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[Portes de Iwa] Part I - La Pauvreté aux portes [Feat. Akimoto]


Lun 14 Aoû 2017 - 1:32

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto et Nageyarina Gin

Iwa Gakure No Sâto. Grande citée commerçante dont la réputation n'est plus à faire au travers des contrées, et même au-delà des océans. C'est un arche réunissant les meilleurs artisans et les commerces les plus riches et diversifiés que porte les régions de ce monde. L'engouement autour de cette économie profitable à nous, habitant d'Iwa, est sans appel : nous vivons dans une cité de luxe forgée dans le but de se développer grâce à nos richesses et notre sens des affaires à l'échelle mondiale.

Seulement...

Au détriment de qui sommes-nous arrivé jusqu'ici ? Nous avons utilisé de nombreuses ressources du pays, allant presque jusqu'à pillé les terres et les vivres pour alimenter le village. Est-ce donc sans risque et sans répercussion sur le peuple que nous avons pu obtenir ce que nous possédons aujourd'hui ? C'est un doute qui plane et qui me prend en tête jusqu'ici et aujourd'hui, je ne fais que y penser, chaque seconde qui passe sonne comme une nouvelle réflexion sur le sujet.

Somme nous la cité de l'économie et de la richesse ? Ou la cité propageant le déclin et la pauvreté ? Dans ce brouhaha incessant, je m'avance et commence à sérieusement penser que mes réflexions n'étaient pas fausses : les portes d'iwa abordent la venue de villageois de plusieurs contrées : à leur vêtement et la couleur de leur peau, je peux affirmer qu'ils vivent sans le sous.

" Nous sommes pauvres ! " " Nous crevons de faim ! " " Vous affamez le peuple pour vous enrichir ! " Que de plainte, criée par-dessus la foule tandis que les gardes contiennent la petite bande de fermier venu demandée justice vis-à-vis de leur situation actuelle : que pouvons-nous faire ? Que puis-je faire ? Les mains dans les poches, m'élevant devant eux, je n'attends que la venue d'une solution à ce problème et dans cette attente, je ne peux poser qu'une seule et unique question.

- Quel est le problème ?

Des paroles adressées aux autorités sur place. Et dans mon ombre, je sens alors le colosse qui s'approche.

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Lun 14 Aoû 2017 - 2:31

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

Était-ce une blague jouée de la part du destin ? Les esprits et les dieux s’étaient-ils concertés pour maudire les Iwajins ? Il y avait eu l’attaque sur le village, exposant la faiblesse militaire du village, puis maintenant ça, les pauvres et les affamés qui se massaient à leurs portent.

Les rapports de l’attaque étaient unanimes, les paroles rapportées par les shinobis ayant croisé le fer avec l’adversaire racontaient toutes – à peu de chose près – la même chose : les attaquants avaient une hargne viscérale envers la cité. Sa création, si bénéfique pour le commerce et ses habitants, avait-elle réellement pu causer du tort à d’autres ? Comment une ville aussi accueillante, si prospère, si belle, si bénéfique pour les marchands qui y commerçaient, aurait pu causer autant de malheur ? Akimoto avait peine à le croire. Il se refusait d’y croire même.

Mais plutôt ce matin-là, une première once de doutes s’était installée dans son esprit. Alors qu’il vaquait à ses occupations quotidiennes dans le cœur commercial du village – il était allé acheter une boite de ses brochettes épicées préférée pour être honnête – une nouvelle était parvenue à ses oreilles. « Vous avez vu ? Il y a des dizaines et des dizaines de personnes aux portes de la ville ! » disait l’un. « Autant ?! Mais c’est catastrophique !? » s’exclamait un autre. « Une nouvelle crise, aussi rapidement après l’attaque ? Que va faire le Triumvirat ? » répondait un dernier. Iwa était le symbole même de l’ouverture, le berceau de l’entraide et des échanges, une terre d’accueil supposé pour les gens de tout horizon.

Mais la situation était délicate pour l’administration du village. Akimoto en était conscient, malgré le fait que son instinct de guerrier protecteur l’incitait à rejoindre les portes pour venir en aide à ces étrangers. C’est pourquoi, une fois la nouvelle apprise, que le rouquin se dirigea immédiatement vers les portes. Il n’avait reçu aucune indication de la part de ses supérieurs hiérarchiques, mais il sentait que s’était de son devoir d’aller sur les lieux, avant qu’un garde nerveux ne commette une bêtise en voulant empêcher la foule d’affamé de pénétrer l’enceinte du village.

Armé de quatre boites pleines de brochettes dans les mains, le colosse arriva aux portes. Sur place, la situation semblait déjà prête à éclater. Devant les gardes – effectivement nerveux – se tenait une petite foule de fermiers et de clochards divers, scandant et clamant toute haut et fort dans une cacophonie extrême des chants de protestation. « On a faim ! » « Laissez-nous entrer ! » « Le problème ? C’est de votre faute si nous avons tout perdu ! » Accompagnant les gardes se trouvait déjà un bon samaritain. Il ne suffit que d’un regard pour que le colosse Borukan ne le reconnaisse. Il s’agissait de Nageyarina Gin – un shinobi et un charpentier ayant aidé tout comme Akimoto à la construction du village.

Akimoto se positionna aux côtés des gardes pour désamorcer la situation. « Du calme tout le monde, du calme ! » Il tendit les boîtes de nourriture qu’il transportait à la foule. « J’ai des brochettes pour tout le monde, gardez votre calme. Iwa est là pour vous aider. »


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Lun 14 Aoû 2017 - 12:21

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto & Nageyarina Gin

Une scène assez troublante à laquelle je prends part. C'est pour ainsi dire quelque chose qui jusqu'ici n'est jamais arrivé ; je tente seulement de comprendre ce qui se passe réellement : après tout, est-ce réellement Iwa qui aurait causé la perte de tant de gens ou bien un facteur inconnu voulant faire porter le chapeau à la cité marchande ? C'est en scrutant la scène que mes réflexions titillent un peu plus encore ma curiosité.

- De pauvres gens qui semblent manifester leurs pertent Gin-san.
- Je vois. Seulement, ils ne peuvent infester les portes de cette manière, il faut calmer la foule.


Des paroles bien plus faciles à prononcer qu'à exécuter, après tout tenir une foule déterminée à se faire entendre et obtenir justice n'est jamais la chose la plus aisée qui soit. Et à vrai dire, ne le démontrant pas, la situation me peine légèrement : Mon rêve est de devenir un homme reconnu et influant dans l'univers de l'humanitaire, comment puis-je oublier et passer au-dessus du cris de ces hommes et de ces femmes ? Rien ne me le permet.

Deux solutions s'opposent dans mon esprit : Iwa à commis une erreur qui se doit d'être réparée. Ou quelqu'un fait porter le chapeau à la cité en profitant des ressources accumulée par celle-ci pour diviser les pauvres et les riches et commencer une guerre civile.. Seule une enquête peut résoudre ce problème-ci, mais elle devra attendre, car il nous faut encore disperser ces gens.

Tournant ma tête, je peux apercevoir un colosse tenté une initiative afin de les calmer. Un homme grand et qui semblent tout à fait forts. Celui-ci, dans l'incompréhension, distribue quelques vivres aux personnes affamées qui se calment légèrement, prêt à écouter les propositions de Iwa. M'approchant de celui qui est désormais le chef d'un clan et qui autrefois participé tout comme moi à la construction de Iwa, je ne pense qu'à un seul et unique intérêt pouvant être aidé par cet homme.

- Ça fait longtemps, Akimoto-san, bien que les circonstances de nos " retrouvailles " soient assez déplaisantes. Nous ne nous connaissons que de vue et pourtant je peux dire qu'aujourd'hui il va falloir apprendre à nous connaître rapidement.

Je marque une courte pause, détournant le regard vers ces gens assis sur le sol, attendant la parole d'un représentant afin de savoir si leurs plaintes ont étaient entendues. Bien sûr, je ne me permets en aucun cas de me représenter, mon influence au village étant assez maigre, mais cet homme à mes côtés, le peux.

- Il n'existe que deux solutions : Soit Iwa est responsable et devra réparer ses tors. Soit quelqu'un essaye de faire porter le chapeau à Iwa en profitant de l’expansion de celle-ci pour créer une guerre civil entre les pauvres et les riches. Nous devons enquêter, Akimoto-san. Dis-je, en chuchotant près de celui-ci.

Je ne fais qu'émettre une hypothèse qui me semble plausible. À voir ce que ce chef de guerre en pense, après tout il a sans doute l'expérience des coups fourrés.

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Lun 14 Aoû 2017 - 16:46

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

Le grand Borukan contemplait la scène avec une certaine tristesse. Lui qui pourtant plusieurs considèrent comme froid était aujourd’hui en proie à de vive émotions. Même s’il ne le laissait pas forcément paraître – il détestait avoir l’air émotif – il ne pouvait pas rester les bras croisés devant tant de souffrance. La quarantaine de brochettes de viande qu’il transportait s’étaient volatilisées en quelques secondes à peine. Akimoto avait dû lutter pour ne pas être emporté dans la foule alors qu’on lui arrachait cette nourriture des mains. Il avait écarté les gardes pour passer au-devant de la situation et ainsi se dresser entre les voyageurs affamés et la porte du village. Brièvement, la situation sembla se calmer, mais cela ne durerait pas longtemps. Ces pauvres gens étaient tellement mal en point qu’ils ne réfléchissaient probablement pas à ce qu’ils faisaient. Lorsque la viande se serait écoulée, la tension allait recommencer à monter. D’ici là, les deux shinobis allaient devoir trouver une solution. Le grand costaud se tourna momentanément vers son collègue qui venait de lui adresser la parole. « Nageyarina Gin, content de vous revoir. Même si j’aurais préféré que ce soit dans des circonstances plus plaisantes. » répondit-il.

Le menuisier s’approcha d’Akimoto et lui chuchota quelques mots. « Il n'existe que deux solutions : Soit Iwa est responsable et devra réparer ses torts. Soit quelqu'un essaye de faire porter le chapeau à Iwa en profitant de l’expansion de celle-ci pour créer une guerre civile entre les pauvres et les riches. Nous devons enquêter, Akimoto-san. » L’idée que son village pouvait être dans le tort ne plaisait guère au Borukan qui avait passé une bonne moitié de sa vie à aider à le bâtir et à le protéger. Et si tout ce qu’il avait fait, tout ce qu’il avait accompli dans sa carrière, n’avait été qu’au détriment de quelqu’un d’autre, pour contribuer aux malheurs de ces pauvres gens ? Aussitôt, le rouquin chasse cette pensée de son esprit. Elle était ridicule. « Hum…oui cette situation est délicate. Nous devons agir avec prudence. Mais je ne sais pas quel être tordu serait prêt à jouer du malheur de ces pauvres gens pour tenter un coup foireux contre Iwa… » répondit le colosse en confidence à son collègue. « Dans tous les cas, nous n’avons pas l’autorité pour faire entrer ses gens au village. Envoyons un émissaire au Triumvirat pour les prévenir du sérieux de la situation. » Akimoto marqua une nouvelle pause et porta son regard vers la foule qui s’était légèrement calmé. « Pendant ce temps, aidons-les un peu. Installons-leur un campement convenable juste au-delà des murs. Nous pourrons les questionner par la même occasion. » Était-ce une tactique fourbe ? D’une main bienfaisante aider ces fermiers dans le besoin, et de l’autre les manipuler pour connaître leurs intentions et la vérité sur cette histoire ? Certainement. Mais la montagne avait fait des choses bien pires dans sa vie.

Le rouquin tourna cette fois-ci son regard vers les jeunes ninjas qui quelques minutes plus tôt se frictionnaient à la foule en colère. « Toi. Va prévenir le Triumvirat immédiatement, ils doivent prendre une décision et vite avant que la situation ne s’envenime. » dit-il en pointant un premier garde. « Toi. Court vers l’hôpital général, ces gens ont besoin de support médical. » Akimoto pointa cette fois-ci un autre garde, plus jeune et visiblement moins à l’aise que les autres. La dernière chose dont ils avaient besoin présentement, c’était qu’un garde nerveux commette une erreur. Plus il serait loin d’ici, mieux ce serait. « Toi. Va à la guilde des marchands. Dis-leur qu’Akimoto Borukan réclame leur aide. Nous avons besoin de provisions, de couvertures, n’importe quoi qui pourrait aider temporairement. » ajouta-t-il finalement en pointant une jeune kunoichi. Cette dernière commande allait lui couter cher, Akimoto était déjà en dette envers la guilde marchande depuis l’incident lors de sa mission avec Kinichi, mais il n’avait pas de choix.

Maintenant, les deux shinobis devaient continuer de désarmer la situation et les aider à installer un campement.


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Lun 14 Aoû 2017 - 17:50

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto & Nageyarina Gin

Akimoto semble prendre son rôle de protecteur à cœur. Face au désespoir et l'amertume de ces petits gens, il décide d'user de son pouvoir et de son influence afin de leur venir en aide ; une idée qui ne me déplaît pas, faisant augmenter mon estime un tant soit peu envers lui : au final, il ne parait être le colosse inatteignable qu'il semble être, au contraire, il a tout l'air d'un homme d'honneur et de parole, voulant agir pour rependre la bienveillance et éviter le mal et tout ce qui pourrai se produire de semblable à ce que nous voyons aujourd'hui.

Il me salue d'une manière amicale, chose tout à fait normal et correcte étant donné que nous avons tout deux travaillés pour la construction de Iwa. Le regard toujours tourné vers la foule, j'écoute d'une oreille les paroles qu'il me dit, appuyant que d'un léger avis mon hypothèse et il n'a pas totalement tors en un sens : qui voudrait obtenir le malheur de ces pauvres gens pour frapper Iwa ? A contrario, la cité marchande connue comme accueillante s'est-elle vraiment développée au détriment des autres ?

Toujours dans son rôle de protecteur, il réclame qu'on les abritent et les qu'on les nourrissent avec des provisions, seulement nous ne possédons guère l'autorité pour faire entrer tant de gens d'un seul coup dans le village : surtout sans savoir la vérité à propos de tout cela. Il nous faut celons lui, déporter ce petit monde au-delà des murs, afin d'établir un campement pour leur venir en aide et connaître le fin mot de l'histoire.

" Nous allons vous diriger vers un campement, afin de vous donnez des vivres et de quoi vous réchauffez. Nous allons également vous soignez si l'un de vous est blessé, nous vous demandons donc de patienter et de nous écouter : Nous allons vous aidez. " Bizarrement, ils nous croient. Est-ce parce qu’ils sont au fond du gouffre et n’ont aucun autre choix ? Difficile de voir clair au travers de tout ça, mais c'est sans attendre que nous les éloignions des portes afin de les installer plus loin, en toute sécurité. Bien, évidemment, il leur faut un abri et c'est bien pour cela que ma présence est estimé judicieux. Rejoignant mes deux mains, d'un seul mudra succède quelques mots : " Mokuton No Jutsu. " Le bois se soulève et sort par le sol, formant plusieurs petits cabanons afin que la troupe puisse s'abriter et attendre sagement la venue des secours, des provisions et du linge.

Regardant alors l'organisation de la troupe afin de les répartir, j'en profite pour réfléchir quelques minutes. Me dirigeant à nouveau vers le Borukan, je ne peux m'empêcher de lui adresser quelques mots. " Pensez-vous que cela suffira, Akimoto-san ? " Après tout, nous ne sommes jamais à l'abri d'un imprévu et il reste encore à déterminer ce qui se passe exactement, un rôle dont je me garde le droit de le réserver à ce cher confrère.

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Lun 14 Aoû 2017 - 18:54

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

La situation semblait en contrôle. Du moins pour l’instant.
Après qu’Akimoto ait donné ses ordres et dirigé les gardes vers de nouvelles tâches, Gin et lui annoncèrent leur plan d’action à la foule d’itinérants. Calmement, ils suivirent les deux shinobis à l’extérieur du village, jusqu’à une centaine de mètres des portes. Personne ne protesta, tous suivirent leurs sauveurs dans le calme. Le Borukan n’aimait guère cette situation, tiraillé par son humanité et son esprit de tacticien militaire. Il scrutait la foule du regard alors qu’il les accompagnait vers le lieu de leur campement provisoire. Est-ce que l’un d’eux dissimulait de mauvaises intentions ? Étaient-ils tous des affamés en quête d’une nouvelle maison ? Les fermiers, voyageurs, clochards et vieillards qui composaient cette foule semblaient nerveux. Un rien suffirait à mettre le feu aux poudres.

Ils atteignirent rapidement une petite plaine rocheuse, à l’abri dans une sorte d’escarpement entre deux pics rocheux du pan de la montagne. Ce lieu conviendrait pour les accueillir. Pour l’instant du moins. Mais lorsque cette trentaine de gens se transformerait en une centaine, il faudrait penser à un meilleur endroit. D’ici à ce que cela se produise, Akimoto espérait que la situation se soit résorbée. Sur place, de quelques signes incantatoires, le compagnon du Borukan fit émerger du sol de nombreuses petites cabanes en bois. Il se souvenait maintenant pourquoi le Nageyarina fut si utilise lors de la construction du village. Son don était aux antipodes par rapport à celui du rouquin. Alors que le sien causait la destruction, le Mokuton de Gin avait le pouvoir de créer la vie et un potentiel bénéfique incroyable.

Pendant qu’Akimoto terminait d’aider une petite famille à s’installer dans l’un des abris de fortune, l’autre shinobi revint vers lui. « Pensez-vous que cela suffira, Akimoto-san ? » Le rouquin laissa la famille s’installer dans leur nouvelle demeure et s’éloigna en compagnie de son collègue. « J’ose espérer Gin-san…avec un peu de chance, cette situation n’est que temporaire et nos estimables collègues du Triumvirat prendront la bonne décision. » répondit Akimoto avec une pointe de sarcasme dans la voix. Cet événement avait le potentiel d’être un point tournant pour le trio décisionnaire d’Iwa, qui allait mettre à l’épreuve leur cohésion et leur capacité à prendre une décision très rapidement. « Il faut savoir d’où ses gens viennent, pourquoi ils sont venus ici spécifiquement, s’ils ont été dirigés ici par quelqu’un, et surtout pourquoi d’où provient cette hargne envers le village. »

Avant que le colosse ne puisse exposer son plan plus en détail au menuisier, une situation éclata plus loin. Alerté par les gardes et des cris, Akimoto se dirigea à toute vitesse vers le lieu de l’altercation. Sur la route qui menait aux portes du village, juste devant l’escarpement naturel sur lequel le campement avait été installé, une caravane marchande avait été stoppée par une petite bande. Ils menaçaient d’armes improvisées les marchands et les ninjas qui tentaient de s’approcher pour désarmer la situation. « Donnez-nous vos marchandises ! Sinon vous y passez ! » ordonna un premier en brandissant une barre cloutée. « C’est assez ! » hurla Akimoto de sa voix de ténor une fois sur place. Lorsqu’ils le virent approcher, la plupart des affamés déposèrent leur arme et détalèrent en direction du campement. Seul l’homme qui tenait le marchand en otage ne bougea pas. « Non, jamais ! Nous n’avons plus rien, j’ai tout perdu à cause de vous ! Ces marchandises me reviennent de droit. Ma famille en a besoin pour survivre. » Le Borukan s’avança lentement, ne désirant pas faire de gestes brusques pour envenimer la situation déjà tendue. « Déposez votre arme et nous pourrons parler. Cet homme ne vous a rien fait. C’est avec nous que vous avez un souci. Tu as une femme, des enfants ? » dit-il à l’intention du marchand. « O..Oui… » répondit l’otage nerveusement. « Vous voyez ? Il n'a rien avoir avec cette histoire, c'est un homme de famille, comme vous. Ne faites pas de bêtises, ce n’est pas le moment. Nous voulons vous aider, permettez-nous de comprendre. Lâchez votre arme et venez avec moi. » L’homme était nerveux, son arme improvisée tremblait entre ses mains. « Si vous lui faites du mal, nous ne pourrons plus rien pour vous, il sera trop tard. » Le colosse tendit sa main vers le désespéré, il pouvait voir dans son regard qu’il était au bord de la crise de nerfs. Après un long moment d’hésitation apparente, il lâcha son arme. Akimoto fit signe aux soldats de ne pas agir. « Allez venez, nous allons parler. »

L’homme marchant derrière lui, le rouquin se dirigea vers l’un des feux qui avaient été allumés dans le campement. Il l’invita à s’installer à côté de lui et il lui tendit un bol de soupe et du pain qu’il avait récupéré au passage. Maintenant qu’il était calme, c’était la bonne occasion pour en apprendre plus sur toute cette situation.


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Lun 14 Aoû 2017 - 22:51

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto & Nageyarina Gin

L'organisation vis-à-vis du campement avance à son allure. C'est alors qu'une rixe éclate, sans m'y attendre, le colosse prend les devants se dirigeant vers le point d'éclate de la dispute, tentant d'arranger les choses. Comme il me l'a signifié, mener une petite enquête vis-à-vis des récents évènements ne peut être que bénéfique à notre cause et nos questionnements.

Toujours les mains dans les poches -l'un de mes signes distinctifs, je me dirige vers un cabanon rempli de ces pauvres gens, regardant avec attention ce qu'il s'y passe. Intrigué par tout ça, je me questionne sur ma façon de les aborder, conscient que des paroles de travers peuvent déclencher une nouvelle émeute : il me faut donc faire preuve de sollicitude vis-à-vis de leur situation. Éviter de marcher sur la mine qui explosera et qui pourrait relancer une nouvelle fois leur foudre : cela serait une erreur que je pourrai payer à prix fort et l'envie ne m'en dis rien.

" Je me présente, je suis Nageyarina Gin et comme vous le savez certainement, je suis un Shinobi de cette cité marchande que vous avez tenté d'investir il y a plusieurs minutes. " je marque alors une courte pause, examinant leur réaction. Tous semble écouter avec attention. Je ne suis pas devenu shinobi pour voir ce que je vois à l'heure actuelle, mais pour une cause plus grande, plus vaste... plus juste. Pour tout dire, je suis sans doute un grand égoïste : le rang de Shinobi me permet d'accéder à des choses que je n'aurai jamais pu obtenir en restant un civil, comme vous. Me faire un nom dans le domaine humanitaire et politique, posséder une grande influence pour pouvoir venir en aide aux personnes comme vous. C'est pour ça qu'aujourd'hui je vous remercie, car en vous aidant, non seulement j'accomplirai le rêve de me rendre utile au peuple, mais également de m'avancer d'un pas de plus vers mes objectifs alors, je ne vous demanderez qu'une seule chose...

Me tournant vers les horizons, je laisse le vent balayer le silence qui se pose, tout intrigués par ma manière d'agir et de penser. Ce long silence se propage et perdure encore le temps de quelques secondes jusqu'à ce qu'enfin, je révèle mes intentions. " Je ne suis pas ici pour vous faire du tors, alors dite moi ce qui vous arrives. Dites moi d'où vous venez et quelle est la source de cette gangrène qui vous ronges et alors, je pourrai vous aidez. "

Je ne tente aucunement de me faire bien voir, mais au contraire, de les aider du mieux que je peux. Conscient que cela risque de déclencher un sentiment de honte et de gêne, je mets bien en avant le fait que je ne souhaite que les aider et que cela me permet également de m'aider à moi-même : un marché donnant-donnant en somme ; je me mets à nu et eux le font également pour moi. C'est un moyen psychologique de les mettre en confiance afin de s'ouvrir à l'inconnu.


Résumé RP:
 
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Lun 14 Aoû 2017 - 23:35

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

La chaleur du feu était réconfortante et la soupe l’était encore plus. Le froid de l’hiver s’emparait des montagnes et de ses habitants. Ces vagabonds n’avaient pas choisi leur saison pour venir frapper aux portes d’Iwa. Le voyage aurait été plus simple au printemps. Peu importe ce qu’ils fuyaient, c’était suffisamment grave pour leur faire prendre la grande route pendant la saison froide – le voyage entre le nord du pays et Iwa, pratiquement tout au sud, n’était pas facile en temps normal, alors il l’était encore moins pendant l’hiver.

Akimoto prenait de grandes lampées de sa soupe chaude, les entrecoupant de quelques gorgées de saké occasionnelles. Devant lui, de l’autre côté des flammes, l’instigateur de la petite escarmouche de tout à l’heure dévorait sa soupe et son pain comme un ogre. Sous son manteau de fortune – qui honnêtement ne devait pas protéger du froid tant que ça – le rouquin percevait les traits menus et fins de l’homme, pratiquement squelettique même. Ses mains tremblotantes qui tenaient le bol de soupe étaient cornues et marquées par le travail de labeur, il était probablement fermier ou mineur. Son teint était livide et blême, tout le contraire de ce que devrait être la peau d’un travailleur d’extérieur. ‘Pauvre bonhomme’ se disait Akimoto. La faim et la pauvreté l’avaient poussé non seulement à quitter son patelin natal, mais également vers la criminalité.

Le Borukan s’avança d’une fesse vers le feu pour se réchauffer davantage et il tendit sa gourde de saké à l’homme. « Vous en voulez une gorgée ? Ça va vous réchauffer un peu. » L’étranger esquissa un petit sourire, qui disparut presque aussitôt de son visage. Il accepta l’offrande du shinobi. « Merci… » Il prit une petite gorgée et s’arrêta aussitôt, s’étouffant, toussotant pour combattre la chaleur âcre du saké qui descendait dans sa gorge. « Ça fait longtemps…On n’a plus une seule goutte de saké qui se rend vers chez nous depuis longtemps. Et les producteurs locaux ont arrêté de produire, la compétition est trop forte. » Ses paroles étaient sévères et pleines de jugement. Son visage se crispa, un mélange de douleur et d’amertume, et il rejeta la gourde en direction d’Akimoto, comme s’il venait de réaliser qu’il avait accepté un cadeau du diable.

Le rouquin se sentait mal tout d’un coup, pour lui, pour sa famille, pour les autres. « Je sens votre rage grande et votre peine inconsolable…Tu es venu ici pour chercher rétribution pour ce qui t’a été fait. » Il marqua une pause, plongeant son regard dans les flammes. « Sache que tu ne trouveras pas possibilité de vengeance ici, ni récompense pour tes actions. » L’homme en face de lui serra le poing et jeta son bol – vide – au sol. « Vous n’êtes pas prêt à reconnaître vos torts alors ? Vous voulez nous laisser crever dans la bouse pendant que vous vivez richement derrière vos murs ? » La colère était visible dans ses yeux. La même colère qu’Akimoto avait vécu tant de fois. « Iwa se veut un symbole d’espoir. Autant pour moi qui vit ici que pour vous dans la campagne. Si torts nous avons causé en bâtissant cette cité, ce n’était pas nos intentions, bien au contraire. Si ce village a vu le jour, c’est pour protéger cette nation, l’ensemble de Tsuchi, vous et moi. » L’homme fuya son regard, Akimoto sentait qu’il était sur le bord de craquer. Il était animé par une rage envers le village caché tellement grande que son esprit ne comprenait surement pas la rationalité des paroles de la montagne. « Nous offrons nourritures, boissons, couvertures et abri à tous ici présents. Le Pays de la Terre a toujours été le berceau de l’entraide, notre histoire en est une d’accueil et de bienveillance. Iwa se doit de représenter cet équilibre et cette ouverture. Tout ce que je veux, c’est vous venir en aide. » Akimoto récupéra sa gourde de saké et la tendit de nouveau à l’homme. « Alors…pourquoi ne me raconteriez-vous pas votre histoire, pour que je puisse comprendre comment tout ça a pu commencer. »

Après une longue pause, un silence entre eux presque dérangeant où tout ce que le Borukan pouvait entendre était les échos du brouhaha du campement en formation, l’homme releva les yeux vers le rouquin. « Très bien, je vais vous raconter… »


Spoiler:
 

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Mar 15 Aoû 2017 - 13:29

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto & Nageyarina Gin

Après mes paroles et ma tentative de soulagement vis-à-vis d'eux, je ne peux qu'écouter le silence qui plane dans l'atmosphère, me faisant ressentir cette gêne, cette honte qui les anime : comment peuvent-ils assumer le fait de ne rien posséder, d'avoir besoin d'aide ? D'une certaine manière, exposée son désespoir est une preuve de courage que pas n'importe qui semble prêt à prendre. Je ne leur en veux pas, bien au contraire, je peux tout à fait me mettre à leur place et comprendre la position délicate dans laquelle ils se trouvent.

Détournant mon regard de l'horizon, je me tourne vers eux, scrutant du regard chacun de leur visage. Certains n'osent guère lever les yeux, d'autres éprouvent un dégoût en rapport avec la situation actuelle. Toujours les mains dans mes poches, je ne les force pas à me révéler ce que je veux savoir, pourtant, c'est un acte nécessaire s'ils veulent vraiment obtenir de l'aide de la part de Iwa : mes paroles ne pouvaient que leur faire comprendre que c'est en livrant la vérité que la cité marchande pourrai aider leur avenir, leurs familles et leurs enfants.

Patientant quelques instants, je suis prêt me retourner vers mon collègue, Akimoto, prêt à lui dire que ma tentative de renseignement à échoué auprès des cabanons. Et c'est alors, à ma grande surprise, qu'un homme se lève timidement au milieu de l'attroupement : une personne d'un âge avancé, levant la main tout en se rapprochant de moi. " Je vais vous expliquer ". Des paroles que j'apprécie et que je trouve sage. M'éloignant du cabanon, je lui fais signe d'un mouvement de tête de me suivre afin que l'on marche ensemble un court instant : se balader permet de se libérer plus facilement de ce que l'on a sur le cœur, c'est en somme une stratégie psychologique.

" Nous venons d'un petit village au sud d'Iwa, vers les frontières du pays de la pluie, touché par la pauvreté. " On s'arrête un instant, discutant à l'écart des autres en toute tranquillité. Afin de lui affirmer que chaque information sera prise en compte, je hoche la tête en lui disant simplement : " Je vois. Continuez ôsan. "

Ce que m'évoque le pays de la pluie est quelque chose de pas très développer à mon sens, n'ayant jamais mis un pied ne serait-ce qu'à ses frontières. Si je connais bien les recoins du pays de la terre de part la jeunesse où j'en ai parcouru ses terres, les pays étrangers me semble inconnu et inatteignable : c'est dans l'un de ces objectifs que je suis devenu Shinobi... Découvrir de nouvelles choses et de nouveaux mystères.

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Mar 15 Aoû 2017 - 17:34

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

Toujours installé à proximité du feu, Akimoto attendait impatiemment que l’homme ne commence son récit. Il allait enfin pouvoir commencer à comprendre toute cette situation et, peut-être, pouvoir apporter à ses pauvres gens davantage d’aide. « Je viens d’un tout petit village qui s’appelle Shigure, prêt de la frontière avec le Pays de la pluie… » Shigure…Le nom n’évoquait absolument rien pour Akimoto. S’il connaissait un peu la frontière – pour y avoir combattu un clan rival venant d’Ame – il n’était pas au courant de l’existence de ce village. « On n’a jamais eu grand-chose. Mais on s’est toujours débrouillé avec le peu qu’on avait. Les grosses pluies de la région ont jamais aidé, le sol boueux nous a jamais permis de cultiver quoi que ce soit, sauf quelques patates en période de sécheresse. Ce qu’on pouvait pas produire, on le troquait…contre du bois, les meubles de nos artisans, du bétail... » Il marqua une pause, mordit dans son dernier morceau de pain et plongea son regard dans les flammes.

« Tout a commencé à devenir difficile il y a une dizaine d’années…Les commerçants et les voyageurs passaient de moins en moins dans la région. Puisqu’ils préféraient maintenant transiter par Rokkusu, même si leur voyage s’en trouvait plus long. » Plus il parlait, plus ses paroles devenaient lourdes. On sentait l’émotion et l’authenticité qui s’en dégageaient. « Sans commerçants, on ne pouvait plus acheter autant de grains et de nourritures. Bientôt, on a été incapable de nourrir notre bétail et les bêtes ont commencé à mourir. Et sans bête, plus de nourriture pour nous. » Akimoto était sans voix. Il écoutait le récit de l’homme avec une attention particulière, à chaque détail à chaque mot. Il n’arrivait pas à concevoir qu’il avait pu contribuer à tout ça. « Je… » L’homme l’interrompit. « Et ce n’a été que le début. » Il scruta Akimoto du regard, portant son attention sur sa crinière rousse et sa carrure imposante. « Je ne dois pas me tromper en disant que vous êtes un Borukan ? » Akimoto acquiesça d’un signe de tête discret. « Vous avez libéré Rokkusu et les routes de ses bandits…Mais où pensez-vous qu’ils sont allés ces bandits par la suite, hum ? » Ce n’est pas que le Borukan ne s’était jamais posé la question, mais plutôt qu’il ne s’était jamais vraiment efforcé de trouver une réponse. Pendant des décennies il avait combattu la criminalité et le banditisme sur les routes menant à Rokkusu. Puis, un jour, les bandits avaient cessé d’attaquer. À cette époque, c’est tout ce qui comptait pour le rouquin, il avait accompli la mission qu’on lui avait donnée. « Ils ont déferlé dans les campagnes. Le peu qu’ils nous restaient, ils l’ont pris. Les derniers marchands fidèles ont été pillés ou ne sont jamais revenus par peur d’emprunter des routes non sécurisées. » Pourtant, en y réfléchissant…Il l’avait déjà entendu cette histoire. C’était la même que celles des habitants de Kōzan, dans les montagnes plus au nord, près des mines. Les habitants du petit village industriel avaient été aux prises avec Ryûko et ses bandits avant qu’Akimoto ne les arrête.

« Vous voyez maintenant ? Vous pensez encore qu’Iwa, le ‘symbole d’espoir’, est une bonne chose ? Et ce n’est pas que chez nous que c’est comme ça. » Le Borukan, pour l’une des rares fois de son existence, était toujours sans voix. Il avait l’impression que le travail de toute une vie, tout son acharnement pour élever Rokkusu au rang de métropole, n’était plus rien subitement. Le commerce était une chose complexe et Akimoto ne saisissait pas tous ses mécanismes et toutes ses lois. Pendant toutes ces années, il avait porté son regard dans une seule direction, la sienne et celle d’Iwa, comme s’il avait porté des œillères toute sa vie durant. « Je suis profondément désolé…Comprenez que ce n’a jamais été dans nos intentions de vous causer du tort. » L’homme se leva, visiblement furieux. « Ce n’est pas d’excuses dont nous avons besoin. Mais d’aide ! » Sans en dire davantage, il quitta Akimoto, le laissant seul auprès du feu, à contempler les flammes et ses regrets.


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Sam 19 Aoû 2017 - 15:12

Les pauvres crient aux portes. - ft. Borukan Akimoto

Une situation des plus compliquée qui vient à moi aujourd'hui. Toujours à l'écart des autres avec ce petit vieux volontaire, je le questionne et écoute son histoire avec attention. Il semble tout à fait ouvert à ce que l'on aide les siens et surtout se démener pour que lui et ses proches puissent se sortir de l'embarras et de leur situation actuelle : pauvre et sèche. J'apprends diverses choses comme le fait qu'ils ne sont au final que des travailleurs du bois, que c'était leur seul moyen pour vivre de leur troc.

" Notre village en pénurie de vivre et de travail nous annonce des jours très sombre pour nos enfants et nos proches... pour notre avenir. C'est dans l'espoir de trouver une réponse à nos questionnements que nous sommes venus ici, à Iwa. Nous sommes un peuple fier, nous avons toujours voulu nous en sortir par nos propres moyens sans demander d'aide à qui que ce soit... " De ce que je comprends, ils semblent être venus dans la seule optique de pouvoir trouver une main tendue et surtout du travail afin de pouvoir continuer à vivre et à évoluer. Il est vrai que dans ce monde, sans argent on ne peut se développer ni même vivre à notre faim. Nous sommes aujourd'hui dans une société où les clans ne dominent plus, ce sont les institutions et le développement qui dominent l'avenir et par cet unique fait : le gain et l'appât du gain. C'est dans cette dernière option que je comprends leur démarche.

" Les bandits nous ont achevés, littéralement. Nous n'avons à l'heure d'aujourd'hui plus un sous, plus de quoi mettre quelque chose dans nos assiettes. Notre situation et critique et il nous faut réagir : nous avons donc fait le choix de mettre notre fierté de côté et de venir jusqu'ici *kofkof*... " l'homme s'étouffe dans ses paroles. Sans un mot, continuant à écouter son histoire, je lui tends une petite gourde afin de dessécher sa gorge et le laisser reprendre de plus belle ses explications pour que je puisse trouver une solution à leur problème d'argent et de situation. " Nous avons vu l'état dans lequel se trouve Rokk... Iwa. Nous avons vu que vous avez sûrement du travail à nous donner, que vous avez besoin de main d'œuvre. Pensez-vous après avoir entendu notre histoire, pouvoir nous aider comme vous l'avez promis ? " Me tournant en lui laissant le soin de garder la gourde de flotte, je lui adresse un dernier regard amical, lui montrant l'un de mes plus sourire enthousiasme. " Réparer nos erreurs fait aussi partie de l'optique d'un Shinobi et d'un citoyen modèle. "

Sans en dire plus, je le laisse regagner ses confrères, me dirigeant vers le Borukan semblant avoir lui aussi résolu le problème auquel il était confronté un peu plus tôt avec un habitant du pays et du village de Shigure. M'avançant les mains vers les poches jusqu'à lui, je ne peux que constater qu'une chose qui semble se raccorder.

" Il semblerai que même si cela me déplaît, Iwa soit responsable de la situation de ces pauvres gens. Ils cherchent de l'aide et du travail, je peux les faire venir dans ma boutique afin d'aider le village à réparer les dégâts dont il a subi grâce à leur main d’œuvre. Mais je ne sais pas si cela sera suffisant, après tout, une fois les travaux finis, que deviendront-ils ? " M'arrêtant un instant, je ne doute pas que le Borukan voit pertinemment où je veux venir. Sans vouloir faire acte d'une quelconque pression, je ne fais qu'appuyer le poids de nos erreurs dont il est de notre devoir de les réparer. Adressant un dernier regard vers les villageois de Shigure regroupés dans les cabanons créés spécialement à l'évènement, je retourne à l'attention du colosse. " Akimoto-san. Faites jouer vos relations, votre nom et surtout votre position pour réparer les dégâts que nous avons causer sans nous en rendre compte. Je ne pourrai pas les payer et les nourrir sans arrêts avec ma seule boutique. "

Finalement, je lui laisse la décision finale de savoir comment aider ces personnes, sur le long terme. Mon but n'est pas de simplement leur faire oublier leur tracas, mais bel et bien qu'ils en sortent grandit en bien avec une stabilité durable.


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Dim 20 Aoû 2017 - 19:24

La pauvreté aux portes - ft. Nageyarina Gin

Toujours installé à proximité des flammes, Akimoto tentait de digérer les dernières paroles de l’homme qu’il avait interrogé. Il regardait, partout autour de lui, la désolation. La tristesse dans le regard des gens. Ils n’étaient qu’une trentaine, mais leur sort était le même que celui de millier de gens, un peu partout au pays. Qu’arriverait-il d’Iwa si tous ces gens finissaient par débarquer aussi devant les portes ? Ou s’ils mouraient, seuls, sans rien, dans l’oubli de leur village en perdition ? Bientôt, l’autre Iwajin vint le rejoindre. Avait-il récolé le même genre d’information que lui ? Fort probablement. « Alors Gin-san, qu’avez-vous trouvé de votre côté ? Il semblerait que nous soyons face à une situation bien plus désolante que je ne le croyais…Ces gens ont un réel besoin d’aide. »

« Il semblerait que même si cela me déplaît, Iwa soit responsable de la situation de ces pauvres gens. Ils cherchent de l'aide et du travail, je peux les faire venir dans ma boutique afin d'aider le village à réparer les dégâts dont il a subi grâce à leur main d’œuvre. Mais je ne sais pas si cela sera suffisant, après tout, une fois les travaux finis, que deviendront-ils ? » L’idée de Gin n’était pas mauvaise. Après l’attaque, le village avait subi des dégâts matériels importants un peu partout, des structures vitales au maintien du village avaient été touchées. Si l’inventaire des travaux à faire était toujours en cours, bientôt le village aurait besoin de main-d’œuvre pour faire avancer les travaux. Mais comme il le soulevait si bien, ce n’était qu’une solution temporaire. Une fois les dégâts réparés, ces gens se retrouveraient de nouveau sans travail. Une solution temporaire ne conviendrait pas ici. Sinon, ils ne feraient que reporter le problème à plus tard. Iwa avait besoin d’une vision à long terme pour cette situation.

Tout comme Gin, Akimoto porta son regard vers les pauvres affamés venu aux portes d’Iwa. Ils s’affairaient à investir des cabanes de bois que le manipulateur du Mokuton avait fait pour eux. « Akimoto-san. Faites jouer vos relations, votre nom et surtout votre position pour réparer les dégâts que nous avons causés sans nous en rendre compte. Je ne pourrai pas les payer et les nourrir sans arrêt avec ma seule boutique. » Il était très noble de la part du Nageyarina d’offrir une chance à ses gens. Ils étaient tout comme lui des travailleurs du bois, c’était un hasard opportun. Mais qui ne conviendrait pas à tous, seule une poignée d’entre eux étant menuisier ou charpentier. « J’ai de bonnes relations avec au moins deux des trois membres du Triumvirat. Je tenterai de les convaincre de quelque chose. Il y a d’abord les dégâts à réparer. Ensuite, nul doute que d’autres grands chantiers seront mis en branle, ne serait-ce que pour offrir un véritable bâtiment administratif pour le Triumvirat ou pour renforcer nos défenses. Mais ce ne sera bon que pour les charpentiers, il faudra trouver quelque chose pour les autres. » Akimoto reporta son regard vers les flammes, frotta ses mains ensemble pour se réchauffer et reprit une gorgée de saké. « Le domaine Borukan est toujours à la recherche de personnel. Certains pourront être employés et même logés chez nous. Je vais demander de l’aide aux autres chefs de clan, voir s’ils peuvent accueillir eux aussi quelques personnes, ne serait-ce les femmes et les enfants qui ne peuvent pas travailler ailleurs. »

Alors que les deux hommes continuaient d’échanger des idées et des solutions, un petit contingent entra dans le campement. Akimoto reconnut alors l’un des intendants de la guilde marchande. Il fit entrer quelques caisses et barriques dans le campement de fortune et commença la distribution du matériel que le rouquin avait demandé. Ce dernier salua d’un signe de tête l’émissaire. Il ajoutait une dette de plus à son arc, mais celle-ci en valait clairement la peine. « Une autre idée me vient à l’esprit…Chôgen-dono voit à la formation d’une unité de sécurisation et de défense du village. En plus des shinobis qui la compose, il entraine présentement une milice pour les soutenir. Suite à ce qu’ils ont vécu avec les bandits, je suis persuadé que les plus jeunes et les plus robustes seront prêts à prendre les armes. » Et cela aiderait le village par la même occasion. Akimoto grelota un bon coup et il resserra davantage son manteau pour se protéger un peu plus du froid. « Les cabanes que vous leur avez construites Gin-san ne pourront pas leur servir d’abri indéfiniment…J’ai bien peur qu’il ait bientôt besoin d’autre chose. Il faudra leur trouver un abri à l’intérieur du village, lorsque le Triumvirat aura donné son accord. Je verrai avec mes contacts de la guilde marchande s’ils n’ont pas des entrepôts qui pourraient être temporairement reconvertis en habitation. »

Les deux hommes au grand cœur allaient avoir une énorme charge sur les épaules. Mais ce n’est pas qu’eux deux qui pourraient aider, tout le village allait devoir s’y mettre. D’accord sur leur plan d’action, les deux shinobis se séparèrent. Akimoto allait devoir pousser beaucoup de papier et faire aller son réseau de contacts.


FIN

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[Portes de Iwa] Part I - La Pauvreté aux portes [Feat. Akimoto]

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