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[Scénario n°1 / Le Conservateur - Confrérie des sabreurs ] Entrevue


Dim 20 Aoû 2017 - 0:09
Délaissant la protection de la Cité de Kiri au profit d'une aventure incertaine. L'actuel architecte de la répression du banditisme au sein de l'Archipel suivait, accompagné par l'une de ses consœurs, l'étrange vieillard qui s'était présenté un peu plus tôt aux portes de leur village. Et bien que les motivations réelles de ce dernier, tout comme la logique de ses actes, lui échappaient pour le moment. Il avait fait le choix de régler ce problème d'une manière ou d'une autre.

Mais pas pour autant par n'importe quel moyen puisqu'il comptait sur l'assistance de sa Confrérie en cas de problème. En effet bien qu'il soit déjà accompagné par la huitième sabreuse de la Brume, il avait pris la peine d'assurer la transmission de l'information avec ceux restants juste avant de quitter ses compatriotes. Ainsi il n'oubliait pas les menaces du vieil homme et le châtiment qu'il encourrait s'il s'agissait là de la vérité.

Et alors que le petit groupe progressait à travers la brume qui nappait ce vaste marécage, les entrainant dans une zone dénuée d'arbres mais riche en eau et en terres boueuses qui auraient transformé leur progression en enfer s'ils n'avaient pas été des shinobis capables de marcher dessus sans salir leurs souliers en plus d'être de véritables connaisseurs des lieux à l'exception de cet étranger bien entendu. Asura se décida finalement à reprendre la parole :


"Je crois qu'on est assez loin comme ça vieil homme."

Il marqua d'ailleurs l'arrêt pour lui signifier que ses jambes ne le porteraient pas plus loin avant de poursuivre.

"Tu vas enfin pouvoir nous faire part de cette information capitale, et peut être même nous donner ton nom qui sait."

Effectivement cela commençait à devenir insultant de le nommer à l'aide d'un terme qui pouvait sonner péjoratif. Surtout qu'il n'avait rien d'un vieillard ordinaire, bien au contraire, et que son interlocuteur aux cheveux écarlates aimait savoir exactement à qui il s'adressait.

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Dim 20 Aoû 2017 - 20:22
Coup de théâtre à Kiri. En un rien de temps la situation avait dégénéré. Tandis qu’Asura avait demandé à ce qu’on enferme et questionne le vieillard, deux genins avaient jugés judicieux d’outrepasser les ordres de leurs supérieurs. Résultat, avec une facilité déconcertante, l’homme mystérieux s’était joué des gardes et prit Nagu en otage. Par on ne sait quel tour de passe-passe, il avait réussi à menotter son gardien et menaça de tuer Nagu si les sabreurs ne venaient pas le rencontrer.
Au loin, Arukisa avait observé la situation avec stupéfaction. Il fallait intervenir. C’est finalement le conseiller des sabreurs qui prit la décision d’accepter la requête de l’étranger. Aucun doute, c’était un risque inconnu qu’il prenait. Il avait énoncé clairement son désir d’éliminer les sabreurs en arrivant. Et en un mouvement, il les avait mené à accepter sa demande. Mais que voulait-il ? Les amenaient-ils dans un endroit à l’écart pour les combattre ? Etait-ce réellement son objectif ? Dans tous les cas, Aru’ n’eut pas le choix que de suivre ses envies. Elle n’allait certainement pas laisser Asura y aller seul. C’était trop risqué et le vieillard avait bien demandé à tous les sabreurs. S’ils s’en prenaient à l’un d’entre eux, elle devait être là pour résister avec lui. Avant de partir, elle glissa quelques mots à son coéquipier qui se tenait près d’elle.

- Je vais revenir. Dit-elle sans le regarder et en rejoignant Asura. Elle avait le coeur noué, elle ne savait pas réellement dans quelle situation ils s’étaient embarqués.

Ainsi, c’est à travers la brume des marécages que le groupe progressa. Le vieillard avait expressément demandé que ce soit à l’écart du village et que seuls les sabreurs soient présents. Nul doute que le Fuji avait pris le soin de prévenir les autres. En attendant, ils n’étaient que deux et dans l’inconnue complet en ce qui concernait les motivations et la puissance de leur accompagnateur. Après quelques temps de marches, ils atteignaient une plaine boueuse, humide, comme beaucoup d’endroits ici. C’était un terrain hostile, leur progression était difficile.

C’est le sabeur qui débuta l’échange. En tant que conseiller, il était de son devoir que de porter la parole de son clan. Assez d’interrogations, ils avaient besoin de savoir la réelle raison de sa venue. Etait-ce aussi simple qu’un combat contre l’un des clans fondateurs de Kiri ? Arukisa se tenait à quelques mètres derrière son aînée. La tête sous sa capuche, son arme fixée et repliée dans le dos. Si elle détectait le moindre signe malveillant de l’étranger, elle était prête à agir. Bien que celui-ci n’ait dit aucun mot, une certaine tension régnait sur les lieux. Pour le peu qu’ils savaient de lui, il n’avait rien d’amical et ils avaient pu voir une bribe de ses talents aux portes du village.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Jeu 24 Aoû 2017 - 21:11
« Eh l'ami ! Tu sais pas d'où je reviens ! » « Tu vas me le dire ? » « A l'entrée du village d'où je revenais d'un entraînement, un type qui a dit à haute voix qu'il voulait tuer les sabreurs ! Encore un vieillard complètement ivre qui se croit invincible. P'is tu sais pas, mais quand il allait être arrêté il a pris un autre type en otage alors ils l'ont relâché, je trouve ça bizarre [...]. »

Coup de poker, j'étais bien témoin de cette discussion, dans cette terrasse d'un salon de thé, sirotant le mien en toute tranquillité. Il n'avait manqué que l'action. Remarque faite, je m'en serais peut-être passée. Même plus d'écoute pour ce jeune blanc-bec qui s'émoustillait à raconter la palpitante histoire qui s'était déroulée devant ses yeux à son ami, je détalai. Pourboire laissé, sabre solidement maintenu à la taille. Je n'aimais pas ça. Et quand bien même un idiot avait pu l'entendre, mes premiers indices seraient auprès de la sécurité présentes dans les marécages proches de l'entrée du village. Je n'avais fait que ça depuis des semaines : guetter. Je le prenais à cœur cette fois et je ne voulais même pas être simple spectatrice. Mais c'était plus fort que moi. Une raison supplémentaire de faire couler le sang. De ressentir l'adrénaline. D'être moi-même.

Je déboulai après bien des minutes à l'entrée du village où je croisai les premiers shinobis en charge de la garde de nos terres. Différent ou non avec la Mizukage, cette fois ça n'avait rien à voir, quoique peut-être trouverait-elle enfin le moyen de nous mettre aux fers. Ou pire. Après tout elle ne s'était pas cachée de penser haut et fort que la Confrérie trahirait l'ombre de l'Eau.
Malgré les contradictions des actes suite au Grand Dojo, je n'avais pas confiance. Alors j'avais encore bon espoir que cette rumeur qui m'avait fait grincer des dents n'était pas parvenue si vite aux oreilles de la patronne. « Eh toi ! Tu es une sabreuse non ? Tu portes le même sigle que Asura-sama. » Je fixai un peu plus à droite cette femme qui m'appelait de la main. Elle m'expliqua alors ce que je n'avais pas dû suivre des ragots : Le vieux, l'arrivée d'Asura, la menace, les conditions posée et la décision de mon maître. Puis, accessoirement, elle me fit comprendre que si elle m'informait c'était surtout pour probablement alléger les tâches de la Mizukage. Charmante petite tête blonde aux airs difficiles de laquelle je me méfiai à présent. Pourtant je suivis ses indications.

Il y avait les même traces encore fraîches dans la boue que je maintins du regard. Trois différentes. Je retraçai leur course pour finalement me perdre derrière un arbre, observatrice. Ils étaient là. Les trois silhouettes mais, à travers le vent qui se levait, j'avais beau forcer la concentration je ne comprenais pas leurs mots. Je serrai alors les dents et pestai intérieurement tandis que d'un visage des plus humble je me laissai découvrir un peu plus à gauche de mes confrères. « Donc ce n'était pas qu'une rumeur ? » Je jetai un regard dédaigneux à ce qui semblait être l'ennemi et gardai mes pupilles vertes et prédatrices sur lui. « J'espère que c'est une plaisanterie Asura-sensei. » Mon estime me perdra un jour. Mais pas en ce lieu. Car malgré l'assurance que je voulais dégager, la paume de ma main gauche vint se refermer sur le manche en peau de serpent de ma lame.

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Dim 27 Aoû 2017 - 22:07
Les yeux ouverts, je fixe le plafond trop blanc, trop immaculés au-dessus de ma tête. Ma chambre dans ce maudit hôpital. Dernier jour d’observation. Derniers jours à faire semblant h24. Je vais pouvoir rentrer, être seule et réellement craqué, arrêter de jouer les amnésiques menteuses pendant quelques heures, cela ne peut me faire que du bien… Puis peut-être que j’arriverais à dormir une nuit complète chez moi. Même si j’en doute, parce qu’au moins, ici, j’avais la certitude qu’il ne pourrait pas s’introduire si facilement, que le démon qu’est Eiichiro est enfermé dehors. Au final, l’hôpital, c’est une autre sorte de prison. Mais bien plus agréable en quelque sorte. Mais là, je vais la quitter aussi, mes blessures presque toute remise. Merci à l’iroujutsu. Un sacré talent vachement utile.

L’hôpital maintenant derrière moi, je laisse entendre un bâillement. Des nuits trop courtes, des cauchemars à longueur de temps. Des cernes commencent déjà à se marquer doucement sous mes yeux. Je prends cependant la direction du dojo pour ne pas rentrer maintenant, pour tenter de me fatiguer, mais surtout, pour récupérer mon sabre. Asura est supposé l’y avoir entreposé quelque part. Du moins, c’est ce que j’espère. Parce qu’il ne lui sera d’aucune utilité ailleurs.

Cependant, avant même d’arriver en vue du bâtiment de mes frères d’armes, je me fais interpellé. Ignorant le soldat, m’attendant encore à une remarque sur mon arrestation, sur les rumeurs à mon sujet, etc. Je préfère continuer mon chemin. Sauf qu’il ne cesse de m’appeler, venant jusqu’à moi, posant sa main sur l’une de mes épaules pour que je me retourne. Mes doigts se glissant rapidement dans mon étui à kunaî pour saisir le manche de l’un d’eux alors que j’ai un mouvement de recul pour couper le contact entre sa main et mon épaule. Je ne veux pas qu’il me touche, lui ou un autre ! « Quoi ?! » Laissais-je alors entendre, agacée, m’attendant à encore des remarques désobligeantes. Pourtant, c’est loin d’être le cas et il m’explique rapidement la situation. L’histoire du vieux papé, la prise d’otage et la demande d’Asura de nous prévenir tous. « Il a dit où ils allaient ? » Je me fais pressante, si le chef actuel des sabreurs nous demande, on doit y aller. Alors, une fois la réponse donnée, je me presse en direction du lieu-dit.

Ne m’arrêtant pas trop près, ni trop loin du groupe, j’observe la scène un instant, prenant une grande inspiration tout en m’approchant en étant sur mes gardes. Je m’approche alors de notre chef tout en restant derrière lui. « Je n’ai toujours pas récupéré mon sabre. » L’informais-je alors doucement étant donné que je lui avais confié avant mon arrestation par les soins de Benten.

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Dim 24 Sep 2017 - 16:03
Le vieil homme n'était pas à ses premières exigences et étrangetés. Alors ça ne surprit personne quand il vira d'opinion et une fois entré dans les marécages, son mutisme fut la seule illustration de ses ambitions et intentions. Son conte avait peut être échaudé les esprits mais il ne comptait pas dire un mot de plus, ignorant questions et demandes. Quels choix avaient les Kirijins dans ce cas ?

Il fut décidé que le vieillard qui semblait intéressé par les Sept soit emmené dans les geôles pour lui ouvrir l'appétit et les lèvres en attente d'une réponse satisfaisante. Son séjour pouvait très bien durer plusieurs jours ou semaines et il ne manquerait à personne... ?

Aucune violence ne fut de mise car il ne contesta en rien son sort, comme s'il était presque satisfait de la sentence ; comme s'il avait obtenu du répis ; comme s'il avait obtenu ce qu'il désirait vraiment.
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