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Le Borukan disparu - Chap. I (pv Borukan Akimoto)


Ven 11 Aoû 2017 - 23:46
Maître Borukan. Un nom, un visage, mais aucune autre information. Juste un lieu. Iwa.

C'est ainsi, armé de ces quelques paramètres et de mes souvenirs que j'avais débarqué à Iwa quelques mois plus tôt. C'est ainsi également que j'avais continué à m'entraîner et à me cultiver. C'est encore ainsi que j'ai commencé à répondre aux demandes des plus faibles. Et c'est toujours ainsi que j'avais reçu le stade de Genin du village des Roches. Mais, malgré tout cela, rien sur Borukan. Et cela avait le don de m'énerver. J'avais l'impression que tout ce que je faisais ne servait à rien. Et surtout, je savais que sans mon Sensei, je finirais par ne plus évoluer et je ne réaliserais jamais ma volonté. Ça, on s'en doute, c'était hors de question.

Ce jour s'annonçait comme tous les autres à Iwa. Je m'étais levé à 9h, avant de me préparer, d'embarquer mon bouquin du moment et de partir en ville. Je lisais en marchant, comme toujours, puisque cela me permettait de ne croiser aucun regards. Comme toujours, j'étais arrivé à la bibliothèque, j'avais loué un nouveau livre, que je finirais certainement par acheter dans la semaine. Puis je m'étais posé, pour passer ma matinée à lire et à retenir tout ce que je pouvais. Puis y'a eu le repas, payer le restaurant, aller au terrain d'entraînement, boxer les mannequins pendant 2 heures. On se fait chier là ? Et bah voilà, vous avez compris ce qui se passait dans mon crâne. J'avais besoin d'autre chose, d'une évolution, d'un changement radical.

- Excusez-moi, jeune homme, je me suis fait mal à la jambe, est-ce que vous pourriez me ramener chez moi ?

Ouais. Le changement. Une vieille dame avec des rhumatismes. Encore une mission glorifiante et qui allait m'aider avec mon but. C'est donc avec très peu de volonté et mon éternel sourire figé que je m'acquittais de ma mission, chargeant son vieux corps sur mon dos, son atroce odeur de tissu vieilli s'agrippant à mon nez pour toute la journée. Elle ne pesait rien mais, comme par hasard, elle habitait de l'autre côté de la ville. Et comme par hasard sur les hauts-plateaux. Autant vous dire que niveau motivation j'étais plus qu'au maximum. Et que mon après-midi était pas loin d'être foutue. Mais, là où je me trompais lourdement, c'était que cette grand-mère était vraiment pour moi l'évènement qui allait tout changer.

- C'est pas en continuant comme ça que je vais trouver Borukan...

J'avais marmonné et ma phrase était à peine audible. Mais la vieille venait quand même de me taper dessus. Je me suis arrêté brusquement, choqué par ce qu'elle venait de faire. Je l'ai laissé descendre et, à ma grande surprise, elle me faisait un grand sourire.

- On est chez moi mon petit ! Enfin presque. Mais j'ai entendu Borukan. Je sais pas vraiment qui tu cherches, mais tu devrais pouvoir le trouver dans ce grand manoir juste en face.

Hein ? Juste comme ça ? Je galérais depuis des mois et une vieille aléatoire venait de me filer l'info que je voulais. Elle venait de me donner l'adresse de mon maître et j'avais une impression d'inachevé. Beaucoup trop simple. Dans tous les livres que j'avais lu au sujet des recherches de personnes en milieu urbain, il fallait toujours mener une longue enquête et n'en parler qu'à des gens de confiance. Bon, c'était des bouquins d'instruction de la police, mais ça doit être valide pour les civils non ? Mais du coup cette enquête n'existait pas et j'étais presque frustré. Décidément, le monde réel n'était pas comme dans les livres.

- Bah... merci madame...je crois.

C'est comme ça que je suis parti. Parti pour bouleverser mon quotidien pourri. Et cela commençait par cette grande porte. Un tremblement. Et puis trois coups. Toc. Toc. Toc.

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Sam 12 Aoû 2017 - 5:14

Le Borukan disparu - ft. Naenda Kaïn

7AM…Akimoto était sur le terrain d’entraînement de bonne heure. C’est comme ça qu’il débutait toutes ces journées depuis son assermentation. Il avait besoin de la dépense d’énergie et du défoulement pour ne pas devenir fou à mi-journée à force d’avoir le nez dans la paperasse. Dans la cour intérieure de sa demeure, le rouquin s’exerçait pendant une heure, frappant sur des pantins d’entraînement en bois, brulant des cibles de ses jets de lave et à l’occasion en échangeant quelques coups avec son fils Akahiko. Mais pas ce matin.

8 AM…Après s’être douché et avoir englouti un petit-déjeuner copieux, le Borukan quitta son domicile pour passer faire un tour aux terrains d’entraînement des Hauts Plateaux non loin de chez lui. Depuis qu’il était devenu chef de clan et qu’il avait pris à sa charge une équipe de Genin, Akimoto n’avait plus le temps de s’occuper de son groupe de gamins. Il avait donc dû donner la tâche à l’un de ses confrères en qui il avait confiance, Akainu. Quelques matins par semaine, avant de se rendre au domaine Borukan pour sa longue et pénible journée de travail, le rouquin passait voir les jeunes recrues. Aussitôt que la montagne pointa le bout de son nez sur le terrain d’entraînement, une nuée de gamins le chargèrent en criant. « Akimotoooooo-sensei ! » La dizaine d’enfants lui bondirent dans les bras et les jambes simultanément, manquant presque de renverser l’imposant homme malgré sa carrure. « Bouhahaha ! Du calme les enfants ! » Il échangea quelques mots avec son ami Akainu puis quitta en direction du bureau. « Shishi, n’oublie pas de continuer à pratiquer ton jeu de kunai ! » cria-t-il à l'intention d'un petit blondinet en quittant le terrain.

9 AM…Akimoto était installé dans son bureau à l’étage de l’imposante structure qui servait de quartier général au clan Borukan. Il tenait un rouleau de parchemin dans ses mains, il s’agissait d’un profil de shinobi, le rouquin avait demandé à son assistant d’aller lui chercher dans les archives du village. En entête du rouleau, on pouvait lire un nom, celui de Chôkoku Yatsuari, la jeune cheffe du clan d’artisans. Sur son bureau, un autre rouleau déplié révélait le nom d’une Hyûga. Maintenant chef des manipulateurs de lave, Akimoto allait devoir jouer du coude avec ces autres personnalités du village, les dirigeants des autres clans majeurs. Il se devait donc de les connaître en surface, leur histoire, les parcours, leurs exploits…Si son clan possédait déjà des liens forts avec les Chôkoku, puisqu’ils avaient bâti le village ensemble depuis plus de trente ans, il en était tout autrement pour les Hyûga, qui restaient reclus dans leur quartier et qui protégeaient maladivement leurs manières de vivre depuis leur arrivé au pays.

9h30 AM…Dans son bureau, plongée dans le silence depuis plus d’une heure – si ce n’était que des longs soupirs du Borukan – une série de bruit se fit entendre à l’extérieur. Une répétition de petits cognements secs. Toc, toc, toc…Akimoto déposa ses rouleaux et haussa les sourcils. Toc, toc, toc…Une nouvelle fois, on cogna à la porte du pavillon Borukan. « Akinobu bordel !? Tu fais quoi !! La porte !! » Par un hasard astral quelconque qui échappait à Akimoto, le bâtiment qui grouillait habituellement – à un tel point que le bruit était infernal la plupart du temps – était aujourd’hui pratiquement vide. Ça secrétaire – qui ouvrait habituellement à ceux qui se présentait ici – était malade, il avait envoyé son intendant principal à l’autre bout de la ville pour chercher des documents chez les Nagamasa, son assistant Akinobu ne donnait pas signe de vie, la moitié des représentants de la guilde des artisans Borukan qui occupaient le bâtiment avec lui étaient absents pour superviser un échange commercial d’envergure et, finalement, un grand nombre des autres gradés étaient partis pour escorter les Anciens jusque dans leur demeure respective aux quatre coins du pays. Bref…Tout ça pour en venir au fait qu’Akimoto était quasiment seul dans cet immense manoir. « Tssss c’est pas vrai, on doit tout faire seul ici…J’aurais dû rester coucher ce matin. » rumina-t-il en quittant son bureau pour rejoindre la grande porte de l’autre côté du grand hall.

Akimoto tira la grande porte du grand hall qui donnait sur la cour avant du manoir et fut momentanément aveuglé par la lumière qui pénétra dans l’ouverture. Lorsqu’il retrouva la vue, il porte son regard vers l’inconnu qui se tenait dans son embouchure. Il s’agissait d’un jeune homme, la vingtaine tout au plus, au teint foncé et aux vêtements étranges. Si ce n’était pas de son bandeau plaqué de l’emblème d’Iwa, Akimoto l’aurait pris pour un touriste égaré. Intrigué, le Borukan haussa un sourcil. « J’peux t’aider gamin, t’es perdu ? »


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Sam 12 Aoû 2017 - 14:20

Personne n'avait daigné répondre à mon premier signal, à ces trois premiers coups. Ni à la série de trois coups qui avait suivi d'ailleurs. Selon les manuels de savoir-vivre, il était très peu poli de frapper à la porte plus de 2 fois de suite, mais il était également très impoli de ne pas ouvrir après que quelqu'un ait toqué chez vous deux fois. Ce qui a donc impliqué, logiquement, que je frappe une troisième fois. Au bout de trois fois, si la réponse ne venait toujours pas, c'était sûrement que la personne n'était pas présente à son domicile. Et selon les convenances il fallait repartir. Mais il s'agissait de maître Borukan. Donc j'ai toqué une quatrième fois. Et puis, la mine dépitée, j'ai commencé à tourner les talons.

Comme toujours, c'est mon esprit qui prit le dessus immédiatement. Malgré un laps de temps très court, l'usine de mes pensées s'était mise en route pleins gaz et m'emportait déjà dans des considérations erronées. Peut-être la vieille dame m'avait-elle menti pour se moquer. Peut-être que mon maître avait déménagé. Peut-être qu'il était bel et bien dans sa maison mais qu'il ne désirait plus me voir. Ou qu'il était mort. Ou en train de faire des courses. Ou en train de s'entraîner. Des dizaines, voir des centaines de scénarios s'enchevêtraient dans mon esprit, si bien que j'aurais pu en devenir fou si un grincement ne m'en avait pas sorti.

Un grincement de porte. Je me suis alors retourné à toute vitesse, pensant apercevoir mon maître, un grand sourire accroché au visage, me disant qu'il m'attendait et que j'avais enfin réussi à le retrouver. Je m'attendais à lui montrer mes progrès dans la maîtrise du chakra et dans la maîtrise de mon élément. Alors que le contrejour me masquait encore son visage, j'apercevais déjà sa carrure impressionnante et même sa barbe dense, que je pensais unique. Un sourire illuminait déjà mon visage et mes yeux se fermaient de bonheur. Le temps des retrouvailles était venu et, oh , que ce temps me semblait merveilleux !

- J'peux t'aider gamin, t'es perdu ?

Hein ? Gamin ? J'avais tout de même pas suffisamment changé pour qu'il ne me reconnaisse pas au premier coup d'oeil. Surtout que des gamins au teint basané ça courait pas les rues dans le coin. Mes yeux se rouvrirent alors de stupéfaction, avant de s'écarquiller d'une stupéfaction encore plus grande. Ce type n'était pas du tout Borukan. Il avait certes la même carrure et barbe, mais tout le reste n'avait rien à voir. Il était roux quand Borukan était brun. Sa barbe était ronde et hirsute là où celle de Borukan était en pointe et parfaitement taillée. Sa voix était profonde là où celle de Borukan était chaude et rassurante. Non, décidément, ce type n'était pas Borukan.

- Euh oui, certainement. Je cherche maître Borukan. Ça fait même un paquet de temps que je le cherche à vrai dire. Je m'attendais à tomber sur lui, quelle déception.

Pas de réponse. À vrai dire, je n'arrivais même pas à comprendre l'expression du visage de ce type, qui était pour moi un mystère. C'est alors que je me suis rappelé d'un ancien livre que j'avais lu sur les relations hiérarchiques bourgeoises. Et la réponse m'est apparue toute seule. Ce type ne comprenait rien à ce que je racontais parce qu'il s'agissait d'un majordome. Tout simplement. Il était vrai que la demeure était grande et luxueuse. Sûrement Borukan était-il un homme influent et riche, ce qui ne m'étonnerait pas à outrance. Et puis, j'avais tout de même lu avec certitude que dans ce genre d'endroit, les maîtres de maison n'ouvraient jamais la porte eux-même. Le problème maintenant, c'était qu'il fallait que je me souvienne de mes leçon sur la façon dont on devait se comporter avec un majordome.

Alors. Premièrement, être respectueux avec lui en lui énonçant notre requête. Ça, c'était bon. Ensuite, le gratifier d'un compliment ou d'un mot gentil tel que ''mon brave'', afin de conclure la demande.

- Merci de bien vouloir avertir maître Borukan de mon arrivée, mon brave !

Un sourire avec, ça ne fait jamais de mal. Troisièmement, rappeler subtilement au majordome que votre position sociale lui est supérieure. Mais comment on fait ça ? Rah, je me souviens plus de la suite, ça pourrait être gênant. Bon, dans tous les cas il va falloir que je rentre. Dans tous les cas je vais devoir attendre quelque part et certainement pas dehors avec les passants. Une idée m'illumina alors.

- Le vent souffle quelque peu ce matin et j'ai les pieds endoloris de ma longue marche. Je vais attendre à l'intérieur !

Croyant fermement respecter les conventions sociales les plus basiques, je me faufilais donc entre le majordome et la porte, rentrant dans le hall, émerveillé. L'émerveillement dû à ma naïveté n'allait peut être pas durer longtemps.

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Lun 14 Aoû 2017 - 0:49

Le Borukan disparu - ft. Naenda Kaïn

De la visite aussitôt dans la journée, Akimoto n’était pas heureux, disons-le. Et de la visite vraiment étrange qui plus est…Il allait faire ça fête à Akinobu pour avoir disparu à un moment pareil. « Euh oui, certainement. Je cherche maître Borukan. Ça fait même un paquet de temps que je le cherche à vrai dire. Je m'attendais à tomber sur lui, quelle déception. » Akimoto resta planté là, dans l’embouchure de l’immense porte de bois du domaine Borukan. « Hum ? » Il dut prendre quelques secondes pour analyser la question sans queue ni tête du jeune basané et la comprendre. Elle n’aurait pas pu être moins claire. Il venait vraiment de se présenter aux portes du quartier général du clan Borukan pour demander à voir ‘Maître Borukan’ ?

L’air perplexe, le rouquin se contenta de hausser les sourcils en guise de questionnement, attendant que cet étrange invité renchérisse. « Merci de bien vouloir avertir maître Borukan de mon arrivée, mon brave ! » ajouta-t-il avec tout le sérieux du monde, affichant un énorme sourire idiot sur le visage. Akimoto continua de le fixer. Son incrédulité se transforma spontanément en quelque chose d’autre, en outrance l’espace d’un instant, puis en rage. Le prenait-il vraiment pour un homme de service ? Avant même que le rouquin ne puisse mettre fin à toute cette idiotie – il avait la dérangeante envie de lui foutre son poing à la figure – le jeune homme se glissa entre lui et la porte pour pénétrer à l’intérieur du domaine. « Le vent souffle quelque peu ce matin et j'ai les pieds endoloris de ma longue marche. Je vais attendre à l'intérieur ! » À peine avait-il fait un pas à l’intérieur que le nouveau chef de clan se tourna vers lui et l’agrippa par la capuche de son chandail.

N’entrait pas qui le voulait entre les quatre murs du domaine du clan. Akimoto le tira vers lui d’un bon coup sec, pour le faire stopper net dans sa marche vers l’intérieur du domicile. Il le fit se retourner violemment pour pouvoir le regarder en face. « J’ai l’air de la bonace de service ? Tu ne sais vraiment pas à qui tu t’adresses petit… » Il relâcha son étreinte sur la capuche du basané pour lui redonner la liberté de ses mouvements. Le chef de clan scruta son interlocuteur du regard plus longuement. Ses vêtements étranges, son teint foncé et ses manières excentriques trahissaient des originaires étrangères. Akimoto prit une grande inspiration pour se calmer. Il était chef de clan maintenant, il représentait l’ensemble des Borukan maintenant, il ne pouvait plus se permettre de perdre les pédales contre n’importe qui et pour n’importe quoi maintenant. Ses actions et ses paroles étaient celles de son clan à présent. Il en doutait vraiment, mais qui sait, peut-être que ce jeune hurluberlu était un émissaire venu du désert de Kaze no Kuni ? « Je ne sais pas qui vous êtes, mais par ici, Borukan est le nom d’un clan, pas d’une personne. Vous avez plus de détail sur ce ‘Maître Borukan’ ? » Il fit signe au jeune homme et l'invita à s'installer dans une petite alcôve sur les côtés du grand hall non loin de la porte principale. « Borukan Akimoto, Chef du Clan, et vous ? » ajouta le géant en tendant la main vers le basané. Le rouquin avait choisi volontairement d'inclure son titre en se présentant, pour faire comprendre à l'invité à quel point il venait de commettre une bourde. Il prit une nouvelle grande respiration pour garder son calme. Jouer les diplomates n'était pas facile.


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Lun 14 Aoû 2017 - 9:58

Comme un coup de vent balaye la poussière sur le perron des portes, j'étais ressorti de la maison encore plus vite que je n'y étais entré, emporté par une force inconnue qui m'avait attrapé par la capuche. Puis, détourné de ma trajectoire à la manière d'un violent tourbillon , je me retrouvai face à l'ouragan qui lm'avait maitrisé : le majordome. Ou l'ex-majordome devrais-je dire, pour être totalement en accord avec la réalité des choses. Apparemment, le grand homme roux qui m'avait l'air beaucoup trop puissant pour un majordome, venait d'avouer de lui-même qu'il n'était pas l'homme à tout faire. La question était alors : Mais qui était donc cet énergumène ?

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais par ici, Borukan est le nom d’un clan, pas d’une personne. Vous avez plus de détail sur ce ‘Maître Borukan’ ?

Il marqua une pause, juste après cette phrase qui me semblait aberrante. Un clan ? Borukan correspondait à un clan ? Mais alors, mon maître ne m'avait donné comme information qu'un simple nom de clan ? Comment étais-je censé le retrouver maintenant ? Avec un sort de Ninjutsu très poussé ? Je ne savais même pas à quoi ressemblait son chakra, autant ne pas compter là dessus. Ne restait encore, une fois de plus, que l'enquête pure et dure. Le truc, c'est que je ne comprenais pas vraiment ce qu'il avait voulu provoquer comme réaction chez moi en ne me donnant que son nom e famille. J'en avais un peu marre d'avoir la sensation de suivre une batterie de tests depuis le départ de mon maître.

Stop.

Sortons un peu de mes pensées, il va falloir répondre à cet homme qui, malgré mon apparente bourde et manque de respect, avait eu la bonté de ne pas m'encastrer la tête dans le mur, bien qu'il en soit apparemment parfaitement capable. Il était donc temps de se montrer respectueux avec lui, sous peine de me faire détester encore un peu plus dans ce village où peu de gens semblaient ne pas m'apprécier.

- Borukan Akimoto, Chef du Clan, et vous ?

Hein ? Comment ça chef du clan ? Chef du clan Borukan ? Chef de la famille de maître Borukan ? Ça voulait dire que ce type était plus puissant que mon maître ? Quoi ? Et cet homme d'une race très évidemment supérieure me tendait la main, assis à mes côtés comme un égal ? Alors que je venais de le traiter comme un majordome ? C'était insensé ! Comment pourrais-je désormais ne serait-ce que le regarder dans les yeux ? Le maître de mon maître, c'est comme un double Borukan. Ce type était le Borukan de mon Borukan et... ça veut rien dire ça.

- Je suis désolé seigneur Borukan ! Je n'avais aucune idée de l'existence de votre famille ! J'étais persuadé d'être arrivé au domicile personnel de mon maître, je suis désolé de vous avoir offensé !

Je m'étais littéralement jeté à terre devant lui, me refusant à lui serrer la main, une main que je ne méritais aucunement au vu de mes actes précédents. Le visage contre terre, rouge d'une honte indescriptible, je n'osais même pas relever la tête, n'étant plus près à croiser le regard de cet homme si important. J'en avais commis des bourdes diplomatiques depuis mon arrivée ici, mais jamais, ô grand jamais de cette ampleur ! Cette fois, nul doute que j'allais redoubler d'attention dans mon étude des comportements en société. Cependant, il y avait une règle dont je me souvenais plutôt bien dans l'immédiat. Toujours répondre aux questions qui vous sont posées. C'est ainsi que, la bouche presque au contact du sol, les yeux clos, le front dans la poussière, je me décidais à renseigner mon interlocuteur.

- Je me nomme Kaïn, du clan Naenda, originaire du désert de Kaze no Kuni. C'est là-bas que j'ai rencontré mon maître Borukan. C'est lui qui a éveillé mon chakra. Je ne sais pas grand chose de lui, si ce n'est qu'il est grand comme vous, brun, avec une barbe pointue, approchant la cinquantaine. Je suis un idiot fini, incapable de retrouver mon maître, voilà qui je suis !

Une larme roula sur ma joue, s'écrasant dans la poussière. Après tous ces efforts pour me sortir de ma misère, voilà où j'en étais. Pathétique. Et j'osais dire que j'avais évoluer.

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Lun 14 Aoû 2017 - 17:42

Le Borukan disparu - ft. Naenda Kaïn

Tout d’un coup, la quête du jeune basané venait de se compliquer. Lui qui était tout bonnement arrivé dans la demeure du clan d’Akimoto en espérant trouver son maître disparu, comme un cadeau venu du ciel, venait de voir sa tâche se complexifier exponentiellement. Trouver un Borukan spécifique à Iwa, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Alors que le Borukan tendait la main au jeune homme, celui-ci le regarda d’un air perplexe. Son regard et son expression faciale révélaient tout, il venait de comprendre l’entièreté de la bourde qu’il avait commise. Non seulement il s’était trompé sur toute la ligne concernant son maître, mais en plus il venait d’insulter au plus haut niveau le chef de l’un des clans les plus puissants de tout le pays. Heureusement pour le jeune étranger qu’Akimoto était de relative bonne humeur aujourd’hui. S’il était tombé sur lui pendant l’un de ses mauvais jours, sa tête aurait effectivement terminé encastrée dans un mur bien avant qu’il n’ait eu le temps de commettre une deuxième bourde. « Je suis désolé seigneur Borukan ! Je n'avais aucune idée de l'existence de votre famille ! J'étais persuadé d'être arrivé au domicile personnel de mon maître, je suis désolé de vous avoir offensé ! » Plutôt que de lui serrer la main, le garçon se jeta par terre, manquant presque au passage de renverser le mobilier de leur alcôve. Tête contre terre, couvert de honte, il implorait le pardon d’Akimoto.

Ce dernier regardait la scène, encore une fois avec une incrédulité totale. Décidément, son invité ne cessait de le surprendre. Akimoto ne connaissait pas son histoire, mais son manque de confort et de manière laissait entrevoir une vie bien loin de la société moderne conventionnelle. Debout devant le basané qui s’était littéralement aplati contre le sol, le rouquin ne pouvait s’empêcher de retenir ses rictus. Il éclata de rire, un rire bien gras et bien fort. « BOUHAHAHAHA ! »

Au travers son malaise grandissant, son invité mystère se présenta finalement et répondit à plusieurs des interrogations du Borukan. « Je me nomme Kaïn, du clan Naenda, originaire du désert de Kaze no Kuni. C'est là-bas que j'ai rencontré mon maître Borukan. C'est lui qui a éveillé mon chakra. Je ne sais pas grand-chose de lui, si ce n'est qu'il est grand comme vous, brun, avec une barbe pointue, approchant la cinquantaine. Je suis un idiot fini, incapable de retrouver mon maître, voilà qui je suis ! » C’était bien ce qu’Akimoto pensait. Petit à petit, les choses commençaient à faire du sens. Reprenant son souffle, il réussit tranquillement à s’arrêter de rire. « Tu peux te relever, tu t’es déjà humilié une fois aujourd’hui, pas la peine d’empirer ta situation. » Il lui tendit une main, non pas en guise de salutation cette fois-ci, mais pour l’aider à se relever. « Je ne sais pas c’est comment par Kaze, mais par ici de simples excuses suffisent généralement. Ou des excuses et une bouteille de saké quand l’offense est plus grande. » ajouta le Borukan en souriant. Pourquoi ne pas profiter de la naïveté du gamin au passage ? Et puis une bouteille de plus pour ça collection privé ne lui ferait certainement pas de mal.

Si ce fameux Kaïn voulait de l’aide dans sa quête, il allait devoir faire mieux. Si sa description avait pu suffire pour un individu lambda, elle ne l’aiderait pas vraiment à retrouver un Borukan – qui ressemble à peu de chose près tous à l’individu qu’il venait de décrire. Si ce Borukan approchait la cinquantaine, cela le plaçait dans la même génération que le rouquin. « Si tu veux de l’aide, il faudra que tu sois plus précis que ça. Tu viens littéralement de décrire l’archétype du clan tout entier. » Akimoto n’avait cependant pas connaissance que l’un des siens ait été envoyé officiellement à Kaze no Kuni. Mais il venait tout juste de prendre ses fonctions et il n’avait pas encore eu l’occasion d’éplucher les rapports et les archives de son prédécesseur. « Il était venu faire quoi dans le désert ce Maître Borukan ? Entraîner un mioche dans ton genre n’était surement pas sa mission première. »


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