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Malheureux malentendu ; Ft Nakasu


Mar 22 Aoû 2017 - 13:44
- « Qu’est-ce que je fous là… ? »

Ma voix fut terriblement lasse, lourde. La migraine qui me taraudait le crane n’arrangeait rien à la chose et mon haleine m’indiqua instantanément ce que j’avais : La gueule de bois. Carrément. Bien longtemps que j’avais pas essuyé un état aussi lamentable. Lamentable parce que j’avais une bonne descente en plus. A croire que j’avais abusé hier. Après un gros bâillement, je clignai une nouvelle fois des yeux pour rétablir ma vue avant de capter pour de bon que je n’étais pas chez moi. Le plafond n’était pas le même que celui de mes appartements et l’odeur qui flottait dans la pièce ne m’était pas du tout familière. On était loin des encens que la moniale avait l’habitude de bruler pour embaumer nos appartements et dormir paisiblement. Je soupirai longuement en passant une main sur mon visage. Je ne savais pas trop ce que je foutais là, mais je n’avais pas du tout envie de réfléchir. Avec mon mal de tête, mieux valait éviter. Mais alors que je comptais rester ainsi une bonne dizaine de minutes, j’entendis distinctement les draps se froisser et une main chaleureuse atterrir sur mon torse nu. De quoi me pousser à prendre parole et à me tourner vers ma droite…

- « Qu’est-ce que t’as encore Nor- »

Blanc. Gros blanc même. En l’espace de quelques secondes seulement, je restai coi. C’était qui cette fille ?! D’où est-ce qu’elle sortait ?! Qu’est-ce que je foutais là, dans ce bordel ?! En l’espace de quelques secondes, les questions se mirent à fuser dans ma tête, alors que mon visage se froissait comme un citron mal pressé. Dans quel bordel m’étais-je encore fourré ?! De toutes les interrogations que je pouvais me poser, c’était sans doute la plus importante. Ma gueule se serra encore plus lorsque l’inconnue osa passer une cuisse sur moi. A voir son sourire, elle avait l’air d’être heureuse dans son sommeil. Choqué et presque scandalisé, je baissai ma vue vers le reste de son corps, à moitié couvert, avant de constater qu’elle n’entrait même pas dans mes standards. Aucune poitrine, peu de hanches, quedal… Les seules choses bien chez elles se résumaient à sa belle bouille et à sa chevelure verte, mais pour ce que j’en avais à foutre, voilà quoi ! Et là, énième questionnement : Comment avais-je pu succomber à son charme ? La réponse me vint instantanément et me rassura à moitié : L’alcool ! Il n’y avait que ça comment explications. C’était pas possible autrement !

Qu’est-ce que vous voulez que je foute avec une vulgaire planche à pain ?!

Enfin, là n’était pas le plus important. Le plus urgent, c’est qu’il me fallait me barrer d’ici fissa et incognito. Y’avait pas moyen qu’on me chope ici. Déjà parce que j’étais supposé être fiancé (Et que cette moniale pouvait s’amuser à chialer chez les autres femmes du clan, rien que pour me faire chier) mais ensuite parce que j’avais maintenant une réputation à tenir. Je n’étais pas seulement casé. J’étais le chef de mon illustre clan et celui de la police ! Les bêtises, c’était plus possible, plus pour moi. Surtout pas à mon âge. L’âge ! Encore un autre problème. La gamine à mes côtés devait même pas avoir plus de vingt piges ! De quoi choquer ! Même saoul, comment avais-je pu succomber ?! Qui est-ce qui pouvait BANDER sur une meuf pareille, HEIN ?! Non… Il fallait impérativement que je déguerpisse d’ici. Et vite fait ! C’est suite à cette pensée que je me mis à retirer la main et la cuisse qu’elle avait foutu sur moi, tout en prenant garde à ne pas la réveiller. Lorsque je fus sûr qu’il n’y avait rien à craindre, je me levai rapidement du lit avant d’enfiler mon pantalon. Pour le reste, je les ramassai tout simplement avant de prendre la direction de la sortie…

Comme un gros voleur…

S’enfuir d’ici… Et repartir sur de bonnes bases. Voilà. C’était le bon plan.
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Mer 23 Aoû 2017 - 9:15
Allongée sur le lit, à peine vêtue de ma petite culotte, je suis encore au pays des songes, m’accrochant pourtant à l’homme à côté de moi comme s’il était une peluche. Un bras sur son torse, une jambe qui vient aussi le dominer. Je dors paisiblement à mille lieux de m’imaginer que l’homme à mes côtés est réveillé et qu’il se prend la tête pour savoir qui je suis. Je dors comme un loir. Ou dormait plus précisément. Parce qu’il se bouge, faisant certes retomber mon bras et ma jambe sur le matelas doucement, mais dans mon rêve, cela implique malgré une toute légère sensation de chute et cela suffit à me réveiller. Ouvrant les yeux rapidement, je regarde la scène qui se joue maintenant devant mes yeux. Restant allongée, je bouge cependant un peu pour me retrouver allongée sur le ventre, les bras croisés sous mon menton alors que je fixe l’homme tenté de se rhabiller discrètement. « Shuu-Hei. » Soufflais-je alors en insistant sur chacune des syllabes de son prénom. Un léger sourire sur les lèvres, amusée de voir l’homme tenté de partir comme ça la queue entre les jambes. Un fuyard ? Un peureux ? Possiblement. C’est assez souvent ce que je trouve ici à Kumo en fait. Au final, ce village est rempli de trouillard. C’est navrant. Ils sont juste bon à lire des livres et ramasser le savoir.

« Pourquoi partir si vite. Surtout après la nuit que l’on a passé. » La nuit, la soirée surtout, parce que je l’avais rencontré dans un bar et je m’étais incrusté à sa table pour profiter un peu de son portefeuille, un peu comme j’avais déjà fait avec Shojito, mais comme avec l’Ikezawa, je n’avais pas prévu de finalement découcher. Est-ce qu’il se demande où je suis maintenant ou bien n’en a-t-il rien à faire de ne pas m’avoir vu revenir cette nuit pour dormir ? Il est vrai que j’essaie de ne pas être trop dans ces pattes même si je profite pas mal de son hospitalité. Bon cette nuit, j’ai surtout profité de celle de cet homme, un Metaru si j’ai bien suivi. Le premier que je rencontre et probablement pas forcément le mieux. Encore un alcoolique. Mais je dois dire qu’il m’a quand même bien faire rire. C’est pour ça que je lui fais cette remarque, parce que j’ai envie de voir comment il va réagir et voir s’il va encore réussir à étirer mes lèvres en un petit rictus.

Je me mouve alors sur le lit, m’étirant un instant pour aller attraper un bout de tissus au pied de celui-ci, l’enfilant rapidement, j’esquisse un léger sourire. « C’est à toi, ça non ? » Questionnais-je alors le pseudo ivrogne en lui montrant le t-shirt maintenant sur mes épaules, faisant faussement une mine innocente, comme si c’était uniquement dû au hasard que je me retrouvais avec ça sur le dos. Un t-shirt qui empeste l’alcool qu’il a bu et s’est renversé dessus Un sourire faussement innocent vissé sur mes lèvres. Oui, je me moque de lui, oui je le provoque. Mais à partir du moment où il a été désireux de se faire la malle comme un voleur, il faut bien que je le provoque d’une façon ou d’une autre pour lui faire payer ça non ? Dans tous les cas, en un coup d’œil, il peut reconnaitre qu’il s’agit de son vêtement. Vachement trop large pour moi. Je parais encore plus chétive que d’ordinaire à cause de cela tellement je nage dedans. M’installant maintenant en tailleur sur le lit, je continue de le regarder, attendant de voir sa réaction, d’entendre ses paroles et surtout de découvrir la voix qu’il peut avoir quand il n’est pas imbibé d’alcool. Une voix qui doit sûrement être plus posée.

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Mer 23 Aoû 2017 - 13:40
Oh putain…

Ce fut ma première pensée lorsque j’entendis la voix de la gamine qui s’était réveillée ou qui devait sans doute faire semblant de dormir. Il faut dire que j’avais pris toutes mes précautions pour la dégager en douceur et pour m’évaporer, mais niet. A croire que les Dieux m’avaient abandonné. Figé comme une statue, mon air se crispa de seconde en seconde surtout lorsqu’elle prenait plaisir à l’ouvrir. « La nuit qu’on a passé » Comme si je pouvais me souvenir d’une telle chose ! Comme si je pouvais assumer une telle chose ! Comment que Daisuke se foutrait de ma gueule s’il savait que j’avais « pécho » une planche à pain. ‘Fin, lui c’était un type presque tout terrain sur ce point ! P’être le pire même. Mais il n’empêche qu’il allait se foutre de ma gueule avec bon cœur. Plus que quiconque, il savait pertinemment que les planches à pain n’étaient pas du tout mon genre. Pas mon style. Pas une cible de choix. J’avais vraiment du mal avec les meufs pas du tout gaulées. C’était presque viscéral. Non, je n’étais pas dégouté, loin de là, mais comment être excité par des meufs pareilles ?! Tous les gouts sont dans la nature qu’on disait, mais je n’arrivais toujours pas à comprendre ces préférences et choix. Fallait être désespéré pour opter pour une meuf comme ça…

- « Hahahhaa ! T’es réveillée dis donc… »

Ma voix était légèrement tremblotante, preuve palpable de ma nervosité qui tendait mes muscles à un point presque inimaginable. Je ne m’étais pas encore retourné vers elle pour la regarder. Étranglé par un stress fou, j’étais tiraillé par un gros dilemme : Prendre la fuite comme un enfoiré ou rester ici pour assumer ce qui s’était passé hier… C’tte plaie ! Et dire que j’étais supposé être fiancé aux yeux de tout le village ! Je n’imaginais même pas le savon qu’on allait me passer. Ça plus le fait que Nora risquait de faire l’éplorée rien que pour me faire bien chier comme il faut… Il faut dire que la gamine avait plus d’un tour dans son sac et rivalisait d’ingéniosité quand il s’agissait de m’empêtrer dans des situations assez gênantes comme en témoignait son intervention lors de la réunion entre Metaru… Rien que le fait de penser à ce qu’elle pouvait me faire pour se venger de toutes les crasses que je lui avais fait subir, me faisait frissonner. Mais avant de trop me perdre en réflexions, il fallait que je règle l’urgence qui s’imposait à moi ! Cette gamine… Comment devrais-je m’en débarrasser ? Avant tout, se retourner… Et c’est ce que je fis, me rendant compte qu’elle avait arboré mon vêtement comme si de rien était. Genre elle croyait qu’on était amoureux ou quoi…

D'ailleurs, c'était quoi son nom déjà ?

- « Ça te va à ravir tu sais ! »

Mon intonation était on ne peut plus calme et maitrisée. D’abord, calmer le jeu : L’idée était de la remettre en confiance avant de se barrer. Ça commençait par la flatter, même si comme je l’avais déjà dit, elle n’avait rien de vraiment intéressant à part sa bouille qui était mignonne, je devais l’avouer. D’ailleurs, était-elle majeure ? Ouais, elle devait l’être… Pour porter un string et passer son temps avec moi dans un bar, elle devait l’être. Je ne voudrais même pas penser à l’éventualité selon laquelle elle était mineure. Ça le foutrait mal... « Tu es toujours aussi magnifique… » Sauf que t’as pas de formes. Et qu’en temps normal tu devrais pas te retrouver ici. Mais je me gardai bien de lui partager ces impressions et lui communiquai plutôt un sourire. Mais un sourire factice. Je me rapprochai d’elle avec un air langoureux, puis je me penchai vers elle pour lui embrasser le front comme si de rien n’était. C’était ça la clé ! Faire comme si de rien n’était. Si elle pensait que j’allais céder à la panique, elle se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Lorsque je me redressai, je passai une main dans sa chevelure avec tendresse… « Je partais te chercher un petit déjeuner… » Le mensonge fut sorti avec un tel naturel que personne ne douterait de moi.

Surtout avec le sérieux que j’affichais…

- « Je ne voulais surtout pas te réveiller… D’ailleurs, j’y vais, attends-moi là… »

Et ni une ni deux, je m’étais relevé pour me diriger vers la sortie !

Elle n’allait plus me revoir celle-là…
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Mer 23 Aoû 2017 - 22:47
Un rire franchit mes lèvres quand il me fait son pseudo compliment. "Arrête tu vas me faire rougir !" lançais-je comme si je pouvais si facilement succomber à son charme. D'ailleurs, en a-t-il réellement ? Il a l'air d'un papy là, déjà avec ses cheveux blancs. Ok, il est bien bâti, mais j'ai un gabarit assez similaire à la maison, enfin... Si je peux dire la maison, sachant que ce n'est pas chez moi. Bref. Fixant l'homme qui me fait maintenant face, je suis clairement entrain de me foutre de sa gueule comme pas possible alors qu'il continue de me faire des compliments. Magnifique ? Je penche la tête en souriant. Baissant un peu le regard, tentant de jouer la mimique de la fille rendue un peu timide par le compliment qu'on lui fait. Sauf que c'est... Compliqué ! J'ai jamais réagis comme ça, comme une nunuche sans cervelle qui prend pour acquis ce qu'on lui dit, ce qu'on lui donne. Enfin, jouer la comédie est quelque chose que j'aime faire, sinon, je ne serais pas entrain de me moquer de cet homme probablement bien gradé en vue de son âge et de son nom. Un Metaru, rien que ça. J'avais pas fait les choses à moitié cette fois, pas comme avec l'Ikezawa même si je dois dire que j'apprécie plutôt bien la compagnie du blond. Il faut dire qu'on a pas mal de point commun lui et moi. 

Bref, relevant le regard sur l'homme torse nu devant moi, je baisse un peu la tête quand il s'approche et dépose un baiser sur ma tête en mode normal. Genre, il est réellement attentionné quand on se moque de lui ? Voilà-t-il pas qu'il me caresse la tête. Relevant le regard pour le regarder alors qu'il est proche de moi, je ne peux à cet instant pas m'empêcher de rougir malgré moi tant la proximité entre nous est proche et assez malaisante à mes yeux. Le regardant ensuite se redresser, je replie mes jambes contre mon torse, passant mes bras autour de elle-ci faisant visiblement la moue. "Et mon baiser alors ?" Lançais-je pour voir comment il allait réagir ? S'il me montrait de la tendresse c'est qu'il estimait qu'il s'était passé quelque chose entre nous hier soir non ? Sauf qu'une fois rentré ici, il s'est endormi comme le vieil ours qu'il est. Je me suis battue avec ses vêtements pour les lui retiré et ainsi ne pas voir l'odeur d'alcool collé à mon nez toute la nuit. 

"Puis... Tu sais, je ne mange que très rarement le matin, alors tu n'as pas besoin de partir." Lançais-je alors, bien décidé à ne pas le laisser franchir cette porte si facilement. Et oui, là, je lui mentais encore, étant donné que je n'ai jamais sauté un petit déjeuner sauf en de rare cas, mais pour moi, le petit déjeuner c'est sacré ! Enfin, là, je compte bien le prendre plus tard, limite en compagnie de Shojito avant d'aller nous entrainer si cela le tente, comme ça, c'est lui qui payera. M'enfin, dans tout les cas, là faut que j'arrive à retenir Shuuhei ici, pour pouvoir continuer de jouer avec lui encore un peu.  "Je préférais passé encore un peu de temps avec toi, seule ici." Soufflais-je en penchant un peu la tête sur le côté, cherchant à lui faire un regard charmeur. "Mais si tu veux réellement y aller, il faut que tu récupères ton t-shirt avant." Je le provoque un peu là parce que je ne compte pas le retirer si facilement. Je suis d'humeur joueuse, alors je vais jouer avec lui que ça soit à ses dépends ou non.  

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Jeu 24 Aoû 2017 - 16:07
Salope, salope, salope…

Ce mot revenait en boucle dans mon esprit alors que j’avais la main droite sur la poignée de la porte qui allait me libérer de ce cauchemar éveillé. « Baiser » « Je ne mange que très rarement le matin » « Récupérer ton t-shirt avant »... Ces phrases à mesure qu’ils me parvenaient plus ou moins directement aggravait ce mal de tête qui ne voulait pas encore me lâcher, tout comme la gamine en fait. Sa toute dernière phrase me fit d’ailleurs comprendre qu’elle avait deviné rapidement mes intentions. Y’a des jours comme ça où on avait clairement envie de maudire cette satanée intuition dite féminine. La mâchoire serrée, j’hésitai un bon moment avant de me retourner, non sans un sourire forcé. Elle me faisait chier, mais je ne pouvais clairement pas exploser de peur de représailles qui entacheraient ma réputation.

Quoiqu’elle ne volait pas haut non plus, la réputation en questions, mais bon…

- « Un baiser… ? Mais je t’en ai fait un, non ? Sur le front ! C’est encore plus mignon comme ça pourtant ! »

Mais je veux pas t’embrasser putain ! C’est quoi ce manque d’affection ?! La nuit a été insuffisante ou quoi ?! Que je me mis à penser tout en gardant un sourire Colgate et en revenant près d’elle. Refuser de l’embrasser reviendrait à être un salaud. Mais lui rouler une grosse pelle comme si elle me faisait de l’effet n’était pas non plus dans mes plans. Alors, pour couper la poire en deux, je m’approchai encore plus jusqu’à ce que je sois à ses côtés, puis je me penchai vers elle pour poser mes lèvres contre les siennes. Un smack bien appuyé s’en suivit, mais je le rompis rapidement. A mon sens, ce « baiser » était suffisant pour la contenter. Il ne fallait pas abuser non plus. En attendant, je posai mon cul sur le grand lit, tout juste devant elle, avant de m’emparer de ses petites mains toutes délicates avec tendresse.

- « Partir ? Moi ? Et pour aller où ? Je tenais vraiment à t’offrir un petit déjeuner digne de ce nom ! Preuve en est que j’ai laissé mon T-shirt ici, non ? »

T-shirt qui empestait l’alcool d’ailleurs. Même moi je fronçai des sourcils. C’était à se demander comment elle pouvait porter ça sans broncher. C’était la preuve ultime que les femmes étaient prêtes à tout pour arriver à leurs fins ! Des sorcières j’vous dis ! Des sorcières ! Et elle était presqu’à égalité avec l’autre folle de moniale qui me « servait » de « fiancée ». Toutes les mêmes ! Toutes pareilles ! Y’en avait pas une pour rattraper l’autre, sérieux ! Ceci étant dit, qu’est-ce qu’elle pouvait bien me vouloir, là ? Du sexe ? Improbable ! Si on avait bel et bien couché ensemble, j’avais certainement dû la combler. D’ailleurs, je m’étonnais de voir qu’elle était en pleine forme après notre nuitée. D’habitude, mes partenaires dormaient à poings fermés avec un gros sourire aux lèvres, toutes satisfaites. Alors, c’était quoi ?

Du fric ? Sans doute ! Sinon qu'est-ce qu'une gamine foutrait avec un vioque comme moi, hein ?

- « Alors, dis-moi ce que tu veux, là, actuellement, heuuu… »

C’était quoi son nom, déjà… ?

Et pourquoi je continue d'attraper ses mains, moi ?
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Jeu 24 Aoû 2017 - 18:13
« Tu me prends pour une petite fille ou quoi ? » Lui répondis-je du tac au tac alors qu’il trouvait une excuse aussi bidon que lui pour ne pas m’embrasser sur les lèvres. Comme si j’avais la peste en quelque sorte. Bien qu’en même temps, quémander comme ça un baiser d’un homme que je fais marcher de la sorte, c’est assez étrange comme situation. Rester a-t-il à ma merci un long moment ? Jusqu’où croira-t-il à notre soi-disant nuit de folie ? Alors qu’au final, la seule chose dont il a abusé, c’est de l’alcool. Il n’a même pas posé un doigt sur moi. Frustrée ? Non, parce que cet homme aussi musclé puisse-t-il être, n’est qu’un vieux croulant avec un nom important. « J’en veux un vrai. » Lançais-je alors comme la gamine capricieuse que je peux jouer, voir si monsieur allait céder facilement ou non à mes caprices, voir comment, il comptait se tirer de cette situation. Penchant un peu la tête, j’attends de voir.

 
Je reste surprise un instant. Vraiment. C’est quoi ce baiser chaste ? Il est sérieux ? Pour un homme d’âge mur, je pensais qu’il serait plus apte à faire un baiser plus… Osé ? Pas un baiser que tout gamin sait faire. Je fronce alors les sourcils. « Tu étais bien plus prompte à me faire de vrai baiser cette nuit. » Lançais-je alors sans même savoir s’il savait ou non que je me moquais de lui. Peut-être qu’il se souvenait parfaitement de sa soirée et qu’il ne faisait qu’attendre de voir jusqu’où je pourrais aller par jeu et par profit ? C’est une possibilité, mais quitte à s’amuser, autant le faire même s’il y a un risque de se bruler les ailes. Cela ne fait que rendre le jeu plus… Palpitant. Dans tous les cas, j’attends avec une certaine impatience de voir s’il va oser plus uniquement sous ma provocation.
 
Baissant le regard sur sa main qui tient maintenant la mienne, alors qu’il est assis à côté de moi sur le bord du lit. Mes pupilles se repose rapidement sur son faciès alors qu’il parle à nouveau. L’écoutant attentivement, je ne peux m’empêcher de laisser entendre un petit rire nerveux à ses propos. Il me prend réellement pour une idiote ? Surtout que son t-shirt, c’est un cadeau empoisonné là ! Il pue la mort ! J’ai qu’une envie le retirer, ne plus avoir cette odeur d’alcool sur moi, mais non, je le garde pour le provoquer. Masochiste ? Probablement un peu. Le regardant dans les yeux, je finis par reprendre la parole doucement. « Et tu comptais prendre quoi pour mon petit déjeuner ? » Une question juste pour la forme, pour tenter de lui faire croire que je ne doute pas de ses paroles, ni même de sa bonne foi. Souriant donc un peu, j’ai finalement une petite idée. « On pourrait aller en prendre un ensemble quelque part. » Agir comme un couple ? La bonne blague, je veux juste profiter de son argent pour manger si je ne croise pas Shojito ce matin. Puis il me tend clairement la perche là.
 

Il finit cependant par me poser une question en guise de réponse à la mienne. Une technique d’esquive en soit. Sauf qu’il me montre clairement qu’il n’a aucun souvenir de la soirée. « Ryüka. » L’informais-je alors qu’il semble chercher mon prénom pour donner plus d’impact avec ses paroles. Sauf que ça fait tout le contraire. Il vient clairement de me faire comprendre qu’il ne se souvenait pas de ce qu’il s’était passé. Un petit sourire sur les lèvres, que je veux timide pour ne pas casser mon jeu, je suis ravie d’apprendre ça. Du moins, si c’est réellement mon prénom qu’il cherchait, parce que si ça se trouve, il voulait juste dire autre chose et ne pas trouver ses mots à cause de la gueule de bois. « Je veux simplement encore passer du temps avec toi… Tu as été tellement doux avec moi que j’ai envie d’apprendre à te connaître sans l’alcool. » Je penche alors la tête, tentant de lui faire les yeux doux.

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Ven 25 Aoû 2017 - 16:15
- « Doux… ? »

Moi ? Doux ? Depuis quand… ? Parce que c’était bien la première fois qu’une femme disait de moi que j’étais doux. Et c’était d’autant plus incroyable encore que j’avais été bourré ce qui aurait dû me rendre encore plus bestial qu’à l’accoutumé. Sur le coup, j’étais choqué et dépassé. C’était presque impossible. C’est pas comme si elle était la femme que j’aimais actuellement. D’ailleurs, est-ce que j’en aimais vraiment une ? J’avais quelques sentiments pour l’autre escroc là, mais de là à dire que j’étais carrément amoureux d’elle… Juste non. Non quoi. Du coup, j’avais un peu de mal à croire la jeunette qui se trouvait devant moi et qui arborait une gueule, ma foi mignonne, mais qui ne m’ébranlait pas du tout. Elle pouvait jouer à ça avec les autres, mais pas avec moi. Ça aurait pu passer dans une autre situation, mais là, elle était peu crédible. Bien peu crédible. J’étais un vieux d’la vieille quand même…

- « Comment est-ce qu’on est arrivés là… ? »

En soupirant ouvertement, je chuchotai pour moi-même tout en me demandant à quel moment je l’avais laissé m’approcher. Et puis, comment m’étais-je arrangé pour finir saoul ? Ce fait m’intriguait de plus en plus puisque j’avais une bonne descente. Une très bonne descente même. Éméché, je dis pas, mais saoul, ça me paraissait fou ! Il n’empêche que les faits étaient ce qu’ils étaient. Mon mal de crane… Mon t-shirt qui empestait l’alcool… Des preuves irréfutables que je n’avais pas été mieux qu’un ivrogne. Pitoyable ! Mes yeux étant rivés vers sa poitrine inexistante, je finis par les redresser vers le joli minois de la gamine. Qu’est-ce qu’elle voulait en fait ? Du fric… ? Vraiment… ? Si j’avais parié sur cette idée, je doutais un peu plus maintenant. Qu’est-ce qui l’avait empêché de faire mes poches et de déguerpir de là ? A moins que je l’avais vraiment épuisé même en étant doux ? Rhaaaaaa ! Je savais plus, bordel !

Je pris une profonde inspiration. Ça commençait vraiment à être compliqué tout ça. Et puis, si je voulais m’en sortir, il faudrait que je mélange un peu mensonges et vérités. J’avais pas le choix ! Parce qu’à ce rythme-là, cette sangsue, je m’en débarrasserais pas du tout, ce qui ne serait pas pour m’arranger. En plus, il fallait que je me sauve vraiment. Entre ma famille et le boulot… « Il me semble t’avoir pourtant dit que j’étais fiancé, Ryu… » Bobard ou non ? Pour le coup, je ne savais pas. Il était possible que j’aie été cash dès le début, histoire d’éviter les méprises. Plus que probable même. Et puis si elle affirmait que non, je n’aurai qu’à insister sur le fait qu’elle avait dû oublier que je lui avais mentionné ce fait. Je serrai ses mains dans les miennes tout en lui faisant un sourire quelque peu désolé, puis je la tirai vers moi pour l’enlacer contre moi. J’allais devoir assurer pour que ça passe crème, mais je voulais surtout éviter le scandale.

- « Ryu-chan… Toi et moi avons passés un bon moment. Mais il est préférable que ça s’arrête là… Tu es jeune et tu as encore l’avenir devant toi… Tu rencontreras très certainement un type bien… »

N’empêche que ce t-shirt empestait, putain ! D’ailleurs, je la lâchai pour me lever tranquillement…

- « Par contre, je veux bien aller te chercher à manger. Dis-moi ce que tu veux et tu l’auras ! »

Et elle avait intérêt à pas abuser…
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Ven 25 Aoû 2017 - 18:32
Il semble surpris par mes mots. Ai-je dit une connerie ? Probablement, mais est-ce réellement important ? Non, pas tant que ça étant donné qu’il n’a aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, il ne peut que se fier à ce que je lui dis. Après tout, c’est moi qui était clean entre nous deux alors il est obligé de se fier à moi, même si cela peut le faire chier et aller à l’encontre de ses probables habitudes. Cependant, bien qu’un peu perturber, il me questionne quand même pour tenter d’en savoir un peu plus. Je dois peser mes mots je crois bien là. Redressant alors la tête, je lève ma main et commence à parler en énumérant sur mes doigts. « Tu étais au bar. Je suis arrivée. On est parti ensemble, mais comme tu ne retrouvais pas le chemin de chez toi. On est venu ici. Ensuite, je ne dois pas te faire un dessin j’espère ? » Je penche la tête en le regardant. C’est grossièrement résumé, c’est grossièrement la vérité également. De base, je devais juste l’aider à rentrer chez lui, mais ignorant ou était son chez lui… et lui incapable de retrouver son chemin. Il m’avait parler de poubelle pour se repérer… J’avais halluciné en entendant sa phrase. Un truc du genre, il y avait une poubelle là tout à l’heure. Je crois. Bref, rien de bien glorieux en somme et je doute qu’il soit désireux que je lui rappelle cela, bien que cela est assez tentant. Je devrais peut-être… Après tout, quand on est sous l’effet de l’alcool, on fait et dit de belles conneries. C’est pour cela que je ne me laisse jamais à finir complétement ivre. Affaiblir un peu mes sens, mais rien de plus. Pas jusqu’à altéré ma mémoire et être comme le blanc en face de moi, incapable de me souvenir de quelque chose. En somme, je bois avec une certaine modération. Chose qu’il ne connait visiblement pas. « Cela te va comme résumé ou bien tu veux que je te décrive davantage chaque étape ? » Lui lançais-je en relaissant tomber ma main.

Voyant ses réactions, je reste silencieuse alors qu’il laisse entendre un nouveau soupire. Je le saoule à ce point ? Amusant. Je m’amuse à tenter de l’analyser en quelque sorte, à tenter de savoir ce qu’il peut bien penser là, alors qu’il me parle d’une soi-disant fiancée en me donnant déjà un surnom ? Il est rapide en besogne là. Je souris alors en penchant la tête. « Et en quoi est-ce un problème ? Que je sache elle n’est pas là, c’est entre toi et moi cette histoire. Puis, tu sais, moi, ça ne me dérange pas de partager. Je peux ne pas être chiante tu sais. » Je lui laisse alors entendre un petit rire, moqueur, provocateur peut-être même, mais il est vrai que je m’en fiche qu’il soit fiancé ou non, c’est qu’un jeu pour moi. « Cela rend cette histoire encore plus amusante, tu ne trouves pas. » Je suis alors surprise de le voir me tirer dans ses bras pour une étreinte ? Sérieux ? Cela me surprend mais je n’en montre rien, me contentant de sourire comme le ferait une fille écervelée et attirée par lui et ses muscles.

Surnom encore une fois. Je vais réellement finir par croire qu’il cherche à se donner une raison à lui plutôt qu’à moi de me laisser là pour sa pseudo-fiancée. Je ne sais même pas si cette histoire est vrai. M’enfin, l’écoutant tout en regardant la base de sa gorge, je laisse mes doigts glisser sur son torse, dessinant ses pectoraux du bout de l’index. Relevant le regard vers lui quand il a fini de parler, je fais alors une petite moue que je veux triste. « Et si je voulais que ce type bien ça soit toi ? » Le questionnais-je alors faussement triste. « Ne puis-je pas te demander d’apprendre à me connaître avant de me recaler pour une histoire d’âge ? » Soufflais-je alors, le regard un peu implorant. C’est là que je réalise que c’est vraiment galère de jouer comme ça, de porter un masque de nunuche. Mais cela reste amusant, surtout quand le gars en face est crédule comme semble l’être le vieux.

Le sentant cependant me lâcher, je retourne m’asseoir sur le lit, faisant une mine digne d’un chien battu alors qu’il me parle encore d’un petit déjeuner. Je reste alors silencieuse, baissant la tête. « Tu dis qu’on a passé un bon moment tous les deux, mais au final, tu ne t’en souviens même pas. Au final, tu vas quitter cette pièce sans un regret, sans un remord alors que moi, tu me laisses avec des souvenirs qui ne pourront rien représenter. » Je serre alors un peu les poings, tentant de donner un peu plus de solidité à mes propos alors que je laissais ma voix partir un peu plus dans les aigu comme si j’étais sur le point de pleurer pour lui, parce qu’il veut m’abandonner comme une vieille chaussette. Raaah, j’ai trop envie de rire là en fait, mais je veux trop voir sa réaction et entendre ce qu’il peut dire là. Bien que là, j'en ai fait un peu trop je crois bien, surtout que ça sort du côté amusant de ce que j'ai pu lui dire tout à l'heure, enfin, c'était avant qu'il ne me dise qu'il estimait avoir passé un bon moment et qu'il cherche à me jarreter de sa vie. 
 
 

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Mar 29 Aoû 2017 - 3:19
Qu’est-ce qu’elle est en train de me faire là… ? Dans quoi est-ce que j’me suis fourré ?

Ces questions se bousculaient dans mon esprit alors que je lui accordais un regard complètement piteux. Si j’avais pitié d’elle ? ABSOLUMENT PAS ! Je pouvais être traité de pervers, de connard ou de je sais pas quoi, mais j’en avais rien à cirer, très franchement. Sur le coup, plutôt que de m’attendrir, elle me sortait par les pores. Déjà parce qu’elle m’avait sorti la carte de la « maitresse » et ensuite parce que j’avais une réputation à tenir et des engagements à respecter. Enfin, dans les faits, je n’étais pas encore marié à la moniale. Pire même. Je ne l’avais même pas encore culbuté ! Mais c’était bien parce qu’elle était du même genre de fille que celle qui me faisait face actuellement. Des profiteuses arrivistes qui n’en loupaient pas une pour se faire de la thune. Maintenant je voyais clair dans son jeu ! Cette meuf ne m’avait pas fait les poches parce qu’elle me voyait en sa poule aux œufs d’or. C’était clair et net ! Avoir un vioque dans sa poche, l’user au lit comme n’importe quelle salope et se faire du fric. Le bon plan quoi ! Elle était pire que Nora celle-là ! Mettre son corps à contribution comme ça… D’ailleurs, quel corps ? Pas un pet de graisses, de chair, de formes. Non… Je pouvais définitivement pas succomber à son charme… NO WAY !

- « Mais bien sûr que je m’en souviens, ryu-chan ! Bien sûr que je m’en souviens ! »

Je ne me souvenais clairement de rien ! De rien du tout ! Même pas de notre rencontre. Je me demandais si elle ne m’avait pas approché au moment où je commençais à être saoul, tiens ! Parce que si j’avais été encore lucide, je lui aurais surement fait comprendre (gentiment ceci dit, je suis pas une brute non plus) qu’elle n’était pas du tout de mon genre. Mais pas du tout. Elle était jolie. Clairement. Son visage était loin d’être dégueulasse et ses lèvres donnaient même l’envie de lui rouler une grosse pelle. Hormis ça… Rien… Mais rien du tout. Avec une mine sérieuse, je levai une main que je portai à sa poitrine. Ce geste anodin (Vu ce qu’on a fait hier soir…) fut en fait une tactique de ma part pour essayer de jauger ce « qu’elle avait pour elle ». Sauf qu’elle avait rien. Quedal ! Pas un gramme de chair. Du bonnet A-, carrément ! Je me retins de soupirer de dépit et j’enchainai sur une autre phrase pour faire diversion : « Je suis sûr que ce petit cœur-là ne bat pas pour moi… Tu mérites bien mieux… » Tiens… Ça me fait d’ailleurs penser qu’elle avait trouvé cette histoire « amusante ». Si c’était le cas, pourquoi s’offusquait-elle d’un tel dénouement ? Ouais… Logique. Elle jouait définitivement la comédie pour m’avoir dans ses filets et profiter de moi !

- « Mon clan n’acceptera jamais que j’ai une maitresse, malheureusement. Et mes futures responsabilités ne me permettront pas de nourrir cette relation en cachette… »

Puisqu’elle faisait sa pute, je n’avais aucune raison de changer moi aussi de façon de procéder ! Il fallait que je me débarrasse d’elle coûte que coûte. Et une bonne fois pour toute. J’avais une idée, mais que je gardais encore en réserve en cas d’ultime recours. Mais en attendant, j’allais toujours jouer sur ce registre. Celui de l’amant qui n’avait d’autre choix que de mettre fin à cette relation ridicule. Si Daisuke me voyait, il se foutrait vraiment de la gueule et cette simple pensée faillit me faire éclater de rire, mais je tins bon. Je finis même par me lever avant de soupirer comme si la vie nous accablait, puis je posai mes mains sur ses épaules : « Épargne-toi cette puanteur… » Avec un air des plus soucieux, je me mis à tirer sur le t-shirt pour le retirer avec plus ou moins de douceur. Bien entendu, je l’obligeai à lever les bras pour ce faire et je réussis à l’enlever avant de constater avec « tristesse » qu’elle était définitivement plate et qu’il n’y avait plus rien à faire pour elle. Plus d’espoir ! J’essayai tant bien que mal de cacher cette impression en détournant mes yeux vers la fenêtre de la grande chambre dans laquelle nous étions, tout en roulant mon t-shirt en boule dans ma main. A croire que j’étais dans le coin avec une gamine, carrément… Définitivement pas mon genre !

- « Oublie moi, Ryu-chan… Et va de l'avant ! »
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Mar 29 Aoû 2017 - 17:33
Ne pas rire. Ne pas rire. Ne pas rire ! Sérieux, comment est-ce qu’il veut que je ne me moque pas de lui alors qu’il atteste qu’il se souvient de tout alors qu’il gobe mes bobards comme un enfant boufferait des sucreries ? Il les avale par grosses poignées. Alors, comment est-ce que je suis sensée garder mon sérieux alors qu’il atteste ce souvenir de tout. Penchant alors la tête sur le côté, je le regarde. « Si tu te souviens, on l’a fait comment ? » Le questionnais-je soudainement pour voir comment il allait esquiver cette question, voir ce qu’il dirait. Me laissera-t-il entendre un comme tout le monde sur le lit ? Un comme je fais d’habitude ? Il y a moyen de trouver une belle pirouette pour éviter d’être précis je suppose, bien que je pourrais toujours chercher la petite bête étant donné que là, je sais parfaitement qu’il ne se souvient de rien.

Puis, je cherche à le provoquer alors d’une toute autre façon, pour le retenir, pour le faire chanter en quelque sorte et tenté de jouer la fille totalement amoureuse de lui, la nunuche qui aurait craqué pour cet homme en un soir, en une nuit. La cruche de service en quelque sorte. Sauf que c’est que du jeu, une comédie que je lui serre. Un mauvais spectacle en quelque sorte, sauf qu’il continue d’y croire. Je baisse alors le regard sur sa main qu’il pose maintenant sur ma poitrine. Ecoutant alors ses propos, je ris légèrement. « Pourtant, c’est le cas. Tu ne crois pas au coup de foudre c’est ça ? » Le questionnais-je alors en relevant mon regard pour tenter de croiser le sien, tentant d’avoir une mine légèrement suppliante pour lui faire croire que je veux entendre une réponse oui. Et si jamais il venait à me dire oui, dans tous les cas ça me ferait comprendre qu’il ne l’a pas eu pour moi. Enfin, c’est n’importe quoi cette histoire !

Lui proposant cependant une alternative à son histoire de fiancée, j’hausse un peu les épaules en entendant ses mots. « J’aime comment tu te trouves des excuses. Un ninja doit savoir se faire discret et à t’entendre on dirait que c’est une chose dont tu es incapable. Es-tu réellement un bon ninja Shuuhei ? » Le provoquais-je finalement, pour tenter de le faire réagir, au risque de l’énerver plus qu’autre chose, surtout si à un moment ou un autre il apprend que je lui ai mentit et que je le mène en bateau depuis déjà plusieurs minutes là.

Il finit par me forcer à retirer son t-shirt, me laissant uniquement vêtue d’un string sur ce lit dont on n’a même pas souillé les draps par le péché de la luxure. Je le regarde alors, le tissu en boule dans ses mains. Je soupire alors. Me levant debout sur le lit avant de finalement en descendre pour attraper mes vêtements et commencer à m’habiller à mon tour, gardant toujours un œil sur l’homme pour être sûr qu’il n’en profite pas pour prendre la fuite. Surtout qu’il me lance encore une fois de l’oublier. Tournant la tête vers lui, je soupire une nouvelle fois. « Ta fiancée est si bien que ça que tu la veux elle a tout pris ? Ou bien est-ce une obligation de ton clan ? Parce qu’au fond, si tu étais bien avec elle, tu n’aurais pas atterri ici dans cette chambre avec une parfaite inconnue. » Raisonnais-je un peu alors que j’enfile maintenant mon t-shirt. « Ai-je tord ? » Je m’approche alors à nouveau de lui, venant me coller contre lui, laissant ma main glisser sur son torse en une caresse, remontant vers son visage pour saisir son menton et le forcé à baisser un peu la tête. Me hissant maintenant sur la pointe des pieds, je laisse mes lèvres rencontrer doucement les siennes, pour un baiser plus prononcer que ce qu’il a pu m’offrir jusque-là. « C’est plus ça un vrai baiser. » Je ris alors un peu. Provocatrice. Non. Juste un peu.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 19:45
- « Ah… Euh, ouais… Si tu le dis… »

Bonjour les emmerdes ! Finalement, qu’est-ce qui m’avait pris de boire autant ?! Dieu seul le savait ! Qu’est-ce qui m’avait pris de la laisser m’approcher autant ?! Dieu seul le savait ! Qu’est-ce que l’avenir me réservait là maintenant ? Là encore, Dieu seul le savait ! Elle embrassait bien et c’était pas ça la question ! Mais j’étais pas à l’aise avec une gamine pareille. Son âge n’était pas vraiment la cause de mes réticences. Ce qui me bloquait, c’était l’absence de formes notables. Si seulement elle avait eu un plus gros popotin, clair qu’on aurait pu s’enjailler ensemble, mais là… Enfin, j’avais beau me répéter la même chose que cette putain de situation ne changeait pas pour autant.

- « Il faut que j’aille aux toilettes ! »

Je me dégageai avec douceur de son étreinte non sans lui adresser un sourire un peu gauche, puis je me rendis avec mes affaires dans les toilettes, avant de fermer la porte derrière moi. En la scrutant, je me rendis compte qu’elle n’avait aucune fenêtre par laquelle se dérober. C’était bien ma veine. Je l’observai par contre un peu plus attentivement avant de hausser les épaules et de me diriger vers la baignoire. A défaut de pouvoir réussir ma fuite, j’avais la possibilité de prendre un bon bain et réfléchir à la suite des évènements. Une bonne idée qui m’arracha un petit sourire avant que je ne fasse couler l’eau rapidement et que je mousse le tout bien comme il faut. Le bonheur se résumait à peu de choses parfois.-

Une fois le tout prêt, je me déshabillai à vitesse grand V –non sans jeter un coup d’œil dans mon portefeuille pour m’assurer que tous mes ryos étaient bien en place, sait-on jamais-, puis je plongeai dans la baignoire pile à ma taille avant d’avoir un gros sourire aux lèvres. L’eau était tiède. Une température bien comme il faut. Et là-dessus, je commençai à me laisser aller. Mon mal de crane se calmait petit à petit et mon air tendu s’apaisa au fil des secondes. J’étais bien là. Manquait plus qu’une meuf bien foutue à mes côtés et c’était le paradis le plus total. Je me mis à sourire comme un con et je tournai mon visage vers la porte de la douche. Peut-être que Ryuka en s’ennuyant dans son coin, allait se casser.

L’espoir est permis après tout !
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Mar 5 Sep 2017 - 22:23
J'fronce les sourcils à son hésitation alors qu'il se recule un peu. Me laissant maintenant seule à nouveau. Je penche un peu la tête, le regardant trouver une nouvelle excuse pour sortir de la pièce. Mais cette fois, en prenant la porte de la salle de bain et non pas la porte d'entrée. Au moins, il ne va pas fuir. Ayant utilisé les toilettes cette nuit, je connais la disposition de la salle d'eau. Et ainsi donc de l'absence de fenêtre dans celle-ci. Le laissant donc prendre cette pseudo escapade libératrice, je me contente pour ma part de récupérer mes affaires pour enfin opter pour une tenue un peu plus décente et surtout, plus confortable. M'installant alors sur le bord du lit assise, je fixe la porte où il est rentré depuis déjà un bon moment. J'ai quand même prit le temps de fouiller pour retrouver où j'avais déposé mes affaires et ensuite les enfilés. Regardant donc la porte en bois, entendant le bruit d'eau, je soupire alors un peu. 

M'avançant maintenant vers cette dite porte, sans même frapper, je tente de l'ouvrir et celle-ci, n'étant pas verrouiller, comme j'aurais pu le croire. Etait-ce là une invitation dissimulée de la part de l'homme ? J'osais espéré que non, qu'il avait juste oublié ce détail ou bien que le verrouillage de la porte était juste, cassé ou obsolète. Pénétrant maintenant dans la pièce carrelée, je pose mon regard sur l'homme calé maintenant dans son bain. "Tu prends un bain et même pas tu m'invites à venir te rejoindre ?" Lui lançais-je alors, jouant une nouvelle fois la provocation avant de m'approcher de lui, pour finalement bifurquer et me tourner vers le lavabo au dessus du quel se trouvait un miroir. Contemplant ainsi mon reflet, je remarque les cernes sous mes yeux, preuve d'une nuit trop courte. Brossant sommairement mes cheveux avec mes doigts avant de grossièrement les tressés, n'ayant pas retrouver d'élastique, j'improvise un peu. 

Me retournant alors vers l'homme, détaillant un peu ses larges épaules, je soupire. "J'vais jouer franc jeu maintenant. Ça me lasse. On a rien fait. J'me tape pas les papés dans ton genre. Puis, tu étais trop ivre pour te souvenir où tu habitais alors je t'ai conduits jusqu'ici et flemmarde comme je peux être, je me suis calé avec toi dans cette chambre." L'informais-je alors en m'appuyant contre le lavabo, croisant les bras sur ma pseudo-poitrine. "On a fait que dormir ensemble, mais voir ta réaction ce matin, s'était trop tentant. Alors, j'ai joué avec toi. Mais là, c'est devenu chiant." L'informais-je alors. "Du coup, j'te souhaite bon vent et surtout, je te laisse régler la note de la chambre." Souriais-je alors. "C'est ton nom que j'ai donné en bas, étant donné que j'ai pas fait tes poches et que j'avais pas l'argent." Je lui fais alors un signe de la main et quitte la salle de bain pour le laisser profiter de son bain après un petit speech auquel il ne devait pas s'attendre. Bref, je le laisse seul, vidant les lieux de ma présence comme possiblement il a du le souhaité pendant un long moment. 

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Malheureux malentendu ; Ft Nakasu

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