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Tentacules et scalpels [PV : Sōryū Kanon]


Mar 15 Aoû 2017 - 23:12
"Sōryū Kanon passera vous prendre d'ici une heure, soyez prête."
"Bien Sensei. Aurais-je besoin de quelque chose en particulier ?"
"Beaucoup de patience et d'optimisme... Votre foi en l'humanité va certainement être impactée."
"Bien Sensei."

À la demande de mes supérieurs, je suis... En train d'attraper la crève, dans un kimono de pureté entièrement blanc et en position de méditation sous un jet d'eau glacée. Je me demande encore si c'est une plaisanterie, un bizutage ou s'ils sont sérieux. Pour comprendre la situation, quelques éléments supplémentaires pourraient être salutaires. Il semble que mes supérieurs aient reçu une requête, s'ils ont semblaient abasourdies au début, suite à une réunion il semblerait qu'ils aient décider d'envoyer une jeune recrue pour venir en aide, pour seconder un Jônin dans une enquête des plus sérieuse. Si de toute évidence une personne plus expérimentée fut préférée au début, vint rapidement une suggestion qui suite à un débat enflammé finit par gagner l'unanimité : sans un regard neuf sur l'affaire ils ne feraient que buter sur les mêmes points. Certains disent que la définition de la folie, c'est de refaire encore et encore les mêmes actions en espérant que le résultat sera différent.

"Que penses-tu petit ?"
"Qu'il fait froid..."
"Effectivement, c'est aussi le cas."

Je tremble comme une feuille morte, trempée jusqu'aux os et c'est alors qu'on m'amène devant mon binôme sans même me laisser le temps de me changer ou de me sécher. Les cheveux à plat le long de ma peau, celle-ci étant pale et constellée de blessures diverses puisque je n'ai aucun artifice pour la cacher. On peut voir à travers le kimono translucide qui colle à ma peau la grande brulure... Une monstrueuse trace de brûlure qui a détruit une partie de mon buste, juste au-dessus de la fesse, passe sur le côté et mord ma chair jusqu'à l'épaule droite. La texture donne plus l'impression de voir un bibelot ravagé et fondu que de la peau humaine. Pour le reste pas grand-chose à signaler... Si ce n'est que je suis à deux doigts de tomber malade et que ce n'est pas ma maigre culotte qui ne cache plus rien et gorgée de liquide qui va protéger indéfiniment ma pudeur, même aucunement en réalité.

"Sōryū-san ?! On ne vous attendez pas aussi tôt."

Il salue bien bas le Jônin, un bon soixante degrés resservaient pour les invités de marque et je fais de même. Tournant la tête sur le côté pour éternuée et manquant de peux de glisser à cause de mes pieds nus et humides... Pour ainsi dire je pourrais presque être nue au vu de ma tenue ça ne changerait pas grand-chose sur mes capacités à combattre une éventuelle maladie ou couvrir ma peau vu que le textile n'est pas suffisamment opaque... Ce n'est pas fait pour ce genre d'usage, pourquoi les concepteurs de cette tenue auraient pensé à la rendre plus épaisse pour éviter cela ?!

"Sensei..."
"Oui ma petite ?"

J'hausse un sourcil et lui montre d'un geste gracile l'entièreté de m'a tenu... Il se met à rire.

"Oh voyons ! Nous ne sommes pas des enfants, ce n'est pas un corps vaguement nu qui va perturber un shinobi de cette envergure."
"La pneumonie que je vais attraper, peu être un peu plus Sensei."
"Ce n'est pas faux, va te changer."

Il me met une tape dans le dos en riant.

"Ah ! Ces jeunes... Oh ! Je manque a tous mes devoirs, puis-je vous proposer une tasse de thé pendant que la demoiselle se change ?"

Pendant qu'ils parlent de... certainement du travail ou de la pluie et du beau temps, je me change rapidement. Une Kunoichi digne de ce nom est capable de passer du plus simple appareil à une tenue de travail en un temps record, les raisons sont variées, mais c'est un autre sujet. Puisque nous allons enquêter et dans le but d'être plus efficace et discret, j'utilise quelques artifices, dont une perruque pour changer d'apparence sans laisser de trace de chakra. J'ai même une arme, bien que je ne sache pas réellement m'en servir, enfin pas plus ou moins qu'un scalpel de chakra on va dire. C'est donc dans cette tenue * bleue * et grimé que je reviens et fais de nouveau une révérence.

"Sōryū-san, je suis l'iryô-nin Shuuchuu Chiryou, j'espère pouvoir vous être utile."
"Une tenue qui fait encore très... Ninja. Peut-être que quelque chose de plus passe-partout, de plus civile serait plus effective ?"

C'est presque plus une question envers son invité qu'une recommandation. Puis il rajoute pendant qu'il y pense :

"La petite Chiryou provient d'une lignée de médecin de génération en génération, elle vous sera utile autant sur les techniques plus modernes, que certains savoir plus anciens comme l'anatomie ou la pharmacologie."

Bien que je ne réagisse pas, le terme ancien est appuyé est et clairement utilisé comme une insulte à peine voilé. Des médecins qui n'utilise pas le chakra ne sont de plus que des bouchés ignorants et psalmodiant des connaissances dépassées et inutiles... Pourquoi rater l'occasion de remuer un peu le couteau dans la plaie ? Pour lui Chiryou est tout de même une exception puisqu'elle accepte de laisser de côté ces savoirs datant d'un autre âge pour favoriser les art shinobis bien plus utiles et efficaces...

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Mer 16 Aoû 2017 - 7:48


Il y avait quelque chose de pourri au Village Caché de la roche.


Thème Musical ~Madder Iwannia~


Vous savez, le commerce est une chose bénéfique, mais dispose de cotés plus sombres et obscurs qu'il n'y parait. L'argent amène irrémédiablement l'avarice. On en veut toujours plus. Tellement plus, que cela rend le cœur des hommes les plus purs à la base, corrompu, les poussant à s'adonner sans aucune limite au vice. Transformant les innocents en d’hérétiques démons se livrant au péché.

La face caché du prospère commerce Iwajin ne pouvait être que le marché noir en découlant. Secret de polichinelle bien gardé. Donc insondable. Gangrenant dans le plus grand secret la pureté du village. Écoulant en son sein des marchandises immorales et proscrites. La justice devait trancher la main manipulatrice de ce démon, du fil de son implacable lame vengeresse.

Apparemment, du trafic d'organes humain avait lieu depuis quelques temps. Ce qui était formellement interdit. Plusieurs enquêtes ont même été ouvertes, mais toutes furent vite classées par manque de résultats probants. A en croire que seul des incompétents furent chargés de faire lumière sur cette affaire de la plus haute importance. D'une importance même capitale. Il était question de l'activité principale d'Iwa. Le commerce. Qui se devait d'être immaculé. Laisser des activités contre nature se dérouler à la tombée du jour, au détour des ruelles bercées par l'obscurité et l'anonymat, ne pouvait rester impuni. Cette hérésie n'avait pas sa place dans le Village Caché de la Roche.

Kanon avait reçu la veille une nouvelle mission. Le Triumvirat nouvellement formé avait décidé de ne pas rester sans réagir. Sans aucun doute, la nouvelle institution était plus entreprenante que les paresseux bureaucrates se chargeant précédemment de superviser l'affaire.

La missive ne donnait aucune piste ou semblant d'information utile sur ce fameux trafic de morceaux de chair. Demandant simplement d’enquêter et de rassembler des informations. Cela en compagnie d'une iryô-nin, qu'il devait retrouver dans le quartier résidentiel.

Kanon comprit rapidement le lien. Le trafic d'organes causait le plus de mal, directement, à la branche médicale. Il était alors normal qu'un de leur membre soit mandaté à enquêter en compagnie d'un agent de la branche commerciale. Cela apporterait une aide et une expertise précieuse. Le domaine médical à ses particularités. On ne vend pas un organe humain pour en faire une simple soupe après tout.

De plus, Kanon avait la particularité d'être un oiseau de nuit. Il avait eu vent de certains événements obscurs dans le Cœur commerçant. Il avait même été le témoin de certains d'entre eux. L’Étalon d'Iwajuku -comme le surnommaient les demoiselles- connaissait la ville comme sa poche, ainsi que ses ragots ou autres événements. Qui couchait avec qui? Qui cachait des secrets inavouables? Qui avait volé l'orange du marchand? Toutes ces questions fondamentales, il en connaissait les réponses. Du moins, pour la majeure partie d'entre elles. Récemment, quelqu'un avait été retrouvé mort, roulé en boule dans l'alcôve du mur d'une ruelle, à l'écart des artères principales du village. Il lui manquait un œil. Un inconnu, dont personne ne vint marquer la disparition. Certainement un étranger, ne figurant sur aucun registre. La chose la plus cocasse était qu'il était complètement nu. Le corps marqué par la malnutrition et présentant de nombreuses maltraitances. Les conclusions furent qu'il s'agissait d'un pauvre, décédé d’hypothermie.

La question posait divers problèmes et incohérences. L'accès au village était sous étroite surveillance. On ne pouvait y entrer comme dans un moulin. Comment un inconnu avait pu se faufiler jusque là pour venir mourir dans le froid. Cela n'avait pas de sens. Un exhibitionniste se serait vite fait remarquer, surtout à Iwa. Était-il possible que le commerce d'organe soit plus développé qu'il n'y paraissait? Qu'il n'était qu'en fait un à coté d'un trafic plus dense et complexe? Le trafic d'êtres humain? Faire rentrer des organes clandestinement est plus aisé et envisageable qu'un être humain. Surtout dans un village Shinobi. Mais Kanon avait cette fichue habitude de trop penser. D'être trop cérébral. N'excluant aucune possibilité.


Thème Musical ~La Calamité des Cieux~


C'est aux premières lueurs de l'aube de que le vaillant Shinobi se leva. Devant se préparer prestement pour sa mission sacrée, avant de partir de sa résidence personnelle en quête de justice. Si vous vous demandez ce qu'est la justice aux yeux d'un Sōryū, vous allez être bien rapidement désabusé en apprenant la réponse. Il est donc préférable de garder cette révélation pour le moment importun.

Le Shinobi sortit de sa chambre, ou devant la porte coulissante quelques servantes attendaient avec des étoiles dans les yeux l'apparition de leur maître adoré. Servir la Calamité des Cieux était un honneur rare, que seulement quelques jeunes femmes pouvaient se targuer d'avoir le privilège comme unique vocation. Servir et combler tous les désir d'un être si divin. Que demander de plus? Beaucoup de servantes étaient vouées à une vie misérable, devant supporter un maître disgracieux et pervers. Avare même. Les maltraitant au mépris de la plus élémentaire charité. Non, Kanon était un maître certes intransigeant, mais juste. Maltraiter et abuser de ses sbires les plus loyaux et fidèles ne lui aurait jamais effleuré l'esprit. Enfin... La vérité est que du moment qu'il s'agissait d'une belle demoiselle, le Shinobi n'était jamais impartial. Aimant un peu trop la gente féminine. Cela était immédiatement palpable quand on voyait sa résidence personnelle, où il y avait uniquement de somptueuses créatures habillées en tenues traditionnelles... Pas un seul serviteur masculin à l'horizon.

D'ailleurs en parlant de résidence, cette dernière était assez grande. Loin d'être la demeure la plus imposante et grandiloquente des quartiers résidentiels, elle inspirait quand même le respect.

L'architecture était dans le plus grand respect du style traditionnel. Comprenant bien entendu un jardin intérieur s'accordant parfaitement avec l'harmonie du lieu. On pouvait tout de suite remarquer de grands cerisiers formant un chemin vers un pavillon un peu à l'écart. D'un coté, un salon de thé proche d'un bassin sur lequel on pouvait voir un chemin alternatif formé par des pierres de gué menant à ce dernier. Le bâtiment principal se composait principalement de bois. Les couloirs  étaient parquetés, tandis que le reste était recouvert de tatami. De nombreux shoji, ou écrans coulissants, permettaient de séparer diverses pièces et d'y accéder. Ont remarquait aussi notamment la présence d'un dojo, ainsi que, chose plus rarissime, une source chaude naturelle.

Après s'être baigné et habillé en conséquence pour sa mission, assez prestement. L'héritier du clan Sōryū déjeuna rapidement. Il n'était pas un gros mangeur. Finir aussi grassouillet qu'un Daimyo n'était pas souhaitable après tout. Une fois qu'il eut fini, il sortit dans le jardin, où ses "groupies" s'étaient attroupées de manière solennelle afin de lui souhaiter une bonne journée. C'était toujours pareil. Ce rituel était lassant à force. Certaines semblaient toujours au bord des larmes de voir leur maître adoré les quitter même une seule minute. On pouvait même croire qu'elles assistaient à un enterrement. Sûr que d'imaginer un être si Divin côtoyer la plèbe pouvait choquer, mais il ne fallait pas charrier. Le Shinobi n'était après tout qu'un simple homme. Un homme disposant d'une beauté irréelle, de richesses innombrables, d'une lignée des plus ancestrale et enviable, d'une réputation sans faille. Mais il restait malgré tout cela, juste un homme, un homme en quête de justice.

Arrivant aux portes marquant la fin de son antre, il salua les deux gardiennes montant la garde. Ces dernières surveillant que nul freluquet ait audace de pénétrer les lieux. Tout comme une dizaine d'autres, réparties en doublon et patrouillant à l'intérieur.

Kanon se dirigea vers la résidence mentionnée par la missive, où il devait retrouver son acolyte d'une mission pour mener l'importante tache confiée par le Triumvirat. Après une bonne demi-heure de marche, ce dernier arriva à destination. Annonçant son arrivé, on l'invita à entrer. Chose qu'il fit. On le conduisit jusqu'à une salle, théâtre d'une scène pour le moins équivoque.


Thème Musical ~Situation Cocasse~


"Sōryū-san ?! On ne vous attendez pas aussi tôt."

Lança l’hurluberlu. Pourtant, s'étant repéré à la position du soleil pour estimer l'heure, le Shinobi était parfaitement là à la bonne heure. Enfin, tout était subjectif.

En tout cas, il était arrivé au moment parfait. Une superbe jeune femme était dans le plus simple appareil, ou presque, toute mouillée qui plus est. On pouvait clairement voir la peau et ses formes voluptueuses à travers le fin tissu détrempé la recouvrant à peine. Kanon remarqua l'imposante brûlure dans son dos, ainsi que quelques marques. Cela ne l’empêcha pas de profiter de la vue. Une jolie femme reste une jolie femme, même si elle a quelques cicatrices. Bien sûr, son visage resta sérieux et stoïque face à la situation. Il admira un bref instant, en tout bien tout honneur, et en toute camaraderie. Puis détourna le regard, pour ne pas mettre mal à l'aise la demoiselle, vers celui qui venait de l'accuser de ne pas respecter l'horaire indiqué.

"..."
-cherchant ses mots, quelque peu dubitatif-

Ce dernier salua le Jonin, avec tous les égards du à son rang. Pourtant, il ne prit pas la peine de se présenter. La femme peu vêtue fit de même. Kanon les salua également, mais plus sommairement.

"Sensei..."
"Oui ma petite ?"

Semblant gênée de sa tenue pour le moins minimaliste, la princesse sembla indiquer son inconfort actuel. La présence d'un inconnu devait déranger sa cérémonie de purification. Mais la raison principale était autre.

"Oh voyons ! Nous ne sommes pas des enfants, ce n'est pas un corps vaguement nu qui va perturber un shinobi de cette envergure."
"La pneumonie que je vais attraper, peu être un peu plus Sensei."
"Ce n'est pas faux, va te changer."

Décidément, ce bougre de professeur aimait martyriser et se moquer non seulement de son élève, sans parler de certainement la reluquer par la même occasion, mais le comble était qu'il prenait de haut la Calamité des Cieux et se foutait ouvertement de sa gueule. Autant vous dire qu'un malencontreux et tragique coup de tentacule castrateur était si vite arrivé. Heureusement, Kanon savait garder son sang froid. Normal pour un Sōryū, dont l'emblème ancestral est inspiré de l'Ensō. Symbole de l'absolu, la nature véritable de l'existence et de l'illumination. Enfin, si ce n'est pas le Dragon Divin, le karma finirait à sa place, tôt ou tard, par punir l'hérétique.

"Ah ! Ces jeunes... Oh ! Je manque a tous mes devoirs, puis-je vous proposer une tasse de thé pendant que la demoiselle se change ?"

N'attendant pas son reste, la Kunoichi laissa les deux énergumènes entre eux. Hâtant de se changer pour une tenue un peu plus, habillée et adéquate. Et très certainement plus sèche.

"Le thé viendra après que la mission soit accomplie."
-croisant les bras de manière inquisitrice-

Le mot échec n'était pas dans le vocabulaire d'un Sōryū. L'humour non plus d'ailleurs. Les deux zigotos se contentèrent de se fixer en chiens de faïence. L'un affichant un air moqueur et l'autre un air sérieux. Au moins les choses étaient claires. Les deux ne s'aimaient pas particulièrement. Bien qu'il s'agissait de leur première rencontre. Le ton était donné. Après tout, le Divin Dragon enlevait la princesse du joug tyrannique de la démoniaque belle-mère la martyrisant pour son unique et fallacieux plaisir. Tous les élément d'une épopée épique étaient dès le début posés. Le monomythe et ses principes ancestraux étaient ancrés profondément.

La petite Kunoichi revint, grimé d'une perruque et d"une tenue bleutée.

Sōryū-san, je suis l'iryô-nin Shuuchuu Chiryou, j'espère pouvoir vous être utile."
"Une tenue qui fait encore très... Ninja. Peut-être que quelque chose de plus passe-partout, de plus civile serait plus effective ?

"Cela conviendra parfaitement. Mais si vous voulez changer de tenue, libre à vous."

S'inclinant légèrement afin de répondre aux manières plus que polie de Chiryou. Lui même était dans une tenue relativement banalisée. Se contentant de cacher son équipement des arts obscurs sous une ample cape disposant d'un capuche.

"Sōryū Kanon, Jonin rattaché à la branche Keizai du Triumvirat. Vous serez sans nul doute d'une aide précieuse."

"La petite Chiryou provient d'une lignée de médecin de génération en génération, elle vous sera utile autant sur les techniques plus modernes, que certains savoir plus anciens comme l'anatomie ou la pharmacologie."

N'ayant pas comprit le sous entendu dirigé à l'encontre des médecins traditionalistes, Kanon prit l'information comme elle venait. Le domaine médical n'était pas sa spécialité après tout. A part concernant certaines substances ou plantes spécifiques. Mais ces dernières étaient un secret propre à certaines pratiques de son clan et ne pouvaient être obtenues que dans les contrées reculées appartenant aux Sōryū.

"Bien, je vous la ramènerez une fois la mission accomplie."

Il invita la Kunoichi à le suivre. Marquant le départ vers leur mission sacrée.

En sortant, il exposa sa vision des choses.

"Je supposes que vous avez été mise au courant de l'essentiel. Nous commencerons par nous rendre au cœur commerçant. Rien ne sert de nous hâter. Les agissements que nous devons débusquer se passent forcément dès l'orée de la nuit."

S'arrêtant devant la résidence, il attendit la réponse de la princesse des arts médicinaux. La fixant de son regard sérieux. Attendant très certainement de sa part une initiative.

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Dernière édition par Sōryū Kanon le Ven 25 Aoû 2017 - 3:05, édité 1 fois
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Mer 16 Aoû 2017 - 10:09
Un sourire poli au mieux, un air neutre sinon. Maintenant que je suis sèche et prête, autant se mettre au travail. Je le suis immédiatement et volontiers, laissant une personne bien particulière à ses pratiques qui le sont toute autant. J'ai la peau encore blême à cause de l'eau froide, mais je reprends un peu de couleur avec le temps tout de même. Comme si un sort venait de se lever, une fois quittée l'enceinte médicale, un poids se lève sur mes épaules et sur mon visage. Je me laisse alors aller à un sourire bien plus naturel, après un léger soupir de soulagement. Ce n'est pas pour autant que je perds ma concentration, mais c'est un fais indéniable que je me sens mieux en sa présence qu'en celle de mon "cher" sensei.

J'ai effectivement été mise au courant... Des grandes lignes en réalité "Sōryū-san vous fournira les informations utiles" qu'il m'a dit, sous-entendu débrouille toi j'ai mieux à faire.

"Les grandes lignes, il avait "mieux à faire" selon ses propres termes."

Enfin soit, il n'y avait de toute manière pas grand-chose à dire et pour cause, que ce soit enterré ou étouffé les affaires semble ne pas mériter le titre d'enquête, un simple genin aurait fait mieux en un temps bien plus court. Même les simples bases on était ignoré au profit de technique qu'on qualifiera d'exotique pour rester correct. Puisqu'il me demande mon avis ou plutôt semble attendre que j'ai une épiphanie pour voir si je mérite ou pas d'être en sa présence, autant révéler ce que j'en pense.

"Une personne de votre statut ne devrait pas s'abaisser à une simple enquête de voisinage, mais ce dossier comporte tellement de trous qu'il ressemble plus à une passoire qu'a un document officiel. La question est de savoir à quel ou quels niveaux se trouve les souris qui l'on grignotés."

Il est évident que ce genre de commerce ne peut pas agir de manière pérenne sans beaucoup de discrétion et un peu d'enveloppes sous la table. Autre sujet important, le corps.

"Une autopsie digne de ce nom pourrait être également nécessaire. Il ne semble pas y avoir de témoins, il faudrait s'assurer que ce soit réellement le cas, si c'est avéré, soit l'isolation est garantie par une méthode d'extraction insonore, soit par l'intimidation ou la disparition d'éventuelles personnes qui aurait pu assister au crime ou au moins aurait des indices à fournir. Dernier élément et non des moindres, inspecter le lieu du crime, si le corps n'a pas été déplacé bien entendu."

Ce ne sont que des évidences, mais a priori l'affaire demande à tout reprendre de zéro pour ne rien négliger en partant d'un postulat qui serait biaisé de base par une personne peu scrupuleuse ou incompétente. Ce sont des choses possibles à faire de jour, puisque nous allons devoir plonger par la suite dans un monde bien moins accueillant une fois la nuit tombée.

Ce sera une enquête de longue haleine, mais bien qu'il ne sert à rien de courir certaines pistes pourraient vite refroidir. La vie à toujours son lot d'incohérence, enfin soit ! Je laisse à mon supérieur la charge de décider quoi faire et dans quel ordre, le suivant comme le veux la tradition, plusieurs pas derrière lui et le regard baissé. Je prends le rôle d'assistante, de servant pour ne pas laisser paraitre ma vraie nature de médecin, car si les murs ont des oreilles, les rues ont des yeux partout. La nuit est la plus tentaculaire et insondable des prédatrices, si bien que si le tentacule peut si frayer, le scalpel lui s’y perdrai.

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Mer 16 Aoû 2017 - 14:54
Apparemment, l'iryô-nin Shuuchuu Chiryou fut soulagée en sortant de la résidence. Se détendant à la disparition de ce fameux "Sensei" bien trop pesant, pour ne pas dire, Horripilant. Concernant la mission, elle n'avait pas eu plus d'informations que son coéquipier, si ce n'est encore moins. Avouant à demi-mots le laxisme évident de son supérieur.

"Les grandes lignes... Je vois..."
-croisant les bras et pensif-

La majorité des personnalités haut-placées avaient toujours "mieux à faire". Si seulement cela était vrai dans la majorité des cas. Cette excuse était si souvent utilisée par les individus ayant un poil d'importance hiérarchique que cela en était risible. En plus d'être péché d’orgueil.

"Pas de cérémonie entre nous Shuuchuu-san."
-L'invitant à cesser les formalités d'usage-
"Ces souris, comme vous dites sont certainement des personnalités assez influentes et aisées, disposant de nombreux pions. Les manipulant dans l'ombre. Cela ne m'étonnerait guère que ces grignoteurs soient dans une grandiloquente résidence du quartier. Nous pourrions même sans le savoir, passer devant la tanière de ces démons à tout moment. Mettre sur pied une telle activité et réussir à la terrer dans les ombres avec une telle efficacité. Cela demande des moyens et un pouvoir conséquent. Il est fort probable, comme vous le laissez sous entendre, que beaucoup de gens ont été soudoyés pour fermer les yeux ou effacer des preuves. Enfin, ce sont juste des spéculations. Mais je suis du même avis."

La Kunoichi était assez rusée. Une véritable renarde. Cette affaire était, outre qu'épineuse, un vrai défi pour l'équipe de détective nouvellement formée.

"Élémentaire, ma chère Shuuchuu-san"
-prenant une pose, en portant sa main devant son visage, cachant l'un de ses deux yeux-

"Une autopsie, comme vous dites, me parait une piste à creuser. Concernant les témoins, nous pouvons essayer d'en trouver près de la zone du crime. Concernant le corps, je doute qu'il n'ait pas été déjà déplacé. Nous pouvons aussi essayer de voir les corps actuellement à la morgue et interroger le légiste si il n'a pas remarqué quelque chose. Si un corps correspondant au modus operandi est présent, vos talents seront indispensables pour une contre expertise."

Les talents de l'iryô-nin allaient être précieux et indispensables. Kanon appréciait grandement, bien que ne le montrant pas le moins du monde, son raisonnement concernant tout ça.

"Mais... Il y a de fortes chances que quelqu'un de la morgue soit de mèche avec les hérétiques que nous traquons. Cela expliquerait beaucoup de choses. Ne pensez vous pas?"

Continuant d'avancer vers le Cœur commerçant, où toutes les possibilités reposaient, certaines plus froides que d'autres, le Shinobi comptait bien mettre un terme aux agissements macabres de ces criminels sans scrupules. 

Une chose était certaine, cela allait être une longue, mais passionnante quête de justice.

Une épopée qui finirait dans le sang.


Suite du RP:
 

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Tentacules et scalpels [PV : Sōryū Kanon]

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