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[Scénario n°1/Libre] Peut-être trop


Sam 12 Aoû 2017 - 20:07
L’expérience, voilà ce qui avait permis au vieil homme que voilà de marcher sans éprouver la moindre fatigue pendant près de trois heures. Tantôt, il avait fait la rencontre de deux probables Kirijins. Si chacun avait été, à sa manière, galant et serviable, le Conservateur les avait ensuite ignorés. Pourtant, sa cordialité avait été de mise : il avait même proposé au duo de l’escorter jusqu’au village, signe de sa bonne foi. Mais depuis, jamais il ne s’était retourné. A vrai dire, l’idée d’avoir une escorte ou tout autre accompagnateur ne l’intéressait guère.

Lorsqu’il était arrivé près des marécages aussi réputés que dangereux, il avait invoqué ses intentions et son désir de rencontrer des Kirijins réputés, ce qui permit aux gardes de ne pas pouvoir remettre sa parole en doute. Grâce à l’aide de ces derniers, en tout cas c’est ce qu’il semblait, le vieil homme put se tracer un itinéraire plutôt rapide et surtout sauf jusqu’à l’entrée du village.

Kirigakure no Satô, la voilà enfin, pensa-t-il aussitôt.

Forcément, il avait de nouveaux gardes en face de lui. Nul doute que malgré son grand âge, ils ne feraient presque pas la différence. Inutile donc, jugea l’intéressé, de penser à un quelconque traitement de faveur. Ce fut donc de lui-même qu’il prit la parole et de fait, l’initiative de dévoiler les raisons de sa venue.

« Bonjour, messieurs. J’aimerais entrer dans votre village… »

Le Conservateur était honnête. Peut-être trop.

« … pour détruire certains de vos Sabreurs. »

Sans grande surprise, les gardes ne lui permirent pas vraiment de dire un mot de plus. Ils s’activèrent pour signaler l’arrivée du vieil homme, tandis qu’un prenait bien soin de le surveiller. Une chose était sûre, d’autres allaient arriver.

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Sam 12 Aoû 2017 - 21:43
La journée a été éprouvante... Encore un d’entrainement intensive, mais cette fois-ci dans les marécages... J’espérais par la même occasion retrouver le mec bizarre à la peau blanche pour lui faire la peau mais en vain. Mes vêtements étaient sales de boue et mouillés par la pluie... L’emblème des Hayaidesu au dos de mon t-shirt était à peine visible... Mon short fut troué par de nombreuses chutes et maladresses, dut à la brume aveuglante des marécages... C’est pour cela que j’ai pris la peine d’enlever mes vêtements afin de les mettre dans mon sac... Je n’étais alors qu’en tenue 1 pièce près du corps et des bandelettes blanches aux bras afin de cacher mes poings saignant..Et pour finir, Hirsute étaient mes cheveux et vagabond, on pouvait penser de moi...
Une bonne douche et un repos ample plus mérité feront l'affaire!

Mais ce qui s'averrait être une journée éprouvante , allait devenir palpitante! En effet sur le chemin du retour, il y avait des pas qui n’étaient pas les miens, mais bien ceux de quelqu’un d’autre... Qui pouvait bien vouloir se rendre à Kiri, surtout en ces temps-là? Le mec n’était pas si débile que sa en plus, il connaissait parfaitement le chemin qui menait au village... C’était vraiment intrigant...
Continuant à rebrousser le chemin vers le village, j’aperçus non loin une bande de gardes en face d’un homme capuchonné... Merde mais qui se pouvait être et qu’avait-il fait pour attirer quelques gardes?.. On aurait cru qu’une alerte avait été sonné dans le village... S'il s’avérait que cet homme était un malfaiteur peut-être que je pourrais essayer de l’arrêter afin de prouver ma valeur et peut-être aussi que ça remontera face à Benten? Et elle me fera monter d’un rang supérieur! Tel un gamin, j’avais les étoiles dans les yeux... Comme si de rien n’était, je continue ma marche mon sac sur le dos, la tête baissé jusqu’à me trouver face eux, c’est alors que je leur dis sur un ton humoristique

Euh Bonjour j’ai raté quelque chose? aha

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L’impétueux guépard noir absolu de Kiri est présent!




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Dim 13 Aoû 2017 - 15:35
De toute façon tu allais rentrer, la course touchait à sa fin et tu avais à faire. Aussi acceptas-tu d'accompagner ton aîné jusqu'au village, peut-être avait-il quelques enseignements à dispenser, d'autant plus que votre rencontre était l'oeuvre du petit dieu, il devait donc forcément y avoir un intérêt à sa présence. Néanmoins, ce que tu espérais être un moment d'échange ne fut qu'une longue marche à travers le pays, une marche de silence et d'ennui. Si ton corps avait déjà affronté le désert, les rocheuses, la jungle et la mer, ton esprit, lui, n'était pas habitué à devoir se focaliser sur un être visiblement peu intéressé par la parole en guettant le moindre signe de sympathie. C'en était presque fatiguant. Sans doute le petit dieu s'était, encore une fois, joué de toi.

***

Vous étiez enfin au niveau des portes de Kiri, ton nouveau village. Normalement, l'expérience catastrophique que tu venais de vivre t'aurait amené à ignorer l'ancien à ton tour et à passer les portes après un "Voilà." mais ce dernier, en plus d'avoir laissé ses instincts de diva guider la relation que vous aviez depuis trois heures joua d'un peu trop de voix face à la garde.

Toi, tu n'étais là depuis que quelques jours. Toi, on ne te connaissait pas. Toi, on te pensait désormais de mèche avec l'intriguant. Décidément, votre destin était lié, quoi qu'il fasse. Les dieux ont un humour qui t'échappe parfois. Mais trêve d'esprit, la situation était grave - et ta condition d'étranger n'avait rien à voir dans tout ça. Tu venais d'escorter -terme qui te mettait un peu de baume au coeur- un belliqueux jusqu'aux portes de ton village. Ta tribu t'aurait banni pour ça.

Le bal de l'absurde ne s'arrêta pas là. Alors que tu allais -enfin- décocher une phrase, un autre être de petite taille vint se mêler à la danse. Presque adulte. A en juger par ses mouvements et l'état de ses poing -qu'il cachait plus ou moins habilement-, fougueux voire inconscient. Son corps transpirait le surmenage. Le regard neutre, tu t'approchas de lui et posas ta main sur son épaule pour en inspecter discrètement l'état. Muscles en état de stress.

-Avec tout le respect que j'éprouve pour mes aînés... tu tétais retourné vers l'étranger -l'autre-. Le temps devrait vous avoir enseigné les mots. Après tout, tu lui devais bien ça. Tu faisais désormais peser toute l'étendue de ta silhouette à l'image du pugiliste dans l'arène. Vous ne pouvez pas ainsi vous présenter et tenter de nous humilier impunément. Ton accent résonnait. Vous vous érigez en donneur de leçon, voyons seulement si vous maîtrisez la plus élémentaire.

La survie.

HRP:
 
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Dim 13 Aoû 2017 - 21:39
Alors qu’elle faisait sa ronde habituelle dans les rues de Kiri, Arukisa fut interpellée par un garde qui passait près d’elle à grandes enjambées. Apparemment, un individu étrange s’était annoncé à l’entrée du village et avait mis en alerte les autorités. Peinant à reprendre son souffle, l’homme tenta d’expliquer avec précipitation les propos du mystérieux fauteur de troubles mais la sabreuse ne comprit pas réellement la teneur de ceux-ci. Son discours était entaché par la panique et un gain d’adrénaline qu’il ne contrôlait pas dû à son jeune âge. Peu importe, la Rose Rouge se mit à le suivre pour clarifier la situation. Même si elle n’était pas appelée, son aide serait la bienvenue s’il y avait du grabuge. De toits en toits, elle parcourut la distance entre sa position et les portes du villages en un rien de temps.

Sur place, quelques gardes venaient d’arriver en renfort et se positionnaient devant un vieil homme encapuchonnée. Mais qu’avait-il bien pu dire pour déclencher un tel dispositif ? Un immense homme se tenait devant lui. Arukisa reconnut Nagu, même de dos elle aurait pu l’identifier vu sa taille. Il semblait le défier ou se mettre en travers de son chemin. A côté, un jeune adolescent qu’elle n’avait jamais croisé semblait aussi se mêler à la discussion. Discrète, Arukisa descendit du toit, sous sa capuche rouge, elle s’avançait silencieusement. Son sabre repliée en position d’arme à feu dans son dos, elle était prête à dégainer si ça tournait mal. Sûrement les gardes avaient alertés les plus hautes autorités si la situation le nécessitait réellement et que d’autres gradés plus expérimentés qu’elle allaient faire leur apparition. Arrivant à quelques mètres, un garde lui lança un regard inhabituel. Il semblait vouloir lui dire quelque chose. Méfiante, Aru’ stoppa son avancée et attendit la suite des évènements.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Lun 14 Aoû 2017 - 2:21
C’est par le plus grand des hasards hasardeux que certains nommeraient à juste titre « un hasard Neterien » – du nom d’un célèbre monument disparu de Kiri – que je me trouve près des portes du village à cette heure-ci. Moi qui suis si peu enclin à réaliser des rondes ou à surveiller les entrées de Kiri, me voilà aux premières loges de ce qui semble être un malentendu Arukisesque – du nom de ma partenaire d’équipe. En effet un homme suspect pointe le bout de son nez. Les dires de ce dernier semblent intriguer les gardes qui s’empressent de demander du renfort. Cela ne manquent pas d’alerter les passants. Plusieurs protagonistes viennent causer et d’autres s’agglutinent autour de nous comme des abeilles autour de leur reine. Tel un fou, curieux et malsain, je vocifère :
▬ Hey toi là ! Laisse moi passer ! Fais attention à mes godasses, tu me marches dessus non d’un chien.
Sans plus de cérémonie je bouscule un gosse qui traînait là et avance. Ainsi, tel un prophète des temps anciens qui aurait coupé la mer en deux, je me fraie un chemin dans la pseudo foule – qui n’est en fait composée que de quelques clampins et deux grands-mères.

Je me tâte à intervenir, à insulter cet inconnu, lui dire de dégager d’ici mais me rends vite compte que d’autres m’ont volé la vedette. Quel dommage. Par ailleurs je me vois mal intervenir sachant que je n’ai pipé mot de la conversation entre le garde et le mystérieux individu. Effectivement, je n’ai malheureusement pas entendu ce que ce vioque a dit mais suis certain que ce n’était pas joli. À tout les coups il a jugé bon d’insulter la maman de ce chûnin. Il faut savoir qu’à Kiri – comme partout ailleurs mais cela est d’autant plus vrai chez nous – on n’insulte pas les mamans des autres : C’est tabou. On peut se moquer de tout, faire des blagues sur la sale tête de Jin, l’oeil d’Eiichiro et l’âge de Sanzo mais les mamans … D’expérience je peux vous dire que ça passe rarement.

Quoiqu’il en soit, je suis là. Inutile mais bel et bien présent. J’aimerais pouvoir dire quelque chose, intervenir mais ne suis pas grandement inspiré. Aucune réplique géniale ne me vient en tête et j’attends de voir comment vont réagir les différents protagonistes présents sur les lieux. A l'heure qu'il est, tout semble sous contrôle. Des gens sont là, ils ont l'air de savoir ce qu'ils font ... Je n'ai pas à me mêler de ce qui ne me regarde pas. Certes je reste là mais c'est plus par curiosité malsaine qu'autre chose. Comme toujours, je suis en retrait. Après tout, je n’ai pas envie de me blesser bêtement. En outre, je suis parfaitement placé pour fuir si d’aventure les choses dégénèrent. Oui en plus d’être inutile je suis lâche. Ma contribution dans cette affaire et ma présence sont ridicules. Je fais en somme preuve d’une prestance Shinichi-esque – terme issu de mon propre nom.

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Lun 14 Aoû 2017 - 17:55
Sa journée déjà bien entamé, l'escrimeur à la chevelure écarlate ne cessait de penser aux évènements de la veille. En effet il était convaincu que la Shodaime Mizukage en voulait sérieusement à sa Confrérie, et la violation de son droit d'audience était bel et bien la preuve que cette vieille sorcière aux courbes répugnantes était capable de tout, même enfreindre des règles primordiales édictées par ses propres soins. Sans oublier sa volonté de s'immiscer à son insu dans l'affaire de la Cascade de Namida dont il était en charge, et certainement pas pour son plus grand bien, soyez-en certains. Et face à d'aussi sombres perspectives d'avenir, la réflexion couplée à sa splendide épée longue étaient les meilleurs armes qu'il avait pour l'instant à sa disposition.

Qu'importe si pour l'instant il avait le pouvoir de mener au combat les forces de la Brume, cela ne le sauvera pas pour autant de Benten le jour où elle prononcera la sentence. Et autant dire que cette simple idée le rendait paranoïaque au point de toujours être aux aguets alors qu'il parcourait les rues du village qu'il avait contribué à créer. Peut-être aurait-il dû mettre le feu aux poudres le jour où ses "rejetons" ne demandaient qu'à brûler le Grand Dojo et ses fiers occupants. Ses confrères n'étaient pas nombreux mais qui sait, leurs prouesses martiales auraient pu dépasser toutes les espérances. Ce n'était clairement pas la plus sage des voies, mais il se serait au moins épargné tout ce stress.

A l'inverse de bon nombre de gardes aujourd'hui selon son ouïe. En effet même s'il se trouvait à une bonne centaine de mètres de l'entrée principale du village, ses oreilles de senseur y avaient perçu une agitation pour le moins inhabituelle. Et bien que d'ici le son soit faible, l'empêchant ainsi de savoir exactement de quoi il en retournait. Son devoir de Jônin mais surtout sa nécessité actuelle d'en savoir le plus possible l'amenèrent à accélérer le pas pour se rendre sur place. Un trajet plutôt court au terme duquel il se retrouva en marge de la petite foule massée à cet endroit.

Un emplacement stratégique le plaçant sur le flanc gauche du vieillard et du géant qui ne semblait pas être en bons termes. Et si le second était indéniablement un kirijin, l'origine du premier était aussi dur à déterminer que son âge avancé. Mais le fait qu'il soit à l'origine de tout ce remue ménage ne faisait que confortait le Roux dans l'idée que les évènements étaient susceptibles de partir en vrille d'une seconde à l'autre. Il ne lui restait plus qu'à attendre de voir ce qui allait se passer et d'intervenir d'une manière ou d'une autre en cas de besoin. Et oui Asura n'assumait pas franchement son rôle de très haut gradé, puisque comme à son habitude il préférait rester discret pour en apprendre un maximum avant de finalement se dévoiler.

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Lun 14 Aoû 2017 - 18:19
L’agitation était palpable autour de lui. Pourtant, ni le Conservateur ni la moindre de ses rides ne trahissaient le moindre mouvement. Avait-il seulement conscience de ce qu’il venait de dire ? Difficile d’imaginer pareille situation. Preuve en était : les Kirijins n’étaient pas préparés à ça, et pouvaient paraître désorganisés. Hormis les deux gardes qui restaient tandis que les autres étaient sans doute partis prévenir les autorités plus compétentes, certains shinobis s’étaient invités à la « discussion ». Parmi eux, un jeune homme aux cheveux blanc, dont le ton humoristique arriva à peine aux oreilles du vieil étranger.

Ensuite, vint le tour d’une voix plutôt familière. Sans doute le jeune homme à la peau ombrée. Il l’avait donc suivi. Son éloquence est certaine, l’utilisation du « nous » indique qu’il était donc bien membre de la Cité de la Brume, mais ses mots semblèrent mal choisis pour celui qui les entendait. Non, le Conservateur n’était pas un donneur de leçon.

Les gens s’amassent, bientôt presque une dizaine de personnes purent être décomptées par le vieil homme. Et parmi elles, une présence qui changea tout. Qu’importe l’intelligence de chacun des présents, ou sa capacité de déduction : tout le monde put remarquer comme un changement d’expression marqué pour le Conservateur. Il n’était plus le même.

« L’histoire raconte qu’il y a quelques dizaines d’années, parmi les plus grands guerriers que nos terres et mers aient jamais connus, il y en eut un qui était particulièrement redouté. Pourtant très jeune, il dépassait la plupart de ses aînés aussi bien par sa force que par son Ninjutsu. »

Le début de ce récit pouvait en étonner certains, tandis que d’autres pourraient effectivement reconnaître quelque-chose de déjà-vu.

« Celui que certains surnommaient déjà comme le Guerrier du Froid avait néanmoins pris goût au pouvoir et à sa supériorité. Si bien qu’il en oublia de plus en plus fréquemment les tactiques engagées par les siens, et alla même jusqu’à contredire les ordres qui lui déplaisaient. »

Aucun doute, le Conservateur était en train de compter un des récits les plus chers à l’Histoire de Mizu no Kuni. Particulièrement appréciée des Yuki, dont les pères se servaient pour canaliser leurs enfants, cette histoire tenait néanmoins plus du mythe que de la vérité, car jamais un ninja ne put confirmer l’existence du Guerrier du Froid.

« Probablement qu’aucun ennemi extérieur ne pouvait vaincre le Guerrier du Froid. Mais la dangerosité qu’il représentait pour les siens de par son instabilité firent décider à ces derniers son exécution. Trahi durant une nuit noire, le guerrier fut poignardé et laissé pour mort. »

Le visage du Conservateur sembla se crisper. Mais il semblait toujours différent, et continua à réciter.

« Mais le Guerrier du Froid méritait son surnom, il était fort, mais également très robuste. Il ne succomba pas à ses blessures, et dut s’employer pour survivre dans le froid et dans une nature hostile. Il rampa, puis marcha accroupi avant de boiter. Il saigna, cautérisa sa plaie avec une feu de bois, apprit à se nourrir de tout et de rien. Puis il redevint presque l’homme qu’il avait jadis été. Pourtant, les années durant, rien n’avait changé autour de lui. »

Le visage du vieil homme se redressa un peu. Son regard, toujours vide, fit mine de se tourner vers une présence parmi toutes celles de Kiri. Il regardait Gozan Arukisa, mais pas dans les yeux.

« Les conflits étaient toujours les mêmes, les brigands et criminels sévissaient toujours autant, si ce n’était plus. Le Guerrier du Froid avait beau être fort et endurant, son art du combat n’avait rien changé. Pire encore, sa supériorité lui avait fait perdre la confiance des siens. Au final, sa force ne lui avait rien fait gagner, mais tout perdre. Il prit donc une décision. »

Son regard livide se décala progressivement, pour s’arrêter sur quelqu’un d’autre, très clairement. Fuji Asura.

« Plus jamais il n’utiliserait sa force, mais son esprit, pour aider la cause qu’il avait toujours défendue : pacifier son pays. »

A cet instant précis où l’histoire, connue de certains Kirijins, se termina, le Conservateur plissa les yeux et secoua la tête pour retrouver ses esprits. Son visage et surtout son regard redevinrent ceux qu’il avait affichés lors de son arrivée.

Il plia genou, et plaça ses mains derrière sa nuque.

« Je me rends. »

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Mer 16 Aoû 2017 - 3:41
Observateur silencieux mais méticuleux, le Roux assista à un spectacle à la fois dérangeant et intrigant. Pour cause la transe du vieillard lui remit en mémoire un récit mythique bien connu des habitants de l'Archipel. Ce Guerrier du Froid représentait à la fois une mise en garde et un modèle de perfection martiale à atteindre pour tout shinobi qui en parcourait les brumes. Cependant ce n'est pas le de narrateur hors pair qui étonna le plus Asura. Mais plutôt le fait que son regard se tourna vers lui à l'instant précis où il énonçait la morale de son histoire.

Pacifier les îles de son pays était précisément la tâche qu'il s'était donné en rejoignant il y a des années de cela les futurs fondateurs de ce village. Et comme par hasard il était à présent en charge d'un problème épineux, localisé à la Cascade de Namida, qui concernait justement le plus gros repaire de criminels connu de nos jours. Ainsi même si l'escrimeur aux cheveux écarlates ne savait absolument pas ce qu'avait bien pu faire cette antiquité pour semer la panique dans les rangs de la garde, il lui semblait clair qu'il était extrêmement bien informé, même beaucoup trop pour un simple inconnu au bataillon.

Alors lorsque ce dernier reprit ses esprits pour déposer les armes, le Roux se décida finalement à profiter de ses nouveaux pouvoirs pour s'interposer en un instant entre lui et les hommes qui s'avançaient prudemment pour l'arrêter.


"Qu'a bien pu faire cet homme pour mériter un tel accueil ?"

Une simple question prononcée d'une voix hésitante qui obtint une réponse franche.

"Il a débarqué un peu plus tôt en disant qu'il voulait entrer au village pour détruire certains sabreurs. Laissez nous passer Asura-san, sa place est dans les geôles."

Autant dire qu'avec pareil information en sa possession, le Roux était devenu encore plus indécis. Après tout cet étrange vieillard c'était lui-même déclaré ennemi des sabreurs, et pourtant il raconta un peu plus tard un conte célèbre faisant l'apologie du pacifisme, juste avant de se rendre sans opposer la moindre résistance. Il était donc soit fou, soit muni d'un plan mûrement réfléchi qui correspondrait bien à l'individu très bien informé qu'il semblait être.

Et quelles que soient ses motivations, il était impatient de rentrer dans le village en tant que prisonnier. Cela dénotait une certaine assurance et un potentiel danger pour l’intégrité de ce lieu. Un risque qu'Asura ne comptait pas prendre, et il le fit clairement savoir à son interlocuteur ainsi qu'à tous ceux qui observaient la scène.


"En vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés par décret du Shodaime, je vous demande de l'enchainer fermement et de l'emmener dans votre poste de vigile pour interrogatoire sans le malmener."

Ses yeux scrutèrent alors la foule, ce qui lui permit de noter la présence d'Arukisa Gozan, la huitième sabreuse de la Confrérie ainsi qu'une allié de choix pour lui qui ne faisait plus confiance à grand monde ici bas.

"J'ai besoin que l'un d'entre vous aille prévenir Maître Mizukage de ce qui se passe ici. Quant aux autres ninjas, nous avons un prisonnier à garder à l’œil le temps d'éclaircir tout ceci."

Et il termina sa phrase en se retournant vers le principal intéressé qui se laissait docilement entravé pour une raison qui lui échappait.

"Et faites circuler les civils ! On est pas à la foire ici !"

De nombreux soucis en moins qui ne laisseraient place qu'au plus majeur d'entre tous : le cas de ce mystérieux individu à qui il faudrait tirer les vers du nez d'une manière ou d'une autre, mais certainement pas en place publique et encore moins au fin fond de l'antre pénitentiaire du clan Yuki.
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Mer 16 Aoû 2017 - 14:08
Incompréhensible. La scène à laquelle Arukisa venait d’assister semblait surréaliste. Alors que d’autres shinobis, comme son coéquipier Shinichi ou son confrère sabreur Asura, avaient fait leur apparition, l’inconnu restait stoïque. Un calme qui faisait presque froid dans le dos. Mais qu’avait-il bien pu faire pour ameuter tout ce monde ? Celui-ci rompt le silence qui l’entourait en racontant une histoire. Encore étrangère au folklore entourant Kiri, la sabreuse ne connaissait pas ce conte. Le changement de comportement du vieil homme était étrange. Pourquoi racontait-il cela ? Etait-il fou ? Cela ressemblait plus à une leçon de morale. Il fallait retenir quelque chose de ces mots. Le Guerrier du Froid, la trahison, pacifier son pays, tout cela devait signifier quelque chose. Cet homme avait une quête, un but précis pour venir raconter son histoire à ce moment précis. Arukisa continuait de l’observer de loin. D’autant plus qu’elle avait senti son regard se poser sur elle. Mais ce n’était pas le hasard, c’était comme s’il l’avait remarquée parmis les nombreux ninjas qui l’entouraient. Son charisme envahissait la place. C’était presque intimidant. La Rose Rouge écouta la fin de son histoire, jusqu’au final imprévisible. Sa gestuelle était inhabituelle, comme s’il sortait d’une sorte de transe. De plus en plus de mystères entouraient cet individu. Le bouquet final était à la hauteur de son entrée, il se rendait. Incompréhensible, encore une fois. N’importe quel shinobi avec un peu de jugeote devait se douter qu’il cachait quelque chose. Son comportement n’avait pas de sens, personne ne se rendait sans raison.

C’est finalement l’expérimenté Asura qui prit les rennes de la situation. Et la première chose qu’il fit, ce fut de demander aux gardes la raison de cet attroupement. Et la réponse retint l’attention d’Arukisa. Il venait tout simplement pour détruire des sabreurs. Trop d’interrogations se bousculèrent dans l’esprit de la kunoichi. Pourquoi ? Qui ? Les sabreurs avaient probablement de nombreux ennemis vu que certains avaient un passé lourd, mais au point de venir afficher ses intentions de façon si directe ? Le sabreur ordonna son arrestation. Après, c’était ce que le vieillard avait demandé. Il fallait aussi prévenir la Mizukage, une tâche administrative dont elle se passait largement. Cependant, l’intuition de la kirijin la mena à penser qu’il devait absolument être surveillé et interrogé efficacement. Il fallait trouver la raison de sa haine envers les sabreurs. Aru’ n’était pas la meilleure en terme de torture ou d’interrogatoire musclé, ce ne serait pas elle qui se chargerait de cette tâche. Faire souffrir n’était pas vraiment sa tasse de thé, elle n’y prenait aucun plaisir, ce qui n’était pas le cas de certains kirijins.

Arukisa se dirigea vers son aîné manieur d’épée. Elle retira sa capuche.

- Je veux être mise au courant de la suite, on est tous concernés. Je vais prévenir les autres. Cette intrusion est louche, il vaut mieux être prudent vu les récents évènements. Dit-elle doucement pour ne pas être entendue de tous.

Les autres membres de la Confrérie devaient être prévenus des menaces de cet homme. Même s’il était possible qu’il n’y ait pas de suites, c’était essentiel pour leur sécurité. S’il s’avérait que la situation venait à évoluer, il fallait faire face et faire appel à l’unité.
La Rose rouge marcha ensuite jusqu’à son coéquipier, qui n’avait pas dit un mot. Elle reconnaissait là sa couardise, loin des problèmes et prêt à fuir en cas de danger. La plupart aurait pu penser à de la précaution mais elle le connaissait assez pour savoir qu’il était en retrait pour ne pas être impliqué.

- Fais attention, il a pas l’air très net. Il y avait une pointe de raillerie dans son propos.

Elle resta près de son coéquipier en attendant de voir les gardes l’escorter en lieu sûr.

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Mer 16 Aoû 2017 - 15:24
-Et à la fin... Il se rend ?

Ce comportement te débectait. Ton poing se resserra. Non pas que tu veuilles frapper cet intriguant, cela n'aurait, pour le moment, aucun effet, son jeu comportait forcément que tu le fasses.

***

Alors qu'on l'habillait de chaines, tu préféras laisser le passage libre d'obstruction et posas genou à terre. De là, tu laissas un fin filet d'eau couler de ta gourde pour laisser ton guide, miniaturisé, en sortir.

-Petit dieu... tu le regardais te fixer dans le creux de ta main. Je sais que je ne dois pas enfreindre la règle mais j'ai besoin de tes conseils.

-Haha, c'pas parce que tu demandes gentiment que je vais accepter, hein ! Mais chui d'bonne humeur et te voir dans la tourmente m'amuse alors laisse-moi te dire deux trois trucs que tu sais pas. Juste histoire de te faire douter un peu plus, bouhahahaha ! Il remonta ton bras jusqu'à ton épaule pour murmurer. Y'a pas longtemps, la vieille Benten s'est fait pas mal d'ennemis au sein des sabreurs. Pour te la faire courte, elle a confisqué des sabres, emprisonné deux trois gonzes, bref, pas sympa. Et il se trouve que ce gars-là il pointa Asura du doigt. Collabore avec elle.

-Je vois, mais...

-Oh laisse-moi parler ! La légende que tu viens d'entendre est très connue dans le pays. J'aime à penser qu'elle est maintenant une sorte d'hymne pour tous ceux qui trouvent que l'insécurité doit disparaître...

-Et lui c'est le Guerrier du No...

-Du Froid, Nagu, du Froid. J'peux pas t'le dire, faut pas abuser, hein ! Il n'empêche que la vieille Benten n'est pas très populaire au sein des cercles conservateurs du village, si tu veux mon avis. Je te parie que pas mal de Yuki la voient d'un très mauvais oeil, d'ailleurs leur chef n'a qu'un oeil, avec le temps il s'est forcément détérioré... hahaha, mauvais oeil, détérioré... Bref...

Les humains ont inventé un jeu très intéressant qui s'appelle la politique, vois-tu. Ce que j'aime bien dedans c'est qu'il n'y a pas de règles bien définies... Et devine quoi... Tout le monde se fiche que la vieille Benten soit blanchie par le code ninja... Parce que le code ninja n'a pas le pouvoir de changer la bêtise du peuple. Et le peuple, il aime les héros, pas les voleurs. Sauf pour Robin des bois ou Aladdin mais tu peux pas connaître.

-Je ne comprends pas...

-La vieille Benten était renommée à Mizu par le passé... Mais côté voleur. Bref. Devine qui va accueillir le vieux aux geôles ?

-Euh...

-Putain mais Nagu ! LES YUKI ! Mauvais oeil !

Le petit dieu retourna dans la gourde dans une symphonie d'insultes loufoques. De ton côté, tu marchais derrière l'escorte et l'enchaîné.

***

-Je vois...

Tu dominais de loin l'escorte par la taille. Tu y enfonças ton bras jusqu'à empoigner l'intriguant. De là, de toute la force dont la tribu Wakibara et les terres de Kaze t'avaient doté tu tiras l'étranger pour l'envoyer valser en arrière, à l'endroit même où il s'était rendu.

-Pour nous les guerriers du sud, un homme qui se rend est un homme mort, et il est hors de question que je laisse un fantôme rôder dans mon village. Ton accent était furieux, ton visage, crispé. Tu l'empoignas par le col et soulevas sa vieille carcasse tout en lui lâchant tout bas. Je commence à comprendre votre esprit du Nord. Vous gagneriez à nous dire ce que vous voulez exactement maintenant. Sinon deux solutions s'offriront à toi, fantôme... Me passer sur le corps ou mourir de mes mains, une nuit ou tu dormiras enchaîné aux geôles. Tu lui chuchotas ensuite à l'oreille. Et là-bas il n'y a ni feu de bois ni nature hostile. Tu le jetas en arrière. Alors parle ici !

Que l'on t'enferme ou non, tu ne serais jamais loin.

HRP:
 
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Mer 16 Aoû 2017 - 16:33
Les mots du vieillard me touchèrent en plein cœur. Il n’était pas ce dont il semblait être et ce qu’il pouvait paraître. La sagesse et le calme devaient être sa devise. Pacifier le pays de l’eau? Par l’esprit? On sait très bien qu'une parole ne vaut pas mille armes et inversement... Seuls ceux ayant une capacité de compréhension et d’ouverture d’esprit s'y plieront. Une bonne partie de la population est bornée et certains pourraient voir en la dictature un refuge...

Son histoire était plus que passionnante, mais c’était un mythe dans le pays de l’eau. Celui qui me faisait rêver, l’homme farouche que l’on surnommait le guerrier du nord, était pour moi l’incarnation même de la robustesse, il était tout ce qu’un homme aspirait à être... Alors, Le guerrier qu’il narrait été donc bien lui, mais celui que je connaissais ne s’agenouillerait pas face à quelqu’un aussi facilement... Je me suis approché doucement de lui, accroupit face à lui...

Vous… Vous... êtes vraiment le guerrier du Nord... J’aimerais m’entrainer avec vous...?

Aussitôt avais je finis ma phrase, qu’un putain de rouquin se fraie un chemin dans la foule et les fait déguerpir aussi vite qu’ils étaient venus... Mais qu’est-ce qu'ils voulaient lui? C’est alors, qu’il entreprit d’enfermer le vieillard. Sans raison apparente... Enchainer un homme comme un vulgaire animal, les kirijins avaient recours à des moyens de la sorte? Pff... Ce village me déçoit de plus en plus...

Il n’en fallait pas moins pour que l’homme au teint de bronze, l’envoie valser... Était-t-il fou? S’en prendre de la sorte au Guerrier du froid, mais il va se faire laminer... Cependant, c’est ce que je pensais. Le vieillard ne faiblissait pas à ses coups, mais pour autant , il ne s’était pas décidé à contre-attaquer? Mais pourquoi ? J’étais là, face à un homme imposant et un rouquin... Ils étaient tous les deux forgés la même opinion face à ce vieillard... Je ne pouvais rien faire... Si je m'interposais ici même, je ne serais qu’un opposant à mon propre village...

C’est au moment où il prit le vieillard par le col et l’envoya en arrière que j’ai décidé d’intervenir... ni une ni deux, à l’aide de deux appuis, je courus rapidement le rattraper durant sa chute évitant qu'il se blesse d'avantages, j’adressai alors quelques mots au vieux...

Je ne peux pas les laisser vous faire ça, Vieillard..


Je redressai la tête brusquement, et mes mots se portèrent sur l’homme bronzé.

Tu ne peux pas le tuer comme ça! Tu attaques un vieux qui n’a pour but que de pacifier le pays, et toi tu te prends à lui!? Mais tu es devenu fou! Tu n’as aucun droit de mort sur lui!


J’étais seul face à eux... Espérons que ça ne finisse pas mal.

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L’impétueux guépard noir absolu de Kiri est présent!




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Jeu 17 Aoû 2017 - 21:52
Il s’était rendu, en son âme et conscience. Et il avait un plan. Le Conservateur avait l’expérience et l’âge avancé qui lui permettait d’avoir, ou tout du moins il le croyait, un coup d’avance. Mais ces Kirijins n’étaient pas dans sa « conformité ». Les choses s’enchaînaient, sous le regard parfois perdu du vieil homme. Les numéros se succédaient. Bien entendu, le plus important était celui du dénommé Asura – les gardes avaient prononcé ce nom – qui semblait être une forte autorité de la Brume. Ordonner son arrestation, et l’emmener pour un interrogatoire. Parfait…

Mais voilà, les Kirijins ne l’entendaient pas tous de cette oreille. Certains firent du spectacle, et parfois à juste titre. Le jeune homme qui avait servi d’escorte se retournait maintenant vers le Conservateur, intrigué, mais également contre l’autorité des siens. Que croyait-il faire, ou plutôt, que croyait-il empêcher ?

Il commençait à parler, puis à hausser le ton. A l’instant même où un garde, avec l’assistance d’un collègue, était prêt à passer les menottes à leur désormais prisonnier. Un homme qui se rend, un homme mort ? Aussitôt, le Conservateur repensa aux brigands qu’il avait rencontré sur son chemin. Leur insolence, leur manque d’honneur, leur absence d’éthique… Kiri n’était-elle pas pareille ? En quoi cette cité, certes majestueuse de force et de réputation, devait forcément recéler des gens dignes ? Est-ce qu’en se rendant, le vieil homme ne plaçait-il pas une confiance aveugle dans un espoir de faire face à des gens de respect ?

« De par ces menottes, vous êtes en état d’arrestation. »

Non, il était hors de question qu’il mette en péril sa quête. Elle était plus importante que tout le reste. Il allait la remplir.

« Euh, qu’est-ce que tu fiches ? demanda son collègue en regardant ses poignets. »

Le garde qui avait passé les menottes ne comprit pas tout de suite. Puis lorsqu’il baissa son regard… il vit qu’il s’était lui-même menotté.

Tout alla alors très vite. Le jeune Kirijin qui avait escorté le Conservateur vit ce dernier se relever au dernier moment, alors qu’il lui fonçait dessus. Le vieil homme lui attrapa les poignets, et en une impulsion aussi rapide que puissante, effectua un saut en arrière, abandonnant les deux gardes sur place.

En retombant, le Conservateur avait pris le Kirijin à la peau brune en otage.

« Je ne comprends pas ce qu’il se passe entre vous, Kirijins. Mais je ne souhaite m’entretenir qu’avec les Sabreurs ou leur quelconque représentant. Venez, en nombre ou seuls,à l’extérieur de votre village et je relâcherai aussitôt votre compagnon. Mais accordez moi cette entrevue. »

Il contracta le bras par lequel il serait son otage.

« C’est capital. »

Spoiler:
 
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Ven 18 Aoû 2017 - 4:11
Asura n'en croyait pas ses yeux. Alors qu'il avait expressément demandé qu'on ne malmène pas son prisonnier du troisième âge, le colosse qui lui faisait face ne se gêna pas pour contredire les ordres en malmenant ce dernier en mots comme ne gestes. Cependant ce ne fut pas son attitude peu honorable qui interpella le plus l'ancien brigand, mais plutôt la réaction de sa prétendu victime qui se transforma très vite en un vif agresseur. Il avait ainsi vu juste depuis le début puisque malgré son âge le vieil homme se révélait un adversaire de taille. En effet menotter un garde à son insu et prendre un shinobi de cette taille en otage avec une telle rapidité, une telle précision, n'était pas à la portée du premier venu.

Cependant le Roux avait encore beaucoup de mal à cerner les réelles motivations de ce menaçant conteur d'histoires. S'il lui était vital de s'entretenir avec la Confrérie, pourquoi avoir s'être rendu aux portes du village en déclarant vouloir anéantir certains de ses membres ? Au final cela le préoccupait bien plus que le sort de ce shinobi indiscipliné qui avait été pris en otage. Sa morte importait peu aux yeux de l'escrimeur. Il lui faisait à un chien enragé : sans respect et trop enclin à laisser libre cours à une justice bien trop arbitraire. Et il était de le faire savoir à tout l'auditoire.


"Tes agissements sont pour moi une véritable énigme vieil homme. Je ne sais pas encore si tu es fou, très malin, ou les deux à la fois. Mais sache que la vie de l'homme que tu tiens ne vaut pas grand chose."

Ses yeux étaient alors fixés sur le fameux concerné tandis que la froideur de sa voix en avait sans doute choqué plus d'un.

"S'il s'était abstenu de menacer qui que se soit, il ne serait pas dans la merde actuellement."

Un triste constat qui ne manqua pas de faire sourire Asura lorsqu'il en fit un parallèle avec la situation plus ou moins similaire d'un autre homme ici présent.

"Ah tiens ! Ça me rappelle quelqu'un d'autre."

En effet le manque de cohérence dans les actes de l'étranger l'intriguait au plus haut. Si bien qu'il ne manquait pas d'allusions sarcastiques pour le faire comprendre à qui le voulait bien.

"Et je ne dis pas ça parce qu'en plus d'être le plus haut gradé ici présent, je suis aussi l'un des trois représentants officiels de la Confrérie des sabreurs."

Il se retourna ensuite vers Gozan Arukisa pour lui faire signe de venir d'un bref hochement de tête tout en incitant tous les autres de la main à ne pas les suivre.

"Mais bon allons y ! J'ai hâte de savoir ce qui te tourmente tant."

Conscient qu'il pouvait s'agir là d'un piège, sa curiosité avait pris le dessus sur son envie de lâcher sur lui tous les shinobis ici présents. Si bien qu'encore une fois sa manie de faire les choses en finesse avait repris le dessus.

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[Scénario n°1/Libre] Peut-être trop

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