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Sur la Voie [Solo]

Ten no Ikari
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Mar 19 Mai 2020 - 15:30
De longs mois étaient passés, et malgré mon départ du Pays du Fer, je n'avais pas pour autant oublié d'où je venais. Je comptais un jour y retourner, et proclamer mon nom de Nagamasa. Une fois que je serai assez fort. Je ne comptais pas pour autant me ré-installer là-bas en quittant le village des Nuages, tout du moins je n'y avais pas encore réfléchi. Toutefois, j'avais besoin de montrer à mes parents, et à tous ceux qui avaient voulu mon départ de ces terres, que je n'étais plus le garçon fragile et faible que j'avais été. Et si je voulais faire un jour mon retour, je me devais de reprendre mon entraînement aux arts samouraïs en parallèle à mon apprentissage de mon affinité. Armé de mon katana, Thunderbird, je me dirigeai vers l'Arche-Grise en direction des quelques montagnes et forêts qui entouraient Kumogakure no Sato. En sortant, je fis un signe aux gardes pour les informer de mon court départ, et sans plus de cérémonie, je laissai derrière moi le village pour m'en éloigner un peu et trouver un endroit calme où m'exercer.

J'avais appris, lors de mes études à Kumo, que ce village avait été annexé par Teikoku, l'Empire du Feu. L'histoire qu'il y avait derrière, bien que fort intéressante j'en étais sûr, était passé au-dessus de ma tête. J'avais la plus part du temps mon esprit dans les nuages, et seuls quelques informations les plus importantes restaient encrés dans celui-ci. L'une des choses que je savais cependant, c'était qu'avant l'annexion du village par ces gens de "l'Empire", il était impossible pour les genins du village d'en sortir. Je ne savais pas très bien quoi penser de ces envahisseurs, mais je supposais qu'ils devaient être forts pour avoir réussi à prendre Kumo. Les ninjas de Kumo n'étaient pas réputés pour être faible. Une certaine résistance s'était installé, et des anciens membres du village s'en étaient allés pour mieux revenir un jour, semblerait-il. Dans toutes ces pensées, je ne savais pas encore si j'allais un jour devoir choisir un camp, et quel camp je choisirais. Mais la question ne semblait pas encore se poser.

M'éloignant pour retrouver le couvert des arbres et de la forêt, je n'avais apporté rien d'autre que mon katana, et lorsque j'arrivai à un endroit convenable, je m'assis sur l'humus et déposer l'arme devant moi sur le sol. Je me mis en position assises traditionnelle, posant mes mains sur mes genoux, mais à peine quelques minutes plus tard, l'inconfort me saisit. Je changeai donc de positions pour me mettre en position lotus, mais là encore, cette position n'était pas très confortable. Finalement, je changeai une nouvelle fois, dégourdissant mes membres afin de m'allonger sur le sol face à Thunderbird. Quoi, ce n'était pas comme cela qu'on méditait ? Et pourquoi pas ? Tout le monde était si rigide là-bas ! Il devait bien il y avoir un moyen d'assoupir un peu les choses, non ? Et se faisant, je me rappelai alors vaguement les paroles de mon père, consterné par ma bougeotte et mon manque de discipline de l'époque. Il fallait dire que les choses n'avaient pas beaucoup changé depuis.

"Mon garçon, l'art des samouraïs ne repose pas uniquement sur un mouvement du bras pour trancher. Trancher en abaissant sa lame, c'est facile, tout le monde peut le faire. Mais trancher avec son esprit...C'est tout autre chose. Retiens cela, fiston..."

M'étalant sur le dos avec un grand soupir, après seulement quelques minutes de fausse méditations, et je regardai le ciel. Je ne comprenais rien à ce qu'il me disait à l'époque, et bien trop occupé à vouloir manier le katana à l'époque, je n'avais jamais pris le temps de considérer la chose. Mais si j'avais appris une chose au cours de mes mois à l'Académie, c'était que le chakra, cette force que les shinobis utilisaient pour lancer des jutsus, n'était autre que la combinaison de la force physique et de la force spirituelle. J'avais toujours été très bon dans tout ce qui concernait l'apprentissage physique des choses, mais il m'avait toujours manqué cette part spirituelle...Peut-être que si j'y arrivais...juste quelques temps, je pourrais renforcer mes capacités liés à la foudre et à la pratique des arts samouraïs ? Je poussai un nouveau soupir.

-Si ennuyant ! T'aurais pas pu me dire les choses plus franchement, p'pa ?

Râlant comme un enfant gâté, je finis tout de même par me remettre en position assise traditionnelle. La position était tout aussi inconfortable que plus tôt, mais je décidai que j'allais en faire abstraction. Fronçant les sourcils, perdant mon air jovial habituel, je me concentrai sur ma tâche. J'avais décidé aujourd'hui que je resterai dans cette position des heures durant. Quitte à me faire mal, je comptais bien résister, et ainsi entraîner mon mental !
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Ven 22 Mai 2020 - 22:48
Inspirant et expirant, je tentais d'oublier la position dans laquelle j'étais. Assis sur mes talons, je brûlais d'envie de me lever et de me dégourdir les jambes. La douleur languissante qui s'emparait de mes membres inférieurs les tétanisait, les rendant lourdes. Cela rappelait l'effet de l'électricité qui m'était bien coutumière, étant donné que j'en étais un utilisateur. Même plus que cela, je pouvais devenir cet élément. Mais là n'était pas la discussion de ce jour. L'une des clés pour pouvoir passer outre la douleur était de vider son esprit. De faire le vide dans sa tête, jusqu'à ce que tout devienne noir et qu'il n'y ait plus rien, plus aucune pensée, pas même celle de la douleur. En tout cas, c'était la théorie qu'on m'avait enseigné. Une que mon père soutenait. "La douleur est dans la tête". Ouais, ben jusqu'à présent, je la sentais encore bien dans mes jambes, et cela n'avait rien de plaisant.

Je fus tenté de bouger, gigoter sur place, pour ne serait-ce que soulager la douleur qui tétanisait mes jambes. Mais au dernier moment, je me retins. Une trentaine de minutes plus tard, j'étais toujours là, sans avoir bouger le moins du monde. J'avais réussi à faire le vide, même si ce dernier consistait en fait à remplir mon cerveau et à le noyer sous une pluie d'informations pour le divertir. Repenser au Raiton, que j'étudiais à la Bibliothèque, à mes capacités d'assimilateurs, au passé et à mes entraînements. Puis je me mis à penser à la Voie, au Bushido, ce concept que j'avais encore beaucoup de mal à saisir car bien éloigné de ma personnalité impulsive de prime abord. Mais au bout de cette demi-heure, la douleur commençait à reprendre ses droits sur mon corps, et me rappela que je n'étais encore qu'un jeune garçon indiscipliné. Je finis par abandonner ma position avec un soupir, et ce n'est qu'alors que je me rendis compte que mon visage était crispé au possible sous la tension. Détendant les muscles de mon corps, je me penchai en arrière dans l'optique de soulager mes jambes, mais ces dernières étaient totalement inertes, refusant de bouger.

-Et me voilà paraplégique. Merci papa !

Mais je finis par rigoler, m'écroulant au sol et rampant sur ce dernier pour libérer mes jambes. La douleur lancinante dans mes jambes pulsaient au rythme de mon coeur battant dans ma poitrine. J'entendais même le sang battre à mes oreilles. Une fois que toute ces sensations désagréables avaient quitté mon corps, je me remis dans la même position qui m'avait apporté ces souffrances si peu agréables. Mon objectif ? Endurer la douleur, tenter de m'inculquer un minimum de discipline et de patience.

Cela n'allait pas être facile, mais je comptais bien y arriver. Et alors que je recommençais à souffrir, je tentai de me rappeler les préceptes du Bushido. Ou du moins, je me mettais à réfléchir à la Voie que je comptais suivre. Et celle-ci m'était déjà toute tracée. Elle était certainement différente de bien des samouraïs, car chacun avait sa définition d'Honneur et de Loyauté. En ce qui concernait la Loyauté, je n'avais pas encore trouvé à qui, ou à quoi je prêterai allégeance. Mais en ce qui concernait mon Honneur, j'allais le baser sur mes efforts. Toujours tout donné, notamment pour devenir plus fort, ne pas me laisser aller à la flemme et respecter mes engagements et mes paroles. Ne pas me défiler, ne pas tourner le dos à la difficulté pour m'épargner égoïstement des souffrances. Et alors que j'établissais en mon for intérieur toutes ces choses, l'heure passa sans même que je m'en rende compte...
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Jeu 28 Mai 2020 - 17:37

Une heure passa, une seconde ensuite, puis une troisième, et avant que je ne m'en rende compte, le soleil était déjà en train de se coucher. A cette période de l'année où le monde se recouvrait de son manteau blanc, le soleil terminait lui aussi plus vite sa course dans le ciel. Les journées se faisaient ainsi plus courtes, et la pénombre jetait son dévolu dans le ciel comme dans aucune autre saison. Il était temps que je rentre à présent. J'avais passé la journée à méditer, tentant de penser à toute sorte de chose autre que la douleur qui tétanisait mes jambes. J'avais pensé à mes parents, à mon maniement à l'épée. A la manière qu'avaient les samouraï de se servir de leur chakra pour pouvoir faire bien des choses. Comme aiguiser leurs armes, utiliser cette énergie bleutée pour gagner en allonge. Découper le chakra, ainsi que tout type de matériaux solides. Les possibilités des samouraïs étaient infinies. Et je ne les avais pas complètement explorées.

Aujourd'hui, j'avais uniquement exploré le côté de la méditation. Pendant de nombreuses heures, j'avais ignoré la douleur, et faisant abnégation de tout ce qui était futile, j'avais senti peu à peu mon esprit s'éveiller aux alentours. Mon attention s'était aiguisée. Mes sens de même. J'entendais le vent de manière bien plus intense, chaque bruit autour de moi. Les feuilles des arbres qui tombaient lentement jusqu'au sol. Les branches qui bruissaient sous l'effet de la douce brise. Ma respiration devenait plus lente, plus profonde, et par la même occasion, j'avais l'impression que tout devenait plus lent autour de moi. Chaque mouvement prenait tout son sens, chaque détail devenait plus précis. Pendant quelques instants, j'avais l'impression d'être entré dans une nouvelle zone où tout devenait possible. Je n'arrivais pas encore à maintenir cet état de clairvoyance très longtemps, supporter la douleur était infiniment plus facile. Mais j'allais continuer à m'entraîner.

Mais c'était facile de le faire lorsque j'étais immobile. Je me doutais bien que, pour l'utiliser plus tard, il allait falloir que je sache rentrer dans cet état en plein combat. Cela n'allait pas être facile, mais maintenant que j'avais goûté une première fois à cet état après de nombreuses années de méditation, j'allais enfin pouvoir m'améliorer. Il semblerait que mon départ du Pays du Fer avait été un peu comme un électrochoc. En me relevant péniblement, je me fis la réflexion que le fait d'être dans un milieu protégé, où tout allait bien, m'avait peut-être brider. Certes, je m'étais entraîné et je n'avais pas glander pendant tout ce temps. Mais les subtilités m'avaient échappé, certainement parce que je n'avais aucun but, et que je pensais avoir l'éternité devant moi pour maîtriser ces techniques. Alors j'y avais certainement mis bien moins de volonté que j'aurais dû.

J'avais été négligent, impétueux, et bien que cela faisait parti de mon tempérament, ce dernier ne pouvait pas se mettre en travers de mon apprentissage. Je n'allais pas changer la boule de poils électrique que j'étais, mais si je parvenais à avoir suffisamment de discipline au bon moment pour maîtriser mon art, cela pourrait m'ouvrir de nombreuses portes. Dégourdissant mes jambes, je restai un moment sans bouger, le temps que mon sang retourne dans mes petites guibolles. La prochaine fois, j'allais me concentrer sur le maniement du chakra via mon sabre. Non pas le raiton, qui me viendrait certainement bien plus facilement, mais le chakra neutre. Pour une raison que j'ignorais -qu'à moitié-, il m'était bien plus naturel de manier la foudre, qui n'était normalement qu'une transformation de la nature de chakra. C'était certainement dû à ma nature d'assimilateur. Mais pour les arts samouraïs, il allait falloir que je passe cette étape. La prochaine fois. En attendant, une fois que j'eus récupérer la mobilité de mes jambes, je rentrai au village. Une bonne douche m'attendait chez moi, et pas mal de repos.
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