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Chp 10 : De sable et de cendre [PV : Nakasu Ryuka]


Mer 16 Aoû 2017 - 22:35
Il faut savoir qu'en temps normal, je n'aime pas les bibliothèques, elles sont remplis de petits génies de la théorie qui pensent que par la simple connaissance ils maîtrisent l'univers alors que, nous le savons tous, la connaissance n'est rien sans la pratique. Il y avait très probablement, je vous le concède, des aîles très intéressantes mais seulement accessibles aux ninjas les plus puissants et les plus reconnus du village. Les unités spéciales ou bien les chefs de clan par exemple. Mais pour l'occasion, je cherchais quelque chose de ... commun. De non classifié dirons nous plutôt. Voilà pourquoi je me retrouvais ici, à la Grande Bibliothèque de Kumo.

La surveillance avait été augmentée depuis les intrusions, quelques temps plus tôt. De fait, je n'avais pas échappé à la fouille corporelle, aux formulaires, aux questions, aux regards etc. Tout ça pur un simple livre d'histoire ... Tssk. M'enfin, une fois la surveillance passée, je me dirigeais vers la section m'intéressant. Après avoir rencontré Misory, j'avais fais quelques recherches sur les ruines dans la bibliothèque des Hotarus mais je n'avais trouvé qu'un nom : "Itusko Breskil". Et rien d'autre. Et rien sur cet homme dans nos archives privées ... L'une des hôtesse m'indiqua un passage d'un livre parlant de lui et je pris donc l'ouvrage pour le consulter :

Un historien a écrit:
Itusko Breskil était un Nukenin connu lors du premier siècle de cette ère. Il aurait monté la première organisation criminelle internationale et est soupçonné d'avoir commandité de nombreux meurtres. Il avait démocratisé l'usage d'un tatouage de reconnaissance entre ses fidèles : l'Ouroboros, pour leur rappeler qu'il était leur seul et unique maître. Il est mort de vieillesse et les restes de l'organisation ont été démantelés au travers du monde Ninja.

Ainsi donc, déjà il y a cent ans, l'Ouroboros existait. Et si j'en croyais ce document, il serait mort pour, de fait, revenir à la vie ses dernières années, caché dans l'ombre de Kaminari no Kuni. Des millions de questions tournoyaient dans mon esprit. L'actuel chef de l'organisation était il un descendant d'Itusko Breskil ? Ce dernier était-il un Suzuri ou bien était-ce là une nouveauté ? JE ne faisais pas vraiment attention à mon environnement, alors que je déambulais au détour des couloirs, jusqu'à heurter quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Ou plutôt quelqu'une. Sincèrement mignonne, approximativement mon âge, de longs cheveux. Et pourtant, ne trahissant pas ma parfaite admiration, je haussai simplement le sourcil en disant :

Tu pourrais regarder où tu marches.

Qui aurait cru que cela commencerait ainsi ?

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Jeu 17 Aoû 2017 - 0:09
Si une chose nous avait conduits ici à Kumo, c’était la légende de sa bibliothèque, bien qu'il n'y a pas que cela. Une légende que j’ai maintenant sous les yeux. La bâtisse qui se dresse devant moi, me semble pour le coup, si grande. Mais malgré la pseudo-hauteur de celle-ci ne m’impressionne pas, ou plutôt, je ne me laisse pas aller à cela, préférant pousser la grande porte pour y entrer assez rapidement. Mon regard s’attarde alors sur la quantité extraordinaire de livres présents sur les innombrables étagères. J’en oublie de respirer un instant. C’est la première fois que je vois autant de livres. En même temps, ce n’est pas comme si j’avais eu le loisir d'en lire beaucoup depuis mon plus jeune âge. Venant d’un peuple de nomades, nos légendes et nos savoirs se transmettent oralement et non pas par écrit. De ce fait, les livres sont quelques choses d’assez rares dans notre culture. Alors qu’en réalité, c’est tellement plus pratique pour être sûr que le savoir ne se perdent pas au fil du temps ou ne soit pas altéré par une mémoire un peu plus faible ou frivole.

M’approchant alors d’une étagère aux hasards. Je laisse mon doigt glisser sur le bord en bois de la planche à mon niveau, mon regard parcourant les dos des livres, je ne m’attarde pas réellement à lire les titres écrit dessus pour le moment, préférant simplement regarder pour l’instant, contemplant la majestuosité de ses écrits ainsi rassemblés en un seul lieu. Finissant alors par attraper un livre un peu au hasard, je reste debout au milieu de cette allée-là pour l’ouvrir et commencer à parcourir rapidement les pages du regard. Grimaçant un peu devant les caractères écrit à l’encre noir sur le papier.

Je ne peux cependant pas m’attarder davantage dessus, me faisant bousculer. Le bouquin m’échappant des mains pour finir sa course sur le sol. C’est d’ailleurs rapidement qu’un soupir irrité franchit mes lèvres, surtout quand l’homme se permet un commentaire plus que déplacer. Me redressant alors que j’allais ramasser ledit livre, je le dévisage un instant. « Vraiment ? » Lançais-je alors, peut-être d’une voix un peu trop élevée pour ce lieu quémandant à tous le silence. Mais comment dire que j’m’en fiche de déranger les autres dans leurs pseudo-lectures alors que j’ai un gugusse en face de moi qui se permet de me faire une remarque qui collerait plus à ses gestes à lui qu’à moi. Plantant mon regard dans le sien, j’fais alors un mouvement vers lui, venant écraser de tout mon poids, aussi léger puisse-t-il être en vue de ma finesse, ses orteils. « C’est vrai. Je devrais regarder où je marche. » Soufflais-je alors en piétinant bien son pied, lui laissant entendre un petit rictus provocateur. L’hôpital qui se fout de la charité, c’est ce qu’il a fait et je rentre dans son jeu en faisant de même. Et j’espère qu’il va avoir mal encore un moment !

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Jeu 17 Aoû 2017 - 0:54
Et même les roses ont des épines. Celle-ci n'échappait visiblement pas à ma règle. Petite connasse, m'écraser le pied de la sorte.
Mon regard était probablement plein d'un mélange de colère et de stupéfaction. Je choisissais néanmoins la carte du sarcasme.

Hoy, Miss Baleine, ce pied est à moi au cas où tu ne l'ais pas remarqué.

Je posais alors mes mains sur ses épaules pour la pousser légèrement en arrière, le regard de nouveau froid. Je ne pu m'empêcher de sourire en entendant toutes les remarques répobatrices s'élevant autour de nous et allant à l'encontre de Miss Baleine. Si j'ai toujours fuit cet endroit, c'est à cause de son armée de rats aux hautains et à l'air supérieur. Je les détestais profondément, les futurs bureaucrates, eux qui n'ont de ninja que le nom. Surtout lorsqu'ils sont genins. Contrairement aux gens un peu ambitieux, ils ont rapidement des missions leur convenant tout à fait et d'un ennui considérable. Et de par ce "privilège", si je puis dire, ils se sentent supérieur à chaque individu du village.

Je me baissais donc pour ramasser son livre et, après un bref coup d'oeil, je lui tendis, puis le lâchais juste avant qu'elle ne le saisisse, un petit sourire en coin.
Si je sais combien c'est bas ? Bien entendu, j'en avais parfaitement conscience. Je voulais juste voir jusqu'où cela pouvait aller, si cette Miss Baleine avait vraiment de la gueule ou si elle n'avait qu'un soupçon de répartie déjà réutilisé des millions de fois jusqu'à l'user.

Tu pourrais faire un effort, Miss Baleine.

J'avais chuchoté, juste assez fort pour qu'elle m'entende et seulement elle. Il était temps de commencer à jouer avec cette petite peste.

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Jeu 17 Aoû 2017 - 1:16
Miss Baleine ? Manquait-il tant d’imagination pour me sortir une remarque si… Puérile ? Prévisible même ? Arquant un sourcil à ses propos, riant même un peu de ses dires, que je trouve bien plus amusant que vexant pour tout dire. Je repousse assez rapidement ses mains quand il a l’audace de les poser sur moi pour me repousser et me faire descendre de son pied. « Pose pas tes sales pattes sur moi. » Pestais-je en faisant mine de m'dépoussiérer là où il m'a touché. Un peu comme s’il était un pouilleux de la pire espèce, alors que probablement, entre lui et moi, je dois avoir celle qui a le moins d’argent. M’enfin, dans tous les cas, là… C’est un pauvre p’tit chaton. J’lui ai fait mal et il commence déjà à montrer les crocs. Penchant la tête, j’le regarde cependant s’abaisser pour ramasser le livre et me le tendre. A-t-il déjà compris que je ne le laisserais pas avoir le dernier mot ? Rend-il les armes si facilement ? Non, étant donné que quand je tente de me saisir du livre, il le lâche avant, laissant entendre un nouveau Boum. Mon regard se pose alors sur le livre au sol alors qu’il me fait une remarque au creux de l’oreille. J’esquisse un petit sourire malgré moi. « J’avais justement fini de le feuilleter. Alors sois serviable et ramasse le pour le ranger. » Lui lançais-je alors. « Après tout, t’es le dernier à l’avoir pris maintenant. » Soufflais-je simplement avant de passer à côté de lui et de le pousser, non pas sans chercher à le faire réellement tomber. J’ai réellement envie qu’il finisse à même le sol, comme le bouquin qu’il ne sait pas gêner de laisser tomber une seconde fois. Un insecte comme lui, c’est bien là qu’est ça place.

Le regardant alors en coin, je croise les bras, attendant qu’il obéisse en quelque sorte au pseudo-ordre que je lui ai soumis. S’il ne le ramasse pas, je ne le ferais pas non plus et l’un comme l’autre on se prendra une remarque à la con des maîtres des lieux. M’enfin, moi, ce n’est clairement pas un truc qui m’fait peur.

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Jeu 17 Aoû 2017 - 11:51
Ainsi donc elle avait du cran. Cela me plaisait bien, un sourire se dessinant sur mon visage lorsqu'elle avait fait mine de s'épousseter. Ha ! Son comportement, sa visible arrogance, ce serait un bon objet de distraction dans un lieu si calme et barbant, et, vu son allure et sa manière d'être, c'était elle qui se ferait alpaguer par la masse de genins avides de connaissance. Soit, j'étais maintenant sûr de mon choix. Je pris un pas de recul lorsqu'elle me demanda d'aller ranger son livre... Premièrement, je n'étais pas son chien, ni de qui que ce soit d'autre d'ailleurs, et il était donc absolument hors de question que je la laisse profiter d'une pseudo loi de contact inventée par des élèves de l'académie ne voulant pas ranger ce qu'ils ont sortis des meubles de l'école. Deuxièmement, même si j'avais été naturellement prédisposé à suivre des ordres, je n'en avais pas envie. Et ça, messieurs dames, c'est la meilleure des raisons du monde.

Je lui souris lorsqu'elle me poussa et, d'un simple pivot sur mes appuis, je laissais sa masse, qui n'était pas vraiment si massive que ça, me frôler, me déstabiliser un peu, mais pas me faire tomber. Néanmoins, feignant un coup dur, je posais ma main sur le rayon derrière moi, comme si ça force avait failli m'emporter. Je posais mon regard sur elle qui, les bras croisés, semblait attendre, impératrice, qu'on lui obéisse.

La moindre des choses, quand on s'en prend physiquement deux fois à la même personne, c'est de ne pas lui demander de ranger les affaires qu'on a dérangé, Princesse Baleine.

De plus en plus de gens nous regardaient, certains amusés, d'autres pas vraiment.
Etrangement, les rares vieux présents dans l'assemblée semblaient être les moins mécontents de cette passagère agitation que nous causions ... Enfin, ils finiraient par intervenir si cela durait trop longtemps ou que le volume venait à trop monter. D'ici là, nous serions tranquilles à pouvoir débattre à demi-voix de qui devrait légitimement récupérer ranger cette oeuvre et, de vous à moi, c'était clairement elle de mon point de vue.

Et sinon, que fais une fille visiblement pas du pays dans l'enceinte du village ?

Il n'était pas bien compliqué de voir qu'elle n'était pas de Kaminari, comme il n'était pas bien compliqué de voir mes côtes.

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Jeu 17 Aoû 2017 - 20:31
Plus j’le regarde et plus j’me dis qu’il va réellement m’taper sur le système ce type. Soupirant à sa réaction des plus gamines, je lève les yeux aux ciels malgré moi. Montrant bien qu’il m’exaspère déjà d’une certaine façon. J’l’écoute alors rabâcher une nouvelle fois que c’est moi qui suis en tord dans l’histoire. Il ne veut pas changer de disque, c’est ça ? Il va m’tenir la même rengaine tout le long ? « T’es un mec, porte tes couilles et assume que tu m’as bousculé en premier. » Soufflais-je alors en le regardant droit dans les yeux. Plus franche, plus directe. Surtout, quand il vient à m’demander ce que je fais ici à Kumo. Le détaillant de haut en bas, comme une pimbêche imbue d’elle-même pourrait si bien le faire, je fais mine de le prendre réellement de haut. Bien que dans un sens, c’est un peu le cas étant donné qu’il ne me semble pas très futfut. « Je me fais emmerder par les crétins de services ? » Laissais-je alors entendre, l’insultant tout simplement et bonnement d’idiot sans même chercher à le dissimuler.

Continuant de le regarder de haut, je poursuis sur ma lancé. « Et que fait un abruti dans une bibliothèque ? » Lui retourner sa question est bien la moindre des politesses non ? Bien que niveau insulte, je fais comme lui, du classique, même si j’alterne quand même un peu pour ne pas que ça reste répétitif. J’ai beau avoir des soucis avec la lecture, je ne manque cependant pas de connaissance sur les insultes. C’est étrangement, quelque chose de très facile à apprendre et surtout à retenir. M’enfin, dans tous les cas, c’est clairement du foutage de gueule que j’fais là, parce qu’il est bien plus érudit que moi, sauf que ça, il n’est pas supposé le savoir. À part les personnes qui me connaissent depuis un moment, peu de personnes savent que je suis vraiment une calamité quand il est question de lire. Je n’ai jamais été très attiré par cette compétence, préférant plutôt m’entraîner avec mon sunaton que de rester enfermée à tenter de déchiffrer des mots sur des bouts de papier. Oh, je sais lire, mais j’ai pas mal de lacune et la syntaxe est un véritable problème en quelque sorte. Et ne parlons même pas de l’écriture…

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Ven 18 Aoû 2017 - 11:31
Que j'assume être la source de la première collision ? La bonne blague, s'il y avait eu collision entre nous, c'était bel et bien parce que nous étions deux à être pris dans l'action et, comme elle ne m'avait ni esquivé, ni prévenue de sa présence, ni rien, nous étions tout autant la source l'un que l'autre. Et il était absolument hors de question que je ramasse ce foutu livre. LEs considérations de "tu es un homme" n'avaient jamais eu d'emprise sur moi. Elle n'avait pas eu la chance de naître homme et c'était bien dommage pour elle, je le concède. Moins d'avantages, moins de salaire, moins de respect etc. Mais n'exerçant ni la médecine, ni le droit civile, ni une quelconque fonction pouvant influencé là dessus ou ayant un rapport avec, je n'en avais strictement rien à foutre. Dommage pour elle, c'était bien essayé.

Oh. Je comprends. Il y en a un paquet dans le coin.

Ironie ? Naturellement. Je faisais mine de ne pas comprendre de qui elle parlait et, plaçant ma main en visière au dessus de mes yeux, je jetais un grand coup d'oeil panoramique sur la bibliothèque et les rayonnages alentours puis je recentrai mon attention sur elle. Des crétins de service, il y en avait un bon paquet, croyez moi. J'avais eu l'occasion de reconnaître quelques visages oubliés de l'académie, ceux des lèches bottes les plus efficaces que je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer. J'inspirais profondément lorsqu'elle me demanda mon occupation et, penchant légèrement la tête sur la droite, je lui répondais d'un air désinvolte :

Un tennis pourquoi ? Ca n'se voit pas ?

Toujours le même sourire narquois sur le visage, j'attendais sa réaction. Je commençais à vraiment apprécier ce petit jeu lorsque je sentis sa présence, Suzuri Helebia, le démon de la bibliothèque, ou plutôt la gérante de l'aile où nous nous trouvions. Elle approchait de plus en plus et, très honnêtement, c'était la pire de toute, du genre à faire des rapports aux supérieurs, à exiger des sanctions ... Par pur réflexe de la vieille époque où j'étais le seul à sentir le démon arriver, j'attrapais la peste par la manche de son haut et je la tirai vers l'intérieur d'un rayon. Rapidement, je pris un livre que je lui fourrai dans les mains en chuchotant :

Fais comme si de rien était si tu veux pas passer un sale quart d'heure avec cette chose ...

Et au même moment, une femme immense, l'air strict et frigide, vêtue d'une tenue trop sévère et ne la mettant pas en valeur, des yeux bleus à vous glacer le sang, un léger sourire en coin à l'air sadique ; passa à l'embouchure de notre rayon. Elle se baissa ramassa le livre et souffla du nez sans rien dire, je crois bien avoir senti son regard mortel se poser sur mon dos. Si j'étais terrifié ? Il s'agissait du Démon de la Bibliothèque. Même la plupart des Jonins la craignent.

On en était où déjà ?

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Ven 18 Aoû 2017 - 18:44
Désespérant. Voilà un terme qui correspond vraiment à l’homme en face de moi. Désespérant et navrant même. En plus de stupide et fatiguant. Je lui laisse entendre un soupir alors que je constate ça petite scène pour tenter de faire croire qu’il n’a pas compris que je parle de lui. J’sais que j’peux être présomptueuse par moment, mais je n’irais pas insulter comme ça des gens à qui j’ai pas encore parlé. J’ai quand même une once de respect, faut pas croire. Du moins, pas oralement, parce que ouais, j’peux penser sans soucis que les autres sont stupide, faible ou je ne sais quoi d’autre, mais je ne le dis pas. Comment dire que je n’ai pas b’soin de développer le fond de ma penser aux premiers venus, ni même à personne en réalité. Je n’aime pas me livrer même à mes proches.

M’enfin, dans tous, les cas, j’lui retourne sa question, aussi débile fut-elle… Et là, vraiment, j’lui en aurais bien collé une en entendant sa réponse. Perte de patience ? Ouais, en quelque sorte, mais se laisser ainsi aller à la violence à la première provocation ou presque, n’est pas digne de moi. Alors j’mords sur ma chique et alors que j’allais lui répondre, il m’entraîne entre deux étagères avant d’me remettre un livre entre les mains ouvert sur une page… Étrange. J’relève le regard vers lui alors qu’il m’explique brièvement et que je relève le regard pour découvrir cette kunoichi. Arquant un sourcil. Ok, elle est impressionnante, mais sans plus, je trouve. M’enfin, j’connais pas ses capacités alors j’fais mine de lire le livre, sauf qu’en le tenant à l’envers, c’est encore plus compliqué. Sauf que j’m’attarde pas réellement sur ce détail alors qu’il me demande où on en était une fois la femme passée et mon précédent livre ranger.

Relevant le regard sur lui, j’lui pose alors sans aucune once de délicatesse le livre contre son torse après l’avoir refermé. « On en était au moment où tu t’excusais de m’avoir dérangé. » Lançais-je alors, déjà certaine qu’en aucun cas, il ne s’excuserait, préférant clairement continuer de me rabâcher les oreilles avec ses miss baleines, etc. ? D’ailleurs, si je sais que c’est une insulte, je ne sais même pas à quoi ressemble réellement une baleine. Juste que c’est un animal marin énorme… Mais dans le désert, ce n’est pas réellement quelque chose que l’on peut voir… Cependant, j’finis par rire un peu, moqueuse de lui, à cause de la situation qu’il vient de se passer. « T’as failli te pisser d’ssus là. » Ça y est, j’ai trouvé son surnom. Pisseur.

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Mar 22 Aoû 2017 - 10:55
Je récupérai instinctivement le livre que la peste plaquait contre mon corps pour le ranger très exactement là où je venais de le récupérer. Le temps d'un instant, je lisais le titre : Cultes et sectes de Kaminari no Kuni, de l'an 0 à l'an 150.. Je haussai alors un sourcil : il pourrait très largement m'être utile s'il avait d'autres informations sur l'Ouroboros ou sur des cultes antérieurs ou postérieurs fonctionnant de la même manière. En effet, plus j'y pensais et plus cela me paraissait hautement improbable qu'un tel groupe puisse disparaître puis renaître de ses cendres. Ils avaient dû se cacher, se renommer, trouver un moyen de perpettrer leur tradition en attendant de laisser les serpents ressortir se baigner dans le soleil. Mais comment savoir ? Je me faisais mentalement la liste des critères qu'un groupe devrait remplir pour s'inscrire dans la continuité de l'Ouroboros : une structure surhiérarchisée, l'utilisation de la peur, des membres issus de toutes les strates de la société, les drogues ... Un nom me revint alors en tête, comme une nausée matinale des lendemains de cuite : les Décharnés, c'est à dire le groupe ayant mis dans la tête de ma grande tante l'idée que me bouffer serait une bonne chose.

Interrompu dans mes pensées par la Peste (et peut-être même était-elle le choléra), je me tournais de nouveau vers elle :

Ah oui, c'est vrai qu'tu n'es pas du coin. Cette femme est un démon. Je l'ai vue mettre une raclée à des Jonins, enfin, l'équivalent de l'époque, parce qu'ils parlaient trop fort. Alors oui, je fais attention, je ne veux pas mourir.

J'ai ri en disant cela. Et, soyons honnêtes, détendre l'atmosphère n'était pas forcément plus mal. D'un bref regard, je remarquais que tout ceux qui jusqu'à présent nous avaient observés étaient retournés vaquer à leurs occupations. C'était tant mieux. Je n'avais jamais aimé être épié, cela n'est d'ailleurs toujours pas le cas, croyez le, mais à l'époque, cela avait tendance à très vite m'insupporter. N'accordant pas d'importance ni au regard, ni à l'avis des autres, je n'avais jamais compris leur besoin systématique de se prononcer, de conseiller, de dire etc. Je m'en badigeonnais les testicules avec le pinceaux de l'indifférence, absolument. Une information me revint en tête : d'après les investigations de l'époque, les Décharnés n'étaient pas seulement issus de Kaminari no Kuni mais probablement implantés, à moins grande échelle, dans d'autres nations. Et ils y avaient potentiellement instauré la même adoration du cannibalisme et de la chaire humaine. De sang et d'os. Cela me répugnait rien que d'y penser.

Dis moi, tu n'aurai pas déjà entendu parler des Décharnés par hasard ? Des sociopathes inculquant à qui veut bien les écouter la passion de la nourriture à base d'humains. Encore vivants. Quoiqu'encore endormis lors de la première bouchée. Tu vois ce que je veux dire ?

J'avais baissé d'un ton, sans vraiment m'en rendre compte, au moment de lui poser la question, comme si l'Ouroboros allait sortir d'un livre pour me prendre à la jugulaire.

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Mer 23 Aoû 2017 - 8:52
Nouvelle dans le coin, c’est clairement le cas de le dire. Première fois que je mets les pieds dans cette bibliothèque et comment dire que ce n’est pas du tout florissant quand on voit déjà mon altercation avec ce gars. Il me prend la tête réellement et maintenant, il veut jouer les pseudo chevalier en me protégeant de la vieille harpie qui vient de passer ? J’arque un sourcil à ses paroles. « Un rang n’est pas toujours mérité. » Lui lançais-je alors. Parce que j’étais persuadé qu’il y avait des fails dans ce système de rang, que ce n’était pas forcément les plus fort qui était au-dessus de nous. Puis, non, je ne lui disais pas cela parce que je doutais du caractère qu’il décrivait de la femme ou de ses compétences, mais plutôt à cause de ce qu’il disait sur ceux qui aurait été à l’époque au grade Juunin.

Par contre, s’il y a bien une chose qui m’a fait tiqué dans ses paroles, c’est bel et bien sa dernière phrase. « Tu ne veux pas mourir ? » Répétai-je alors sous forme de questions ? « Tu sais qu’être un ninja peut facilement t’y conduire ? » Non, mais qu’on soit d’accord sur ça. Il n’est pas devenu un shinobi de Kumo pour faire la dînette rassurez moi ? Parce que si devenir fort ici c’est savoir boire du thé avec le petit doigt levé sans fait de bruit que ça soit en buvant ou en déposant sa tasse, je prends le large dès que possible !

Cependant, rapidement il change de sujet après avoir récupéré le livre pour en lire le titre. Je le fixe, surprise par le questionnement qu’il me fait là et reste silencieuse un moment, le temps de réfléchir voir si cela me rappelait en effet quelque chose ou non. Je finis néanmoins par reprendre la parole, un peu hésitante quand même, n’ayant pas hérité des talents de conteuse de ma mère hélas. « Cela me rappelle quelque chose. » Soufflais-je pour commencer, non, pas pour le mettre en haleine en le faisant attendre ensuite, mais parce que je cherche réellement comment lui raconter. « Il y a de ça des années, mon clan qui voyage de par le désert de Kaze est arrivé dans un hameau. Petit, assez isolé, enfin, comme tout village dans le désert. » La précision n’était pas réellement nécessaire mais comme il ne vient pas de là, il peut-être s’imaginer qu’il y a des villages proches les uns des autres, etc. « Sauf que le spectacle qu’ils y ont trouvé fut assez… Etrange et déroutant. Les Affamés, voilà comment ils sont nommés de par chez moi. » L’informais-je alors. « C’est ainsi qu’on les a désignés, parce que pencher sur la carcasse d’autres villageois, ils étaient là à se repaitre de leur chair. » Je n’en dis pas plus, parce que de toute façon, je ne me souviens pas de toutes l’histoires, juste que c’était plus ou moins cela que l’on m’avait raconté. « Pourquoi tu me questionnes sur cela ? J’ai toujours cru que c’était qu’une légende de mon clan pour empêcher les enfants de sortir du clan pour les effrayer. » Parce que non, je n’avais pas assisté à cela, je n’avais rien vu de tel. Je pense même que j’ai toujours cru que ce village n’existait pas. En même temps, ils ne lui ont jamais donné une position bien fixe. Si ça se trouve on était déjà passé dans ce hameau, ou simplement tout près. Bien que probablement, il soit vu comme maudis maintenant non ?

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Mer 23 Aoû 2017 - 11:13
Elle n'a pas tort, cette petite peste. Le système de rang est parfois bien inégal. Avant l'intronisation du Shodaime, il n'était pas rare que la notoriété et l'argent fasse le rang. Surtout au tout début de l'air Shinobi avec la naissance de Shitaderu et des autres villages. Plus nous parlions, plus elle m'intéressait. Elle n'était visiblement pas qu'une sale teigne et c'était tant mieux car, voyez vous, si les altercations m'ont toujours amusé, elles finissent bien souvent par me lasser si elles ne débouchent sur rien de constructif. Et puis, quitte à faire quelque chose de constructif, autant que ce soit avec une jeune femme dont la simple vue cous chauffe le sang. Enfin, ça n'est que mon avis d'homme.

Je me suis mal exprimé: je ne veux pas mourir dans une bibliothèque de mon propre village alors qu'il n'y a pas de guerre.

Je ne voulais pas mourir avant de mettre rendu utile au village et atteins la postérité. Quoi ? Vous aviez cru que mon orgueil s'était éteint après une petite dizaine de rencontres ? Quelle blague. J'étais encore et toujours moi, je désirais le pouvoir absolu, mais avec l'Ouroboros, j'avais fini par comprendre que je ne pourrai rien faire sans un peu d'aide.

Et puis elle parla des affamés. Et je suis quasiment sûr que, bien que pâle naturellement, j'ai sincèrement blanchis à vu d'oeil lorsqu'elle m'expliqua ce que son clan avait trouvé. Les yeux écarquillés, les pupilles tremblantes, je me remémorai mon réveil et ma grand tante, les dents plantées dans la chaire de mon abdomen. Moi qui essaye de la frapper, de la repousser et elle qui s'attaque à la main que je plaque sur sa bouche dans l'espoir qu'elle va retrouver la raison. Tout le froid inhérent à mon existence est apparu ce jour là. Il y trouve sa source et sa raison d'être.

Lorsqu'elle me demanda pourquoi, je soupirai puis j'otais ma mitaine pour dévoiler la cicatrice cernant mon pousse puis je soulevais à peine mon haut pour qu'elle voit les marques sales laissaient par la vieille et cautérisée par Gensai, son mari, le chef de notre clan, ma seule figure paternelle.

Pour la simple et bonne raison qu'il y a huit ans, les Décharnés, qui grossissaient leurs rangs en Shitaderu, ont décidé qu'il était temps de s'en prendre au village et que ma grande tante, avec qui je vivais, en était une. Je te laisse imaginer la suite.

Je rebaissais alors mon haut et remettais ma mitaine. Comprenez bien que je n'ai jamais eu honte ou peur, ou quoique ce soit de ces cicatrices... Seulement les gens m'avaient tellement saoulé avec leurs doléances, leur compassion, leur pitié etc. Que j'avais fini par les dissimuler plus pour qu'on me laisse tranquille que pour autre chose.

Et du coup, j'enquête, si l'on peut dire, sur un groupe très anciens qui serait à la base des Affamés, des Décharnés et de probablement tous les groupes dans ce genre au final: des Shinobis fort efficaces lorsqu'il s'agit de manipuler des gens. Ils s'appelaient l'Ouroboros à l'époque.

Pourquoi ne pas avoir dit que l'Ouroboros existait encore ? Pour deux raisons. La première est la plus évidente: elle pouvait parfaitement en faire partie, et ne "connaître" que trois membres du groupe de manière ouverte était déjà bien suffisant, si vous voulez mon avis. Ensuite, si jamais elle n'en était pas une, je n'avais pas encore envie de la mêler à cette partie là de l'affaire. En limitant ce dont je parlais, je limitais les risques encourus par les Kumojins lambdas.

C'était d'ailleurs la raison de ma venue ici. L'Ouroboros et son fondateur, Itusko Breskil.

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Mer 23 Aoû 2017 - 22:17
Perdue dans mes pensées, je repenses à cette histoire que je pensais n'être qu'un mauvais conte et pas un fait réellement arrivée, mais des histoires similaires à des kilomètres l'un de l'autre, ça ne peut pas juste être une coïncidence. Fixant donc le jeune homme, j'espère dans un sens avoir des explications même si je ne lui ai pas laissé entendre un pourquoi. Il est sous-entendu par le regard que je lui porte actuellement. Pourquoi il me demande cela ? Pourquoi il veut savoir ça ? Qu'est-ce que cela implique. L'homme ne se fait pas prier pour me répondre et mon regard se pose rapidement sur sa main qu'il découvre du bout de tissus. Observant les marques de morsure encore bien marqué sur sa peau malgré le temps, je fronce un peu les sourcils. "Comment ça a pu arrivé dans un village en développement ?" J'avoue que je ne connais pas encore bien l'histoire de Kumo, mais il y a de ça huit ans, le village était déjà entrain de se former non ? Alors comme une chose pareil à pu se produire entre ses murs ? Autant un hameau perdu dans le désert, je peux comprendre, mais un village... Ou alors, il y a huit ans, il n'était pas encore ici mais dans un petit village tout près ? C'est une possibilité. Dévisageant donc Koda alors qu'il se rhabille en quelque sorte je réfléchis à tout ça. C'était quoi la fin de l'histoire avec mon clan ? Il les avaient tué c'est ça ? Ils n'ont pas cherché plus loin ? Non, je ne crois pas. Ils sont comme ça, a régler des soucis sans chercher l'origine. Ils se contentent simplement d'agir, vaincre le mal quand il y en a un et qu'il peut être abattu. Ils ne sont pas des chercheurs comme on peut en trouver des dizaines ici à Kumo. 

"L'Ouroboros ?" Répétais-je alors, ne connaissant pas ce mot, ni même ce qu'il peut bien signifier. Oui, c'est la toute première fois que je l'entends et mes sourcils froncés peuvent en témoigner au jeune homme. Est-ce juste un nom sans signification ou bien est-ce qu'il y a autre chose derrière ? Un symbole ? Un animal peut-être ? Ou tout autre chose ? Je regarde alors l'homme. "C'est compliqué tout ça." Soufflais-je alors avant de l'entendre expliquer qu'il était venu ici pour faire des recherches sur ce sujet et son fondateur ? Je penche la tête. "Je t'aiderais bien, mais je crois pas que je sois réellement utile." Soufflais-je alors, sans pour autant lui avouer que les écrits et moi, ça faisaient deux. Peut-être comprendra-t-il tout simplement que je ne veux pas l'aider plus que ça, mais c'est loin d'être le cas, dans un sens, faire un travail de rechercher sur un sujet qui peut s'avérer captivant ne peut être qu'intéressant et surtout une bonne occupation, sauf que je refuse de passer pour la débile de service à butter sur le moindre moins. Déjà que là... Ouroboros, je ne sais pas c'est quoi...  

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Mer 23 Aoû 2017 - 23:35
Eh bien, c'est arrivé justement parce que le village était en développement je pense. Beaucoup de gens avaient besoin de croire en quelque chose, c'était le moment parfait pour lancer un délire de ce genre.

Je pense encore qu'ils avaient profité de cet espèce d'engouement général si caractéristique de la période pour s'installer tranquillement dans l'esprit des gens. Des esprits si fertiles qu'il leur avait probablement suffi de planter la graine et de la laisser germer absolument seule. Des enflures, en d'autres termes. Mais elle soulevait des points intéressants. Shitaderu était en place depuis plusieurs années à ce moment là, il paraissait donc en effet plutôt étrange qu'un groupe ait pu s'installer de la sorte, de manière plutôt ponctuelle et impromptue. Lorsqu'elle me questionna sur l'Ouroboros, je ne pu m'empêcher d'hésiter une nouvelle fois. La bibliothèque ne contenait pas grand chose sur le sujet, bien moins que ce que m'avaient appris Misory et Gensai réunis. Chercher ici était même relativement vain.

C'était, grosso merdo, la première organisation criminelle internationale. Elle date du premier siècle, du coup c'est sacrément vieux. Ils étaient vachement puissant mais lorsque leur chef est mort, le pouvoir s'est émietté entre ses lieutenants et l'Ourobors, un serpent qui se mort la queue, a fini par disparaître ... Mais je pense qu'il a survêcu, simulé sa propre mort. C'est un peu comme si on avait trouvé la mue d'un serpent et pensé qu'il s'agissait de son cadavre. Tu me suis ? Bref. Je pense que les Décharnés, les Affamés, et probablement d'autres groupes en apparence distinct, sont les descendants, si l'on peut dire, de l'Ouroboros. M'enfin, il n'y a pas grand chose sur le sujet ici. J'ai juste appris le nom de leur chef, Itusko Breskil. Et mes découvertes s'arrêtent là.

Et je m'arrêtais là. J'ometais naturellement de dire que si je pensais que l'Ouroboros n'était pas mort, c'était justement parce que j'en avais déjà rencontré des membres et qu'un tatouage avait essayé de me tuer, oui, j'évitais la partie la moins glorieuse de l'histoire. Vous m'excuserez. Une impression étrange me vint alors, on nous observait. De base accès sur la sensorialité, la traque, je connaissais bien ce sentiment agaçant, presque écoeurant, une espèce d'absence d'intimité relativement gênant. Je feins de m'étirer, comme si mon corps était endoloris ou juste dans le patté, pour jeter un regard rapide autour de nous. La démone nous observait depuis le bout du couloir. Pourquoi nous épier ainsi ? Elle me sourit alors, la bouche légèrement entre ouverte et je vis la tête de serpent sur sa langue ... Bordel à chiotte de cul de merde. Ici aussi ? Je ne pensais pourtant pas qu'elle l'avait fait exprès. Effrayé, je me penchai légèrement vers ... Vers la fille, puisque je ne connaissais pas encore son nom, pour lui dire :

Du coup, ça te dirait de faire un tour, sortir d'ici, toussah toussah ?

J'étais préoccupé et relativement pressant, mes yeux faisaient des aller-retours infinis entre elle et la démone. Elle et la démone. Encore et toujours, il fallait qu'on se barre de là, le plus vite possible, ne pas avoir l'air suspects ou anxieux, ou quoi que ce soit, juste être normal. Je pris une grande inspiration, les yeux fermés, pour calmer mon rythme cardiaque. J'ouvris alors les yeux pour lui demander une nouvelle fois :

Ca te tente ? Je connais le village comme ma poche.

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Jeu 24 Aoû 2017 - 7:26
"Ma question est. Et maintenant ça en est où de ce culte ici ?" Parce que quitte à vivre ici à Kumo maintenant, autant en apprendre davantage sur cette histoire, savoir si j'allais devoir me méfier de chez qui je dors, avec qui je dors surtout et qui je rencontre tout court même. Bien que théoriquement, je ne serais pas une cible de premier choix. Surtout si cette organisation comme il en parle à un bout. Parfois être juste une inconnue dans un lieu, ça a du bon également. M'enfin, cela va changer assez rapidement. Du moins, je l'espère car, je ne compte réellement pas garder l'étiquette sur mon front de nouvelle arrivée, bien que je garderais sur le long terme celle de fille de Kaze je suppose. Il faut dire que mon teint de peau plus halée que celui de la plus part des gens ici n'aide pas réellement à passer inaperçu. Surtout quand je suis à côté de quelqu'un extrêmement blanc comme c'est le cas présentement. 

D'ailleurs, s'il est vrai que je demandais plus d'informations en répétant le mot Ouroboros, je ne m'attendais pas réellement à ce que je le jeune homme me sorte une telle tyrade. Pechant la tête sur le côté, je crois que je ne vais même pas en retenir la moitié tellement il va vite là. Il a dit quoi déjà ? Que le chef était mort ? Que du coup ça s'était effondré mais que c'était possiblement une fausse mort du groupe ou bien du chef ? Je fronce les sourcils. Cherchant à analysé un peu ce qu'il m'a dit et ce que j'ai compris. Le chef est réellement mort ? Ou alors assez vieux maintenant. C'est une possibilité aussi non ? Je sais pas. Je me gratte l'arrière du crâne, rigolant un peu nerveusement alors que je nage complètement dans la confusion. Il aurait pas pu trouvé une personne moins apte que moi pour ses histoires. Je ne dis rien d'ailleurs, restant simplement silencieuse assez mal à l'aise de ne pas savoir quoi lui répondre alors qu'il me balance tellement de trucs, mais comme je n'en pige que la moitié voir qu'un quart en vrai, je peux pas trop prendre la parole sans risquer de passer pour une idiote, chose que je suis à ce sujet et dans un sens ça m'agace assez. M'enfin, je ne peux pas tout savoir non plus, contrairement à une bibliothèque, je ne peux pas accumuler les savoirs de différents groupes, peuple, croyance, etc. Juste en acquérant un objet. Ou plutôt dans mon cas, suite à une conversation. 

Fronçant les sourcils alors qu'il me propose de sortir pour visiter un peu la ville, je le dévisage alors qu'il se fait réellement pressant pour le faire. Je pige encore moins cette situation. N'était-il pas là pour faire de plus ample recherche ? Là, je doute qu'il ai réussi à trouver quoi que ce soit. Bien que j'ignore depuis combien de temps il est là... "Ok." Répondis-je alors sans trop savoir pourquoi. Au final, j'aurais fait qu'un saut à la bibliothèque, je n'aurais vu que son entrée en quelque sorte, mais pour l'instant, c'est amplement suffisant, parce que j'ai réalisé que c'était réellement une folie que d'y mettre les pieds à nouveau tant que je n'aurais pas amélioré mes compétences en lecture. Oui, là je regrette réellement d'avoir toujours tout fait pour boycotter le cours que ma mère me faisait sur ça, de même pour l'écrit... "Puisque tu connais le village, qu'est-ce qui est incontournable ici ? Hormis la bibliothèque et la raffinerie ?" Oui, je cherche même pas à en savoir plus pour l'instant, préférant surtout rebondir sur un sujet plus léger, plus facile à aborder pour moi que cette histoire de groupe occulte dont il me parle depuis déjà plusieurs minutes. Une conversation plus agréable, même si vachement plus puérile et avec bien moins d'enjeu et de conséquences. Quelque chose à mon niveau en somme.

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Jeu 24 Aoû 2017 - 11:59
Un vrai calme se réinstaura en moi lorsqu'elle accepta finalement de sortir d'ici. Elle semblait ne pas comprendre et c'était bien mieux ainsi, pensais-je. Cela éviterait les crises de paniques et autres problèmes du même acabit. En sortant, je jetais un dernier regard à la porteuse de l'ouroboros qui était occupée à réprimander un jeune genin. Elle n'avait pas le même regard que Yelena, qui semblait subir sa condition... Loin de là même, elle semblait plutôt satisfaite. Servait-elle de rabatteuse ? Trouvait-elle les jeunes genins les plus susceptibles d'être embrigadés ? Trop de question alors que nous arrivions enfin à l'air libre, sec et froid de Kumo.

Ça question était pour le moins légitime. Je m'étais présenté comme un pur produit local et je me devais donc de lui prouver que je n'avais pas menti. Je pris un instant pour sélectionner les trois endroits les plus "importants" de la cité des Nuages selon moi.

Eh bien... Si tu as faim, on peut passer par l'Avenue Grondante, une bonne vingtaine d'échopes s'y succèdent, toutes spécialisés dans tel ou tel plat, tel ou tel méthode de cuisine. Y'a aussi la Cascade Rouge, un peu à l'écart mais qui offre un sacré spectacle pour les yeux. Sinon, tout le monde se doit de passer par la vieille ville, et puis y'a pas mal d'endroits pour boire un coup.

C'était, de mon point de vue, les trois lieux phares du village, enfin tout du moins pour les jeunes. Nous passions une bonne partie de notre temps libre répartis entre ses trois points nerveux et de la vie nocturne, et de la vie diurne. Toujours peuplés, il était assez simple d'y faire des rencontres bien qu'il faille, pour certains, faire attention. Néanmoins, ayant souvent traîné avec la crasse de Kumo, ses caïds m'appréciaient plus ou moins. Ils me toléraient dirons-nous.

Alors, on commence par quoi ?

C'était un peu comme si l'air entrait de nouveau dans mes poumons sans que je ne craigne qu'il soit empoisonné. Requinqué au possible, j'attendis sa réponse avant de me mettre en route pour la guider dans les rues parfois bondées, parfois tortueuses, de Kumo.

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Jeu 24 Aoû 2017 - 15:28
Je cherche à comprendre pourquoi soudainement, il cherche à sortir d'ici, sauf que je refuse de lui poser la question. Tout cela simplement parce qu'il risque de partir encore dans des explications dont je ne comprendrais sûrement que la moitié et encore. Marchant ainsi à ses côtés alors que l'on prend la direction de la grande porte de la Bibliothèque pour quitter les lieux, je continue pour l'instant à me délecter du regard de ces lieux que je qualifierais quand bien même de grandiose. Écoutant vaguement ce qu'il me dit, en parlant des différents lieux incontournables alors que je lui ai moi-même posé la question. Cependant, je tique à un mot. "Cascade rouge ?" A croire que je suis juste bonne à répété l'un ou l'autre mot qu'il peut bien dire, comme précédemment avec Ouroboros. Il va finir par me prendre pour une analphabète à ce rythme là, même s'il n'aurait pas totalement tord. "C'est une cascade d'eau rouge ?" J'essaie d'imaginer un peu le truc, je sais plus ou moins à quoi ça doit ressembler une cascade, j'en ai vu des petites en traversant le continuant pour venir jusqu'ici, mais est-elle plus grande ? Est-elle rouge surtout ? Ou bien... Est-ce simplement un lieu ou un fait historique c'est produit ? Dans tout les cas, je me rends bien compte moi-même que ma question est stupide. Un cascade d'eau rouge ? J'aurais réellement mieux fait de me taire plut^pt que de sortir une imbécillité pareil, bien que ça colle bien au rôle que je tente de souvent me donner. Une fille stupide. 

Je frisonne alors un peu. "Dans tout les cas par ce temps, j'ai pas particulièrement envie de m'approcher d'une étendue d'eau." Parce qu'il ne faut pas oublier que l'on est toujours en hiver. Un hiver froid, une saison que je découvre seulement maintenant. Je réfléchis alors un instant. "Du coup, on pourrait partir sur un tour de la vieille ville, si j'ai bien comprit ?" Je penche alors la tête sur le côté, voir si j'ai quand même bien compris ce qu'il avait dit après l'histoire de cette cascade rouge. "Sinon, je te laisse choisir et tu joues les guides touristiques pour me surprendre ?" C'est une idée comme une autre, même si je doute qu'il arrive réellement à me surprendre, puis je ne vois même pas pourquoi il aurait l'envie de faire ça. 

Dans tout les cas, là, je constate bien qu'il se détente de plus en plus depuis que l'on est sortit de la bâtisse renfermant le savoir. Je ne me permets cependant aucune remarque sur ça, même si je continue clairement de le voir comme un peureux et ce peut importe ce qu'il a bien pu me dire. En combat, en mission, il doit probablement être le mec qui serre à rien, celui qui reste en arrière soi-disant pour protéger s'il y a une attaque surprise par derrière, alors qu'en réalité, c'est juste pour éviter l'affrontement. Une chiffe molle en d'autre terme.  

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Mar 29 Aoû 2017 - 11:15
Je ne pus m'empêcher de sourire lorsqu'elle parla d'eau rouge. La plupart des non-kumojins posaient la question, et cela aurait rendu le lieu vraiment bien plus intéressant qu'il ne l'était déjà. Hélas, non, il ne s'agissait pas de cela.

Non, désolé de te décevoir, c'est à cause des sédiments portés par l'eau qui ont formé une fine nappe couleur de rouille au fond de l'eau.

J'acquiesçais lorsqu'elle me dit refuser de s'approcher d'eau par une telle température. Nous étions en effet en hiver et, même au sein des Kumojins, tout le monde n'avait pas une aussi bonne résistance au froid que moi qui me baladais en t-shirt approximativement toute l'année, à part lors des semaines de grand gel. Comprenez simplement que l'instinct de survie de n'importe qui prend largement le dessus dans ces situations où les vitres de votre chambre gèlent de l'intérieur tant il fait froid et tant la chaleur d'un bon feu peine à prendre possession de votre maison. Lorsqu'elle me laissa ouvertement le lead, je me mis en route. Nous n'en aurions pas pour longtemps, tout au plus trois ou quatre minutes.

Gauche. Droite. Encore droite. Au sortir d'une petite ruelle bien étroite, nous débarquâmes sur la Place des Krolls, nommée d'après un ancien clan ninja ou quelque chose dans le genre, un clan soit depuis bien longtemps disparu, soit ayant perdu toute sa renommée d’avant. Enfin. La place était carrée, pourvue de quelques arbres et d'une large fontaine dont la surface semblait légèrement gelée et dont les jets étaient éteins par cette saison. Nous autres Kumojins avons toujours été très consciencieux, de ce que je sais, quand il s'agit de nos ressources premières et de nos moyens de survie. Des arcades cernaient la place et, fort heureusement, ce n'était pas jour de marché. Après un bref regard vers le ciel, pour déterminer approximativement le moment de la journée, je sus qu'il ne me restait pas excessivement beaucoup de temps avant de devoir rentrer chez moi pour me préparer en vue de ma future mission.

Bienvenue sur la Place des Krolls, point névralgique de l'activité gériatrique puisque le marché de Kumo à lieu ici. Demain par exemple, ce sera rempli par tous les anciens de Kaminari no Kuni et ils se battront pour avoir les meilleurs courgettes au meilleur prix.
Enfin, passons, il y a un bar sympa sous les arcades si cela te tente. J'n'ai le temps que pour un verre m'enfin.


Je pointais l'échoppe du doigt, "Le Manoir", l'un des rares bars avec plusieurs étages, à l'ambiance un peu austère au premier abord mais en réalité très conviviale. Tout ça parce que les patrons vivent de nuit, sont plus blancs que blanc et parce qu'un jour un adolescent à lancer une rumeur selon laquelle ils boiraient le sang de leurs habitués. J'en suis un, ils ne m'ont jamais sucé, le sang. Et si leur proximité avec certains clients, proximité charnelle dirons-nous, peut-être mal-interprétée, ils restent tout de même les gérants d'un des plus anciens bars de la ville, peut-être même le premier et qui, de surcroît, était au bord de la faillite lorsqu'ils l'ont repris. Des vrais commerciaux quoi. J'attendais sa réponse avant de m'avancer vers la porte d'entrée. Je n'étais même pas à quatre mètres que déjà Livia, la patronne, une petite dame très mince à la poitrine discrète mais pas absente sortait en disant :

Köda ! Comment vas tu ? Tu nous ramènes encore une cliente ?
Aha ... Bonjour Livia. Oui, encore, tu sais bien cet endroit me colle à la peau.


Et, littéralement, je finissais toujours par revenir à ce bar, au moins deux ou trois fois par semaine à l'époque.

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Mer 30 Aoû 2017 - 18:29
J’hausse les épaules en fixant le jeune shinobi à mes côtés. « Oh tu sais, ça ne me déçoit pas, j’ai réalisé assez rapidement la connerie que j’avais dit. » Riais-je un peu en me grattant l’arrière du crâne. « Dans tous les cas, j’suis persuadée que ça reste quelque chose d’intéressant à voir, mais clairement pas quand il fait froid ! Tu me la montreras une autre fois d’accord ? » Je penche alors un peu la tête sur le côté, en lui adressant un peu sourire, attendant de sa part une réponse positive pour tout dire, parce que toute seule, je n’allais probablement pas trouver l’endroit si facilement. Puis le faire avec une autre personne alors que c’est lui qui m’en a parlé, c’est assez étrange non ? Personnellement, si je parle d’un endroit à quelqu’un, c’est que j’ai envie de lui montrer, pas qu’un autre le face à ma place. M’enfin, peut-être qu’il ne raisonne pas de la même façon. J’en sais trop rien et dans un sens, je le saurais bien assez tôt s’il accepte ou non ma requête de me faire voir ce lieu dans une saison plus chaude, plus clémente pour profiter réellement de l’endroit.

Le laissant ensuite m’entraîner dans les rues du village, des rues que j’ai déjà arpentée en partie, on finit par arrivée à destination assez rapidement et je reconnais un peu cet endroit qu’il me présente sous un nom bien spécifique. « Je suis déjà passé ici. » Soufflais-je alors doucement alors qu’il finit par me proposer de boire un verre. Je fronce alors les sourcils à ses paroles tout en le suivant quand même vers le bar en question alors que rapidement il se fait aborder par une femme. Une serveuse ? La patronne ? Une habituée ? Plusieurs possibilités et en soi, je m’en fiche un peu, juste que là. Les mains dans les poches, le visage fermé, je me retiens de l’envoyé balader. Sauf que je ne suis pas capable de fermer mon bec bien longtemps. Alors avant même de m’aventurer dans cet établissement, mon regard se pose sur lui et trop franche, trop directe, je prends la parole, quitte à faire des éclats de voix dans cet endroit qu’il semble apprécié. « Tu te fous de ma gueule en fait ? » Commençais-je doucement avant de poursuivre assez rapidement pour expliquer le fond de ma pensée. « Tu me proposes de me faire visiter pour au final, boire un verre et te casser ? T’as cru quoi ? Que je n’allais rien dire ? Juste oui amen en mode il m’aura au moins parlé d’endroit du village, mais sans me les montrer ? parce que monsieur change de disque en un rien de temps. T’avais le temps il y a quelques minutes de me faire visiter et là, tu m’envoie sur les roses ? » Je l’applaudis alors. « T’as vraiment un respect monstre ! Aucune parole ! Bonjour le foutage de gueule quoi ! » Pestais-je alors. « Oublie l’idée de m’faire voir la cascade rouge, un mec qui est pas digne d’un minimum de confiance, ça ne me tente pas de me reposer sur lui que ça soit pour simplement visiter ou autre chose. » Propos assez doux et pourtant avec de si beau sous-entendu. Un ninja, un potentiel coéquipier à qui on ne peut pas faire confiance, ce n’est pas un choix, c’est une torture. Je soupire alors avant de me détourner de lui. « T’es juste une perte de temps. » Concluais-je alors d’un signe de la main pour au moins avoir un semblant de politesse vis-à-vis de lui. Après tout, Daisuke me rabâchait assez les oreilles avec ça.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 16:16
A sa manière de se rattraper, je m'étais dit que, potentiellement, quelque chose serait possible. Le temps d'un instant, je m'étais dit qu'il serait intéressant de l'amener dans certains points stratégiques de la ville, le genre fonctionnant systématiquement, telle une mécanique huilée depuis la fin des temps : varier les ambiances, faire monter doucement la tension, faire monter et descendre l'excitation puis, au moment clef, tout laisser exploser puis, surtout, fermer la porte à double tour, pour écarter les gêneurs.

Mais ça n'était que le temps d'un instant puisqu'elle exulta ensuite littéralement. Concrètement ? J'étais le monstre indigne, l'abuseur de bonne conscience, le voleur de temps précieux, le démon. Toujours aussi neutre, le regard de plus en plus désintéressé, j'observais la peste faisant un scandale futile. Que pouvais-je bien y faire ? J'avais mal calculé le temps me restant au moment de sortir de la Bibliothèque, cherchant surtout à fuir une porteuse de l'Ouroboros et, accessoirement, à sortir la fille de Kaze d'un lieu visiblement plus très fréquentable. Même pour moi. Mais tant pis, cela m'était égal qu'une inconnu parmi tant d'autre prenne le parti de me détester, de ne plus vouloir me voir etc. J'aurai même tendance à dire qu'avec toutes les bonnes rencontres que j'avais fait ces derniers temps, un échange se passant "mal", si l'on se reporter aux les moeurs du temps, avait presque quelque chose de rafraîchissant. L'objectif de l'exercice ? Ne rien montrer, rester un mélange de fer et de marbre liés entre eux par des lames glaces, le regard vide. Lorsqu'elle eut enfin finit et qu'elle fit demi-tour, un petit sourire apparu sur mon visage. Oui oui, elle me plaisait, d'une certaine manière. Disons qu'elle ne me laissait pas indifférent, histoire de rester le plus proche possible de la réalité.

Ok. Ciao.

La tenancière me regarda et je m'avançais vers elle.

Eh bien alors mon petit Köda ... ?
Bah. Une de perdue dix de retrouvées. C'est bien ce que tu m'as dit la première fois où ce genre de truc m'est arrivé nan ?
Uhu, effectivement. Je vois que tu as bonne mémoire.
Comme toujours.


Puis j'entrai dans l'échoppe et je commandais une bière au comptoir. Encore une bonne journée de fait.
HRP:
 

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Chp 10 : De sable et de cendre [PV : Nakasu Ryuka]

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