Derniers sujets
Partagez | 

Généalogie éreintée ▬ Solo


Dim 20 Aoû 2017 - 16:49
Le tintement des morceaux de bois contre le fer animait la petite bâtisse d’un coin des quartiers résidents sans aucune valeur ajoutée. Comme à chaque matinée glaciale, la vérité se trouvait dans les petites ruelles ; et les copeaux de bois s’éparpillant contre le sol poussiéreux de l’atelier amenait à une conclusion aussi limpide que studieuse : Tu travaillais à la confection d’un énième prototype de marionnette conçu pour l’escarmouche. Ces pantins de bois qui désignaient l’essence de la création humaine au même grade que celle de la guerre saine que menait Iwa depuis les quelques attentats rapides et brefs.
Des raids.

Aussi obscure pouvait être la raison mais tu t’étais tenu plus ou moins à l’écart de ces évènements, cela ne t’intéressait que très peu. Déjà car l’attachement au village était diminuante mais aussi car tu avais beaucoup plus important à faire ces dernières semaines. Après avoir accepter le hasard de ta destinée de Ninja à la solde des plus grands ; la fatalité résultait d’elle-même : Éloignement social et grimace lors des diners de famille. Pas besoin de plus pour que ton épaisse crinière sanguine face volte face. L’artisan se réfugiait que trop souvent dans son officine de porcelaine, à l’exact opposé du rayon de soleil et de la lumière bienfaitrice des hommes.

Dire que l’humain était bête et non soucieux de l’Art dans sa plus grande généralité serait tout aussi absurde qu’une suprématie nivelée par le bas. Certains n’étaient que trop peu réceptif à quelques formes de chorégraphies créatrices. Certains ne comprenaient pas l’intérêt d’un tissu et d’une matière noble ; comme la beauté d’une toile rapiécée artisanalement après montagne d’épreuves. Certains ne voyaient dans la danse que acte sexuel et sexué des humains pour un quelconque but d’accouplement. Les Ho’ ; danseur depuis la nuit des temps, pieds nus dans le sable étaient et resteraient des artistes. Pas des guerriers.

C’était pour cela que l’ancienne génération des Ho’ avaient et ont toujours autant de mal à comprendre l’art du marionnettiste. Le mélange presque hérétique de l’orfèvrerie et du sang ; la fossoyeuse aux services des mains esthétiques. Ou peut-être bien le contraire ? C’était ce à quoi tes pensées étaient plongées en attrapant divers outils, ripant et tordant le bois sous ta volonté. Une poésie moderne ; la flemme et un vice qui te ronge les tripes. Une philosophie de misérable qui ne rêvait que d’eau minérale. Une ambiance générale qui donnait envie de finir six pieds sous terre plutôt que de mettre le nez dehors ; à la manière d’un proxénète.

La tête en l’air, le tournevis que tu tenais s’effondrant contre le sol ; un rictus se dessina sur ton visage ivoire. Il y avait nuit trop courte et manque de sommeil. Clément face au ciment sans être maçon ; tu ne te faisais pas juge des gens qui préféraient la sieste à la productivité mais le bois qui chauffait dans la cheminée coûtait masse monétaire importante ; face à une nouvelle facette il allait mettre la bourse sur la table à défaut de pouvoir mettre ses couilles sur ces dernières.

Alors que tes doigts extirpèrent une écharde du tournevis, coincé entre le métal et le manche, le son du bois résonnant trois fois t’arracha une grimace de tous les instants. Un roulement oculaire ; la porte de la maison était ouverte et si la personne avait réussi à venir jusqu’à l’atelier ; tu avais déjà une pensée mentale presque maladive face à elle. Tu connaissais la personne au simple son de ses toquements, à la puissance de ses coups, de son tempo et à la temporalité de ses pas. Posant presque tièdement le dispositif ; tu soufflas à toi-même et pour l’autre.

Rentre.   

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 21 Aoû 2017 - 13:25
La confrontation classique et vénale d’un fils contre son père ; ou à l’inverse d’un père contre son fils. Il ne s’agissait là que d’une histoire de point de vue. Lequel était en tord, lequel avait raison ? Il s’agissait là de la réponse divine que beaucoup trop de gourous tentaient de résoudre. Pour pas grand chose ; pour beaucoup de chose ; pour un petit sourire face à un rire jaune. Alors tu poses ton oeuvre contre un mur, évitant que cette dernière ne tombe maussadement contre un terrain poussiéreux. Replaçant avec une machinerie d’orfèvre une longue mèche rubiconde derrière ton oreille, tu l’observes, ce dernier te surplombant.

Tu es venu me voir pour quelque chose en particulier ?  
Cela fait longtemps que ta mère et moi ne t’avions pas vu.  
Je travaille.  

Le travail ; la chaine de fer de n’importe quel être humain convenablement intégré dans une société soit-disante égalitaire pour tous. Le travail était la nourriture de l’homme moderne et personne ne pouvait y échapper à défaut de finir dans les Oubliés. Ces morceaux de chaires jonchant les ruelles de la belle métropole d’Iwa ; le village caché de la Roche. La Roche cachait la pauvreté et la misère que peu de monde pouvait percevoir dans les hautes fonctions Ninja et politiques. Rien que d’y penser, une boule au ventre se formait peu à peu, tes sucs gastriques s’activant.

Une vitrine enfumée face à un écran de fumée. Une politique de l’enfant libidineux et unique ; tenue de camouflage au petit matin lorsque la première cigarette de la journée s’écrase contre le talon nu du formateur. La douleur de braise ; le tourment du charbon amènent aux confrontations familiales pour pas grand chose. Tu le savais de toi-même, ton comportement n’aidait pas à l’amélioration de la situation. Cela te dérangeait-il ? Pas réellement ; apprendre à faire avec ; plus ou moins ; pour pas grand chose.

Confrontation du regard et silence malfaisant. Voire, même, l’installation d’un certain malaise dans le creux de ton cou, un rictus face à la situation. Tu aurais peut-être dû fermer ta bâtisse à clé et faire le mort. Finir le travail jusqu’à que ton estomac hurle à la famine et que la fatigue t’assassine pour pas grand chose. La complication s’étalait de secondes en secondes, face à des non propos et un regard qui se baladait dans la pièce, par simple courtoisie : comme si ce travail intéressait une quelconque personne et notamment ton père.

Agréables sont tes visites. 

Et le vent claqua sur ton visage. C’était presque commun mais tu commençais à en avoir plus ou moins l’habitude. Venir dans ta propre demeure pour te remettre les idées en place à grand coup de frappe physique, presque instantanément une marque rouge à cinq branches apparue sur ton visage, la mâchoire presque tremblante et les dents serrées comme des verrous. Oui, les rendez-vous familiaux n’étaient pas tous roses et fait de bohèmes. Loin d’une chronique de fée et d’un avenir soit disant radieux.

Arrogance teintée de goudron face à un soleil caché sous la brume hivernale ; ton regard s’échappa à travers la légère fenêtre de ton atelier. Ça ne servait à rien d’augmenter le volume sonore ou encore de répliquer physiquement à l’agression, la montagne de pseudo sagesse qu’était ton géniteur resterait quelque chose ou plutôt quelqu’un de parfaitement inflexible. Tu aurais peut-être mieux fait de suivre le chemin basique et sans goût du reste de ta famille ; finir dans les méandres sociaux en amusant les quelques passants et les touristes. Tradition familiale nivelant vers les pandémonium économiques. Sans grand intérêt pour toi, un honneur pour les autres.

Une tasse de thé ? 
Histoire de.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 22 Aoû 2017 - 20:28
Versant le thé aux arômes poétiques, vos deux enveloppes corporelles s’estompèrent peu à peu de l’atelier avec candeur et atmosphère stérile de tout bienfait physique. Distance distancée d’une relation qui n’avait de lien que le nom. La cuisine était simple, presque rustique mais bien suffisante pour le peu de temps que tu y passais. Pas besoin d’avoir du superflu par pur confort de consommation excessive. Il fallait savoir être un homme de goût et aussi de raison ; sans ça, les interdictions économiques pleuvaient, similaires à des larmes de sang sur des comptes courants clôturés. Consolation dans le sexe anal quand on découvre son porte-feuille, poussiéreux, sur un piédestal.

On évitera juste d’être pousser de ce dernier et de s’écraser ; les ailes des anges n’existent pas et les tentations du démon résultaient d’un cheminement plus simpliste, un soir au coin d’une rue, un jour de pluie. Un marmonnement et un claquement de porte pour la dernière fois ; un rêve bohémien alors que la fumée vaporeuse de ta propre tasse de thé s’évadait comme un animal lâché dans la métropole de la grande Roche. Oui, la crinière incandescente rêvait ; oui, tu rêvais à être autre part à l’instant T de cette non conversation ; de ce futur dialogue de sourd.

Eze, tu m’écoutes ?   
Hum ? Pardon mon esprit rêvait à d’autres réalités.   
Comme si c’était comme ça que tu allais payer ton loyer.   
Ne t’inquiète pas pour ce dernier.   

Le grade de Genin ne payait pas si bien que ça mais les quelques extras que tu faisais à côté au sein de ton atelier te permettait de survivre. Pas de vivre. Mais tu avais au moins le goût de l’indépendance au fond de ta gorge à défaut d’avoir une chaine au cou. Partir en civière en cumulant 35 stages à la fois et vivre confortablement ou vivre de sa passion en galérant un peu, voire beaucoup. Le choix était vite fait malgré les décadences économiques de beaucoup. Un problème ? Sûrement mais pas pour ta légère personne, les poches allégées de toute monnaie, on était plus adepte à l’élévation.

Trempe tes fines commissures sanguines dans le liquide, tes dents rognant contre la céramique artisanale du récipient. Occupe ta gorge plutôt que de devoir avoir une conversation à la personne en face de toi. Il s’agissait toujours de la même chose mais avec des données différentes ; avec des stratégies austères ; des ribambelles dorées avec une once de bronze, philosophie couchée comme une anémone. Les hommes ne pleurent pas, sauf peut-être face aux peines couchées sur le papier. Tu préférais hausser mollement les épaules en apercevant les lèvres de ton géniteur, ces dernières s’animant telle une gangrène anthropologique.

La vie est douce, la pente est raide et parfois glissante. Certaines arrivent à s’élever comme de la vapeur.  
Certaines ?   
Les vies.   

Et pour la deuxième fois, ton regard s’évapora face à la fumerolle ivoire du thé encore brûlant. Peut-être que le destin de l’eau, des lacs et des mers étaient plus agréables que celui des humains. Peut-être que l’eau contenu dans ta tasse possédait un avenir exotique. Ton père, lui, n’annonça pendant un bref moment pas plus de mot, juste une moue cicatricielle qui rongeait son coeur d’ancien de la vitalité.

Tu penses t’en sortir avec des métaphores hasardeuses ?   
Plus qu’en faisant la manche, c’est une certitude.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 23 Aoû 2017 - 20:02
Ton père avait ce don a réussir à prendre n’importe quelle direction ; mais toujours opposée à toi. Un vrai marché ouvert, à la recherche d’alliés à l’Est. Il était vrai que les erreurs se reproduisaient, c’était pour cela que les gens s’accouplaient entre eux. Mais il fallait être honnête, tu ne faisais rien pour arranger la situation entre toi et ton géniteur. Bien au contraire même : cela t’arrangeait bien plus qu’autre chose. C’était l’histoire du petit enfant Roi qui n’était pas bien content de la façon dont marche le monde, alors il tape des pieds sous sa propre nervosité, faisant vomir son premier petit déjeuner.

Il y avait des gens qui attendaient de toi des choses extraordinaires, ils n’étaient simplement pas encore au courant de ce concept, la nuance était là. Homme visionnaire avec un goût amer de défaite dans le fond de la trachée. Mais bon, heureux était l’homme qui achetait pour énormément de marchandise à un prix décent, c’était un peu le cas de la chose difforme qui se tenait assis face à toi. Juste simplement heureux dans le système sans faire bouger grand chose. Attrape à tes deux lèvres le liquide juteux des épices d’Orient avant de planter ton regard au dessus de l’épaule droite de ton père, absorbé par un dessein inexistant.

Dans ce bizz, il y avait aucune issue. Si l’être humain était lambda, l’étendard flotterait pour rien, pour du vent à défaut d’être contre ce dernier. Tous les arguments qu’il avancera te dégouteront. N’importe quoi et n’importe qui. Ton regard circulant autour de la main antique du parolier, à la fin du périple de sa vie. Une vie pas si mal remplie pour un Ho’. On pourrait jeter son cadavre à travers les égouts sans honneur que ça ne bougerait pas un grain de peau aux instances du village ; après tout, une famille de troubadour, qui cela intéresse-t-il réellement ?
Hormis les voleurs.

Certes, sa vie paraissait belle. Il s’agissait là d’une belle matrice dont les pions avançaient avec un rythme infernal sur l’échiquier. Une fiction, une histoire bien plus dure que l’ensemble de tes connaissances scolaires. Une horde intellectuelle qui se déverse sur celui qui arrive à comprendre qu’il y a qu’écran de fumée ivoire. Une bulle d’air remplie d’hélium pour celui au compte bancaire positif et au-delà. Fronce les sourcils alors que le silence devient de plus en plus pesant ; lourd alors que les anges pleurent tandis que les fleurs fanent. Il y avait ce regret qui avait beau être impérissable, la beauté des flammes de la scène restera gravé au sein de ton encéphale amoindri par les voutes sociales obligatoires.

Alors il était peut-être temps à la révolte. Il était peut-être temps à ce que l’insolence des élus regarde le miroir brisé dont la vérité éclate. Attrape la couronne et pose là sur ton crâne, tes mains ensanglantées par la mort de ton propre peuple au profit des inconnus et des oubliés. Un destin tué, totalement destitué. Alors finalement, tu poses cette tasse en céramique au goût neutre. Un épicentre des actions avant que ton oeillade ne se déplace et daigne enfin se poser avec une certaine rusticité sur ton père, similaire à la détresse d’un jeune face à des revenus, un tireur sans cible, voire presque sensible. Une rigidité poussiéreuse d’une overdose de connaissances, une globalité d’infantilisation et un attroupement de vaches consanguines. Voilà le résumé d’une ville qui mourrait sur elle-même.

Tu sais pourquoi je hais Iwa ? 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 24 Aoû 2017 - 14:42
Les mots étaient posés à l’arraché comme un vol au dessus d’un nid de guêpes, balayant les tourières du village rocheux. Il y avait là, dans ce phrasé que haine et dégoût, bien à l’abri de tous regard extérieur, similaire à un extrémiste raciste se réconfortant dans sa bêtise. L’ancêtre, naturellement, écarquilla les globes oculaires, manquant de s’étouffer avec le peu de liquide restant dans sa tasse. Réaction basique d’un veau ne désirant nullement sortir de son troupeau. Cela ne t’étonnait que trop peu ; tu avais déjà programmé cette réaction un million de fois dans ton esprit. Multiples manières de le dire ; une seule efficace.
Et réelle.

Alors que la déontologie absurde admettait avec précision qu’il valait mieux prendre des pincettes ; tu exerçais l’exact contraire. Peut-être par simple pensée de vouloir être différent de tous pour pas grand chose ? Ou simplement par bêtise et idiotie ? Tu ne savais pas tellement mais que ce ne tienne. Le liquide aromatisée une fois fini te concernant, tu déposas la tasse sur le côté, alors que la personne en face de toi se passait une main sur le visage ; ne disant mot. Sûrement un peu abasourdi par les bêtises que tu venais de divulguer au grand jour, du moins, à ta propre famille. À un pan de cette dernière au minimum.

Iwa, aven des oubliés et des sans argent. Il y a que avarice de puissance et masturbation monétaire au sein des unités militaires ; le peuple acquiesce plutôt que d’engendrer des violences urbaines.  
Ce que tu décris là n’est que ton point de vue, ce village nous a offert le gite et le couvert.  
Et pourquoi crois-tu que les quartiers résidentiels sont sous surveillance du Clan Hyuga ?  
Notre protection.  
Leur protection.  

Confrontation de deux points de vue. Un être conciliant aurait cherché le monde gris ; tu le voyais noir tandis que le chef de famille le percevait blanc, ivoire. Comme déjà dis, cette conversation était vouée à l’échec avant même que l’ancien maitre de caravane ne pénètre au sein de ton humble demeure. Vilain comme les trois petits cochons ; le grand méchant loup était dans la maison. Traine tard le soir, sous le regard aveugle de certains sur les hauts toits. Il s’agissait là d’une sérénade domestique. Il s’agissait peut-être de ton insouciance qui amenait à des rêves utopiques sans grand intérêt. Les grands génies incompris, prisés des siècles après. Mort.

Et que proposes-tu ?  
Rien.  

La résignation. Ou bien l’intelligence ? Tu n’étais pas assez puissant. Il ne s’agissait là que d’une simple vérité. Une évangile stérile qui ne te faisait, en aucun cas, couler quelconque goutte de sueur sur ton front chenu. L’Ouroboros, le serpent qui se mordait la queue. Le renouveau éternel et un nivellement par le bas qui allait faire en sorte que le village s’effondrera sur lui-même, avec le temps et les guerres. Enfin, il s’agissait là que de spéculations et tu savais très bien que cette possibilité était infime. Tu ne te concentrais pas sur cela ; bien au contraire. L’idée ne restait que très rarement dans un coin de ta boite crânienne.

À quoi sert ce carnaval de calembours, alors ?  
Simplement à te prévenir.  
De quoi ?  
La question exacte serait plutôt, à quoi ?  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 26 Aoû 2017 - 14:31
À quoi ou à qui. À la révolution, à la préparation des affaires. Du fait de perdre sa liberté dans un club libertin. Dans un manque de temps ; rien à faire sauf d’échapper aux flammes. Mais tu avais déjà échapper aux crinières dansantes plus tôt dans ta jeunesse ; et ce n’était pas pour te vanter que de dire que tu étais l’initiateur du projet, son pompier et sa médiocre charogne. Une espérance de vie de deux heures après une enquête au préalable sur la disparition d’un des membres du Clan ; pas moins ; pas plus.

Un hymne à la vie face aux dégâts corporels et sociologiques d’une éducation passée à courir dans le sable brûlant du pays de Kaze No Kuni, le vent chaud et réconfortant. Tu pouvais voir dans la rétine dansante de ton père, briller cette flamme. Cette flamme d’espoir teintée d’une onde d’amertume. La paume de ta main alla servir de soutien à ton menton alors que, de ton autre main ivoire tu poussais presque nonchalamment la tasse de thé vide au milieu de la table. Le débat se terminait comme il s’était commencé, dans une débilité sans nom et aussi brutalement que la déchirure d’un hymen dans une partouze.

Tu as fini ton thé ? Il se fait tard, tu devrais y aller.  
Cela ne fait même pas 20 minutes que je suis là…  
J’ai du travail, je te l’ai déjà dis.  
Tes marionnettes ?  
Le travail doit être fait en temps et en meurtre.  

Grand silence.
Tu te sentais au dessus des autres comme un nipa, haut palmier des sphères orphiques des Terres du pays du Vent. Ne te gênant pas une seule seconde pour te lever et prendre la tasse en céramique à moitié vide de ton géniteur ; tu plaças cette dernière dans l’évier, accompagnant cette première de sa conjointe à savoir la tienne, bien vide de toute substance. Point de nuance dans le traitement parental. Mouvement de balançoire contre l’évier, le dos contre le meuble en béton et bois. L’eau coulante délicatement derrière toi, remplissant avec lenteur, presque goutte à goutte les deux écuelles.

Avant de croiser les bras de façon ferme et définitive, tu replaças rapidement une vive mèche de ta longue crinière incandescente. Un peu de conciliation, la force pour le mettre à la porte n’était apparement point suffisant. Toutefois, l’homme ne bougea pas. Toujours le cul collé à la chaise en bois, légère et craquante sous le poids de cet personnalité de l’âge du clan Ho’. Pas qu’il y avait rien à faire mais tu commençais à croire que la sangsue partirait seulement lorsque le soleil serait au plus bas ; ton teint livide par le manque de sang. Mais surtout de motivation.

Tu ne partiras pas, je me trouve ?  
En effet.  
Bien.  

Tu tournas les talons, vers la droite. Le dos contre le procréateur. N’écoute pas les autres ; tu es simplement génial. Le numéro premier d’une longue série avant que de nombreux patients ne tombent sous ton scalpel. Le scalpel de l’artisan et le couteau du meurtrier ; tu rêves d’un monde où tes fils de Chakra deviendront les ponts ancestraux d’un monde que tu construiras à la force de ton savoir ; de ta force et à tes contacts. Que ces derniers soient crées. Tout faire éclater pour que le désordre disparaisse. Ne pas perdre du temps, percevoir la boussole et l’horloge antique.


La violence n’est qu’un hameçon.  
Terroriste ou résistant, tout dépend de qui raconte l’Histoire.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 26 Aoû 2017 - 18:28
Attendre la nuit comme beaucoup d’insectes ; pour briller. Il serait bien crédule de croire que tu te positionnais du coin des grands héros du village Ninja aux Clans les plus corrompus qu’ils soient. Sourire en coin, dos au monde tu te déplaças avec lenteur, ta main bayante sur les meubles de la piètre cuisine ; classique ; neutre de toutes décorations. Les audacieux auront les mains tachées du sang ébène et graisseux de leur ennemi ; le sourire timide de la famille désuète. Y’avait-il une honte quelconque à tuer pour le bien de certains ? Deux poids, deux mesures, la temporalité d’une âme face au fer de l’épée et du Kunai.

Hausse un sourcil face au bruissement d’un père tirant sur sa chaise, le grincement singulier du bois contre celui du parterre. Il y avait pas pire déflagration sonore que celle de la maltraitance du bois. Grince maussadement des dents avant de continuer ta marche simplement et purement vers ton atelier. Il y avait du travail à faire sur tes oeuvres. Des horaires au respect. Le respect des horaires. Tandis que les gens pompent les nappes frénétiques des territoires communs ; certains regardaient la désillusion du rêve des grandes nations, s’écrasant comme mouche face à baie vitrée.

Ne répond pas. Ne le regarde pas. Ne fait pas attention à lui. Retourne à ton travail. Retourne à la grande oeuvre de ta chienne de vie. Il y avait que l’oseille qui rentrait dans le matelas, ce dernier n’était pas fait pour toi. La procrastination. L’insolence du feignant. En avant du lendemain ; l’homme que tu n’étais avec pas ce luxe. C’était la guerre, sortait les billets pour que les grands nagent dedans en bougeant les pions militaires sur les cartes géographiques des tables des campements. Le chiendent mourrait sous le joug des lancés et des flèches.
Bien heureux était l’homme lambda.

Bien trop occupé pour comprendre que les moments familiaux étaient précieux, ton âme et ton enveloppe corporelle se refermèrent à chacun de tes nouveaux pas. L’Hiver était froid et ton coeur pouvait l’être tout autant ; quitte à faire dans le stéréotype, autant le faire de façon non créative. La thématique de la fin de l’espèce humaine. Ne pas pouvoir, ou ne pas vouloir lutter contre ça. Une aura de personnage en retrait, chose qui n’avait jamais été vu. Il y avait pas de propos, cet envie d’être au plus proche du réel. Distillation veineuse alors que le non dit amenait à une tension vénale.

Le couloir te paraissait bien trop long alors que tu entendais ton père te suivre, pas à pas. Chaque bataille, beau à voir, mais à soutenir. Tu préférais les choses fictives comme des marionnettes ; ça t’évitait de te faire des films. Rouvrant de nouveau ton atelier ; ton futur sous tes pieds et ton passé derrière toi, te suivait.
S’il reste, qu’il reste en retrait.
Au plus proche de ta sensibilité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dim 27 Aoû 2017 - 12:24
L’atelier n’était que très peu rangé, les artistes n’étaient pas des gens soigneux dans la plus grande intimité ; dans la sphère totalement privé. Il s’agissait là de la porte de derrière des plus belles oeuvres du monde guerrier. Peinture, morceaux de bois et de métal poli. Tu étais l’empereur qui amenait, concentrait les plus imminentes oeuvres de la première ère Ninja. Ton père aurait pu devenir ton assistant mais tu ne faisais pas confiance à d’autres mains que les tiennes ; personne ne possédait les compétences requises pour pouvoir manipuler tes armes faussement vivantes. Complètement inconscient ; agir avant de réfléchir et avoir le verbe facile.

Sans dire mot, tu soulevas la première marionnette à ta disposition, la posant avec la plus grande des délicatesses sur une table en acier centrale à la pièce. Une espèce de brancard figé au sol ; ressemblant vaguement à ce qui semblait être une table d’opération chirurgicale. Médecin de la nature aux mains d’or ; ton art ne possédait comme limite seulement ton imagination. Et peut-être bien ton compte bancaire. La véritable difficulté était de pouvoir se nourrir correctement pour être performant sur le champ de bataille tout en pouvant avoir le loisir de pouvoir réparer et améliorer tes oeuvres à l’aide des bourses pécuniaires des missions accomplies.

Ne touche à rien et reste dans ton coin.   

Aucune réponse. Pas forcément de mouvement intéressant de sa part, c’était amplement suffisant pour toi. Malgré tout, un brin de compagnie durant ton travail secondaire ne pouvait peut-être pas te faire de mal. Toutefois, il était hors de question que cela soit au détriment de la concentration et de la minutie que demandait la modification de tes pantins désarticulés. Il fallait apprendre à composer avec ton géniteur aujourd’hui, une résignation que tu espérais, allait te permettre de ne pas avoir à le revoir avant un certain temps. D’un mouvement sec, tu ouvris la cage thoracique de ton oeuvre : Un vide. Un trou.
Un reflet de toi-même.

Pourquoi mère n’est pas venue ?   
Elle avait à faire.   
Tenir la maison, laver tes vêtements et passer la serpillière ?   
Ne dis pas de telles inepties.   
C’était pourtant le cas dans notre khaïma au coeur du désert.   

Silence.

À la seule différence qu’elle passait le balais et non la serpillière.   

Encore une fois, aucune réponse. Le ton n’était pas forcément cassant mais la vérité qui sortait de ta gorge avait cet arrière goût acerbe et taquin ayant le don de mettre mal à l’aise quiconque ne souhaitait pas reconnaitre ses propres erreurs. Ta génitrice avait toujours été soumis au maitre de maison ; la famille Ho’ dans son ensemble avait l’imposant problème d’être fortement machiste voire même arriéré concernant l’égalité homme-femme. Issu de ce qu’on pouvait appeler la nouvelle génération ; tu avais eu l’occasion de voir les choses d’une façon différente. Mais il fallait être honnête avec soi-même, ton peuple nomade vivait dans le passé. Tu étais sur le côté, un peu adroit avec le présent.

Tu attrapas quelques outils, la marionnette avait besoin d’un mécanisme complet et surtout : D’armes. Mais avant que l’intérieur soit utilisable il fallait percer, aménager et vernir le bois. Un travail long et minutieux pour que le coffre soit à la fois résistant mais aussi prédisposé à accueillir un mécanisme pesant son poids. Et alors que le travail commença, la discussion s’arrêta. La misère avait ce charme assez spécial que tu ne comprenais plus en grandissant ; tu voulais voir le monde au travers les oeuvres que tu produisais et à ne plus avoir à utiliser ton corps pour voyager. La différence avec ton peuple était là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 28 Aoû 2017 - 13:22
Ton Art engendrait un problème : il s’agissait d’un univers qui absorbait une bonne partie de ton temps personnel. Le social mourrait facilement face à une réparation acerbe du bois brisé. Cela ne servait à rien de te voiler la face ; tu étais au courant et cela ne te faisait ni chaud ni froid. Prendre soin de tes marionnettes avant de prendre soin de toi-même ; se tenir aussi éloigné que possible de la normalité guerrière, à mi chemin entre le tueur à gages et l’artiste contemporain. L’atelier était ton monde comme le champ de bataille était celui des trois différents kages du village.

Chaque personne a sa place comme disent les enchainés du système. Tu l’étais peut-être à ta propre façon ? La pièce plongea dans le noir, mentalement. Faire abstraction des problèmes et des diversions intérieures et extérieures ; concentration au sommet. Par grande chance, le développement à ne pas être dérangé par un quelconque agent te permettait d’être efficace dans tes réparations et tes modifications. Certains portaient des masques et d’autres avaient besoin d’alcool pour pouvoir aboyer. Te concernant, tu avais besoin de bois et de calme pour pouvoir exprimer ; t’exprimer ; vivre et survivre dans un environnement qui te donnait de l’eczéma.

Après quelques combats, toutes les marionnettes avaient ce besoin ; de petites attentions qui les rendaient toujours plus somptueuses. Un but dans la vie ; honnête. Les squelettes de frênaie seront ta future tombe, ton futur cimetière et ton futur sarcophage. La différence entre humain et marionnette était un léger fil suspendu au dessus d’un gouffre. Quelles conditions valaient-elles les mieux ? Devenir un tableau intemporel ; naviguant à travers les âges. C’était une option totalement envisageable mais il fallait être honnête avec soi-même, rien ni personne n’autoriserait le changement de condition ; devenir sa propre marionnette ; un homme pantin.

Similaire à un scientifique fou ; à un chirurgien avant-gardiste remettre une distance à son propre destin. Le corps n’était pas bien vaillant ; la vie intéressante ne durait que trois automnes avant que la monotonie du citadin ne prenne le dessus le plus naturellement du monde. Alors ouvre le corps de ton bouffon de bois, attrapant marteau et la râpe. Les copeaux de bois tombèrent comme feuilles de la saison noisette et aux écharpes orangées. Le coffre se remplissait en même temps qu’il devenait de plus en plus fin mais surtout ; circulaire. Prendre le vilebrequin et commencer le perçage pour pouvoir y accueillir le dispositif mécanique.

Le perçage était long et rigoureux, manuel. Il était intéressant de prendre en compte que ton atelier ne disposait point d’horloge. On ne comptait pas les heures pour produire des oeuvres. Avoir plus de problèmes que de cheveux sur le crâne ; se foutre dans un putain de piège que tu enfermais dans ta propre âme. La diffuser et la concentrer en une idée. Un péché qui se délivrait sous ton bon vouloir : Dans ce coffre ; dans cette boite de Pandore. Tu ne jugeais personne mais il fallait que ton Art te serve à défaut d’avoir une conversation utile avec ton père ; père dans un coin, regardant comme une bulle de peinture coulante sur un mur blanc.
Une erreur.

Cette marionnette, de qui t’inspires-tu ?    
De la goutte de suée de la mère ; de la rosserie du père.    
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dim 3 Sep 2017 - 9:56
Bien t’en fasse ; ça ne sert à rien.   
De ?   
De faire semblant de t’intéresser à mes oeuvres, à mon travail, à ma minutie et à mon rêve.   
Eze…   
Tais-toi.   

Presque religieusement, tu reposas tes outils avant de tourner ton label, tes prunelles vers ce qui te servait malgré toi de père. La sanction était peut-être dure ; le verbe était peut-être acerbe mais l’acide sulfurique que tu crachais était tel un scorpion des mères dunes de Kaze No Kuni, le puissant Pays du Vent. Si les anciens ne laissent pas les jeunes prendre leur place, comment l’Art allait-il pouvoir obtenir un renouvellement imparable ? Gratte sous la peau pour la démangeaison de mettre un coup de poing bien senti à ton géniteur ; vapeur vénale et rieuse disparaissant, écrase toi les ongles et tire les. Arrache toi une dent jusqu’à la racine. Pince toi et fait semblant de sourire, faire tomber le masque du pharaon était le Roi problème.

Mais parfois ; cela résultait d’un mal nécessaire. Soutenir les liens familiaux pour pas grand chose : pour un arbre fruitier entrain de calancher. La désillusion d’un rêve utopique bercé par les limes et les tambours de cuir asséché par la candeur de l’astre solaire. Tu ne construiras pas ton rêve avec cet homme-ci ; point d’allusion sexuelle ; simplement le raisonnement le plus bête et stupide qu’il puisse exister au sein d’une famille en dehors du groupe total. Des hommes des sables, la torpeur du soleil t’écrasait encore l’esprit, désillusion d’une mirage. Il était impossible pour toi d’être un être conciliant dans certains situations et notamment celles qui constituaient une barrière à ton expansion malgré ta faible puissance et ton esprit étriqué au possible.

Tu attrapas une fiole, contenu violacé légèrement bulbeux et en retire le bouchon de liège dans un léger bruissement singulier. D’abord d’un bras tendu puis d’une main vers son prochain ; la fiole passe d’une personne à l’autre sans mot ; le regard du père désoeuvré tel un vieux chêne aigri, une âme en peine se déshabillant entièrement. Mère qui lutte chaque fin de monde éteint contre enfant heureux et père absent, dansant. Le contexte était toujours plus fort que n’importe quelle sottise. Le savoir, seul allié face au contenu du verre transparent. Ce n’était pas du sang qui coulait dans tes veines ; mais bien des larmes.

Reconnais-tu cette substance ?   
Du poison, je reconnais l’odeur du scorpion émeraude et celui de la vipère à trois cordes. La substance est celle de la salive de la grenouille des palmiers du Sud de Kaze.   
Il t’en manque un.   

Il se pencha, le sourcil levé vers les cieux ténébreux comme un droit à la différence. Ton père avait la capacité d’être un savant sur certains points et particularité de ta vie. Telle une horde, instabilité qui fait augmenter les taux de mortalité. Bien trop complexe face à un slalom de droit d’humain ; toute l’interdiction du monde était dans cette fiole. Pire arme du monde, savamment autorisé dans le plus simple pacte.
Un holocauste.
Bavure.

Du venin de guêpe des crocs rocheux d’Iwa.  
…   
Ne crois pas que je condamne ce village pour quelconque raison, je sais reconnaitre ses richesses et ses particularités. Avant de me battre pour la justice qui règne dans ce village, il faut connaitre l’injustice, apprendre d’abord à connaitre son ennemi.   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 4 Sep 2017 - 9:46
La seule chose qui t’empêchait, par la force, de faire boire ce fameux poison à ton géniteur était peut-être la défaite de finir dans une bastille, enchainé, partisan d’une vie nullement révélatrice de ta destinée. Une danse avec les ombres et quelques mygales t’entourant, regards multiples obscurantistes aussi légers que le dépôt d’une plume contre un parchemin aux effluves de girofles et de cèdre. Un titulaire indiscuté face à l’antique mur d’une civilisation ; d’un rythme de vie nomade ; heures vitales sous roi astral, faible proportion de chance de survie face à un arécacée mystique ; faussé d’une vision aracée à cause du manque d’eau.

Dernier avertissement.   

Un corps froid et des spores qui s’échappent ; nul pouvait être heureux face à une telle situation. Il y avait aucune honte à avoir face à la paralysie de certains, comme un père travaillant ne demandant nul dérangement dans une vie antérieure. Et alors que tu reposais le bouchon de liège avec délicatesse contre l’étui en verre transparent, un soupire transperça tes commissures sanguines. Les Ninjas sont des pions et les civils possédaient le bon loisir d’en disposer. Tandis que tu tournais, encore une fois voire une énième fois, le dos à ton père, la porte arrière de ton atelier s’ouvrit avec une délicatesse féminine que tu reconnus dès la première seconde.

Bien étonnant de percevoir deux entités parentales dans la même pièce, accompagné qui plus est, de toi. Du bien cher fils, du bien heureux, avec son propre chemin et son propre idéal. Il y avait aucune honte à avoir, mais tel un pont non construit, la distance vous séparant grimpait peu à peu. Déposant avec une parcimonie presque cachée le long tube du bref liquide violacée, l’humain n’annonçait mot. Que cela soit père, mère ou enfant. L’air devenait lourd et pesant tout comme l’ambiance. Quelques regards. Quelques sourires cachés. Quelques envies dissimulées. Le même carousel depuis quelques temps, depuis la séparation du cordon ombilicale, depuis l’installation à Iwa, depuis pas mal de choses au final.

Étonnant de rien voir. Étonnant de rien dire. Situation qui hérissait le grain de ta longue crinière parabellum. Faire honte à son propre village sans avoir la possibilité d’émettre honneur sur sa propre famille. Incline toi poliment face à ta génitrice. Dans le plus grand des respects, la seule chose que tu pouvais faire pour être un brin appréciable. Sa venue était signe de nouvelles. Bonnes ou mauvaises, tu l’apercevais que trop peu pour savoir qu’il ne s’agissait pas d’une vitesse de bonne éducation. Il y avait une raison derrière, point de réelle bonne manière chez les Ho’.

Exposition du point de vue, sphère familiale en retard, décalé d’un temps voire d’un siècle. Pas de mission aujourd’hui, cela permettait vaguement à certains un amusement conséquent. Une attention particulière et une colonisation d’un faux repas de famille. Croisement de tes bras en toisant presque de haut les hautes sphères familiales. Coup dans la rétine, étoile presque trop simple à percevoir avant d’entendre ce qu’ils avaient tous plus ou moins à dire.

Nous partons d’Iwagakure No Sato.   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 5 Sep 2017 - 11:52
La nouvelle tombe. Arrache une racine face à l’oeuvre du monde, incompréhension totale en demie teinte d’une mouvement géographique hors du commun. Dire qu’une information comme celle-ci te faisait tiquer légèrement serait une allégorie à la déformation de ton petit cocon de bois que tu te construisais depuis plusieurs années. Être un bon voyou avec un pas chaloupé, l’égocentrisme de ta propre personne venait d’obtenir une fissure, longue et épaisse. C’était par ta faute qu’une partie de la famille Ho’ avait navigué vers le pays de la Terre. C’était aujourd’hui, sûrement par ta faute qu’une partie de la famille Ho’ repartait vers les ardentes lames de l’astre solaire des nombreux déserts.

Sans trop le vouloir ; tu activas tes cordes céruléennes de Chakra, ces dernières allant se fixer dans un tintement particulier au pantin désabusé, son coffre béant tirant dans le vide tel un gouffre sans fond ; une chambre goudronneuse, siège d’un démon quelconque. Le faciès du sans visage s’anima à son tour, bruissement mécanique en fond sonore, claquant presque des dents. Il ne s’agissait là point d’une mise à pied ; d’un avertissement. Sensibilité et trouble de l’encéphale prenaient le pas sur la raison et la modération. Les yeux se brouillent ; clignement sur clignement. Insolence de l’élu plus que la raison de l’oublié.
Absence de conscience devant ce putain de désastre.

À quelques temps de l’examen Chunnin ?  

Tu avais rempli les papiers même si tu savais pertinemment qu’il était presque impossible que tu passes du rang de Genin à celui de militaire moyen. Pas sans équipe. Pas sans maitre, sans pionnier du savoir. Mais tu voulais y participer et percevoir la joie de tes parents à t’accompagner comme un gamin pour son premier jour de scolarité. Triste pouvait être l’homme à la crinière incandescente. Triste pouvait être le bon petit soldat. Triste pouvait être l’arme vivante qu’Iwagakure No Sato utiliserait une fois sa puissance totalement découverte. Partir solitairement vers un autre pays ; vers d’autres contrées sans mot pour converser avec quelques brefs inconnus à usage unique.

La marionnette, sûrement bien plus humaine que son créateur aurait pu émettre quelques protestations verbales ; émettre la goutte salée, amère au creux de ses sphères oculaires invisibles pour le commun des mortels. Il s’agissait là d’une scène d’anthologie dans la vie d’un homme ; coupure d’un cordon ombilicale. Que gagnaient-ils à être au sein de cette métropole gargantuesque au commerce luxuriant ? Tu étais de plus en plus distant avec eux de jour en jour. Totalement aveuglé par ta gésine et tes fausses compétences de guerrier aux compétences particulières. Perdre la logique des bonnes choses et des gens importants pour toi ; le point de non retour atteint.

Ça ne sert plus à rien que nous restions, nous nous sommes installés ici pour toi.  
Pas pour nous.  

Et de là tu comprenais mieux l’obscure discussion et le soudain intérêt de ton géniteur pour ton travail et ta vitalité ces derniers temps dans sa plus grande généralité. Mourrir d’overdose en crachant une fumée violacée en forme de Kanji. Ce que tu venais de faire là était la plus stupide des décisions ; tu étais seul responsable de la distance entre toi et tes géniteurs. Le fil de chakra vous reliant était coupé par la lame aiguisée de la déception parentale. Le sourire mauvais ; tes canines mordillantes ta langue dans une rythmique régulière sous la pression. Combattre le trône comme un bombardement sans espoir ; chaire à canon en perdant la tête dans une tranchée purifiée de la flamme incandescente de la logique.
Le petit homme était démuni.
Ne sachant quoi dire.
Quoi faire.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 6 Sep 2017 - 11:21
Te voilà bien bête. Te voilà face à la réalité de la chose. Toi, petit homme qui t’amusait fortement à mettre de la distance entre toi et tes parents, voilà le résultat d’une vie et de tes actes. Le résultat de la fissure interne de la famille Ho’. Bien entendu, il y avait la possibilité pour que tu puisses te plaindre ; mais cela ne changerait strictement rien. Aucun avenant ; aucune solution. Devant le fait accompli ; devant la morosité de devenir réellement seul. Seul si problème. Seul si rien. Seul si incident. Seul si la peine naissait face à ton coeur.

Un film d’horreur devenant réaliste et quelques romans sur une table de chevet pour seuls amis proches. Des distances immenses qui sépareront quelques personnes ; se détendre face à tout ça. Avoir l’échine qui se dresse et la crinière incandescente qui brûle, se raidit. Un pot d’échappement dans ton coeur, noircissant ce dernier à grand coup de réalisme, tombant directement au creux de la vague. Vivre dans une autre dimension alors qu’il était impossible pour toi de faire du mal à une mouche depuis ce fameux soir, nuitée froide et solaire à la fois. Une marche sur un tapis roulant ; un pas en avant ; trois en arrière.

Un inversement de rôles, repartir au sein des puissants et conséquents déserts. Il s’agit là de ton objectif premier, personne au sein d’Iwagakure No Sato n’était au courant de tes réelles intentions. Rien de bien méchant ; rien qui demandait une surveillance accrue mais comme déjà dis, comme déjà pensé à chaque journée, à chaque aube, cette métropole te foutait la gerbe telle une prostituée sentant encore son précédent client. En quelques années ; il n’était pas obscurantisme de dire que le cordon musculeux était toujours rattaché à tes géniteurs. À croire que tu n’avais pas vraiment réussi à te fondre dans la masse grouillante.

Les nombreux fils de ta marionnette se désactivèrent immédiatement lorsque ta procréatrice posa une main religieuse sur ton épaule, sa longue et épaisse chevelure aussi embrassée que la tienne ne laissant aucun doute sur la chose. Un air presque songeur face à un sourire qui semblait dire de venir avec eux. Mais tu savais pertinemment que suite à ta position de guerrier au sein de la métropole commerciale, il était impossible que tu puisses les suivre sans en subir des conséquences et mettre dans une situation compliquée ta propre famille. De même que l’entièreté du reste du clan étant resté dans les hautes dunes du puissant pays du vent.

Tu viendras nous voir, lorsque tu auras réussi ton épreuve.  
Parce qu’on sait que tu vas réussir.  

Tu ne répondis pas ; ne le pouvant. Tu avais un truc. Tu avais une démangeaison. Cette envie de te mettre une propre baffe et de pouvoir repartir dans le passé. Tu. Ils. Tu ne pouvais plus. La forme ne formait plus un tout. Un esclave de sa propre condition ; de son propre caractère de chien dédaigneux. Ce problème de personnalité, ce problème de voir le monde brûlé et de ne pas comprendre qui était tes alliés et tes ennemis. Un mauvais mélange social à défaut de faire un cimetière d’alcool.

Rendre fier sa mère avant que le Paradis vous réunissent.
C’était la seule chose à faire. Un brin de vitalité alors que ta marionnette retomba lourdement contre le lit métallique au centre de la pièce, son titillent et son mécanisme interne s’arrêtant d’eux même. Comme ton envie. Comme la chaleur animant ton moignon sanguinolent qui te servait de coeur.

Un regard qui se baisse.
Vers le sol.
Pour regarder ton moral.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 7 Sep 2017 - 12:24
Alors te voilà bien déshumanisé face à la concurrence. Peut-être même simplement stupide si le temps le souhaitait amicalement. Être face au mur et ne pas savoir tellement quoi faire, voir l’Histoire devant tes yeux et ne pas pouvoir en devenir un acteur. Une broderie narrative un peu sans intérêt, lu que par quelques âmes en peine n’ayant rien à faire. Tu ne comprenais pas la décision de tes parents d’émettre cette information à tes oreilles à quelques jours de l’examen Chuunin. Pour n’importe quel parent, que cela soit de sexe masculin ou bien de sexe féminin, le soutien aurait été présent. Un accompagnement libérateur à dos d’ours et de caravane jusqu’au pays du Feu.

Mais rien. Peut-être la conséquence de tes trop nombreuses erreurs sociales qui font que l’attente était telle que le moral se brisait en deux. À l’aube d’une journée comme celle-ci, le bref nuage passant était sûrement plus bienheureux que toi à ce moment T de ta petite vie de Genin sans intérêt. Faire des montagnes de choses sans importance et ne pas comprendre que la véritable force se trouvait dans les moments singuliers qu’on passait avec ces proches. Des paroles un brin stéréotypés, des jobelins vultueux et des propos lourds de conséquence. Nul besoin de tourner en rond comme un chien de faillante.

Tu ne pouvais pas être fier d’être ce gamin affable ; un peu terni par ce qui se passait en ce moment même. La meilleure option restait peut-être de tiré des conclusions de tes actes. Mais le pouvais-tu ? Toi, jeune et arrogant ancien membre du pays du Vent. Toi qui toisait de haut la majorité des personnes que tu rencontrais au premier abord d’un plaine rocheuse. Toi, l’homme aux quelques bijoux faussement acquis avec sérénité ; tu n’étais que bref voleur et faux homme. Tu étais l’un de ces parias acceptés ; la génération la plus moderne d’hominien sans capacité mentale et sans honneur, naviguant entre quelques cadavres de ta propre famille pour obtenir un bref sourire d’une demoiselle.

Oublie les champs de bataille ; oublie la hargne qui anime tes pantins de chêne et d’acariâtre. Oublie que tu es ce guerrier sans capacité. Tu es juste qu’un enfant tiraillé par son héritage familial et le peu d’esprit qu’il possède. Tes parents ne disaient mot. Que dire, après tout ? La relation géniteur / génitrice / fils unique était morte aujourd’hui. Du moins, il s’agissait là à tes yeux plutôt de l’annonce officielle de la chose. Un drapeau blanc qui signait la fin de la guerre. Une bataille à sens unique ; un massacre dans une ruelle obscurcit par les lames de l’astre lunaire, son ivoire ensanglanté par tes propos diffamatoires à l’encontre de tes procréateurs.

Plus simplement, tu étais stupide, Ho’ N. Eze. Premier et sûrement dernier du nom de ces longues lignées de gens du voyage ; de danseurs étoiles et de chamans aux milles et une aventures gargantuesques ; méphistophéliques. Le choc des générations comme pouvait dire certains historiens et sociologues en avance sur le temps Ninja ; sûrement la faute au village militaire, à cette éducation où l’un des seul mode de pensée résulte de la dextérité qu’on possède à manier le couteau et la mort telle une faucheuse personnifiée. Il y avait aucune gloire dans tes gestes et encore moins dans le pardon que tu tentais d’obtenir. Rien de rien. Bien au contraire, ton envie de repentance donnait ce goût amer à ton attitude, plus désinvolte que bienfaitrice.
Tu étais un cancer pour toi.
Et ta famille.

S’il-vous-plaît…  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Sep 2017 - 13:24
Il s’agissait de la dernière page de cet imposant livre que tes parents pouvaient te lire avant d’éteindre la lumière et de te déposer un fin baiser sur le front. Le tout il y a quelques années. Sauf qu’aujourd’hui, malgré les lumières plutôt légères de la ville tu n’avais plus la possibilité de te retourner si le doute t’assassinait. Les erreurs faisaient grandir, par conséquence tu possédais un coeur de géant. Rien d’autre à faire que relever tes yeux du sol presque trop goudronneux de copeaux de bois. La terre était peut-être irradiée mais ton ADN se retrouvait sur bon nombre de ces arbres ; de ces cités gargantuesques.

La réalité devenait virtuelle ; cela sentait mauvais. Cela sentait le charbon, le bois noirci par l’action des somptueuses flammes dansantes au creux de l’épaisse cheminée mentale qu’était ton encéphale bouillonnant. Alors ils s’approchent une seconde fois à tes côtés, oubliant presque tous les propos que tu avais pu tenir pendant plusieurs années. Toi, le grand et puissant fils indigne. Toi, l’hautain petit garçon qui s’amusait de sa condition, faisant tourner en rond, en bourrique tes propres géniteurs, quelques larmes au goût amer se dessinant sous les paupières de ces derniers. Il y avait aucune gloire à de telles actions, malheureusement, tu ne le comprenais que trop tard.

S’agissait-il d’un problème de boite noire, ou peut-être bien de rêve tué dans l’oeuf ? Un faux espoir tandis que la vraie querelle t’apparaissait au même moment. Une privation de la possibilité de voir plus loin que le petit bout qui te servait à respirer. Que ta logique repose en paix, jeune homme. Alors des mains antiques se posent sur toi, des mains réconfortantes se posant sur tes lourdes épaules de faux militaire. Bienheureux ? Nullement, seulement désorienté face à une situation que tu n’avais nullement venir.

Il s’agissait là de l’heure des adieux. Il était temps de dire au revoir pour longtemps. S’agissait-il d’adieux ? Peut-être bien, après tout tu ne savais pas ce qu’ils allaient devenir au sein de l’immensité du pays du Vent. Bien entendu, tu avais une idée sur la localisation, retourner au sein de la tribu des sables, mais rien ne disait qu’ils seraient acceptés de nouveau. De plus, comment pouvait-on savoir si tu n’allais pas clore ta vitalité durant l’une des épreuves ? Certains grands noms du pari s’amusaient déjà à mettre source monétaire sur le décès de tel ou tel Genin du village d’Iwa.

Un ou deux baisers viennent lentement clore le débat. Ne disant mot te concernant. Il y avait rien à dire de toute façon, rien à faire. Juste subir tel un esclave face à un coup de fouet d’une force supérieure. Une bagarre à sens unique pour pouvoir trouver un brin de paix. La conséquence d’un ouragan social qui se moquait de toi, tel une belle jeune femme à l’allure légère. Il y avait rien à faire. Une méga-dose qui mettait une barrière face à l’exaspération de certains, un empêchement de l’élaboration de la haute culture entre deux parties.

Puis, les lèvres se retirent dans un sourire peiné. Puis le regard se termine dans une danse, dans une valse attristée qui ne voulait plus rien dire. Une danse avec les ombres qui s’installait peu à peu entre ta famille et toi, pour toujours. Une impossibilité de faire plus ; de faire moins. Nul mot. Nulle attitude. Nulle réaction. Une occasion ne se présente pas ; elle.
Meurt.

Adieu Eze.   

@Ho' N. Eze a écrit:
Rp terminé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Généalogie éreintée ▬ Solo

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Quartiers résidentiels
Sauter vers: