déconcertante de leur position. Fronçant les sourcils, l’indigène serra les poings et usa de sa connaissance inné des environs dans l’objet de déceler une probable présence en plus de l’individu qui fonçait sur eux.

« Compris. » Lançait-il froidement.

Sans tergiverser, l’artiste martial s’empressa de rejoindre l’arrière de la cargaison, prenant appui en hauteur sur les débris de roches environnantes. Il dévisageait alors les alentours à l’instar d’un aigle sur son piédestal céleste, sans pour autant délaissé ses compagnons devant lui.

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© GS'

_________________
急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Dim 20 Aoû 2017 - 23:34
Il courait, et prenait petit à petit de la vitesse. Pourtant, depuis qu’il était devenu visible pour le convoi et les quelques shinobis en face de lui, Raonaka Ao maintenait sa course à une vitesse semblable. Mais il n’y avait dès lors plus de doute possible : la vitesse qu’il continuait d’avoir – et ce sans difficulté apparente – était celle d’un ninja. Mais s’il avait pu surprendre les Iwajins au départ, le temps qu’il arrive jusqu’à eux leur laissait le temps de se préparer. Et leurs yeux semblaient rivés sur l’horizon, sur le médecin, et bien entendu sur lui.

Dans sa course, Ao avait eu le temps de dénombrer les gardes. Un trio, qui se rajoutait donc à la cible. Nul doute que si Daiki sentait quelque-chose, il le signalerait, y compris pour une présence à une position inadéquate. Impossible de conclure qu’ils n’étaient réellement que trois à servir d’accompagnants, mais pour l’instant c’était eux qu’il fallait considérer.

En voyant leur vigilance à hauteur, sur les côtés et dans les airs, le Conseiller du Daimyô oublia une idée qui lui avait pourtant traversé l’esprit : celle d’envoyer des projectiles sur ses adversaires. Outre le fait de leur attention toute particulière, il y avait surtout le fait qu’Ao ne pouvait se risquer à blesser la cible. Si les Iwajins n’étaient sans doute pas idiots au point de préférer tous les trois leurs vies à celle du médecin qu’ils escortaient, il était néanmoins possible qu’en parant un kunaï, une catastrophe arrive…

Car Ao ne connaissait pas le fameux médecin. Est-ce que ses talents médicaux signifiaient qu’il était forcément un bon ninja ? Peut-être ne s’était-il jamais intéressé aux arts de combat ?

Pendant que le Raonaka pensait, il était arrivé à une bonne vingtaine de mètres de ses opposants. Et la première surprise arriva. Le sol était devenu meuble, mou. Sur le flanc, caché dans le paysage, Ohara Daiki avait ciblé la zone de l’action d’une puissante technique Doton. La terre et les rochers qui s’y étaient mélangés furent broyés, jusqu’à permettre que les différentes paires de pieds soient prises dans une boue consommée par le chakra.

Les Iwajins s’étant concentrés sur l’horizon, les hauteurs, le médecin et bien entendu vers l’avant en avaient oublié la seule chose qui primait sur l’instant : le sol. Sans les blâmer, Daiki avait sans doute exploité cette faille, mais avait également pris un risque. Par une telle technique – surtout alors qu’Ao courait – les shinobis de la Roche étaient désormais persuadés qu’ils n’avaient pas qu’un seul ennemi.

Mais si la terre était si molle et entravait tant, n’en était-il pas pareillement pour Raonaka Ao, qui s’approchait ? Bien sûr que si. Dès lors qu’il sentit la terre changer sous ses pieds, ses vêtements s’ondulèrent anormalement, comme marquées par un souffle puissant mais temporaire venant de son propre corps. Puis… plus rien.

Ao était réapparu aux côtés du médecin, à une vitesse si grande qu’elle était indiscutablement l’œuvre d’un shinobi. Mais même les ninjas étaient rares à pouvoir se vanter d’une telle prouesse. Le bras du ravisseur se porta sur celui de Toshiro, qui ne commençait qu’à réaliser le déplacement adverse effectué.

Puis encore une fois, plus rien. Alors qu’il était de fait plongé dans la terre, la force d’Ao avait suffi à l’extirper et à l’emmener avec lui. Les deux hommes étaient donc derrière le convoi.

Dans le flou artistique du paysage latéral, Ohara Daiki n’en revenait pas. Le Conseiller du Daimyô avait été si rapide que ses pieds n’avaient pu se fondre dans la boue naissante, et sa force, suffisamment grande pour extirper le médecin dont les pieds, eux, étaient piégés.

Le médecin, malgré le fait que ses chevilles aient été fracturées sur le champ, était capturé. Et il hurlait, tandis que les Iwajins le voyaient pris par leur adversaire, deux bonnes dizaines de mètres derrière…

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Mar 22 Aoû 2017 - 1:25
L'énergumène continuait de s'approcher à une vitesse digne d'un surhomme rompu aux arts obscurs de la face cachée de ce triste monde impitoyable et sanglant. Il ne pouvait s'agir de nul autre que d'un Shinobi, vil et malintentionné qui plus est. Et si ce démon en quête de chair fraîche et juteuse se dirigeait vers eux, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose. C'était uniquement dans le but de plonger ses crocs acérés de loup galeux dans une proie. Tel un prédateur ayant soif de sang. L'audace de l'énergumène, chargeant trois Shinobis d'Iwa, sans once de couardise, était admirable. Mais mal avisée. Enfin, peut être pas tellement...

Kanon qui avait rapidement examiné les alentours en quête du reste de la meute ou d'autres menaces potentielles, ne vu rien de probant. Le repérage n'était pas son fort. Aucune oreilles pointues ne dépassaient de la flore ou de la roche arborant le paysage autour du sentier à découvert. Était-il seul? Possible, mais improbable. Reposant son regard en direction du forcené qui continuait sa course, il fallait réagir au plus vite.

Le Shinobi relâcha alors la primordiale puissance ancestrale de son Kekkei Genkai. Faisant apparaître ses tentaculaires appendices au clair, afin de recevoir comme il se devait leur invité plus qu'indésirable. C'était la moindre des politesses. Ses vaillants et saillants membres apparurent depuis son dos. Prenant vie du néant abyssal et révélant la forme céleste du combattant intrépide. Ils avaient une couleur bleutée, mais néanmoins lugubre. La teinte de ses yeux prit une aura d'outre monde caractéristique de sa nature prédatrice. Autant vous dire que cela ne passait pas inaperçu et ne faisait en aucune finesse, si ce n'est dire.

Soudain, le Shinobi sentit que le sol commençait rapidement à se dérober sous ses pieds. Par réflexe, Kanon prit immédiatement appui sur l'un de ses huit membres supplémentaires afin de s'extraire rapidement du danger de la terre changeant de consistance. Nul doute. Un puissant Ninjutsu était à l’œuvre. Pourtant, l'assaillant continuait clairement de courir vers eux sans avoir esquisser une seule once de mudras. Il n'était donc pas seul. Au moins un autre, ou plusieurs autres, se terraient dans les ombres glacées du Pays de la Terre comme de gros rats.

Kanon était le plus apte à éviter le piège constricteur, grâce à ses gros et puissants tentacules. Bien durs et soyeux. Par contre, son coéquipier épéiste n'avait sans doute pas le temps de s'extirper du marécage. Normal pour un simple bipède ne possédant qu'une paire de jambes, ainsi que de bras. De plus, l'inconnu fonçait à pleine vitesse sur lui, qui était en première ligne. Vu la consistance du sol, cela aurait surpris le vaillant défenseur d'Iwa que le rustre attaquant compte traverser cette confiture. Il allait sûrement attaquer le Nagamasa en profitant de l'immobilisation dont il allait bientôt être la victime.

Préférant aider celui se trouvant dans la situation la plus risquée, la Calamité des Cieux envoya rapidement l'un de ses tentacules vers son ami. Enfin, façon de parler. L'amitié se construisait sur des années. Voir des décennies. Ne doutant pas que ce dernier ne puisse s'extraire de lui même. Mais l'attaque coordonnée semblait trop stratégique pour risquer de rester la moindre seconde immobilisé. L'extirper du piège avant qu'il ne se fasse embrocher ou contourner par la charge de l'ennemi était primordial. Plus qu'un porteur de l'anneau n'étant pas rompu au combat. Même enfoncé dans le sol, il était après tout, toujours entouré de son escorte. L'artiste martial avait eu la présence d'esprit de se positionner en hauteur. Donc Kanon ne se posa pas la question le concernant.

Lançant son tentacule en direction du Nagamasa, il le souleva prestement au dessus du sol en le relâchant aussitôt sur deux autres appendices déployés en même temps, mais plus au ras du sol. Créant un pont tentaculaire de fortune afin qu'il puisse prendre appui et surplomber le Styx lui même. Ainsi, l'épéiste serait apte à frapper de sa brillante lame renfermant la justice, le criminel osant défier la réussite de la mission qu'ils portaient sur leurs épaules.

Tout cela se déroula quasiment en même temps. Manier ses tentacules était comme une seconde nature pour un Sōryū. Autant vous dire que l'art de la tentaculation était redoutable. Autant pour les arts Shinobis, que pour les arts plus fallacieux, comme satisfaire les fantasmes insoupçonnables de la gente féminine. Seulement, même un être possédant ces membres célestes rendant jaloux tous les hommes et rêveuses toutes les femmes, ne peut parer à toute situation. Loin de là.

L'inconnu chargea soudainement, disparaissant et réapparaissant prestement à coté de Toshiro. Ce dernier ne comprit même pas ce qui se passait. Les deux pieds pris au piège, ancrés dans le sol. Kanon avait eu du mal à suivre le déplacement de l'ennemi. Trop concentré sur ses tentacules. Voyant le pauvre médecin tel un agneau qui allait être croqué vivant par le carnassier loup, Kanon envoya un des tentacules qui lui restaient en sa direction. Afin de l’agripper en s'enroulant autour et de le tirer des griffes du prédateur. Avec un peu de chance, peut être que le membre serait assez rapide pour protéger le pauvre homme. Mais il était trop tard.

Kanon vu au ralenti le regard du binoclard s'écarquiller. Affichant une certaine incompréhension sur ce qui se déroulait à une vitesse fulgurante. Celle-ci se transforma alors en peur en un instant. Toshiro avait le visage empli de détresse. Déformé par la crainte naissant en son cœur pourtant si avare.

Malheureusement, Aranada disparut dans les limbes. Happé par les ténèbres. Une douce mélodie plana alors. De délicieux râles de souffrance caressant les oreilles. Des cris d'agonie atroces s’élevant un peu plus loin. Le porteur de l'anneau avait été fauché par le vent glacial de l'hiver. Les chevilles fracturées par la violence de sa capture. Les os certainement réduits en poussière, ou du moins, en un jeu de nombreux et éparses osselets.

Le malandrin avait réussit à capturer sa cible avec une aisance faisant froid dans le dos et était réapparu quelques mètres plus loin en sa compagnie. Mais en était-il indemne lui même pour autant?

La mission avait été compromise par une taupe au sein même de la hiérarchie du Village caché de la Roche. Aucun doute possible sur ce point là. Cette hérésie n'allait pas rester impunie. Mais pour le moment, le plus important était d'accomplir la mission. Il fallait donc récupérer le médecin. Pourquoi ne l'avait-il pas simplement tué lors de l'attaque éclair? Cela ne signifiait qu'une seule chose. Le camp adversaire avait besoin du prodige des arts de l'Iroujutsu vivant. Kanon avait rapidement déduit tout cela. C'était l'évidence incarnée. Même un simple Genin de bas étage aurait tout de suite comprit la situation. Mais transporter un blessé, surtout aux jambes, allait ralentir le kidnappeur et ses complices. Avaient ils préparés une issue ? Un Ninjutsu de déplacement spécifique ? La probabilité était grande. L'attaque combinée entre immobilisation et charge fantomatique ressemblait à un plan un minimum rodé. Ou à la collaboration d'une équipe habituée à travailler ensemble. Du moins en apparence. De plus le talent de l'adversaire ne faisait aucun doute. Il ne s'agissait certainement pas d'une bande d'idiots illettrés. Ils avaient confiance dans leurs capacités à semer l'escorte, ou bien, peut être comptaient-ils s'en débarrasser après avoir sécurisé la cible. Une seule chose était certaine. Il fallait réagir au plus vite. Récupérer le porteur de l'anneau et débusquer les gros rats se cachant dans l'ombre et usant de vils et déshonorables Ninjutsu.

Kanon n'attendit pas. Voyant et surtout ressentant que le sol avait repris forme solide. Ayant même l'audace d'avoir broyé l'extrémité de son appendice. Il posa pied à terre. Puis tira son organe du sol. Se rayant le casque légèrement. L'ennemi allait connaître le courroux que tout homme connaît dans ces cas là. Extraire un tentacule est plus aisé qu'un pied sur lequel on s’appuie. De plus, tentacule n'a pas d'os. Enfin, en général... Les voies du tentacule étant impénétrables.

Le regard du Shinobi se durcit... Son tentacule adoré demandait vengeance pour l'outrage subit... L'humiliation de s'être fait dérobé le médecin escorté... Tout cela était trop! Vengeance devait être faite!

Inutile d’essayer de trouver le ou les complices. Kanon fonça en direction du médecin en détresse le plus rapidement possible. S'attendant pour le coup à subir d'autres tentatives visant à le ralentir dans sa course.

L'anneau et son maître n'attendraient peut être pas complètement indemne les hostiles Terres d'Hi no Kuni.


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Mar 22 Aoû 2017 - 17:22
C'est sans surprise que l'homme masqué ne s'arrêta pas en si bon chemin, continuant son périple vers la source de ses désirs, à savoir celui dont le nez était orné d'un anneau de fer blanc. Toujours dans le registre dans la fausse surprise, sa théorie de l'attaquant n'étant sûrement pas seul se confirmant quand le sol se transfigura en une mélasse étrange, son propre poids jouant contre Koga en le happant centimètre par centimètre dans la fange instaurée par quelqu'un d'autre que celui qui se préparait à charge. Il n'avait en effet effectué aucun mudra ou signe de ceci, corroborant la version de l'escouade plutôt que d'une seule individualité les attaquant.

Derrière lui, Kanon avait fait apparaître ses huits appendices qu'il put observer du coin des yeux bien avant que le sol sous leurs pieds se fonde en piège. Quand cela arriva, l'autre Jônin se servit donc de ceux-ci comme échappatoire pour lui-même et aussi pour Kôga, déjà près à utiliser les outils de son propre répertoire pour se sortir de là. L'un des membres additionnels de son accolyte l'attrapa sous l'aiselle et le déposa sur deux de ses autres prolongement, rendant la technique qui semblait être un Doton inefficace sur le manieur de la Fossoyeuse.

Le natif de Uzu se laisse faire, comprenant l'utilité sans perdre pour autant des yeux l'adepte de Taijutsu qui fonçait maintenant, accélèrant son rythme déjà endiablé. C'était sans compter l'animosité du Chien Errant, bien décidé à ne pas le laisser mener sa danse bien que convaincu que quelque part un soutien se cachait prêt à se servir de leur moindre erreur comme tremplin pour les annihiler.

Il prit alors appui sur le ponton de chair et de sang bleuté une fraction de seconde, pivotant de quelques degrés puis il se projeta à une rapidité tout à fait suffisante pour intercepter Ao et son assaut, le samourai déjà sur sa route avant même que tout ceci n'arrive. Ses deux mains rejoignirent sa ceinture pendant son saut et il dégaina ses donneuses de mort, se servant de l'impulsion pour tourner sur lui-même les deux lames au niveau de l'abdomen de l'attaquant, son centre de gravité changeant drastiquement.

Non affecté par le marais, il en déduisit que celui qui chassait ainsi le médecin ne s'embarasserait pas d'un assaut sur lui ou ses camarades dans le seul but de l'obtenir et c'est au moment où il atteindrait Toshiro qu'il choisit de synchroniser sa rotation et donc sa frappe, étant le plus vulnérable.

Suivant son schéma, se transfigurant en l'air comme le jet habile d'un shuriken vers sa cible, c'est à la collision de l'homme enlisé et de Ao qu'il fendit l'air pour le découper. Comme sa technique le présageait habituellement, c'est en se servant de la rotation et du changement de son centre de gravité qu'il vint à l'aide du fer heurter non pas les côtes mais le bras qui venait de saisir Toshiro ainsi que son épaule, la morsure impartiale visant à lui faire lâcher prise ou le déplacer au risque de perdre son bras. N'étant pas désireux de trancher avec lui le médecin peu respectueux de sa personne, il restait que ses coups étaient très précis comme son expertise en Kenjutsu le laissait deviner, l'un laissant loisir à dix centimètres de lame de trancher les nerfs et les veines au niveau du biceps et l'autre d'au choix complètement couper le bras lui-même ou d'assez entamer l'épaule pour qu'elle soit inutilisable par la suite.

Pour rendre son agression encore plus meurtière, il recouvrit ses deux lames de chakra foudroyant au moment de l'impact, pour augmentant son tranchant, électriser et donc engourdir voir immobiliser les endroits touchés, ce qui serait bénéfique à Senkû s'il ne parvenait pas à trancher le membre supérieur d'Ao.

Toujours en l'air, subissant le dernier tour provoqué par la gravité, il jeta un coup de sabre dans l'air qui eut pour effet de changer la constitution de son arme en un long fouet de chakra venant poursuivre et s'enrouler autour du kidnappeur, tirant avec lui le shinobi Iwajin qui s'en servit pour s'extirper de ce mauvais pas, occasionnant au détour quelques brûlures là où le lasso l’enserrerait, son regard étant tout aussi occupé par sa cible que par le potentiel camarade de Ao. Il était là, quelque part. Et Kôga allait le trouver.

Prêt à lâcher prise, il s'éxecuta une fois que Senkû se trouva assez prêt de leur cible transportant l'Aranada, retombant sur ses pieds à quelques mètres derrière la petite troupe. Reprenant sa forme initiale, la Fossoyeuse fut pointée vers le petit bosquet qui avait le potentiel d'abriter un éventuel assaillant suplémentaire, sa seconde lame elle prête à venir empaler Ao s'il se retournait, ne laissant aucun angle mort s'il venait à se retourner pour le rendre victime de cette même charge utilisée pour atteindre le médecin et l'homme-poulpe.

« Sors de là, salope de tueur d'enfant, voyons voir si j'suis aussi facile à empoisonner qu'un mioche de douze piges, tu veux ? » Sa provocation résonnant par sa voix gutturale sur tout le terrain, il n'avait lors de sa prose pas relâché une once de son attention affûtée. Comme s'il voyait clair dans le positionnement de l'Ohara, à moitié jouant sur le bluff et le reste se composant de pure détermination, Kôga semblait prêt à tout pour avoir droit à un affrontement décent.

Se doutant qu'il y avait anguille sous roche pour être attaqué ainsi à peine sortis d'Iwagakure, le fait que celui qui se cachait soit un des siens continuait d'effleurer son esprit. Qui avait bien put baver plus que de mesure et trahir ses compatriotes ?

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Mer 23 Aoû 2017 - 4:40





護送 - Hi no Gosou



« La Roche contre-attaque ! »

En hauteur, l’aborigène de ses iris aux teintes automnales, persistait dans l’analyse de son environnement, regroupant le champ d’action du trio qui faisait face à un invité des plus téméraires.

Plus la silhouette se rapprochait et plus il était aisé de discerner ses particularités physiologiques en dépit de son habillement furtif. Un homme de taille conséquente et supposément doté d’une constitution physique particulièrement solide. Alors que la distance entre le camp Iwajin et le l’assaillant se resserrait, Senkū du haut de son perchoir vit le sol se changer brusquement, une marre boueuse qui allait s’emparer totalement de la liberté de mouvement de ses compagnons.

Instinctivement, son regard se posa sur ses coéquipiers avant de terminer sur l’évidente cible du mystérieux anonyme encapuchonné comme la mort elle-même, Toshirô. Guère surpris de par la présence d’un complice œuvrant dans l’ombre de son acolyte, le Chûnin atypique comprit dès lors, que leurs ennemies n’étaient pas intervenu dans le but de les combattre, mais de faire acte d’enlèvement auprès de l’eiseinin.

Adoptant une posture propre aux sprinteurs, il patienta à l’image d’un félidé prêt à bondir sur sa proie, entre autre, l’inconnu sur le point de charger le convoi. Ses pupilles dorés s’attardèrent une dernière fois de façon successive sur le Nagamasa et Kanon l’espace d’un court instant, eux qui venaient de se défaire de la marée de terre à l’aide d’une prouesse notoire de la part de l’homme poulpe.

Effectivement, celui-ci avait fait jaillir ses membres tentaculaires tirant ainsi le capitaine de l’équipe, le bretteur impulsif quant à lui, lames en mains, usa de ses talents innés au sabre afin d’endommager l’ennemie, tentant de l’entraver durant sa course fulgurante.

Conjointement avec l’accélération soudaine du ravisseur camouflé, le Yaoguaï s’élança vivement à son tour, laissant lors de son démarrage un nuage de poussière. L’artiste martial poursuivait donc sa cible discrètement dans son dos à une vitesse certes moins élevé, mais tout de même remarquable. Sans crier gare, le guerrier des monts coupla sa course à une gestuelle véloce, assénant un coup de pied acrobatique d’une violence non négligeable à l’homme masqué.

« On nous fausse déjà compagnie ? » S'exprimait-il d'un léger rictus sur les lèvres.

Se mettant en position de combat, le sauvage apparaissait dès lors plus stoïque, son attitude ne laissait transparaître aux premiers abords, aucune sympathie. Ses homologues situés plus loin dans son dos, on pouvait y entendre résonner la voix rauque du Samouraï rougeâtre au double Uchigatana, cherchant à repérer le probable instigateur de cet assaut.

Ne prêtant expressément aucune attention à l’égard de l’Aranada, dont les hurlements de souffrances déchiraient les échos alentours, et malgré cela, il continuait de fixer sa proie tandis qu’il se faisait rejoindre par l’invertébré chimérique en retrait.

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© GS'

_________________
急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Mer 23 Aoû 2017 - 19:55
Ce n’est qu’une fois qu’il entendit les cris du médecin, logiques puisqu’il devait avoir eu les chevilles brisées lors de son extraction de la technique marécageuse, qu’Ao se rendit compte de sa propre blessure. Son bras avait une entaille d’au moins dix centimètres sur la longueur, et le sang giclait de par la vitesse qu’il avait soudainement eue. Trop concentré sur son objectif, et se sachant de toute façon plus rapide et avantagé – de par le Doton de Daiki –, il n’avait intentionnellement pas cherché à réfléchir aux possibles répliques ou assauts Iwajins. Et il était puni.

Du moins partiellement, puisqu’il était toujours en possession du médecin. Et surtout qu’à cet instant, un des Iwajins avait réussi à le rattraper pour le frapper d’un coup de pied aussi acrobatique que bien exécuté. Mais une nouvelle vague de chakra, imagée par des ondulations au niveau de ses vêtements, repoussa l’assaut. L’Iwajin avait frappé au bon endroit, et même fait touche, mais il avait vu sa frappe contrée voire même retournée contre lui.

L’horizon s’ouvrait d’autant plus pour le Raonaka, qu’il ne put se laisser distraire par la blessure qu’il avait. Son bras porteur perdant de l’énergie et de la réactivité – les nerfs étaient peut-être touchés – une solution rapide devait être trouvée. Aussitôt qu’il fit ce constat, le Conseiller du Daimyô de Mizu no Kuni alla chercher, de par sa main valide, celle qui commençait à le quitter, serrant ainsi le médecin.

Ils étaient coriaces. Mais cela ne jouait pas en leur faveur, puisque le robuste Ao ne laissa plus de place pour l’approximation. D’un appui soutenu, il accéléra sa course… pour disparaître totalement. Si sa vitesse passée avait été terriblement surprenante, il venait de montrer quelque-chose qui relevait de l’exploit, même pour un shinobi.

S’ils lui avaient laissés des marques pour l’éternité, Raonaka Ao avait pourtant gagné sur le moment présent. Le médecin était à lui, et sa mission dans le même temps accomplie.


Ohara Daiki avait observé l’exploit. Il n’y avait plus de place pour le moindre doute : Raonaka Ao était un shinobi, et pas n’importe lequel. Mais la mission, apparemment accomplie, imposa à l’originaire de la Terre de battre en retraite. Il s’enfonça alors aussitôt dans le sol, avec une facilité et une rapidité déconcertantes. A moins qu’ils ne comptent des senseurs ou des stratèges capables de trouver une formidable astuce, Ohara Daiki était tranquille, et son échappatoire certain.

Spoiler:
 
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Ven 25 Aoû 2017 - 10:29
Ce fut d'abord l'étonnement qui frappa le Jônin quand il comprit l'étendu de ce que l'inconnu masqué avait réalisé. Malgré qu'il se soit littéralement jeté sur le médecin et que le sabreur soit sur sa trajectoire prêt à dégainer à l'instant où il était entré en vue du petit trio de protecteurs, il sembla bien inefficace de lancer l'assaut puisque quelques secondes après ses mouvements pourtant dotés d'assez de vigueur pour démembrer un ours, qui plus est un ours qui se jetait sur son itinéraire en l'ignorant comme pourvu de cache-œil, les seuls dommages qu'il infligea résidèrent dans une estafilade d'une dizaine de centimètres laissant le sang s'échapper de son bras. Cela ne suffit visiblement pas malgré le chakra Raiton qui affûtait ses lames pour lui faire instantanément lâcher prise sur l'homme à qui il avait brisé les chevilles, et tout s'enchaîna encore plus vite. Le coup de Senkû fut inutile, repoussé comme un fétu de paille hors de portée de l'assaillant tandis que Kanon était toujours là, hors de la boue. Il s'échappait de l'agresseur des espèces de vaguelettes faisant onduler sa parure de tissu, ce qu'il put noter du coin de son œil.

Mais ce n'était que le début de son manque de respect puisqu'il se téléporta, ou du moins en donna l'impression, disparaissant de leur champ de vision avec sa proie dans les bras, l'hémoglobine laissé sur place et un peu plus loin étant le seul témoignage qu'ils n'avaient pas hallucinés.

Serrant la garde de la Fossoyeuse comme un garde-fou de substitution pour ne pas montrer à ses compères la rage qui agitait ses tempes par des mots mal sentis, Kôga sauta d'un bond agile vers le fourré dont il soupçonnait que le Doton précédent avait été invoqué, comprenant bien que de sa position et ses aptitudes actuelles, Ao était dorénavant hors de portée. Là, le sol semblait un peu plus meuble et propice à une éventuelle porte de sortie. S'il avait été capable de changer la composition du sol, le second homme en embuscade pouvait très bien avoir utilisé une assimilation ce qui était une technique qu'il avait vu et revu depuis qu'il était arrivé au Pays de la Terre, nombre de shinobis disposant de cette dernière.

Il planta à répétitions sa lame encore une fois dégainée sans succès aux alentours, comme pour embrocher ce poisson dans la grande mare que composait la plaine, sans réelle conviction autre que de passer ses nerfs. Peu enclin à encaisser l'échec, un de ce genre était une fatalité qui entâchait sa réputation de chien fou.

Une fois qu'il eut assez remué la glaise, il se rapprocha pour être entendu de ses deux coéquipiers. « Bon, on dirait qu'on s'est bien fait baiser. Rentrons à Iwagakure informer que nous avons été trahis et lancer une escouade de pisteurs sur les traces de sang qu'a laissé ce type. » Sans même les regarder dans les yeux il préférait fixer le sol hagard, sa mâchoire contractée au possible laissant même entre le crissement de l'émail de ses dents entrant en collision entre elles. Il n'avait pas prit la peine d'expliquer en quoi la trahison était évidente, ses deux compères Iwajins bien assez malins pour comprendre de quoi il en retournait.

Loin de suivre son propre raisonnement, Kôga laissa loisir à Senkû qui partait déjà vers la citadelle de pierre pour faire le premier rapport, toujours debout près de la charrette, l'épée prolongeant son bras dans un angle parfait. Les samurais et leurs coutumes sussuraient à son oreille de laver son honneur grâce au rituel du seppuku, ce qu'il ne put se résoudre à faire. La vengeance était une bien plus belle façon de se racheter et d'une façon ou d'une autre, il ferait payer l'affront à l'inconnu en ramenant sa tête au village.

[…]

Finalement après plusieurs dizaines de minutes, il reprit seul la direction du dojo Nagamasa pour s'expliquer avec Chôgen sur le pourquoi du comment de son premier vrai et impactant échec, peu fier, blessé dans son égo et sa fierté. Mais n'y-a-t-il pas de prédateur plus dangereux qu'un qui a été mutilé ?

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Ven 25 Aoû 2017 - 14:03
L'artiste martial bondit sur le voleur de précieux. Effectuant un magnifique coup de pied vrillé. Un de ces coups pouvant briser un énorme rocher en deux sans sourciller. Mais, sous le regard étonné de tous, l'inconnu usa encore de sa technique le faisant onduler tel un roseau caressé par la brise du vent. Incroyable, l'attaque venait de passer au travers du bougre. Déviée telle une simple goutte d'eau se fracassant sur un lac.

N'y avait-il donc aucun moyen pour sauver le pauvre Toshiro hurlant à la mort? L'adversaire était blessé au bras. On pouvait donc le vaincre. Si les attaques de Taijutsu à main nue ne fonctionnaient pas, le Kenjutsu semblait pouvoir contrer la capacité démoniaque et vile du cornu.

Mais, le couard ne comptait pas attendre son reste. Soudain il disparut d'un coup en un clignement d’œil. Une vitesse que même tout Shinobi se respectant, ne pouvait suivre. Quelle était cette sorcellerie? Kanon n'en cru pas ses yeux. Comprenant qu'il était peine perdu de poursuivre le chevaucheur du vent muni des bottes de sept lieux, Kanon était sûr le point d'exploser d'une rage telle qu'il allait presque en saigner des yeux.

Des traces de sang au sol... peut être le pister... non... Nul doute qu'il allait demander au médecin de le soigner et repartir aussitôt à la vitesse de la lumière. La probabilité de tomber dans un piège était plus que possible.

Kanon essaya de chercher dans les alentours un trace des complices se cachant comme de gros rat d'égouts, mais en vain. Se concentrant sur la végétation. L'épéiste lui semblait chercher quelqu'un se cachant sous terre. Plus Kanon débrousaillait, plus cela l'énervait. Frappant de ses tentacules les broussailles et autres amoncellements feuillus. Jamais il n'allait trouver la grosse taupe qui s'était déjà enfouie sous terre et avait décampé. Il espérait trouver un indice, mais savait qu'il se berçait d'illusions. Les Shinobi ne laissent pas de traces. Surtout des Shinobis de leur niveau.

Se battre contre des moulins à vent était inutile. La mission était clairement échouée. L'épéiste  annonça la triste vérité. Retourner à Iwajuku était la seule solution.

Ils étaient partis avec un porteur d'anneau. Ils rentreraient avec un honneur mit à mal.

C'est ainsi que Kanon retourna au Village Caché de la Roche afin de faire son rapport. Partant en premier. Pensif sur le déroulement des événements et sur l'identité des agresseurs.

Le pauvre Toshiro n'avait pu être protégé malgrès l'escorte.


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la Lame, le Poing, le Tentacule et le Scalpel [Mission A]

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