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[Mission B] Conscience et connaissance


Dim 13 Aoû 2017 - 2:58

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B


    Un rictus en moins, la roche qui crépite. Le sol bouillonne encore, relâchant toute la chaleur emmagasinée durant la journée. Ta joue est bordée des rocailleuses, ce jardin figé. Le monde à l’horizontal te paraît lointain, improbable. Ni pesanteur ni peur. Chaque élément flotte de manière irréelle, comme aspiré par les cieux. Les nébuleuses laissent place à leur reine, une lune qui assiège la voie lactée de ses étincelles opalines.

    Allongé ainsi, plus rien n’a de sens, ni d’ordre. Les arbres peuvent bien se pencher, la terre se dresser, les étoiles s’agenouiller, seul le sol reste câlin et réconfortant. S’il pouvait t’enlacer et t’emmener à jamais dans ses tréfonds, il le ferait.

    Mais le monde est plus rude, plus exigeant.

    Naiem vient détruire cette douce illusion, masquant le paysage de son pelage argenté. Il voulait faire concurrence aux astres de la nuit, dans sa prestance, dans sa clarté. Lui d’ordinaire si fougueux, si instable, le voilà le regard impassible, ce genre d’expression qui veut à la fois consoler et sermonner.

    Il voulait devancer les aurores, être le premier, le roi. Ses iris pointaient l’avenir, pendant que les tiennes trainaient vers l’arrière. Tu avais envié son énergie, sa confiance, mais plus le temps passait, plus tu t’estimais importante dans l’équilibre d’un parcours juste et fondé sur un panel de valeurs.

    Ni aux antipodes, ni siamois, juste deux entités qui savent tirer le meilleur l’une de l’autre.
    Le loup n’avait pas vraiment eu besoin de s’exprimer, ton buste s’était relevé, laissant le plaisir à ta nuque de supporter à nouveau toutes les lourdeurs de l’esprit humain. Certains regrets, de la honte, de la peine, puis de la colère. Un bouillon d’éléments à l’origine de tes passions soudaines ; La vie en communauté, ses atouts, ses effrois, sa lourdeur et sa force.

    A peine sortie de ce qui s’apparentait à un avertissement de la part d’un groupuscule inconnu, tu avais été recrutée par un membre du Triumvirat en personne afin de rejoindre les rangs d’une section de sa nouvelle milice. La réponse à un premier assaut, une parole de fer et des ambitions protectrices comme vengeresses.

    Iwa avait sorti son cœur de l’étau, il était maintenant temps de le forger, le perfectionner, pendant qu’il était encore chaud. Plusieurs objectifs, des missions qui pleuvent. Ton nom fut vite marqué dans l’une d’entre elles. La missive fut aussi vite rédigée que songée :

    « A l’attention de Nageyarina Gin et de Naenda Kaïn,
    Vous êtes conviés à rejoindre les Crocs Rocheux aux aurores, nous formerons une équipe temporaire afin de nous rendre exceptionnellement dans un village limitrophe aux frontières du pays de la Cascade. Il s’agit d’une première prise de contact, et nous jugerons du meilleur procédé à suivre en chemin
    »

    Tes yeux roulaient sur ta propre écriture, la jugeant parfois trop sauvage, parfois trop condescendante. On t’avait donné des noms sans vraiment conclure les présentations. Seules quelques brides d’informations sur tes deux acolytes étaient remontées. L’un était soi-disant Jonin et l’autre à peine promu Genin. Sur le coup, le fait de te confier la responsabilité de cette équipe te parut plus que bancal ; mais peut-être était-ce également une volonté. Jouer sur les équilibres, rompre les vieilles traditions, avec toi et Naiem, ni légitimes ni illégitimes.
    Au fond, le rang et le grade t’importait peu, seule la finalité de cette mission te semblait précieuse. Si les deux autres le comprenaient aussi, alors vous passeriez loin, très loin de toutes ces modalités théocratiques.

    Naiem se mit à hurler au vent, scindant tes pensées actuelles. La fin de la nuit approchait. Tu avais préféré dormir sur le lieu même du rendez-vous. Étrangement, ton corps s’était posé sur la même roche ou ta tête avait failli être tranchée vive quelques semaines auparavant.
    Nager dans le danger, s’en imprégner. Grandir avec.
    De grandes ambitions.

    Spoiler:
     




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Dim 13 Aoû 2017 - 10:12
Cette pleine lune me laisse sans voix. La hauteur de ce ciel rempli d'étoile toute brillante de mille feux, un spectacle rare qui ne m'est pas insatisfait. Après une très longue journée de travail sans pause, je ne peux que contempler ce qui se trouve au-dessus de moi, regarder de manière allongée sur le toit de ma charpenterie, ces cieux qui regroupent les rêves de milliers de gens : dont moi.

Il n'est pas anodin de fermer les yeux à ce moment-ci et se voir projeter dans un avenir imaginaire où tout nous sembles bien meilleur. C'est pour ainsi dire ma façon de m'extirper d'un monde où je ne suis qu'une poussière au milieu d'un désert immense, sans fin. Un moyen de fuite, sans pour autant être lâche, qui me soulage dans mes heures de doute et de réflexion : je ne suis guère un guerrier et encore moins le shinobi parfait, je ne suis qu'un homme qui possède un rêve.

C'est alors, qu'au fil que mes pensées déferlent, j'en arrive à revoir cette missive reçu il y a peu ; une mission de dernière minute ? L'écriture sur cette lettre me parait un peu trop sauvage, enfantine, une écriture en patte de mouche. Quelque chose d'assez illisible -même si cela reste compréhensible. Rangeant la lettre dans une poche, je passe mes bras derrière la tête afin de m'endormir sans plus tarder.

C'est ainsi que l'aurore apparue. Je ne me presse cependant pas pour me lever, après tout ma tête est bien trop endormie pour me rendre où que ce soit. Frottant mes yeux sous les premières lueurs du jour, je me décide à descendre de mon perchoir pour rejoindre la terre ferme, baillant aux corneilles.

Préparant quelques affaires à emporter, je me fiche légèrement d'arriver en retard : le confort passe avant tout. C'est bien pour cela que je pense à prendre des vivres, de l'argent, vérifier mon équipement shinobi également. Nous ne savons pas quand nous reviendront ni pourquoi nous partons, donc je préfère user de mon esprit et être prévoyant.

Je sors du village avec une autorisation officielle, me rendant dans les crocs rocheux, une zone non éloignée de Iwa. Je ne me presse pas, me contentant de marcher les mains dans les poches à l'allure habituelle, sans penser à quoi que ce soit : je ne fais que me réveiller après tout. Arrivant vers le lieu de rendez-vous, je ne peux que remarquer une présence inattendue.

Un loup blanc. Un sacré morceau. Je relève un sourcil, légèrement étonné : celui-ci ayant l'air sauvage et pourtant, le climat et cette zone n'est pas faite pour un loup blanc. Le trouvant légèrement menaçant, je lui montre alors mon bandeau de Iwa me doutant d'une chose.

- Je vois.

Affichant un sourire, je continue alors ma route, sans m'inquiéter de ce buffle sur patte, rejoignant deux personnes déjà sur place. Mon arrivée légèrement tardive va peut-être me coûter quelques réprimandes de la part de celui qui m'a convoqué, mais je n'ai que faire : on ne peut pas changer la nature et les rêves d'un homme. M'avançant de ma démarche habituelle nonchalante je me stoppe alors, face à eux, croisant leur regard de mes yeux noisettes.

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Dim 13 Aoû 2017 - 22:52
Une mission à l'extérieur. Est-ce que par hasard j'étais devenu fou, ou bien alors j'étais en train de rêver complètement ? Moi, Kaïn, genin de seconde zone, élevé au milieu des scorpions et des dromadaires, qui venait de découvrir le chakra à peine 8 mois plus tôt, j'avais été sélectionné pour une mission à la frontière du pays de la Terre ? Le Triumvirat était-il sincèrement devenu fou ou bien un rat d'administration s'était-il simplement trompé de nom en éditant le titre de mission ? Toutes ces explications étaient plausibles et pourtant la seule qui demeurait invariablement dans mon esprit, malgré son manque de pertinence évident, était la suivante : J'avais été choisi parce que j'étais utile. Utile à Iwa et utile dans une mission de ce genre. Passer d'un seul coup des missions de sauvetage de grand-mère à celles d'approche de peuples étrangers, ça c'était une sacré promotion.

Alors, envahi par cette idée grandiose, qui me plaçait d'un seul coup sur un piédestal que je n'avais jamais imaginé atteindre jusqu'alors, je me précipitais dans ma salle de bain. Petite mais utilitaire, elle me servait à la fois de fourbi, de toilettes, de garde-manger et de salle de bain. J'étais arrivé à i-Iwagakure sans un sou alors forcément, le seul logement que j'avais pu me payer ne valait pas grand chose. Mais cette fois ça allait changer. Qui disait grosse mission, disait aussi grosse récompense en cas de réussite. Et ça, ça pourrait changer ma vie. Me sortir enfin de cet appartement miteux, où le salon est également une cuisine et une chambre, où la porte se rapproche plus d'un filet de pêche que d'une réelle cloison et où le mur est tellement jauni par la pourriture qu'on pourrait jurer qu'il fut peint de cette couleur à l'origine. Sortir de cette misère, enfin. Bon, il faudrait plus qu'une seule mission de ce type, mais c'était un bon début.

Et en parlant de bon début, il était temps que je me prépare. En quatrième vitesse, je filais me débarrasser de toute impureté sous une douche, bien évidemment glacée, avant de me coiffer, du mieux dont j'étais capable. Un coup de parfum, mes vêtements habituels enfilés, un sourire lancé à mon reflet à peine discernable à travers la poussière qui tapisse le miroir et me voilà parti pour une nouvelle aventure. D'un claquement de porte, je sonne le départ et m'élance dans la rue. Le jour n'était pas encore levé et les magasins tous fermés. Logique il était tôt. Un regard lancé à la grand horloge me suffit pour voir qu'il était.... 22h36. Le soir. On était le soir. Je m'étais tellement emballé pour cette mission que j'en avais oublié que le rendez-vous était prévu pour le lendemain matin et non pour l'instant suivant sa réception. Quel crétin.

Le pas lourd et le regard bas, je pousse de nouveau la porte grinçante et bringuebalante de mon appartement, avec nettement moins d'entrain que la première fois. Je m'affale sur le lit et mes paupières se ferment instantanément, comme si mon corps avait très soudainement pris conscience de mon erreur idiote. Et, pris dans les bras d'une déesse du sommeil aux multiples apparences et patronymes, je m'envole vers d'autres contrées, toutes sorties de mon imaginaire.

C'est un couinement de rat qui sortit mon regard embrumé du désert de lumière où je m'étais égaré. Les rats, ils étaient partout dans mon logement, comme s'il prenait un malin plaisir à venir me rappeler à quel point j'étais pauvre et pitoyable. Détendant d'un seul coup tous mes membres, un ''CRAC'' harmonique s'échappa de concert de toutes les parties de mon corps, orchestre d'un instant. Le rituel de la veille recommença, aussi fidèle que pouvait l'être une cérémonie quotidienne. Douche, cri, frisson, peigne, cri, rage, abandon, parfum, senteur, parfum, satisfaction, habillement, narcissisme et départ. Une matinée fort bien remplie, pour ce qui me concernait en tout cas.

Ce fut un véritable jeu d'enfant que de me rendre aux crocs rocheux, pas peu fier d'avoir pu passer devant les gardes avec un grand sourire et une lettre d'autorisation de sortie du village. Mon sac est léger, mais contient tout de même un kit de premiers secours, une corde et une lampe. À ma jambe se trouvent une dizaine de kunai et presque le double de shurikens. À ma ceinture, un simple sac regroupant de grands classiques des arts ninjas. Parchemins explosifs, fil de fer, etc. Toutes ces choses que je n'avais jamais utilisées, parce que j'en étais totalement incapable. En revanche, dans mon dos je transportais le plus important. Mon rouleau de savoir, théâtre principal de mes connaissances du monde civilisé et des ninjas.

Mais, arrivé à hauteur du point de rendez-vous, je fus accueilli par un être non humain. Un animal. Qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à un fennec, mais en beaucoup plus énorme. Probablement un chien, aux connaissances de ce que j'avais lu jusqu'ici sur le sujet. Lui adressant un sourire, l'animal ne me semblant pas agressif pour un sou, même plutôt accueillant, je détourne mon regard du sien, afin d'éviter de ne le provoquer. Semblant fixer deux secondes mon bandeau à la manière d'un humain, il se recula légèrement pour me laisser passer devant lui. Une jeune femme était allongée à même la roche, émergeant à peine d'un sommeil pour le moins insolite. Se rapprochant certainement un peu trop du visage de la jeune femme, Kaïn se pencha en avant afin de saluer son chef en ce jour.

- Naenda Kaïn du clan Naenda pour vous servir m'dame ! Je suis venu vous prêter main-forte dans cette mission extérieure. Vous pouvez compter sur moi !

Héhéhé. Parfait.

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Lun 14 Aoû 2017 - 20:41
Conscience et connaissanceVotre équipe doit prendre contact avec les habitants d'un village situé à la frontière du pays, à l'Est, afin d'en apprendre davantage sur nos voisins. Selon les informations recueillies, nous déciderons de quel comportement adopter vis-à-vis d'eux.

Rejoindre Tohetsu (un village très proche de la frontière).
Prendre contact avec la population locale.
Recueillir des informations sur les pays voisins.
Ne pas quitter Tsuchi no Kuni.





Iwa, construit autour du commerce, devait se développer. Pour y parvenir, le village, ses habitants et surtout les shinobi qui le défendaient se devaient d'établir le contact avec les régions voisines. Mais aussi, afin d'éviter de nouveaux assauts comme le premier qu'ils avaient connu. Pour ce faire, le responsable politique du Triumvirat avait eu l'idée, en accord avec sescollègues, d'envoyer une équipe dans l'un des villages les plus à l'est du pays, le plus proche possible de la frontière : Tohetsu. Ce village plutôt modeste semblait avoir formé une sorte de réseau commercial avec son voisin : le pays des Cascades.

Cette nation loin d'être inconnue des habitants de Tsuchi, des Iwajin, recelait sans doute certains mystères, certaines richesses dont pourrait, d'une façon ou d'une autre, profiter Iwa. Les trois ninjas, l'Inuzuka, le Naenda et le Nageyarina étaient donc chargés d'établir le premier véritable contact, transmettre la meilleure image possible que voulait le Triumvirat, d'Iwa et à fortiori, de Tsuchi no Kuni. De leur comportement dépendait sans doute le succès de leur mission.

Tous les trois aux portes du village, leur aventure était sur le point de commencer. Il leur faudrait donc, maintenant, traverser le pays jusqu'à leur destination.

Parmi les premières missions du village, ces nouvelles générations de shinobi formait sans nulle doute la base d'un futur glorieux pour leur pays et leur village; ils étaient les pionniers d'une nouvelle ère; si bien qu'on saluait assez facilement leur implication et ce qu'ils représentaient pour civils d'Iwa, et certainement de tout Tsuchi no Kuni

Un vieux : Vous partez les jeunes ? Bonne chance ! Et rapportez nous plein de richesses!


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Mar 15 Aoû 2017 - 15:57

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B



    Naiem jouait de ses charmes de sentinelle. Son buste blanc en guise de totem, dressé au milieu des pics de pierre. Impossible de l’ignorer, impossible de détourner son regard. Les premiers rayons de soleil venaient lécher sa fourrure qui, de ce fait, vibrait entre l’or et l’argent. Précieuse et délicate, sa silhouette servait de point de ralliement sans efforts donnés.
    La tienne à côté, bien pâle, s’apparentait plus à un complément d’indice, la confirmation du pacifisme du loup – même si honnêtement, ses traits étaient loin de tirer vers la sauvagerie-. L’un sciait le ciel de ses iris mordorés, l’autre plongeait les siens vers un passé nébuleux, des brides de souvenirs.

    Le katana avait filé sans son, l’air tranché n’avait même pas le temps de se plaindre, de gémir. Ta gorge était à quelques mètres alors. Le deuxième coup était passé à un pas, le dernier à une poignée de centimètres. Une mèche de cheveux avait succombé à l’attaque, vestige d’un pas trop lent, d’une vigueur éteinte, pire… D’une impasse. Le prochain serait l’ultime, les prémices du nouveau monde. Et toi, dans tout ça, tu aurais rejoint la terre avant même de t’y être élevée.

    Les premières pierres roulèrent, la valse des cieux était terminée. Le présent était sans leste, mais lourd d’histoire. Ton visage vira de trois-quarts, accordant au nouvel arrivé la perception et la reconnaissance de celui-ci.

    Peut-être connaissait-il le nom d’Inuzuka, peut-être non. Naenda, le sien t’était complètement inconnu, même ses traits paraissaient indigènes. Le basané se présenta à l’heure, dans une tirade officiellement respectable, bien qu’un peu enthousiaste, signe de bonne volonté comme d’empressement naïf. Dire que tu étais comme lui – avec un peu plus de réserve – il y a de cela quelques mois seulement.

    - Enchantée Kaïn.. Et je pense que tu as pu le comprendre, mais je suis Meian, du clan Inuzuka, et voici Naiem.

    A son habitude, le canidé bomba le torse à la simple évocation de son nom. Son ego était comme sa quintessence de vie, une énergie solaire, qui avait constamment besoin qu’on l’admire ou qu’on la souligne.

    - Tu peux me tutoyer… Lui… moins.

    A ces mots tu avais dégagé un léger sourire, consciente de l’aspect absurde que la scène pouvait prendre pour quelqu’un qui n’avait jamais rencontré d’Inuzuka – ou autrement dit, quelqu’un qui considérait un être de la faune autant voire plus qu’un propre être humain –

    La blague fut vite effacée par cette légère pression que donnait l’arrivée du premier membre d’équipe ; une vie à ta charge, une autre. Grimace interne, boyaux qui se tordent, la responsabilité, la première qu’on te donnait en tant que gérante d’équipe.

    Les minutes parurent des heures, les heures, des semaines qu’on ne pouvait mettre en ellipse. Le dernier membre se faisait attendre. Une demi-heure plus tard, il s’avança avec nonchalance, les mains trop lourdes pour être portées de son propre corps, enfouies dans de larges poches.

    Pas un mot, pas une excuse, pas même une présentation. Il avait fait table rase de toute la politesse qu’on pouvait avoir lors d’un début de mission. L’effet fut hybride de positif et de négatif, car en une fraction de seconde, il venait de balayer toute ton appréhension quant à la protection du groupe. L’irritation avait remplacé l’angoisse.

    Naiem fut miroir de tes pensées, ses babines étaient remontées à vif, laissant d’immenses pointes opalines en exposition. Lui aussi était impatient, mais il avait moins de retenue que toi quant à l’expression de celle-ci.
    Un soupir.

    - Bon.. Inuzuka Meian, je suis donc la personne chargée de cette mission de reconnaissance, et vu que nous sommes déjà en retard, je vous propose de partir sur le champ, on continuera les présentations en route…

    Là où tu n’attendais pas vraiment de réponse, une voix rugueuse s’éleva. Un vieillard vous saluait, vous où votre mission. Il parlait ouvertement de ce désir de richesse qui faisait d’Iwa ce qu’elle était vraiment : Une base commerciale sans égal. Sans le savoir, le grison venait de prédire une des volontés principales de la mission. Le flair des anciens. Un geste de la main en guise de réponse. Ton dos s’était tourné et tes jambes, elles, entamaient la descente par sauts des pics grisonnants. Il n’y avait pas de route à proprement parlé, juste des plateformes assez planes pour amortir des chutes volontaires. Naiem fila au-devant, son agilité lui permettait même des acrobaties assimilables à un simple jeu. Lui s’amusait, filant au loin, imposant son rythme, les deux autres avaient intérêt à suivre !

    - Tohetsu est un village qui se trouve à notre frontière Est, certains de nos explorateurs ont témoigné de leur possible activité avec leur pays limitrophe. Notre mission est simple, s’y rendre en pacifiste, et juger sur place du partenariat possible – ou non – envers eux. Ils pourraient être notre premier pas vers une entente commerciale et politique vers le pays des Cascades.

    Ta voix avait décuplé, désireuse d’être perçue même en pleine course alors que tes camarades se trouvaient derrière. Les premières cartes étaient jetées. Les cavaliers de l’échiquier, en route.


    Spoiler:
     


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Dernière édition par Inuzuka Meian le Mar 15 Aoû 2017 - 20:13, édité 1 fois
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Mar 15 Aoû 2017 - 20:03

Mission de reconnaissance - ft. Inuzuka Meian & Naenda Kain

- Vous partez les jeunes ? Bonne chance ! Et rapportez nous plein de richesses !
- Ne vous en faite pas ôsan, après tout c'est la force d'Iwagakure no satô.


Étrangement mes premières paroles s'adressent à l'encontre de ce vieil homme au pic de ces collines rocheuses. Arrivé en retard, je peux déjà ressentir une certaine tension, surtout vis-à-vis de cette femme à l'allure plus bizarre et étrange que la mienne. Une Inuzuka au côté d'un loup blanc et accompagné d'un homme basané. Il n'y a pas à dire, je peux déjà sentir une certaine frustration quant à ce retard. Mais néanmoins, après qu'elle ce soit présenté, c'est ainsi que nous prenons la route et que nous descendons les crocs rocheux, habiles de nos mouvements.

C'est ainsi que nous arrivons dans une vaste plaine de rocailleuse, menant vers de lointains horizons. Sans plus attendre, nous trois réunis au pied des crocs rocheux, nous avançons dans cette vaste étendue poussiéreuse abordant cette mission dans la même position : un sentiment égaré vis-à-vis des inconnus présents dans cette équipe. Tout d'abord me présenter est chose à faire, même si je n'ai aucune envie de réaliser une quelconque mission.

- Ça peut sembler peut-être un peu tardif et ça n'en a pas l'air, mais je suis un Jônin du village, vous pouvez m'appeler Gin.

Une brève présentation ayant mieux à faire que de batifoler sur ça. Comme dis, les histoires shinobiesque ne m'intéressent guère pour la simple et bonne raison que si je suis devenu l'un d'entre eux c'est seulement pour réaliser l'un de mes rêves : celui d'obtenir la chance de me faire une influence dans le monde de l'humanitaire et de la politique ; et j'aurai bien eu du mal en ne restant qu'un simple charpentier sans statut officiel : devenir militaire en est donc un bon moyen.

- Et donc, tu as une idée sur le rôle que l'on devra jouer là dedans ?

Enfin une question pertinente. Avant même de nous mettre en route, on aurait dû nous tenir au courant -par le chef d'équipe- de notre rôle à jouer et de ce que l'on attend de nous. Même si elle veut garder une avance sur le temps, trop se précipiter ne sert à rien : tout ce qui nous attend ne s'envolera sans doute pas.

Reprenant la route -il faut dire qu'il est bien tôt pour faire un premier arrêt et qu'il semble que j'ai fait perdre assez de temps à cette équipe-, c'est le moment de faire plus ample connaissance. Nous sommes une team et nous devons nous préparer à parer tout éventuel problème qui pourrai arriver et en conséquence, je m'efforce de partager quelques informations.

- Si l'on doit partager nos informations, pour faire court, je dirai que je suis spécialisé dans tout ce qui concerne le soutien et la défense, après tout je suis un manipulateur du Mokuton. C'est un élément rare, mais d'une très grande utilité.

En bref, je leur résume ce qu'il en est, mais pas totalement tout. J'aurai très bien pu indiquer le fait que je possède une très grande réserve de chakra et des capacités à la sensorialité, mais je me garde de faire quelques surprises à mes nouveaux amis présents.

Résumé:
 
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Jeu 17 Aoû 2017 - 1:11
Oulà. Tout le monde avait donné énormément d'informations d'un coup. Beaucoup plus que ce que mon cerveau avait l'habitude d'assimiler en tout cas. À peine étions nous partis, lancés à une allure assez folle, que les informations étaient diffusées par mes deux compagnons. Notre chef d'équipe ainsi que ce Jônin, dont je n'aurais pas soupçonné une seule seconde le grade, avaient tous les deux l'air très expérimentés avec les missions et les responsabilités qu'elles engendraient, ce qui, vous le devinez, n'était pas du tout mon cas. Bien. Aussi vite que nous allions, il me fallait tout de même prendre le temps d'analyser tout cela. Par chance, nous nous trouvions actuellement sur une plaine rocailleuse et poussiéreuse, un relief et un environnement que je maitrisais à la perfection.Je pouvais donc me déplacer à une vitesse absolument correcte tout en réfléchissant.

Tout d'abord, l'objet de la mission. Apparemment nous nous rendions à l'Est du pays des Roches pour entrer en contact avec un autre village. Il y avait donc d'autres civilisations plus mineures ailleurs dans le pays. Et apparemment très prospère. Donc l'objet de notre voyage était sûrement la création de partenariats commerciaux avec l'extérieur, ainsi qu'un point d'entrée vers le pays des Cascades. Sans le vouloir, réfléchissant intensément, j'avais accéléré, dépassant presque la chef de groupe. Enfin, au moins j'en savais désormais un peu plus, malgré mon temps d'analyse un peu plus lent que les autres.

- D'accord je vois. Je dois avouer que je ne connais pas grand chose aux relations commerciales entre pays civilisés, mais une question me vient quand même. Notre but, c'est de lier une relation commerciale avec Tohetsu ou avec les pays des Cascades ? Simplement histoire de poser une priorité absolue à notre mission.

Question pertinente ? Je n'en savais rien. C'était la seule qui me venait à l'esprit, la seule qui m'intriguait réellement. Il était vrai que l'ordre ne mission ne me semblait pas si clair que ça au premier abord, puisqu'il semblait y avoir deux cibles, ce qui, de mon point de vue autochtone, me semblait légèrement complexe. Mais sûrement était-ce mon esprit qui était beaucoup trop binaire dans son fonctionnement, dû à ma culture.

La plaine poussiéreuse était terminée. La poussière qui s'était collée à nos vêtements au cours de cette traversée commençait à se fixer, ce qui indiquait une zone humide. Comme un oasis. Sauf qu'au pays des roches, un oasis s'appelait généralement un lac. Et c'était exactement cette zone là que nous étions en train de traverser. Mon pied, imprégné de chakra, se posa sur la surface de l'eau, m'empêchant de m'y noyer immédiatement. Une technique que j'avais apprise directement à Iwa, assez simple à maîtriser puisque le contrôle du chakra était un de mes rares points forts. Tiens, en parlant de points forts, il était sûrement temps que je présente mes qualités à mes compagnons, l'élaboration d'une stratégie n'en serait que plus simplifiée.

- J'imagine que la marche à suivre dans ce genre de situation est de programmer une tactique. Pour faire très simple, je suis un débutant. Cependant je suis tout de même un utilisateur de Fuuton et je me suis spécialisé, si l'on peut dire, dans le combat à mi-distance. Disons que je suis surtout une unité de soutien. En revanche, je tiens à vous mettre au courant de ma méconnaissance des us et coutumes diplomatiques. J'ai simplement envie d'éviter tout faux-pas en vous prévenant.

Voilà. Au moins j'avais assumé mes points faibles également, qui étaient très nombreux. Il me semblait important, dans une mission comme celle-ci, de ne rien laisser au hasard et surtout ce qui pouvait faire échouer la mission...

Résumé:
 

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Ven 18 Aoû 2017 - 16:57
Les trois Iwajins avançaient sûrement au travers des plaines et divers paysages qui les séparaient de leur objectif. Plus ils progressaient, plus ils parcouraient de distance et plus la nuit approchait. Malgré leur apparente endurance et leurs capacités shinobi, la jeune troupe, restant humaine, devait se reposer à un moment ou un autre.

Après avoir traversé un immense lac et quelques autres plaines rocailleuses, ils arrivèrent, alors que la lumière du jour déclinait de minutes en minutes, à l’orée d'un bosquet. Cette petite forêt aux arbres biens ordonnés et plutôt clairsemés paraissait plutôt calme, sûre. Seuls quelques hululement pouvaient être entendus au loin.

Il ne faisait pas totalement noir, tout juste la pénombre. Fallait-il s'arrêter ici ou poursuivre la route afin d'arriver le plus vite possible à Tohetsu ? Le choix appartenait sans doute à la cheffe de cette équipe improvisée.

Quelle que soit la décision, à fortiori, il ne pourrait être mauvaise, rien ici ne semblait représenter une menace. Il ne s'agissait après tout que d'arbres et d'ombres. Sans compter les quelques chouettes qu'abritaient cet endroit.
Spoiler:
 
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Sam 19 Aoû 2017 - 20:29

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B


    Descente expédiée, une course contre une montre que toi seule jaugeait importante. Quelques pierres roulantes signalent votre arrivée aux pieds des Crocs, la suite s’enchaîne vite. Naiem mène la danse, là où le genin à la peau ébène avait décidé de prendre un peu d’avance. Des questions à profusion, toutes étaient pertinentes et justifiées : tu avais lancé la machine si rapidement qu’ils pouvaient s’étouffer dans leur lancée. Mieux valait combler les vides de la précipitation.

    « Tohetsu est la première pierre de l’édifice que l’on veut construire. Nous allons nous présenter, analyser leur fonctionnement, et négocier une entente qui ne peut et ne doit être que positive pour nos deux villages, voire, nos deux pays s’ils nous accordent derechef le droit d’exploiter leur alliance avec Taki pour gagner en influence »

    Tes mots roulaient eux aussi, mais avec plus de légèreté que les pierres qui vous suivaient auparavant. Ils ne dérivaient pas simplement sous la volonté de la gravité et du terrain, mais slalomaient et glissaient vers les endroits qui manquaient de matière. Un léger dérapage stoppa ta course à l’orée d’une nappe bleutée.

    Le ciel avait fusionné avec le sol. L’azur verdoyant en guise de lac. L’eau qui reflète un ciel évidé de nuages, bordée par une couronne végétale, des arbres et la faune qui s’en échappe. Certains oiseaux dessinaient dans le ciel, par l’eau, des traits onduleux qui se répétaient tout en perdant en intensité, ne laissant à vos pieds qu’une légère vibration. Miroir piégé, bois éparses, et les effluves qui s’y lient.

    Une brise se tait. La nuit approche, et vous accueille dans un râle apathique.

    Les foulées reprennent, dans une nouvelle mélodie. Cette fois vos pas imitent les volatiles, surfant avec la surface du lac, perturbant sa tranquillité naturelle. Les clapotements aqueux bercent l’horizon et alertent la vie animale. Vous courrez après la nuit, le soleil à vos trousses. Il vous caresse de ses derniers rayons quand le sol redevient de terre et de vert.

    Une vie s’éteint, une autre se lève. Les premiers sifflements, l’appel de l’inconscient. Des chouettes se parlent, des rats se plaignent. Des arbres frémissent, un lac s’endort.

    « Je propose une pause d’un quart d’heure pour se restaurer, et nous repartirons ensuite »

    Tu sens les regards se poser sur le sens même de ta demande, comme si elle pouvait être tangible et censée. La cavale abyssale, celle qu’on juge dangereuse. Tu voulais leur avouer, que les marcheurs nocturnes avisés étaient ceux qui risquaient le moins, mais tu préféras t’asseoir en tailleur pour sortir les quelques fruits qui avaient survécus au périple.

    Un regard et un hochement de tête sur le côté donnèrent à Naiem ce qu’il attendait : son moment de liberté. La bête disparut dans un élan fougueux, plongeant à vive allure dans les fougères repeintes de l'encre indélébile apportée par l'obscurité.

    « Il revient » souffla-tu comme si c’était la réponse la plus primordiale que tu pouvais donner au moment présent. « Pour me présenter un peu mieux, je dirais que ma particularité est de former un duo avec Naiem, j’ai vécu en nomade avec mon clan avant qu’Iwa ne prenne forme…. »

    Un cri d’agonie, strident, scinde les cieux et les limbes. Un cœur qui se hausse, un autre qui s’arrête. Naiem réapparaît, l’argenté laisse place au carmin. Dans sa gueule, le corps béant de la première bête qui avait croisé son chemin. Une biche, tuée sur le coup par une morsure sèche à la gorge. La jugulaire qui répand au sol sa liqueur opaque.

    Naiem est conscient du protocole, il dépose l’animal au sol, te laissant le choix de la zone qui deviendra ton repas. Le sang ne t’écœure pas, la bête doit être honorée. Quelques lambeaux, pas de viscères, tu laisses ça à Naiem.

    L’essence de l’âme fait soudain écho aux marques qui habillent d’ordinaire ton visage. Ces crocs vermeils qu’on assimile à des peintures de guerre, en réalité hommage à toutes ces âmes envolées pour votre survie.

    Repue, repas de chair. Tu essuies la sève ardente d’un geste de la main, ignorant les juges que sont tes acolytes.

    « Si tout le monde a terminé… » Tu t’avances dans des propos sans même juger de la scène, le quart d’heure était largement passé. « Alors on peut reprendre la route »

    Naiem s’avance, il sait ce qu’il a à faire.

    « A partir de maintenant il vaut mieux avancer de manière furtive mais efficace, nous ferons moins de bruit si certains ne courent pas »

    A tes mots, le canidé avait penché le buste, avant de s’allonger complètement au sol, sa langue terminant de laper les résidus de carnation qui tachaient sa fourrure d’argent.

    « Le silence sera d’or »

    HRP :
    Spoiler:
     


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Dim 20 Aoû 2017 - 16:00

Mission de reconnaissance - ft. Inuzuka Meian & Naenda Kain

Notre route commence. Notre groupe se met en route vers le village de Tohetsu si ma compréhension est bonne : une partie du plan Iwajin afin de pouvoir construire quelque chose de durable et développer des relations très certainement à but commercial, une chose qui ne me déplaît pas bien au contraire : ayant toujours rêvé d'une expansion marchande afin que mon art se fasse connaître, c'est en somme une occasion pour moi comme pour tout autre marchand ambitieux de se répandre à l'échelle internationale, ainsi que sur tout le continent et faire de notre village la principale arche du commerce. C'est en somme une très bonne initiative de la part de ce qui semble s'apparenter à une décision de notre Triumvirat.

Dans notre périple, nous traversons les paysages au travers du temps qui se consume peu à peu jusqu'à ce que notre " cheffe " décide d'accorder une pause générale au groupe afin que nous puissions nous sustenter. En toute première chose, mon regard se porte sur l'environnement afin d'observer si la décision de celle-ci semble être juste et sécurisée. Dans cette pénombre survolant ce bosquet, il est difficile de pouvoir repérer nos ennemis, et même se défendre d'une attaque furtive. La question principale étant : qui pourrait bien être un potentiel ennemi ?

Sans réponse claire, je décide de me relâcher quelque peu tout en restant sur mes gardes, posant mon sac à dos à mes pieds afin de pouvoir sortir de quoi me nourrir ; assis sur un rocher tout près de nous. Soupirant légèrement, le voyage et l'exploration est mon rêve le plus cher, bien que je me rende compte aujourd'hui que cela demande une certaine endurance et plus particulièrement une patience sans fin.

Commençant à manger un repas froid, j'observe alors Meïan, elle qui envoie son loup au travers des fougères pour aller récupérer quelque chose et à ma grande surprise cela se trouve être : de la nourriture fraîche. Faire un feu est une mauvaise idée lorsque l'on ne sait pas ce qui se trouve autour de nous et... ah ! Elle décide de manger cette pauvre bête crue.

- Dégoûtant ! Dis-je en murmurant à moi-même.

La route reste cependant encore longue, c'est dans cette optique que la pause ce fini et qu'il faut nous remettre en route désormais. Rangeant mes affaires, je me lève et rejoins les autres. La cheffe nous présente alors notre monture pour la nuit : Naiem, son compagnon. Donc si je comprends bien, nous devons faire à dada sur le bidet avec cette bête ? Une mission bien plus farfelue que je n'aurai pu l'imaginer.

- Je monte derrière !

Loin de moi l'idée de me retrouver pris en sandwich entre une femme sauvage et un homme basané. Laissant mes compagnons grimper sur le dos de notre familier du moment, je grimpe à mon tour à l'arrière, prêt à partir. Nous reprenons ainsi la route vers Tohetsu, marquant la fin de notre pause.

Arriver aux frontières ne devrait plus prendre trop de temps. Voyageant dans la nuit la plus totale et désarmée par notre vue inefficace, nous ne pouvons faire autrement que nous taire et ne faire aucun bruit au risque de se faire repérer dans nos mouvements de nuit. Je respecte alors la règle, me contentant de continuer ce voyage à trois... Enfin, à quatre.



Résumé:
 
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Mer 30 Aoû 2017 - 20:47
Silencieusement, avec précaution, le petit groupe venu d'iwa traversa la petite forêt sans aucun problème. Pas un bruit, pas un animal; le silence seul et la lune pointant sous un ciel d'encre. Ne pas prendre le temps d'une nuit, ne pas se reposer pour gagner quelques heures surement précieuses était un choix plus ou moins judicieux présentant autant d'avantages que d'éventuels inconvénients. Pourtant, cette région de Tsuchi no Kuni était plutôt calme dans l'ensemble, des incidents survenaient parfois mais souvent sans gravité si ce n'était sans intérêt.

Après quelques heures de plus passées sur les routes, ou à travers champs et forêts; se dessinait au loin un hameau aux allures de cité fortifiée. Bien plus petite qu'Iwa mais plus... "Impressionnante" que la plupart des autres villages disséminés ici et là. Le temps de parcourir cette distance qui les séparait de leur objectif -d'Iwa à Tohetsu-, une missive venant d'Iwa avait été envoyée à Tohetsu par le biais d'un volatile quelconque. La moindre des politesses fut de prévenir les autorités compétentes de cette petite ville de l'arrivée d'une première délégation Iwajin, l'autorité du Triumvirat et de son responsable politique.

Se rapprochant, en milieu de matinée; le groupe pu croiser les premiers commerçants du village défilant en caravane, depuis Tohetsu. Ceux-ci prenaient visiblement la direction d'Iwa. Un peu plus loin, à cent, deux cent mètre peut-être se tenaient, tout armurés de pièces de cuir, sabre au fourreau et lance à la main deux gardes, de part et d'autre de la grand porte. Si le Seijiteki avait vu ce qu'était devenu ce village, il aurait été sans doute très étonné. En effet, le petit village de commerçant avait bel et bien mué en une unité économique maintenant non négligeable.


Spoiler:
 
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Lun 4 Sep 2017 - 2:20

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B


    Que le tonnerre cesse, que la route s’affaisse. Martelé et martyr, le sol supporte les dernières foulées de la bête lunaire ; Naiem est confiant et ouvre la danse en meneur. Les mètres se confondent et les secondes s’ignorent, votre temps devient monotone, le paysage s’étire. La nuit enveloppe sous ses ailes opaques, étouffant l’originalité d’un décor végétal, le réduisant à une infinie bulle noire. Des dégradés encerclent votre avancée, témoin de profondeur, témoin de perspective. Même l’écho des griffes qui lacèrent la terre sont comme aspirées par l’obscurité ambiante : la nuit est douce, la nuit est vorace. Elle dévore les nuisances, puis les recrache aux aurores. Les nébuleuses n’étaient plus, bien plus occupées à jouer en cachette derrière un océan d’encre. Le souffle de Naiem se fait plus lourd, son corps bouillonne. La charge fruste ses mouvements, bride sa liberté. Il ne peut ni glisser, ni jaillir, ses cavaliers étant bien trop novices dans l’art de chevaucher un animal d’allure sauvage.

    Une goutte effleure ta joue, avec toute la délicatesse de sa provenance : La rosée précoce, le réveil des endormis. Les odeurs se dilatent, exponentielles, réveillées par la brise humide qui se lève. Les aurores s’introduisent, préviennent de leur arrivée et murmurent dans les vents à l’orée des bois.

    L’or recouvre le charbon, il est le seul à pouvoir le faire. Du lunaire au solaire, dans la fraîcheur qui y est mariée, le jour se lève, et votre course s’achève avec les restes de la sorgue. Un mur atteste de la destination ; Tohetsu est une ville passante en pleine expansion, sa structure se devait d’en être digne.

    Une route scinde la ville en deux, large et aplatie par la sédentarisation opportune. Des maisons de bois et de papier meublent l’entrée. Elles ont des allures traditionnelles, mais leurs finitions attestent de leur mascarade : Il n’y a que l’ombre de la noblesse dans ces habitations. Construites trop vite, dépassées par leur propre succès.

    Deux gardes aux allures de colosses font la seule ronde qui leur est permise ; des cercles autour d’une entrée large de quelques mètres seulement. Des traînées sur la terre battue retracent leur monotonie, la lassitude en un seul dessin. La ronde se brise, te voilà au centre d’une attention nouvelle, de la curiosité éphémère. Les deux silhouette s’approchent, mains au fourreau, les yeux indécis sur la cible méritant le plus d’attention ; les shinobis ou l’étrange monture qui les amenaient.

    « Messieurs, nous venons en pacifiques. » Ton menton avait plongé en guise de courtoisie, un salut bref mais efficace.

    « Nous sommes une délégation d’Iwa, vous avez dû recevoir un message prévenant de notre arrivée. »

    Une moue que tu retiens, cette affirmation était vaseuse ; certes l’oiseau messager avait bien été envoyé quelques semaines auparavant, mais jamais aucune réponse n’était parvenue jusqu’à votre cité mère. Ce qui pouvait donner deux sens à la situation ; Soit le village frontalier n’avait pas eu l’occasion de vous accorder de l’attention, soit il ne l’avait pas voulu. Dans le premier cas, l’accueil devrait pouvoir se faire dans de bonnes circonstances. Dans le deuxième, il vous faudrait vous munir de bienséance et de patience pour ne pas vexer vos probables futurs hôtes.

    HRP :
    Spoiler:
     

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Mer 20 Sep 2017 - 0:21
C'est dans la continuité de notre épopée que s'achève le voyage. L'horizon annonce alors une petite ville, scindée en deux par une longue route qui la traverse sur laquelle peut marcher les voyageurs et les habitants de ce petit hameau. Notre équipe de trois a parcouru une longue distance, prenant que très peu de repos entre temps. Notre professionnalisme témoigne de la détermination qui nous animes : mener à bien la mission qui nous est assigné et ramener à Iwa une réussite politique sur laquelle nos noms seront cités.

Curieux dans l'âme, les commerçants que nous croisons me laisse perplexe. Ils proposent toutes sortes de babiole que l'on peut trouver dans le quartier commerçant d'Iwa : est-ce la proximité des deux villages qui fait que les produits vendus soient similaires ? Au fond, je n'en sais rien, mais il est tout de même intéressant de se poser des questions sur ce que l'on vie et ce que l'on voit dans l'instanté afin d'avoir un minimum d'interaction avec cet entourage qui nous est inconnu. Puis qui sait, peut-être verrais-je des idées intéressante pour de futures créations.

Ce qui m'intéresse notamment, c'est l'architecture que nous offres ce petit village. Quelque chose de simple, mais d'assez moderne qui peut éventuellement m'inspirer pour l'un des projets auquel je pense dans le but de faire évoluer la grande citée du commerce dont je suis l'un des partisans dévoué. Toujours accompagné de mon carnet de note, je ne me gêne nullement afin d'écrire quelques idées et faire de très fins croquis que je pourrais développer et finalisé dans l'avenir.

Notre petite compagnie arrive au terme de la route, stoppée par deux gardes : rien d'anormal jusqu'ici. Rangeant mon bloc note et mon crayon, je reprends de mon sérieux, laissant faire la cheftaine. Bien que je sois le plus haut gradé ici, ma flemmardise envers les tâches shinobi fait que j'ai à Coeur de laisser aux autres les mondanités et les responsabilités dans ce genre de situation, mais bon, je peux toujours donner un petit coup de pouce en cas d'oublie de la part de celle qui nous dirige.

- Je me nomme Nageyarina Gin. Voici Naenda Kaïn et ici Inuzuka Meïan, celle qui représente Iwa officiellement de par sa fonction de responsable de notre équipe : c'est donc à elle que vous devrez vous adresser pour les mondanités. Dis-je en désignant de la main chacun de mes deux comparses. Nous venons en paix et purement dans un but politique, comme doit l'indiquer la missive envoyée par nos supérieurs depuis Iwa.

Se présenter reste important pour deux choses lorsque l'on est en mission politique : Mettre en confiance nos interlocuteurs et confirmer notre identité, mais également prouver que nous venons sans mauvaise intention, dévoilant que nous n'avons rien à cacher. C'est une sorte de jeu psychologique qui s'effectue dans chaque quête politique et qui très souvent fonctionne parfaitement.
Résumé:
 
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Ven 22 Sep 2017 - 22:31
Conscience et connaissanceVotre équipe doit prendre contact avec les habitants d'un village situé à la frontière du pays, à l'Est, afin d'en apprendre davantage sur nos voisins. Selon les informations recueillies, nous déciderons de quel comportement adopter vis-à-vis d'eux.

Rejoindre Tohetsu (un village très proche de la frontière).
Prendre contact avec la population locale.
Recueillir des informations sur les pays voisins.
Ne pas quitter Tsuchi no Kuni.



La route avait été longue pour le trio d'Iwajins. Voyager de nuit était généralement un pari risqué, il y a quelques années encore, voir quelques mois, ils auraient certainement rencontré forbans et malandrins sur la route, les attendant sous le couvert obscur de la nuit. Mais pourtant, la route s'était faite sans accroche aucune. Vers la fin de l'avant-midi, ils étaient finalement arrivés à destination - plutôt épuisé cela dit - mais quelque chose clochait.

C'est que le Tohetsu qui se dressait devant le groupe n'était pas tout à fait celui que le Seijiteki leur avait décrit. Les murs n'étaient pas que de simples palissades, mais de véritables remparts de roc. Les gardes protégeant l'accès au bourg intérieur n'étaient pas que de simples miliciens de pacotilles armées de fourche et de pelles, mais bien de véritables soldats portant une armure lourde et des armes bien affutées. Qu'est-ce qui pouvait bien expliquer une si grande différence? Le commerce avait-il été à ce point fructueux depuis l'édification d'Iwa ?

À l'approche du groupe, les deux gardes mirent leur lance au travers de leur route. Malgré les explications du groupe, ils demeurèrent septique un instant. « Une délégation? Jamais entendu parler de votre arrivé. Et toi ?» Son collègue acquiesça par la négative d'un simple signe de tête. « Vous seriez mieux de... » Le second soldat l'interrompit et pointa les bandeaux au sigle d'Iwa que les trois ninjas portaient. « Hum...Patientez un instant. »

Le second garde les abandonna, disparaissant dans l'embouchure de la grande porte qu'il avait à peine entrouverte pour passer, et ne revint qu'une bonne demi-heure plus tard, accompagnée d'un vieil homme richement vêtu. « Pardonnez-nous l'attente mes amis! Vous avez mis siii longtemps à venir jusqu'à nous que nous croyions qu'Iwa avait abandonné l'idée de venir nous rendre visite. » dit-il d'un ton un peu moqueur. « Je me nomme Kamejirō ! Je suis le modeste Seigneur de la cité de Tohetsu. Bienvenue chez nous ! » Sur ses paroles, les portes du village s'ouvrirent, révélant finalement l'intérieur de l'enceinte. Le village était riche, actif et animé. Il ne ressemblait en rien à ce que leur avait décrit Borukan Arikasa, c'est-à-dire un village modeste et peinant à joindre les deux bouts. Comment le groupe aborderait-il cette surprise?

« Vous semblez quelque peu...fatigué par votre voyage? » dit-il en scrutant les Iwajin boueux des pieds à la tête, s'attardant particulièrement à la jeune Meian qui semblait plus sauvage que les autres. « Pourquoi ne profiteriez-vous pas de ce que notre village a à offrir pour vous rafraichir et vous reposer un peu. Nous commencerons ces histoires de politique plus tard, autour d'un bon repas. Je laisse mon assistant vous accompagner entre temps. Je dois retourner à mes occupations pour l'instant. » dit-il en laissant le trio en plan. Kamejirō était définitivement un hôte étrange. À la fois accueillant, mais nonchalant. En plus d'avoir ignoré la missive d'Iwa, il avait l'audace de faire attendre les délégués envoyés ?

HRP:
 
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Mar 26 Sep 2017 - 0:27

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B


    D’un discours naît l’éclipse, l’entaille d’une présence plus ou moins désirée. Cette rencontre à double bord avait en présentation une politesse gênée et un accueil de méfiance. Les colosses faisaient ce qui les rendait brillants : Un contrôle modéré mais ferme d’un passage vital pour leur cité. Ils seraient reflet de votre attitude, d’ombres et de lumières, miroirs ambiants. Tempérant une situation prévisible par des mots prévenants, ton souci vient de leur surprise quant à votre venue. Ils n’avaient pas d’instructions, que ce soit par volonté ou simple oubli. L’un semblait plus impatient que l’autre, prêt à renvoyer l’oiseau à son nid, mais sa précipitation fut rongée par l’arrivée –non peu théâtrale- d’une tierce personne.

    Le représentant même du village frontalier s’était déplacé, se présentant en modeste, en réalité précieux, de part son statut comme par son apparence. Soigné jusqu’à sa tignasse grisonnante, il avait les apparats d’un commerce de luxe, de ses jouets dorés.

    « Seigneur Kamejirō .. J’ignorai que nous étions attendus plus tôt. Navrée pour cette attente, c’était involontaire »

    Inutile d'expliquer que tout n’était que quiproquo, qu’il soit prémédité ou non. Iwa avait peut-être dirigé dans la hâte une missive que vous aviez tardé à respecter. Une administration douteuse, pour des raisons obscures. Un sourcillement marié à une inclinaison de respect. Pas de justification sur votre voyage pressé, se plaindre d’une nuit bercée par vos propres foulées serait un abus de bienséance. Le silence comme maître-mot, vos visages étaient seuls témoins d'une fatigue plus ou moins maîtrisée.

    Le doyen de titre s’avançait sur ses propres terres en éclaireur, suivi de près par ses deux protecteurs. Il s’amusait presque à redécouvrir ce qu’il voyait au quotidien, décrivant les courbes d’un village qui n’était plus simple village : Tohetsu était loin des idées préconçues que l’on vous avait narrées. Plus que des briques et de la boue, les demeures resplendissaient de finitions, de gâteries et d’imagination. Même l’air semblait pur et prospère, serein de sa propre richesse, de ses propres mets. Kamejirō vous propose une halte de fortune ; un séjour journalier dans la cité. Tu acceptes sans broncher, c’était une occasion à ne pas manquer, chaque détail importait.

    Abandonnés à vous-même sur une place parmi d’autres, prochainement explorateurs de Tohestsu. Ton regard devient circulaire, englobant les horizons en sentinelle de reconversion. Une vérification succincte, pour des idées évasives :

    « Bon.. Force est de constater que le village est loin d’être un traditionnel village commerçant. Leurs richesses sont variées et peut-être même de tous azimuts. Nous allons profiter de ce temps libre pour répertorier un maximum de choses sur ce village. Si votre mémoire vous fait défaut, voici de quoi écrire »

    Tes paumes tendent des carnets de cuir reliés par une ficelle de lin. Apprentis scribes, écrivains du futur. Tu tournes les talons, divisant le groupe de ton propre chef, avide des secrets dissimulés derrière ces apparences éclatantes.

    ►►►►

    Sueur tiède ; à la juste limite entre celles de terreurs et celle d’excitation. Tes doigts venaient caresser la tranche d’un journal qui n’en était pas un. Plongée un instant dans les méandres d’un passé que tu marquais chaque soir dans un procédé similaire. A l’encre noire sur le lacté d’une feuille ; l’histoire de ta vie, arrêtée bien des années avant. Reprendre les écrits, manier ce charbon de nouveau, mettre fin à une ellipse qui durait depuis un massacre sourd.

    Un tremblement, une plume qui s’écrase, le rouage qui s’enclenche de nouveau :

    Citation :
    « An 201, Hiver, Rapport de fortune – Tohetsu

    Nos hôtes ne cachent pas leur fortune, mais ils n’en jouent pas non plus. Tohetsu n’est pas un village qu’on peut oublier, leur passage est dynamique et pluralisé. Ils sont marchands de biens comme de services, ils ont la soie, l’orfèvrerie, la gourmandise et la réception privilégiée. J’ai vu des forgeurs, des artistes, de la peinture et des livres. Des toiles, de la culture, une bibliothèque : Qu’on me pardonne mais j’ai pris le soin d’enlever quelques-unes de leurs propriétés, si je n’arrive pas à terminer ces lectures dans la soirée, je les emporterai en études, puis les ramènerai, si tout se passe bien avec nos accord.

    Ils ont des terres, des champs à perte de vue. Le savoir-faire, leurs constructions n’ont pas que la solidité, elles ont l’élégance de l’exotisme.

    Cette ville est à l’image de milles autres qu’on aurait fusionnées ; Elle vit de commerce et de tourisme, prend leurs visages et leurs cultures. Chimère ambulante des tendances, ouverte sur le monde, à ses qualités comme à ses défauts.

    Comment font-ils pour se préserver de l'avidité du monde ? Une armée... Une alliance avec un plus gros poisson qu'eux ? »

    Une tache termine le rapport, signature à la hâte, stigmate de ton empressement affamé. Les heures étaient bien trop courtes, prison de tes propres envies, te privant d’une curiosité abondante. Le soir était tombé comme un ciel aux aurores ; mariage de l’oppression et la délicatesse de la brume et la rosée.

    ►►►►

    La maison du Seigneur Kamejirō était à l’effigie du village tout entier ; cosmopolite et imposante. Son pavillon principal mélangeait avec finesse la charpenterie aux décors subjectifs. L’entrée à elle seule affirmait l’importance de son tenancier : Il la fallait immense, qu’elle laisse entrer et sortir toutes sortes de choses ou de personnes.

    Tes acolytes se pointent à l’heure. Tu expires un soulagement discrètement soufflé ; arriver en retard à ce repas aurait joué de votre motivation aux affaires et donc de votre crédibilité.

    « Nous partagerons nos rapports ce soir, pour le moment nous all.. »

    « Ah, vous voilà ! »

    Kamejirō était sorti de lui-même, son visage strié par les âges en guise d’accueil.

    Spoiler:
     




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Lun 9 Oct 2017 - 2:59
Le Seigneur Kamejirō accueillit la délégation d'Iwa sans aucune prestance. Devant la porte de son imposante demeure, il était de lui-même venu chercher ses invités, mais sans plus. « Pile à l'heure, c'est parfait! Je n'ai pas toute la soirée après tout. » ajouta-t-il à ses salutations avant de leur tourner le dos et de les guider à l'intérieur de sa demeure.

À l'intérieur, absolument tout démontrait une incroyable richesse. On ne se croirait pas dans la campagne de Tsuchi qui abritait généralement de bien plus modeste bâtiment. Le maître des lieux conduit la délégation jusque dans une grande salle de réception où une immense table dressée les attendait. Le premier plat du Kaiseki les attendait déjà sur la table - un petit amuse-gueule. « Prenez place chers amis! Le premier plat est déjà servi! »

Les trois iwajins n'étaient pas seul avec le Seigneur des lieux. Il était là le plus gros poisson : accompagnant le Seigneur Kamejirō pour ce repas, deux hommes et une femme étaient présents et déjà attablés. Leurs vêtements, tout comme les décorations qui les ornaient, étaient le reflet d'un certain exotisme, le style et le mélange de couleur n'étaient pas typiques du Pays de la Terre. Il s'agissait d'un exotisme qui n'était pas sans rappeler l'architecture du village. Si les Iwajins avaient un oeil le moindrement attentif, ils seraient en mesure de remarquer un symbole récurant dans les ornements de leurs vêtements - sous la forme d'un collier, d'une broderie dorée ou encore d'une boucle d'oreille - deux traits verticaux qui bifurquent vers l'extérieur pour former une base plus large. Il s'agissait du symbole de la noblesse du Pays de la Cascade. Que pouvaient-ils bien faire ici? Étaient-ils responsables de la fulgurante croissance du village?

À peine tout le monde installé, Kamejirō-sama mit cartes sur table : « Je ne vous le cacherai pas...» dit-il à l'intention de la jeune sauvage qui semblait diriger le trio. « Si j'ai accepté de vous accueillir ici, c'est à leur demande à eux. » ajouta-t-il aussitôt d'un grand geste du bras en désignant les trois autres nobles. « Si ce n'avait tenu qu'à moi, je serais demeuré silencieux à votre demande. Après tout, nous nous débrouillons très bien sans votre aide depuis suffisamment longtemps. » Sa voix recelait une pointe d'amertume.

C'est que Kamejirō n'avait pas toujours été un seigneur baignant dans la luxure et la richesse. Il n'y a pas si longtemps, Tohetsu était encore un petit village campagnard en perte de vitalité. Comme beaucoup d'autres dans la même situation, il s'était dégradé radicalement après la rénovation de Rokkusu en Iwa qui avait monopolisé les transactions commerciales de pratiquement tout le pays. D'un côté, il blâmait la cité ninja pour ce que lui et les siens avaient dû endurer. Pour survivre, il avait dû faire affaire avec d'autres.

L'un des trois nobles - le plus vieux du trio - se leva lorsque le maître des lieux termina finalement de parler. « Cher Iwajins. Il me fait énormément plaisir de finalement vous rencontrer. Je me présente, Mitsuaki Kasukēdo. Moi et mes deux collègues sommes originaires de Taki no Kuni, la contrée de la cascade. » Que pouvait bien faire cette délégation étrangère au Pays de la Terre, qui plus est, sans avoir été annoncée à personne auparavant?

HRP:
 
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Mer 11 Oct 2017 - 19:33

CONSCIENCE ET CONNAISSANCE

MISSION RANG B


    Un repas de luxure, des apparats que l’on ne cache pas. Kamejiro avait cet indécence de l’homme qui voulait montrer sans réel but. Son toit, ses possessions, relatives à sa renaissance, étaient la scène d'une pièce de théâtre qu’on ne connaissait que trop bien. Son accueil avait moins de chaleur, moins d’intimité que plus tôt dans la journée. Était-il pressé au point de vous le faire sentir ? Si c’était le cas, les négociations tourneraient vite court, si tenté que cet homme ait seulement pensé faire affaire avec vous. L’art de la table attirait toute l’attention qui pouvait être donnée, ses effluves éphémères intriguant Naiem d’une manière dangereuse. Délicate attention, tu songeais en secret à l’espoir d’une gamelle pour le loup tyrannique qui t’accompagnait, sans quoi tu ne pouvais prédire de quoi il serait capable, son estomac passant souvent avant son esprit.

    Ignorant le grognement sourd de la bête, ton regard roule autour d’un décor prémédité. Tout était à sa place, les invités également. Trois nouveaux visages s’étaient additionnés à la mine grisonnante de votre hôte. Eux ne cachaient pas leur sourires, l’aîné plus particulièrement, déjà marqué par des rides aux tendances généreuses plus que capricieuses.

    Kamejirō émet un rappel à l’ordre, glaçant une atmosphère déjà figée par le luxe d’une maison dorée. Il nuance ses propos, se dissociant de lui-même de la tablée et de ses objectifs. Il était rancunier et le montrait, évoquant sa volonté de silence quant à votre appel. Une moue accompagne ton menton, ni rabaissé, ni orgueilleux. Tu étais simplement navrée d’entendre ce genre de reproches narrés de piquant comme de délicatesse. Il avait la grâce de ne pas vous stigmatiser, mais le désir de vous faire comprendre que vous n’étiez pas en situation de décision. Il blâmait le passé, vos erreurs de jadis, peut-être irrécupérables.

    « Seigneur Kamejirō, vous me voyez navrée d’entendre votre positionnement bien que je le comprenne tout à fait. Iwa n’est pas aveugle au point de ne pas se rendre compte de la portée de ses gloires nouvelles, qu’elle soit positive comme négative. Nous sommes actuellement en train de considérer chaque route commerciale qui aurait pu souffrir de notre fortification, afin de les joindre à nos partenariats. C’est pourquoi je suis ici, en porte-parole d’un village qui ne demande qu’à ouvrir des frontières pour les rendre accessibles à tous »

    Manière plus ou moins décente de témoigner sur les volontés commerciales du village caché de la Terre. C’était un fait, Iwa avait soif de découverte, faim de nouveauté. Devenir le berceau monétaire, le foyer des idéaux, le représentant modèle et fiable des puissances shinobi était une finalité muette mais assumée. Des constructions étaient nées les questions, les curiosités, la jalousie. La grandeur d’Iwa avait vite englobé des centaines de villages alentours sans en être consciente. Un écart de volonté, la nuisance liée à une expansion fulgurante. Et te voila, toi, à vouloir rattraper ces erreurs, même dans les endroits qui avaient trouvé bonheur ailleurs.

    « L’ailleurs » avait un visage charbonneux, strié par les âges, un autre angevin, hypnotique de féminité, et un dernier d’une robustesse froide. Un trio hybride de sens et de couleurs, vêtus de matériaux soyeux, portant sur leurs faciès même, les marques de l’exotisme. L’évocation de leur provenance ne te surprend pas. Voilà donc la mère nourricière de l’enfant Tohetsu. Une excitation s’empare alors de tout ton être, tu ne pensais pas tomber en tête à tête avec le poisson sans visage que tu soupçonnait sans connaître. L’entretien par le pays des Cascades était une réponse logique, la frontière n’étant à quelques heures de marche du village.

    « Je dois vous renvoyer le plaisir liée à cette rencontre, Kasukēdo-san, je n’aurais pas imaginé rencontrer des ambassadeurs de Taki no Kuni si tôt… Permettez moi de nous présenter, voici Naenda Kain, apprenti à l’art shinobique et Nageyerina Gin, shinobi et artisan émérite. »

    Tes mains avaient longé les murs, désignant tes acolytes qui se trouvaient respectivement à ta gauche et à ta droite.

    « Quant à moi je suis Inuzuka Meian, Genin du village et en charge de cette expédition… »

    Le loup grogne.

    « En compagnie de Naiem, bien sûr »

    S’il pouvait sourire il l’aurait fait, histoire de montrer ses plus belles canines.

    « Bien alors… Je crois avoir compris que vous aviez demandé à nous recevoir... ? »

    L’adrénaline montait, cette mission pouvait se montrer bien plus intrigante que prévue. Que des envoyés du pays des Cascades suggèrent votre présence n’était pas sans but. Le tout était de savoir lequel, et de déceler les ambitions -franches ou cachées- des trois intervenants. La pression qui y était liée faisait de toi un pantin de glace, incapable de réagir aux normes nobles, habituée à faire semblant. Les mondanités étaient pour toi bien loin. Quand s’asseoir ? Comment s’exprimer ? Comment se tenir ? Un millier de questions sans réponses, l’exigence d’une situation, la volonté de ne pas échouer. Un lien pouvait être tissé ou coupé en une fraction de seconde, et tu te retrouvais au milieu d’une tapisserie qui ne demandait qu’à être complétée par les fils aux nouveaux pigments.

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Sam 14 Oct 2017 - 18:22
Les mondanités et les frivoleries si communes à la noblesse étaient effectivement de mise pour ce repas. En tout cas pour les trois nobles de la cascade. Si Kamejirō semblait prétendre à leur manière, il n'en demeurait pas moins un homme issu de la classe travaillante et cela se ressentait sur ses réflexes à table. À la vue de la maladresse des trois shinobis d'Iwa quand aux manières de la table, les trois nobles s'échangeaient des petits regards et sourires moqueurs.

Le Seigneur des lieux ne put s'empêcher de sourire à l'écoute des excuses et des explications de la jeune sauvage à sa visible fermeture envers Iwa. Ce n'est que maintenant qu'il avait besoin de Tohetsu que la cité de la roche s'empressait de venir en aide aux pauvres petites bourgades dans le besoin...Mais Kamejirō n'avait pas regardé sa ville dépérir sans rien faire en attendant désespérément l'aide d'un autre. L'aide, il était allé la chercher ailleurs.

Alors que le repas continuait de battre son plein, le responsable du trio noble, l'homme du nom de Kasukēdo, se dressa dans son siège. « Vous l'aurez sans doute deviné Meian-san...Mais ce village ne s'est pas développé aussi rapidement de lui-même. Suite à la mise à mal du commerce pour les villages de région par la faute d'Iwa - sans vouloir vous offenser - Kamejirō a profité de la proximité de son village avec la frontière pour faire affaire directement avec nous. Taki n'est peut-être qu'un pays mineur aux yeux du reste du monde, mais nous possédons tout de même l'une des plus grandes richesses économiques après la vôtre. Notre royaume est riche en ressource et en bien exotique. De notre générosité, nous avons décidé de prendre sous tutelle Tohetsu avant que la famine ne le ronge davantage. » Il prit une pause, une gorgée de vin, puis tandis la main à la femme installée à sa droite qui lui remis un rouleau de parchemin scellé d'un sceau de cire bleue portant la marque de la cascade. « Si j'ai demandé à notre ami Kamejirō de vous contacter...c'est que nous avons une proposition à faire à la grande cité d'Iwa : dans un monde en constante tension, nous aimerions pouvoir tirer profit d'une alliance avec vous. » Kasukēdo tendit alors le parchemin vers Meian. « Nous aimerions que vous remettiez ce message aux responsables de votre cité. Le sommet de Shîto approche, peut-être sera-t-il l'occasion de discuter davantage de cette proposition...Sinon, nous attendrons de vos nouvelles - bonne comme mauvaise - à un moment ultérieur. »

***

Le lendemain, le Seigneur Kamejirō remercia par respect les émissaires d'Iwa pour leur venue, malgré son dédain toujours visible envers eux. Il leur permit de demeurer en ville aussi longtemps qu'ils le souhaitaient avant de rentrer chez eux, afin qu'ils puissent rapporter chez eux l'image parfaite de la prospérité et de ce que Tohetsu avait pu devenir sans leur aide.

HRP:
 
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[Mission B] Conscience et connaissance

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