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La Fin d'une belle aventure ! PV Kasanagi - Sanzo


Jeu 17 Aoû 2017 - 14:47
Suite de l'incident des geôles.
Merci à tous les Kirijins de m'indiquer par mp qui vous soutenez ! Je vous transmettrai au tour 2 vos possibilités d'action afin d'intervenir en cachette sur le combat et d'aider votre petit protégé.


La brume ne permettait jamais aux peuples qui l’habitaient de deviner l’arrivée du matin. Seuls quelques rayons, parfois plus lumineux que les autres, teignaient de rose les nuées vaporeuses de Kiri et avertissaient ainsi que le jour perçait la nuit. C’étaient ces couleurs qui peignaient le ciel trouble, au lendemain de l’incident des geôles. Et dans un parallèle intriguant, les mêmes couleurs rougeâtres devaient être reflétées du ciel à la terre ; car un duel à mort devait se jouer sous les nuages aux tons ocres et roses ; un duel à mort qui avait été décidé dans la nuit, et qui devait unifier les tons du ciel à ceux du sol bientôt imbibé du sang d’un accusé.

Le petit sabreur désarmé et son complice au physique d’ivrogne n’avaient pas été (ou n’avaient pu l’être ?) assez violents contre les gardes des geôles pour mériter une mise à mort instantanée. De plus, leurs actions avaient été commises au nom d’un idéal qu’ils jugeaient violé ; et cela seul les distinguait des criminels de droit commun. Le fait qu’ils risquèrent leur vie non pour des intérêts privés et opposés à ceux de Benten, mais pour des valeurs d’amitié et d’honneur clanique, avait ému le cœur des villageois – et même celui des autorités de Kiri – si bien qu’il était difficile de les éliminer alors qu’ils bénéficiaient de la compassion populaire.

Deux jeunes aventuriers, fauchés dans l’élan téméraire qu’inspira leur jeune âge, et pour les yeux d’une belle. Même s’ils avaient violé bien des pages du Code ninja, ils attisaient dans le secret des consciences la faveur des autres Kirijins. Peut-être même des Yuki qu’ils avaient humiliés. Aussi Benten médita toute la nuit un plan pour cocher ses deux objectifs : mettre en scène un procès respectueux de leurs actions, et appliquer la sentence légale qu’imposait la liste de leurs infractions, soit la peine de mort. La complexité de la chose n’était pas d’obtenir leur mort (car elle était légalement acquise) mais d’adoucir la peine qu’elle susciterait par une mise en scène adéquate.

Il y avait, dans les appartements privés du Mizukage, un petit théâtre de kabuki dont la scène était profondément enfouie dans le sol, et ceinte de gradins au-dessus desquels s’élevait un balcon drapé d’étoffes, le balcon personnel de Benten, d’où elle observait ses pièces favorites. Mais le lieu était surtout réputé pour être le centre de la débauche et des folies seigneuriales. Lorsqu’un riche homme d’affaires aux mœurs sadiques souhaitait jouir au spectacle d’une pauvre femme lacérée (nous ne pensons à aucun Yuki), il trouvait dans le théâtre de Benten un lieu secret où assouvir ses passions. Et la vieille femme, par ce contrat tacite qu’elle passait avec les grands personnages à l’intimité confidentielle, obtenait des informations précieuses sur leurs goûts, qui pouvaient nourrir bien des chantages.

Ce fut là qu’on traîna dès le lever du jour le dénommé Kasanagi et Sanzo. Benten était à son balcon, le magistrat à sa droite, le capitaine de ses gardes à sa gauche. Des hommes d’arme verrouillaient les issus et se répartissaient stratégiquement dans les lieux afin d’éviter toute fuite des deux accusés. Lorsqu’on leur dégagea la tête du sac qui y était noué, ils retrouvèrent l’air frais et la vision, non sans être surpris de ne pas se trouver au tribunal. Le magistrat prit alors la parole, leur annonçant leur sentence :

-Ninjas de Kiri, votre Mizukage a juré d’accomplir deux idéaux : ne jamais risquer la vie de ses hommes, et garantir la justice du village. Hélas : pour que la justice soit appliquée aujourd’hui, elle devra violer son premier principe. Une longue réflexion lui a été nécessaire, mais avec l’inspiration divine et l’appui d’une sagesse qu’elle s’est acquise dans les tourments d’un siècle plein, votre Dame Mizukage a jugé que seul l’un de vous deux devrait vivre. Et quel meilleur moyen de trancher, pour un ninja des Brumes, que de trancher ? Vous trouverez dans vos coffres respectifs une arme, qui vous a été attribuée par le hasard. C’est avec cette arme que vous devrez ravir la vie de l’autre ; vos jutsus sont utilisables. Vous avez été amis durant votre méfait : vous devrez être ennemis pour le laver. Le public ici présent a payé cher sa place afin d’assister au spectacle délicieux de deux jeunes gens qui s’étripent. Ils disposent sous leurs sièges d’objets amusants qu’ils ont également payé, afin d’aider leur candidat en lui jetant des biens, ou en visant l’autre…

Si vous attaquez une personne du public : vous mourrez.
Si vous refusez de combattre votre adversaire : vous mourrez.
Si vous tentez de prendre la fuite : vous mourrez.
Si vous dépassez la ligne rouge (~5 mètres de rayon) : vous mourrez.

Il n’y a qu’un moyen pour l’un de vous ne vive : que l’autre meurt.
Enfin, si vous…

-ASSEZ DE TEMPS PERDU, JE VEUX DU SANG ! HAJIIIIIIIIIIIIME !


Qu’espérait Benten ainsi ? Que leur aventure, leur si belle aventure, prenne un tournant des plus négatifs. Qu’on puisse justifier leur mort au peuple qui les aimait, en racontant qu’ils avaient finalement un cœur aussi noir que celui des autres humains. Qu’ils s’étaient, frères d’armes, jetés l’un sur l’autre comme des bêtes, animés par leur seul instinct de survie. Que sous l’héroïsme de leurs actions se dissimulaient des passions animales. Et ainsi, l’un des deux serait mort, et l’autre à jamais rongé de remords, hué par la foule, vivant de façade.

Arme tirée au hasard par Sanzo :
 
Arme tirée au hasard par Kasanagi :
 

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Jeu 17 Aoû 2017 - 23:29
...


Sa tête se heurtait à des silhouettes, il avançait aveuglé par un morceau tissu, ses bras empoignés par des hommes forts qui le menaient vers l'inconnu. Kasanagi avait perdu ses repères. Depuis les geôles fermées et sombres d'Eiichiro, voilà bien quelques jours qu'il n'avait pas perçu le moindre rayon de soleil quand soudain... la lumière fut. Balbutiant, le genin tentait tant bien que mal de reprendre vision tout en filtrant les halos de ses mains. Confus, lui qui s'était résigné à avoir une mort rapide et muette faisait à présent face à une situation totalement fortuite à ses yeux.

Une fois sa vision récupérée, le louveteau sondait l'horizon dans un souci de compréhension. Alarmiste, ses pulsations se faisaient de plus en plus grandes tandis qu'il partageait le regard d'augustes manifestant des expressions libidineuses. La scène se dessinait lentement dans l'esprit du jeune homme. Il était le centre d'attention, ces personnes attendaient quelque chose de lui, quoi ? Il n'en savait guère. Le louveteau se contentait de reprendre sa posture de défense, aux aguets de la moindre surprise. Aucune issue ne semblait disponible et la masse de chiens de garde lui rendait la fuite impossible. Tapotant du pied, il prenait alors connaissance de son environnement. Le manque d'air frais, de luminosité et de fenêtres le laissait imaginer une arène souterraine. Cette pensée, soutenue par le bruit à la fois creux et sourd du fin parquet à ses pieds qui était posé à même la terre confortait son idée initiale. Ce théâtre était un tombeau.

Une voix bien portante vint alors mettre fin à la majorité des ricanements parasites venant des auditeurs. Le regard de Kasanagi filant vers le point d'origine situé plus haut, il reconnaissait alors sans porté une seule seconde d'attention au Magistrat une attention particulière à la frêle silhouette bandée à ses côtés.
« Toi... »
Si son expression traduisait de la surprise, c'était bel et bien pour lui, avec Eiichiro, la seule entité qui aurait pu provoquer cet événement singulier. Il l'observait, portant son regard noir sur le morceau de silhouette qui se dégageait de la balustrade. Au fil de l'annonce, il comprenait alors le jeu machiavélique dans lequel il venait d'être embarqué. Une descente du regard et il comprenait dès lors que l'individu en face de lui était dans le même bain. Il faisait donc face à cet homme à l'air de trimard. Un shinobi semble-t-il, vêtu modestement et ne prenant guère attention à sa chevelure graisseuse et à sa barbiche taillée vulgairement. Ils étaient donc bien dans le même panneau et allaient devoir braver un pugilat afin de déterminer le vainqueur ou plutôt, le survivant. Le jeune Yuki le comprenait, il n'était pas question de justice, de brimade, de querelle. Ce spectacle n'avait uniquement vocation à plaire à cette communauté rocambolesque qui semblait apprécier la fantaisie d'un combat à mort non désiré. Ouvrant le coffret à ses côtés, c'est face à la colère du ridicule qu'il balaya d'un coup de pied le contenu et le contenant. Son expression avait perdu à présent toute crainte.

L'enfant berserk réveillait sa petite colère sous la compréhension de cet arrangement burlesque. Lui qui s'adonnait aux arts des armes était complétement désarmé. S'il pouvait se passer de son épée légendaire, le défaut de son barda basique lui compliquait lourdement la tâche. Il n'était donc pas ici question d'une rixe, il était question d'une exécution en bonne et due forme orchestrée par la plus grande salope de Kiri en personne.
« ASSEZ DE TEMPS PERDU, JE VEUX DU SANG ! HAJIIIIIIIIIIIIME ! »
Dès que le dernier morphème fut lancé, Tetsuko ne perdit pas une once de temps porté par l'adrénaline et son désir de survie. Une série de mudras et ce sont deux silhouettes portant ses traits qui vinrent prendre racine à ses côtés depuis la terre et s'extirper du parquet qui éclatait. Gardant cette posture féline, le jeune Yuki totalement désarmé conservait sa position défensive. L'ennemi à plusieurs pas de lui était totalement inconnu à ses yeux. Dans le doute des capacités de l'homme lui faisant face, il n'allait pas attaquer le premier et préférait tenir la distance prêt à intervenir à la moindre action.
« Mon nom est Tetsuko, je suis désolé oji-sama. » prononçait-il à l'égard de son adversaire.


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Ven 18 Aoû 2017 - 17:19
J'avais passé plusieurs heures dans un trou à rat... Peut-être un jour, sûrement deux. On s'était occupé de soigner ma jambe. Je ne sais pas pourquoi, si c'était la mort qui m'attendait, à quoi bon me remettre en état? Peut-être pour que je puisse marcher jusqu'à l'échafaud. De quelle façon j'allais mourir d'ailleurs? Je réalisais à quel point je m'étais résigné. Il ne m'avait fallu que quelques heures pour accepter mon sort. Ca montrait bien la pauvreté de ma vie. Personne qui puisse me raccrocher à la vie, rien qui ne me donne de force pour tenir...

Au bout d'un moment, dans la pénombre de ma cellule, un m'attrapa fermement par les bra,s me couvrant le visage d'un sac. On me forçait à marcher vers je ne sais où... Même si j'ai quelques idées. Ils allaient vite, je trébuchais parfois, mais il continuait d'avancer, me traînant parfois sur plusieurs mètres avant que je me redresse tant bien que mal. Je me disais que finalement, j'aurais peut-être le droit à un jugement? Au moins un petit truc qui me laisse une chance... L'air était lourd. On me mit de force à genou, me retirant le sac. Pendant quelques instants, je fus aveuglé par la lumière du jour, je mis mes mains devant mes yeux pour les protéger tout en me relevant, respirant de grandes bouffées d'oxygène.

Qu'est-ce qui se passe? Je fis un tour sur moi-même pour observer ce qui m'entourais. Je manquais de perdre l'équilibre. Mes tempes ne cessaient de palpiter, de plus en plus fort. Ma bouche était entrouverte, mes yeux écarquillés... Un type se trouvait face à moi, il était bien plus jeune. Quelqu'un commençait un discours là-haut. En levant les yeux, je vis une forme recouverte de bandelettes, une momie, ce serait-elle? La mizukage? C'est elle qui m'a mené dans ce petit jeu sadique? J'allais devoir tuer ce gosse pour m'en sortir vivant... C'est n'importe quoi, je ferai pas ça. Je le connais même pas!

J'ouvre le coffre à côté de moi et tombe sur une hache... Une hache. Je regarde autour de moi, persuadé que tout ça n'est qu'une grosse blague... Pourtant, je n'ai vraiment qu'une hache pour me battre. Elle paraît beaucoup trop lourde pour être maniée. Apparemment, la Mizukage était pressé et elle cria quelque chose que je n'entendis pas vraiment, mes oreilles bourdonnant déjà beaucoup trop... J'étais pas bien, ça faisait longtemps que je m'étais pas senti comme ça...

J'attrapais la hache à deux mains et parvint, au bout de plusieurs coups de pied, à déboîter le manche qui me servira de bâton. Au moins, j'avais mon arme. Je réalisai que mes mains tremblaient. Il fallait que je me calme. Vraiment. Je me mordis l'intérieur de la joue jusqu'au sang tandis que le gamin était en train de créer deux clones de terre en face de moi. Il allait donc falloir que je fasse attention où je mets les pieds et surtout que je ne perde pas de vue le vrai lui. Je me tenais à présent bien droit, avalant le peu de sang qui stagnait à présent dans ma bouche. Ca fait mal, mais ça a au moins le mérite de me ramener à la réalité.

Attendez, il m'insulte? Il n'a aucun cas de conscience à me tuer pour s'en sortir? MAIS DANS QUEL VILLAGE JE VIS! toujours est-il qu'il usait de la même entrée en combat que moi, il allait attendre que j'attaque. Je déteste commencer un combat... M'enfin. Je cours donc vers lui en suivant une courbe. J'avais repéré plus tôt la fourchette qu'il avait abandonné par terre. Je me baissais sans m'arrêter pour l'attraper et la lancer vers le clone le plus éloigné de moi. Quant à celui qui me faisait presque face, je lui envoyai un coup de bâton dans les côtes.

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Sam 19 Aoû 2017 - 0:48
Madame Minugura était une richissime veuve qui avait investi le legs de son mariage dans l’achat de nuits brûlantes avec de jeunes hommes. Elle était l’une des principales financières du théâtre privé de la Mizukage, donnant des orgies qui réunissaient quelques unes des vieilles dames au goût prononcé pour la viande fraîche. Depuis qu’on avait dégagé la tête de Kasanagi de son sac, son antre endormie avait vibré d’un profond et intime élan qui lui passa dans tout le corps, lui arracha un râle de surprise, lui brûla les lèvres de désir. Qu’elle possédât l’un des trésors privés les plus importants du pays n’importait soudainement plus : il lui semblait que don destin était intimement lié à celui du jeune genin qui venait de surgir sur scène, agitant les flots de sa passion trop longtemps inerte. Et le sentiment de retrouver la vie avec la saveur de son amour naissant la fit se dresser, porte-monnaie en main, main d’ailleurs recouverte des joyaux les plus divers, et dire : « JE MISE SUR LE PLUS PETIT ! » Elle jeta quelques pierres précieuses, mi-jetons, mi-joyaux, qui glissèrent dans une douve circulaire jusqu’à tomber au sein d’un sac marqué de la lettre K. Un autre sac, marqué de la lettre S, recueillait les mises de Sanzo.

Lui aussi avait une alliée de poids dans le public. La rivale de Madame Minugura, Madame Yuba’Nah, avait fait fortune dans la vente d’algues, et était une amie personnelle de la Mizukage. Ses produits servaient aussi bien aux apothicaires qu’aux esthéticiennes. Elle était réputée pour trouver ses amants parmi ses ouvriers : hommes sales, visqueux, dont elle aimait l’odeur salée et marécageuse lorsqu’elle violait ses devoirs maritaux. Elle retrouvait son homme idéal en la figure et silhouette négligée de Sanzo. Pour Yuba’Nah, la survie de Sanzo signifiait la survie de son mariage (car il n’y avait qu’en trompant son vieil époux qu’elle le supportait). En voyant que son favori était menacé par l’investissement de sa riche rivale, la vendeuse d’algues se dressa à son tour et renchérit sur la somme qui avait grossi le sac de Kasanagi ; un duel de regards et d’argent s’en suivit ; un duel qui initia la nouveauté des affrontements judiciaires qu’organisait la Mizukage : « Le combat se mène également dans les gradins. Les soutiens de chaque ninja peuvent investir de l’argent afin de venir en aide à l’un, ou de nuire à l’autre. Madame Minugura a investi… 500 RUBIS ! Elle y va fort, le combat s’est à peine enclenché qu’elle dote le petit sabreur d’un FAMILIER ! Faites-le venir ! »

Un petit singe enragé tomba du plafond à droite de Sanzo. Le petit singe était sauvage. Il avait de petites griffes, de petites dents écumeuses et s’élança sur Sanzo, qui lui ressemblait beaucoup. L’achat de madame Yuba’Nah n’avait pas été ignoré… mais ne s’activa pas tout de suite.

Or, quelque chose s’était déroulé durant l’assaut qui déplut à Benten. Les armes qu’elle avait choisies (par hasard) pour chacun des ninjas furent évacuées comme des biens secondaires et inutiles. La fourchette d’abord, puis la hache elle-même, pourtant un avantage gagnant, furent jetées, ou brisées pour n’en garder que le manche. Un spectacle désespérant. Benten décida d’activer son premier caprice ; elle glissa quelques mots à son magistrat et arbitre, qui l’annonça à son tour d’une voix puissante : « Vous jetez le matériel mis à votre disposition, et nécessaire à votre victoire ? Vous voilà punis : (durant le prochain tour), vous devrez agir, vous mouvoir et combattre à cloche-pied ! » Et le public applaudit tant qu’au-dehors, pour les passants, le théâtre semblait contenir un orage.

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Sam 19 Aoû 2017 - 2:09
...


Un baladin ? Voici ce qu'ils attendaient de moi ? Le jeune entendait les cris ravis des amples dames et c'est avec un certain dégoût qu'il humait un zeste de cyprine dans l'air. L'audience était composée d'une assemblée aux obsessions... déplacés, à la limite de l'illégalité. Mais qu'importe, même si l'attention du jeune homme était tournée vers la rixe, il s'étonnait lui-même de tirer du plaisir des criailleries de son adulatrice.

Le vieil homme avait pris les devants, dessinant une courbe, il avançait sur la gauche du louveteau s'approchant dangereusement de son clone protecteur, bâton à la main. Soudain, le choc fut contre la copie, une frappe décidée d'un coup de bâton qui ne fut certainement pas telle que le manieur l'avait préalablement décidé. Le clone au moment de l'impact plutôt que de parer ou même d'esquiver eut décidé à ce moment-là de tout simplement profiter de l'élan du barbu afin de s'élancer vers lui et l'enlacer au niveau de la taille. Donc, certes il reçut en partie un coup de bâton dans les côtes, mais son dessein avait été accomplit. Détruit, c'est avec un fin sourire que ce premier clone commençait lentement à se transmuter sous une forme rocailleuse. C'était à présent une parfaite statue solide qui ceinturait Sanzo de ses bras, le soulevant légèrement. Là le piège des clones, c'est qu'on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

A quelques mètres, le second clone lui se débarrassait de la fourchette de jet d'une simple esquive. Se positionnant au centre du terrain, après une série de mudras lui permettant de posséder à présent un poing de roc, il s'approchait lentement de son compère à présent éteint, toujours craintif des possibles capacités inconnues de son ennemi.

Le réel Tetsuko quant à lui ne perdait guère de temps. Soupçonneux, à l'image de son clone des habiletés d'un homme qu'il ne connaissait pas, c'est sous-terre qu'il allait performer son art. D'une série de mudras, il s’incrustait rapidement dans la roche où son second clone avait trouvé origine, laissant précédemment un trou dans le plancher. Kasanagi, au contraire de son surnom, était à véritable amateur de Doton. Profitant d'un accès direct à la croûte terrestre, c'est de cette manière qu'il comptait gagner tout en restant vigilant.

Lui qui était de base nature ardente trouvait dans la volonté de ne pas se complaire totalement au jeu, une certaine disposition à avancer lentement, sûrement et surtout à profiter le plus longtemps possible des éloges de la salle à son égard.
« Vous jetez le matériel mis à votre disposition, et nécessaire à votre victoire ? Vous voilà punis : vous devrez agir, vous mouvoir et combattre à cloche-pied ! »
Exaspéré, le second clone se contraignait à évoluer à présent sur une jambe tout en avançant lentement vers le kirijin.

C'est alors que la silhouette terrée se mit, tel un poisson dans l'eau, à se mouvoir en direction de la dernière position connue de l'adepte Taijutsu. Lui qui comptait combattre sur deux fronts, était plutôt ravi qu'un troisième se constituât sous la forme d'un petit macaque à la bouille étrangement familière.



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Dim 20 Aoû 2017 - 19:15
La situation n'est absolument pas sous-contrôle. J'étais immobilisé par ce clone devenu terre, tandis que le second s'approchait lentement de moi. Il me fallait rapidement une solution. Mais le public ne m'aidait pas, tous ces gens criaient, apparemment en faveur de mon adversaire, ce Tetsuko. J'imagine que personne parmis ces gens ne miserait sur moi... Je devais me débrouiller tout seul, et c'est comme ça que j'ai toujours fait.

J'avais beau tenter de bouger mes bras, je ne pouvais qu'enlacer à mon tour par prison de terre. Je fis une grimace, les solutions n'étaient plus très nombreuses, malheureusement. De plus, le clone, muni de son poing renforcé progressait de plus en plus. Puis j'entendis les ordres donné par un quelconque arbitre. Cloche-pied? Bordel de merde, c'est vraiment ridicule. Peu à peu, je me concentrais tout de même, oubliant le brouhaha constant.

Lentement, ma tête se mit à chauffer, je pus sentir les palpitations de chacune des veines parcourant mon visage, ma vue semblait se troubler pendant de courts instants, mes mains se mirent à trembler... La porte initiale, Kaimon, était déverrouillée. Comme le disait les règle,s je ne me servis que d'un seul pied pour prendre appuis et ainsi m'éjecter à quelques mètres de hauteur, délaissant le clone solidifié. En l'air, j'avisai rapidement avant de remettre pied à terre, un seul. Je pris une seconde impulsion, étant à présent derrière le second clone, pour venir le surprendre en utilisant la même frappe qui avait échoué quelques minutes auparavant. Cette fois-ci, ma vitesse était bien supérieure et le clone n'aurait pas le temps de m'intercepter, je l'espère.

J'avais pas eu le temps de me rééquilibrer qu'un espèce de singe me sauta au visage. Je l'interceptai au vol avant de le lancer de toute mes forces contre l'un des murs du théâtre. Il ne se releva pas.

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Dim 20 Aoû 2017 - 21:30
« MON PETIT KOGA !!! » Le strident sanglot de Madame Minugura mit un terme aux applaudissements enjoués du public. Ses ongles enfoncés dans les joues creusaient des sillons au rythme de ses pleurs, jusqu’à lui lacérer le bord de la mâchoire ; et ses larmes noircies par le maquillage se mêlaient aux gouttelettes de sang qui lui ocraient les mains. Ce visage effrayant frappa tant l’assistance qu’elle n’avait plus d’yeux dirigés vers le spectacle d’en-bas. Tout le monde, même Benten, attachait désormais un regard inquiet vers la riche veuve, qui avait dirigé ses appétits sentimentaux sur de nombreuses bêtes domestiques dont elle était devenue la maman de substitution – recevant d’eux un amour d’un autre ordre que celui des coups de rein que ses jeunes amants d’un soir lui administraient. Le petit singe Koga était son meilleur ami ; il était désormais écrasé face la première sur le muret qui délimitait les gradins de la scène judiciaire.

« KOGA LE SINGE AUTISTE ÉTAIT MON MEILLEUR AMI ! JE VAIS T’INFLIGER LA MÊME MORT, IVROGNE DÉGUEULASSE : TA TRONCHE EN SANG SUR LE MUR !» Elle se mordit le pouce de la main droite, concentra du chakra dans ses pieds dégagés de ses hauts talons, puis bondit de la foule en direction de la scène. Avant que ses 120 kilogrammes de gélatine humaine n’atteignissent le sol, elle exécuta le signe du lion, puis fit un doigt d’honneur : « KUCHYOSE NO JUTSU ! » Alors apparut dans ses petites mains potelées une hallebarde de l’ère Edo ; un instrument dont la longue lame d’argent avait assassiné bien des bandits, du temps où les affaires commerciales se menaient à coup d’épée. Elle s’apprêtait à retomber sur Sanzo en lui administrant une attaque immédiate lorsque…

Une avalanche d’eau tomba du plafond. Quelqu'un, dans le public, avait décidé d’éliminer la vieille femme et les deux accusés en achetant la noyade de la scène. Les événements s’enchaînèrent bien vite : un fumigène fit disparaître Sanzo aux prises avec les clones de son adversaire ; les lumières furent éteintes – et bientôt les hurlements du public, déchiré sur les stratégies d’achat à mettre en place, rendit la scène inintelligible.

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Lun 21 Aoû 2017 - 0:18


...


L'action fut synchronisée, le brouha fut répandu et c'est sous le bruit des gravas et de la pierre qui se fend que l'arène reprit momentanément sa visibilité. La lumière refit son apparition, et le nuage de fumigène se dissipa. Là, au milieu de la scène demeuraient deux silhouettes fines à l'allure vindicative. Tandis que l'une scrutait les horizons, l'autre demeurait immobile le regard froid et aiguisé fixé sur le balcon impérial. Après un bref répit, l'audience présente prenait conscience de la situation. Dame Minogura était à l'image de son abrupt macaqué, encastrée dans le mur, tandis que le concurrent de Tetsuko se voyait planté dans le sol avec uniquement sa cabosse qui se dégageait du parquet. S'il était pour l'instant hors-de-danger, il ne faudrait pas longtemps avant que cette eau environnante qui n'est pour l'instant qu'à l'état de flaque ne dépasse sa gueule et ne lui fasse manquer d'air.

Les spectateurs les plus attentifs et à la vue la plus perçante s'épanchaient alors sur les quelques instants qui précédèrent l'arrêt de l'éclairage. Une partie des plus éveillés se souviendront de deux mains qui se détachèrent du sol afin d'agripper les chevilles de l'adepte du bâton tandis que les autres ressassaient le coup de poing de roche du clone sur la scène qui allait atterrir sur l'ample dame encore en l'air qui venait sublimer sa haine sur l'estrade.

C'est avec une certaine confusion que les interrogations de la salle commençaient à fuser. Pourquoi le gamin a-t-il enchâssé la grosse dans la façade ? N'avait-elle pas daigné bouger son large fessard pour l'autre gueux-là ? Mais plus important, c'était l'expression embarrassante des quelques nobliau qui avaient perçus un détail majeur qui changea la donne. Au travers de la fine couche aqueuse, on pouvait notifiait un fait marquant. Le pied-droit de la silhouette au regard perché avait débordé de la limite rouge. C'est avec un air revanchard et le sourire vicieux qu'il attendait la réaction de la dame bandée tandis que sa copie parfaite restait à ses côtés, en alerte à tout mouvement.
« Oups... » répliquait le Genin d'un air gausseur.


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Lun 21 Aoû 2017 - 22:23
Les choses se déroulèrent vite. BEAUCOUP TROP VITE. J'avais de la chance, mes sens étaient en éveil, je pouvais visualiser le combat en séparant chaque élément. Enfin bon, non en fait, c'était la merde. Lorsque le fumigène fut lancé, quelque chose me tira dans le sol, sûrement ce con qui avait disparu. J'entendis un bruit sourd accompagné d'un petit cri aiguë. De l'eau tentait de me rentrer par les trous de nez. Mon combat était donc à présent focalisé sur ce liquide qui tentait de violer mon intimité.

Bien vite, je me rendis compte que les gens ne s'intéressaient plus à moi. De toute façon, quelques secondes et je serai mort, non? Et bien non. Le gars m'a défoncé, il s'est débrouillé pour contrer tout ce que je voulais placer pour finalement sortir du terrain délimité. Je crois que la grosse qui m'en voulait à été éliminé. Elle a sûrement du rejoindre son singe. M'enfin... Je voyais bien que même mon adversaire se détournait de moi. J'étais en face de lui, enterré, lui offrant ma tête pour en finir, et il se contentait de regarder dans les gradins derrière moi.

J'imagine qu'il cherchait à voir la vieille qui nous avait ramené ici. Attends, je le voyais, lui et son clone, la fixer. Mais ils avaient l'air satisfait, limite provocateurs. Je me risquai à lui parler :

" Ce sera toujours mieux de m'avoir à tes côtés... "

S'il me tuait, je mourrai (je sais, je suis plutôt intelligent), s'il me laissait, je mourrai noyé. DONC FAUT QU'IL ME SAUVE. Je pourrais m'en sortir, il faudrait que j'ouvre plus de portes que mes limites me le permette. Donc devenir tétraplégique pour me sauver la vie, sans façon... EN parlant de portes. Je sentais que les effets de la première s'estompait. Une fois mon corps mis au repos brutalement, mon cerveau recrée ses limites rapidement.

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Jeu 24 Aoû 2017 - 12:07
...


La situation était chaotique. Les petits bruits qui n'étaient de base que des chuchotements grandissaient au fur et à mesure de la crise, et c'est un réel brouha qui commençait à prendre racine tandis qu'une certaine confusion était palpable. Un moment d'inattention et le jeune Yuki prenait compte de la disparition de la Mizukage, elle venait de prendre la poudre d'escampette.
« 'Chié.. »
Se mordant les lèvres, son plan tombait dès lors à l'eau, enfin, presque.. De son bras, le clone sur ses gardes vint soulever jusqu'au niveau de la taille l'adepte du bâton afin qu'il puisse se dégager par lui-même de l'étreinte terreuse. Au vu de son caractère et de ses mots, c'est une certaine complaisance de la part de Tetsuko qui faisait naître une alliance avec cet homme qu'il devait à la base combattre à mort.
« Je t'ai partagé mon nom, mais tu ne m'as pas donné le tien oji-sama. » répliquait Tetsuko tandis qu'il tendait son bras afin de finaliser la relève de son nouveau compagnon.
Ils étaient dans la même barque et c'est dans ce bain d'eau naissant qu'ils allaient devoir galérer ensemble. Les yeux des Genin fusaient à droite et à gauche tandis qu'ils restaient à l'affût de la moindre agression. Encerclés, ils en restaient vulnérables et c'est à 360° que les regards sondaient les environs dos à dos.
« Mes réserves de chakra sont basses à présent, et pour tout te dire... les deux silhouettes à tes côtés ne sont que des clones. La cavalerie ne devrait pas tarder à arriver... j'espère. Tu as de quoi tenir ? »


Situation:
 

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Jeu 24 Aoû 2017 - 21:36
L’information avait été transmise. Eiichiro était là, droit, l’œil valide sur les portes gardées. Depuis les toits surélevés du Village, il dominait les lieux. Gardant le silence, il inspectait les lieux de son regard habitué. Trop souvent, il l’avait fait par le passé. Comme un souvenir, il se remémorait le temps de la Grande Révolution. A sa mémoire, le présent se substituait pour ces campements criminels. Ses hommes se tenaient derrière lui, prêt à l’entendre, prêt, aussi, à exécuter ce qu’il leur demanderait. Ils avaient l’habitude de son silence, cet instant précis où son esprit simulait ce qui allait suivre. A l’époque, il avait ses deux yeux et, revenant à cette triste réalité, ses doigts se posèrent sur le cache-œil qui, maintenant, protégeait son invalidité.

Il savait que la Shodaime Mizukage ne pouvait rester en place. Elle devait être destituée avant d’avoir absolument tout corrompu. Hors, des trois Clans Fondateurs, ceux ayant participés à la guerre menée contre les criminels, seul lui avait pris la décision d’agir. Des Kaguya, aucune nouvelle. Après le véritable bain de sang commis durant les années révolutionnaires, ils semblaient, sous la nouvelle direction, s’être assagi. Ils n’étaient plus ces fiers guerriers dont les Yuki avaient demandé l’appui des années auparavant. Eux qui s’étaient battus pour une Archipel libérée acceptaient maintenant le règne de ce que Eiichiro considérait comme un despote tyrannique. Des Sabreurs, quelques membres avaient joint son mouvement, sans pour autant avoir de grandes nouvelles des principaux concernés. Néanmoins, le Yuki se satisfaisait du nombre. Son œil toujours plongé sur les gardes plus bas, le meneur sentait aussi les différents regards des hommes, et femmes, qui le rejoignaient. Ils n’étaient pas là car ils l’aimaient, certains devaient même le détester dans leur cœur. Mais ils avaient tous un but commun : Renverser ce qu’il considérait maintenant comme un oppresseur. S’agenouillant sur le bord du toit, usant d’un peu de son chakra pour se maintenir au bord de ce gouffre, il patientait. Il attendait que toute la troupe soit avertie et présente. Il devait à la fois attendre et agir, ce mélange excitant qui lui donnait déjà le palpitant.

Coudes aux genoux, le manteau effleurant le toit, il sentait la nervosité de ses compagnons d’infortune. Akimitsu, son frère, était présent. Sûrement leurs parents ne seraient guère sereins à cette idée. Autant que l’ancienne prisonnière Shiori qui semblait ne garder aucun souvenir de son traumatisme. Il y avait aussi la Sabreuse Ueno, qu’il désirait autant qu’il la détestait. Dans ces rangs, il y avait aussi ces visages moins connus, voire inconnus. Ces personnes qui se joignaient et dont il se méfiait encore plus. Pourtant, il acceptait chacun. Mais il lui fallait maintenant coordonner cette troupe. Il déglutit. Non qu’il avait peur. Seulement allait-il prendre la parole. Posément, sans se retourner, d’un timbre de voix qui n’attendait aucune réponse, il exposa la suite des événements.

« Notre premier objectif est la porte principale des Appartements. Elle est bien gardée. C’est le premier point stratégique. »

Le joueur de Go était en place. Il devait maintenant déplacer ses pièces avec soin et stratégie. Il devait prendre les éléments importants, les contrôler, afin d’obtenir la victoire finale. Son unique but. La déchéance de la vieille Dame. D’un geste de la main, il désignait la cible, cette fameuse porte dangereusement surveillée. Son geste était bref, court, rapide. A peine venait-il de s’arrêter qu’il continuait d’expliquer le déroulement.

« Sans cette porte, on ne peut pas avancer. Une fois en notre possession, elle sera gardée par nos hommes. Personne n’entrera ou n’en sortira. »

Il ne demandait rien d’autre qu’on l’écoute. Il ne voulait entendre aucune remarque, seulement le silence de cette pluie qui se mettait lentement à tomber. Aussi, se relevant, il se tourna finalement vers l’incroyable troupe. Son visage était froid, celui d’un commandeur, d’un homme qui donnait les ordres et n’en recevait aucun. Loin d’être souriant, son esprit continuait d’établir le reste des événements.

« Pour cela, les Sabreurs et combattants au corps-à-corps iront en première ligne. Leur but sera de mettre hors d’état de nuire les hommes du Daimyo. Ne tuez sous aucun prétexte, nous ne voulons pas semer la mort. Contentez-vous de les assommer une fois à terre. Notre action en dépend. »

Il plonge son regard dans l’assemblée, regarde chacun. Il n’est plus là pour faire souffrir. Il n’est plus l’homme qui se lasse si vite. Il n’est plus cet homme à l’humeur changeante. Il est celui qui, durant la Répression, a perdu son œil. Guerrier. Combattant. Soldat. A la tête de la troupe, il savait que chaque décision, chaque action, aurait une véritable conséquence. Plus ils tuaient, plus le mouvement révolutionnaire serait mal vu. Plus ils seraient bienveillants, plus ils gagneraient la sympathie du Seigneur.

« Les Yuki et les autres combattants resteront à distance. Ils protégeront la première ligne. Il faut agir avec vitesse et précision, aussi communiquez à chaque instant. »

Silence, plus long. Il regarde les hommes et femmes, connaissant certains, d’autres un peu moins. Comment pouvait-il faire confiance à cette troupe ? Pourtant, il le devait. Aussi, continuant son exposition, il adressa un regard plus attentif à Ueno, comme si, la retrouver, l’enchantait malgré lui.

« Nous ne connaissons pas l’intérieur des bâtiments. Nous agirons avec prudence et vitesse. Notre but final est de renverser la Shodaime, rien d’autre. Agissez donc pour le bien de Kiri, et non le vôtre. Si un allié doit mourir, ne vous attardez pas sur sa dépouille, il ne reviendra quand même pas. »

Son regard, froid, se posait sur chacun. Akimitsu. Shiori. Ueno. Ayuka. Tsurugi. Puis, alors, avançant à nouveau vers le bord, il se laissa tomber en arrière et, prenant appui sur le mur, et d’une pointe de chakra à son pied, s’envola dans les airs, prononçant un unique mot qui, bientôt, laissa tomber la neige plutôt que la pluie, dans un rideau blanc obstruant la vue et les sons.

« Fubuki. »

Récapitulatif:
 
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Jeu 24 Aoû 2017 - 22:31
La folie. Douce et meurtrière. C’est elle, dans sa pureté, qui m’avait conduit ici. Accroupie sur ce toit, attendant les ordres, les directives de cet homme, je fixe cette tour que l’on va bientôt assiéger. Mon regard à la recherche d’une seule et unique chose pour l’instant. Tetsuko. Est-il quelque part là près d’une fenêtre ? Voit-il déjà notre rassemblement ? Sait-il qu’on est réellement là ? Il y a de ça quelque temps, le jeune Yuki m’avait fait une promesse, celle qu’il ne m’arriverait rien. Une promesse qu’il n’avait pas su tenir, contre son gré. Parce que le chef de son clan en avait décidé autrement, mais moi. Je comptais bien le sauver, l’empêcher de mourir aujourd’hui. Un autre jour. Voilà, la mort devra attendre encore un moment avant d’accueillir dans ses bras le jeune épéiste. Un autre jour. Il ne va pas mourir. Ou alors, il ne sera pas le seul. La responsable se devrait de verser son sang également. Tetsuko ne peut pas mourir aujourd’hui. Je m’y refuse.

 
Il était la raison de ma venue ici, de ma présence au côté de celui qui avait été mon tortionnaire pendant plus de trois jours. C’était uniquement pour lui, que j’agissais. Pour sauver mon coéquipier, pour ne pas être seule avec les absences de plus en plus répétitive de notre chef d’équipe à tous les deux. Yasuhito resterait-il encore à Kiri longtemps ? Reviendrait-il une fois la Shodaime tombée de son piédestal ? Telle était la question et je ne m’y attardais pas plus que cela. Le plus important là, c’était la vie de Tetsuko qui était en jeu. Seul, il ne tiendrait pas longtemps la dedans et je me refuse d’assister à ses funérailles même si l’adolescent m’a bien fait comprendre qu’il cherchait la mort. Je ne le laisserais pas y céder si facilement.
 
Tournant la tête vers Eiichiro, cet homme à cause de qui je feins de ne plus me souvenir de ma séance de torture, je l’écoute. Une seule envie. Lui couper la langue pour ne plus jamais l’entendre parler, pour qu’il ne puisse plus jamais menacer quelqu’un ou jouer avec quelqu’un comme il a bien pu le faire avec moi. Sauf que là, je ne peux rien faire. Je dois juste… Ecouter et contrôler les pulsions meurtrières qui naissent en moi à chaque fois que j’entends le nom Yuki, son prénom à lui ou simplement sa voix. Je hai cet homme bien plus que la femme que l’on cherche à détrôner à cet instant. Pourtant, je me retrouve dans le mauvais camp. Je pourrais la jouer à l’envers, aller prévenir Benten marchander la vie du jeune sabreur contre celle du chef du clan Yuki, mais cela serait de la folie. Il s’agirait alors de la parole du Yuki contre la mienne surtout que j’ai aux yeux de tout le monde, aucune raison de vouloir la peau du noiraud qui nous explique ce qu’il attend de nous.
 
Un chef. Voilà l’apparence qu’il se donne maintenant. Alors qu’au fond, il est juste un démon perfide. Si cela se trouve, il va juste nous conduire à la mort. C’est de la folie que de le suivre. Non, en réalité, c’est le suivre lui qui est de la folie, une autre personne à la tête de ce groupe, cela serait moins fou. Asura aurait eu bien plus de prestige et d’étoffe que lui pour ce rôle. Moins malsain également !
 
Baissant mon regard vers la porte que le chef des Yuki nous demande de prendre, j’analyse rapidement la situation, avisant le nombre de garde présent et son désir de non mort.  Je peux neutraliser leurs chakras, les rendant incapable d’utiliser une quelconque attaque affinitaire ou héréditaire, mais pas les empêcher d’utiliser des kunaï ou des senbons.
 
Je me relève alors, m’étirant un peu pour délier mes muscles alors que je suis restée accroupie de trop longue minute. Je n’aime pas rester à juste observer, plus maintenant, plus depuis que j’ai été acculée dans une cellule pendant trois jours à ne pouvoir rien faire d’autre que de ne pas bouger. Soutenant le regard d’Eiichiro quand il le pose brièvement sur moi, je tente de garder un air neutre et non pas un air comme j’avais pu montrer à son frangin quand je m’étais entrainé avec lui avant l’arrivée d’un Kaguya.
 
Puis…
 
L’assaut est donné.
 
Pourtant aucun bruit, aucun clairon ou autre preuve qu’une attaque se lance, juste des flocons de neige qui tombent maintenant du ciel alors que l’on descend du toit. La main sur la garde de mon épée, je la retire de son fourreau, prenant la garde dans l’autre main. « Kahei. » Murmurais-je alors doucement, ma lame de chakra se matérialisant maintenant. Droit devant, c’est là qu’il faut aller, c’est là qu’est la porte. Les autres sabreurs avec moi, on avance, rapidement. Le loup sera bientôt dans la bergerie. Un coup de Dokuyaku dans le ventre, suivi d’un coup de fourreau, l’un des gardes et tomber par mes soins, les autres doivent également l’être pas mes frères d’armes présent. Comment Ueno a attaqué sans trop blessé, j’aurais aimé voir ça. Dans tous les cas, la première volonté d’Eiichiro est fait. Les portes sont tombées. Les portes sont à nous. Sauf que là, avec la technique du Yuki, qui gâche la vue et les sons… C’est compliqué de transmettre le message. Mais s’ils nous font confiance, ils sont tout près, ils vont nous suivre à l’intérieur ou déjà, on commence à s’engouffrer pour continuer la progression. « Que quelqu’un garde la porte le temps que tout le monde rentre, on continue pour garder l’effet de surprise ! Mais on reste sur nos gardes. » Un ordre, je ne m’attendais pas réellement à faire cela, mais le plus important, c’est de bouger, d’agir maintenant et de progresser. On n’a pas le temps d’attendre que tout le monde soit dans le hall. Puis le temps presse d’une certaine façon…

 
Tetsuko, on arrive ! 

Récap':
 

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Ven 25 Aoû 2017 - 0:30
...


Là, dans une pièce inhabitée du réseau des appartements de la Shodaime, une ombre bruyante s'extirpe du sol.
« PUTERELLE DE GUEUSE BANDÉE ! » s’exclamait enfin le jeune Yuki qui n'avait pu crier sa rage, étouffée dans son camouflage.
S'étirant après l'inconfort d'une longue nage terreuse c'est avec quelques flexions qu'il reprenait du poil de la bête. Haineux, le Genin ressassait dans son for intérieur le stratagème qu'il avait pu appliquer pour s'extraire de la situation dans laquelle il eut été plongé.


Quelques minutes auparavant, le combat avait été déclenché. La Mizukage avait mandé aux deux shinobis d'engager une lutte mortelle. Dès le début des hostilités, Tetsuko entreprit de se mettre à couvert. Dans cette optique, il n'eut qu'à créer en complément de ses deux clones apparaissant sur le terrain, une troisième copie qui naquit camouflée dans le sol même. La suite n'en fut qu'un simple subterfuge, lorsqu'il mit un pied dans la terre ce n'est pas sa propre personne qui en ressortit quelques secondes plus tard mais le troisième et fidèle clone se faisant passer pour l'original. Une ruse aussi bête que simple, aussi efficace qu'astucieuse. Aucun contraste ne se faisait ressentir dans le tapage de l'arène, la pilule était donc bien passée, Tetsuko était donc à présent libre de ses mouvements.

Cependant, inconscient comme il fut, ce n'était pas vers la proche sortie qu'il décidait de se diriger. Non, le jeune effronté avait derrière la tête une volonté chimérique aussi arrogante qu'inconsciente.
« Elle va y passer la coquine. » chantait-il tandis qu'il exécutait une série de mudra, fin sourire tendu sur sa trogne.
Une masse informe était ainsi expectorée depuis les entrailles de Tetsuko qui venait d'invoquer son fidèle golem à l'allure de biscuit : "Kuukii". Après une minute de labeur, c'est ensemble qu'ils prirent la poudre d'escampette avant d'entreprendre des chemins contraires. Les appartements de la Mizukage, bien gardés, Tetsuko ne doutait pas que sa petite créature malgré ses cliquetis quasi-inaudibles trouverai une issue vers l'extérieur afin d'apporter une missive écrite à un personnage clé dans la suite des évènements.



Il avait donc bel et bien un plan en tête, une idée saugrenue qui mûrissait depuis la crise du dojo. Un désir de rédemption mêlé à une pulsion de représailles. L'esprit de vendetta s'insinuait dans tout son corps, il se mouvait dans les couloirs uniquement animé par une haine ardente et un souhait infini de faire respecter la loi du Talion auprès de l'entité qui eut été responsable de la blessure psychologique qui le gangrène.

Soudain, un bruit retentissait, suivi d'une secousse venant déranger les murs qui suintaient de particules. Après plusieurs minutes d'attente, de camouflage et de recherche, la compagnie faisait donc son apparition dans le bâtiment. L'ambiance devenait plus affolée et au loin résonnait les pas des protecteurs de la donzelle qui se hâtaient vers la rixe. Nonobstant cette activité, c'est sur un élément plus important du décor que l'attention de Tetsuko se portait. Là, dans un coin de mur, il observait la silhouette bandelée qui, accompagnée de deux cerbères s’attelait à rejoindre un endroit précis. Aucun murmure, aucune réaction, il était l'heure de la filature.





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Ven 25 Aoû 2017 - 1:31
C'était qu'on était pas trop mal ici. Tous les trois. Doku', la pluie et moi. Mais il fallait donc que tous les autres soient là aussi. Une véritable équipe de choc. Le genre à se casser la gueule ouais. C'était déjà mal barré avec Eiichiro en chef. Il m'insupportait encore plus dans son nouveau rôle. Mais je lui découvrais bien une nouvelle... Personnalité. Dans le milieu c'était comme ça qu'on les appelait. C'était ce qui nous définissait : des tempéraments. Je me comptais dedans, évidemment. Parce qu'il ne fallait qu'un fou pour une folle. Je m'étais fait une raison. Alors lorsqu'il osa donner ses ordres, mon apparences se modifia. Déjà posée aisément, presque allongée et affichant cette impertinente expression de proche défunte, je me redressai à ses mots. Pas de mort ? Il était sérieux ? Si seulement cela m'était possible. Sale chien, dans quel foutu piège m'avaient-ils embarquer ? Je les observai un à un. Puis je croisai son œil. Il me transperça, encore, le bougre. La glace qui rencontrait le feu. Et si je devais tomber, qu'il tombe avec moi.

Tout était clair. Pourtant ce n'était même pas vingt pour cent d'un plan. Alors je me levai, et lorsqu'ils s’élancèrent au bruit du silence assourdissante, je n'eus qu'un chuchotement au bord des lèvres. C'était dans cette descente que je voulais le plus être. Je ne l'aurai manquée pour rien au monde. La descente aux enfers. Je savais que je finirai par craquer. Et quitte à leur montrer mon vrai visage, alors qu'il en soit ainsi, mais je ferais tout mon possible pour mener à bien la mission.

L'objectif en vue, je me laissai tomber d'une partie du toit pour finalement me rattraper à un morceau du mur par une impulsion de chakra dans les pointes de pieds et dans les mains. Je me rejetai directement au sol lorsque se leva la neige. « Je déteste la neige. » Une plainte qui me fis un certain bien avant que je ne dégaine mon arme d'une main alors que l'autre resserra ma ceinture pour que le fourreau reste bien à sa place. Blesser. Ne pas tuer. Blesser. Quelle handicap. Le serpent évaluait pour mieux dévorer. Frustré de ces échappatoires, il restait observateur. Des coups de pieds, de tête, de coudes, de bâton en mues de serpent, mais jamais un assaut à l'épée. J'étais en difficulté sans ma fidèle amie. Puis la voix de Shiori retentit. Et toujours l'agacement de ne rien voir tandis qu'ils entraient enfin. La porte à garder ? Pour le moment il fallait sécuriser. Alors, presque aussitôt, je laissai glisser Dokueki dans sa demeure avant de joindre mes mains pour effectuer quatre mudras. « La bourrasque. » annonçai-je seulement avant d'inspirer une bouffée d'air plus grande et impressionnante pour la relâcher avec mon chakra fûton emmagasiné tandis qu'un courant d'air s'abattit au devant, chassant alors ces quatre pattes qui accouraient dans ma direction. Ils reculèrent seulement tandis qu'immédiatement je repris ma sœur. La cruelle. Un sifflement que j'imaginai. Et je concentrai mon énergie physique dans cette lame. « Lacération du serpent. » J'arrivai à leur hauteur, mais je n'en avais qu'un dans ma ligne de mire. D'une vivacité, reptilienne, je me faufilai jusqu'au premier pour le trancher une première fois à la joue et une autre à l'épaule, verticalement et frôlant son cœur. Il en tomba à genou. Les parties touchés devaient sûrement commencer à s'engourdir. Un sourire s'allongea. Mais je déchantai vite lorsque je sentis mes cheveux partir en arrière, tirés et éjectés. Moi avec. M'écrasant au sol comme une débutante, je pris un premier coup de lame sur l'arcade droite avant d'échapper de justesse à un kunaï qui allait sûrement me trancher la jugulaire. Mon acier contre le sien. Force faiblissante face à ce garde qui était visiblement plus musclé que moi, il ne me restait plus que la ruse. « Doku'... Bouffe-le. » J'injectai une vague de chakra depuis la mue de serpent au cœur de mon épée, le temps qu'il resta perplexe à ma phrase. Il frétillait. Le serpent sortit de sa cachette. Les écailles menaçantes, il rampa sous sa protection faite d'acier avant de finalement s'en éloigner pour aller directement mordre la main tenant l'arme adverse. Elle retomba. Il avait lâché prise. Alors le gros reptile ne s'arrêta pas là. Il se recroquevilla et ressortit aussi vite droit sur la mâchoire de l'homme pour la lui mordre. Et il recommença une énième fois, mais en plein milieu du visage. Je l'avais laissé faire. Et je souriais au sang qui coulait sur la peau de mon serpent, et peu sur ma joue.

Quand le corps bascula sur le côté, avec mon aide, je soupirai longuement de soulagement. Dokueki le serpent retourna dans sa tanière matérialisant de nouveau le katana. Me redressant, je râlai enfin : « On avance ! » J'essuyai le rouge et reprit la course pour une nouvelle fois me retrouver sous la neige. « C'est pas vrai... » J'aimais me plaindre. J'aimais donner cet air de mécontentement hypocrite. Alors que je gardai ma lame protectrice devant moi, je plissai le regard pour tenter d'apercevoir un semblant de situation. Mon odorat. Ca sentait plutôt bon. Rien à voir avec le cadavre. « C'est quoi ce bordel. » La parlotte me prenait malheureusement même si j'avais pris soin de rester assez discrète pour cette dernière phrase. Une inspiration et je regrettai déjà de trop l'ouvrir. Simplement un parpaing qui ma repoussa d'un revers. Une main, probablement le double de la mienne, qui me gifla, me repoussant sur le côté. Plantant ma lame dans le sol, je me retins de tomber. Mon tympan droit encore sonné, je me contentai de traîner ma canne improvisée des cailloux qui semblaient être sous nos pieds. D'un bond je reculai pour annoncer. « Ok. Balèze détecté. » Je me frottai la joue qui piquait, effectivement. Et toujours cette brume hivernale qui gâchait mes chances de me rendre compte de la situation, de la silhouette, de ce que j'allais affronter. « Pas de meurtre ? Hm. J'vais lui faire la peau à celui-ci. Qui m'aime me suive. » Présomptueuse humaine. Je repris aussitôt d'un air moins grave mais plutôt impératif. « Sept avance, le reste suivez là. »

Récapitulatif:
 

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Dernière édition par Nakamura Ueno le Ven 25 Aoû 2017 - 2:42, édité 2 fois
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Ven 25 Aoû 2017 - 2:11
Le jeune homme avait écouté le dirigeant du clan Yuki d'un air préoccupé. Pouvaient-ils réussir ? Selon la réussite de cette mission, ils pourraient tout à fait devenir des héros comme des traîtres. Une autre lourde responsabilité était encore que cette mission allait les confronter à des innocents, qui de toute bonne fois, gardaient le shodaime mizukage. Il fallait les neutraliser et ce, de manière non-létale. C'est pourquoi la mission était d'autant plus difficile. Il y avait toutes sortes de ninja, dont principalement des membres des Yuki et des sabreurs. Il reconnut certaines voix. Mais il préférait ne pas savoir qui était là. Ils devaient agir avec rapidité et comme un seul homme. Chacun était sûrement là pour différentes raisons, il y avait sûrement des inimitiés, mais leur objectif était commun : O'dui S. Benten.

L'assaut est donné. La troupe s'avance sous une neige tombante, qui couvrait son et vision. L'effet de surprise est totale. Une sabreuse met hors d'état de nuire un garde près de la porte.

A cette occasion, dégainant et frappant du revers de sa lame et non du côté tranchant, il profita d'une première prise et l'assomma d'un coup de fourreau, dans un enchaînement silencieux et exécuté dans l'opportunité ouverte par la surprise de son adversaire. Les portes tombaient déjà. Mais ce n'était que le début. Ils ne pouvaient pas le communiquer. Comme une lame ne doit pas ciller, le cœur de Watari se forge dans le froid de l'acier. Il n'y a plus qu'un seul objectif : la réussite parfaite de la mission. Il n'y avait plus d'hésitation à avoir. Pour la paix, la justice, pour la vengeance. Peu importe. Une lame était faite pour se battre et exécuter les ordres de celui qui la commandait. Alors ... Il s'exécuterait.

Quand enfin ils pénétrèrent dans ce jardin immortalisé entre la pluie et la neige qui tombait, une allié se fit gifler. Les yeux du jeune homme se firent félin. Concentré, il détailla la garde rapprochée qui lui faisait face. Des ennemis. Nombreux. Et ils n'avaient pas le temps et la possibilité de les affronter tous. Certains devraient avancer. Il fallait ouvrir la voie pour les autres. Ce soir, peut-être que certains d'entre-eux ne vivraient pas. C'était ainsi. Tel était le risque et le prix de la rébellion...

Se mettant en position de Battō, il s'avança doucement vers des ennemis qui cherchaient à s'organiser. D'un geste plein de dextérité, dégaina et bloqua des projectiles de sa lame, avant d'être au prise d'un autre assaillant. Clang. Deux lames crépitent dans la nuit. Le fourreau part et bloque une nouvelle lame. Watari recule et bloque les deux lames par une garde haute. Un genou par terre, en position de Suwari no tori, il puisse dans ses forces, relèvent une lame, projette son pied sur la cage thoracique de son adversaire. Celui-ci est rejeté en arrière, désarçonné de son arme. Bloquant un nouveau coup de son deuxième adversaire, il identifia enfin l'arme de celui-ci. Une hache. Si disgracieux... Pas le temps d'hésiter. Il s'échappe de la prochaine attaque et son absence fait que le coup plante la lame dans le sol. Il fond sur le premier de ses adversaires qui tentent de se relever. Il cherche à se saisir de sa lame. Trop tard. Le fourreau s'abat avec vigueur sur son crâne. Il retombe, inconscient. C'est à ce moment-là que le jeune homme sent des projectiles siffler vers lui. Il roule sur le côté. Les sifflements s'arrêtent. Près de lui, des flèches.

Et si elle l'avait manqué, ce n'était que grâce à la neige qui gênait la vision de ses agresseurs. Au-dessus ! Il ne savait pas si on l'entendrait. Il ne savait pas non plus comment se déroulait le reste de la mêlée pour les autres. Il fallait combattre et sécuriser le jardin. Et de cette escouade, il était l'un des rares à ne pas être doué en ninjutsu. Il fallait donc qu'il se méfie. Sa lame plantée dans le sol comme appui, il expire et lèche le sang qui coule sur sa joue. Une éraflure. Une flèche sûrement. L'homme à la hache s'apprêtent à tenter de le fendre en deux, d'un coup de sa hache, grotesque arme beaucoup trop lourde. L'ouverture est là. Il avance dans la frappe haute de son adversaire. Il se sert de sa garde pour bloquer le coup, coulissant jusqu'au cou de son adversaire et le repousse. Le combat allait être long. Il devait rester mobile s'il voulait éviter les tirs. Mais au moins, il occupait une partie de cette garde, laissant les autres un peu plus libre, tant qu'il était pris pour cible et qu'il bloquait. Il ne faillirait pas. Pour que Kiri et son peuple soit promis à des jours meilleurs !

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Ven 25 Aoû 2017 - 14:03
Je m'étais préparé psychologiquement à la suite de ce qu'il arrivait. Je savais qu'il y avait énormément de risques que je ne ressorte pas indemne de l'affrontement qu'il y allait avoir. J'ai un rencard de prévu avec la mort, mais je lui poserai un lapin. Au final, j'étais très loin d'être seul à vouloir sauver Tetsuko ainsi que de renverser la Mizukage. Énormément de monde était présent : mon grand frère que j'avais prévenu tantôt, ainsi que d'autres visages qui pouvaient m'être familier, puisque c'était le clan Yuki tout entier qui est venu nous suppléer dans notre tâche. Plus que quelques instants et l'assaut allait être donné. Comment pouvais-je garder mon calme dans une situation pareille ? C'était une situation où il y avait beaucoup plus d'enjeux que celles que j'ai vécu jusqu'à présent. Sauver la vie d'une personne qui a commis certes des actes criminels, mais qui fait partie intégrante de mon clan malgré le fait qu'il ne possède pas notre kekkei genkai.

Bien, c'était le moment propice. La relève de la garde avait eu lieu et aussitôt l'attaque était lancée. Malgré le fait que je possède des prouesses au corps-à-corps non négligeables, j'étais affecté au groupe qui attaquait à distance. Cela ne me dérangeait pas plus que ça, puisque j'étais aussi plutôt bon dans ce domaine. Deux personnes me suppléaient : Eiichiro nii-san ainsi qu'Ayuka du même clan. Je n'avais jamais vraiment fréquenté cette dernière, et de toute façon, ça n'allait pas être aujourd'hui que j'allais la connaitre en détails, si ce n'est que pour ses habilités à distance. Tetsuko avait-il réussi à s'enfuir dans le même instant, où est-il toujours enfermé ? Trêve de rêvasser, car nous devons être très vifs afin d'atteindre notre objectif commun.

Je vais pouvoir déployer mes pleins pouvoirs, et si je le pouvais, je déchaînerais mon démon intérieur. Une seule personne jusqu'à présent à connaissance de cette double personnalité : mon grand frère. Non, nous avons ordre de ne pas tuer les gardes, alors je me devais de me contrôler. Restant davantage en hauteur afin d'avoir une meilleur vue des ennemis, j'exécutais par la suite une série de signes, créant plusieurs stalactites de mes mains. Bon, je ne devais pas me louper au risque de toucher un allié.. plissant mes yeux, j'envoyait ceux-ci d'une précision chirurgicale au niveau des jambes des ennemis. Cela aurait au moins pour but - en plus de les blesser considérablement - d’accélérer la manœuvre d'assaut. Alors que nous progressons petit à petit en direction des jardins, j'apercevait d'autres gardes qui arrivaient par le flanc est.

Bien que j'étais on ne peut plus concentré sur la mission qu'on m'avait donné, j'observais du coin de mon oeil gauche les attaques qu'infligeaient mes alliés aux troupes ennemies, et je peux vous assurer qu'ils n'y allaient pas de main morte. Finalement, nous commençons à atteindre le jardin, mais les troupes continuaient à venir. Je m'étais considérablement rapproché de la terre ferme, et nous commençons à atteindre le jardin. J'espère réellement que personne n'a été tué lors de cet affrontement de notre côté. Franchement, j'avais un mauvais pressentiment sur l'avenir de la bataille. Alors que d'autres gardes arrivaient par le flanc droit, j'allais la jouer plus fine : exécutant une série de signes de mes deux mains, je créais des billes de glace au niveau de leurs pieds afin de les faire tomber.

< On y est presque, ne lâchez rien ! > L'adrénaline commençait à monter de plus en plus. Cela fait très longtemps que je n'ai plus ressenti un tel sentiment.. c'était vraiment excitant. Non, je devais me contrôler, surtout que l'étau se resserrait. Si je dois mettre beaucoup de chakra dans une technique, ça devrait être celle-là.. composant des mudras, je créais un mur de place semi-circulaire au point principal d'arrivée des gardes afin de les contenir du mieux que je le pouvais. Soudainement, une flèche semblait se loger juste à côté de mon pied droit, me faisant sursauter. J'avais baissé ma garde et si je ne serai pas plus prudent à l'avenir, je risquerai bien d'y passer. Même si je ne suis pas tout seul.


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Dernière édition par Yuki Akimitsu le Sam 26 Aoû 2017 - 19:16, édité 2 fois
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Ven 25 Aoû 2017 - 19:42
Pendant de longues minutes, elle observa les lourdes portes du palais de la Mizukage. Le village entier se retrouvait sous a pluie et si certains devaient sûrement pester dans le groupe, Ayuka y vit une chance de plus qui naissait de leur côté. Et il allait en falloir, de la chance… Bien qu'elle s’était préparée de son mieux, la jeune femme se doutait qu’ils se lançaient dans une aventure bien risquée ou la mort devait les guetter. Ayuka ne connaissait pas vraiment les deux jeunes hommes qui ne demandaient sûrement qu’à quitter l’enfer de Benten, en revanche la shinobi savait pertinemment que stopper la Mizukage était un devoir à accomplir.

Les explications étaient claires et le plan posé, le reste ne dépendaient plus qu’eux et du nombre de gardes qui grouillaient à l’intérieur. Puis la relève de la garde, le signal qui tous attendaient. Dans cette brume glaciale, Ayuka vit simplement quelques silhouette adeptes du corps-à-corps s’élancer parmi les premiers… Si la jeune femme connaissait beaucoup d’entre eux, elle évitait d’avoir leurs images dans son esprit. Ne doutant pas de leurs compétences pour s’en sortir, sans oublier que la concentration devait être de mise…

C’est uniquement quand Akimitsu s’élança qu’elle se donna une impulsion de chakra rapide, sautant du toit, s’élançant vers une nuit des plus incertaines. Sans user du Hyôton de suite, elle suppléa de son mieux les deux autres Yuki, usant de quelques senbons bien placés qui utilisaient les percées provoquées par les stalactites pour se planter habilement sur les gardes désemparés. Les sabreurs avaient déjà bien progressé et laissé la voix libre à la ligne arrière, si bien que quand Ayuka déboucha dans le jardin intérieur de la Mizukage, elle eut le temps d’analyser la situation… Quelques secondes avant d’être elle aussi mise en joue par les archers. Le coeur de la shinobi rata un battement quand elle sentit une flèche frôler sa joue, quelques gouttes de sang éclaboussant le sol. Se donnant une nouvelle impulsion, Ayuka se plaqua contre le mur de glace qui fut une réelle aubaine et avança jusqu’à la fin de celui-ci.

Prenant une grande inspiration, le but était de créer la meilleure ouverture possible pour qu’Eiichiro puisse passer et ne pas se retrouver seul une fois de nouveau à l’intérieur. En une fraction de seconde, la jeune femme dégaina son katana, sortant à découvert et espérant que le manque de visibilité des archers serait suffisant pour lui éviter de se faire transpercer. Contournant le centre du jardin, elle lança un rapide regard à Ueno, espérant qu’elle arriverait à tenir face à un ninja qui n’était clairement pas un simple garde… Une nouvelle flèche manqua son visage alors qu’elle réussi à en bloquer une d’un coup de lame, son rythme cardiaque s’emballant directement. Qu’est ce qu’il ne fallait pas faire pour ses idéaux…

Alors qu’elle se retrouva finalement de l’autre côté des jardins et entière, Ayuka sentit un violent coup la percuter, son corps rencontra brutalement le sol dur et recouvert d’un très fin manteau de neige. Son sabre tomba à quelques mètres d’elle… Sonnée, la jeune femme tangua légèrement et se recula, sa vision trouble redevint nette, lui permettant d’esquiver un kunaï qui fila dans le reste du jardin. Le souffle court, elle usa de son chakra, utilisant les murs, les piliers pour éviter au mieux les projectiles, le garde s’approchait de plus en plus, ses bruits de pas en résonance avec les bruits d’armes s’entrechoquant dans tout le jardin, entrecoupés de temps en temps par des cris étouffés.

Son regard glissa de son katana à la courte lame de son adversaire… Elle le laissa approcher au maximum, profitant de sa petite taille pour se jeter à terre non sans prendre une nouvelle impulsion de chakra, sa lame de nouveau entre ses doigts. Les coups résonnèrent contre les murs, Ayuka se rappelant encore et encore des paroles de son Chef de Clan, commençait à douter pouvoir les respecter. Serrant les dents, elle se montra de plus en plus insistante dans ses frappes, poussant son adversaire à répliquer en reculant. Elle l’attendit, cette ouverture. Son coup de pied rencontra le ventre de son adversaire qui perdit l'équilibre, laissant le temps à Ayuka de retourner sa garde et frapper violemment sa tempe avec le pommeau de son katana. Le garde s’effondra à terre dans un gémissement. Un rapide regard sur les alentours… Libres.

C'était maintenant qu'ils pouvaient passer, si les sabreurs arrivaient à tenir encore... D'une voix assez forte pour transpercer le chaos ambiant, elle déclara : « Voie libre ! »

Si Eiichiro et le groupe prêt à avancer devait pénétrer dans le bâtiment, au plus proche de Benten, c'était maintenant.

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Dim 27 Aoû 2017 - 11:17



...

Dans les couloirs de la résidence, demeurait le Yuki bâtard.


Il était tel une ombre profitant du chaos ambiant pour prendre en filature la Shodaime, son molosse et le magistrat. Depuis les recoins lui servant de repli à chaque bout de chemin, il tendait l'oreille au discours acerbe de la Mizukage qui crachait son venin sur la situation ne cessant de rabâcher des noms revenant couramment sur la table. Une conflagration de plus se faisant entendre au loin et c'est la traque de Kasanagi qui faillit faillir lors d'un soupçon paranoïaque du capitaine de la garde qui sondait les arrières de la cohorte.

Une minute plus tard, la situation prit un moment de pause lorsque le jeune Yuki put observer le groupe se dérober par une ouverture dissimulée. Ainsi était le plan, la Shodaime comptait se tapir par une évacuation seule avec ses deux cabots, laissant à la troupe du Daimyô le soin de divertir les convives. Et le savoir-vivre de l'hôte dans tout ça ? murmurait le louveteau tandis qu'il observait la situation, un sourire fin et malin aux lèvres.

Ni une, ni deux, il n'avait pas besoin d'un plan. Dans un soupçon de tact, il compta une quinzaine de secondes avant de reprendre la traque et d'enclencher le mécanisme camouflé derrière une dalle afin d'ouvrir à son tour le passage et de prendre un soin pervers à le laisser bel et bien grand ouvert derrière lui avec un petit indice pour ses compagnons : son haori teinté de bleu revêtant le symbole des épéistes déposé au seuil de la porte.

A présent torse nu, c'est seul qu'il allait devoir braver, dans l'attente de l'escadron judiciaire, la tâche de retenir l'hôtesse des lieux afin qu'elle puisse s'entretenir quelque peu avec les convives de sa demeure. Craquant ses doigts, ramassant une lame qui gisait ici-bas, il n'était plus question de jouer à cache-cache et de maquiller ses pas. Le ton était donné. S'attelant à une course effrénée, quelques secondes plus tard, il allait pouvoir faire face au groupe qui avait pris une légère avance, il en profitait dès lors pour observer les lieux. Après une descente dans les ténèbres en colimaçon, cette issue dérobée emmenait le jeune protagoniste dans ce qui semblait être, une nappe phréatique aménagée de torches pour la plupart éteintes. Au loin, on distinguait clairement la lumière du jour qui se dessinait à perte de vue, donnant semble-t-il après une courte réflexion sur un fleuve situé à la bordure de kirigakure. L'endroit était réfléchi et placé intelligemment. Camouflée, la Mizukage aurait pu sans problème s'éclipser de tout assaut dans sa demeure si un petit con n'avait pas décidé de la stalker.

La vision du jeunot, embrumée par quelques instants dans l'obscurité la plus totale, dessinait dès lors les trois silhouettes qui filaient vers la lumière du crépuscule. Frappant dans sa course l'eau de quelques centimètres dans laquelle baignait le long et large couloir, c'est bruyamment qu'il chargeait le groupe qui ne tarda pas à se rendre compte de la situation. L'effet escompté ne fut pas appliqué, et c'est uniquement le capitaine de la garde qui s'écarta de ses deux compagnons afin d'ébranler lame contre lame la charge de Tetsuko. Le métal crissait sous le choc des deux individus et c'est dans un moment de clarté que le Yuki bâtard pu identifier les lames contre lesquelles il joutait : Hiramekarei, les lames jumelles du jeune épéiste.

Aucun mot, aucune palabre, seulement une émotion était de mise : Une rage ardente et infinie qui allait alimenter chacune de ses frappes.

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Lun 28 Aoû 2017 - 1:32
La neige tombait dans la cour. Silencieusement, la pluie s’était transformée en un rideau blanc ; Aucun homme n’avait réagi car, en cette saison hivernale, il était courant de voir la pluie devenir neige, et inversement. Aussi, dans ce silence de neige, alors que le sol se couvrait de son manteau blanc, que la vue se blanchissait, il avait atterri. D’un saut aérien et arrogant. Là, dans cette tempête qui s’annonçait, il retrouvait la solitude. Celle qu’il aimait. Celle d’avant un combat. Lorsqu’il était en charge, il savait avoir le contrôle de la situation. Aujourd’hui, la Shodaime tombait. Et il ne serait pas le seul à lui montrer ce qu’était le véritable esprit kirijin. Il n’avait pas réuni que ses hommes, il y avait aussi les Sabreurs, désavoués par les traitements injustes. Il y avait aussi ces quelques indépendants qui avaient rejoint le nouveau mouvement révolutionnaire. Ne manquaient que les Kaguya, au regret du Yuki. Aussi, droit, il appréciait l’instant.

Comme toujours, lorsque le combat se lançait, et que le froid mordait, le Yuki retirait sa paire de bottes, une habitude qui datait de son enfance. Pousant un doux soupir, le borgne regardait le nuage se former sous son souffle chaud. Sûrement les hommes s’étaient déjà lancés dans duels. La garde devait fournir une résistance non-négligeable mais la volonté de restituer les hommes au Daimyo empêchait le Jônin de tuer ou d’agir avec une violence excessive. Agir vite mais proprement, tel était le mot d’ordre. Il fallait éviter les rivières de sang. Car, alors que le nuit tombait, il ne voulait pas que Kiri se réveille dans une brume ensanglantée. Alors, dans ce rideau blanc, il avança en silence, marchant et attentif aux moindres mouvements et sons perturbés par la blancheur.

Ici et là, dans sa traversée silencieuse, il pouvait découvrir les corps, encore vivants, des hommes surpris par la soudaine attaque. La plupart gémissaient, certains se contentaient d’observer en silence le chaos blanc sous leurs yeux. Abandonnant ces ombres, il continuait sa lente avancée, décryptant le silence. Aussi, alors qu’il approchait, selon ses approximations, de la porte, un homme l’attaqua sur la gauche. Ce fut le cri de cet élan désespéré qui alerta, trop tardivement, le Jônin. D’une roulade sur le flanc, il plaça une main dans son dos, attrapant déjà trois de ses Senbons. Un homme qui avait échappé à la vigilance des Sabreurs. Serrant la mâchoire, se relevant, il l’observait. Et sans plus attendre, l’homme se lançait à nouveau sur lui. Esquivant soigneusement les coups, il planta le premier dans le coude. Le deuxième, dans le même enchaînement, se logea dans le genou. Et, dans l’effort intense que le soldat produisait, il vit la troisième lame se planter dans son poignet, lui faisant lâcher son arme.

« Je ne suis pas là pour te tuer, Soldat. Rentre. »

Passant au-dessus de l’homme rampant, il vit bientôt la porte nouvellement gardé. Pourtant, approchant le sourcil froncé, il comprit que personne ne l’avait attendu. Chacun était parti pour son propre exploit, sans qu’aucun ne connaisse l’intérieur. Une erreur qui, il l’espérait, ne coûterait pas l’ensemble de l’opération. Le poing fermé, le Yuki approcha les hommes en place.

« Soyez vigilants, la Shodaime aurait pris ses précautions. »

Se jetant dans les couloirs au pas de course, Eiichiro savait qu’il devait agir rapidement maintenant. Non seulement, la Dame des Brumes devait maintenant être au courant, mais aussi il se demandait si tout se passait si facilement devant. Pour Akimitsu et Ayuka. Pour Ueno. Aussi, posant un peu de chakra dans ses pieds, il accéléra le rythme. Seul, il traversait plusieurs couloirs. Vides. Aucun homme sur le sol. Comme si les Appartements n’avaient jamais été occupés. Le sourcil froncé, il s’arrêta un bref instant. Déglutissant, sa réflexion le menait à s’imaginer les pires scénarios. Avait-il commis l’erreur d’agir dans la précipitation ? Peut-être aurait-il été préférable d’obtenir quelques plans nécessaires pour mieux connaître le bâtiment. Il y allait comme un aveugle, sans connaître les couloirs. Sans connaître le nombre d’hommes. Sans rien connaître finalement. Peut-être était bel et bien là son erreur. Ou de confier la première attaque aux Sabreurs, sans réellement savoir ce qu’ils décideraient. Il ne pouvait plus perdre son temps en de futiles réflexions. Là, devant, se dressait un mur blanc.

Le Jardin était blanc. De ce tissu opaque où la visibilité était encore réduite. Fubuki fonctionnait à merveille. Peut-être même trop bien car ses propres alliés devaient être aussi aveugles, incapables de vraiment utiliser l’avantage de la technique. Là, malgré l’incapacité visuelle et la perturbation de son ouïe, il savait qu’un combat avait lieu. Tantôt le bruit d’une lame qui glissait sur une autre. Tantôt le mouvement d’un corps qui évitait un coup. Puis, dans ce tapis blanchâtre, il entendit la voix de son amie, Ayuka, qui laissait entendre que la voie était libre. Qui d’autre était là ? Il ne pouvait s’attarder. Le combat n’était que secondaire. Le groupe serait divisé. Mais ils devaient s’occuper d’un objectif plus grand et plus important : arrêter la Shodaime. Jetant un regard en arrière, sans réellement savoir qui s’y trouvait, il plongeait dans un autre couloir. Souhaitant tout de même bonne chance à ses hommes qui se trouvaient là, il disparut.

Des couloirs. D’autres couloirs. Qui était devant ? Qui avait-il laissé en arrière ? A la recherche de la Shodaime, autant que du jeune homme qui se trouvait aussi en ces lieux, il s’arrêta net au milieu d’un nouveau couloir, après avoir aperçu un détail. Un haori. Bleu. Comme celui que le jeune enfant arborait, comme un rappel constant de son appartenance au Clan qu’il niait. Savait-il vraiment que quelqu’un venait à son tour pour lui donner un coup de main ? Quelqu’un était-il déjà tombé sur cette indice ? Ou c’était là le piège tant redouté de la vieille Dame ? Le sourcil froncé, le genou au sol et le haori en main, il fermait les yeux pour tenter d’entendre. Rien. Aucun son dans ce silence glacial. Comme si les couloirs n’avaient jamais été habités. Prenait-elle vraiment la fuite, lâchement ? Déglutissant, lâchant finalement le tissu, le laissant volontairement en vue de ses poursuivants, il s’élança dans les ténèbres.

L’obscurité. Il évoluait à tâtons, sans réellement comprendre ou savoir où il se rendait. Intrigué par la surprenante construction, qui laissait donc entendre qu’elle avait pressenti ce jour, il avançait à pas de loup. Un pas. Un autre. Jusqu’à entendre le grincement des lames. Un combat. Non loin. Averti, le Jônin ne se posait plus autant de questions. Il allait agir. Il le devait. La Mizukage ne devait plus être bien loin. Une expiration, comme une préparation mentale. Pieds nus. Il fit tomber son manteau et, déjà, faisait apparaître les Stalagmites dans ses mains. Et.

Il était parti.

Usant de chakra dans la plante de ses pieds, il disparut dans les hauteurs de la caverne aménagée. Un pas. Un autre. Un saut. Une réception. Dans les hauteurs, le combattant avait pris la place de l’ombre. Ce fut d’abord l’enfant, descendant d’une Yuki, qu’il découvrit, au fer avec un autre homme. Plus loin, quelques mètres devant, la vieille femme, accompagnée de son habituel Magistrat, prenait la fuite, sans même un regard en arrière. Le Molosse donnerait sa vie pour sa Reine. Il ne pouvait pas tout avoir. Ou l’enfant. Ou la vieille. Déjà, son esprit travaillait aux conséquences de sa prochaine action. Puis, d’un soupir las, agacé, il se laissait tomber dans le dos du Molosse. Ne laissant pas le temps à ce dernier de réagir à l’apparition-surprise, il s’abaissait, évitant le mauvais coup qui pourrait l’assommer, et planta ses Glaces dans le mollet droit. Les yeux fermés. Pieds nus. Son haut-le-corps intact. Dégageant un calme profond, comme à peine essoufflé par la brièveté de l’action, il s’adressa à l’enfant.

« Ne le tue pas, Testuko, nous en aurons besoin. »

Ouvrant les yeux sur le vide, il savait déjà que son œil pouvait chercher en vain.

« Elle est partie. »

Récapitulatif:
 
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Lun 28 Aoû 2017 - 14:30
Aucune âme ne doit s’élever vers le ciel ou tomber en enfer en ce jour. Pourtant, maîtriser ses coups, attaquer pour juste blesser et immobilisé l’adversaire, par moment ne s’avère pas une chose si aisée que cela. Que du contraire, parce que frapper un ennemi qui nous attaque dans le but de nous tuer sans nous lui vouloir sa mort est complexe. On ne doit pas succomber à la facilité de trancher la gorge de celui qui nous fait fasse. Maîtriser ses coups, maîtriser sa rage. C’est un travail de contrôle total auquel, j’ai réellement du mal à m’adonner complètement. La rage qui me serre les tripes, la peur de perdre mon coéquipier à cause de cette vieille folle, la proximité d’Eiichiro mon tortionnaire.

Les coups ainsi s’enchainent, un coup de Dokuyaku pour empêcher une attaque, un autre avec le fourreau par derrière la tête pour assommer et laisser tomber un nouveau garde inconscient sur le sol. Gestes répétitifs, mais la vigilance reste toujours de mises, surtout que j’ai dû laisser des frères d’armes derrière. Ueno et d’autre son resté dans le jardin pour battre la masse de partisans combattant de Benten qui s’y trouvait. Me permettant dans un sens de continuer, pour tenter de trouver plus rapidement Tetsuko.

Ses couloirs sont de véritables labyrinthes et ni à soldat. Chaque recoin peut en cacher un ou deux, voire même plusieurs, chaque axe contient des portes, des pièces qu’il faut également fouiller pour être sûr de ne pas se faire cerner ensuite. En espérant toujours que notre arrière tienne, que personne n’a su aller donner l’alerter à l’extérieur de ce bâtiment. C’est une course contre la montre en quelque sorte. Soit Benten tombe, soit on tombe tous. C’est l’adrénaline qui nous pousse, ce besoin de changement, de ne plus être sous le joug d’une vieille folle. Du moins, c’est probablement ce que pense et ressente les autres. Pour ma part, la seule chose qui me fait bouger, c’est tenter de sortir le jeune Yuki de là, et ce malgré mes liens négatifs avec le chef de son clan.

Un nouveau couloir, personne, juste… Le vêtement de Kasanagi sur le sol. Je me précipite et le ramasse. Mes doigts sur le tissu, je tremble. J’ai peur, peur de ce que ça peut signifier. Mon palpitant dans ma poitrine bat à tout rompre. La peur, l’adrénaline, la haine, l’effort, tout ce tumulte de sentiments que j’éprouve à cet instant. Où est-il ? L’ouverture devant moi ? Ne serait-ce pas un piège ? Je n’ai pas le temps de réfléchir plus, je commence à m’y engouffrer alors que j’entends la voix d’Eiichiro prononcé une simple phrase, elle s’est enfuie. Un écho d’un peu plus loin. Je me mets alors à courir, de peur de ne pas revoir Kasanagi, mais une fois arrivée sur les lieux, je constate la présence du sabreur et j’en lâche Dokuyaku dans l’eau recouvrant le sol de ce pseudo-souterrain. « Tetsu… » Soufflais-je doucement, soulagée de le voir encore en vie et plus ou moins en bonne forme. Pourtant, rapidement, je m’accroupis pour ramasser mon sabre et ne pas le laisser choir dans l’eau de la sorte. Un moment de faiblesse. Sauf que tout n’est pas encore fini. Oh non.

Je me tourne alors vers Eiichiro. « C’est fini alors… » Soufflais-je doucement, sans même savoir s’il pourrait ou non l’entendre alors que je rattache Dokuyaku à ma ceinture. Mes mains tremblantes toujours. L’on est que trois. Kasanagi, lui et moi. Pour le moment. Pour l’instant. Les autres ne devraient pas tarder à arriver, à nous rejoindre peut-être. Est-ce l’instant ? L’occasion que j’attendais ? Je regarde Kasanagi un instant, cherchant à m’excuser d’un regard avant de faire une chose tout aussi folle que moi, depuis que cet homme m’est passée dessus en quelque sorte.

Le bruit d’une course, pour rapidement franchir la distance qui me sépare de mon ancien tortionnaire. Mes doigts se glissent dans mon étui à kunaï et une fois proche de lui, je saute pour lui retomber dessus et l’attaquer au visage avec mon arme blanche, qui elle peut réellement trancher, contrairement à mon sabre. « Benten n’était rien à côté du monstre que tu es ! » Hurlais-je alors.

Oui, un retournement de situation. Un acte inattendu, tout aussi que désespéré, mais désiré depuis le début. Vengeance. Si magnifique quand l’on peut t’accomplir et si douloureuse dans l’attente. Mensonge, manipulation des gens, que j’ai tenté de faire depuis ma sortie de ses geôles. Ce sont ses choses qui nous ont conduit ici. Ou plutôt qui m’ont poussée à agir à cet instant. Une opportunité comme il n’en existera probablement pas d’autre.

Inoffensive. Voilà comment il me voyait.
Amnésique. Voilà comment il me pensait.
Mais pour lui, je ne suis hélas pour lui ni l’une ni l’autre. Monstre de cruauté qu’il a créé de ses mains. Voulant, sa violence. Voulant voir son sang couler. Mais ne désirant pas sa mort. Oh non. Cela serait bien trop doux, trop tendre pour un être tel que lui. Et même s’il mériterait la mort pour les choses qu’il m’a fait. Ma décision a été rapidement prise. Je ne suis pas morte. Il ne le sera pas. Il m’a brisé. Je le briserais aussi. Détruire sa vie, ses ambitions. Il a tenté de détruire mon bras fort. Je vais lui prendre une chose qu’on ne pourra pas remplacer pour lui. Pas avec de l’irou. Une chose qu’il perdra.
Sa langue. Elle aurait pu être un choix. Pour ne plus jamais entendre sa voix. Pour ne plus lui permettre de menacer qui que ce soit. Mais une langue, on peut facilement s’en passer. Alors non. Ce ne serait pas le bon choix.
Une main… Il peut se battre sans mundra, cela n’est donc pas une chose utile pour l’affaiblir.
Il ne restait alors qu’une chose. Une seule et toute petite chose. Cette chose que je tente de lui prendre en lui lacérant maintenant le visage du tranchant de mon Kunaï. Son œil restant. Cette pupille qui m’a vu complètement nue, cette iris qui a pris un malin plaisir à me torturer. Les yeux sont les fenêtres de l’âme dit-on bien souvent. Il n’en a pas, alors pourquoi aurait-il droit à la vue ?

« Tu ne prendras jamais sa suite ! » Par-là, je laissais entendre que jamais, je ne le laisserais prétendre au titre de devenir notre nouveau Mizukage, celui qui allait être élu probablement très prochainement quand la nouvelle sera tombée pour tout le monde. Non, jamais je ne laisserais cet homme être à la tête de notre pays. Acte fou et désespéré, motivé par le désir de vengeance, mais aussi de protection, pour empêche un nouveau climat de terreur de s’abattre sur Kiri. Après le fléau de Benten, nous n’avons pas besoin du fléau d’Eiichiro.
Parce que je suis certaine, qu’après cet exploit, il comptait en jouer, profiter de la réputation d’être l’instigateur contre la vieille dame de la brume pour monter en puissance. Mais, qui, qui à Kiri serait assez fou pour se reposer sur un aveugle ? Qui oserait prétendre à lui donner le titre de Mizukage maintenant ? Qui penserait à lui comme quelqu’un de fort en voyant qu’il n’est même plus capable de traverser la rue sans aide.

Un rire franchit alors mes lèvres, alors que je me recule, le sang de l’homme coulant de mon kunaï. Je porte ma main à mon ventre, là où il vient de m’atteindre en guise de défense. Il n’a su esquivé l’attaque. Il a été trop lent, mais je l’ai été aussi. Il m’a atteint et sa glace vient de fendre ma chair dans le bas du ventre. Sauté n’était pas une bonne idée, au final. Bien que si. Mieux vaut mon ventre que mon visage. Ainsi la main posée sur la nouvelle blessure qu’il vient de me faire, je ris de ce spectacle qu’il m’offre maintenant. Une main sur le mur, le genou au sol. « C’est qui, qui est pitoyable maintenant ? » Me moquais-je de lui, serrant les dents sous la douleur. Il se souviendra jusqu’à sa mort de moi et ce même si son œil est encore intact. Je ne sais pas si j’ai réussi mon but, mais son visage sera dans tous les cas marqués par une nouvelle cicatrice, cette marque que je viens de lui faire, de lui imposer. Parce que

Trop confiant, il avait baissé sa garde.
Trop manipulable, il ne doutait pas de moi.
Trop fier, il était à portée de main.
Au final, il avait lui-même signé cette attaque. A croire qu’il a tout fait pour m’offrir cette occasion en or juste devant les yeux de Kasanagi, qui jusque là,
Ne m’avait jamais vu animée de la sorte par la rage.
Me pensait inoffensive, juste capable de montrer les dents sans agir.
Me croyait blanche et innocente.
Son image de moi doit probablement voler en éclat. Miroir brisé. Pureté assassinée sans honte ni remord. Je ne suis pas sage, je ne suis pas inoffensive et surtout, je ne suis plus innocente. Tel est la vie d’un Ninja. Se salir les mains, accomplir ses idéaux et ceux de son village. J’espère avoir à cet instant réalisé les deux. Un climat de paix ne peut pas aller de pair avec un Eiichiro au pouvoir. Je m’y opposerais toujours fermement, même si cela peut être un geste cinglé et suicidaire de ma part. Il a ses partisans. Je ne suis rien moi à ces côtés. Jamais je n’aurais pu rassembler une troupe comme celle qui a attaqué aujourd’hui, mais jamais non plus, je ne serais capable d’atrocité comme il a pu m’en faire subir. La face cachée de la lune. Le côté pile de la pièce. Le revers de la médaille. Plus d’une expression pour laisser entendre que cet homme qui se fait passer pour un homme de bien, n’est qu’au final, un homme de mal. Un tortionnaire sans fond, sans remord, sans âme.

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Mar 29 Aoû 2017 - 19:35
Je n'avais d'yeux que pour ce gros balourd. A cet instant même je voyais déjà rouge. Me défaire de cette emprise était bien trop complexe, et je n'avais pas envie de concentrer mon énergie sur cette fausse rédemption. Pas en cet instant. Pas lorsque je participais à une mutinerie. Encore moins lorsque la mort pouvait m'attendre. Quelle amie, pourtant je ne souhaitais pas avoir tant d'intimité avec elle dans l'immédiat. Alors j'empoignai la mue décorant la base de mon épée et fit grincer l'acier contre l'intérieur de son fourreau. La lenteur du mouvement était persistante, sa mélodie me traversa les tympans. J'étais prête. Du moins c'était ce que mon regard pouvait dégager. Je m'habituai peu à peu à ce brouillard agaçant, si sombre à cause de l'ambiance hivernale. Je fixai la silhouette qui commençait à se distinguer. Il était grand, plus que moi. Il était musclé, plus que moi. Je me souvenais encore du dos de sa main qu'il avait abattu sur ma joue. Un colosse qui me paraissait dès lors moins rapide que moi. Moins vif. Peut-être moins réactif. Je n'étais pas idiote. Pourquoi le combattre ici alors que mes chances de pouvoir le battre était amoindries. Je ne le voyais pas, ou peu, et le combat au corps-à-corps dans ces conditions n'était pas optimal. Et je ne supportais pas d'être handicapée de la sorte. Alors d'un envoie de chakra dans les pieds, une poigne suffisante pour maintenir mon katana, je me dirigeai vers la droite. Si de plus loin on ne pouvait distinguer véritablement ce qu'il se trouvait là, j'avais remarqué les formes vulgaires d'une bâtisse. Un abris couvrant de la sainte neige. A peine arrivée à l'entrée, de cette porte que je voyais mieux à présent, je m'y faufilai.

Une verrière. C'était une petite maisonnée pleine de vitres toutes plus propres les unes que les autres. Il y avait des petites fleurs, par-ci par-là, des espèces étranges. Et au milieu se trouvait une fontaine d'eau, le déferlement doux des deux petits jets était apaisant. En relevant la tête, je voyais les flocons s'écraser et briller. Loin du genre d'endroit pour faire un meurtre. Ou même le genre qui me siérait pour mon enterrement. Reprenant un pas moins pressé, je me retournai et reculai simplement, accueillant peu après le gaillard. Une distance encore de sécurité, et ce fut lui qui engagea les nouvelles hostilités. Un mudra. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Je fronçai les sourcils et me tins prête à esquiver quelconque attaque. Sans que je ne comprenne ses mots, je fus captivée par le fluide dans la fontaine qui commença à s'agiter. Serrant les dents, je plaçai mes bras devant mon visage et encaissait la nouvelle claque. Plus brisante, plus large, cette fois c'était une zone plus grande qui subit. Et puis j'étais trempée. Les cheveux dégoulinant, les yeux plein, et les pieds spongieux dans mes bottes. Allez Ueno, reprend-toi. Maintenant. Secouant la tête une fois, je m'élançai d'une charge sur mon adversaire. La lame vers l'arrière, arrivant en une seconde à la hauteur de la mastodonte, je donnai un coup vers l'avant, lançant légèrement mon épée pour que finalement je la rattrape de l'autre main, la dirigeant droit sur l'estomac de mon ennemi. Un coup franc, droit et net. Mais il avait un minimum de bon sens et il se décala de justesse sur le côté. Trop tard pourtant. Dokueki avait goûté à sa chair, de bons cinq centimètres entaillés. Mais il était hors de question qu'il ne comprenne cette ruse. Alors lorsque le bout de ma lame se planta dans le sol terreux des plantes décoratives et que je sentis l'occasion, je me glissai sous son bras en m'extrayant d'une tentative d'immobilisation ratée. Je m'appuyai de mes deux mains sur le sommet du manche de mon sabre pour finalement sauter et de le repousser de mes deux pieds d'un coup dans le dos. Je retombai alors sur mes pieds, accroupie, et sans un répit je me relevai. D'une surprise, d'un pas en avant je glissai et tombai en arrière, me fracassant le dos contre la pierre de la pièce close. C'en était assez. Concentrée sur ma propre rage, je râlai bruyamment et lâchai une bonne dose de chakra dans mon plus précieux bien. Sa langue sifflante, il enroula d'abord l'acier qui se détachait et vint enfin se placer en dessous, toujours ondulant malicieusement. Je voulais qu'il n'en fasse qu'une bouchée. Je voulais le bouffer. Plus une miette de cet ennemi. Plus que l'autre, je souhaitais repeindre les fleurs blanches en rouge.

Je sentis mes membres se crisper. C'était quoi encore ? L'eau du dessus de mes cuisses ne coulait plus, elle remontait. « Qu'est-ce que...? » En relevant mes émeraudes, je m'arrêtai sur ces gros doigts en position du dragon. Le palpitant s'accéléra alors que je regardai mon serpent. « Doku', vite ! » Avant de finalement avoir les membres bloqués, tel un torrent me frappant, tandis que l'eau se multipliait avec celle éclaboussée tout à l'heure pour finalement m'envelopper dans une boite rectangulaire des flots qui m'emprisonnait. Une bouffée prise juste avant d'avoir le visage engloutit, je ne pouvais même pas faire semblant de nager. A l'origine je n'étais pas un petit poisson. Alors que mes cheveux me gênaient, en apnée et relâchant par le nez des bulles d'air contrôlées, je tentai de taper ce qui n'était pas palpable finalement. Mon cœur vacillait. Il fallait qu'il fasse vite, je ne voulais pas finir noyée.

Le serpent avait bien reçu les ordres de sa maîtresse. De toute sa perversité, il laissa pendre encore un instant sa langue et un silence de mort se faisait entendre. Les bruits sourds de la femme dans sa prison aqueuse, le reptile rampait lentement vers sa proie. Il jaugeait, il mesurait, et il fonça. Fidèle et ravi de ce cadeau, il se mit à grossir à vue d’œil. Le ninja encore en position pour maintenir sa technique tenta de reculer de quelques pas quand l'écailleux s'approcha. Lent. Il était si lent. La femme allait s'étouffer. La femme allait suffoquer sous l'eau. Et il se retrouverait sans cette petite tête faible à la merci de sa vicinité malsaine. Donc il avait le plaisir de voir de ses pupilles ambrées étroites cette masse qu'il allait attraper. Une proie de choix. Alors il se mit à grossir. Il se mit à grandir. L'échelle de ce corps ennemi. Et il commença par s'accrocher à sa jambe. Les frissons qu'il fit subir à cet homme en remontant lentement, tandis que le bougre était partagé entre se protéger ou maintenir sa technique. Mais c'était trop tard, depuis le début. Surtout qu'il devait commencer à sentir les engourdissements supplémentaires dus au poison injecté quelques minutes plus tôt. Et il gravait ce corps. Il l'enroulait. Il le serrait. Le lacérait. Il l'emprisonnait sous la force de ses écailles. Et d'un moment fatidique, un un seul cri, le seul son sorti de la bouche du garde. Il lui mordit le crâne, déversant son venin. Déversant la mort certaine et proche.

Je me sentis partir horizontalement vers le bas, retrouvant la gravité terrestre. Je suffoquais encore. Alors toussant mes tripes, je me forçai à me mettre sur le côté, crachant toute l'eau qui s'était niché à mes poumons depuis mes narines et ma bouche, même fermée. J'avais manqué d'air. Je crachais, encore et encore. Vomissant ce surplus d'eau. « Je vais.. Te buter... » La respiration saccadée, j'étais encore à terre, les membres lourds, le buste légèrement relevé et la tête abaissée, cachée entre mes bras. Je patientai encore un peu. Je me doutais que ceci était finit. Si ce n'était pas Dokueki, ce serait le poison. Si cela ne suffisait pas, ce serait moi. Retrouvant un peu plus mon rythme cardiaque, je me levai difficilement, titubant un peu. L'eau ruisselait de ma tête à mes pied, je n'étais pas prête de sécher. C'était bien le cadet de mes soucis, car mon regard croisa celui de l'homme. Il s'éteignait. La mort venait pour lui. Qu'elle l'emporte, ce fils de chien. D'une impulsion, trouvant enfin équilibre sur mes voûtes plantaires, si proche de lui, je le giflai d'un revers de la main. « Adieu. » Cinglante. Assassine. Il était mort. L'expression dans ses yeux était livide, froide. Plus une seule lueur. Alors seulement mon ami, mon unique fidèle se rétracta, dégraissa, et rentra dans sa tanière. Je t'en devais une belle Doku'.

Je me décidai enfin à avancer. Sortant en douceur de la verrière, prenant encore appui sur les fenêtres humides, je jetai un coup d’œil à mes compagnons. Déjà bien usée, je ne m'aventurai pas à un quelconque acte héroïque et me dirigeai discrètement dans le couloir en face. Une quinte de toux plus tard, retrouvant la force dans mes jambes pour ne plus me tenir sur les côtés, je me mouvai sans même savoir où je me dirigeai. Le hasard. Puis un hurlement. Plus loin. Plus haut. Je grognai à nouveau, ne trouvant même pas l'idée pour commenter toute seule, j'accélérai le pas vers ce qui m'appelait, m'attirait : les cris. Un nouveau, cette fois si proche que je reconnus la voix immédiatement. Son hurlement. « Putain ! Eiichiro ! » Je courrai maintenant. Jusqu'à m'arrêter subitement à l'entrée de ce carnage. Les yeux écarquillés, je ne descellai que le rougeâtre de la pièce. Saturation que je n'avais plus connu depuis longtemps, mon cœur s'emballa. Je ne trouvai même plus les formes qui décorait ce tableau ensanglanté. La bouche entrouverte, je clignai une fois des yeux. Un frisson. Deuxième fois. Un spasme s'empara de ma nuque, tant que ma tête fit un petit cercle. Le troisième clignement, plus clair, je reconnus plus loin Kasanagi. Puis il y avait Shiori. Mais mes pas me dirigèrent vers cette plus grande source de sang. Vers ce visage qui était devenu fontaine d'un fluide écarlate. « Tu saignes... » Chuchotais-je presque sans contrôle. Mon visage, seul, se rua vers son menton qui dégoulinait. L'odeur ferreuse. Il se recula mais mes doigts alla récolter quelques gouttes pour les mettre sur mes lèvres. C'était si chaste. Si envoûtant. Puis je fus captivée vers une autre odeur. Elle était différente de la sienne. C'était une autre coulée. Cette fois au niveau du ventre, celui de sept, de Shiori. Affamée. J'en voulais. J'en voulais plus. Elle ne saignait pas assez. L'autre non plus d'ailleurs. Saigne encore ! J'allais m'éloigner du Yuki, quand ce dernier prit appui finalement sur moi, me sortant de mon enchantement. Le visage chaud, pourtant humide, je retrouvai une expression sévère alors que je fixai encore le sang de ma consœur. Mes mains, en revanche, s'agitaient toujours, nerveusement à se torturer l'une et l'autre, cachées dans mon dos. « Que s'est-il passé ici ? »

récapitulatif:
 

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Mer 30 Aoû 2017 - 0:11



Ses pas se font silencieux et réguliers. Il n'y a aucune émotion sur son visage. Son katana se balance à à ses côtés. Son dos est droit, malgré ses blessures. Son expression se fait très grave. Je ne crois qu'il n'y aurait que des Shinobi pour considérer que cette mission est une réussite... N'est-ce-pas, Eiichiro-dono ? Il soupire, triste. Désabusé par ce qu'il croit comprendre. Shiori, un kunai ensanglanté. Blessée, le ventre rouge et à la fois cyanosé. Le trait coïncide avec l'arme de la jeune femme. Mais l'avait-elle réellement fait ? Et pourquoi ? Voulait-il réellement le savoir ? Il n'était pas en colère de ce qu'il y voyait. La colère était inutile. Il préférait laisser ça aux bêtes ensanglantées qui sommeillaient, il en avait la certitude, en de nombreux acteurs ici présent dans la pièce. La réaction de la jeune femme proche d'Eiichiro, une autre sabreuse, ne lui plaisait pas.

Mais il y avait assez de discorde dans cette pièce. Il avait entendu qu'un soignant ne jugeait pas ses patients. Un samouraï pouvait-il être porteur de l'honneur que de prolonger la vie et d'atténuer les douleurs ? C'était ironique, mais dans cet étrange de conclave de guerrier, il était le seul ici qui ne voulait plus sortir sa lame. L'odeur du sang, le souffle du vent froid... Tout cela suffisait bien assez. Jolie balafre que tu as là, mon ami... Il s'approche d'Eiichiro, aux côtés d'Ueno, avec délicatesse. Le sang coulait de la plaie. L’œil était touché. Il lui faudrait sûrement beaucoup de soin, désormais. Il sourit, sardonique : Ayuka lui avait un jour demandé pourquoi il était important de savoir se réfugier à l'intérieur de soi quand on ne voulait pas quitter l'extérieur. Désormais, peut-être aurait-elle un exemple de quelqu'un qui ne pourrait plus vivre autrement qu'aveugle de l'extérieur et prisonnier de ce qui est son for intérieur.

Watari hoche de la tête, ce sourire toujours triste sur le visage. Cette tristesse était un ensemble de résignation, une lente valse flirtant avec la déception. La déception de voir un tel gâchis. Mais il ne jugerait pas. Il n'avait pas été présent. Le passé n'allait pas aider qui que ce soit ici. Non... Il ne jugerait pas et garderait ses émotions pour lui. Même si Benten était en fuite, la mission continuait. Et dans cette étrange mission où les émotions des différents shinobi formaient les effets qui en résultaient, il était peut-être le seul à encore vouloir mettre ses propres émotions de côté. La situation en était arrivé là à ce degré d'ironie. Il eut un petit rire à cet égard. Arrachant un large lambeau de sa manche, il prévient alors : Je vais tenter te contenir ton saignement, Eiichiro-dono. Il souffle alors : Je vais te faire un bandage. Laisse-toi faire, s'il te plaît. Bien sûr, ce ne serait pas simple : celui-ci était à l'opposé du jeune samouraï. Eiichiro hurlait comme un damné... Ou comme un aveugle qui prenait conscience qu'on venait de le priver de la perception du présent et du futur... Que quelqu'un le tienne ! Ordonna-t-il comme rarement il avait pu être directif avec autrui. Ce fut sa disciple et sûrement une proche d'Eiichiro qui lui obéit, enserrant le ninja. Il ne se permit qu'une réflexion, pour lui-même : Je me demande ce que tu as bien pu faire pour le sort te prenne ainsi le restant de ta vue... Le karma, probablement... Du moins, sa foi lui intimait de croire cela.

Il commença alors à faire le bandage, malgré les hurlements : il posa doucement le pansement de fortune sur l’œil d'Eiichiro, avant de commencer à enrouler celui-ci autour du crâne du membre du clan des neiges. Doucement, sans trop se presser, même s'il garde en tête la jeune sabreuse. Il sait que s'il serre trop fort, cela peut-être mortel pour le ninja. Les tours se multiplient : deux, trois, quatre. Il finit par faire un nœud, rangeant au sein de ce bandage de fortune le rebut. Même si cela contiendra le saignement, je ne suis pas médecin. Ce n'est que le premier secours. Ils doivent être emmenés de toute urgence à l'hôpital du village. Son visage est sombre. Du moins, si vous voulez que l'un ou l'autre ait une chance de s'en sortir.

Il se retourne vers Shiori. Il sait déjà à quel point l'endroit de la blessure qu'elle possède peut être très grave pour les femmes. Ses souvenirs lui montre une élégante femme dont la grâce et la volupté l'avait toujours impressionné. Oui... Il savait grâce à elle qu'il devait agir vite. Sans aucune hésitation, Watari retire son yukata en entier : ne lui reste plus que son hakama. Il sort son sabre et découpe le tissu pour faire le plus gros et épais garrot qu'il avait eu à faire de toute sa vie. Torse nu, quelques blessures saignantes, le corps filiforme du jeune samouraï ne fléchit pas. Ni dans la douleur, ni dans l'horreur. Il s'approche de la jeune femme et se fait aider une nouvelle fois d'Ayuka. Celle-ci semble furieuse, mais elle ne rejette pas sa volonté de soigner les blessures de la jeune sabreuse. C'était ironique de se rendre compte à quel point celles-ci se ressemblaient physiquement et de ressentir la faille gargantuesque qui les séparaient désormais. Comme un jeu de clair-obscur. D'un chaud soleil terni et vengeur s'opposant à une froide neige souillé par la rage.

Le fait qu'ils se trouvent dans une caverne est un avantage, cela dit. Le sourire rusé de sa mère lui revint alors en tête. Cette voix chaleureuse, douce, mais mystérieuse lui expliquant comment faire pour étouffer une plaie béante. Il n'hésite pas, attrape une pierre et commence son office. Le procédé est le même, mais la tâche, beaucoup plus ardue. Le tissu est enroulé une première et une deuxième fois. La pierre, plate, lourde et ovale est posée, sûrement sous la stupéfaction des yeux qui l'entourent. Mais personne n'oserait l'empêcher d'agir ici. Tout du moins, il ne prêtait pas attention aux autres. Il mimait les mouvements d'une autre personne. Une personne qu'il estimait plus que n'importe qui... Cela risque d'être très douloureux, mais je n'ai pas le choix, si vous voulez vivre, Shiori-dono. Il semblait ignorer que la douleur devait déjà être extrêmement forte. Le garrot est prêt... Il ne reste plus qu'à faire une chose pour contenir l'hémorragie. Serrer le plus fort possible le nœud. S'aidant une nouvelle fois d'Ayuka, il prend une grande inspiration... Préparez-vous... Ses muscles dans ses bras se bandent malgré la douleur dans l'épaule et sur la zébrure pourpre qui les stigmatisent. Déterminé à sauver ce qui pouvait encore l'être, il n'hésite pas...

Peu importe vos rancunes... Oubliez-les pour le moment. Sa phrase avait commencé en murmure pour se terminer en un ordre qui se voulait inflexible. Sa voix s'était faite particulièrement dure. Aucune seconde n'était à perdre. Il faut les porter. Je vais me charger de Shiori-dono. Je pense qu'en l'état actuel des choses, il vaut mieux que ce moi... Il était le seul qu'il estimait ne pas être hostile à la très probable agresseuse. Eiichiro-dono doit être porté, lui aussi. Mettez vous à plusieurs si nécessaire pour le maîtriser. Même si sa blessure n'est pas aussi prononcée, il a besoin rapidement d'être examiné par des gens plus compétent que moi.

Il s'approche d'elle, le regard partagé entre la détermination et la tristesse. Permettez-moi... Il n'attend pas réellement son accord. Il la soulève et la place dans son dos, ses bras sous ses jambes. Il fallait qu'il permette autant que possible au sang de cette dernière de se circuler dans ses jambes. Il fallait désormais se rendre à l'hôpital au plus vite...
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Mer 30 Aoû 2017 - 18:01
Le sang gouttait lentement le long de la tempe de la Shinobi. Une légère blessure qui colorait de rouge ses cheveux de blé, mais une blessure qui ne pouvait en rien être comparée au spectacle qui apparut devant ses yeux. Malgré ses maux de crâne, dès qu’elle eut aidé ses camarades à mettre à terre les derniers soldats qui leur montraient de la résistance, la jeune s’était élancée à la poursuite de son chef de Clan mais également d’une partie des protagonistes qui eux-aussi avaient réussi à se défaire de leurs adversaires.

Du sang et des hurlements. Ayuka s’était attendue à ce que Benten soit mise à terre, qu’elle soit entourée par ceux avec lesquels elle venait de se battre. Mais au lieu de voir leurs visages triomphants et leur Mizukage sous le bras, c’était une incompréhension générale. Son pas se fit plus pressant alors que son coeur se serra.

Non, pas lui, son esprit tentait de nier l’identité de l’homme gravement blessé, bien qu’au bout de longues secondes, il lui fut impossible de renier une pourtant bien triste réalité. Ses pas se transformèrent en course, une course qui raisonna dans la caverne alors que son esprit se vida, la douleur qu’elle avait pu ressentir dans toute sa boîte crânienne retombant brutalement dans sa poitrine. Si son regard flou en périphérie repéra Kasanagi et une Shiori qui semblait également très diminuée, c’est uniquement vers son chef de Clan qu’elle se précipita. « C’est pas vrai ! »

La Yuki s’accroupit à côté de Tsurugi, découvrant la réelle ampleur de la situation en voyant la blessure, à la fois si fine mais profonde, ensanglantant le visage d’Eiichiro, perforant son œil valide, le seul qui lui permettait de garder un regard sur ce monde. « Qui a foutu cet enfer... » Elle aimerait une réponse mais au vue de l’état général de la petite troupe, Ayuka se doutait ne pas avoir de réponse dans l’immédiat. Et ce n’était pas le plus important car bien qu’un scénario commençait à se mettre en place dans son esprit, son inquiétude pour la vie d’Eiichiro avait plus d’importance. A la différence de Watari, sa voix restait comme bloquée dans le creux de sa gorge. Si une personne avait dû trépasser ou être gravement blessée dans cette attaque, dans son esprit, ce n’était pas Eiichiro, l’investigateur, l’organisateur mais également le seul Jônin de cette équipe. D’abord silencieuse, c’est en se mordant les lèvres avec force qu’elle aida le samouraî à créer un bandage de fortune. Et bien que ne possédant pas de connaissance médicale, Ayuka se doutait que si la plaie continuait à saigner aussi vivement, ce n’était pas que la vue que son ami pouvait perdre. Et cela dans son esprit, il en était hors de question. A chaque hurlement, elle le serrait un peu plus, faisant tout son possible pour qu’il ne bouge pas trop. A chaque cri, elle sentait son coeur de plus en plus lourd. Ce n’est qu’une fois le bandage fini et le jeune samouraï retourné vers Shiori que la Yuki dit doucement à Eiichiro, d’une voix bien moins malicieuse qu’à l’accoutumée, mais qui se voulait rassurante « Profite bien car tu ne l’entendras pas souvent. Tu es fort, bien plus fort qu’une blessure, bien plus fort que la douleur. Tu n’es pas seul donc on va te sortir de ce merdier. »

Elle resta à ses côtés, ne s’absentant que pour aider rapidement celui qui était également devenu son ami, un ami en train de soigner une femme qui avait forcément un rôle dans l’état d’Eichiiro. Et à la vue des blessures, il n’était si difficile de comprendre la scène qui avait mis des chaires en charpie. Elle attrapa avec une certaine violence la jeune femme quand Watari serra le garrot. Espérait-elle sa mort ? Non. Pourtant, si la Sabreuse avait encore perdu conscience du monde qui l’entourait, il n’était pas difficile qu’elle sente l’émanation glaciale qu’Ayuka ressentait envers elle. Le tout mêlé à une pointe de rage toute aussi froide. Dès que le garrot fut mis en place, elle délaissa celle qui lui ressemblait tant par bien des traits.

Sans attendre une seconde de plus, elle passa un bras sous les épaules d’Eiichiro, poussant de toutes forces sur ses jambes pour essayer de le redresser. L’homme encore conscient, elle réussit à l’aider à se mettre debout bien qu’il était évident que pour avancer jusqu’à l’hôpital, de l’aide nécessaire serait indispensable. Avec sa stature menue, elle le tenait de son mieux, regardant tout d’abord les autres combattants présents « Que quelqu’un m’aide à le tenir ! » avant de se reconcentrer totalement sur celui qu’elle ne voulait clairement pas perdre dans cette histoire.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 0:12
...


Les deux shinobis se faisaient face. Le nez sur leurs lames, le métal crissait et s'embrasait tandis qu'ils joutaient de force et d'habileté d'escrime. Malgré les multiples contusions et les légères tranches qui se faisaient de plus en plus nombreuses et profondes, aucun ne cédait. S'il y a quelques instants, le Capitaine de la Garde semblait animé par une volonté de protection envers sa reine, c'est un réel belligérant qui faisait face à Tetsuko à présent. À chacune de ses frappes, le choc se faisait plus intense, à chacune de ses frappes, son envie d'en découdre grandissait exponentiellement. Ils auraient certainement pu continuer comme ça encore longtemps si une ombre n'avait pas atterri afin de couper court à cette querelle d'escrime.
« Eiichiro..! »
Le Capitaine se contorsionnait tandis qu'il venait d'être frappé d'une attaque traîtresse. Profitant de ce moment lâche, c'est avec une certaine hargne que Kasanagi s'apprêtait à meurtrier l'homme protecteur d'un coup de la lame dans la glotte. Les mots de l'ombre lui firent dès lors douter, et c'est dans le feu de l'action que son geste fut décalé afin d'asséner dans la nuque de l'homme une branlée du pommeau.

Ébranlé, la bastonnade n'avait pas laissé le jeune Yuki intact. Il n'avait cessé de braver le danger aujourd'hui et c'est criblé de contusions et d'autres meurtrissures qu'il lâchait prise sur son arme et déposa le genou au sol, éreinté. Son souffle court, il n'attendit pas longtemps avant de ramper afin de remettre la main sur son trésor, Hiramekarei qu'il positionna sur son dos après un bref moment de contemplation.

Là, sa très chère est de retour. Cependant, si c'est un sentiment de réconfort qui s'instille dans le jeune homme aux premiers abords, il comprend rapidement la délicatesse de la situation. La femme en danger avait décidé de devenir le danger.
« ESPÈCE DE SOTTE, NON ! » commandait-il.
Cependant, c'est impuissant que Kasanagi était témoin de l'attaque sanglante qui vint tâcher ses vêtements de nouvelles évasions de sang. Tandis qu'il examinait la scène, c'est une vive induction électrique qui vint réveiller le petit diable. Il était redevenu ce petit cabot qu'il était montrant les crocs et c'est avec son intrépidité naturelle qu'il observait la scène. Alarmé et à la fois attristé, c'est hésitant que son attention se tortillait à finir le travail ou à porter secours à sa consœur. C'est à la vue d'Ueno que sa hardiesse repris un ton plus calme jusqu'à ce qu'une nature inconnue de la donzelle fit surface. Elle ? Lui ? La kunoichi qui partageait l'encre des épéistes semblait plus captivée par le monstre aveugle que par ses propres compagnons. Ueno, qu'est-ce que tu nous fais là enfoirée ?! s'interrogeait Tetsuko qui n'avait pourtant pas le temps de s'attarder sur cette futilité.

Les renforts étaient ainsi arrivés. Bien trop d'informations se mêlaient à présent dans l'esprit du jeune Sabreur. Ueno et sa folie tendancieuse ? La présence d'Ayuka ? L'inconnu aux cheveux d'ébène ? La blessure de sa consœur ? Perturbé, il restait impassible l'épée à la main tandis que les actions défilaient devant lui. Son hésitation s'instillait en lui tel un liquide nocif pour son bien-être. Il n'était guère adepte du tâtonnement, de la tergiversation et pourtant, il demeurait là, à ne rien faire hormis être un simple spectateur d'un événement aussi chaotique que désordonné.
« Permettez-moi... »
Une main vint tout de suite stopper la volonté de l'individu aux cheveux d'ébène.
« Elle ne te permet rien, dégage. »
C'est un regard froid qui se dégageait de Kasanagi, qui malgré son piteux état, trouvait tout de même la force de renvoyer paître un individu qui lui était étranger. Il avait pris sa décision.

Aucun remerciement, aucune palabre inutile, seulement une tension malsaine et une envie de tout brûler. Il avait beau être blessé, c'était l'état de sa compagne qui était à ce moment précis sa priorité absolue et c'est en ce sens qu'il comptait avancer.

Récupérant dans son échine la kunoichi qui prit place aux côtés de la lourde épée, c'est bombé et qu'il traçait son chemin en direction de la sortie. Son regard lui cependant demeurait sec, et c'est avec un dernier coup d’œil qu'il contemplait les shinobis de la brume restés aux cotés d'Eiichiro. Des traîtres suçant la queue d'un vipérin qui, est aujourd'hui, aussi bien laid physiquement que mentalement, grâce à la représaille de la belle. Malgré les effets secondaires, il n'en demeurait pas moins fier de sa blonde, et c'est avec un sourire coquin qu'il se tortillait, peiné, vers la direction de l'hôpital en compagnie de sa compagne mutilée.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 15:59
Je ne comprenais plus trop ce qui se passait, ou peut-être que je commençais à comprendre justement. Le petit en face de moi avait changé de cible, son regard se dirigeait droit vers la Mizukage. Tant mieux. j'avais raison, il ne me tuerait pas. J'aimerais autant qu'il m'aide. C'est d'ailleurs ce qu'il fit. J'imagine que la vieille avait du s'en aller. M'enfin, lui et ses clones me sortirent suffisamment de terre pour que je puisse me remettre debout.

«  Sanzo. Je m'appelle Sanzo. »

Encerclé, il ne nous restait plus beaucoup de possibilités. On allait devoir se battre, côte à côte maintenant. Mais personnellement, je vais essayer de m'extirper à l'occasion. Le point positif, c’est que ces deux clones… Bah ça reste des clones. Ils peuvent crever que leur créateurs en sera pas impacté. Mais d'un autre côté, les garder avec moi me permettrait de pas me retrouver tout seul dans des lieux que je connaissais pas.

Bref, on était totalement encerclé. Au-dessus de nous, il n'y avait aucune issue. La seule qui était disponible se trouvait à environs cinquante mètres devant nous. Et se battre contre tous ces types risqueraient de me faire perdre mes précieux alliés. D'un geste rapide, j'utilisai mon bâton pour sauter par-dessus la masse d'adversaires en criant aux deux autres de me suivre.

«  Utilisez quelque chose pour les empêcher de passer ! »


En parlant, je montrais la porte par laquelle nous allions passer. Une fois hors de l'arène, j'attendais que les clones bloquent le passage avant de progresser.

«  T'as une idée de la direction pour se barrer ? Et ton vrai toi, qu'est-ce qu'il est devenu ? »


Je m'adossai à un mur pour reprendre mes esprits. On était donc sous terre, perdu dans une partie secrète du village, j'imagine.
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La Fin d'une belle aventure ! PV Kasanagi - Sanzo

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