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Quand le sabreur rencontre le samouraï, les lames parlent. [FT. KÔGA]


Lun 14 Aoû 2017 - 1:30
Il y a quelques jours, je suis enfin rentré de l'hôpital sans aucune séquelles, je pouvais d'ailleurs tout de suite reprendre les entraînements sans rien à craindre. J'étais ravi, car deux semaines passées à l'hôpital avaient fait que j'ai perdu deux semaines d'entraînements. Pour certain, ce n'est rien, mais pour moi qui m'entraîne absolument tous les jours, c'était une perte énorme, et je devais remédier à ça en me battant le plus possible contre les experts d'Iwa. C'était facile de les reconnaître étant donné que ces experts étaient tous Jônin, et ils étaient les seuls que je voulais affronter. Bien que je ne suis pas arrogant, j'ai toujours eu une confiance de pouvoir battre tous ceux qui étaient au même "stade" que moi, ou légèrement plus haut. C'était une confiance née suite à des années d'entraînements et de combats, mais ça ne s'apparentait pas directement à de l'arrogance. C'était d'ailleurs sur ces pensées que je me dirigeais vers les hauts-plateaux car j'ai réussi à demander à un Jônin de s'entraîner avec moi, et il a accepté.

C'était le début d'après-midi quand j'étais arrivé aux hauts-plateaux, et plus précisément sur un grand terrain d'entraînement actuellement vide. C'était souvent ici que je venais m'entraîner avec des combats "réels", car pour assimiler et affûter ses techniques, il n'y a rien de mieux que la pratique. Et c'est pour ça que j'ai toujours adoré affronter plus fort que moi, c'est vraiment stimulant de se dire qu'avec une seule erreur tu peux perdre un combat car la personne en face de toi est plus expérimentée. Mais cette fois, j'avais besoin d'une personne en particulier, quelqu'un qui, comme moi, maîtrise le Kenjutsu, ou au moins le Taïjutsu .. C'est pour ça que j'ai demandé à un Jônin des Nagamasa que j'ai rencontré par hasard. Il avait accepté ce que je lui ai proposé, il avait sûrement ses raisons aussi, ou il était juste sympathique. En tout cas, j'avais une bonne impression de lui, bien que son apparence ne donne pas envie de l'approcher.

J'avais comme d'habitude cette apparence de mendiants; des habits un peu sales, des cheveux en bataille et un bandage à l'œil droit recouvrant presque la moitié de mon visage. Ces habits étaient vraiment facile pour bouger sans le moindre mal, et j'attendais que la personne arrive avec mon épée tenue en main droite fermement. L'épée n'était pas une épée qu'on avait l'habitude de voir, c'était comme si la façon dont elle était forgée était simple et profonde à la fois. Ce n'était qu'une fois que j'ai vu la personne arriver sur le terrain que je le saluais avec ma main gauche tout en gardant mon sourire calme et apaisé légendaire.

-Hm ! Est-ce que tu es prêt pour cet entraînement ? Encore merci d'avoir accepté.

Bien entendu, je restais malgré tout vigilant que ce samouraï m'attaque rapidement sans prévenir, après tout il était comme moi un pratiquant du Taïjutsu, sauf que lui était Jônin. C'était ce qui me rendait encore plus méfiant. Mais ça ne se voyait pas trop que j'étais sur mes gardes à cause du calme qui m'entourait.

L'épée:
 

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Lun 14 Aoû 2017 - 2:48
Kôga était un homme simple à comprendre. Peu de choses l'intéressaient, mais l'entraînement et plus encore celui au sabre était un moteur à son existence, domaine qu'il pratiquait des heures par jour presque religieusement. Habituellement, le natif du pays des Tourbillons aurait préféré s'adonner à cette pratique en solitaire mais celui qui l'avait interpellé possédait une arme toute particulière, en rapport avec l'un de ses objectifs futurs. Comme les Kirijins, il était doté d'une arme à pouvoir et cela avait suffit à réveiller assez d'intérêt pour qu'il participe à ce duel sommaire.

En apprendre plus sur cette faction qui restait assez mystérieuse le dévorait de curiosité, mourant d'envie d'en découdre avec ceux réputés comme inégalés et ceci serait parfait comme avant-goût.

Plus tôt dans la matinée un ninja de classe moyenne qui s'était présenté comme Shige Itaki l'avait invité à se joindre à lui, le définissant du même acabit par les deux lames portées à sa ceinture. Sans être totalement jouasse il n'avait étonnement pas décliné l'offre et il quitta le dojo vers les hauts-plateaux et plus spécialement un, réputé pour atteindre une hauteur vertigineuse. L'oxygène se faisant plus rare à cette altitude, son corps n'en travaillerait que plus. Après avoir affronté les tourbillons et les tempêtes de neige, Iwagakure lui semblait souvent une promenade de santé tant son climat était propice à la vie de l'Homme.

Son keikogi rouge tenu par un obi noir de jais, seulement vêtu de ses deux donneuses de morts ou de leçons -à voir comme la situation l'exigeait- accrochées à ce dernier, c'est le plus tranquillement du monde qu'il arriva aux abords de l'endroit imaginé et élaboré par les Chôkoku et les Borukan.

De plusieurs bonds, il arpenta la roche en adhérant à celle-ci facilement grâce à un peu de chakra sur la plante de ses pieds, dans un saut final le laissant tombant face à au borgne ayant déjà dégainé. Il n'avait pas noté cet handicap dans son esprit et fut surpris qu'un homme mutilé ainsi fut assez téméraire pour l'inviter à danser.

« Oi, Dokugan. J'suis aussi prêt qu'tu l'es. L'es-tu ? » Un sourire carnassier alors qu'il était toujours désarmé, il examinait en même temps que les mots s'extirpaient d'entre ses lèvres l'outil de son collègue, qui dégageait à elle seule une certaine forme de dangerosité. Apte à juger mais aussi à mésestimer, il ne dégaina toujours pas.

« Alors ? Si tu as dégainé, la moindre des choses et de te servir de ta lame, Iwajin. » Pointant du doigt le fil de son épée sur laquelle l'astre ardent se reflétait sans pour autant l'éblouir, son regard vint se planter dans le seul œil valide de Itaki.

Les mains devant lui mais pourtant prêt à parer n'importe quel coup qu'il viendrait porter, stoïque, Kôga ne bougeait qu'au rythme de ses respirations saccadées. Ses getas désaxées l'une de l'autre, il arborait lui aussi une position de combat bien que désarmé, ses membres inférieurs témoignant qu'il était prêt par leur fléchissement. C'était le premier kata d'une infinie base de donnée gravée dans sa mémoire, qu'il allait montrer en partie à son acolyte d'aujourd'hui.

Il montait peu à peu en lui l'excitation du combat, et il n'y avait plus doux son à l'oreille du Chien Errant que celui de l'acier glissant hors des bras de tissu d'un fourreau, chose qui n'allait vraisemblablement pas tarder.
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Lun 14 Aoû 2017 - 15:03
Apparemment, mon surnom était déjà devenu "le borgne", c'était quelque chose dont j'avais l'habitude à force, je trouvais même qu'il ne l'avait pas dit pour être insultant. Je rigolais doucement en le voyant comme ça, même si ce rire pouvait paraître insultant, c'était une habitude que j'avais de souvent rire. Puis voilà qu'ensuite il m'avait "provoqué" en me demandant de venir l'attaquer. Alors que l'adrénaline commençait à faire battre mon cœur de plus en vite, je soufflais calmement pour me calmer et être dans l'état le plus optimal possible, après tout je ne me battais pas avec l'adrénaline, ce n'était pas mon style de combat. Je bougeais légèrement mon poignet de droite à gauche avec la main où siégeait mon épée, et suite à ce mouvement elle semblait s'allonger, jusqu'à ce qu'elle traîne sur le sol en arrière. Au total, la lame à elle seule devait bien mesure trois mètres. Mais ce n'était pas tout, d'un mouvement avec mon autre main comme si je séparais deux baguettes pour manger des nouilles, mon épée se séparait en deux épées identiques verticalement. Alors que je les gardais chacune dans une main, je gardais la lame de la main gauche verticalement au niveau de mes hanches vers l'avant pour me défendre, alors que l'autre lame, elle, était tenue verticalement, comme si les deux lames formaient un ">" plus penché sur le côté droit.

-Très bien, dans ce cas j'arrive.

Avec un léger rire, je me précipitais avec une grande vitesse devant lui dans une grande charge, arrivant en quelques instants à trois mètres face à lui. J'étais à une distance sûre de lui, venant à fouetter simplement mon arme de la main droite vers lui en m'avançant d'un léger pas. Rien ne valait mieux que de commencer par les basiques qu'on apprenait avec les épées, basiques déjà fort intégrés en mon esprit.

Quant à ma position, j'avais le pied droit devant moi en tournant légèrement mon buste sur la gauche pour suivre l'épée et y rajouter un peu plus de force. Mon pied gauche était tout simplement à côté de mon pied droit vers l'arrière, formant un angle droit, une position assez étrange cependant.

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Lun 14 Aoû 2017 - 19:24
Il ne s'était trompé que sur peu des à priori qu'il possédait envers l'homme pourvu d'un seul œil. Tout d'abord, son sabre semblait dôté de facultés occultes puisque d'un mouvement de son articulation, il fit s'allonger l'arme de plusieurs mètres jusqu'à que sa pointe vienne crisser contre la roche du terrain d'entraînement, ce qui ne fit que renforcer l'envie d'en découdre du samourai. Il avait aussi répondu à son appel.

De ce qu'il avait pu en déduire, un seul mouvement pouvait faire accroître la longueur de cet acier particulier, et il supposa donc que la réciproque visant à la rétracter était une possibilité, l'arme ayant bien besoin de reprendre une taille normale à un moment ou à un autre. La vraie interrogation se trouvait dans les détails. Pouvait-il l'aggrandir et la rapetisser à son bon vouloir, et si oui à quelle vitesse ? Visiblement cela n'était qu'un prémisce au don du trésor de Kiri manié par Itaki, car peu après il la divisa en deux parties identiques avoisinant donc les trois mètres, chacune dans une de ses paumes.

Tout ceci avait le don de l'émoustiller et après une petite réplique répondant favorablement à son invitation, il s'avança avec une vélocité remarquable vers le Nagamasa. Pourtant, il ne sentait en lui aucune intention de tuer ou même de vraiment le découper comme il en serait le cas contre un ennemi de sa trempe sur un champ de bataille. Alors que le prolongement du bras de son sparring partner fendait le vent calme des cîmes pour faire s'abattre son attaque sur Kôga, chacun des muscles dans les cuisses de ce dernier se contractèrent et dans une impulsion féline, il sauta d'un bond équivalent presque à sa propre taille, posant le creux de sa geta sur la partie non tranchante du sabre venu initialement le frapper, ce dernier penchant sous son poids pointe la première.

En moins une fraction de seconde, sa main gauche avait dégainée l'Andāteikā de son fourreau, seul le bruit cristallin du glissement hors du fourreau la trahissant et cette dernière se mit verticalement sur son propre flan droit pour parer tout assaut de la main qui tenait la seconde lame de son adversaire, foulée par son pied. Réduisant la distance les séparant à moins d'un mètre, il s'accroupit en posant finalement son pied sur la garde de Itaki tandis que d'un coup d'une violence visant clairement à handicaper le natif de Mizu no Kuni. Son sabre quitta un instant sa position initiale pour venir entamer d'une tranche sèche l'épaule opposée symétriquement à celle qui tenait sa donneuse de mort avant de revenir là où il était, là où un œil humain non entraîné n'aurait pas aperçu le mouvement. D'un même bond agile, il revint à sa position initiale, inspectant les dégâts qu'il avait causé, la pointe de sa propre arme pointée vers le Chûnin.

« C'est un sabre intéressant que tu as là. Montre moi en plus. » Sa raillerie ne visait qu'à lui faire perdre son calme et révéler un peu plus son arsenal, il ne pouvait se contenter de ça. Kôga voulait voir le vrai potentiel de cet homme et sa coéquipière, qu'il puisse enfin démontrer le sien. Du peu qu'il avait pu voir, il semblait assez doué dans le domaine du Kenjutsu, mais sa confiance aveugle en ses propres capacités l'empêchait de le mettre sur un pied d'égalité avec lui, à tort ou à raison.

Sans prendre la peine de retourner à l'assaut, il attendit encore une fois que son antagoniste se lance à l'assaut, comme pour illustrer le fait qu'il ne méritait pas que Kôga vienne à lui.

« Tes lames. Elles sont trop longues, et me donnent trop d'ouvertures. »
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Jeu 17 Aoû 2017 - 11:50
Alors que le samouraï en face de moi venait à sauter sur ma lame et plonger le bout vers le sol, je relevais ma main droite en l'air en un instant, laissant une pente se former et le samouraï qui glisserait petit à petit à cause de cette pente. J'étais déjà sur mes gardes pour lui, remarquant facilement quand il dégainait son arme à lui. Il venait à bouger sa main gauche sur le côté, empêchant d'handicaper cette arme alors qu'il commençait à bouger son épée quand la sienne venait l'attaquer. Certes il n'avait pas la même vitesse que lui, mais la taille de l'arme permettait d'atteindre son épée tout de même. Un bruit métallique retentissait, signalant qu'il n'y avait pas eu de blessés. Et quand il sautait pour s'enlever de son arme, il ne perdait pas de temps à recoller les deux parties de son arme, descendant l'arme entière pour ne faire qu'un mètre, à une vitesse comme auparavant qui était relativement lente.

Il semblait essayer de me provoquer ou de me critiquer, je ne savais pas s'il essayait de bien faire mais en tout cas ce qui était sûr pour moi, c'est qu'il essayait de me déstabiliser. Je ne l'étais pas pour si peu, ça c'était quelque chose de sûr. Je ne répondais que d'un sourire comme d'habitude, et voyant qu'il ne voulait pas m'attaquer j'avais préparé quelque chose en tête pour lui. Je ne m'avançais que d'un seul pas, envoyant mon épée d'un coup d'estoc vers sa poitrine, seulement ce n'était pas tout. La lame, qui était capable de l'atteindre à ce moment, s'était allongée et rétractée à une énorme vitesse une dizaine de fois. Mais j'étais confiant qu'il saurait en bloquer une majorité si ce n'est toute, c'est pour ça que j'avais bougé mon poignet pour viser ses épaules, ses jambes, ses genoux, ses coudes, sa poitrine et son bas-ventre. Les coups étaient assez rapides pour, dès qu'un allait toucher il y avait déjà l'image de l'autre ailleurs.

Malgré tout ça, je restais sur mes gardes face à lui, je l'avais déjà vu mais il était vraiment fort et était dans autre "domaine" de Kenjutsu. Tandis que moi j'étais un sabreur, lui était un samouraï, c'est pour ça que l'affronter était réellement excitant bien que pour l'instant rien ne se soit réellement passer de vraiment important, il n'y a eu qu'un seul échange, les futurs échanges sont à venir.

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Sam 19 Aoû 2017 - 1:39
Son dernier assaut fut visiblement paré, sans pour autant qu'il lui soit infligé de prime abord une réplique qui l'aurait handicapé pour ce qui allait suivre. Il était réactif et cette mise en jambe eut l'air satisfaisante des deux côtés, pour les deux hommes d'épée. Sa seule vraie réponse fut de fusionner les deux parties du prolongement de son bras pour qu'elles ne fassent qu'une, sous le regard attentif du Chien Errant, scrutant le moindre de ses mouvements.

Il ne répondit pas à ses quelques phrases précédentes, visiblement concentré sur ce qui allait suivre, la taille de son arme reprenant une longueur lambda sans vraiment se presser. Le fait qu'il les fusionnent avant d'en venir à cela le fit réfléchir quelques instants sur le pourquoi d'une telle manipulation, et surtout dans cet ordre puis il pencha la tête sur le côté de quelques degrés, comme impatient.

Le deuxième acte de cette pièce de théâtre féroce ne tarda pas et bientôt, il revint prendre d'assaut le Nagamasa d'une façon bien singulière. Cette fois au lieu de trancher, le borgne opta pour l'estoc et cela au pluriel, grâce à une nouvelle capacité de son arme. Le trésor venu de Kiri semblait pouvoir s'allonger et se rétracter au bon vouloir de son possesseur, mais le secret résidait, il venait de le comprendre, dans sa vitesse d'éxecution. Le premier coup fut dévié net par Kôga, droit sur ses appuis qui ne broncha pas d'un cil, bien conscient que ce n'était que la première note d'une mélodie s'étirant dans le temps. Plusieurs endroits étaient visés et il para encore, du plat de la lame la pointe assassine venue faire couler son sang.

Sur la dizaine de coup, tous furent arrêtés par le Jônin à l'exception des deux derniers. S'il en venait à en montrer autant, c'était un manque de respect que de ne pas lui montrer une partie de ses talents. Occupé à l'embrocher, il dût pourtant apercevoir la passivité de son adversaire se transformer en un mal connu de toute personne ayant déjà participé à un conflit armé. Le temps de la défensive était à son terme et au lieu de simplement esquiver les deux dernières tentatives il se déplaca de quelques mètres dans un silence macabre, son enveloppe pourtant musclée semblant se tordre pour passer entre les coups. En faire autant d'affilé le laisser exposé et prévisible pour lui, qui vint se rapprocher en frappant le manche lui-même comme réponse à son dernier coup. Il était proche de lui et le musc du samurai était sûrement perceptible à ses narines.

Tout allait très vite, et dans la même fraction de seconde qu'il lui avait fallu pour s'approcher, il dégaina à une vitesse qu'un simple sabreur aurait simplement put imaginer sa seconde lame de sa main libre, venant chercher à entailler le buste de Itaki tandis que son autre main dotée de sa Fossoyeuse cherchait à le désarmer de son outil, passant du manche à la main. Ceci fait, il glissa vers le côté non-valide caché par le bandeau qu'il portait sur son œil pour frapper son épaule de ses deux lames croisées au niveau des pointes, avant de se dégager en reculant sans lui tourner le dos.

Une goutte de sueur perla sur sa tempe et il sourit, satisfait de la tournure des événements. « Putain j'pourrais faire ça toute la journée. »
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Mer 23 Aoû 2017 - 23:05
En le voyant contrer tous mes coups facilement je souriais doucement, restant tout de même autant sur mes gardes qu'au début. Il avait réussi à esquiver de peu mes deux dernières estocs, si on ne comptait pas les entailles au niveau des manches de ses habits. Aucun dégâts grandioses en soit. Seulement, il tentait de faire quelque chose, et c'était d'attaquer mon buste tout en dégageant mon arme avec son autre arme. Mais je n'allais pas me laisser faire après tout, mon arme en un instant se rétractait pour que la lame ne fasse plus que trente centimètres, suite à quoi je bougeais très rapidement le poignet autour de sa lame, et il ne suffisait que d'une fraction de seconde pour que sa deuxième lame -celle envoyée pour tenter de me désarmer en tranchant ma main- soit envoyée contre celle qui partait sur mon buste. Une seconde de retard et j'allais être tranché, mais un bruit métallique retentissait, le bruit de ses deux lames qui se tapaient entre elles, et tandis que je reculais d'un pas pour tenter de l'esquiver au maximum, je ne pouvais empêcher une légère coupure de quelques millimètres se former sur mon torse, le sang en coulant lentement bien que ce ne soit pas du tout alarmant à ce niveau de blessure.

Malgré tout, j'avais retenu ma respiration pour effectuer tout ceci avec un maximum de précision, c'était ce qui me permettait de réagir au quart de tour, mais quand on retient sa respiration, il faut la relâcher pour respirer de nouveau, et en faisant ça je ne pouvais réagir directement quand il venait sur mon côté droit, mais j'avais de la chance c'était avec ce côté que je tenais mon arme. Il devait sûrement se dire que je ne pouvais pas contrer ce coup dans mon angle mort, mais en sachant qu'il était là, c'était l'instinct de l'épéiste qui m'aurait permit de le contrer- si j'étais dans le meilleur des états à ce moment. Mais, même si je ne pouvais pas le contrer, je n'allais quand même pas me laisser faire, et en sentant la brûlure au niveau de mon torse je m'emportais, serrant les dents un instant avant de m'avancer d'un coup rapide vers son propre coup d'épée, ce que peu de gens auraient fait. En temps normal, les gens tenteraient de contrer, d'esquiver en reculant ou quelque chose comme ça, mais à ce moment je m'étais avancé, ça aurait peut-être pu le surprendre ou non, peu importe, mais ce qui était sûr c'est que j'avais réussi à l'empêcher de reculer vraiment, mon épée avait déjà bougée comme si elle était un serpent vers son épaule, lui laissant un dilemme: s'il me touchait, je le toucherais aussi. Seulement, mon coup à moi porté dans ce sens allait handicapé son épaule et lui donner un bon voyage à l'hôpital, peut-être que lui aussi je n'avais pas le temps de regarder.

Si mon coup et le sien ont touchés, mon épaule tranché, il n'y avait pas de nerfs touchés mais la plaie était assez grosse et avait tranchée dans le muscle, et en bougeant ma main gauche j'avais fait passé mon arme dans ma main gauche, le bras droit qui pissait le sang retombait le long de mon corps à cause du muscle tranché, la blessure assez forte pour faire gueuler un homme avec peu de volonté, mais ce qui se passait sur mon visage n'étaient qu'un énorme froncement de sourcils type daron énervé, les dents serrés pour ne pas laisser de grognements s'échapper et des gouttes de sueur sur le front qui perlaient.

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Jeu 24 Aoû 2017 - 18:01
L'adversaire que le funeste sort avait glissé sur sa route semblait ne pas vouloir démordre de son idée de base ; répliquer. Encore et encore malgré les assauts répétés du shinobi visiblement plus doué que son congénère, Itaki usait de stratagème et de son Trésor de Kiri pour inverser la vapeur et s'en sortir. In extremis, le torse balafré, l'acier allait mordre encore. Le choix était difficile, devait-il se dégager de cette étreinte qui présageait un flot respectable d'hémoglobine ou se laisser empaler et à son tour frapper plus précisément pour le mettre hors d'état de nuire pour un long moment ?

Le chien errant, garant de son honneur qui se voulait bientôt bafoué par un Chûnin, ce même Chûnin pourrait possiblement se targuer d'avoir réussi à faire couler son sang en quantité. Son égo surdimensionné le poussa alors à l'erreur, ce qui allait lui servir de leçon une bonne fois pour toute, du moins pour les entraînements ne comportant aucun ennemi concret et réel que la législation l'autorisait à annihiler.

Seul le vent qui soufflait de son haleine teintée d'odeurs mâtinées typiques de Tsuchi no Kuni put sentir la première partie de son mouvement le fendre tandis que l'Iwajin semblait vouloir s'accroupir tant ses membres inférieurs se fléchissaient sous une intense pression. Allégorie d'Atlas et de son Monde qui pesait sur ses épaules, ni tremblement ni hésitation ne vinrent troubler ce requiem mortel. Soudain, ses deux lames avaient déjà glissé dans leurs fourreaux sans que rien n'indiqua ce qui avait pu l'aider à atteindre ce stade avec tant de vélocité. Sans chercher à savoir si son coup à l'épaule avait fait mouche, c'est à partir de cette position que se décanta l'assaut final de Kôga dans cet entraînement.

Dans un raillement strident, la Fossoyeuse fit ce pourquoi elle avait acquis ce nom funèbre et sans que le seul œil valide d'Itaki puisse décrypter son mouvement, il se retrouva dans son dos, la main sur la garde surplombant à nouveau son fourreau. Une seconde passa et il soupira une unique fois, regardant le sol comme si le dénouement de cette affaire ne le satisfaisait pas, lui qui était connu pour ses frasques et excès. La retirant doucement de son enveloppe d'écrin et d'ébène pour observer peu convaincu le sang qui s'y trouvait, ce qu'il allait devoir faire s'il ne se trompait pas le fatiguait déjà.

C'est les genoux de Itaki qui venaient d'heurter le sol et le son de sa défaite qui le sortirent de cette indolence sardonique, ses traits rappelant un instant ceux de son père par leur façon de s'étirer si singulière. Il tourna le visage vers lui alors qu'il s'écroulait au sol sans exprimer d'émotions bien qu'elles se bousculaient en son sein, s'interrogeant sur la vraie raison de son acte. Se trouver en position d'égalité, ne serait-ce qu'un instant avait suffit à le faire commettre le péché capital ? Ou bien était-ce simplement cette soif de sang qu'il avait glorifié pendant tant d'années qui avait pris le contrôle ? Etait-il devenu incapable de se contrôler et de montrer le peu de sagesse emmagasiné ?

Heureusement pour le Jônin les shinobis avaient sûrement décidés de s'entraîner ailleurs et sur le plus haut terrain de la zone, à l'abri de tout regard, il s'accroupit non pas sans rappeler la position qu'il avait choisie pour frapper à côté de ce qui était désormais un cadavre pour prendre son pouls. Peu avaient le mérite d'avoir survécu à son art et il n'en faisait visiblement pas parti, son visage et le bandeau l'entourant couvert de la sève s'écoulant d'une longue et profonde blessure longitudinale sur son buste. Kôga avait presque coupé en deux son adversaire qui cherchait juste à progresser. « chikushō ... » grommela-t-il, couvrant le haut de son faciès de sa paume un moment en réfléchissant.

Quelques minutes plus tard, ses getas protégeant ses pieds de tremper dans le liquide vital de sa victime accidentelle, il se décida à se relever.

Il se devait de lui offrir une sépulture décente mais pour le bien de sa carrière et celle de Chôgen qui serait peiné dans son ascension au pouvoir d'être pourvu d'un cadet qui tuait ses subalternes, le samurai dût opter pour quelque chose de sobre à l'abri des regards, de préférence loin de tout trafic et autre traqueur. Attachant la garde de l'épée pourvu du symbole de l'équilibre appartenant au Shige à sa ceinture, il s'imposa de le découper avant de se reprendre, trop de sang étant déjà étalé çà et là dans un flux qui ne se stoppait pas. Sans un Borukan à l'horizon pour l'arrêter, attrapant le corps dégoulinant d'hémoglobine sur son épaule, en étant recouvert par la même occasion, il dota la plante de ses pieds de chakra et marcha doucement vers le vide, Itaki l'accompagnant maintenant vers la direction qu'aurait pris un démon après son méfait, l'enfer.

Résumé:
 
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