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Flâner, l'art subtil de la découverte | Watari & Ayuka

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Mer 23 Aoû 2017 - 2:29
Au pays des pluies, il était assez rare que le soleil ne dore les forêts et ne réchauffe les rues. Depuis déjà quelques jours, elle pouvait la sentir, cette ambiance, celle qui semblait annoncer un orage à venir.

Bien que toujours à l'écoute des murmures, au courant que quelques trames politiques cachées au reste du peuple de Kiri, Ayuka ne comptait pas s'empêcher de vivre et sortir. Du moins, pas tant que la situation n'exigerait pas sa pleine présence aux côtés de son clan. L'air frais emplit ses poumons dès qu'elle sortit et l'animation dans les rues, la vue des clients attendant que la boulangère les serve, les enfants courants et riant, tout cela eut le don de lui retirer un poids.

Avançant d'abord d'un pas rapide, la jeune femme traversa la place centrale, quelques regards se tournant vers elle mais fort heureusement Ayuka attirait moins l'attention que la vue de son chef de clan. Se glissant dans une des boutiques dans la rue commerçante, contre quelques pièces retrouvées au fond de l'unique poche de sa tunique, un sachet de beignets à l'orange encore chauds.

Avançant sans réel autre but que de découvrir ou redécouvrir un peu plus le village, elle mangeait doucement, saluant poliment d'un hochement de tête les femmes âgées qui étendaient leurs lingues ou surveillaient les enfants qui eux aussi semblaient bien heureux de la présence solaire.

Alors que la jeune femme s'engagea dans des allées et ruelles moins fréquentées, mais non moins agréables, une feuille de papier portée par le vent, quelque peu déchirée, alla rencontrer sa jambe. Délaissant pendant quelques instants ses pensées qui se voulaient légères et ses dernières friandises, elle s'abaissa et attrapa vivement le prospectus.

"Cours d'épéisme, école du Sabre Fujin, ...", un nom qui lui disait vaguement quelque chose mais qui piqua sa curiosité. En effet, l'art du sabre n'était pas très répandu à Kiri, les jeunes préférant découvrir le pouvoir presque mystique du Ninjutsu plutôt que des lames palpables et souvent inertes. Visualisant rapidement le lieu, Ayuka ne mit que quelques minutes à arriver devant la devanture... Modeste du Dojo. Rapidement elle retrouva l'autre partie du prospectus, toujours accrochée sur le panneau qui trônait devant le bâtiment.

Déposant son sachet à côté d'elle, c'est avec une certaine minutie que la jeune femme commença à réunir au mieux les deux parties, bien que rendre l'affiche de nouveau lisible se découvrit rapidement être une tâche ardue.




Dernière édition par Yuki Ayuka le Mer 23 Aoû 2017 - 3:08, édité 1 fois
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Mer 23 Aoû 2017 - 2:57
Les bruits de marteaux sont répétés. Il faut bien ça, ici. Des gouttières rafistolées continuent d'être humide. La pluie n'en finit jamais ici... Sa pensée - ou ses paroles ? - s'étaient libérées naturellement face à ce commentaire de plus contem-plaintif. La situation ici était étrange. La nommée de Mizukage et ses méthodes laissait passablement inquiet le jeune samouraï. Dans son pays, le système féodal n'était pas non plus réputé pour sa transparence... Mais ici, il y avait une tentative d'enfermer le village sur lui-même. Pendant que les rumeurs parlait d'autres villages débordant de vie... Quant aux rumeurs... Que devait-il en penser, très sincèrement ? L'inquiétude n'était pas palpable que de par lui-même. Les habitants eux-mêmes étaient confus. Pour les plus courageux, certains se posaient de légitimes questions. Il se laissa retomber en arrière, dans une flaque d'eau. Quelques passants applaudirent l'acrobatie. Il en salua quelques uns qu'il n'avait pas encore vu aujourd'hui, avant de retourner se changer à l'intérieur et se préparer à l'entraînement. Il ne garda que le strict nécessaire : son hakama et son kimono d'entraînement, bien plus sobre.

Se mettant dans la rue, il travailla ses gardes, ce qui offrait aux passants, la vue d'un samouraï aguerri en train de s'entraîner. Il avait décidé de les faire devant son dojo de telle manière qu'il puisse faire connaître son art aux curieux. Comme à chaque fois, le petit Kenshi et son frère, Senta, des habitants du coins, le rejoignirent pour s'entraîner, tentant d'apprendre au mieux. Ils ne le payaient pas, mais c'était ainsi : la situation économique était trop mauvaise à cause du banditisme et malgré sa réduction. Le pays de l'eau était à l'image du ciel gris permanent qui le recouvrait. Un endroit qui se noyait dans sa propre mélancolie.

Il vit une jeune femme s'approcher, sans le remarquer. Il continua alors de s'entraîner, sans réellement en chercher plus. Quand elle tenta de remettre en place les morceaux abîmés par les pluies incessantes d'une affiche qu'il avait pris le soin de calligraphier lui-même, l'un des deux "disciples" qui s'entraînait avec lui la montra du doigt. Watari s'approcha de celle-ci, encore un peu étincelant de la sueur de ses répétitions de frappes et demanda :

- Excusez-moi, puis-je faire quelque-chose pour vous, demoiselle ? Êtes-vous intéressée par mon enseignement ?
- Monsieur Hoshirugi, vous savez bien que personne n'a d'argent pour vous payer ! Avait commenté à juste titre Kenshi, écorchant au passage le nom de famille de son "sensei".


Dernière édition par Ten no Tsurugi le Mer 23 Aoû 2017 - 4:55, édité 1 fois
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Mer 23 Aoû 2017 - 3:33
Tenter de rafistoler une affiche. Un acte qui semblait si anodin quand on connait le doute qui gagnait chaque esprit de Kiri, quand on entendait de nouvelles rumeurs sur cette nouvelle Mizukage. Ayuka possédait quelques pans de l'histoire de Kiri et savait que cette mystérieuse femme de pouvoir avait eu son rôle mais pour autant, elle ne comptait pas se laisser endormir face aux nouvelles mesures qui risquaient de tomber sur le village.

Alors qu'elle réussit à recoller un morceau elle sentit aisément la présence masculine qui s'approchait dans son dos, restant silencieuse quelques secondes, concentrée avant de tourner son visage vers... Le samouraï après rapide analyse de l'homme qui se tenait près d'elle.

Une de ses commissure de lèvre se redressa en l'entendant, dans un sourire oscillant entre sa malice habituelle et la politesse. Continuant de rafistoler l'affiche, elle répondit légèrement :

- D'après votre élève, dans ses temps économiques difficiles, j'imagine que le papier reste une denrée chère. Et puis il serait dommage de gâcher probablement de vrais efforts de calligraphie.

Ayuka ne se redressa qu'une fois l'affiche placardée de nouveau... Lisible, mais dans un piteux état.

- Et comment juger de votre enseignement ? Je suis sensible à l'art de la belle écriture mais il est difficile de juger de celui du sabre en lisant quelques lignes.

Rattrapant son sachet, elle soupira en voyant qu'il ne lui restait plus que deux beignets, croquant dans l'un avant de se tourner vers le jeune élève :

- Alors montre moi ce que tu as appris, histoire de voir la qualité de l'enseignement, ça me fera un première démonstration. A voir ensuite mon intérêt.

Certains pourraient penser qu'il s'agissait de dédain de demander ainsi à l'élève plutôt qu'au maître. Mais un élève sans technique restera toujours la preuve d'un professeur sans pédagogie.


Dernière édition par Yuki Ayuka le Mer 23 Aoû 2017 - 4:16, édité 1 fois
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Mer 23 Aoû 2017 - 3:53
Peut-être était-ce une véritable occasion de faire des affaires. Peut-être pas. Elle semblait l'avoir remarqué quand il s'était approché dans son dos. Il semblait reconnaître en elle cette discipline qu'il avait tant connu dans son pays d'origine. L'air intrigué, un sourire pensif éclaira son visage, alors que le petit Kenshi, 6 ans, triomphait d'avoir été défié :
- Vous allez voir ! Il est super fort, il coupe des feuilles avec son sabre ! Il m'a appris, mais je n'ai pas encore réussi à le faire comme lui, je vais vous montrer !
Il ne fit aucun commentaire sur les allégations du jeune homme qui se mit en garde. Au moins, il avait bien retenu ses leçons sur les gardes, puisque le petit pointait un shinai rafistolé vers la gorge de l'inconnue. Watari l'observa quelque instant. Avec son fourreau, il plaça délicatement quelques coups : l'un vers le bas du dos, l'un vers les épaules, corrigeant et perfectionnant la posture de son "disciple".
- Kenshi, ne pointes ton shinai sur quelqu'un d'armé et de plus vieux que toi. Je vais me mettre en garde face à toi. Exécutes une frappe moyenne, haute, et basse.
- Ouah, je vais pouvoir essayer de frapper Sensei Hoshirugi, Senta !
- Fais de ton mieux, même si je doute que tu parviennes à quoi que ce soit. Railla le frangin du gamin.
Ils avaient beaucoup d'énergie à revendre, c'était déjà ça, surtout en ces temps... Troublés ? Il commenta : Mon nom est Hoshino, pas "Hoshirugi". Je t'attends. Histoire de s'amuser un peu, le jeune homme ne dégaina pas son arme et se mit en posture de Battōjutsu. Kenshi s'émerveilla de voir son sensei tenir une posture différente de d'habitude et s'en orgueillit.

L'enfant exécuta du mieux qu'il put les frappes, même si bien évidemment, sa jeunesse rendait ses gestes largement perfectibles. Mais en tout cas, il parvint à les exécuter. Ce qui le rendit plus vif dans ses tentatives, c'était cependant la manière dont parait son sensei, avec le fourreau de son katana et ce, sans dégainer. Watari, le voyant rougir de pouvoir s'amuser ainsi, dit alors : Allez. Tu peux faire encore un peu de kumite avec moi. Senta, rejoins-le.

Senta était déjà plus doué que son frère. Mais rien n'y faisait, de manière assez agile et sans y mettre d'efforts, contre-attaquait en leur mettant de légers coup du bout de son fourreau sur leurs crânes, les empêchant de s'approcher. Ils finirent par abandonner, essoufflés, sous le regard amusé de Watari : Je suis fier de vous, pour des pratiquants très occasionnels, je vois que vous avez retenu les bases.
Senta s'inclina bien bas, avant de mettre une tape sur la tête de son frère pour qu'il en fasse de même et corrige ses manières : Merci sensei ! S'écrirèrent les deux enfants.

Watari se retourna vers sa potentielle cliente et lui demanda alors : êtes-vous intéressées, finalement ?


Dernière édition par Ten no Tsurugi le Mer 23 Aoû 2017 - 4:56, édité 2 fois
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Mer 23 Aoû 2017 - 4:23
C'est en finissant l'avant-dernier beignet qu'Ayuka observait ce léger combat. Son regard critique se concentra sur les enfants, qui juste par leurs postures, lui rappelèrent ses années d'enfance au Pays du Fer. Pendant quelques secondes elle se revit, shinai en main face à son père qui lui répétait les gardes à prendre, comment frapper le plus vite possible et lui rappelait infiniment de se concentrer sur son équilibre.

Voyant les deux enfants peinant à toucher leur maître avec leurs shinais trop grands et leurs pieds nus, elle contenu quelques réflexions se sachant en mauvaise position pour critiquer ceux que la misère touchaient tous les jours.

Quand son esprit se libéra des griffes du passé, la jeune shinobi prit également le temps de regarder ce samouraï au physique bien particulier. Les mêmes postures que son père, bien que leurs attitudes étaient clairement différentiables. Depuis son arrivée à Kiri, Ayuka n'avait pas rencontré beaucoup de samouraïs et les rares qui avaient croisé son chemin provenait directement du Pays de l'Eau. Ils avaient de la technique, mais jamais la jeune femme n'avait retrouvé l'impression de grandeur et de puissance qu'elle avait connu au Pays du Fer. Jusqu'à ce jour.

Une fois que les deux enfants saluèrent leur sensei, elle leur sourit, hochant rapidement sa tête comme pour féliciter ces petits guerriers. Assise sur le muret devant les portes du Dojo, son regard croisa de nouveau celui de l'homme, source d’interrogations. Un regard qu'elle avait du mal à qualifier, chose rare pour cette observatrice née.

- Finalement cela dépendra de vos exigences et aptitudes à négocier, dit-elle en faisant un léger mouvement de tête vers l'affiche... Qui menaçait de tomber à nouveau mais qui se refuser à donner un prix fixe. Et du niveau des élèves que vous acceptez, Hoshirugi-sama, ajouta-elle dans son habituel sourire.

Elle aurait simplement pu se balader, déambuler en finissant son dîner et rentrer au Domaine de glace. Mais sa curiosité et son envie d'amusement eurent raison de sa promenade.
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Mer 23 Aoû 2017 - 4:53
En parlant de votre niveau... Dit-il en se tenant le menton, l'air intrigué, contemplant le katana qu'elle tenait en bandoulière...Vous n'êtes pas qu'une shinobi. Vous avez été entraînée par quelqu'un d'autre. Portant son index sur ses lèvres, il s'interrogea. Puis, légèrement intrigué, il alla dans son dos, avant d'examiner ses épaules et de descendre jusque plus bas, dans le milieu de son dos. J'en suis presque sûr, mais votre respiration est un peu trop contrôlée. Vous avez déjà été formé par quelqu'un d'autre. Son teint pâle, légèrement laiteux et semblable à un paysage un peu neigeux se zébra très légèrement d'une teinte rougeâtre. Il se recula, ni trop promptement, ni trop lentement. Excusez-moi, j'ai été emporté par la surprise de voir quelqu'un qui semble venir du pays de fer. Votre précédent maître vous a bien formé, concernant votre respiration.

Ce n'était pas un mensonge ou une excuse pour tenter le dos de la jeune femme ; c'eut était un bien étrange hobby, quoiqu'il en fusse. La respiration d'un samouraï était très important pour exécuter à la perfection les frappes et les mouvements. Contrôler en permanence sa respiration était un réflexe long et difficile à acquérir, mais salvateur pour conserver son endurance au combat. Le corps de la jeune femme était souple, mais musclé. Malgré sa petite taille et sa force diminuée par rapport à celle d'un homme plus grand, elle ne devait pas être sous-estimée. Je me demande même si apprendre mon art vous serez utile, du fait. Il se perdit à nouveau dans ses réflexions. Il avait besoin d'argent, mais... De là à former quelqu'un qui n'en avait pas besoin ? Le jeune Kenshi attira l'attention du jeune homme : - Mais vous avez besoin d'élèves, non ? Montrez-lui comment vous coupez les oranges en l'air, je suis sûr qu'elle voudra apprendre avec vous ! Senta !!

Sans crier garde, une orange vola droit vers le visage de la jeune inconnue. Se remettant en posture de Battōjutsu, il se prépara à trancher. Sa posture était basse, il avait le visage bas, et son torse tournée vers la gauche par rapport à sa cible. Grâce à sa concentration, il se servit de sa rotation au bon moment et en retirant à peine son arme, il parvint à couper l'agrume en son centre, offrant à Kenshi la possibilité de récupérer les deux morceaux au vol et d'en renvoyer un à son frère. Les enfants, les samouraï ne sont pas des amuseurs publics... Ne faites pas ça, la prochaine fois, d'accord ? Il frappa légèrement avec le tranchant de sa main sur le crâne de Kenshi qui grimaça face à la punition. Il se retourna vers la jeune inconnue : Au mieux, je pourrais vous apprendre quelques coups ou vous servir de partenaire pendant des duels d'entraînement. Les véritables épéistes se font rare, à Kirigakure. Il lui fit un sourire assez faible et éphémère, avant d'ajouter, l'air plus sérieux, en s'inclinant bien bas.
Je suis Watari, du clan Hoshino, maître du Fujin Fūjin Ittō-ryū. Heureux de croiser une camarade d'armes par ces temps troublés. Il espérait que celle-ci lui répondrait de la même manière, conformément au code du Bushido.
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Mer 23 Aoû 2017 - 13:21
Sa famille connaissait son style de combat et souvent ses adversaires ou partenaires d'entraînement remarquaient ses postures bien différentes de la plupart des ninjas, mais cependant, il était rare que ces personnes arrivent à mettre des mots sur ce style de combat qui était celui d'Ayuka.

Quand elle sentit les grandes mains du jeune homme, lui-même pu remarquer une contraction réflexe de ses muscles... Mais comme il ne montrait pas d'agressivité, bien au contraire, elle ne ne se retourna qu'une fois qu'il stoppa ce premier contact physique.

Une main sur une de ses hanches et la tête légèrement penchée sur le côté, elle sourit en entendant ses déductions... Et se permit rapidement de faire les siennes. Une posture parfaite, il n'était pas un samouraï sortant tout juste de son apprentissage. Si Ayuka avait déjà eu l'occasion de croiser le fer avec son père, elle n'en restait pas moins curieuse car à la différence de ce défunt, cet homme semblait moins en muscles et plus en finesse... Le rapprochant sûrement sans le vouloir des utilisateurs de Ninjutsu.

La jeune femme étouffa très discrètement un rire quand il se fit la réflexion sur son possible non besoin de cours mais imaginant facilement la réelle nécessité d'argent de ce professeur. Rire. Ces derniers temps, peu avaient eu le talent d'alléger l'atmosphère moite et étouffante de Kiri.
Il est vrai qu'elle possédait sûrement plus de connaissances dans l'art ancien et chirurgical des samouraïs que la plupart des combattants de Kiri, mais d'un autre côté, cela faisant maintenant dix années qu'elle ne s'était pas entraînée avec un as du sabre, bien que ses entraînements généraux restaient quotidiens.

Alors qu'elle entrouvrit ses lèvres, prête à répondre, elle se retourna vivement, voyant l'orange se rapprocher dangereusement d'eux... A peine eut-elle le temps de sortir sa lame de quelques centimètres de son fourreau que l'agrume se retrouva projeté en deux morceaux quelques mètres pour loin. Un magnifique mouvement, qui témoignait forcément d'un entraînement ardu et d'un contrôle de son corps remarquable... Et affirmait sans aucun doute de leur origine commune au Pays de Fer.

S'incliner était un réel signe de respect chez les samouraïs, presque autant que se présenter... Mais faisait-elle encore partie de cette caste ? Alors qu'elle ne s'était plus présentée selon ce protocole depuis si longtemps, Ayuka délaissa une nouvelle fois son dîner, le déposant sur le muret.
Lui donner son nom ne serait pas une bonne idée et elle le savait... Si la jeune femme n'avait pas de problème à jouer quand il s'agissait de sa propre vie, ici son nom pourrait mettre en danger la sienne, celle de cet homme aimable, visiblement réservé mais aux intentions clairement admirables. Tant que les tensions entre la Mizukage et les clans dominants ne s'éteignaient pas, Ayuka savait que son nom pouvait attirer les mauvaises situations, voire bien plus... Elle prit le temps de remettre bien son katana contre elle avant de s'incliner, ses cheveux de blé suivant le mouvement de sa tête vers le bas, un air sérieux et respectueux sur son visage. « Ayuka. Fille d'Okamoto Akihiko, originaire du Pays de Fer. Comme vous si je ne me trompe. »

Dix années qu'elle ne s'était pas présentée comme telle, comme fille de feu son père. Elle appartenait au clan Yuki et il n'y avait aucun doute dans son esprit sur cette appartenance... Mais sa maîtrise du sabre, la shinobi ne la devait qu'à celui qui tous les jours l'avait réveillée pour s'entraîner.

Une fois l'aspect protocolaire passé, elle reprit son fameux sourire, s'appuyant légèrement contre le muret. « Cela dépend toujours de vos capacités en négociation et votre jugement quand à mon besoin de cours... Ou simplement vos envies d'entraînement également. » sur le point de croquer sa dernière friandise, elle remarqua cependant le regard très... Très insistant des deux enfants sur son sachet. Son regard passa du beignet vers les enfants, faisant ainsi deux aller-retours avant de soupirer en sachant pertinemment qu'elle n'en reverrait pas la couleur et leur tendre le paquet. « Tiens. Profitez c'est le dernier. »

Une fois les enfants victorieux, elle se reconcentra sur le jeune homme qui lui faisait face, croisant les bras contre elle. « Et selon votre persuasion et négociation, pourquoi ne pas tenter une fois au moins. »

Son regard se posa sur le très modeste dojo, assez curieuse... Ce samouraï pourrait sans aucun doute très bien vivre des missions pour le village et pourtant Ayuka sentait aisément le fort attachement de cet homme envers ce que beaucoup, sauf travaux, appelleraient une future ruine. « A voir aussi si je suis sensible au charme des lieux. »
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Mer 23 Aoû 2017 - 15:08
Lorsqu'elle se présenta, Watari s'immobilisa pour mieux réfléchir au nom. Okamoto... C'était un nom très répandu. Mais maintenant qu'il s'en souvenait... Il y avait un clan Okamoto près du grand général du pays de fer... Le jeune homme grimaça. Que faisait une fille de cet illustre clan ici, dans cet ersatz cauchemardesque qu'était Kiri, en tant que promesse de justice déchue et teintée par la folie perverse de la nouvelle Mizukage ?
Madamoiselle, si vous êtes bien la personne que je vous crois être, je suis surpris de vous voir ici. Peut-être êtes vous en voyage diplomatique ? Mais cela ne collait pas. Les frontières étaient fermées. Kiri était devenue une sorte de composte sans oxygène où macérait la misère sans aucune distinction. Dans cette cage de fer qui se voulait hermétique et où l'air semblait manquer, il imaginait mal le passage d'un dignitaire de son pays natal. Je ne suis pas digne d'être votre partenaire d'entraînement. Mais permettez moi de vous montrer mon humble demeure. Une voix hurla au loin et les deux enfants signifièrent qu'ils avaient dépassés le temps qui leur était imparti pour jouer dehors. Les enfants firent signe aux deux jeunes gens avant de les saluer pour partir : Au revoir jolie madame du pays de fer !

Les yeux de Watari lancèrent des éclairs et le jeune Senta rougit avant de rire de plus belle et de partir, pour éviter de cumuler les remontrances. Excusez-moi, il est encore jeune et ici à Kiri, ils ne connaissent pas votre rang... Veuillez lui pardonner. Il baissa la tête encore plus bas, cette fois, avant de se relever, et de la guider vers l'intérieur du dojo. Au fond, une armure complète siégeait, avec diverses lames de tailles différentes. C'était ses souvenirs du clan Hoshino, qu'il avait transporté jusqu'ici. Des éventails, des estampes et de la calligraphie arborant les valeurs du bushido décoraient les murs. L'intérieur du dojo était particulièrement propre et le jeune samouraï semblait avoir fait de son mieux pour en préserver l'enceinte. Il l'installa sur un makura avant de lui dire : Attendez, je vais vous préparer du thé.

Il alla mettre de l'eau à bouillir et prépara une décoction à base de sauge et de verveine de marais et des feuilles de théiers qu'il gardait précieusement pour les grandes occasions. Il ne semblait pas particulièrement nerveux, mais il semblait moins calme qu'il ne l'était d'habitude et se déplaçait assez vite. Quand tout était prêt, il tenta de reproduire autant que possible ses souvenirs de la préparation de cérémonie du thé. Il sortit des mochis qu'il avait préparé la veille et retourna servir son hôte : Veuillez m'excuser si vous quelque chose n'est pas à votre goût, mais je suis un piètre cuisinier et les ingrédients manquent beaucoup, notamment avec la fermeture des frontières...
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Mer 23 Aoû 2017 - 17:13
Juste par un nom de famille, elle se retrouva entraînée dans une situation plus que délicate. Au début la jeune femme eut un peu de mal à comprendre en quoi le patronyme de son père avait un tel pouvoir... Ce ne fut qu'au fil des paroles du samouraï qu'elle commença à se douter qu'il la confondait sûrement avec une autre. Pendant également un instant, elle crut qu'il se jouait d'elle et qu'il connaissait sa vraie identité...

Alors qu'il préparait le thé et que les senteurs d'orient emplissaient la pièce, le regard d'Ayuka se promena sur les murs, sur la calligraphie soignée du jeune homme, sur cette armure, aussi impressionnante que magnifique... Tout ceci ne faisant que renforcer le mal qui naissait au creux de son ventre.

Elle était venue simplement pour remettre une affiche, par curiosité, pour respirer. Elle aimait jouer mais pas mentir si bien que donner le nom de son père, un nom dont elle avait également hérité semblait être la meilleure solution.
Dans ces temps troubles, Ayuka se doutait que la moindre étincelle serait capable d'enflammer directement tout le village et si son clan serait certainement forcé d'avoir des perte, les civils et innocents seraient les premiers touchés. Peu importe comment le village allait tourner, quels problèmes sa famille allait rencontrer, Ayuka ne tenait pas à être une source de danger supplémentaire envers ceux qui subissait déjà la misère et le manque de richesse.

Quand il sortit de la pièce, son regard le contempla à nouveau... Elle ignorait s'il était innocent, tout comme son passé. Mais dès les premiers instants de leur rencontre, il s'était montré aimable, et tout aussi poli que respectueux. Mieux, Ayuka n'avait pas eu besoin de lui poser des questions pour que son esprit affirme que l'âme du jeune homme était noble.

Une fois assis face elle, la jeune femme regarda les mochis et le thé... Si elle ne s'était pas trouvée dans une situation si compliquée elle aurait pu rester de longues minutes, yeux fermés, à se laisser bercer par les douces senteurs. Quand elle goûta le breuvage, la shinobi dut se rendre à l'évidence : elle voulait ce thé pour chacun de ses instants de gourmandise. Pourtant son père lui en faisait également tous les jours mais elle reconnaissait aisément la supériorité du jeune homme dans ce domaine, n'hésitant pas à lui en faire part « Il est... Vraiment délicieux, merveilleux. ».

Sans ce poids dans son ventre, ce poids qui semblait doubler de taille à chaque inspiration, ce moment aurait sûrement été parfait... Reposant la fine tasse de thé mais sur le côté et non devant, Ayuka soupira intérieurement, un soupire nerveux, si étranger au caractère habituel de la jeune femme.
Elle abaissa sa tête ainsi que le haut de son corps face à lui, sa respiration se faisant plus rapide que les instants précédents. « Hoshino-sama, merci. »

Elle resta de longues secondes dans cette position avant de poursuivre : « Il est peu commun depuis quelques temps de faire des rencontres en dehors de la Brume et de les apprécier. Votre demeure bien que modeste est chaleureuse et je ne suis pas digne de votre hospitalité. »

Toujours dans la même posture, seul son thorax se mouvait, essayer de capter a mieux l'air afin de parler distinctement. « Vous me rappelez mon père, il avait la même bonté qui vous anime... » son interlocuteur put sentir sa voix trembler légèrement avant de se ressaisir et poursuivre : « Je suis Ayuka, du clan Yuki. Fille d'Okamoto Akihiko, ancien samouraï du Pays de Fer. »

Il pouvait le voir comme un mensonge ou comme une vérité dissimulée Il pouvait comprendre sa motivation ou croire en un possible esprit menteur. Mais quand ses mots furent délivrés, le poids qui siégeait en elle arrêta de grandir, attendant lui aussi la réponse du guerrier dans un silence de plomb.
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Mer 23 Aoû 2017 - 17:31
Le jeune homme s'immobilisa dans un long silence. Il avait légèrement rougit et hoché de la tête quand elle avait prononcé son nom avec le suffixe -sama à sa suite, car il n'avait pas l'habitude que ses pairs le reconnaisse. Mais celle-ci lui révéla être aussi une ninja de clan Yuki. Lui avait-elle menti ? Plongeant son regard fermé et ses yeux bleus mystérieux dans ceux ambrées de la demoiselle. Si elle avait voulu lui mentir, révélé sa véritable identité n'avait que peu de sens. Peut-être était-ce un réflexe d'une jeune kunoichi qui souhaitait rester discrète ? Celle-ci semblait porter le poids de la culpabilité et avait dit ne pas mériter son hospitalité. Il soupira, légèrement déçu. C'était bien là les réflexes qu'il avait l'habitude de voir chez les shinobi... Mais peu importe. Elle avait dit la vérité : faute avouée, à moitié pardonnée.

Eh bien, il semblerait que je me suis mépris sur votre identité, mais quant à savoir si vous méritez ou non mon hospitalité, c'est encore à moi d'en décider, Ayuka-dono. Il lui sourit faiblement. Vous me voyez honoré, si j'honore la voie aussi bien que votre père. Faible, mais sincère. Il l'avait cru su parole. Tout d'abord, car il préférait croire en cette jeune femme qui dissimulait mal son mal-être face à celui-ci, ensuite parce qu'il préférait croire en autrui que de se méfier des autres.

Toujours aussi chaleureux, il lui fit glisser l'assiette de Mochi avant de commenter, légèrement embêté : Voici quelques desserts traditionnels que je me suis essayé de reproduire comme l'eut fait ma mère... Ara... Disons que je ne suis pas aussi doué qu'elle, mais j'espère qu'ils vous satisferont. Il lui refit un léger sourire avant d'ajouter : Du clan Yuki... Même si je n'aime pas réellement les ninja, j'ai appris et servi à leur côté, pour aider à la fondation de ce village, quand ils lancèrent leur quête pour lutter contre la criminalité. Si j'avais su où cela nous mènerait... Les voies d'Hotoke-sama sont toujours aussi obscures... A ces paroles, il soupira, en lançant un regard à une statuette religieuse. Les temples lui manquaient... En ces temps troublés, la spiritualité était quelque chose qu'il avait du mal à retrouver. L'harmonie intérieure était pourtant nécessaire pour manier une lame à la perfection.
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Jeu 24 Aoû 2017 - 0:33
Ayant connu certains samouraïs vifs et agissant sous leurs émotions bien que respectueux de leurs adversaires, mais aussi d'autres qui semblaient si calmes que même la plus puissante des guerres n'ébranlerait pas leur équilibre, elle ne savait pas à quoi s'attendre. Et elle s'attendait à une réelle colère et pas à un visage capable de sourire.

Quand lui-même accorda un tel suffixe à son prénom, ce jeune homme encore si inconnu arriva à lui arracher un sourire. Pas aussi appuyés que les précédents, mais ses yeux suffisaient à exprimer sa reconnaissance face à l'honneur qu'il lui faisait.

En l'écoutant elle attrapa doucement un Mochi, un de ses desserts favoris... Certes parmi une longue liste mais qui rentrait facilement dans ses trois préférés. Ils n'était pas parfaitement régulier, ni brillant comme ceux vendus dans les meilleures pâtisseries du village mais déjà voir un samouraï s'adonner à l'art culinaire n'était pas courant. C'est en l'écoutant attentivement qu'elle croqua doucement dedans... Rapidement les arômes de yuzu emballèrent son palais, naturellement avec une telle saveur il ne pouvait que toucher son cœur. Cependant si elle n'avait pas de difficultés à l'imaginer coupant ce petit citron dans sa modeste cuisine, il était plus difficile de comprendre comment la pâte avait été assemblée car assez dense et plus difficile que la normale à mâcher.
Pas aussi brillants ni aussi fins que ceux qu'elle était capable de dévorer le soir devant sa fenêtre mais elle ne doutait pas que ce jeune homme devait mettre tout son cœur à l'ouvrage en tentant d'imiter sa mère.

Elle attendit de finir sa bouchée avant de lui répondre : « Si votre mère a pour habitude de cuisiner de telles pâtisseries, nul doute que j'aurais délaissé les armes pour devenir son disciple ! » Puis sur un ton moins léger, elle se souvint également des débuts de Kiri, du sang et de la violence. Pendant quelques instants son regard fut le même que celui qu'elle dut poser sur le premier homme qui avait péri sous sa lame, avant d'hausser légèrement les épaules, sa tête également doucement penchée sur le côté en répondant : « Je m'en souviens, j'étais présente... Bien que j'avoue ne pas avoir souvenir de votre armure dans la Brume. Mon père répétait souvent qu'il n'avait rencontré que peu de ninja digne de son respect, quand je n'eus plus réellement le choix, j'ai simplement tenté d'en devenir une qu'il aurait respectée autant que ses camarades. »

La shinobi prit une nouvelle bouchée, ses yeux continuant de se promener sur les murs décorés du Dojo, s'arrêtant sur l'armure, remarquant les fines protections métalliques, tout comme la finesse des pièces de tissu. « Je pense que si je l'avais croisée, je m'en serais souvenue, elle est bien plus colorée que celles que j'ai déjà pu voir par le passé. Et j'imagine qu'elle vous correspond plus que celles, sombres, dépourvues de couleurs. »
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Jeu 24 Aoû 2017 - 1:26
Ma mère est une femme simple. Elle n'aime pas la guerre, si bien qu'elle n'a jamais aimé que nous soyons formé. Elle me disait que si les gens préféraient s'offrir des mochi plutôt que de se faire la guerre, le monde n'aurait pas eu besoin de ninja ou de samouraï. Un sourire un peu triste vint troubler son calme. Une pointe d'émotion lui tordait le cœur : il serait mentir de dire qu'elle ne lui manquait pas. Mais cette tristesse avait de l'affection pour cette philosophie facile, qui, s'il ne pouvait la suivre, était quelque chose de simplement beau. Vous semblez être une jolie femme pleine de vie. Je suis sûr qu'elle vous aurait formé avec fierté et beaucoup de plaisir. Son sourire se mit lentement à s'éclairer avec chaleur et tendresse. Il prit une gorgée de sa tisane avant de changer de sujet.

La reconquête de Kiri semblait être le sujet suivant qu'elle voulut aborder. Elle le fit deux fois. Les deux fois pour lui faire comprendre qu'elle ne le reconnaissait pas. C'était probable, vu qu'il ne portait pas son armée, sauf dans des batailles rangées. Sinon, ce n'était pas pratique. Certes, cela le protégeait, mais le rendait beaucoup moins discret et mobile. C'est pourquoi elle ne l'avait jamais vu en train de la porter sur le champ de bataille. Je ne l'ai pas portée. Les ninja n'auraient jamais acceptés que je le fasse. Trop peu discret. Et puis, je travaillais comme mercenaire, donc j'officiais surtout en solitaire. C'est plutôt les dignitaires, comme Yuki Eiichiro-dono avec qui j'ai eu a traiter.

Il avait donné cette information car il savait pertinemment qu'elle saurait de qui il parlait. Et vous ? Je ne pensais pas que les Yuki se mariaient avec des familles de samouraï. Le pays du fer est assez loin et aucun clan de samouraï n'est ici, je trouve ça donc d'autant plus étonnant... Et ça l'était d'autant plus qu'il ne se souvenait pas non plus réellement d'elle. Cela dit, le clan Yuki était vaste. Ce n'était pas invraisemblable qu'ils ne se soient jamais rémarqués auparavant.
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Jeu 24 Aoû 2017 - 2:18
Oui, elle aurait aimé connaître sa mère, peut-être l'avoir comme mère, à elle. Cette affection qui transparaissait dans les yeux du jeune homme, il ne pouvait en être de même pour elle. Une mère fantasmée mais source de déception.

Bien qu'elle ne saurait délaisser sa vie de guerrière pour les art culinaires, le compliment qui lui fut adressé la fit sourire à nouveau. Si un compliment sur son physique, et peu de personnes se le permettaient, était toujours agréable, la possible fierté qu'aurait ressentie cette femme l'était encore plus.

Attrapant sans peu de discrétion un deuxième gâteau, n'ayant pas honte et estimant qu'il n'y avait aucune raison de le cacher, elle croqua dedans, avant de tiquer au nom de son chef de clan Bien que proche de celui-ci, elle ne connaissait pas toutes ses connaissances et ne pu s'empêcher d'établir une comparaison entre eux deux... Sur certains points elles arrivait à les rapprocher, sur d'autres, ils semblaient totalement à l'opposé et pour le reste... Elle ne connaissait pas assez le jeune samouraï pour imaginer la suite. Comme il ne semblait pas montrer d'animosité envers Eiichiro, elle se permit une rapide remarque : « La plupart des Yuki se couvrent plus que moi au combat même si les armures sont peu courantes... J'ai toujours eu du mal à apprécier un tel poids métallique sur mes épaules. »

C'est uniquement au moment de répondre à sa vraie question que sur son visage se mêlèrent de nombreuses émotions. Un soupçon de d'amusement ainsi que d'ironie sur ses lèvres, une nostalgie d'une époque d'ignorance dans son regard ainsi qu'un gigantesque flou sur la question de son avenir dans ses traits.

« C'est un clan lié au sang mais aussi à la volonté. Les règles sont moins... Strictes que la plupart de celles qui régissent dans les familles de samouraï. Une branche du clan a vécu au Pays de Fer avant que l'appel de Kiri ne nous fédère tous... Je sais que certains mariages se sont déroulés entre les Yuki et quelques autres familles de ninjas. » son sourire s'agrandit légèrement, s'agrémentant d'une pointe de malice « Mais de mémoire il y a pas eu de mariage entre Yuki et samouraï, sauf s'ils étaient secrets... Et je suis bien née au Pays de Fer. ».

Pourtant elle n'avait jamais été considérée comme bâtarde ou illégitime, elle ignorait jusqu'aux engagements qui avaient lié ses parents. Sa mère l'avait reconnue dès sa naissance et ne l'avait pas cachée, d'autant qu'elle ne l'avait pas abandonnée.
La jeune femme était une femme du clan à part entière, une des plus impliquée et avait gagné le respect des autres membres.

« J'ai porté deux noms, et je ne serais jamais moins fière de l'un que de l'autre. »
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Jeu 24 Aoû 2017 - 3:03
Elle possédait souvent un sourire narquois. Celui-ci semblait être assez fier d'elle. Cela avait sûrement le don d'énerver plus d'un shinobi, dans ce village. Mais cet air qui tombait parfois dans la prétention n'avait pas la force de cacher de très beaux traits. Elle était étonnement féminine, sous ses airs de garçon manqué. Sa coupe de cheveux l'amusait beaucoup. Elle était assez jolie, mais surtout, elle semblait être un véritable pied-de-nez aux chignons des samouraïs, puisqu'elle imitait leurs nœuds qu'il trouvait fort disgracieux par l'intermédiaire d'un ruban qui lui avait un charme et un esthétisme certain.

Son attitude était d'autant plus amusante qu'elle ressemblait jusque dans celle-ci à un homme à l'appétit de guerrier. Mais pour une fois que quelqu'un semblait apprécier ses produits culinaire, il était content de pouvoir participer au bonheur de l'estomac d'une autre personne. Elle lui indiqua rapidement qu'elle n'aimait pas les armures. Le moins que l'on puisse et sans aucun reproche, c'est bien que cela se voyait. Elle semblait presque faire-fi des probables regards qu'elle devait attirer et se contenter de sa tenue et équipements à la fois courts et ceintrés. Mais il n'était pas de bon ton de faire une remarque à ce sujet alors qu'elle lui en apprenait plus sur son originale filiation. Il n'était pas courant que les ninjas et les samouraï se mêlent. Les divergences dans leurs valeurs étaient tellement grandes que les accorder était souvent compliqué. Les samouraï étaient souvent à l'origine de l'arrêt prématuré de nombreuses carrières de shinibi, tant est si bien qu'une septentrionale rivalité les opposer.

Pourtant, elle était belle et bien là. En chair et en os. Et elle n'avait pas à rougir de ses origines, qui, de ce qu'il savait des Yuki tout comme de ce qu'il estimait de ses propres origines, étaient nobles. Elle semblait pourtant assez perdues entre ces deux-là. Tant et si bien qu'il se demandait s'il pouvait trouver les mots justes. Même si je ne peux imaginer quelle fut votre enfance, Ayuka-dono, permettez-moi de vous dire que peu importe si vos parents ne s'entendaient plus, je pense qu'ils ont matière à être fiers de ce que vous êtes devenu.

Il ne mentait pas. Si quelqu'un pouvait rougir de lui-même, c'était peut-être le jeune samouraï qu'il était, parti à l'aventure après un différent familial, pour se prouver à lui et aux autres sa capacité à devenir un maître épéiste et créer sa propre école de sabre. Il avait l'impression que son histoire semblait bien dérisoire, face à celle de la jeune femme qui, derrière ce masque sardonique, cachait un passé qui ne lui semblait pas facile à porter. Il ajouta alors :

Selon-moi, vos deux noms sont très importants et font qui vous êtes, dans votre féminité et votre force, Ayuka Okamoto-Yuki-dono.

Il s'inclina devant ce patronyme certes très long, mais dont la sonorité n'était pas forcément mauvaise, avant de lui sourire doucement.
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Jeu 24 Aoû 2017 - 4:50
Il avait quelque chose d'apaisant. Peut-être sa voix calme et assurée, ou la sérénité que son corps dégageait. Ou tout simplement l'art de trouver les bons mots.
C'était une attitude que la jeune shinobi n'avait jamais retrouvée à Kiri, celle d'un guerrier en équilibre avec lui-même.

« Mon enfance ne fut pas compliquée en elle-même, et je pense que si je devais envier la votre, les pâtisseries de votre mère seraient en cause. » Elle prit une dernière bouchée et bien que l'assiette soit en encore pleine, elle connaissait les limites de son estomac... La densité d'un seul gâteau serait capable de rassasier un guerrier pour une bonne journée.

Quand il prononça son nom au complet... Elle-même trouva que cela sonnait bien. Naturel, tout simplement, que cela la définissait. Mais il était assez perturbant qu'elle l'entendent pour la première fois dans les paroles d'un homme encore si mystérieux et inconnu. De plus, si les compliments n'étaient pas rares dans ce village ou même au sein de son clan, ils résonnaient différemment en cet instant. Sachant parfaitement que le choix des mots importait aux samouraï, une remarque agréable de la part de ce guerrier avait un tout autre poids que celle d'un ninja au détour d'un couloir. D'un naturel à voir rarement ses joues se couvrir de rouge, ces quelques mots lui tirèrent un nouveau sourire. Un sourire sincère, respectueux et charmant.

Hochant également la tête pour le remercier de telles paroles, elle finit néanmoins par se lever, sans un bruit. Alors qu'elle s'approcha des murs, lisant une à une les sept grandes vertus du bushido finement calligraphiées, elle finit par se laisser aller, elle aussi à quelques interrogations. « Comme vous le disiez, il y a si peu de samouraï dans le Pays de l'Eau, Watari Hoshino-sama. Si peu de famille habituées aux lames et pourtant au simple détour d'une rue, je découvre votre demeure. » Ses pas la menèrent jusqu'à se retrouver face à son armure et les quelques sabres qui décoraient fièrement ce simple mur en bois. Après quelques secondes d'admiration et restant près de ce joyau de manufacture, elle se retourna vers son hôte : « Pourquoi venir à Kiri, si loin du Pays de Fer, si loin de presque tous ceux qui pratiquent votre art ? »

Sans qu'elle ne puisse exactement expliquer l'origine de sentiment, cette pièce si modeste semblait pourtant si chaleureuse face à l'immense Domaine des Yuki. Et ce jeune homme provoquait en elle, la même sensation agréable que l'air frais du matin.
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Jeu 24 Aoû 2017 - 15:49
Les mots de la jeune femme le renvoyèrent face à son passé. Sa jeunesse avait toujours été plutôt simple. L'entraînement, l'horizon indépassable de maîtriser son sabre. Les heures passer à répéter, méditer, suer, saigner, serrer les dents. Pour toujours aller plus loin, plus haut et devenir le digne héritier du clan. Et puis... Son incapacité à utiliser la raiton lui valu d'être destitué. Bien sûr, il y avait plus à en dire, mais ce passé était loin derrière lui. L'histoire est longue. Pour faire court, je suis parti en pèlerinage pour développer mon art. Je suis arrivé ici au bon moment et j'ai accepté de participer à la reconquête du pays de l'Eau pour y diminuer sa criminalité rampante, trouvant la tâche digne de ma voie.

Tout cela était finalement vrai, même s'il n'expliquait aisément pas les raisons de son pèlerinage. Cette armure au loin était le dernier véritable lien qu'il avait avec son clan. Mais même s'il n'était pas l'héritier du clan au Pays du fer... Tant qu'il créait lui-même son école, son clan ici, alors il y aurait de la place pour lui dans cette famille. Il surpasserait son clan et reviendrait pour confronter son style à celui de son frère, comme le feraient deux disciples se retrouvant des années plus-tard. Voilà l'espoir puéril qu'il caressait. Mais il avait choisi cette voie qui le menait sur la route de plusieurs clans de Shinobi et d'intrigues politiques digne des époques troublées où le pouvoir des seigneurs de guerre locaux vacillait.

Elle semblait apprécier son modeste dojo, plein de solitude. Il était l'antichambre de ses rêves. Malgré tout, s'il n'y avait pas ces enfants et quelques pauvres pour venir occupait cet espace vacant, le vide qui régnait au sein de celui-ci lui rappellerait cruellement son échec. Il soupira avant d'ajouter : Était-ce difficile d'apprendre à utiliser la glace quand vous êtes arrivé dans votre clan ?
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Jeu 24 Aoû 2017 - 18:55
Au vu de l'état extérieur de la bâtisse et malgré les efforts que ce jeune homme avait fournis, Ayuka n'était pas stupide et voyant bien que l'affluence n'était pas un mot à associer à ce Dojo... Pourtant elle ne pensait que les compétences du jeune homme soient mises en cause. Non, tout était une histoire de nom. Car si toute personne du village connaissait les Yuki et les Kaguya, il n'était pas facile pour les clans mineurs d'émerger et se faire connaître.

Leur conversation finit par la rappeler une nouvelle fois à son passé, même s'il se trouvait moins lointain que celui du Pays de Fer. Utiliser le Hyôton... Elle avait toujours eu cette affinité en elle. Mais l'utiliser au combat relevait d'un autre exploit que faire apparaître un flocon entre ses doigts.

« Oui. » Oui elle dût s'entraîner bien plus que les jeunes qui avaient toujours connu Kiri, oui elle se souvint encore des blessures, de ses articulations la faisant souffrir, de sa mâchoire crispée quand elle n'atteignait pas ses objectifs. Face à lui, elle écarta légèrement son haori, son sabre devenant mieux visible. « En quelques jours j'ai dû délaisser un héritage pour apprendre à manipuler un nouveau style dans lequel j'avais énormément de retard. » Puis elle relaissa tomber le pan de tissu et continua à découvrir de nouveaux détails sur l'armure avant d'observer les sabres de ce jeune samouraï, certains plus grands qu'elle, la dépassant de facilement trois bon centimètres. « Tels mes noms, j'essaie de ne pas oublier l'art du combat du Pays de Fer et d'en faire un atout avec le Hyôton. Mais difficile quand personne dans sa famille n'a l'habitude du maniement de la lame. »

Il lui démontrait à quelle point cette époque arrivait à lui manquer. Lui avec son sourire poli, ses gestes fins et ses valeurs. Avec sa tenue traditionnelle, son amour visible pour l'art de sa caste. Avec sa gentillesse et sa bonté. Il l'intriguait, ce jeune homme qui semblait si éloigné de la violence sanglante du cœur des puissants du village. « Faites-vous des démonstrations au Grand Dojo ? Peut-être que voir directement votre style ferait naître plus de vocations que des affiches. » Elle sourit en ajoutant : « Bien que je ne nie pas que vous possédez une très belle écriture. »
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Jeu 24 Aoû 2017 - 20:13
Délaisser un héritage au profit d'un autre ? Il connaissait que trop bien cette sensation de trahir son passé vers quelque chose de nouveau. Mais lui ? Avait-il eu le choix? Incapable de produire de l'électricité comme ses frères, il était un utilisateur du vent et cela le rendait incompatible avec le style perfectionné par ses aïeuls. Un fils qui n'héritait pas du raiton, mais du futon, l'ironie du sort et de la providence lui avait causé beaucoup de troubles dans le passé. Il tenait plus de sa mère que de son clan ? Ou peut-être était-ce réellement le hasard qui l'avait maudit ? Non, il n'aimait pas le voir comme une malédiction. Il y avait sûrement un sens à donner à ce qui, selon la manière dont il le regardait, était tout autant une triste fatalité qu'une heureuse opportunité d'être autre chose que l'héritier du clan Hoshino.

Je ne connais que trop bien le fait d'abandonner ce qui était nos racines pour devoir reconstruire autre chose. Un petit sourire mélancolique accompagna ces mots prononcés presque dans une murmure alors que son regard se posa sur les reflets de son armure. De ma propre expérience, si je puis me permettre, Ayuka-dono... Il se mit à réfléchir en se caressant le menton, l'air pensif, semblant hésiter sur la manière dont il voulait formuler ses paroles, avant d'ajouter, légèrement amusé : Tout comme vous pouvez porter vos deux noms avec fierté sans en rougir, il vous est possible de vous servir de vos années de Kenjutsu avec votre Hyôton. De cette manière, rien ne sera abandonné et tout sera le chemin où vous pourrez vous accomplir avec l'ensemble de votre illustre héritage.

Cette conclusion fut auréolé d'un sourire chaleureux et légèrement mystérieux. Il n'avait pas tout dit de ce qu'il avait en tête, mais il restait pour autant sincère. C'était peut-être encore une fois Hotoke-sama et les kamis qui tissaient sa route qui lui présentaient cette jeune femme. Alors, il ferait de son mieux pour l'aider. Mais tout d'abord, il fallait répondre à sa question : J'évite cet endroit, même si je souhaiterais être plus connu, la période n'en est pas pour autant propice. De même, mon art est fort différent des sabreurs, bien que je respecte leurs serments, je doute que nos valeurs coïncident totalement.

C'est pourquoi il préférait éviter de s'y montrer. Les gens admiraient bien plus ces shinobis que les samouraï. Il fallait admettre qu'ils étaient plus nombreux et certains, plus fort que lui. Mais elle n'avait pas totalement tort. Malgré sa fierté, une certaine forme de timidité l'empêchait de s'entraîner là-bas. Certaines fois il n'avait pas le choix, car ils possédaient plus de matériel que lui. Mais une certaine forme d'indépendance le maintenait loin de ce lieu.

Vous avez appris la manipulation des formes ? Si oui, je peux vous entraîner à faire circuler votre chakra dans votre lame et vous former aux bases du Fūjin Ittō-ryū. En tant que tel, sauf à maîtriser le futon, mes techniques vous seront partiellement inutile. Mais en tant que samouraï utilisant le futon, je peux vous apprendre à utiliser votre katana avec le legs des Yuki. Mais passé un certain cap, je ne vous serais plus d'aucune utilité et il vous faudra inventer par vous-même. Il n'avait pas inventé grand-chose, mais avait démontré sa capacité à parvenir par lui-même à allier le futon et les techniques samouraï. Techniquement, il pouvait donc former quelques peu Ayuka et lui permettre de se tenir sur ses deux jambes - ou plutôt, ses deux héritages.
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Ven 25 Aoû 2017 - 22:22
Elle-même évitait le Dojo en ce moment. Depuis l’incident lié à la Mizukage et aux Sabreurs, il n’était sûrement pas conseillé pour un Yuki de venir, de s’entraîner et combattre sur le lieu de la première action tyrannique… De la vieille bandée.

Allier le Hyôton à l'art du combat au sabre... Elle avait déjà essayé et avait obtenu quelques résultats mais depuis déjà des années, le ninjutsu avait pris une part très importante dans son style de combat. Et peu de personnes au sein de son Clan maniaient l'épée si bien que les seules rares fois où la jeune femme avait pu s'entraîner, c'était en croisant le fer avec les Sabreurs du village.

« La manipulation des formes... Un peu. Mais j'ai rarement combiné les deux. » Elle sourit, c'est vrai qu'elle ne l'avait vu faire que quelques mouvements de sabre et elle était assez curieuse de ses capacités puisqu'il ventait un style samouraï mêlant le Ninjutsu futon. « Je doute que vous puissiez m'enseigner l'utilisation du Futon, je me sais bien plus à l'aise avec le Hyôton. »

C'est vrai qu'elle-même ne connaissait que peu d'affinités principales dans son Clan. Très rares étaient les Yuki qui préféraient la force du Suiton à la fierté du Hyôton de leur famille et de leur sang. Même elle n'avait jamais vraiment développé de techniques se basant sur un autre élément que la glace. Elle croisa rapidement ses mains dans son dos, ajoutant d'une voix malicieuse « Comme je l'avais signalé devant vos petits élèves, pourquoi pas.
Une fois déjà pour voir. Et selon votre prix... Mais il faudrait être sûr qu'il soit justifié.
»

Ayuka n'en restait pas moins curieuse, à voir s'il saurait l'impression plus qu'en tranchant des oranges d'une extrême finesse.

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Sam 26 Aoû 2017 - 1:08
Watari se leva et demanda à la jeune shinobi de tenir au-dessus d'elle une pastèque. Se mettant à l'autre bout de la pièce, le jeune homme se concentra. Il avait dégainé son arme qui délicatement, en s'imprégnant de son chakra, s'était mise à être entourée d'air tourbillonnant avec délicatesse. La réaction qu'il venait de provoquer semblait être maîtrisée, tant et si bien que dans un souffle retenu, il fit un léger mouvement de tranche. Hors, il n'était pas à portée pour découper sa cible. Du moins... En théorie. Une très légère lame d'air s'était échappée de la trajectoire parcourue par la lame, semblant continuer le mouvement de celle-ci.

Fūjin Ittō-ryū : Kamaitachi. Avait-il prononcé, très calmement après l'exécution des a technique, le dernier bruit accompagnant la dernière syllabe était le cliquetis de sa lame rangée dans son fourreau.

C'était un léger bruit de cisaillement, une vibration de l'air. Le percevoir à l’œil nu avait été compliqué, puisque le jeune homme n'y avait mis que ce qu'il pensait nécessaire de force pour contrôler son coup. Le projectile venteux en forme de lame tranchante s'était donc arrêté sur sa cible, mais seulement en l'ayant traversé de part en part. Une petite mèche blonde avait chuté, poussant le samouraï à faire un sourire gêné, après coup. Désolé, Ayuka-dono, il semblerait que j'ai failli à faire un sans faute. Mais vous avez une vague idée de ce que j'ai appris, à force d'effort et ce que je compte développer comme étant ma propre école de kenjutsu.

Il s'inclina en se pliant en deux, sincèrement déshonoré par la mèche de cheveux ayant chuté. Mais il avait globalement réussi sa démonstration. Concernant les tarifs : Pour le prix... Vous me paierez si vous êtes satisfaite de mon enseignement. Je vous laisserais décider du montant à ce moment-là, je n'ai pas encore essayé d'apprendre des techniques de manipulation du chakra à quiconque pour le moment et je n'ai pas vraiment une idée de prix à mettre sur un tel enseignement. De même, parler d'argent semblait le mettre dans l'embarras. L'argent, c'était quelque chose qui était souvent gênant : pas assez et le besoin était au rendez-vous, trop et il aurait la sensation de ne pas le mériter. Il se passa une main dans les cheveux, réfléchissant, avant de dire avec un sourire : Vous me plûtes et m'êtes sympathique. Je vous offrirais la première leçon, car vous êtes de charmante compagnie, Ayuka-dono !

Spoiler:
 
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Sam 26 Aoû 2017 - 3:29
Bien qu'il semblait maîtriser la situation, la jeune femme tenait fermement le fruit et les muscles de ses jambes se trouvaient tendus... On n'était jamais trop prudent. Ayuka observa les mouvements fins et précis du samouraï avant de se concentrer de son mieux sur la légèrement déformation optique entraînée par la lame d'air. Et d'un coup, elle sentit le fruit manquer de tomber, découpé dans une moitié parfaite... Quelques cheveux volant au passage et la faisant éternuer, obligeant la shinobi a souffler pour les faire partir avant de poser le fruit à côté des deux makuras. « Je pense connaître votre repas ce soir. »

Elle finit par se retourner, deux de ses doigts estimant la perte de longueur de sa mèche. Le voyant s'incliner, elle approcha, sans pour autant avoir un air sévère mais riant légèrement, sa main toujours dans ses cheveux. « De toutes façons je déteste quand ils sont trop longs, je finirai votre travail ce soir. » Elle s'approcha un peu plus du jeune homme, qui même incliné, restait à sa taille Quand il lui parla enfin d'argent, elle même fut assez gênée... S'il désirait qu'elle l'aide dans la pratique du Ninjutsu, elle ne l'aurait pas fait dépenser le moindre ryō mais elle n'était pas dans le besoin et n'avait pas un Dojo à entretenir. Peu importe, Ayuka ne comptait pas exploiter un jeune homme aussi aimable et charmant dans toutes ses actions.

Cette fois c'est elle qui s'inclina légèrement vers l'avant avant de se redresser, souriante. « Hoshino-sama, vous êtes une agréable découverte dans ce village que je pensais connaître. Et je pense que d'autres méritent de connaître votre art, mais aussi votre personne qui saurait certainement éclairer plus d'une personne dans notre village pluvieux. »

Elle croisa les bras, réfléchissant sur une longue durée « Hum... En ce moment c'est un peu compliqué. Mais sauf urgence, votre horaire pourra être le mien. » Pour l'instant et malgré les tensions, elle se retrouvait avec un temps libre conséquent, passant le plus clair de son temps dehors, ou à s'entraîner... Ou quand elle prenait la peine de remplir ses obligations dans les geôles.

Enfin, elle n'avait vu que peu de la demeure du jeune samouraï, mais il avait su la mettre facilement à l'aise dans cet endroit pourtant inconnu. Puis elle ajouta, dans un sourire certain « Un enseignement, s'il est sincère, n'a pas de prix à mes yeux. » bien sûr, pour le bien du Dojo, une somme à dépenser devait être fixée mais Ayuka gardait toujours en tête que ces enseignements pouvaient sauver de nombreuses vies et les changer à jamais.

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Sam 26 Aoû 2017 - 4:08
Oui, ceci agrémentera mon repas. C'était d'autant plus vrai qu'elle ne l'avait pas faite tombé sous un geste de recul ou de surprise. Elle ne sembla pas fâchée pour ses cheveux. Tant mieux, même s'il regrettait d'avoir eu à faire subir ceci à la chevelure d'une si jolie demoiselle. Parler d'argent jetait évidemment un spectre de gêne sur les deux individus. L'argent n'est pas quelque chose qui me presse non plus. Même si je n'ai pas de quoi faire les rénovations, mais activités annexes me permettent de garder ce lieu en ma propriété. Il prit une petite pause avant d'ajouter : De même, vous me faites trop d'honneur en m'appelant ainsi. Watari ira très bien, sauf si cela vous gêne de m'appeler ainsi. Il fit une petite moue gênée. Il était plutôt vrai que peu de femmes l'avaient ainsi appelé. Mais il se devait de garder une certaine distance avec celle qui risquait de suivre ses enseignements. Tant qu'il ne l'envisageait que comme une disciple, il n'y avait aucunement besoin d'envisager quoi que ce soit d'autres.

Il était une lame, il vivait par le fil de celle-ci et finirait sûrement de celui-ci. Considérer la jeune femme en sa féminité était des pensées superflus qu'il trouvait dangereuses. Le ninja regorgeait de nombreux ninjas charismatiques et rien que les histoires de pureté du sang chez les clans ninjas lui donnait suffisamment d'argument pour éteindre tout espoir en lui. Peut-être se méprenait-il, mais il ne voulait pas en savoir plus. Tout un tas de raison faisait qu'il préféra taire ces émanations inharmonieuses. Quant au prix... Un enseignement sincère n'a peut-être pas de prix à vos yeux, mais le plaisir et l'opportunité de le faire n'a pas forcément non plus besoin d'en avoir un, Ayuka-dono.

Il n'était pas ascète comme le fut hotoke-sama, de plus, mais il préférait recevoir que de demander. Certes, il n'avait jamais reçu de sommes sonnantes et trébuchantes de la part des nombreuses personnes qu'il avait pu aider gratuitement. Mais le grand dharma lui avait enseigné que de bien des manières, le monde lui rendrait ce qu'il offrait aux autres. Si s'éveiller puis s'éloigner des chaînes de transmigrations ne l'avait jamais particulièrement intéressé, il avait plus que constater les sourires, les petits riens, mais aussi les quelques précieux dons en denrées qu'on lui avait déjà offert. Faire briller des cœurs et répandre la paix était des récompenses qui lui suffisaient. Elle aurait tôt fait de retrouver les prix des affiches et de se faire une idée de ce qu'il envisageait comme prix. Elle verrait ensuite.

Vous souvenez-vous des enseignements théoriques samouraï ? La voie du guerrier m'a beaucoup servi pour apprendre à user de la transformation des formes. La légende voudrait d'ailleurs que les samouraï et les ninja ont interprétés différemment l'enseignement du chakra, c'est pourquoi nos valeurs nous opposent tant. Mais celle-ci, une fois transformée en pratique, lui avait beaucoup servi. Transformer l'énergie de son corps en lame élémentaire nécessitait de connaître la structure d'une lame et une grande concentration. Malaxer son chakra était une chose, mais il fallait ensuite apprendre à le commander en sa forme jusqu'à ce que cela devienne un réflexe. Une fois ce prérequis maîtrisé, il fallait connaître son élément et savoir l'allier à l'étape précédente. Ces deux conditions étaient la base de tout art voulant mêler la maîtrise des éléments à l'utilisation d'un intermédiaire, fusse-t-il une arme ou son propre corps..

Et les méditions zens seraient sûrement la première étape qu'il enseignerait à la jeune femme. Pour que celle-ci puisse transformer cette lame et son énergie en une extension pure et parfaite de son propre être.
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Sam 26 Aoû 2017 - 22:57
Ayuka appelait rarement d’autres combattants par leurs prénoms, vieux réflexe longtemps enseigné par son père. Seuls les membres les plus proches de son Clan pouvaient entendre leur patronyme entre les lèvres de la jeune femme. Soit à cause d’un réel attachement ou d’une pure amitié, soit car elle appréciait voir leurs visages tiquer devant son air effronté, avant de s’incliner, accentuant ses propos.

Comment qualifier ce samouraï ? Nouvelle connaissance ? Possible professeur ? Ami ? Avenir incertain ? Bien embêtée car difficile de le qualifier. De même, le seul vrai professeur qu’elle avait eu dans sa jeune vie se trouvait être son père et par le passé elle s’était souvent permis certains écarts, faisant soupirer le samouraï aguéri qui aimait sa fille mais qui avait toujours été démuni face à cette petite pile électrique. Et son regard s’amusant à détailler les expressions du jeune homme, bien présentes mais mystérieuses par de nombreux aspects, elle se demandait si les entraînement qu’il pouvait lui proposer ressemblaient à ceux de feu son père.

« Les enseignements théoriques… Cela dépend ce dont vous parler. » Elle sourit, levant légèrement ses yeux au ciel, fouillant son esprit qui remonta de longues années dans le passé. « Je me souviens des discours de mon père et ses frères d’armes. De nos entraînements physiques, il me disait de travailler autant sur mon corps que sur l’art du kenjutsu. Mais je suppose qu’il voulait attendre encore avant d’aborder la place du chakra dans le combat avec moi… Bien qu’il m’en parlait des fois au clair de lune. » Maintenant qu’il lui rappelait ces souvenirs… Elle pouvait tout de même comprendre que le style de combat du jeune homme longiligne était totalement différent de son paternel qui n’utilisait principalement que du chakra neutre ou Katon.

« Le chakra… Oui, il est difficile de comparer son utilisation entre ninjas et samouraï. La réflexion dans l’action n’est pas du tout la même j’imagine. » dit-elle, avant d’ajouter dans un sourire amusé bien que moins assuré : « Watari-dono. ». En ces temps troubles et sombres, elle évitait de projeter ses réflexions sur un avenir s’étalant sur des mois et non quelques jours, bien qu’en le voyant, Ayuka espérait qu’après tout ce bourbier, il serait toujours présent également. Dans ce lieu et avec lui, elle retrouvait sa légèreté habituelle non parasitée par les rumeurs et l’ambiance au Domaine.

Au loin à l’extérieur du Dojo, des rires d’enfants transperçaient les rues, Ayuka détourna quelques instants son regard vers l’extérieur, voyant une petite bande passer rapidement en courant, s’arrêtant quelques secondes devant les portes du Dojo et lançant joyeusement « Bonsoir Watari-Onii-chan ! », Ayuka leur fit un petit signe de main avant qu’ils ne continuent leurs jeux innocents dans la rue.

« Je vais commencer à croire que vous avez plus de frères et sœurs que je n’ai de membres dans ma famille ! Enfin, voilà plus ou moins ce que mon père tentait de m’enseigner. J’ai des connaissances dans ces deux branches si différentes, des fois peut-être trop. »

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Dim 27 Aoû 2017 - 16:16
Elle semblait être une personne pleine de bonne volonté et quelqu'un d'honorable, mais après l'avoir écouté, il savait aussi qu'elle manquait d'une certaine forme de discipline. Elle voulait demeurer libre comme le vent, mais sans un esprit fort, jamais elle ne pourrait progresser. Il se doutait déjà que faire méditer la jeune femme allait être quelque chose de particulièrement compliqué et pourtant, il lui faudrait bel et bien un esprit discipliné pour pouvoir maîtriser la manipulation des formes.

De même, elle semblait confondre la différence fondamentale entre la voie du samouraï et celle des ninja, n'y voyant là qu'une simple différence dans l'utilisation. Effectivement, ils l'utilisaient de manière différente, mais ce n'était que la conséquence, pas l'origine de la différence.Il est vrai que je n'ai pas encore vu de ninja me parler d'honneur. Mais la différence fondamentale entre un samouraï et un ninja, c'est que l'un se bat pour l'honneur et la préservation de la paix, pas le second. Cette phrase avait été sévère et le jeune homme semblait déterminé, à travers ses paroles. Les ninjas préféraient la puissance à l'harmonie, la guerre à la paix, la confrontation à l'entente. Le shodaime mizukage en est l'exemple parfait... Même votre clan, doit comporter quelques exemples de gens qui ne vivent que pour leur propre ambition.

Il soupira, se sentant légèrement emporté dans son discours : Pardonnez-moi, Ayuka-dono, je ne voulais pas paraître vindicatif à votre encontre ou celui de votre clan. S'il était aussi sensible à son rejet des motivations des shinobis, c'était notamment quand il voyait l'état du village et de la stabilité du pays. Il s'était joint à eux dans l'espoir de protéger, pas d'apporter le pouvoir à une personne faisant ployer le village sous sa domination tyrannique. Dégainant sa lame et la tenant à l'horizontale face à la jeune femme comme le symbole de sa fierté, il dit alors : Ma lame n'est pas là pour tuer, elle est là pour protéger.

Cette phrase, en elle-même, était incompatible avec la voie d'un ninja. Le refus de tuer gratuitement, de sacrifier les autres, de piétiner les faibles sur son passage... Cela lui paraissait inconcevable et c'était sûrement ce pourquoi il restait relativement isolé de tout liens avec les clans. S'il ne s'était pas trompé dans son chemin, il se savait étranger à ce village, bien que membre de celui-ci. Ses pensées s'adoucirent en entendant les rires des enfants et la manière dont ils l'appelaient. Ses yeux se firent soudainement moins orageux et plus calme, comme à l'accoutumée et il conclut : Votre père vous a donc appris les bases et uniquement celle-ci... Ce qui signifie que je vais avoir beaucoup de travail. J'ai déjà deviné que la méditation et la contemplation du monde n'est pas votre point fort... Et je dois vous annoncer pourtant qu'il s'agira sûrement là du premier exercice que je vais devoir vous enseigner.
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Lun 28 Aoû 2017 - 22:34
Une nouvelle facette. Jusqu’à présent, Ayuka n’avait vu sur le visage du jeune homme, que des expressions de bienveillance et gentillesse. Des sourires également, ainsi qu’une forme de discipline affirmée. Mais alors qu’il les renvoyaient tous les deux à la vision classique de la manière dont les samouraï percevaient les ninjas, la jeune femme put voir ses traits devenir plus durs, et ses mots plus tranchants. Ce n’était pas pour déplaire à la Yuki qui se plaisait à découvrir un peu plus le jeune homme.

Aussi impressionnant que cela pouvait l’être il était un des tous premiers qu’elle avait su remarquer dans le village de la Brume. Ceux qui l’avaient déjà approchées n’avaient souvent reçu qu’une indifférence certaine ou voir le dessin d’une possible amitié. Pourtant à la différence de certaines familles, Ayuka ne s’était que très rarement sentie étouffée par le Clan et il suffisait de connaître personnellement la plupart des utilisateurs du Hyoton qui l’entouraient pour savoir que la chasteté n’était pas un pilier fondamental. Malgré cela, la shinobi avait toujours préféré ses escapades à quelques rendez-vous au Domaine. Rarement elle ne s'était attardée sur les traits, les détails d'un homme.
Bien que ces quelques mots la brusquaient intérieurement, il était également agréable de voir que le samouraï n’était pas qu’une surface lisse et sans vague, reflet même de l’ennui.

« Je connais l’avis de la plupart des samouraï sur les différences entre nos deux branches. Je ne suis pas offensée car j’y retrouve une part de vérité. L’ambition, l’amour de sa famille ou encore le désir d’être reconnu, je pense qu’ils subsistent dans la grande majorité des personnes qui s’adonnent à l’art du combat » Elle soupira légèrement, manquant de lever les yeux au ciel une nouvelle fois « Pour la Shodaime Mizukage… Je ne nierais pas que je connais également quelques personnes dont l’ambition est sûrement égale à celle de Benten... » Elle resta cependant silencieuse que le cas de la nouvelle cheffe du village. Fidèle aux geôles et aux responsabilités de son Clan, la jeune femme savait taire les paroles et les témoignages des interrogés.

Secouant légèrement la tête comme pour faire fuir ce sujet de discussion tendue, son visage se fit plus léger et d’un geste fin, elle resserra le nœud qui maintenait ses cheveux, légèrement relâché. « Mais si la réalité est comme je la pense, je ne crois pas que vous soyez homme à se satisfaire des généralités. »

Enfin, le samouraï put rapidement comprendre en observant la Yuki que son passé en termes de méditation n’avait pas été de tout repos. Sa quasi absence dans l’entraînement ninja n’était pas une perte pour la jeune femme qui avait toujours eu beaucoup de mal à découvrir sa « paix intérieure ». Un rire mi-amusé, mi-nerveux s’échappa d’entre ses lèvres « Mais votre patience est-elle aussi inflexible que votre lame ? Mon père lui-même a souvent vu la sienne difficilement mise à mal. »

C’était quelque chose de tentant. D’un côté, Ayuka désirait réellement retrouver ce savoir, cette connaissance qui avait fait la vie de son père. Et d’un autre côté, découvrir les limites et tester la discipline de son possible futur professeur avait quelque chose de tentant. « Méditez-vous dans cette pièce ? J’ai souvenir que certains avaient besoin d’environnements particuliers pour s’adonner à cette occupation. » Disant ces quelques mots, elle continua de marcher dans la pièce, un sourire charmeur aux lèvres. Sauf assise, il n’était pas dans sa nature de rester immobile. Encore moins quand un désir inconnu, se montrait supérieur à sa curiosité.

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Flâner, l'art subtil de la découverte | Watari & Ayuka

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