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The Questions [Raizen]

Hayai Taishi
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Jeu 2 Avr 2020 - 4:55

« Est-il possible de respecter et déplorer quelque chose en même temps ? »

Après la discussion de l’étang, puis de celle autour d’un dindon trop attaché, puis trop enragé, il restait encore une trace de chaos à survoler avant de partir à la chasse. Et très honnêtement, c’était peut-être la plus épineuse de toute. L’Hayai émergea de la croisée du sentier. Oh, sa présence ne surprendrait pas un individu du calibre de l’Héros de Kaze et ce, même si Taishi avait tenté de le faire avec plus de sérieux. Non, l’exercice avait été bien plus simple, celui de chercher une conversation seul à seul. Il ne pensait pas pouvoir tenir une discussion de plus de quelques secondes avec la Raikage – ou un autre rire, peut-être – et il valait mieux laisser les ponts brûler entre lui et Midori. Pour le moment, en tout cas.

L’Hayai secoua légèrement son masque.

« Personne ne pourrait dire, par exemple, que l’ordre de Metaru Shuuhei était justifié, ce jour-là. Mais cette manière dont il l’a dicté, sans la moindre hésitation. Une détermination d’acier, imployable. Quand je suis parti, il était toujours là, à couvrir la retraite de ses hommes, jusqu’au dernier sans doute. Voilà un homme qui ne craindra jamais ce qu’il ne comprend pas, pas même l’Homme au Chapeau. »

Il s’appuya contre le bosquet, à la frontière des chemins. Il était dans celui du Meikyû, mais ce n’était pas une vraie opposition, ni une vraie hostilité. C’était… Une invitation à discuter, sans plus.

« La détermination Kumojine est légendaire. Je pense que c’est un thème qui est passablement ressorti, ce soir. Bien davantage que tous les discours déployés, les arguments présentés. Mais… »

Taishi sembla réfléchir.

« Ce soir, cette détermination semblait tempérée. Oh, inflexible par moment, bien sûr. Mais fort différente de ce que j’ai vu de Metaru Shuuhei ou encore de la Dame de Fer. »

Un certain silence, et l’Hayai dirigea son regard vert vers lui.

« L’idée ici n’est pas de vous piéger, Héros de Kaze. Il y a longtemps que j’entends parler de vous et comme tous les autres, j’étais curieux d’en savoir davantage sur l’illustre personnage. Avec l’idée qu’à défaut de nous déplorer, nous puissions peut-être nous respecter.»

De manière latérale ou unilatérale, du moins. Taishi n’était pas si difficile.

« Quand Kumo sera libérée, et l’Empire repoussé, qu’apprendrez-vous à votre peuple sur son passé ? Comment sera présenté Metaru Shuuhei ? La Dame de fer ? »

Il y a plusieurs vérités en ce monde, et la sortie précipitée des Kumojins n’avait permi d’en voir que quelques-unes.

Et pas nécessairement celles qu’on voudrait.

« De la même manière, que doit se souvenir l’histoire quand elle parlera de votre présence à ce sommet ? Kumo est-elle plus importante que le continent ? »

Il avait été l’un de ceux à dire, du moins penser, que la coalition était un piège pour chacun de ses participants. Et ce, peu importe leur ultime réponse.

Tout était une question, au final.

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Jeu 2 Avr 2020 - 6:19

Alors que Raizen était sur le point de départ, il se fit interrompre par le fameux personnage ayant siégé à la table. Homme peu connu dans son registre d’information, le Meikyû posa un regard relativement froid sur celui-ci. Or, il n’était pas fermé, simplement observateur.

Laissant un important silence planer à la suite de toutes ses questions, sa manière de s’exprimer était beaucoup plus théâtrale que lors de la réunion. Représentant totalement un opposé de sa manière d’être, il pencha légèrement la tête sur le côté, tentant indirectement de cerner le personnage.

Bien que curieux, Raizen savait qu’il n’aurait pas le luxe ni tout le loisir de peindre son portait pour en savoir davantage. Au contraire, il devait se baser sur les faits pour rendre cette courte discussion relativement productive.

-Mhmm...

Plus curieux que sa propre personne, il était probable que cet homme soit en quête perpétuelle de question. C’était un trait de caractère qu’il avait témoigné autour de la table et qu’il démontrait de nouveau, comme s’il cherchait indirectement à poser un jugement sur les gens ou plutôt à les ranger dans des cases prédéfinies. Serait-ce son cas ? Possible. Or, peut-être que Raizen avait tort sur toute la ligne et cela ne lui déplairait point.

-Vous étiez présent au regard de ce que vous semblez dire ? Quelle a été votre lecture de la situation et votre réaction par rapport à ce conflit ?

Ayant vaguement entendu les faits de cette mission des lèvres d’Asami, son ancienne colocataire et plus, il avait une base de ce qu’il s’était passé. Or, il préférait laisser l’individu s’exprimer à ce sujet sachant que tout était bidirectionnel. Les questions ne pouvaient être à sens unique malheureusement.

-La détermination est propre à chaque individu. Même s’il est vrai que les Kumojins sont téméraires, Kumo demeure le pays du savoir et de la science. Ce n’est pas un pays barbare d’où la nécessité d’être « tempérée » ou plutôt à l’écoute.

Prenant le temps de souligner ce dernier mot, il n’était pas forcément en accord avec l’approche. Or, c’était une manière de voir les choses. Leur discours avait simplement été véhiculé d’une manière constructive.

-Avant même de répondre à vos questions, vous pouvez m’appeler Raizen, ce sera moins impersonnel...

Laissant transparaître un sourire pour la première fois depuis le début de cette discussion, il poursuivit :

-Je ne sais pas ce qu’on raconte à mon égard, mais ce que le peuple Kumojin entendra fort probablement ce que décidera leur Kage une fois leur liberté retrouvée.

Haussant les épaules, Raizen préférait rendre les choses claires :

-Ensuite, je fais partie de ceux qui étaient totalement en désaccord avec Reiko et ce qu’elle représentait tout comme j’ai connu Shuuhei. Certes imparfait, il était beaucoup moins prompt à la colère que sa sœur. Ensuite, du peu que j’ai vu de Araho Daiki lors de la réunion des Daimyos, il est fort probable qu’il ait fait preuve de malhonnêteté à un certain degré. Est-ce que cela en valait les événements qui s’en sont découlés ? J’en doute, mais un peuple ne peut subir le poids total des erreurs d’une quantité faible de personnes sachant...que Kumo n’était pas seul dans cette histoire. Il y une différence entre punir une poignée d'individus et une nation tout entière et la situation actuelle en est le témoignage. Ensuite, je ne préfère pas vivre dans le passé sachant que le présent est différent et qu’il faut écrire le futur de manière conséquente.

Préférant ne pas forcément inférer le fait qu’il en savait davantage à ce sujet qu’il le laissait croire, il poursuivit :

-Si un jour Kumo a eu besoin d’un Kage représentant la force et la fierté, ce n’est malheureusement plus le cas. Kumo a besoin de quelqu’un de rassembleur, qui ne cède pas à la colère sans pour autant se laisser avoir par les faux discours... ou plutôt les manipulations aussi peu subtiles que sournoises.

Faisant indirectement référence à ce qu’il s’était passé lors de la réunion avec le Kaguya, le Meikyû inspira profondément avant de répondre à sa dernière phrase. Or, avant même qu’une parole traverse ses lèvres, son aura changea subitement. Beaucoup plus calme et reposé, on aurait presque dit que le temps s’était figé tandis que son regard fixait son homologue...

-Ma présence importe peu. Si nous survivons, j’espère simplement qu’ils se concentreront sur ce qui a fonctionné dans cette réunion pour le reproduire de manière conséquente.

Feignant un sourire, Raizen n’était pas du genre à aimer parler de lui-même surtout que ce contexte représentait quelque chose de bien plus gros que lui. Les flatteries lui passaient bien au-dessus de la tête malheureusement.

-Par contre, cette question ne mérite aucune réponse. Autrement, ce serait confirmer ce que l’homme au chapeau pense de nous. Nous ne sommes pas dans une situation dans laquelle il faut en sacrifier certains pour en sauver plusieurs. Au contraire, offrir une vraie liberté à la population nous offrirait plus de chance dans ce contexte et je pense avoir été clair à ce sujet et si jamais il y a encore des doutes, ce qu’a dit Sazuka est d’autant plus explicite.

Ses paroles étaient incisives, rudes, précises. Pourtant elles étaient dites avec un calme qui témoignait de sa nature. Explosif dans le calme et passable dans le chaos, la dualité qu’abritait le Meikyû était aussi subtile qu’apparente.

-Je pense donc que vos questions devraient être posées à votre homologue du Teikoku...

L’espace d’une seconde, il songea à quitter. Après tout, pouvait-il avoir plus de questions que cela ? Possible. Or, il opta pour une autre approche. Si son passé de policier Kumojin lui avait appris de nombreux éléments, il comptait aujourd’hui les mettre de nouveau en pratique :

-Pourquoi tant d’interrogation ? Ensuite, je dois avouer me demander ce que vous représentez. Vous êtes bel et bien le seul à avoir été invité seul et connaissant Mokko, il doit y avoir une raison. Sachant que vous avez certes affronté l’homme au chapeau durant une très courte période, je dois admettre avoir du mal à comprendre qui vous êtes et ce que vous représentez vraiment.

Posant un grand point d’interrogation sur ce personnage sans forcément passer par quatre chemins, Raizen ne lésinait pas sur les moyens :

-Qui êtes-vous ?

Bien qu’il avait indirectement une idée de l’archétype que représentait cet individu, il s’était contenté d’une réponse vague pour lui laisser le soin de se personnifier de la manière dont il l’entendait, le moyen parfait de confirmer ou d’infirmer ce que son instinct et son intuition signalaient... Ayant ainsi tous ses sens en alerte tandis que de nombreuses personnes circulaient autour, il attendait patiemment.

Indirectement, la réponse à cette question allait fort probablement influencer la suite de leur discussion, si elle avait lieu.


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Ven 3 Avr 2020 - 20:32

« J’y étais. »

L’Éclair Vert ne voulait pas se perdre en explications sur le sujet, même s’il était au final toujours un peu irrité de voir autant de gens porter des conclusions hâtives sur ce qui y avait eu lieu. Tout le monde avait sa part de responsabilité. Tout le monde.

« Ma lecture et ma réaction t’importe-t-elle vraiment ? Je peux compter sur tous les habitants de ce continent en ce qui a trait à des impressions, des émotions, des ressentis, des interprétations de cet évènement. Mais l’avantage des faits, c’est qu’ils ne changent pas. »

Mais il savait ce que cherchait le Meikyû et Taishi ne voyait pas de raison d’ignorer sa question, même s’il resterait prudent sur les mots à utiliser.

« Je suis Hijin. Non pas que cela n’ait jamais été vraiment une composante essentielle de ma vie à ce moment-là, faisant parti d’un clan nomade. Malgré cela, nécessairement, je ne suis pas resté de marbre devant le massacre. Mais j’y ai ma part de responsabilité. Et j’ai eu ma part de colère. J’ai fait ce que j’avais à faire pour mettre ça dans le passé. »

Si l’Héros de Kaze comptait le poser dans la simple catégorie d’un autre ennemi de Kumo, bien à lui. La situation n’était pourtant pas du tout aussi simple. Cela faisait longtemps qu’il trainait cette histoire dans sa tête, après tout. Taishi avait après tout aidé Kumo à démanteler le Soshikidan. Raizen insista pour utiliser un autre nom et Taishi hocha légèrement de la tête. Un mot dans son préambule le fit légèrement tiquer : liberté. Ce n’était pas la première fois que cette expression ressortait ce soir. Évidemment, on pouvait exhorter la « libération » d’un village conquis par l’Empire. Mais quelque part, Taishi avait l’impressions que les anciens Kumojins allaient bien plus loin par leur usage du mot.

Il écouta attentivement, en réfléchissant à travers, bien sûr. Comme il l’avait pensé, cet homme, Raizen, se révélait d’une intelligence profonde est prospère, puisée dans l’expérience. Nous n’en étions plus à un simple débat des émotions. Et en cela, peut-être était-il plus raisonnable que les autres membres de son trio même si, ultimement, il semblait enfermé dans le même univers. Taishi songea que cette rébellion avait peut-être été trop longue. À force de répéter les mêmes rêves, on finit par croire qu’on les a vécus…

Taishi soupira légèrement. Ce n’était pas du mépris, plutôt une manière d’absorber ce qui est dit.

« Il est aisé de juger le sens d’un acte, d’un évènement, après qu’il ait lieu. Si nous pouvions faire comme ce Chapelier, revenir dans le temps et demander à chaque personne dans la place centrale s’ils pensaient que les choses tourneraient ainsi, je pense que les réponses seraient peu surprenantes. »

Il secoua la tête légèrement.

« Vous n’avez certainement pas tort, Raizen. Un peuple ne mérite pas de subir les erreurs de ses dirigeants, de quelques shinobis. Je pense que c’est une évidence. Mais ce n’est pas là pas tout votre message. Pas tout ce qui s’en dégage du moins. »

Ce n’était pas la première fois que Raizen, des oreilles de l’Éclair Vert, cachait un message dans un autre.

« Lorsqu’un homme commet une erreur, doit-on lui apprendre à le justifier par le fait qu’il est imparfait, comme d’autres hommes. Que d’autres sont aussi responsables. Ou bien devrait-on lui dire d’assumer sa part de responsabilité, apprendre de son erreur, et avancer ? »

Il haussa des épaules. Les anciens Kumojins semblaient fixés sur le fait qu’ils n’étaient pas responsables du massacre. Que ceux l’ayant perpétré ne représentaient pas Kumo. Mais Taishi songea qu’aussi longtemps qu’ils jetteraient le blâme partout sauf sur eux-mêmes, ils auraient toujours l’air coupable. Le sommet ce soir l’avait d’ailleurs un peu montré.

« Je ne suis pas là pour faire la leçon à personne pour autant. J’ai ma part de responsabilité dans le Massacre de Yugure. J’ai participé à la mort de Yamanaka Ema, avec vos collègues Metaru Reiko et Tadaoki Asami. Cette part, je la porte tous les jours, et chaque instant. »

Mais il n’en ferait pas une excuse. L’Hayai eut un « hmm » en posant la main sur son menton brièvement alors que Raizen parlait de faux discours et de manipulations lors du sommet.

« Ne jouons pas autour des mots. Vous parlez du porte-parole de l’Empire. J’avoue ne pas connaître cet homme, Kôsuke du clan Kaguya. Il est apparu comme une ombre sous la surface de l’étang sombre qu’est l’Empire. Ce que je peux dire, et sans dire qui a raison ou qui a tort, qui a dit la vérité ou qui a menti, c’est qu’il a bien joué ses cartes ce soir. »

Ce n’était pas Kôsuke qui était sorti en claquant la porte, et en tournant le dos à une cause unissant le continent, malheureusement. Et ce n’était pas Kôsuke qui avait pris de haut les invités de ce sommet, en questionnant leur légitimité, en présentant un village comme plus important qu’un monde entier.

Taishi était d’avis que le sentiment des ex-Kumojins était justifiable pourtant. Mais qu’il aurait pu être exprimé, présenté, autrement.

Il leva une main, l’air de dire que ce n’était pas la peine de s’emporter sur la phrase.

« Ce n’est pas moi que vous devez convaincre du contraire. Que j’aie tort ou raison n’aurait aucune influence sur les autres. Mais… »

Il releva ses yeux émeraudes, vifs. Le visage de Taishi avait toujours eu cette apparence fatiguée, mais ce n’était pas le cas de son regard. Et avec ce masque, c’est tout ce dont il restait.

« Le contenu d’un message a autant d’importance que sa manière de le transmettre. L’inverse, tout autant. Vos talents comme communicateur me force à penser que vous savez cette vérité encore davantage que moi. Je suis prêt à envisager tout ce que vous me dites sur votre nouveau Kage, mais il ne pourra pas être assumé que c’est le message qui fut transmis ce soir. Parfois, on répond mieux à une question sans y répondre, cela est vrai. Mais c’est en soi une réponse elle-même, j’oserais penser. »

Si le Chapelier n’était pas une situation qui pouvait nécessiter des sacrifices pour la majorité, Taishi se demanda à quoi une telle circonstance pouvait ressembler. En cela, Raizen donnait la même impression que ses collègues, soit qu’il mettrait certains de ses raisonnements de côté pour la cause. C’était dommage mais l’Éclair Vert avait fait la même chose à bien des reprises dans le passé.

L’Hayai ignora son commentaire sur son « homologue » du Teikoku. Il ne savait si Raizen semblait supposer qu’il était de mèche avec Kôsuke, ou si cela était uniquement du fait qu’ils faisaient tous deux partis de la coalition désormais. Dans tous les cas, c’était une étrange provocation qui sembla donner impression à Taishi qu’il avait posé la bonne question, même si on lui disait le contraire.

Les dernières questions sur sa propre personne surprirent légèrement l’Hayai , qui se posa la main derrière la tête, comme s’il était un peu embarrassé. On ne pouvait pas blâmer l’honnêteté de l’Héros de Kaze, mais la rhétorique, elle…

« Raizen, ne voyez pas un dessein plus sombre à mes questions que les vôtres. Le fait que je préfère l’action à l’hésitation ne veut pas dire que j’avance dans le noir volontairement. Personne à ce sommet n’est d’ailleurs aveugle, même si nous ne voyons pas tous les mêmes choses. »

Il releva un doigt pendant un court instant.

« … Mais je n’ai pas évité ta question. Même si pour moi, la réponse est plutôt simple. Je suis tel que présenté, Hayai Taishi. L’Éclair Vert. Je suis juste un shinobi ordinaire. Et je représente… Personne. »

Un mince sourire sous son masque. On essaierait de lui coller des partisaneries parce que c’était plus simple que d’accepter qu’il n’avait joué dans aucun camps.

« Je suis le seul à cette table qui ne servait aucune cause, aucun intérêt, aucune nation et aucune motivation sinon celle de protéger ce continent du Chapelier. Ce masque me sert à espérer une retraite paisible, un jour. »

Il secoua légèrement la tête.

« Je suis conscient que ce n’est peut-être pas la réponse que vous attendiez mais je ne voudrais pas vous en donner une qui soit incertaine et erronée. La légitimité semble très importante pour vous et les tiens. J’avoue ne pas partager ce principe, mais je peux déplorer et respecter. Je préfère réfléchir à ce pourquoi je suis venu, plutôt que de me demander pourquoi je suis là. Ou encore vous, ou les autres factions, sont là. Ça nous avancerait à quoi ? »

Il s’étira légèrement.

« J’avoue ne pas connaître Mokkô comme vous le connaissez. Il saura mieux répondre à cette question que je ne le pourrais. »

Taishi tâchait de faire preuve de diplomatie, mais il ne pouvait entièrement se plier au raisonnement de son interlocuteur. Et comme Raizen s’en doute, le non-dit en disait bien davantage que les mots prononcés. Il ne représentait peut-être personne, mais dans l’esprit de Taishi et plusieurs, d’anciens Kumojins tentant de « libérer » leur village n’étaient pas forcément dans une situation différente.

La différence était peut-être que Taishi ne s’était pas octroyé un titre de roi, sans un trône sur lequel s’asseoir.

Il s’inclina légèrement.

« Je ne veux pas vous ennuyer avec mes questions plus longtemps. Je reste à disposition des vôtres, évidemment.»



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Sam 4 Avr 2020 - 16:53

Masquant un sourire à l’intérieur de lui, tout ceci était donc plus ou moins une question relativement piège ? Autant pour lui, au moins il était franc et relevait des points importants. Bien qu’il s’était plus ou moins caché sous le masque de l’observation à de nombreuses reprises pendant la réunion, il n’avait aucun mal à avoir des conclusions, signe de l’attention qu’il avait apporté à certains détails.

Bougeant tranquillement la tête comme s’il tentait de cerner le personnage, Raizen ne put s’empêcher d’afficher un léger sourire satisfait lorsque celui-ci eut fini de se présenter. Pour lui, avant toute discussion, il était tout de même important de savoir à qui il avait affaire. Si dans un sens, il adhérait avec certaines facettes de l’Hayai, sur d’autres, ils n’étaient pas similaires, mais pas pour autant divergents.

-Vous ne m’ennuyez pas si c’est l’impression que vous avez eue. Simplement, je pense qu’il est important de connaître les motifs de tous puisque nous sommes tous menés indirectement à devoir collaborer dans un futur plus ou moins lointain, Hayai Taishi.

Continuant sur cette lancée, cet homme semblait assumer que prioriser Kumo au-delà du monde était forcément un choix posant l’ultimatum. Après tout, il était vrai que la réponse était parfois une non-réponse, mais n’était-ce pas l’interprétation de ce qu’ils en faisaient ? Dans un sens, il était vrai que de ne pas avoir une réponse incisive ou hors de tout doute laissait de manière légitime le droit à interprétation. Or, il y avait des moments comme ceux-ci où tout n’était pas noir ou blanc. Dans cette coalition, il y avait les fondements mêmes ornés des valeurs et il y avait aussi la pratique qui représentait les actions qui en découleraient. C’était d’ailleurs là tout le problème. Le fondement même qui allait les mener à travailler ensemble n’était que viable dans un contexte spécifique alors que c’était là tout le reproche...

-Ensuite, espérer une retraite paisible un jour est plus ou moins une motivation, certes intrinsèque. Or, il est vrai que vous étiez impliqué dans moins d’enjeux.

Soulignant cela, il tentait simplement de s’assurer de clarifier certains éléments qu’il avait particulièrement notés au point de les mettre de côté dans son esprit.

-Mais pour répondre à votre question, pourquoi faire face à un ultimatum quand les deux doivent ultimement arriver ? Pour chaque erreur, il y a des conséquences et des motifs. Donc, avant même d’assumer sa part des responsabilités, d’apprendre de ses erreurs et avancer, il est important de faire le point sur la situation... et de voir les pour et les contre avant de déconstruire sa manière de penser pour rebâtir quelque chose de plus solide. En prenant les moyens nécessaires, c’est possible, car le meilleur moyen de prendre sa part des responsabilités est via l’action, pas que des paroles vides. Ensuite, si vous faites mention de Reiko, elle a bel et bien subi les conséquences au prix de sa vie, mais d’autres ont aussi porté le fardeau de ses décisions et je ne vous cacherais pas que je ne peux me permettre d’assumer que les Kumojins doivent assumer et avancer sachant qu’ils n’ont jamais demandé à ce qu’elle soit élue. Peut-être faudrait-il reformer le système politique d’élection des Kage et Daimyo à ce stade, mais je diverge.

Semblant soudainement témoigné d’un certain ennui, on pouvait clairement voir qu’il n’aimait pas Reiko, ni ce qu’elle représentait et ce qu’elle inspirait. Or, il n’avait aucun mal à le témoigner sachant qu’il était aussi transparent que la technique qu’il avait développée pour lui enlever la vie en cas d’extrême urgence.

-Ensuite, la manière dont le message a été porté n’était peut-être pas la manière la plus stratégique de l’amener, mais on ne pourra pas y reprocher sa véracité ni l’honnêteté des intentions derrière. Autrement, nous ne nous serions pas présenté Taishi tout comme nous n’aurions pas partagé tout notre savoir sur l’homme au chapeau ce qui pour la peine est assez parlant et concret.

À vrai dire, ils étaient ceux qui connaissaient fort probablement le plus d’Information sur l’homme au chapeau pour l’avoir justement vu à l’œuvre récemment. Or, il ne comptait pas se vanter à ce sujet. Ce n’était pas son point sachant qu’il n’avait aucun mérite à ce sujet. Tout l’intérêt était justement de leur faire part de ce que l’homme au chapeau reprochait aux shinobis, ce qu’ils avaient pris le temps de demander et de vérifier lors de leur dernière rencontre.

-Je pense que rien n’est noir ou blanc, ce qui je pense devra être nuancé puisque les enjeux font en sorte qu’on a l’impression que Kumo devrait passer avant ou l’inverse alors que c’est contre-intuitif. Pourquoi se demander s’il faut sacrifier 1000 personnes pour en sauver 100 000 ou tout perdre quand on peut sauver ses quelques personnes et optimiser nos chances de sauver le reste ?

Poursuivant son sourire, Raizen se sentait beaucoup plus léger, comme s’il s’était légèrement acclimaté au climat de la discussion.

-C’est certes utopique, mais dans le cas réel, chaque nation a des aptitudes complémentaires à celle des autres et ça, je pense que vous le savez déjà...

Puis, comme si ce n’était pas suffisant, il balaya du revers de la main les préjugés que Taishi pouvait porter sur sa manière de voir les choses.

-Sinon, si ça peut vous rassurer, je n’ai jamais d’attente envers les gens. Je me laisse l’esprit suffisamment libre pour leur donner une chance d’expliquer ce qu’ils pensent que je sois en accord ou non. C’est notamment ainsi que nous avons pu savoir ce que l’homme au chapeau reprochait aux shinobis, ce qui je le pense devrait être dans les esprits de chaque personne rassemblée aujourd’hui.

Freinant brusquement sa pensée, il s’arrêta, hésitant puis céda :

-Si vous aviez été présent lors de la réunion des Daimyos, je pense que vous sauriez que cette situation est présente dans mon esprit depuis bien plus longtemps et après y avoir murement réfléchi, je pense que si nous ne prenons pas les moyens pour briser ce que l’homme au chapeau nous reproche en apprenant adéquatement à travailler les uns avec les autres que ça finira par se répéter... parce qu’au final, tout ceci n’est qu’une simple boucle infinie qui créera un nouvel homme au chapeau, mais , et ce monstre, nous l’aurons tous créé ensemble, Taishi.

Ayant détendu sa voix sur les dernières parties de sa phrase, il appréciait sincèrement ce genre de discussion. En effet, ce n’était pas parce qu’il pouvait paraître comme l’être ayant une réponse à tout qu’il n’observait pas les pour et les contre pour nourrir son propre avis. C’était là tout ce qu’il faisait, déconstruire sa pensée pour mieux la reconstruire.

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Lun 6 Avr 2020 - 1:06

« Le sommes-nous ? »

Taishi avait répondu au tac-au-tac quand le Meikyu lui avait parlé de collaboration « indirecte ». Sans être vraiment certain de ce dont quoi il voulait parler, l’Hayai pouvait comprendre où il voulait en venir mais… Disons que cette collaboration aurait pu être un peu plus… « Directe », en opposition. Il n’apprécia pas particulièrement de voir ses projets de vieux jours être mis aux mêmes niveaux que les ambitions politiques des différents groupes sur la scène. Pour le reste, Raizen semblait penser qu’il s’agissait d’un « enjeu » en tant que tel. C’était un peu insipide de voir la chose ainsi, voilà ce que c’était.

« Nos avis divergent sur ce sujet, Raizen. Nous sommes les mieux placés pour comprendre nos propres responsabilités. Je ne pense pas possible d’avoir une vue d’ensemble si ce n’est que d’abord de comprendre sa propre place dans le tableau. C’est la fondation de toute rédemption. »

Il secoua la tête légèrement lorsque Reiko fut mentionnée.

« Il est certain que je ne connais pas Metaru Reiko aussi bien que vous le pouvez. Néanmoins, il ne faut pas confondre responsabilité et culpabilité. Je suis responsable de ma part des choses, mais je ne regrette pas pour autant ce que nous avons fait. Reiko avaient de nombreux défauts, mais elle était impossible à intimider, et fière. En comparaison, votre Raikage, et vous-même par extension, semblez décidés à essayer d’esquiver le passé. Repartir à neuf, peut-être ? J’aurais aimé me faire une meilleure image de votre nouveau dirigeant à ce sujet, mais elle n’a eu cesse d’avoir recours à vos talents et à ceux de Midori pour éviter de s‘avancer… C’est pourquoi je vous ai demandé ce que vous diriez à votre peuple, une fois Kumo reprise. Et c’est peut-être pourquoi vous n’avez pas vraiment répondu. »

Quelle ironie de la part de quelqu’un qui relevait les manipulations du représentant de l’Empire.

« Ce que vous essayez de dire, Raizen, c’est qu’il est injuste pour le peuple Kumojin de subir les conséquences des actes de Reiko, Shuuhei… Comme dit précédemment, je suis d'accord. Mais si je jouais l'avocat de l'Oni, n’ont-ils pas fait au final ce choix à partir du moment où ils sont venus vivre en village ? Qu’ils ont goûté à la sécurité des murailles, à la science progressiste la plus avancée du continent ? »

L’Éclair Vert souffla de dépit.

« S’il n’y a que le fait que cette vie est injuste, il me semble que Kumo ou son peuple n’a rien d’une victime ou d’un martyr. J’ai rencontré vos habitants, et ils ne m’ont jamais donné cette impression non plus. En revanche, vos mots ne sont pas ceux d’une personne prête à reprendre Kumo par la force, je remarque. C’est peut-être le sens de votre surnom, « Héros ». Tuer le dragon, sauver la princesse, et une bonne fin pour tous, sauf le dragon. Je peux respecter ce genre de vision mais aussi la déplorer. Ce n’est pas ma place d’en juger la valeur, au final. Si vous pouvez reprendre Kumo sans verser le sang de ses habitants, je vous le souhaite. »

Il fit un geste de la main, comme s’il balayait un objet invisible.

« Meikyû Raizen, je suis en admiration devant vos talents d’orateur et de stratège. Mais il me semble que nous avons un souvenir bien différent de la manière dont ces informations de votre part ont été obtenues. Pas librement, mais bien à ma demande. Non seulement ça, mais ce n’est pas à vous que j’ai fait la requête. À moins que vos pensées et celle de votre supérieur soient connectées, il serait aisé de penser que vous l’avez sauvée… D’elle-même. »

Taishi haussa les épaules, soupirant légèrement. Entre prophète et poète, il n’y a avait qu’un fil. Et Raizen ne pouvait être l’un et l’autre en même temps.

« N’y voyez pas une vraie critique. Je suis de ceux qui pensent que la fin justifie souvent les moyens. En cela, Sazuka a de la chance de vous avoir à ces côtés. J’apprécie également votre ouverture d’esprit, même si j’espère que vous saurez, comme je l’ai mentionné, faire la différence entre une opinion et un fait. »

Les derniers mots de l’homme le laissèrent dans un silence pendant quelques instants, cherchant la meilleure manière d’y répondre. Envers un homme tel que le Kumojin, l’honnêteté semblait la meilleure manière de procéder, même si…

« Ponctuez-vous toujours votre opinion à l’aide de savants mots tel que « adéquatement », Maître Raizen ? C’est une bonne manière de manipuler un message, mais ce n’est pas invisible. Voilà ce que j’entends lorsque vous parlez : « Coopérons ensemble, en autant que j’ai ce que je veux. Brisons la rhétorique de l’Homme au Chapeau, mais avant redonnez-nous Kumo. Gardons-nous de créer un monstre, en réalisant notre ambition. Et si vous ne faîtes pas ainsi, vous serez responsables de votre propre malheur. » »

Taishi secoua la tête en baissant les yeux.

« Je suis certain que bien des hommes et bien des femmes n’y verrait que du feu. Et je ne suis qu’un gars ordinaire, après tout. Mais ce soir, vous parliez aux dirigeants des plus grandes forces du continent. Et c’est pourquoi votre demande d’unification n’a pas trouvé d’écho. C’est pourquoi Midori n’a pas été prise au sérieux, et c’est pourquoi personne n’a tenté de retenir votre Raikage lorsqu’elle est partie, même en sachant que vous semblez les mieux renseignés sur l’Homme au Chapeau, et des atouts d’une valeur inestimable à la coalition. »

Il releva ses yeux émeraude, un voile de colère derrière eux.

« J’avais des raisons de détester chacune des personnes à cette table. Iwa a tué un être cher. Kiri a tenté de me tuer. Et Kumo a massacré mon peuple. J’aurais eu toutes les raisons du monde de saboter ce sommet. Mais je suis venu ici, je me suis assis sur cette chaise et j’ai écouté. J’ai raisonné. Et j’ai mis tous mes sentiments de côté pour cette cause. Je n’ai rien demander en retour, pas même des excuses. Et c’est là la différence fondamentale entre vous, anciens Kumojins, et les autres participants de ce sommet, ce soir. Oublions un instant mon optique pessimiste sur le futur, après l’homme au Chapeau : ce soir, nous avons tous mis de côté notre personne, notre nation afin de faire front commun. Mais pas vous. »


Taishi croisa les bras, retrouvant son calme paisible.

« Vous avez tenté de faire de ce sommet votre sommet. Pour toute l’excellence de vos talents, Meikyû Raizen, cela n’a pas échappé aux autres, même pas un ignorant shinobi tel que moi. Je peux respecter la force de vos convictions… Mais je déplore tout le reste. »




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Mar 7 Avr 2020 - 6:14

Sincèrement, si Raizen avait eu la possibilité de siffler face au lot de paroles qui sortit des lippes de l’Hayai, il l’aurait fait. Pour quelqu’un qui était relativement prêt à partir quelques minutes après sa seconde prise de parole, il semblait très investi dans cette discussion ce qui était une bonne nouvelle. Après tout, il n’y avait aucun intérêt à lâcher toute sa colère et ses constats si ce n’était pas pour recevoir une réponse en retour, non ?

Éprouvant un léger degré de culpabilité, il se demandait à quel moment son discours avait créé autant de passion chez cet individu. Or, force était de constater que sa vision n’était limitée qu’à ce qu’il avait vu, entendu et perçu, ce qui était bien normal.

Soupirant légèrement, Raizen comprenait ainsi qu’une grande partie des interrogations de Taishi ne lui étaient pas adressées. Avait-il peur de discuter avec Sazuka ? Avait-elle laissé une impression de fermeture aussi importante lors de cette réunion ? Ne pouvant avoir une vue absente de biais puisqu'il connaissait le personnage, Raizen savait toutefois qu’il était important qu’il puisse prendre du recul pour être le conseiller le plus adéquat qui soit. Il tâcherait ainsi d’en discuter avec Midori, mais aussi avec Sazuka.

-Je pense qu’une partie de vos questions ne me sont pas totalement destinées. Si jamais vous désirez parler avec Sazuka, n’hésitez pas. Les perceptions sont multiples, mais je tiens à nuancer vos propos sur le fait qu’elle se soit caché derrière nous. Il ne faut pas oublier que nous sommes une équipe et que nous avons chacun nos points forts et faiblesses. Ainsi, à titre de leader, je considère qu’il est important de savoir quand céder la place à ses accompagnateurs, surtout lorsqu’ils sont en bonne posture pour répondre. Autrement, nous n’aurions pas ressenti la légitimité de parler comme la plupart des accompagnateurs et elle n’aurait pas pris le temps d’appeler quelqu’un qui ne faisait même pas partie de ses invités.

Soupirant légèrement, le ton du Meikyû se faisait beaucoup plus doux, beaucoup plus compassionnel. Pourtant, son regard était aussi calme que froid. Nullement négatif, il y avait une grande part d’information soulignée par Taishi qui résidait plus dans le registre de l’idée que dans les faits. Ainsi, il comptait souligner du meilleur de ses moyens la réalité des deux.

-Pour tout vous dire, elle aurait très bien pu répondre à la plupart des questions. Par contre, sachant que j’avais reçu une lettre au même titre qu’elle, j’étais le premier surpris de voir ma place en dehors de la table d'où ma demande de rester au regard du contexte. Peut-être manquait-il de chaise d'ailleurs. Bref, ce n’était pas pour la sauver, mais bien parce que les enjeux allaient bien au-delà de sauver quelqu’un qui n’en avait pas besoin surtout que sa place était tout aussi légitime que la mienne. Ensuite, il est vrai que nous n’avions pas tous le même niveau ou volume d’information et bien que vous l’ayez demandé, ma position d’observateur m’a permis de comprendre que la conversation n'avancerait pas tant qu’il n’y avait pas une mise à niveau pour tous. Que le tout ait été demandé ou non, je comptais intervenir quoiqu’il arrive.

Tournant la page sur ce chapitre, le Meikyû avançait paisiblement même s’il commençait à trouver ses propres phrases longues. Aimant généralement prendre le temps d’étayer ses idées, il était plus ou moins confronté à quelqu’un pour qui les paroles directes et courtes étaient plus efficaces que les longues tournures de phrases. Dans ce genre de cas, il était trop facile de s’arrêter sur une partie du dialogue sans en comprendre le sens derrière ce qu'il tenterait d'éviter s'il n'avait pas mélangé et confondu de nombreux sujets ensemble.

-Pour Kumo, je pense qu’avant même de prononcer quoi que ce soit, qu’il est important de prendre le pouls de la population. Une vision n’est qu’un rêve si la réalité ne la rend pas applicable et bien que nous pensions que celle-ci soit la plus adéquate, il faut s’assurer d’avoir le bon contexte et de partir des bonnes bases pour approcher le tout de la manière la plus efficace ou plutôt adéquate possible. Autrement on ne répond pas au besoin, un peu comme c’est le cas avec la coalition au moment où nous discutons. Elle n'y répond que partiellement.

Soupirant, Raizen avait du mal à comprendre qu’on perçoive ses dires comme une tentative de manipulation. Ainsi, il s’était donné un certain plaisir d’utiliser à nouveau le terme «adéquat». Après tout, ce n’était qu’un mot comme les autres, libre à lui de l'interpréter à sa manière sachant qu’ils n’étaient pas là pour étayer l’envergure de leur lexique respectif. Toutefois, cela faisait partie des risques de prendre la parole et d’avoir une conviction approfondie sur un sujet en particulier. L’attention sélective au détail était une ennemie comme une autre, mais elle ne réduirait en rien la crédibilité de ses propos.

-Cette cause ne se résume pas qu’à faire rejoindre la coalition pour aller sceller les Dieux Taishi. Si seulement ce n’était que cela… il n’y aurait pas eu la moindre divergence. Elle se résume plutôt à un personnage qui sent le devoir de réformer le monde en se nourrissant de nos propres conflits et haines. Donc même en l’arrêtant, je doute que cela ne règle le problème. Ça ne fera que le retarder et il aura eu raison sur toute la ligne. C’est justement ce rôle que nous avons occupé dans le tableau puisque jusqu’à preuve du contraire, nous sommes les seuls, en compagnie de quelques Iwajins absents aujourd’hui qui étaient présents lorsque l’homme au chapeau nous a fait part d’une partie de ses motivations. Force est de constater que j’avais aussi la capacité grâce aux informations partagées de faire le lien entre les situations qu’il a provoquées et ses apparitions.

Ayant juré de faire plus court, il n’avait pas tenu sa promesse, mais faisait preuve de beaucoup de patience dans ses paroles. N’ayant pas forcément l’énergie de s’emporter après avoir exposé des convictions qui étaient arrivés aux oreilles de plusieurs sourds, il comprenait toutefois que tous ne perçoivent pas la situation de cette manière. À bien y penser, il se demandait si la perception d’avoir accordé un « ultimatum » n’avait pas effacé la logique derrière les points apportés.

-C’est la raison pour laquelle avant de parler coalition, nous aurions dû nous assurer de partir sur un problème commun. L’homme au chapeau étant sa forme, le vrai noyau et justement ce dont il se sert pour accomplir ses desseins reste et demeure nos discordes respectives. Je pense donc que s’assurer que nous étions tous sur la même longueur d’onde à cet égard était clé même si le tout a été positionné par différents intervenants de différentes manières. En tant qu’individu, nous pouvons mettre de côté nos divergences émotionnelles et nos sentiments respectifs, les uns par rapport aux autres. Or, pour tout ce qui représente les litiges actifs, ce n’est pas aussi facile. J’aurais bel et bien aimé que ce soit introduit par quelqu’un d’autre, mais encore une fois personne n’a cru bon s’assurer que les abcès empêchant le succès de cette réunion étaient crevés, surtout suite au commentaire sur le génocide.

Marquant un silence, il poursuivit :

-C’est le message que nous avons tous tenté de faire passer. La nécessité de partir sur de bonnes bases et de se remettre en question était plus que nécessaire quitte à prendre un moment pour s’assurer que nous étions sur la même longueur d’onde. Or, ce fut plus ou moins difficile sachant que personne n’avait de recul sur la situation pour en comprendre tous les enjeux. C’est peut-être aussi pour ça que notre approche a été perçue d’une telle manière qui sait. Encore une fois, les idées fusent de tous les sens, donc nous ne pouvons nous appuyer que sur les faits…

Voilant légèrement un signe de tristesse, ses iris venaient soudainement de changer d’éclat pour afficher quelque chose de plus sombre alors qu’il amorçait la finalité de ses paroles :

-Parlant de faits, si nous nous étions occuper que de nos propres besoins, nous n’aurions fort probablement pas pris l’initiative il y a 1 mois, avant même que cette réunion ait lieu d’amener le livre de Suzuri Wo aux mains les plus compétentes du Yuukan pour tenter d’en déchiffrer le contenu. Le tout a été exécuté afin d’avoir une chance de lutter contre l’homme au chapeau, puisque je cite les paroles de Sazuka : Ceci pourrait sauver des vies. Et encore une fois, ce n’est pas l’idée que je me fais d’elle, mais bel et bien un fait. Si notre objectif était purement égoiste, elle ne serait pas venue à cette réunion… et nous aurions récupéré Kumo pendant cette réunion sachant qu'il y avait des chances pour qu'un gradé ne soit pas au village. Donc, même si nous avons tous nos défauts respectifs, nous ne sommes pas égoiste. De plus, elle a autant de chance de m’avoir que j’ai de chance de l’avoir, va de même pour Midori.

Après tout, ils avaient fait le choix de venir à trois. N’était-ce pas là le synonyme d’une coalition ? Le fait de pouvoir compter sur les autres et de composer son équipe de manière diversifiée n’était-il pas suffisant ? Ayant un point de vue totalement extérieur à Kumo en invitant Midori n’était-ce pas ce qu’ils avaient tenté pour le bien de tous ? Soupirant discrètement, il décida de finir ses paroles sur le dernier exemple qu’il avait mentionné. Mais avant tout quelque chose le tracassait.

Repensant à Etsuko, il avait encore du mal à percevoir le fait qu’elle était décédée en allant à Kumo. Si les circonstances entourant sa mort lui étaient totalement inconnues, la congruence entre le temps de sa visite et le rapport de décès était suffisamment connecté pour avoir une hypothèse assez forte. Connaissant cette femme pour s’être affronté lors du tournoi de Kaze, il savait très bien que sa définition de justice l’aurait possiblement pousser à défendre Kumo. Sachant qu’elle était attendue du corps policier dont il faisait partie, surtout après qu'il aient discutés de partager certaines procédures d'un corps policier à l'autre, il espérait simplement qu’elle n’ait pas trop souffert, surtout d'un conflit comme celui-ci.

-Donc, je pense que nous pouvons nous allier pour sauver ce monde tout en abattant le « dragon ». Par contre, jusqu’à preuve du contraire, le dragon que vous personnifiez n’est pas le Teikoku, mais bel et bien l’agglomérat de tous les éléments qui empêchent l’optimisation de nos chances. Si le manque d’information de part et d’autre représente un ennemi de taille qui peut être compensée en échangeant, il y a malheureusement bien d’autres éléments qui pèsent sur la balance.

Prenant le temps d’observer son comportement non verbal, Raizen ne cherchait pas vraiment à savoir si ses paroles l'apaisaient ou pas. Il cherchait plutôt à voir s’il devait s’attendre à un nouvel éclat de colère sachant que ses dires ne feraient probablement pas l’unanimité. En plus de se répéter, la construction de son approche pouvait choquer les plus impatients. Malgré tout, apporter son discours une nouvelle fois en y nuançant certains éléments à partir de ce qu’il avait pu comprendre faisait aussi partie de sa manière de contribuer et de montrer qu’il était à l’écoute.

-Si nos valeurs peuvent diverger, nos intentions n’étaient pas de faire de ce sommet, notre sommet. Sachant que nous sommes respectivement impliqués à des degrés similaires dans cette merde que représentent nos failles, il est probable que vous comprendrez un peu mieux le point de vue qui a justifié notre prise de position . En dehors des micro-tensions, il n'y avait qu'un seul litige en cours d'envergure. Nous avions et avons besoin de voir les problèmes du Yuukan comme un tout pour en ressortir les problématiques et les objectifs desquels vont découler la priorisation. Ceci aurait dû nous permettre d’éviter de mener une guerre à l’aveugle ou d’avoir plus de questions, de frustration ou d’incompréhension à la suite de ce sommet.

Ponctuant de plus en plus ses phrases pour signifier la fin de ce monologue, il aurait préféré une discussion beaucoup plus interactive et moins question réponse. Toutefois, c’était la forme qu’il avait choisie d’entreprendre et elle venait avec son lot de pour et contre.

-Certes, nous aurions pu transposer cette discussion à un autre moment, mais je ne vois pas dans quelle mesure ça aurait été efficace sachant que le tout fait partie des conditions de succès. Être uni par notre désir de survie est aussi respectable que le fait de s’engager individuellement. Or, un regroupement de volonté individuelle et divisée ne sera jamais aussi fort qu’un ensemble composé d’un peu moins d’individus. L'ensemble autour d'une cause commune est toujours plus compact et résilient et moins sujet à la division sous la moindre pression. D’ailleurs, si c’était suffisant, nous aurions probablement reçu une lettre nous imposant respectivement de prendre une décision dans nos villages respectifs et nous ne nous serions pas rencontrés en face à face...

Passant calmement sa main dans sa chevelure, il approchait de la fin :

-Le concours de circonstances et le chevauchement des facteurs de succès peut certes sembler conflictuel voire même égoïste à défendre pour notre part, toutefois j’aurais à la limite préféré que la situation ne me concerne pas pour prouver le point que j’avance. Je le dis et je le répète, ce n’est pas une situation à approcher en tant qu’individu, mais bien en tant que collectivité. Une fois les objectifs compris, tous pourront savoir comment s’impliquer sachant que pour comprendre sa place dans le tableau, il faut déjà... voir le tableau et le comprendre.

Serrant légèrement son poing, il relâcha soudainement toute cette tension en évoquant un ressenti qui transcendait l’idée pour être beaucoup plus proche des faits.

-Ensuite, si vous pensez que cela nous fait plaisir de ne pas avoir sauté à pieds joints dans une possibilité de sauver notre monde, j’espère que vous réalisez que nous en sommes les premiers frustrés. Je n’oserais comparer nos degrés de frustration respectif ou y poser un jugement, mais nous sommes impliqués dans cette coalition depuis bien plus longtemps que vous le pensez. Ensuite, vous pourriez toujours arguer que nous avons choisi de rendre notre décision dépendante du Teikoku. Or, nous espérons surtout qu’ils comprendront la portée de nos paroles puisqu’encore une fois, il y a un moyen de permettre à nos deux nations de s’entraider comme l’a mentionné Sazuka. Après, en fonction de leur décision, nous pourrons toujours poursuivre cette mission ou plutôt participer encore plus à cette coalition, beaucoup plus officielle de ce dont nous avions déjà commencé avant tout cela… Or, il faudra voir si c’est la meilleure option pour nous tous.

Terminant sur un soupir et la gorge légèrement sèche, il trancha finalement :

-Qu'on soit clair, je ne laisserais pas le monde mourir aux mains de l’homme au chapeau ou des Dieux, Hayai Taishi au même stade que nous ne sommes pas restés les bras croisés à Kaze et à Hikari. Par contre, ce serait mentir de dire que je compte laisser les Kumojins ne pas participer au plein degré de leur potentiel si cela peut sauver des vies, plus de vies que dans l'état actuel des choses. S’ils étaient assimilés, pourquoi pas, mais jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas à moins que vous soyez en mesure de me le prouver maintenant. Ensuite, libre à vous d'interpréter mes paroles comme de la manipulation et de la stratégie. Si nous avions tout ce luxe, les enjeux en seraient plus minime, croyez-moi. Or, ce sont plutôt des convictions, à ne pas confondre. Ceci va aussi pour le fait de comparer votre frustration individuelle à la frustration que nous représentons; celle d’une nation entière qui existe toujours, mais qui pourtant est déjà considéré comme une histoire ancienne de ceux les catégorisant d’ex-kumojin. Chaque individu reste important dans ce tout que nous représentons, mais il est important de prendre du recul et de réaliser que nous ne serions pas venus si ce n’était que pour parler que de Kumo dans un moment aussi critique, mais plutôt de nous tous, avec tout ce que cela implique.

Demeurant concentré, son visage n’avait pas changé depuis le début de cette discussion. Comprenant un peu son ressenti, il appuyait toutefois avec violence sur certains éléments dans son dialogue pour éviter qu’il ait de nouveau à se répéter afin que l’échange soit enrichissant tant pour l’un que l’autre. Il s’était surement déjà répété dans ses dernières phrases, mais à un moment...

-Par contre, si vous respectez ces convictions, à notre place dites-moi ce que nous aurions dû poser comme geste pour que ce soit communiqué à juste titre. Nul besoin de préciser que le nous vous inclus autant que nous dans ma question...

Cette question et cette précision pouvaient sembler hautaines voire même une remise en place. C’était peut-être le cas au final, mais c’était surtout et avant tout cohérent avec son approche. Cette cohérence subsistait puisqu’il se serait donné la peine de réagir comme il l’avait fait pour n’importe quelle autre nation dans ce cadre. Or, une histoire pouvait être manipulée de bien des manières, d’où la nécessité d’y remettre les pendules à l’heure. Autrement, sa mission diplomatique à Hayashi dans le but de savoir comment ils pouvaient s’entraider mutuellement pouvait demeurer une imposition de leur volonté sur un territoire externe. Même si dans les faits, ils avaient tenté d’établir un partenariat qui les aurait possiblement prémuni d’une telle catastrophe, tout le monde pouvait tout tourner à sa sauce semblait-il. Le reste, tout le monde le savait déjà de toute manière.

Au-delà de tout cela résidait la possibilité que se savoir interdépendant n’était pas attrayant. Savoir que les actions de tous avaient des répercussions sur les autres, incluant soi pouvait créer une angoisse et une certaine restriction. Si certains préféraient ne pas l’entendre, surtout pour les électrons libres, Raizen le premier, ça restait une nécessité qui personnifiait tous les maux d’une société. Allant totalement à l’encontre de la quête de bien-être individuelle de chacun, ce retour aux besoins initiaux de survie était le meilleur moyen de repartir sur des bases différentes et pour le moins, moins égoïste, mais ça, c’était un autre débat. Certes utopique, le juste milieu existait, mais pour y arriver, il fallait faire une partie de ce chemin et ne pas se figer sur des idées préconçues. Une fois fait, l'équilibre naturel des choses risquaient de jouer son rôle en faisant pencher la balance, à un certain degré d'un côté ou de l'autre...


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Mar 7 Avr 2020 - 17:43
On apprenait davantage des mots en marge d’une question que dans ceux de l’actuelle réponse. C’était peut-être mieux ainsi, car les réponses elles-mêmes étaient parfois bien plus difficiles à obtenir. Comme c’était le cas maintenant. Taishi réalisait que son interlocuteur avait tout d’un politicien, à réorienter les mots et idées, à répondre de travers sans jamais vraiment s’avancer. D’autres auraient dit que c’était un habile tour, à masquer de sagesse des réponses qui n’en étaient pas vraiment. Et à éviter de répondre lorsque ça aurait demandé du courage, peut-être.

« La perception ici, est de dire que j’aurais avancé qu’elle s’est cachée derrière vous. J’ai dit qu’elle évitait de s’avancer… Prenez garde de ne pas déformer mes mots, et j’en ferai de même. Sazuka ne pouvait savoir que vous interviendriez. Elle ne s’est donc pas cachée. Et si j’ai un certain intérêt à m’imaginer ce qu’aurait été les moments suivants sans votre intervention… Ce qui est fait est fait. »

Et soyez honnête, bon sang ! Cela avait commencé en parlant de manipulations alors qu’il visait directement Kaguya Kôsuke, et ça ne semblait que continuer désormais. Cet homme craignait-il de froisser au point de marcher sur des œufs en permanence ?

« Je ne peux contredire ce que vous dites sur le travail d’équipe, et le bienfait de votre intervention, que j’ai d’ailleurs souligné lors du sommet. Mais je n’ai pas vraiment prétendu le contraire, non plus. »

Un politicien avait toujours tendance à répondre d’une manière qui le faisait ressortir sous une opinion plus aisément partagée, tout en faisant l’inverse envers son interlocuteur. Comment une simple mention sur la participation de la censée Raikage était-elle devenue un questionnement sur la valeur du travail d’équipe ?

La surprise de Raizen sur le fait de ne pas avoir de chaise à la rencontre renforça la perception de Taishi sur l’idée que ces anciens Kumojins semblaient presque autant dédiés à une quête de leur propre légitimité, que la cause qu’ils suivaient. À l’aube d’élire un nouveau meneur, sans un village sur lequel régner, c’était peut-être logique. Mais l’Hayai s’interrogeait tout de même sur la place que ça pouvait bien avoir dans un sommet tel que celui-ci. La réponse semblait simple : il n’y en avait pas.

« Elle aurait pu répondre. Mais elle ne l’a pas fait. Ça ne devrait pas être une si grande surprise, que de voir que je vous pose ces questions à vous, et non à elle. »

Raizen semblait accorder une grande importance aux opinions, impressions et tout le reste. Ou du moins, à projeter ce sentiment. Mais dans le livre de Taishi, les paroles sont temporaires et les actions restent. Il semblait bien évident à ce stade que le Meikyû ne répondrait pas à la plupart de ces questions, d’ailleurs. Mais l’Hayai n’était pas venu lui parler uniquement dans ce but, après tout. L’Éclair Vert n’était pas si imbu de sa personne qu’il pensait pouvoir tout comprendre d’un seul regard.

« La coalition n’a jamais dit de faire table rase permanente de l’arrière-plan, ni avant ni après la déchéance du Chapelier, si c’est cela son destin ou le nôtre. Elle parle plutôt d’unir nos efforts pour le vaincre. Pas d’amener paix sur terre. Je n’ai pas besoin de prouver cela ; la plupart d’entre-nous semblent l’avoir compris. J’ai moi-même fait la remarque que cette coalition ne réglerait pas tous les maux de ce monde, et toutes ces injustices. Mais ça n’a jamais été son but. Peut-être espériez-vous trop de ce sommet, car son but est aussi simple que vous l’avez dit : le retirer de l’équation. Ces deux sont de nouveaux paramètres, mais l’objectif est le même. »

Oh, nul doute que Raizen ne voyait pas les choses de cette manière. L’homme ne semblait jamais voir une réalité d’une autre manière que sous une lumière qui rend ses actes justifiés.

« Je n’étais pas là lorsqu’il a exposé ses motivations, mais ça ne m’empêche pas de faire un lien entre bien des évènements ayant eu lieu par la suite. Pour tout ce qu’on en sait, il a probablement été un majeur instigateur du Massacre de Yugure. Mais… Ça ne change pas qu’il ait eu lieu. »

Il secoua la tête.

« La nécessité de partir sur de bonnes bases… Vos bases. Moi ce que j’ai vu, ce que nous avons vu, c’est non pas une mais deux propositions d’une paix temporaire ou durable qui furent rejetés. Ne venez pas me parler de remise en question quand il me semble que vous n’avez strictement rien fait de tel, ni vous ni vos collègues. Votre nécessité, c’était surtout des revendications. Bien-fondés ou non, ce n’est pas à moi de le dire. Mais lorsque celle-ci n’ont pas trouvé écho, vous êtes partis. Ou plutôt, elle est partie. Je ne sais pas ce que vous auriez fait, mais je salue votre loyauté dans tous les cas. »

Il parlait de transmettre un message. Poète et Prophète. Taishi n’avalait rien d’une telle prétention. Raizen était venu avec beaucoup d’informations utiles, de quoi avancer la cause considérablement lorsque rassemblé avec les dires du Charpentier, et même ce damné Saint-Père. Mais les rebelles Kumojins étaient des invités à ce sommet, pas des messies pour autant venus faire grâce de ces participants de leur divine sagesse. Et si c’était le cas, leur méthode pour le dire avait été peu fructueuse.

« Agir pour ses propres besoins et vouloir vaincre l’homme au Chapeau ne sont pas mutuellement exclusifs, Raizen. Peut-être ai-je parlé de manière trop brusque. Il ne me servirait à rien de diaboliser inutilement. Ni vous, ni votre chef, ni même Midori. Tout comme la coalition le veut, ceci est un temps de coopération, pas de discorde. Personne, même pas moi, ne dirait que vos intentions aient été belliqueuses ou complètement fausses. Si c’est l’impression que j’ai projetée, acceptez mes excuses sur le sujet. »

Pour ce qu’il en comprenait, les exkumojins étaient peut-être exactement là où ils devaient être. Nul doute que leur participation au sommet, les actions qu’ils avaient prises, servaient le but commun. Pour autant, leur refus de coopérer traduisait leurs intérêts personnels prédisposant sur cette cause commune. En cela, leur participation à la coalition était peut-être vraiment impossible. Du moins, jusqu’à qu’ils aient accomplis leurs propres buts.

Ça n’aurait pas vraiment dérangé Taishi si cela n’avait pas voulu dire de nuire considérablement à un participant de la coalition. Contre-productif, c’était le moins qu’on puisse dire. Il hocha la tête à son résumé de la situation.

« Oui, je le comprends mieux, en effet. »

Ça avait été le but de cette discussion, pour tout dire. Il parla d’un tout mais Taishi balaya ce concept de la main. Il aurait accepté ce genre de mot de la part des autres, mais pas des anciens Kumojins, pas actuellement du moins.

« Votre tout. Je ne cesserai de le répéter, mais les raisons qui ont motivé vos actions, sont les vôtres. Certes, nous aurions pu avoir une lettre. Mais je pense personnellement que ce sommet était nécessaire, individuellement et collectivement. Maintenant les pièces sont bien plus définies sur l’échiquier, de même que leurs couleurs… »

Il haussa légèrement les épaules.

« Mais Meikyû Raizen, je pense qu’on peut tout à fait confondre convictions et manipulations. Seulement, ce n’est pas celui qui écoute qui se méprend. Je suis prêt à vous croire. Mais entre ce qui est dit et ce qui est fait… Comprenez bien que vous pourriez convaincre ainsi chaque personne de cette manière. Mais le déroulement de ce sommet en aura dit davantage. Vous ne vouliez pas faire de Kumo le sujet principal, mais ce fut malheureusement votre cheval de bataille. »

Taishi releva les mains légèrement.

« Mais oui, je vois mieux les raisons de vos actions désormais, de même que votre mentalité et raisonnement. Elle prouve, tout au moins, que vous n’êtes pas irrationnels. »

Raizen lui demanda ce qu’il aurait fait à sa place, et Taishi soupira légèrement, pas de mépris mais bien dans l’idée d’un poids si large à porter en sa réponse.

« Ce soir, mes mots n’engageaient que moi… Mais ce ne fut pas toujours le cas. Il n’y a pas si longtemps, je me suis donné corps et âme pour une idée, de la même manière que vous le faites désormais. Je peux m’aventurer dans cette idée que si j’avais toujours été lié par cette cause, et que je serais venu ici… »

Taishi réfléchit.

« J’aurais peut-être fait la même chose. »

Mais…

« Mais peut-être pas de la même manière, en effet. Si je dois m’avancer, d’abord que même si vous vouez une importance à l’équipe, à la famille, une personne voulant prétendre à un poste d’Ombre, surtout dans un contexte où il est évident qu’elle n’a pas été élue de manière régulière, aurait dû pouvoir communiquer ce que vous avez dit, sans votre aide. Et sans mon intervention, d’ailleurs. Nous avions tous quelque chose à dire à ce sommet. Oui, même moi, l’indépendant sans histoire ni cause. La manière dont le message passé par Sazuka a donné cette impression qu’elle n’était pas là pour coopérer, mais bien pour parler avec les organisateurs. Que ce soit vrai ou faux n’a aucune importance. Tant de gens qui parlaient pour la même bannière a noyé le sujet.»

Il prit une longue inspiration.

« Par la suite, je ne ferai aucune surprise en disant qu’avoir Midori questionner la légitimité et la valeur de chaque personne présente était un faux pas. Je suis certain qu’il y avait des raisons, mais… Dois-je en dire davantage ? »

Haussement d’épaules.

« Enfin, je n’aurais pas claqué la porte avec des mots qui voulait dire, plus ou moins « vous regretterez de ne pas m’avoir écoutée, et c’est vous qui viendrai pleurer mon aide plus tard ». Vous sous-estimez l’égo des participants de ce sommet si vous pensez qu’ils feront ainsi. »

Soupir.

« Oui, j’aurais fait la même chose, maintenant que je comprends mieux vos positions. Je ne suis pas exactement connu pour mes discours diplomates. Demandez à l’intendante d’Iwa si vous le souhaitez. »

Léger sourire. Kumo et Iwa avait été presque alliés avant la chute de la cité. Chercheraient-ils à demander un partenariat pour reprendre leur village désormais ? C’est ce que Taishi aurait fait.

Pas avec cette manière de faire et de dire, espéra-t-il.

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Mer 8 Avr 2020 - 7:08

Observant calmement Taishi reprendre ses propos, Raizen devait avouer se retenir d’arquer les sourcils à quelques reprises. En fait, à garder les sourcils légèrement haussés, il était fort possible qu’elles se figent. Dénaturant ainsi l’effet de questionnement pour s’étaler sur le temps, il se contentait de l’écouter parler, faisant le tri entre les différentes informations qu’il mentionnait. Allant des plus pertinentes aux moins pertinentes, il tentait de classer et d’archiver ce qui était important de soulever dans sa prochaine réponse. Or, avant même de répondre, il prenait tout de même le temps de se questionner.

Se donnant donc la peine de l’écouter, cela venait avec son lot de positif tout comme son lot de négatif. Or ce devait peut-être son cas aussi. Mélangeant un nombre incalculable d’informations pour prouver un point et/ou se défouler, certains éléments auraient pu être positionnés de manière plus constructive ou différemment. La forme laissait certes à désirer par moment, mais étaient-ils vraiment présents pour commenter la forme ? D’un côté, on reprochait à certains d’avoir été trop crus et d’avoir pointé du doigt et de l’autre on soulignait la possibilité qu’il fasse preuve de manipulation parce qu’il mettait possiblement trop de formes sur ce qu’il disait ?

Ensuite, même si Taishi osait le croire, le tout n’avait pas forcément d’importance dans le cadre suivant sachant que la seule possibilité semblait être ce qui avait été déposé sur la table. Certes, un moyen de se concentrer pour enlever une variable de l’équation, n’était-ce pas se contenter de ce qui était à porter de mains ? À ce stade, cette discussion avait-elle réellement un impact sachant que Raizen préférait créer ou proposer sa propre voix plutôt que de suivre ce qui semblait le plus apparent et préconçu ? Au final, c’était peut-être pour cela qu’il avait un jour songé à déserter Kumo, pour prendre le temps d’explorer sa propre vision et de se frayer un chemin à sa propre manière. Qui sait. Encore une fois, il déconstruisait les idées pour mieux les reconstruire puisque c’était sa manière de procéder. Quelle qu’en soit les conséquences ou la perception qui lui était attribuée, donner une juste valeur à chaque entéléchie importait à ses yeux sachant que quelle que soit la conclusion, il fallait proposer quelque chose. Porté sur l’action au même titre que ceux qui avaient été poussés à la solution, possiblement la plus réalisable, ils avaient une différente manière d’aborder les choses. Cela faisait partie des divergences qui faisaient murir, mais pour lesquelles il n’y avait possiblement pas de compromis.

Se contentant ainsi de faire planer un court silence, il acceptait de respecter le respectable et laissait le reste retourner dans le néant. Ce qui était basé sur de la poussière redeviendrait poussière. Or, ce n’était pas pour autant qu’il ne se souviendrait pas de celle-ci et ne l’ajouterait pas si nécessaire.

-Vous soulignez l’importance des faits et des actes, mais derrière les deux propositions se trouve un vide total d’action concrète derrière celle que tout le monde retiendra : la paix. Je compte bel et bien tenter de me renseigner à ce sujet auprès du concerné, mais si jamais vous pouvez me dire en quoi concrètement faire la paix représente, je suis preneur, surtout qu’il ne peut pas libérer un peuple déjà libre. C’en est à se demander à quel endroit se situe le litige...

Souriant légèrement, Raizen ne voulait pas être désobligeant ni même brusquer. Même si cela lui importait peu en réalité, il comprenait que la forme était importante pour éviter que la moindre parole ne soit mise hors contexte ou que ses paroles soient oubliées d’une quelconque manière due à la forme, l’égo ou autre. Erff, à bien y repenser, dans bien des contextes, il se serait contenté d’arquer un sourcil, d’écouter, de commenter et de mettre fin à la discussion, un peu comme il l’avait fait à quelques reprises par le passé, surtout quand la discussion franchissait le point d’inflexion de l’apprentissage décroissant vers la perte de temps mutuelle.

- Le fait d’être assertif sur les clauses et de partir a peut-être mal été perçu sur la forme, mais dans les faits, c’était une réponse sur la définition de la paix de notre côté. Sachant que Kosuke n’a pas voulu étayer sur sa définition de paix et d’en déclarer les détails, je suppose qu’il aurait dû y répondre au lieu de discourir sur la définition d’un chef suite au départ de Sazuka. Après tout, nous étions encore présents.

Gardant son rire moqueur pour lui, ses iris étaient beaucoup trop plantés dans ceux de Taishi. Ayant même pris le temps de décrisper la partie supérieure de son front pour se détendre un peu plus, il ajoutait simplement le poivre au sel et le sel au poivre, un peu comme Taishi, mais différemment. Certes, Kosuke était au centre de ses remarques, mais cibler Suzuri Wo pour avoir poussé tout le monde à lâcher un Wo-ah mental en l’entendant parler de sa haine n’avait pas d’intérêt.

-On pourrait parler longtemps du comportement de Sazuka, mais encore une fois, même si la forme pourrait être plus politique et peut vous avoir déçu peut-être, je pense que vos attentes sont allées rejoindre de nombreuses attentes par rapport à cette réunion, dont les miennes. Comme dit, on ne peut tout avoir, mais son positionnement avait le mérite d’être clair et franc et jusqu’à preuve du contraire, elle n’a pas refusé la coalition, mais bien posé ses règles du jeu. Au principal concerné d’y répondre. Après, nous aviserons de manière conséquente, un peu comme une négociation, qui malheureusement semble litigieuse.

Or, il y avait plus important. Taishi venait de soulever un point, son point préféré. Ayant presque les yeux qui pétillaient, tel un corbeau, il venait d’y voir le diamant de cette discussion :

-Vous questionnez ensuite la nécessité de Midori de commenter la valeur de chaque personne autour de la table. Je me trouve donc surpris sachant que vous venez aussi de dire que nous sous-estimons l’égo des participants de ce sommet. Certes utilisé sur un autre sujet, je vous pose donc la question pour ne pas faire de faux liens : pensez-vous que cet égo pourrait aussi nuire aux restes des décisions ? S’il n’y a pas de réponse à cela, nul besoin d’y répondre, je ne faisais que la poser.

Massant légèrement son crâne suite à cette question qui le démangeait, il décida de poursuivre :

-Je vais changer ma question : Qui se devait de poser cette question au final ? Est-ce qu’il fallait tenir pour acquis que tout le monde avait suffisamment de recul pour questionner individuellement sur une situation globale ? Sommes-nous au stade où cette inquiétude a été perçue comme une attaque directe sachant que celle-ci a tout de même contribué à la nécessité de faire un engagement quelconque… et que nous étions tous impliqués dans ses inquiétudes ?

Désirant lui fournir un peu plus de contexte, Raizen ajouta :

-À la base, Midori n’est pas Kumojin, mais bien une connaissance Kazejine. Si nous l’avons choisi en tant qu’accompagnatrices, c’est bel et bien parce que nous avions confiance en son aptitude à avoir un regard externe, un peu plus neutre par défaut sachant qu’elle n’a jamais été affiliée ou fait partie des 3 grands villages ou de l’Empire. Donc, en dehors du fait de voir une habitante du Yuukan exprimer son inquiétude, sa question demeurait une question, ce n’était pas un fait et je pense même qu’il est important de garder celle-ci en tête...

Proposant quelque chose, il poursuivit sur sa courbe de réflexion :

-Or, peut-être que le tout aurait mieux passé si nous ne faisions pas partie d’un trio lors de cette délégation. Peut-être que cela à un peu parut comme une mise en scène, ce qui serait triste sachant que ça aura amoindri la gravité des mots qui méritent une attention particulière au même titre que ce que chaque individu avait à dire. Dois-je en dire davantage ?

Simple question. Certes une répétition de la sienne, Raizen était certainement un amant de la réflexion individuelle. Or, il avait l’opportunité de le faire de manière participative, donc pourquoi pas ?

-Je tiens quand même à te remercier pour tes conseils ou plutôt pour le message sur l’égo des participants et la perception qu’un départ hâtif a pu avoir.

Souriant légèrement alors qu’il venait de changer sa manière de s’adresser à Taishi, il poursuivit :

-Ton honnêteté sur le sujet est aussi grandement appréciée.

Ce serait mentir de dire que Raizen n’avait pas eu beaucoup d’information. Le ressenti à Taishi était basé sur de nombreuses choses qu’il avait acceptées, commenté, critiqué, mais aussi défié. Or, quoiqu’il arrive, ils avaient possiblement appris à comprendre un peu mieux le positionnement respectif de l’un et l’autre sur le sujet. Il était toutefois triste que la table ronde n’ait pu le faire calmement puisqu’à tout moment un génocide aurait pu éclater... ou pas

-Ensuite, il est clair que ma proposition de base ne plaira pas à tous. J’ai proposé quelque chose, tout le monde était et est encore libre d’en défier le fondement pour en faire nos bases, mais ce qui est fait est fait et comme dit, suite à la décision du Teikoku, nous déciderons pour la Coalition. Cela vaut aussi pour ma vision un peu moins concentrée sur cette problématique, mais plus sur la globalité qui englobe cette histoire. Ce sont deux angles d’approche avec leur lot de pour et de contre. Dans l’un, l’objectif est plus atteignable, mais nécessitera de faire un travail de fond sur le reste après avoir éliminé une grosse variable de l’équation tandis que de l’autre, arriver à un consensus est plus difficile, mais les résultats en sont généralement meilleurs tant qu’il y a un alignement global.

Posant sa main sur son menton, il pensait :

-Mais pour tout te dire, cela ne me ressemble pas puisqu’éventuellement, le fait de ne pas arriver à un consensus global n’empêche pas la seconde option, ce qui est justement en train de se réaliser, donc je pense qu’il était important de proposer la réflexion. Ensuite, il y a des réponses qui viendront avec le temps et on est d’accord là-dessus, je pense ?

À croire qu’être politiquement correct ou agir comme un politicien aurait possiblement porté fruit dans cette réunion. Après tout, ils auraient pu jouer la carte de l’altruisme et discuter de leur réflexion de manière séparée après la réunion avec chaque personne présente. Peut-être que cela aurait mieux marché sachant que c’était un vrai moyen politique de faire avancer une idée en préparation d’une future discussion, de manière individuelle. Or, ce n’était pas sa manière de faire.

Tout détruire pour mieux reconstruire était et demeurait son schème de réflexion, et ce, même si cela impliquait le fait d’y mettre sa fierté, celle des autres et tous les maux du Yuukan dans le même panier le temps d’un tri. En soi, cet acte n’avait rien de mal, c’était plutôt le processus qui était problématique puisque tout le monde n’avait pas forcément envie de faire ménage collectif en premier lieu. Si ça se trouve, il aurait peut-être dû demander la permission de transgresser le droit de parole et le sujet pour impliquer tout le monde dans une réflexion commune en mettant de côté orgueil et personnalité.

Tant de possibilités animaient ses iris dorés desquels ressortait une lueur sombre libre de toute interprétation. Pourtant, ce n’était que le reflet des apprentissages qui nourrissaient ses premiers pas vers …
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Mar 14 Avr 2020 - 15:07

« Je serais une bien mauvaise personne pour vous dire là où se situe le conflit, d’une manière où tous seraient d’accord. Vous avez votre définition de paix, l’Empire a la sienne, et j’ai la mienne. Alors oui, il s’agissait pour moi de propositions de paix, puisqu’elle encourageait une absence de conflit. Paix et Justice ne sont pas des mots qui s’équivalent, Meikyû Raizen. »

Parfois, une paix était préférable pour le bien de son peuple, au prix de sa propre moralité. L’Art de régner était celle de balancer avec sagesse la patience d’une nation, et le prix des actes qu’il subit… Ou fait subir.

« Ne vous attendez pas à me voir prendre votre parti sur le mutisme que vous critiquez du représentant de l’Empire… Non pas pour ce qu’il aurait pu révéler, mais bien parce qu’embourber la discussion autour de votre conflit était la dernière priorité à mon esprit. »

Quant à sa tirade…

« Oui, vous étiez présents. Mais pas elle. Il y a un prix à payer pour choisir son meneur. L’argument s’arrête là. »

Honnêtement, Taishi n’avait pas suivi le reste de la conversation sur le sujet, et se doutait de ne pas être le seul. S’il devinait de manière juste, ni Kiri ni Iwa n’avait vraiment d’intérêt dans ce débat. L’Hayai pouvait comprendre l’insistance de Raizen à ce que d’autres se penchent sur le fond de ce débat, mais la réalité était que tous étaient déjà occupés avec leurs propres problèmes et conflits.

« Je ne reviendrai pas sur le comportement de Sazuka. Ce que je pense ne change pas l’impression qui fut dégagée. Et vous jouez sur les mots ; ce fut bien un refus de la coalition qu’elle fit aujourd’hui. Si elle veut jouer avec ses propres règles, elle devra jouer seule. L’indépendance a un prix, et j’en sais quelque chose. »

Oh, il n’apportait peut-être pas tant au débat mais personne ne pouvait lui faire la leçon quand il s’agissait de porter une cause sur ses propres épaules. Raizen voulait jouer sur les frontières des camps ; c’était un jeu dangereux et instable. Et franchement, pour y avoir flotté durant des années… Lassant. Sa remarque mettant en diapason son commentaire à celui de Midori le fit légèrement soupirer.

« Allez-vous vraiment oser comparer une simple remarque sur la nature humaine des participants de ce sommet, à celle de remettre en question leur présence ? Nous sommes tous humains, et qui plus est, des shinobis. Et les humains shinobis que vous confrontiez étaient des meneurs de classe mondiale. Ma remarque ne devrait pas du tout être une surprise pour vous, pour peu que vous ayez une compréhension basique de la nature humaine. »

Et surtout, il n’avait pas critiqué ou tenté de nuire à la légitimité de personne. Hors, pas seulement Midori l’avait fait ; Raizen aussi, en questionnant la sienne. Pour des gens qui se voulaient focalisés sur la cause, ils avaient de drôle de manières d’occuper leurs pensées.

« Êtes-vous sérieux, Raizen ? Allez-vous vraiment prétendre que de dénigrer les qualifications des membres de ce sommet était autre chose qu’une attaque peu productive, cherchant à diviser ? Que pensez-vous achever avec ce genre de rhétorique ? Nous pouvons débattre sur bien des choses, mais vous ne gagnerez jamais cet argument. Prenez garde à ne pas défendre trop de causes à la fois, car vous finirez par noyer vos propres principes. »

L’Hayai avait été plus diplomate que jamais ce soir, mais ça ne voulait pas dire qu’il commencerait à s’amuser de scénarios aussi farfelus. Il se garda bien de mentionner qu’outre cela, Midori n’était personne pour dire ce genre de chose. Taishi n’allait pas critiquer un commentaire pour ensuite faire l’exacte même chose ensuite…

« Non, je pense que nous en avons dit assez à ce sujet, en effet. »

Pour l’Hayai, la cause et le fondement de Meikyû Raizen était le même que dans tous les autres mouvements ; une dose de vérité et une dose de croyance. Il y avait un certain aveuglement volontaire dans ses positions, peut-être nécessaire pour justifier sa propre volonté. Ce n’était pas une mauvaise chose en soi, et peut-être un passage obligé : pour croire en quelque chose, on devait parfois faire des abstractions, des soustractions…

Taishi ne voulait pas en tirer des conclusions trop hâtives sur l’individu ou encore leur groupe. Il se doutait que le monde entier s’en chargerait pour lui. Lorsqu’il avait quitté Iwa, tous avaient eu leurs propres théories, leurs propres critiques. À un moment, il aurait peut-être voulu un peu plus de considérations, mais avait fini par comprendre que le monde n’était pas juste, et que les gens n’étaient pas forcés de voir toutes les facettes d’une cause pour la juger. Et c’était exactement ce qui avait lieu ici. Raizen espérait que les participants verraient plus loin que l’apparence de leurs actes pour comprendre les motivations des siens.

Il attendrait longtemps ce genre de chose.

« Je vous remercie aussi pour cette discussion fort instructive. »

Taishi songea que pas tous se donneraient cette peine, au grand dam de Raizen, peut-être.

« Pour rester dans cette franchise, votre proposition n’est pas restée sur la table. Ni celle d’Uzumaki Sazuka. J’ose demander, comptez-vous demander en privé le support des villages présents à ce sommet, pour votre cause ? Un allié, même un seul, aurait pu fortement faire pencher la balance à votre faveur en ce qui a trait à votre cause… Ou peut-être l’aviez-vous déjà fait ? »

Ça aurait pu expliquer bien des choses, jusqu’au comportement de Sazuka, même. Il releva une main légèrement, paume tournée vers l’extérieur.

« Inutile de répondre. »

C’est le genre de chose qu’il finirait par apprendre de lui-même, tôt ou tard. Après tout, il ne resterait plus indépendant encore très longtemps…

« Le monde sera encore là après l’Homme au Chapeau, si c’est cela votre phrase. Alors oui, je pense que certaines réponses viendront après sa défaite. C’était d’ailleurs tout le principe de cette coalition. »

Il se décala du mur en s’étirant légèrement.

« Eh bien, toute cette conversation m’a donnée la gorge sèche, et je dois rencontrer encore plusieurs personnes avant la fin de cette mémorable soirée. Avec votre aval, je prendrai désormais congé. J’ose penser que notre prochaine rencontre aura lieu dans des circonstances bien différentes, peut-être. Ce fut un plaisir, Héros de Kaze. »

Taishi s’inclina très légèrement.


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Sam 18 Avr 2020 - 5:25

Avait-il un jour dit que paix et justice étaient similaires ? Dans le cas ci-contre, l’un était simplement conditionnel ou plutôt fortement corrélé, ni plus ni moins… Continuant tout de même de l’écouter, Raizen fut surpris de le voir s’emporter et de couper l’argumentation en la clôturant sans lui donner droit de réplique. C’était comme s’il savait que quoi qu’il dise, Raizen avait une réplique… ce qui était tout de même vrai pour la peine…

Dès lors, la manière dont il avait de s’exprimer sembla changer, comme s’il portait un conflit plus ou moins illusoire dont Raizen n’avait jamais vraiment pris part ou pris connaissance. Depuis quand poser des questions était devenu une manière de fragiliser l’égo des gens ? N’était-ce pas une extrapolation de sa propre interprétation ou s'était-il fait tout une histoire avec une simple demande de précision ?

Passant sa main dans sa chevelure, Raizen devait avouer ne pas comprendre pourquoi cet homme posait des questions si c’était pour ne pas vouloir de réponse. À vrai dire, il sngea même songeait à prendre la forme d’un miroir puisque Taishi semblait visiblement vouloir éviter qu’il réplique , poursuivant ainsi à jamais son dialogue ou plutôt… son monologue.

Soupirant, il ne pouvait le blâmer. Il avait fort probablement trop d’éléments sur le coeur après une telle réunion pour pouvoir soutenir une discussion plus longue ou accepter qu’on critique ou s’attaque à sa rhétorique. Après tout, il y avait toujours plus de sens qu’on le pensait à une médaille et la fatalité dans laquelle tombait son opinion sans droit de réplique en était la preuve. L’avenir n’était pas écrit et son vécu n’influencerait pas le sien. Raizen était à l’écoute des conseils, des opinions, des points de vue, mais ce n’était pas son genre de laisser les autres dicter son futur à travers le leur. Dans ce monde où chaque personne avait une influence sur la vie des autres, il était vrai qu’il pouvait donner l’impression de vouloir tout contrôler, que d’autres se mettent à sa place, s’adaptent à lui, à sa vision, à son point de vue, se mêlent à son histoire, à ses problématiques.

Or, tout cela enterrait la vérité dans un tombeau aux profondeurs de qui il était vraiment : un éternel insatisfait qui menait une quête ou plutôt une croisade contre lui-même et son monde dans le but de faire avancer sa philosophie, sa vision et sa manière d’avancer. Ainsi, il n’avait pas peur de porter trop de causes à la fois au risque de donner l’impression qu’il en noyait ses propres principes.

Au contraire, ses principes reposaient sur cette même aptitude à tout remettre en question, tout critiquer allant de sa propre personne aux infrastructures. Raizen s’attaquait aux problèmes, parfois en soulignant ceux-ci, parfois en proposant des possibilités et parfois en projetant une vision qui pouvait sembler irréaliste dans la pratique, mais bonne en théorie.

Dans ce regard nouvellement sombre et incompris se lisait donc une lueur à peine perceptible de son éternel utopisme par laquelle il repoussait ses fondements et ses propres réflexions pour quelque chose de mieux. C’est d’ailleurs pour cela que les critiques ou paroles d’autrui ne le blessaient pas vraiment. Il prenait chacune d’entre elles comme une brique sur laquelle il se permettait de bâtir des fondations plus solides. Se permettant même par moment de détruire tout un lot de bases pour s’amuser à en remettre de nouvelles, il y avait bel et bien de l’art dans le chaos, tout comme il y avait de la destruction. Pourtant, c’est justement ce qui lui permettait de prendre de la hauteur, tout simplement parce qu’il était son plus grand détracteur.

-...

Soudainement, un mal de tête s’empara de lui, comme si son corps le préserverait de pousser sa réflexion plus loin. Pour son bien-être, les limites étaient de mise. Se retrouvant dès lors bien seul au sommet de ne serait-ce quel château de sable miniature, il n’avait aucune idée de son niveau. Élevé ou bas, l’essentiel se trouvait dans la solitude qui l’emparait. Caricaturant son lieu de naissance, ce désert dans lequel il subsistait seul n’était pas le genre d’endroit duquel quiconque pouvait l’en sortir si ce n’était de lui-même. Tantôt en noir et blanc, tantôt colorée, sa réalité était aussi paradoxale que pleine de parallèles. Contre-intuitive de nature, mais pleine de sens dans son archaïsme, l’opposition perpétuelle des contraires était ce qui le construisait, mais serait peut-être aussi ce qui le détruirait...

-Ce n’était pas un refus. Sinon, vous pouvez m’appeler Raizen, ou l’homme au chapeau si vous préférez. Or, ce n’est pas parce que vous pouvez m’appeler l’homme au chapeau que je suis comme lui tout comme ce n’est pas parce que je pose des questions que les intentions derrière sont négatives, surtout quand la forme n’a rien d’une insulte à mon sens. Si ce fut le cas, vous m’en voyez désolé.

Lui offrant un léger sourire en guise de bon départ, il termina sur cette brève phrase en ajustant son chapeau:

-Il y a cependant une différence entre dénigrer et questionner. L’idée était de mieux comprendre à qui je m’adressais tout comme vous avez tenté d’en savoir davantage à travers notre discussion. Après tout, nous n’avons pas le temps de nous insulter, ni l’énergie d’ailleurs. Je suis partisan de la remise en question puisqu’elle ne fait de mal à personne, ce qui m’inclut. Par rapport à la situation, tout le monde a son rôle à jouer et je suis le premier à le prôner. Simplement, ils ont respectivement la liberté de le prendre ou non.

Se courbant pour lui permettre de quitter les lieux, il termina, ne préférant pas réitérer ce qu’il avait déjà dit.

-Et même si dans un monde parallèle, mes intentions avaient été mauvaises, j’ose croire que vous tenteriez de prouver le contraire, pas pour moi, mais bien pour vous-même tout comme je souhaite à tout le monde de pouvoir se prouver à eux-mêmes qu’ils peuvent avoir un impact et faire partie du changement s’ils le veulent et en ressentent le besoin.

Sur ce, Raizen avait dit ce qu’il avait à dire. Nul besoin de répondre aux questions pour lesquelles Taishi s’était répondu lui-même. Visiblement, l’intérêt y était moindre.

-Autrement, le plaisir fut partagé Taishi, en espérant pouvoir vous recroiser avant le début du Nouveau Monde. Les boissons d’Hayashi sont douces et uniques, mais sont plus puissantes qu’elles ne le laissent croire si je peux me le permettre.

Sur ce, il fit un pas à reculons, avant d’attendre une réplique quelconque. En absence de silence, Raizen poursuivrait son chemin, sachant que leur prochaine rencontre aurait possiblement lieu dans le Nouveau Monde ; ce qu’il catégorisait du futur chaos. Après la résonance viendrait le renouveau et il pouvait être aussi sombre que gris et aussi gris que clair.


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Dim 19 Avr 2020 - 1:39
Dans l’esprit de l’Hayai, il y avait eu très peu de remise en question dans le discours de Raizen, sinon aucune. Il s’entêtait tant à ce jeu où il cachait sa vraie position par une sorte de diplomatie politique qui lui servait de justification pour pratiquement tout argument. C’était une habitude des orateurs expérimentés de donner l’impression qu’ils considéraient tous les points de vue pour mieux cacher leur inflexibilité. Peut-être que ça expliquait pourquoi c’était cette Sazuka qui avait pris les reines du pouvoir, et non l’Héros de Kaze. Décisions et une telle incapacité à trancher ne faisait pas bon ménage. Il était facile de relever, d’analyser des problèmes. Moins d’agir, peut-être.

« Pas dénigrer. Déplorer. »

Une telle passion pour les mots, mais un besoin particulier d’en changer le sens subtilement.

« S’il y a eu impression que je vous comparais, vous ou Midori, à l’Homme au Chapeau, il y a méprise. Il y a deux échelles bien différentes à utiliser. Et la partisanerie mène au fanatisme. Très peu pour moi. »

Taishi n’avait vraiment que faire de la positivité ou « négativité » des intentions de la femme lorsqu’elle avait prononcés ses mots. Une insulte était une insulte.

« Mais nous sommes dans le vrai monde, Raizen Toute action a une conséquence. Tout choix, son prix. »

Le Kumo que Taishi avait connu était celle qui parlait et agissait, sans regard pour les autres. Qui acceptaient leurs responsabilités. La nouvelle Kumo aurait besoin d’être différente. Mais à quelle condition ?

« Même son absence. »

Il était vrai que Taishi avait réussi à répondre à plusieurs de ses propres questions. Heureusement, car ce n’était certainement pas Raizen qui avait offert des réponses, sur bien des sujets. Mais peut-être l’avait-il fait, même à son insu, au final.

Ils se séparèrent et la dernière réplique de l’homme le fit froncer des sourcils, n’étant pas exactement certain d’où il voulait en venir. Aussi, l’Hayai se contenta de continuer à marcher, relevant une main en signe d’au-revoir.

« Heureusement que je suis un alcoolique endurci, dans ce cas. Les sentiers du destin m’étonneraient peu d’une nouvelle rencontre. Merci de votre temps. »

Respecter mais déplorer était resté au final le maître mot de cet échange.

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Lun 20 Avr 2020 - 4:14

Alors qu’il pensait tout cela terminé, Raizen fut littéralement transcendé d’un questionnement beaucoup trop vif pour qu’il puisse y comprendre quoi que ce soit. Venait-il réellement de jouer avec les mots… ses propres mots alors qu’il avait spécifiquement utilisé le terme dénigrement ?

Marquant une pause interne, le Meikyû était cryptique, suffisamment pour qu’il remette en question son ouïe. Il devait avouer ne pas avoir bien dormi la veille de cette réunion au point de ne plus comprendre les paroles qui sortaient de la bouche de son interlocuteur. Sinon, c’était peut-être une nuance, inavouée, mais une nuance...

Tout compte fait, ce devait être un mauvais rêve, une conversation interminable que même lui ne pouvait supporter. Or, au point où ils en étaient, cela ne servait plus à rien. Même quand Raizen s’amusait à y insérer des sophismes flagrants en employant une caricature pour calmer le jeu, il se faisait prendre mot pour mot. Or, lorsqu’il prenait soin d’encadrer son argumentaire, celui-ci se voyait tourner en bourrique, comme quoi cette conversation était peut-être morte née, manipulée comme un spectacle de marionnettiste pour enfants.

On pouvait certes reprocher à certains de fermer la conversation et de partir plus tôt de la réunion comme il l'avait fait à mainte et mainte reprises pendant cette discussion. Or, lorsque l'interlocuteur donnait l’impression d’être un mur ou d’avoir une ligne de parole préenregistrée, il était plus pertinent de ne pas perdre de temps, chose qu’il garderait en tête à l’avenir. Raizen était doté d'une ouïe et jusqu'à preuve du contraire, ce n'était pas pour être un défouloir. Autrement, il serait devenu psychologue.

Ainsi, sur les sages paroles vertes de sens de Taishi qui n'adhérait pas à sa poésie, il déposa mentalement sa révérence en disparaissant sans attribuer plus d’attention à sa personne. Triste d’apprendre qu’il était accoutumé à l’alcool, il aurait espéré que ce liquide puisse ouvrir ses horizons comme le premier envol des oiseaux au printemps.

Quant à lui, si la poésie ne semblait pas sa force, il s’en voyait triste sachant qu’il aurait bien intitulé sa première preuve : Lâcher prise.

Suivant plus ou moins ce par quoi il vivait, il s’était donné à coeur joie le loisir de lui laisser le mot de la fin. Il ne pensait pas cela parce que le mot de la fin lui appartenait. Loin de là, Raizen n’était pas à ce stade de prétention. Toutefois, il ne ressentait pas le besoin d’avoir le mot de la fin. Si cela pouvait lui être d’un moindre réconfort, il était partisan de le lui accorder pour panser la virulence de cette blessure qu’il n’arrivait pas à comprendre malgré son empathie. Or, peut-être était-elle trop profonde dans sa psyché pour qu’il puisse la comprendre.

Sur ce mot de la fin, pour Raizen, rien n’avait changé. Il avait agi par le passé, dans le présent et agirait bientôt dans le futur.

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